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Nicolas Miguet, candidat, propose de réformer le système des parrainages

Candidat à la présidentielle avec un programme qui propose de redresser la France rurale et de défendre son caractère chrétien, Nicolas Miguet propose aussi de réformer le système des 500 parrainages, visiblement vicié puisque des hommes et femmes politiques qui représentent au moins un dixième de l’opinion, de Mélenchon à Zemmour, ou Marine Le Pen, sont en situation de se voir empêchés d’être candidats à la présidentielle.

« Le contexte actuel nous démontre chaque jour la limite du système des 500 signatures d’élus (instauré en 1962 à 100 parrainages, modifié sous Giscard d’Estaing puis durci sous Hollande), nécessaires pour se présenter à l’élection présidentielle » remarque ainsi Nicolas Miguet.

Avec plus de 93 % d’abstentions à la date du 17 février (alors que les députés, sénateurs, députés européens, conseillers régionaux et départementaux – qui vivent de la politique –  ne s’abstiennent pas), les 35 000 maires sont presque unanimes en 2022 à faire la « grève » du parrainage. Ils gardent les formulaires de présentation au fond d’un tiroir !  Est-ce normal que des candidats (Mélenchon, Le Pen, Zemmour…) qui font campagne et ont prouvé une certaine représentativité peinent autant à obtenir les 500 formulaires ? Est-ce une bonne chose pour notre démocratie ? NON !

Une nécessaire réforme du mode de désignation des candidats s’impose. Il faut l’envisager dès aujourd’hui pour le scrutin de 2027. Un processus de sélection reste nécessaire. Il ne peut y avoir pléthore de candidats. Cela serait coûteux et n’apporterait rien au débat démocratique. Le RCF (Rassemblement des contribuables français), mouvement créé et présidé par Nicolas Miguet, demande que la désignation des candidats se fasse par le collège électoral des grands électeurs. Ils seront convoqués en préfectures six semaines avant la date du premier tour pour un pré-vote obligatoire, à l’identique de ce qui se passe à l’occasion des élections sénatoriales.  Chaque candidat qui aura obtenu au moins 1 % des voix pourra alors être candidat à l’élection présidentielle et se soumettre aux votes des Français ».

Nicolas Miguet est lui-même candidat aux présidentielles avec 43 propositions pour redresser la France rurale et rééquilibrer les moyens qui sont alloués à la ruralité, aujourd’hui phagocytés par la quinzaine de grandes métropoles.

Dans un entretien accordé à l’Observatoire de la christianophobie, il proclame sa foi catholique et brocarde le « silence complice » dont bénéficient ceux qui attaquent et profanent les églises, ou s’attaquent aux fidèles catholiques en France :

« Ces profanations bénéficient d’un silence complice. Des statues notamment ont été décapitées, à Saint-Denis par exemple. C’est l’action du diable. Il faut dénoncer ces actes et mettre en place des sanctions extrêmement sévères. Ce n’est pas la même chose que de voler une caisse d’une mairie. quand des gens sont simplement montés sur la mosquée de Poitiers pour y déployer une banderole, sans rien dégrader, ils ont été condamnés très lourdement. La loi doit être appliquée, en ce qui concerne les profanations et les actes anti-religieux, de façon entière et sévère. C’est comme à Nanterre, où il n’y a toujours pas eu d’arrestations parmi ceux qui ont attaqué la procession – la loi prévoit pourtant des sanctions très sévères, alors appliquons-la.

Emmanuel Goldstein




La Baule : Sandrine Josso, candidate du banditisme ?

Derrière la députée ex-En Marche candidate à la Baule, Sandrine Josso, y a-t-il des figures du grand banditisme ? Enquête sur les liaisons dangereuses d’une députée qui n’hésite pas aussi à s’afficher avec des individus connus pour faits de grand banditisme.

Derrière le club de boxe, l’ombre des frères Musset, connus pour faits de grand banditisme

Le 9 novembre 2019, sur sa page Facebook officielle, Sandrine Josso publie : « j’ai assisté à un festival de boxe ce vendredi soir, invitée par Boxing club baulois, je tenais à remercier les organisateurs David Musset et Laurent Calavetta, membres dirigeants de ce grand club […] bientôt pratiquante en amatrice au sein de ce club baulois ».

