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Passe sanitaire : la dictature c’est maintenant !

Les Français apprennent aujourd’hui avec stupéfaction la création d’un passe sanitaire et l’interdiction aux personnes non vaccinées de se rendre dans la plupart des lieux accessibles au public, commerces, lieux culturels et de divertissement à partir du 21 juillet. Ces mesures d’une violence inouïe constituent une attaque majeure contre les libertés fondamentales, droit de circulation, droit au travail, droit de disposer de son corps, droit de vivre tout simplement, alors même que la France interdit tout traitement même au stade expérimental mais veut imposer des vaccins dont la phase de test n’est pas encore achevée.

En passant en force ces mesures en plein été, le gouvernement se comporte de plus en plus de façon dictatoriale. Monsieur Véran a même annoncé que le personnel soignant ne sera plus payé s’il refuse la vaccination. Ces menaces sont scandaleuses. Les masques tombent : les soi-disant démocrates au pouvoir se révèlent être des dictateurs aguerris, continuateurs d’une longue histoire.

Comment ne pas en effet rapprocher ces mesures discriminatoires de ce que firent les nazis entre 1940 et 1945 ? Il est frappant de constater que l’absence de passe sanitaire garantira aux non vaccinés exactement les mêmes effets que le port de l’étoile jaune. On observe déjà des disputes entre Français non vaccinés et vaccinés. Demain nous, les non vaccinés et les résistants, nous serons montrés du doigt, dénoncés, rejetés, ostracisés.

Le même gouvernement fait aussi interner et traduire les opposants politiques devant la justice. J’ai moi-même fait les frais de cette politique récemment, en ayant été jeté en cellule, au mépris de toutes les règles de droit et dans l’indifférence générale, pendant 7 heures et menotté pour des propos critiques tenus à l’encontre de madame Delga en hémicycle du conseil régional d’Occitanie dans le cadre de mon mandat de conseiller régional !

L’histoire recommencerait-elle ? Tous les signes sont là ! Mon arrière-grand-mère juive, Anna Rubo, se cacha pendant 4 ans, et ne dut son salut qu’à sa nationalité italienne qui la camouflait de l’administration allemande. Mon grand-oncle, Jean Billerey mourut à l’âge de 28 ans le 23 juillet 1944, fusillé pas les SS à Montivernage (Doubs) en criant « Vive la France ». Je ne veux pas que leurs combats pour la liberté aient été en vain.

J’appelle donc les Français amoureux de la liberté à résister contre ces mesures et à lutter contre le gouvernement du néo-gauleiter Macron par tous les moyens à leur disposition.

Emmanuel Crenne

Conseiller Régional d’Occitanie (2015- 2021)




Face à l’échec du RN, rassemblons-nous autour d’Éric Zemmour en 2022

Le Rassemblement National, dirigé par Marine le Pen, vient de subir une défaite historique. Alors qu’il aurait dû, compte tenu des événements qui lui donnaient raison, progresser beaucoup plus que les autres, il vient de démontrer qu’il est incapable de gagner des régions et de parvenir au pouvoir.

En Occitanie, la taille du groupe RN sera considérablement réduite et avec elle la force de sa parole politique ainsi que ses moyens d’action. Madame Delga est reconduite avec une très forte majorité, mais avec très peu d’électeurs compte tenu de la très forte abstention, ce qui ne lui donne aucune légitimité réelle. Compte tenu de ses six années de gestion catastrophique,  cela fait mal au cœur.

Cette défaite historique, qui est celle de Marine Le Pen et de sa garde rapprochée d’Hénin-Beaumont est une sanction. Elle signe l’échec d’une stratégie inefficace menée depuis dix ans. Marine Le Pen n’a eu de cesse d’affaiblir son discours en déclarant par exemple l’islam « compatible avec la République » et en purgeant progressivement le mouvement de tous les cadres compétents et de ses talents.

Aujourd’hui, le Rassemblement National, né du Front National, dont l’objectif était de sauver notre pays du péril migratoire et de restaurer l’indépendance nationale n’est plus que le mannequin d’une ruine. L’enjeu est considérable : sans un parti qui le défende, notre pays, qui fait face à une crise existentielle sans précédent, court à sa perte

Le Rassemblement National est exsangue politiquement, électoralement et idéologiquement et n’est clairement pas en position de gagner l’élection présidentielle en 2022. C’est pourquoi j’appelle les cadres et les militants du Rassemblement National à soutenir Éric Zemmour, qui émerge aujourd’hui comme le seul candidat possible de rassembler la droite conservatrice et nationale et de la faire gagner en 2022.

Emmanuel Crenne
Conseiller Régional d’Occitanie
Non Inscrit 2015 2021




Régionales Occitanie : barrons la route aux socialistes, votons tous RN !

Les électeurs ont parlé. Le RN enregistre une contraction historique de plus de 8% sur le plan national. En Occitanie c’est plus de 10% qui ont été perdus en 6 ans ! Ce vote est une sanction pour un parti qui a abandonné son cœur idéologique en déclarant l’islam compatible avec la République et qui s’est contenté partout d’être une opposition de façade à la remorque de la majorité, une opposition qui selon les instructions de Marine le Pen « ne doit pas faire de vagues ».

Le taux d’abstention historiquement bas sur le plan national comme sur le plan régional est aussi un camouflet pour le régime républicain qui dirige la France depuis de nombreuses années. Un régime discrédité par ses résultats catastrophiques, une France détruite et déconstruite voulue par monsieur Macron et ses prédécesseurs.

Malgré ces piteux résultats il est important que les électeurs se mobilisent et barrent la route aux socialistes immigrationistes, clientélistes et communautaristes de Mme Delga dont la gestion de la région Occitanie est catastrophique.

C’est pourquoi j’appelle Vincent Terrail Novès (LREM), Aurélien Pradié (LR) et Jean-Paul Garraud (RN) à abandonner les considérations partisanes et à s’unir pour enfin chasser les socialistes au pouvoir dans notre région depuis tant d’années.

J’appelle aussi tous les électeurs qui désirent un vrai changement à se mobiliser et à aller voter pour les candidats choisis par le RN pour le second tour des élections régionales et départementales le 27 juin prochain.

Emmanuel Crenne

Conseiller Régional d’Occitanie – Non Inscrit




Occitanie : régionales et départementales, votons tous pour le RN !

La fédération du Rassemblement National du Lot a été très affectée par un certain nombre de décisions de l’équipe qui entoure Marine Le Pen, concernant son organisation et la nomination des candidats aux prochaines élections.

Quoi qu’on puisse en penser, il faut aujourd’hui laisser de côté toutes les considérations personnelles. La France est en effet dans un état critique et fait face à une crise existentielle sans précédent. Au-delà des difficultés que nous avons pu rencontrer personnellement, nous avons tous un objectif commun : sauver la France des politiques qui la détruisent depuis tant d’années. Sans autre alternative, il est donc essentiel de nous mobiliser pour ces élections autour du seul parti d’importance qui est le plus proche de nos idées.

Il faut absolument éviter que Mme Delga et la gauche PS-PRG-LFI-EELV immigrationniste, clientéliste et communautariste, dont la gestion de notre région est catastrophique, ne soit reconduite à la tête de la région Occitanie. C’est pourquoi j’appelle tous les électeurs qui désirent un vrai changement à se mobiliser et à aller voter pour les candidats choisis par le RN pour les élections régionales et départementales des 20 et 27 juin prochains.

J’ai été élu en 2015 par 18 908 Lotois, grâce au soutien et au travail des militants du Front National du Lot dont la générosité et l’engagement resteront toujours en ma mémoire. Je tenais ici à les en remercier tous du fond du cœur.

Mon engagement politique ne cessera pas avec la fin de mon mandat. Il prendra bientôt une autre forme et je ne manquerai pas de vous en informer le moment venu. Restons confiants dans l’avenir de notre pays dont l’avenir est garanti si nous ne l’abandonnons pas.

L’heure est à Dieu, la parole à la France.

Emmanuel Crenne

Conseiller Régional d’Occitanie – Non Inscrit




À cause de Carole Delga, j’ai été menotté et jeté en cellule pendant 7 heures !

Communiqué de presse d’Emmanuel Crenne, conseiller régional d’Occitanie

Emmanuel Crenne, conseiller régional non inscrit d’Occitanie a déposé plainte ce mardi 25 mai 2021 contre le procureur de la République de Toulouse sur les conditions de sa garde à vue du 11 mai 2021. Après que le report de l’audition demandé pour avoir la présence de son avocat a été refusé par le parquet en violation manifeste des droits de la défense, le conseiller régional a été menotté, jeté en cellule et auditionné 7 heures après son arrivée volontaire au commissariat.

https://www.facebook.com/actionfrancaisetoulouse/videos/-intervention-demmanuel-crenne-au-conseil-r%C3%A9gional-doccitanie/2341546866087798/

Cette garde à vue faisait suite aux propos tenus par Emmanuel Crenne à la tribune de l’assemblée plénière de la Région sur l’islamo-gauchisme de Carole Delga. Pour rappel Mme Delga avait entre autres inauguré la grande mosquée de Toulouse avec l’imam Tataï, connu pour ses propos antisémites et ses liens avec l’islam radical.
Mme Delga laisse remplacer le débat politique dans l’enceinte de l’hémicycle du conseil régional par la garde à vue de son opposition.

Ce qui vient de se passer est extrêmement grave pour la démocratie. Mme Delga, qui se prétend démocrate, ne supporte pas la liberté d’opinion ni la critique, et veut cacher sa collaboration honteuse avec l’ennemi de l’intérieur qu’est l’islam radical en criminalisant toute critique. Les électeurs qui s’apprêtent à renouveler le mandat des conseillers régionaux doivent le savoir et voter en conséquence pour empêcher que ne se maintiennent ces méthodes staliniennes au pouvoir.

Si rien n’est fait, ces pratiques se généraliseront et la démocratie sera bâillonnée. C’est pourquoi Emmanuel Crenne a décidé de porter plainte contre le procureur de la République de Toulouse pour détention arbitraire, atteinte à la liberté d’expression, et intimidation. Il a aussi demandé au ministre de la Justice d’enquêter sur les faits.

Comme le disait Paul Valéry : « il est remarquable que la dictature soit aujourd’hui contagieuse, comme le fut jadis la liberté ». À nous d’honorer ceux qui ont résisté par le passé en reprenant leur combat.

Emmanuel Crenne




Général Lecointre, serez-vous un de Gaulle ou un Pétain ?

LETTRE OUVERTE d’un élu au CEMA

Paris, le 2 Mai 2021

Mon Général,

À ce jour, plus de 23 000 militaires ont signé une tribune alertant la Nation du péril mortel de guerre civile qui la menace du fait d’éléments étrangers, non assimilés, qui ne respectent plus aucune de nos lois. Ils représentent une part très significative des militaires, toutes armes et tous grades confondus. C’est du jamais vu dans nos armées. Au titre de votre responsabilité de chef d’état-major des Armées, et en application de l’ordre qui vous a été donné par le ministre de la Défense, vous avez annoncé vouloir sanctionner les signataires de cette tribune, qu’ils soient d’active ou de 2e section, que ce soit par « la mise à la retraite“ des militaires d’active signataires ou par des sanctions « plus fortes pour les plus gradés et moins fortes pour les moins gradés“. Vous indiquez aussi que « la neutralité des armées est essentielle ».

Les interrogations et les craintes exposées dans cette tribune sont pourtant légitimes car elles reposent sur des éléments très concrets, connus de tous les Français dont c’est malheureusement la vie quotidienne.

Je suis donc très étonné de votre position qui ne me paraît pas légitime et fait courir le risque de démoraliser notre armée, et par là, également notre pays. Ces militaires manifestent ici leur inquiétude, malgré vos menaces de sanction, et le mouvement s’est même accéléré depuis votre annonce de sanction. C’est ici une remise en cause suffisamment grave de votre autorité pour que vous prêtiez attention à leurs inquiétudes et que vous les relayiez auprès du pouvoir politique, plutôt que de n’avoir que la sanction en guise de réponse.

C’est pourquoi je me permets, en tant qu’élu du peuple, de vous interpeller sur cette question.