Le 21 janvier, rebelote – elle se photographie avec les intéressés, avec comme commentaire du Boxing club baulois  : « Madame la députée, get ready to rumble ». Sandrine Josso commente : « j’aime être sur le ring et je ne prends pas de gants, premier entraînement vive le sport, vive la boxe, vive les boxeuses et vive le sport, un sport noble sans coup bas et surtout sans coups sous la ceinture, à bon entendeur ». Et David Musset rêve : « On pourrait organiser un tournoi entre les 6 candidats pour désigner le ou la future maire de La Baule ».

Une députée est libre de pratiquer le sport qu’elle veut – et même de sécher l’Assemblée nationale pour pratiquer le tennis. « Même si La Baule est plutôt équitation, rugby ou golf que boxe », ricane un connaisseur des arcanes politiques. « Cependant, le club de boxe, ce n’est pas anodin. C’est le fief des frères Musset, qui sont issus des gens du voyage et connus pour faits de grand banditisme ; à ce titre, la mairie de la Baule a refusé de leur donner une salle pour leur gala de boxe en novembre dernier, ils ont dû le faire à Guérande. Une députée n’a pas à approcher des gens comme ça ». Comme l’écrit Ouest-France, « le vrai homme fort du BC [Boxing Club] baulois, c’est David Musset ».

En août 2009, Steven Musset et d’autres ont tabassé des journalistes de TF1 qui fêtaient l’anniversaire de l’un d’eux dans un bar de l’avenue de Gaulle. Menacés, plusieurs témoins s’étaient désistés, mais la principale victime avait tenu bon – résultat, deux ans ferme en 2015 pour Steven Musset, ancien footballeur connu pour violences, formellement reconnu. En 2015 toujours, Steven et David Musset sont interpellés à Lorient et La Baule respectivement – David Musset dans son commerce d’antiquités – pour avoir, en 2012, séquestré et violenté une riche nonagénaire auvergnate puis être repartis avec ses bijoux et œuvres d’art. Ils ont été confondus par leur ADN, prélevé dans une autre affaire. Cependant, du fait de ce prélèvement en limite des règles légales, ils ont obtenu la nullité de l’affaire.

Si les frères Musset ne sont guère fréquentables pour une élue de la Nation, le boxing club, c’est pratique : elle y tient ses permanences électorales le 21 février et le 6 mars, au complexe sportif Jean Gaillardon place des Salines. Sans annoncer évidemment qu’il s’agit du Boxing Club. Et plusieurs de ses colistiers ou de ses quelques soutiens sur les réseaux sociaux viennent du Boxing ou sont proches de membres du club, notamment Dalila Nedjar qui figure un temps parmi ses assistantes parlementaires.

L’ADN des frères Musset continue visiblement à les turlupiner ; cette nuit, des affiches de la candidate Josso, sur les panneaux officiels, ont été recouverts d’articles de Presse-Océan qui témoignent de ses impayés auprès de ses salariées et de ses relations difficiles avec le Code du travail. Résultat, « depuis ce matin, Sandrine Josso fait le siège de notre commissariat pour porter plainte, alors qu’entre le coronavirus et les procurations, on a des préoccupations autrement plus urgentes », témoigne un policier baulois.

Cependant, lorsque le commissaire de police a rappelé la députée pour lui affirmer qu’il prenait l’affaire très au sérieux, et qu’il allait convoquer tous les candidats et leurs proches pour prendre leurs empreintes, Sandrine Josso a subitement renoncé à porter plainte et annoncé qu’elle ne déposerait qu’une main courante. Curieux, curieux…