Depuis la bataille de Valmy en 1792, l’armée est considérée comme une incarnation de la Nation. Or, une armée silencieuse face au danger serait irresponsable, inutile, illégitime. Lorsque la Patrie est en danger – et personne de bonne foi ne doute qu’elle ne le soit aujourd’hui (en douteriez-vous ?) – le silence et la neutralité de l’armée ne peuvent légitimement être invoqués comme principes supérieurs.

Le rôle premier de notre armée est la défense de la France. Vous semblez l’oublier.

En 1940, le général de Gaulle a été fidèle à ce principe, car, en bravant la décision politique d’armistice, il a sauvé l‘honneur de la France, et lui a permis d’être dans le camp des vainqueurs en 1945. Le régime de Vichy le fit condamner à mort par contumace, pour avoir incité les militaires à la désobéissance. Vous connaissez la suite : l’Histoire lui donna raison. La défense des intérêts fondamentaux de notre pays prima ainsi pour la première fois sur les injonctions d’un gouvernement certes légal, mais qui pourtant trahissait la France.

Cela fait aujourd’hui jurisprudence.

Comme le rappelait en 2017 le capitaine de Corvette Éric Mailly, « l’expression « devoir de réserve » est en soi problématique car elle ne figure dans aucun texte régissant les droits et devoirs des militaires. Il n’existe donc pas à proprement parler de « devoir de réserve ». En revanche, l’article L4121-2 du Code de la défense précise effectivement que les opinions politiques « ne peuvent être exprimées qu’en dehors du service et avec la réserve exigée par l’état militaire ». Par ailleurs, selon les termes de la loi 2005-270 portant statut général des militaires, ceux-ci doivent se plier aux exigences de « discipline, loyalisme et neutralité » «  Il ajoutait qu’ « ainsi, il est nécessaire d’accepter que l’expression publique des militaires puisse, dans le cadre d’un débat d’idées, interroger des visions, des choix, notamment lorsque ceux-ci s’avèrent susceptibles de porter atteinte à l’intérêt de la Nation. C’est une question d’éthique et de courage, au service de la nation.« 

J’oserais enfin vous rappeler la leçon de Bernanos : « Je crois qu’on ne saurait réellement servir qu’en gardant vis-à-vis de ce que l’on sert une indépendance de jugement absolue. C’est la règle des fidélités sans conformisme, c’est-à-dire des fidélités vivantes ».

Quel officier mérite son grade, s’il ne soutient pas ses hommes et n’assume pas pleinement ses responsabilités en étant fidèle à son pays ? Comment renier cette fidélité vivante ? En apparaissant comme l‘exécuteur des basses œuvres d’un pouvoir politique aux abois, qui interprète le devoir de réserve abusivement pour faire taire toute opposition, vous prenez le risque de vous compromettre aux yeux de l‘Histoire. Souvenez-vous des circonstances de votre nomination : votre prédécesseur, le général de Villiers eut, lui, le courage de démissionner, au nom de la défense des armées. L’aurez vous ?

Choisirez-vous d’être, au regard de l’Histoire, un de Gaulle ou serez-vous un Pétain ? Où l’esprit des « soldats de l’an II «  est-il donc passé ? Telles sont les vraies questions. Il vous faut faire votre aggiornamento. J’en appelle à votre conscience de grand serviteur de la France.

Quoi que vous fassiez, ces 23 000 signatures (et ce n’est pas fini), sans compter celles des dizaines de milliers de civils et d’élus qui les accompagnent, sont significatives. Elles auront un impact considérable sur nos armées et sur la population française. Alors que vous dites  » en avoir honte « , elles leur font honneur, notamment à tous ceux auxquels je pense ici particulièrement, qui combattent aujourd’hui pour la France, au péril de leur vie sur les différents théâtres d’opération où ils sont engagés. En ce qui concerne les Français, pour la première fois depuis de nombreuses années, ils savent qu’il y a un espoir et qu’ils peuvent compter sur leurs armées pour les défendre, puisque les gouvernements successifs ont failli à leur mission.

Les militaires que vous souhaitez condamner ont magnifiquement mis en action ce principe de supériorité des intérêts de la Nation, le plaçant au-dessus du  » devoir de réserve  » et de leurs intérêts personnels. S’ils méritent quelque chose aujourd’hui, ce n‘est donc pas une sanction mais une médaille. Celle qui récompense ceux qui mettent leur vie en jeu par amour de la France, et qui, contrairement à leurs supérieurs préfèrent la France à leur carrière. Je ne doute pas un seul instant qu’ils seront considérés comme des Justes par l’Histoire qui reste l’ultime juge. Portant alors leur condamnation comme la plus belle des décorations, ne doutez pas qu’ils rejoignent le panthéon des héros qui ont fait notre Histoire. « Le tombeau des héros est le cœur des vivants « , comme le disait André Malraux. Y serez-vous ?

Je vous demande donc de mettre ces hommes au tableau d’honneur et de les décorer comme il se doit. Je vous demande aussi de faire vous-même amende honorable, en ajoutant votre signature à la leur.

Vous remerciant de bien vouloir répondre à mes demandes, je vous prie d‘agréer, mon Général, l’expression de ma haute considération,

Emmanuel Crenne

Conseiller régional d‘Occitanie – Non Inscrit

Copie à :

Madame Florence Parly – Ministre des Armées




Éric Zemmour est le candidat de la dernière chance pour la France

Nous avons eu l’occasion d’un militant intéressant, parce qu’atypique, le conseiller régional d’Occitanie, Emmanuel Crenne, élu sur une liste RN, avec laquelle il a pris depuis quelques distance. L’occasion de faire le point avec lui sur ce premier mandat, qui n’aura pas de suite…

Riposte Laïque : Dans quelques semaines, si les élections se déroulent, cela sera la fin de votre premier mandat de conseiller régional. Nous vous avions interrogé, au lendemain d’un accrochage mémorable où Carole Delga avait voulu vous arracher le micro.

https://ripostelaique.com/dictature-delga-nous-la-genons-tant-quelle-en-est-reduite-a-nous-arracher-le-micro.html

Quel bilan tirez-vous de cette expérience d’élu régional sur une liste FN ?