Emmanuel Goldstein




Franck Louvrier (LR) : en campagne à La Baule mais employé à temps plein à Nice


En campagne pour la mairie de la Baule, le conseiller régional LR Franck Louvrier est définitivement un homme très occupé. Bien qu’assez présent à la Baule où son élection est loin d’être acquise, il est cependant embauché à temps plein par la métropole de Nice, comme il est écrit dans son contrat d’engagement que nous nous sommes procurés.
Des éléments sur ses émoluments confortables liés à ce contrat – 5911.17 € par mois – avaient déjà filtré sur Riposte Laïque. Selon nos informations, ce chiffre ne prend pas en compte sa prime au mérite, qui n’est pas divulguée. L’ancien conseiller en communication de Nicolas Sarkozy le vaut bien…
Nous rappelions par ailleurs qu’il ne touchait que… 53 € 75 d’indemnités brutes à la Baule, où il est simple conseiller municipal, mais que ses fonctions de vice-président du PNR de Brière lui ouvraient droit à des indemnités de 505,1 € au maximum ; par ailleurs, comme conseiller régional, vice-président au Tourisme et membre de la commission permanente, il avait droit  à une indemnité maximale de 3725,44 € bruts.
Nous nous sommes procuré son contrat d’engagement, qui porte le visa préfectoral en date du 2 janvier 2019. Il est passé entre la Métropole Nice Côte d’Azur d’une part et Franck Louvrier d’autre part. L’article 1 précise : « la Métropole Nice Côte d’Azur engage monsieur Franck Louvrier en qualité de directeur de la communication et des relations institutionnelles contractuel, emploi de catégorie A, à temps complet, au sein de la maison de la métropole Nice Côte d’Azur, à compter du 1er janvier 2019 jusqu’au 31 décembre 2021 ».