Emmanuel Crenne : C’est une expérience mitigée. Je n’avais jamais eu de mandat électif par le passé ni de vie publique. J’ai beaucoup appris de ce nouvel environnement et sur le plan personnel, quels que soient les coups reçus au cours du combat politique, j’ai trouvé cette expérience enrichissante. Sur le plan humain et j’ai beaucoup appris. J’ai rencontré aussi des personnalités passionnantes aussi bien chez les élus que le personnel administratif de la Région que je remercie et les Français qui m’ont élu, et que j’ai rencontrés au cours des campagnes ou qui m’ont sollicité pour recevoir une aide ou un soutien.

Mais tout n’est pas positif. Même si je n’étais pas naïf, j’espérais tout de même un semblant de vie démocratique et de respect au sein du conseil régional d’Occitanie où j’ai siégé pendant six ans. Il est vite apparu que les élus de la majorité ne souhaitaient pas avoir de dialogue avec l’opposition. Le débat politique doit normalement être une source d’enrichissement qui permet à la société d’avancer. En Occitanie nous sommes confrontés à une majorité élue avec un peu plus de 40 % des voix seulement qui se comporte de manière dictatoriale et autoritaire, qui ne respecte pas la parole des élus d’opposition et qui refuse toute discussion. À toutes les séances, ce ne sont que micros coupés, temps de parole rognés – tout le monde se souvient de l’acte scandaleux de madame Delga qui est venu m’arracher mon micro en pleine séance, en plein milieu de mon temps de parole.

De la même façon j’ai pu constater l’hypocrisie du parti les Républicains qui vote pratiquement tout ce que les socialistes proposent, y compris concernant les politiques de soutien aux migrants, alors que leur électorat y est opposé. Du côté du RN, a quelques rares exceptions, l’action du groupe est un échec : l’énergie et la cohésion qui existait dans notre groupe a peu à peu disparu : je me suis retrouvé pratiquement seul à batailler contre la majorité qui ne s’est pas privée de m’attaquer personnellement et je n’ai reçu pratiquement aucun soutien de mes collègues ni du siège du RN, sauf à de rares exceptions. Cette opposition s’est révélée bien timorée et de par son manque d’action, elle est devenue totalement inexistante. Ce positionnement est tout à fait voulu – Marine le Pen demandant en effet à ses élus de « ne pas faire de vagues ».

Le résultat est tragique : des politiques régionales souvent contraires aux intérêts de la France et des Français, une explosion de l’endettement et un gaspillage d’argent public et de ressources.

Il faut dissoudre les Régions, car elles préparent la destruction de l’État-Nation

Riposte Laïque : Vous pensez donc qu’il faut dissoudre les Régions ? Quelle serait l’alternative, dans ce cas ?

Emmanuel Crenne : Absolument. Les Régions préexistent en tant qu’entités géographiques et humaines. C’est donc plutôt des conseils régionaux qu’il faut parler. Si je suis favorable pour que notre système politique préserve et soit fondé en partie sur la diversité régionale, les conseils régionaux sont des entités abstraites, bureaucratiques qui n’ont qu’une marge de manœuvre réduite et encadrée sur un territoire découpé artificiellement, peu en rapport avec les limites naturelles et historiques des régions traditionnelles françaises. Leur rôle est lui aussi très limité puisqu’il est réduit à la gestion administrative des lycées, aux transports régionaux et scolaires, et à la formation professionnelle. Tout le reste consiste à accorder des subventions diverses sur des bases relativement discrétionnaires, ce qui donne lieu à un clientélisme abominable, nom légal de la corruption.

Ces entités administratives s’ajoutent au « mille-feuille » administratif déjà très complexe de communes, d’intercommunalités, de départements qui rend le contrôle et la lisibilité des politiques publiques extrêmement difficile. Je suis donc convaincu qu’il faut simplifier. Il n’y a aucune raison qui justifie de créer un échelon régional tel que celui-ci : la France a vécu 200 ans avec une architecture fondée sur commune – département – France. Les régions sont des entités qui visent à remplacer cette hiérarchie administrative deux fois centenaire par intercommunalité – régions – Union européenne, et à affaiblir l’État-nation. Les régions françaises tissent d’ailleurs des liens avec leurs voisines en Espagne, en Allemagne, en Italie – si ce processus continuait encore quelques années, l’État-nation disparaîtrait, remplacé par une Europe des régions. Il est donc urgent de dissoudre ces régions artificielles et nocives à l’unité nationale, pour restaurer l’indépendance nationale dont nous avons besoin. Je suis donc d’avis de supprimer les conseils régionaux et d’intégrer leurs services au noyau des départements lorsqu’il s’agit de compétences locales. Pour le reste c’est à l’État d’agir (notamment en matière de transports).et d’assurer l’uniformité et la continuité des services publics.

Je n’ai pas apprécié l’ingratitude du RN à mon égard

Riposte Laïque : Vous avez rompu avec le Rassemblement national, en cours de mandat. Pouvez-vous en expliquer les raisons ?
Emmanuel Crenne : Je suis parti du RN pour des raisons essentiellement professionnelles. J’ai construit une fédération FN dans le Lot et mis en place une équipe. J’ai ainsi financé pendant deux ans la Fédération du Lot et la campagne des municipales de mon successeur, Bruno Lervoire, à Cahors.

Ma rupture avec le RN est plus récente : elle est liée à la mauvaise foi du mouvement dans le paiement du loyer de la permanence que je loue depuis 4 années au RN à travers une SCI. J’ai tenté de résoudre le problème par la conciliation sans succès. Aucune réponse à mes lettres. J’ai donc dû engager une procédure de recouvrement et dû faire saisir les comptes nationaux du Rassemblement National. À cette occasion le responsable des finances du RN, M. Wallerand de Saint-Just, a tenu à mon égard des propos mensongers et diffamatoires dans la presse. Je suis extrêmement déçu de cette attitude à mon égard, compte tenu de mes nombreuses années d’engagement au service du mouvement et de mon soutien financier pendant 6 ans.