Il précise ses attributions : « conception et conduite de projets, plans ou campagnes de communication institutionnelles, gestion et suivi des différents outils de communication, prospection de partenaires pour les projets du territoire, élaboration de la stratégie de dialogue et d’ouverture vis-à-vis des acteurs institutionnels, développement et animation du réseau des partenaires institutionnels, proposition du plan média et des outils de communication ». Ouf !
Un périmètre conséquent qui fait dire à cet expert de la communication chevronné : « vu l’étendue de ses attributions, il y a de quoi y a passer des journées très bien remplies, en commençant tôt et en finissant tard le soir. Tous les jours de la semaine. C’est quand même étonnant qu’il trouve le temps d’être aussi en campagne aux municipales, sur les plateaux TV et au conseil régional, quand est-ce qu’il dort, le pauvre ? ».
L’article 2 porte sur sa rémunération : « Monsieur Franck Louvrier en contrepartie de ses fonctions percevra un traitement indiciaire mensuel correspondant au 7e échelon du grade d’administrateur hors classe ». Un poste budgétaire, « n° NCA0004670 est ouvert ».
Embauché par la métropole de Nice, mais le poste est à Paris…
La maison de la métropole Nice Côte d’Azur se trouve non à Nice, mais 41-43 rue Saint-Dominique à Paris. Elle est officiellement présentée comme une « antenne business au cœur de la capitale, dédiée à tous les acteurs économiques, publics et privés, issus du territoire azuréen ». Elle est dirigée par Virginie Atlan.
Fait étonnant, Franck Louvrier n’apparaît pas dans la présentation de cette antenne, ni d’ailleurs sur Twitter où sont indiqués les événements organisés par cette antenne. Et la communication autour de ces initiatives semble reposer exclusivement sur les épaules de Virginie Atlan, du moins pour la communication sur les réseaux sociaux.
Franck Louvrier est très présent à la Baule
Pendant ce temps, Franck Louvrier est très présent à la Baule. Dans la mesure où il poste sur Facebook tous les événements où il est présent, en bon candidat hyperactif, nous les avons comptés.
En décembre, il fait ses vœux le 31 sur la plage, lance son nouveau programme au El Chaco le 20, est à la session régionale des Pays de Loire le 18, déjeune à Louisa Pampa le 17 à la Baule, est au concert du Rotary à Atlantia le 15, le 12 il est au Noël d’Escoublac. Le 11 en tant que vice-président au tourisme, il est sur le stand des Pays de Loire au salon du Nautisme à Paris, le 8 il est au marché de La Baule, la veille il déjeune à Louisa Pampa, le 5 il accompagne Christelle Morançais, présidente du conseil régional, en visite à la Baule, le 4 il est au conseil syndical du parc naturel régional de Brière qu’il préside, et le 1 au Noël du Guézy. En résumé, sur les 21 jours avant la trêve de Noël, il n’affirme pas être à la Baule, à Nantes ou pris par ses fonctions au conseil régional pendant neuf jours.
En novembre, il est le 29 à l’AG du comité régional du Tourisme des Pays de Loire, le 26 il accompagne Christelle Morançais en visite toute la journée et déjeune « avec des militants engagés pour la campagne des municipales », le 18 il participe aux 60 ans des villes fleuries à Atlantia, le 17, il est avec son équipe de campagne au bar les Palmiers, le 16, il est au match du 7e tour de la coupe de France contre Angoulême, le 15 au conseil municipal de la Baule, le 11 aux cérémonies de commémoration de l’Armistice, le 10 au match du RC Baulois contre le SNO et au festival du cinéma dont la région des Pays de Loire est partenaire, le 7 à une réunion au Village club du soleil à la Baule, le 2 à l’Hippodrome de Pornichet, le 1 à une commémoration militaire à la Baule. Cela ne fait que 14 jours sur les 30 de novembre où il n’affirme ne pas être à Paris.
Lorsqu’il est interviewé, il ne parle guère de Nice, ni des Pays de Loire
On pourrait continuer ainsi longtemps. Mais on peut aussi s’intéresser aux interviews qu’il donne, lorsqu’il est à Paris… où il ne parle guère de la métropole de Nice dont il est censé cornaquer la communication. Nous nous limiterons à ceux où sa présence physique est établie à un instant T – autrement dit la télé.
Par exemple le 15 janvier, interviewé par Karl Zéro, il parle… du retour de Nicolas Sarkozy en politique, ou plutôt de son absence. Le 7 janvier, cette fois sur LCI face à Zemmour, il intervient en tant que « président nantais du comité du tourisme des Pays de Loire » et membre des LR, mais ils parlent… de Nicolas Sarkozy encore.
Le 18 juin 2019, il intervient dans le 24 h Pujadas, qui parle… de la réforme du chômage et de la coupe d’Afrique des banlieues.  Le 28 octobre 2019, toujours dans le 24 H Pujadas dont il fait partie des chroniqueurs attitrés, l’émission roule sur l’EPR de Flamanville et l’attaque de la mosquée de Bayonne.
Le 1er octobre l’émission parle de Lubrizol et du bonus-malus, le 24 septembre sur les retraites, la SNCF et l’affiche sur le voile de la FCPE, le 15 octobre sur la fiscalité des entreprises, l’université de Cergy-Pontoise et la Syrie, le 13 août sur Salvini et le pétrole… On notera d’ailleurs qu’il y intervient en tant que « conseiller régional des Pays de Loire »… mais il n’y parle guère des Pays de Loire non plus.
« Un faisceau d’indices étonnants sur son emploi par la métropole de Nice »
Selon les éléments que nous avons recueillis, Franck Louvrier passe au moins la moitié de son temps à la Baule. « Généralement, il part le lundi et rentre jeudi, voire vendredi. Tout ce temps il est à Paris, et en fin de semaine à la Baule. Un peu comme les députés VSD présents dans leur circonscription vendredi, samedi et dimanche », explique un très proche, qui pense que « cela ne l’empêche pas de travailler dans son train ».
Rompu aux arcanes de la politique, ce Baulois est bien plus dubitatif : « dans son contrat il n’y a rien sur la fixation de ses horaires, de son poste – « au sein de » ne veut pas dire qu’il est basé à, il n’a pas d’obligation d’être présent à Paris ou à Nice, il a un mandat dans un autre département, il est en campagne active… bref, c’est un faisceau d’indices étonnant sur son emploi par la métropole de Nice », explique-t-il, avant de s’interroger : « les Niçois et les habitants de la métropole de Nice devraient se demander, en leur qualité de contribuables locaux, si l’argent de la métropole de Nice est employé dans les règles ».
La qualité de contribuable local permet entre autres, en justice administrative, d’agir en justice lorsqu’une décision d’une collectivité locale entraîne une perte de recettes ou une dépense supplémentaire… Il s’agit d’une jurisprudence constante du Conseil d’État, depuis l’arrêt Casanova (29/3/1901), renouvelée et confirmée depuis à maintes reprises.
Cet autre observateur chevronné de la politique bauloise conclut : « en réalité, Louvrier n’a pas le choix. Il se dirigeait vers une élection dans un fauteuil en 2017, il a été balayé par la vague En Marche. Maintenant, il n’a plus le choix. Pour continuer à exister politiquement, il a besoin d’avoir la mairie de la Baule pour aller plus loin. Mais nous doutons qu’il restera à la Baule manger des bulots en novembre. Et pour gagner la Baule, il faut des moyens. Les 53 € d’indemnités de conseiller municipal qu’il perçoit ici ne suffisent pas ».
Emmanuel Goldstein




La Baule : le petit boulot bien payé à Nice de Franck Louvrier


Les contribuables de Nice et de sa métropole ne le savent peut-être pas, mais ils financent grassement un des personnages les plus proches de Nicolas Sarkozy. Pendant ce temps, il fait campagne aux municipales à l’autre bout de la France. Il s’agit de Franck Louvrier, employé par la Métropole Nice Côte d’Azur dont il dirige la communication. Nous avons retrouvé son contrat et son salaire.
Le net à payer est de 5 911,17 € par mois – avec les charges, il coûte donc un peu plus cher aux contribuables niçois. Qui ne le voient pas beaucoup. Son poste est en effet basé à la maison de la métropole de Nice, rue Saint-Dominique à Paris. Il travaille pour Nice depuis mai 2018.

Franck Louvrier était l’ancien communicant de Nicolas Sarkozy. Depuis la défaite de 2012, il avait passé près de six ans chez Publicis Consultants, dont il était vice-président, et dirigeait la filiale Publicis Events. Avec un salaire qualifié par des proches de « très confortable, mais correspondant aussi à son expérience professionnelle au plus haut niveau ».
Sur son boulot à Nice, auprès d’Estrosi qui reste proche d’entre les proches de Nicolas Sarkozy, Franck Louvrier se montrait peu disert : « je gagne ce qu’un cadre territorial de mon niveau et de mon expérience peut gagner », nous expliquait-il, sans consentir à révéler ses émoluments.
Du reste, comme il est employé par un établissement public, son contrat est public. Mais la mairie de Nice n’a apporté aucune réponse au courrier de l’élu d’opposition Patrick Allemand à ce sujet, écrit le 24 octobre dernier. Nous avons finalement retrouvé ce contrat par ailleurs.
Nice assure la plus grande partie des revenus de Franck Louvrier, candidat LR à La Baule
S’il est candidat LR à la Baule, où il mène une campagne très active, ce n’est pas dans cette commune que Franck Louvrier perçoit la plus grande partie de ses revenus. En effet, il n’y est que conseiller municipal, ce qui représente une indemnité de fonction de 53,75 € bruts votée en 2014.
Au conseil régional, il siège à la commission permanente comme secrétaire, et est vice-président chargé du Tourisme – ce qui lui donne droit à une indemnité maximum  de 3725,44 € bruts.
Au titre de ses fonctions régionales, il est vice-président du Parc naturel régional de Brière – cela donne aussi droit à des indemnités fixées au maximum à 13 % de l’indice terminal brut de la fonction publique, dont 1 % est égal à 38,89 €, soit 505,1 € au maximum.
Il assure par ailleurs d’autres fonctions : président du syndicat mixte Lila Presqu’île depuis le 30 novembre 2017 – nous n’avons pas pu retrouver la délibération fixant d’éventuelles indemnités de fonction, vice-président de l’agence d’urbanisme de la région de Saint-Nazaire, président depuis 2016 du comité régional du tourisme en Pays de Loire, dont l’inefficacité et la complexité font l’objet d’un rapport de la Chambre régionale des comptes – ces deux dernières fonctions ne semblent pas donner lieu à indemnités.
Emmanuel Goldstein




Rennes : une détenue attaque un surveillant en criant "Allahu akbar"