J’ai donc pris mes distances avec le mouvement depuis septembre 2020 et repris ma liberté de parole, n’hésitant pas à critiquer le RN lorsqu’il me semble dévier de l’intention de ses électeurs (notamment sur les problématique de l’islamisation et de l’immigration). J’ai toutefois continué à voter en séance plénière du conseil régional conformément au souhait des électeurs du RN (mon mandat étant un mandat de représentation) qui m’ont élu en votant systématiquement comme le RN, qui dispose d’ailleurs toujours d’une procuration pour voter en cas d’absence de ma part.

J’estime que les militants d’Action Française sont des jeunes patriotes courageux

Riposte Laïque : Vous avez été au cœur d’une polémique, suite à l’action menée par les jeunes militants d’Action Française à la Région, il y a quelques semaines. Pouvez-vous nous expliquer ce qu’il s’est réellement passé, et pourquoi votre nom est-il autant prononcé dans cette affaire ?
Emmanuel Crenne : J’étais dans l’hémicycle du conseil régional lorsque j’ai entendu du bruit dans le couloir adjacent et des cris « Action Française, à bas l’islamogauchisme ». La presse a rapporté des faits grossièrement déformés, parle de violences, d’appels au meurtre etc. Ces mensonges participent à la manipulation grossière que la gauche a orchestrée contre l’opposition à l’occasion de l’intrusion de jeunes militants de l’Action Française dans l’hémicycle. En ce qui me concerne, je n’ai pas observé de violence de la part de ces jeunes. Je note que la gauche régionale ne s’est pas émue d’une intrusion similaire par des militants d’Extinction Rebellion en mars 2020.

J’estime très courageuse cette action d’une partie de la jeunesse française, défiant les politiques migratoires et l’islamogauchisme de madame Delga, palliant ainsi l’inefficacité d’une opposition régionale trop timide sur ces sujets. S’il est vrai qu’il y a des lieux plus adaptés aux manifestations, cette irruption du pays réel au sein du pays légal ne peut qu’être salutaire à la démocratie. 70 % des Français, mais aussi la majorité présidentielle souscrivent d’ailleurs à leur message.

Étant royaliste de manière très affichée (je ponctue en effet tous les discours de la phrase « Pour que Vive la France, Vive le Roi »), je suis l’objet d’attaques répétées de la gauche depuis plusieurs mois. L’irruption de militants royalistes de l’Action Française donne ainsi à la gauche une opportunité de stigmatiser ce courant de pensée politique et de m’y associer. L’extrême gauche m’a d’ailleurs invectivé grossièrement en séance m’accusant d’être le responsable de l’intrusion. Je les remercie de me prêter cette importance. À ceux qui m’accusent ainsi je dirai donc simplement : « qu’ils viennent me chercher ».

Je pense sincèrement que la royauté est le régime politique qu’il faut à la France

Riposte Laïque : Vous terminez souvent vos discours par « Vive le Roi ». C’est une provocation, ou bien souhaitez-vous le retour d’une monarchie, en France ?
Emmanuel Crenne : Il ne s’agit aucunement d’une provocation, mais de la manifestation de convictions politiques profondes. Je crois sincèrement que la royauté est le seul régime qui permette à la France une stabilité politique et une existence pérenne en tant que Nation. La République est fondée sur un relativisme, un contrat social entre individus à la recherche de l’intérêt général, un plus grand commun diviseur. La royauté est ancrée dans l’absolu. Le roi tient son pouvoir d’une transcendance et incarne la Nation. Son pouvoir ne résultant pas d’une lutte politique entre plusieurs factions politiques, il est incontestable et neutre, apportant une stabilité institutionnelle essentielle. Ce système recherche le bien commun dont l’institution royale fait d’ailleurs partie puisqu’elle s’identifie à la Nation avec laquelle elle forme un tout. Je suis persuadé que le relativisme universaliste républicain est la principale cause de la dissolution progressive de la France dont elle est la fin, dans tous les sens du terme. Les souverainistes qui se disent républicains font donc à mon avis fausse route, car ils ignorent les causes profondes du malheur qui nous accable. Charles Maurras l’avait d’ailleurs déjà démontré de façon éclatante en son temps dans sa fameuse Enquête sur la Monarchie. Ouvrage à lire et relire donc.

Un sondage de 2016 indiquait qu’environ 30 % des Français ne seraient pas opposés à une restauration monarchique. Ceci sans que le royalisme n’ait de relai politique puissant et structuré dans la société civile. Je crois donc qu’il est non seulement souhaitable mais possible de restaurer la monarchie en France, et j’appelle de mes vœux la formation d’un parti royaliste qui permette de donner à ce courant d’idée qui rencontre un écho important dans la société un relai politique essentiel à la reconquête du pouvoir et une restauration royale pérenne.

Éric Zemmour est le candidat de la dernière chance pour la France

Riposte Laïque : On vous sent très attaché à votre pays, et très déçu par votre ancien parti. Quel scénario appelez-vous de vos vœux, pour la présidentielle de 2022, dans le camp patriote ?
Emmanuel Crenne : Je ne pense pas que les candidats du camp national, Marine le Pen, Nicolas Dupont-Aignan, Asselineau, Philippot ou Jean-Frédéric Poisson aient la moindre chance d’être élus en 2022. Marine le Pen est usée et son discours qui va à contrecourant de l’évolution sociologique des Français (70 % des Français sont maintenant convaincus de la justesse de l’analyse de Jean-Marie Le Pen sur l’immigration, la sécurité et l’immigration dès les années 80). Son discours est tellement dilué que même Gérard Darmanin la qualifie de « molle ». Son entourage est composé de personnalités de troisième plan sans grande compétence professionnelle. Si elle était élue, je ne crois pas qu’elle serait en mesure de faire face aux enjeux et de mener les combats nécessaires. Il faut donc à la droite nationale un candidat de renouveau avec des idées fortes qui puisse fédérer le camp national aussi bien les appareils politiques que l’électorat, un candidat qui puisse faire une OPA sur les appareils politiques vieillissants et inefficaces du camp national, comme M. Macron l’a fait sur le centre en 2016-2017.

Je crois que ce candidat existe potentiellement et j’espère qu’il se présentera. Il s’agit d’Éric Zemmour. C’est donc lui que je soutiendrai en 2022 s’il se présente. Il sera le candidat de la dernière chance. Notre pays fait face à une crise existentielle sans précédent. Si Éric Zemmour n’est pas élu, notre pays sera confronté à de terribles épreuves dont je ne suis pas certain qu’il se remette. Il faudra de toute façon nous y préparer quoi qu’il advienne.

Crise sanitaire : en dehors de Philippot, toute l’opposition s’est couchée

Riposte Laïque : Quel est votre regard sur la crise sanitaire que traverse notre pays depuis un an, sur la gestion gouvernementale, et sur le positionnement de l’opposition ?
Emmanuel Crenne : Ce sujet a fait couler beaucoup d’encre. J’ai peu à contribuer à ce débat car tout a déjà été dit. Ma position est que s’il y a véritablement une épidémie, celle-ci a été particulièrement mal gérée et a révélée l’état de décrépitude lamentable des service publics, conséquences d’années d’abandon et de lâcheté par une classe politique acquise aux idées de la mondialisation ultralibérale. Il est frappant de constater la soumission générale de la population à ce que l’on peut appeler avec de moins en moins d’ambiguïté une dictature sanitaire. Ce qui frappe aussi c’est l’absence quasi totale de l’opposition politique qui ne s’est pas saisi du sujet, fait de la surenchère par rapport aux mesures gouvernementales (à l’exception notable de Florian Philippot), alors que nous sommes confrontés à des atteintes considérables aux libertés fondamentales.

Mon engagement politique au FN a considérablement freiné ma carrière professionnelle

Riposte Laïque : Vous vous présentiez comme banquier, et vous aviez cessé toute activité professionnelle pour vous mettre au service de la cause et du FN, dans le Lot. Avez-vous repris votre travail précédent ?
Emmanuel Crenne : J’ai en effet repris mon activité professionnelle. Je ne vous cacherai pas que mon engagement politique a considérablement freiné ma carrière, mes opinions étant affichées – elle sont peu compatibles avec la doxa des grandes institutions financières. Si la liberté d’expression existe, la discrimination en raison de l’opinion politique est une réalité tangible qu’il nous faudra combattre.

Royalistes ou pas, tous les patriotes doivent s’unir

Riposte Laïque : Souhaitez-vous ajouter quelque chose, Emmanuel ?
Emmanuel Crenne : Je vous remercie de votre intérêt et du soutien que vous avez apporté à mon action au cours de toutes ces années. J’admire votre courage et votre ténacité à défendre la liberté d’expression et à combattre notre ennemi mortel : l’islamisation et le communautarisme. Royalistes ou pas, tous les patriotes et défenseurs de la Nation française doivent s’unir afin de sortir la France de ce péril mortel. Nous le devons à ceux qui nous ont précédés et qui nous ont confié l’avenir de la France. Nous le devons aussi à nos successeurs, pour leur transmettre l’héritage millénaire que les rois nous ont confié.




Je pleure devant la Jeunesse de France qui fait la queue aux soupes populaires

A la Jeunesse de France

Quelques réflexions sur la manifestation étudiante du 26 janvier et les soupes populaires

Le 26 janvier 2021, j’ai vu passer la manifestation des professeurs et des étudiants qui protestaient contre la politique sanitaire et économique du gouvernement, et ses conséquences sur leurs conditions de travail et leurs perspectives d’avenir professionnel.

J’ai croisé les regards perdus et désabusés de cette Jeunesse studieuse qui est notre avenir et qui aspire, comme nous l’avons fait en notre temps, à un avenir radieux dans un pays prospère et heureux.

Jamais je n’avais vu de tels regards, une telle tristesse.

Spectacle poignant d’une Jeunesse qui frôle le désespoir, et qui doit se résoudre à l’indignité de faire la queue dans les soupes populaires pour pouvoir manger [1]. Une Jeunesse déclassée, sans avenir, face au gouffre de la misère.

Une Jeunesse que personne n’aide ou ne songe à aider, alors que les candidats potentiels à l’élection présidentielle, Marine le Pen, Mélenchon, Xavier Bertrand et leurs cohortes de médiocres font eux aussi la queue, mais pour accéder aux plateaux de télévisions, antichambre du pouvoir suprême.
Qui, parmi eux, s’est vraiment ému de ces sinistres cortèges de misérables qui hantent nos rues et qui sont chaque jour en plus grand nombre ? Aucun parti politique, aucun élu ne bouge, faute de compassion et d’idées, pendant que notre Jeunesse, qui est notre avenir, s’enfonce chaque jour davantage.
Véritables partis de l’étranger, les écologistes, l’extrême gauche et la gauche dite modérée demandent toujours plus d’aides pour les migrants, pendant que nos jeunes crèvent sans ressources, enfermés dans leurs chambres exiguës par un couvre-feu imbécile et inutile. Marine le Pen se couche lamentablement devant le pouvoir de Macron et fait de la surenchère, faute d’idées et de talent, empêtrée dans le désastre financier de la gestion catastrophique de son parti en plein naufrage idéologique. Le centre mou et bedonnant de la République finissante et décadente temporise et manipule, installé dans ses confortables fauteuils du pouvoir, sous les ors des palais de la République : comme au Sénat dont le restaurant étoilé est l’un des lieux les plus courus de la capitale.  Ou encore à l’Elysée où Brigitte, qui vient toute honte bue nous faire de grandes déclarations sur les horreurs de l’inceste alors qu’elle rencontra son futur époux quand il avait 14 ans et elle 40, régente les menus diététiques de son époux et de sa cour, nous informe Paris Match, servis dans un service de Sèvres payé 500.000 euros. La République en mode Titanic, c’est maintenant !
J’entends, de-ci de-là, tel commentaire sur l’incomparable souffrance de la Jeunesse de 1914 ou de 1940, cette génération qui dut donner sa vie pour sauver la nôtre et celle de nos parents. J’entends tel jugement supérieur de bourgeois installés, j’observe tel regard désapprobateur sur de soi-disant enfants gâtés qui se plaindraient d’être privés de sortie en discothèque ou de sortie au cinéma. La comparaison avec notre époque est certes difficile : les souffrances des deux grandes guerres furent bien plus terribles et meurtrières.  Mais « Comme l’homme est dur, malgré ses cris de pitié, comme la douleur des autres lui semble légère, quand la sienne n’y est pas mêlée ! » disait Roland Dorgelès [3]
 
Aux bourgeois égoïstes sans compassion, aux notables du pouvoir installés par un peuple lâche et imbécile et qui profitent du système, je demande : que fera cette Jeunesse abandonnée et misérable ? Croyez-vous qu’elle restera tranquille et s’abandonnera à mourir en silence ? « L’âme ne se rend pas au désespoir sans avoir épuisé toutes les illusions », disait Victor Hugo [2]. Mais notre Jeunesse a-t-elle encore les moyens de garder ses illusions ? Craignez son désespoir, craignez son ressentiment légitime, craignez qu’elle ne se réveille d’un seul coup et ne renverse un système qui l’a lâchement abandonnée. Craignez qu’elle ne devienne la proie facile du très probable réveil des fascismes de gauche ou de droite comme dans les années 20. Avez-vous oublié les leçons de l’histoire ? Voulez-vous vraiment revivre cela ?

Aujourd’hui, Jeunesse abandonnée, tu es le visage d’une France trahie par l’élite égoïste que tes parents ont installée. Fasse le ciel que ta révolte légitime ne soit trop terrible !

Que tous ceux qui ne veulent pas voir ou ne voient pas, que tous ceux qui détournent le regard par lâcheté ou inhumanité, méditent donc ces paroles de Primo Levi [4] « Vous qui vivez en toute quiétude, Bien au chaud dans vos maisons, Vous qui trouvez le soir en rentrant La table mise et des visages amis, Considérez si c’est un homme Que celui qui peine dans la boue, Qui ne connaît pas de repos, Qui se bat pour un quignon de pain, Qui meurt pour un oui pour un non. Considérez si c’est une femme Que celle qui a perdu son nom et ses cheveux Et jusqu’à la force de se souvenir, Les yeux vides et le sein froid Comme une grenouille en hiver. N’oubliez pas que cela fut, Non, ne l’oubliez pas : Gravez ces mots dans votre cœur. Pensez-y chez vous, dans la rue, En vous couchant, en vous levant ; Répétez-les à vos enfants. Ou que votre maison s’écroule, Que la maladie vous accable, Que vos enfants se détournent de vous. »

 

[1] « Vidéo publiée par RT France le 29 Janvier 2021.

[2] « Les Misérables », roman publié en 1862.

[3] « Les Croix de bois », roman publié en 1919.

[4] « Si c’est un homme », roman autobiographique paru en 1947.




Élu d’opposition cherche désespérément restaurant ouvert…

 

Restaurateurs : face à la dictature de Macron et l’absence d’opposition politique, il est urgent de résister

Je suis allé soutenir les restaurateurs en colère aujourd’hui. Muni de mon écharpe d’élu, j’avais en effet prévu d’aller braver l’interdiction de s’asseoir à une table de restaurant pour déjeuner – crime abominable dans la Macronie triomphante où le temple de la malbouffe, MacDo, est ouvert, bien sûr, et fonctionne à plein régime en mode drive-in, mais pas les restaurateurs indépendants. Je me voyais déjà faisant face à la troupe et les sommant de cesser leurs interpellations, bref servir la cause haut et fort, comme le doit tout élu d’opposition.

Grosse déception : pas un seul des restaurants de la liste publiée sur le site du collectif en charge du mouvement n’était ouvert à Paris et n’osait braver l’interdit. Où donc étaient les foules de résistants attendues devant ces établissements ? Personne, preuve du peu de relais de l’appel des restaurateurs dans la population.

Comment expliquer cet échec ?

Nous avons appris que certains restaurateurs qui avaient exprimé publiquement leur intention d’ouvrir leur établissement aujourd’hui avaient reçu de scandaleuses lettres de menace des autorités. On comprend donc qu’ils réfléchissent à deux fois avant de braver l’interdit, ce qui déclencherait une répression terrible, arrêt des aides de l’État, amendes, fermetures administratives etc. en bref la peine de mort économique.

La peur et la terreur règnent donc dans le monde des progressistes au pouvoir, en parfaite continuité avec le despotisme des années de terreur républicaine de 1793 et 1794, avec une amende monstrueuse en guise de guillotine, la fermeture et la mort sociale qui en découle, nouveaux instruments d’intimidation de ce régime funeste.

Mais ce qui frappe surtout, c’est la lâcheté généralisée du peuple français, qui passe son temps à brailler son mécontentement, mais qui accepte docilement comme un troupeau de moutons imbéciles le diktat de la clique au pouvoir qui le musèle et restreint chaque jour davantage sa liberté par des vexations supplémentaires et des contraintes multiples. Où sont donc passés les fameux « Gaulois réfractaires » et l’esprit de contestation et de révolte qui animèrent pendant des siècles le peuple français ? Que voyons-nous aujourd’hui ? Le retour de l’ambiance de 1870 et 1940 lors des invasions allemandes : des millions de dénonciations et des anathèmes jetés contre ceux qui résistent et qui s’opposent, qualifiés de complotistes. Les procès en sorcellerie ne sont pas loin et on prépare les bûchers. Et comme autrefois on dénonçait les Juifs, on dénonce à tour de bras son voisin qui ne porte pas de masque ou qui brave le couvre-feu. Un climat ignoble de suspicion et de peur généralisées s’installe, attisé par le gouvernement qui casse ainsi habilement toute tentative de résistance.

Cette lâcheté est aussi celle de l’opposition LFI, UDI-LR et RN qui ne joue pas son rôle et trahit ses électeurs, une opposition qui serait cependant un relais, une caisse de résonnance amplificatrice et utile au sympathique mouvement des restaurateurs, si elle assumait son rôle. Voilà des gens qui semblent plus attachés à leurs indemnités et à leurs petits mandats bien confortables qu’au combat politique qui devrait les animer. Une fausse opposition donc, devenue un instrument du pouvoir pour éteindre toute velléité de résistance. On entend en effet Marine le Pen sur les plateaux faire constamment de la surenchère sur la politique gouvernementale : « pas assez de masques, pas assez de contrôles, fermeture des frontières trop tardive, pas assez de vaccins, pas assez de confinement », nous dit cette championne de l’échec électoral… aucun sens politique, aucun leadership… cette opposition factice et minable n’est que le miroir blafard d’un gouvernement sinistre, incompétent et manipulateur.

Tout se paie cependant. Il ne faudra pas pleurer ensuite une fois la dictature de Macron et de son gang solidement installée. N’y aura-t-il donc pas un seul Juste pour lui résister ? Ce bel esprit de résistance et l’idéal de liberté qui animèrent nos prédécesseurs de 1940 à 1945, où est-il ? Allons-nous enfin faire honneur à nos héros du passé, ou sont-ils morts pour rien ? Que faisons-nous de l’héritage qu’ils nous ont laissé ? N’est-il pas temps de résister ?

Et si nous résistions ensemble, si nous refusions tous au même moment de porter le masque, de fermer nos entreprises et de nous soumettre à la dictature de Macron et de sa clique infâme, alors ils ne pourraient rien. Rien ne peut s’opposer à la volonté du peuple, sauf Dieu. Et Macron, qui n’est qu’un petit Jupiter de pacotille, n’est pas Dieu. Son pouvoir ne tient en réalité qu’à un fil, une chimère qu’entretient une classe médiatique soumise et corrompue, qu’il nous appartient de couper.

À tous ceux qui attendent de voir si les autres vont bouger avant de se décider, je dis ceci : personne n’est à l’abri. Aujourd’hui ce sont les restaurateurs et les artistes qui sont en danger de mort, demain ce seront les ouvriers, les agriculteurs. Aucun secteur ne sera épargné. Si nous ne faisons rien, si vous ne faites rien, nous mourrons tous et vous aussi, vous qui vous croyez à l’abri. Méditez donc ces paroles de Martin Niemöller [1] « Quand ils sont venus chercher les communistes, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas communiste. Quand ils sont venus chercher les Juifs, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas juif. Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas syndicaliste. Quand ils sont venus chercher les catholiques, je n’ai pas protesté parce que je ne suis pas catholique. Et lorsqu’ils sont venus me chercher, il n’y avait plus personne pour protester. »

[1] Arrêté en 1937 et envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen. Il fut ensuite transféré en 1941 au camp de concentration de Dachau. Libéré du camp par la chute du régime nazi, en 1945.

Emmanuel Crenne, conseiller régional  d’Occitanie.

Note de Christine Tasin

Il est évident que les peu reluisants syndicats des restaurateurs, comme partout, ont joué la carte du pouvoir et ont dissuadé les restaurateurs d’ouvrir… aidés par la menace de Lemaire de leur sucrer leurs aides.

https://resistancerepublicaine.com/2021/02/02/desobeissance-civile-elu-dopposition-cherche-desesperement-restaurant-ouvert-le-1er-fevrier/




Françoise, vous n’avez pas quitté le FN, c’est lui qui nous a quittés

REPONSE A FRANCOISE COOLZEAT

Vous quittez le RN au bout de 37 ans. Bienvenue au club ! Vous vous êtes battue, vous avez contribué sans compter, vous avez créé une équipe, un esprit famille, vous avez porté les valeurs de la France éternelle. Bravo !

Crise sanitaire : je quitte le RN, après 37 ans, pour rejoindre Philippot

Mais voilà, le talent et les convictions gênent les médiocres, « ces personnes ternes, sans aspérités, sans convictions profondes », dont vous parlez fort justement. Le RN, un Rassemblement de Nazes ? Nous en ririons si ce n’était, en fait, tragique.

Car le Rassemblement National est un parti désormais complètement soumis au système sur tous les sujets : immigration, islamisation, insécurité, Europe, crise sanitaire, économie, ils ont tout abandonné pour conserver leurs postes grassement payés. Que leur importe ces militants et cet électorat en quête d’espoir qu’ils exploitent et la France millénaire dont ils avaient pourtant la garde. Comme leurs adversaires, Marine et les coquins incompétents qui l’entourent ont trahi la France. Cette trahison est la pire de toute – car elle met en danger l’avenir de notre pays à un moment critique où il fait face à une crise existentielle sans précédent.

37 ans, c’est certes long pour en prendre enfin conscience, mais mieux vaut tard que jamais. Inutile donc de vous lamenter. Car ces années n’ont pas été perdues. Le combat est honorable : peu importe la victoire. Vous n’êtes pour rien dans ce désastre, car ce n’est pas le FN que vous avez quitté, c’est lui qui nous a quittés ! Et tant mieux : car il n’est clairement pas l’instrument choisi par le destin pour sauver notre pays de l’annihilation prévue et voulue par nos élites. Que penser en effet d’une formation politique dont le leader affirme comme l’a fait Marine le Pen en Septembre 2016 « l’islam compatible avec la République » ? Est-ce là vraiment l’instrument de la restauration nationale ?

Il faut donc vous réjouir de retrouver enfin la liberté d’action nécessaire à votre combat.

La France est grande, son avenir aussi. « Les hommes combattront, Dieu donnera la victoire » disait Jeanne d’Arc. Rappelez-vous qu’au moment où tous les abandonnaient par désespoir ou par trahison, la France et son Roi furent sauvés comme par miracle. Les voies du Seigneur sont impénétrables et Dieu n’a donc pas dit son dernier mot, ni la France dont la mission divine ne fait aucun doute. Il faut donc garder la foi ! Pensez à la prophétie de Saint-Rémi la veille du baptême de Clovis. Réécoutez les discours de Malraux sur Jeanne d’Arc et Jean Moulin. Lisez Bainville et Maurras – « Tout désespoir en politique est une sottise absolue ».

Mais surtout réfléchissez. Pourquoi perdre votre liberté à peine retrouvée en rejoignant le très stalinien, laïcard et gauchiste Philippot ? Philippot, le copié collé de Marine avec lequel celle-ci était parait-il en fusion complète, de l’aveu même de la dame. L’homme de la « dédiabolisation pipeau » – ou plutôt de la soumission du RN au système, source des maux qui vous font quitter le RN – c’est bien lui ! Vous tombez donc de Charybde en Scylla – Fasse donc le ciel que vous n’ayez pas à le regretter encore trop tard.

« Errare humanum est » mais « perseverare diabolicum » !

Emmanuel Crenne

Conseiller Régional d’Occitanie – Non Inscrit