Alors que deux djihadistes viennent d’être libérés en une semaine à Nantes – le converti Flavien Moreau et le créateur du groupe islamiste Forsane Alizza, Mohammed Achamlane –  un récent fait divers survenu à Rennes rappelle que dedans ou dehors, les détenus terroristes musulmans sont dangereux. Même les femmes.
Le média régional Breizh Info se fait l’écho d’un communiqué de FO Pénitentiaire, à Rennes, qui explique que le 6 janvier dernier vers 20 h 20, une détenue pour terrorisme islamique, transférée à Rennes par mesure disciplinaire – ce qui signifie qu’elle a déjà semé le désordre ou agressé du personnel dans une autre prison – a d’abord occulté l’œilleton de sa cellule, avant de lancer, une fois transférée au quartier disciplinaire, une fourchette vers les agents pénitentiaires.
Une fois maîtrisée, elle a fait un tapage toute la nuit en criant à plusieurs reprises « Allahu akbar », ce afin que ses affaires de prière (Coran, tapis), lui soient rendues. Et FO pénitentiaire d’indiquer qu’elle n’est pas la seule détenue dans ce cas : « Le [centre pénitentiaire de] Rennes accueille, ces derniers temps, beaucoup trop de profils lourds au potentiel de dangerosité très élevé, ce qui nuit fortement à la sécurité des agents et de l’établissement », explique le syndicat.
Le problème est parfois aggravé par les directions d’établissement qui préfèrent acheter la paix sociale en offrant à ces détenus, généralement prosélytes et qui jouissent d’une certaine autorité, les postes convoités d’auxiliaires, chargés de la distribution des repas, du courrier ou des cantines… ce qui leur permet de faire encore plus d’adeptes. C’était notamment le cas au centre de détention de Nantes, où l’un des auxiliaires était un détenu radicalisé, qui plus est placé en « observation vigilance », ce qui signifie qu’il a déjà agressé un agent dans un autre établissement.
Cependant, même dans les établissements de haute sécurité, les détenus islamistes mènent la vie dure aux surveillants : agressions, incendies de cellules, objets prohibés, tapages… voire meurtres de codétenus. Plus leur peine est longue, plus ils osent.
L’un d’eux, Franck Elong Abe, a dégradé 14 fois sa cellule à Condé-sur-Sarthe, en moins de deux mois, et a été transféré comme il le voulait… à Nantes, avant d’être transféré ailleurs, lorsque cela s’est su. Il est libérable en février 2024 après avoir été condamné à neuf ans de prison pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste – il avait rejoint le djihad en Afghanistan – et quatre de plus pour une tentative d’évasion à Seclin en 2015.
Une attaque par un détenu djihadiste déjà déjouée à Maubeuge
En novembre dernier, le pire a déjà été évité de justesse à Maubeuge.  Après avoir confié à l’aumônier musulman de la prison qu’il voulait « descendre un bleu » et lui avoir dit qu’il détenait des armes, un détenu déjà plusieurs fois condamné pour apologie du terrorisme a été finalement placé à l’isolement ce 20 novembre. Mesure demandée par le syndicat FO- pénitentiaire depuis le 5. Mieux vaut tard que jamais…
Sa cellule a été fouillée : « Une fouille de cellule fut ordonnée et là des armes furent retrouvées : UN BOUCLIER ARTISANAL CONFECTIONNÉ DE BOIS ET DE SANGLES, UNE LANCE COMPOSÉE D’UN MANCHE À BALAI ET D’UNE PAIRE DE CISEAUX, UNE BARRE DE FER D’UNE VINGTAINE DE CENTIMÈTRES », relate le syndicat. Celui-ci demande le transfert immédiat de l’intéressé et une « fouille générale de l’établissement » (d’où sort cette barre de fer ???)
Le 27 octobre dernier, le même détenu s’était déjà fait remarquer par des propos particulièrement inquiétants : « toi je vais te tuer si je veux, je vais en tuer un un jour, déjà que je suis là pour terrorisme, ça me fait pas peur de tuer quelqu’un, je vais en tuer un ici, un Blanc, un bon Français, ça va passer aux infos et je vais être un roi ».
Ledit détenu déjà condamné pour dégradation de biens publics, violences volontaires, provocation à la discrimination… et apologie du terrorisme, en 2017 (6 mois ferme) et 2019, était néanmoins employé aux ateliers où il a eu tout loisir de se fabriquer des armes, avec du matériel fourni par l’administration pénitentiaire… et aux frais du contribuable français.
Tout près de Maubeuge, dans le bourg de Hautmont au 91 rue Jules Campagne, une salle de prière classée comme salafiste a été fermée six mois par décision préfectorale en décembre 2018, après que des propos incitant à la haine contre les non croyants et à l’apologie du terrorisme islamique y ont été prononcés lors de prières et de conférences.
Les travaux de rénovation, estimés à 20 000 €, avaient été menés en 2014 par l’association Assalem, propriétaire du lieu de culte, sans demande de permis. L’association a été dissoute en avril 2019.
Emmanuel Goldstein




Un antifa nantais rêve de torturer et tuer tous les policiers


Dans une tribune remarquée, le syndicat de policiers Synergie Officiers a constaté que « Nantes est un nid de fascistes rouges et noirs depuis des années » ; force est de constater que le syndicat policier a raison lorsqu’on voit les prises de position publiques de certains militants antifascistes et libertaires nantais.
Ainsi de M.R sur Facebook, militant antifa de la campagne de la Loire-Atlantique, qui a tout ce qu’il faut pour être le serviteur parfait d’une dictature : bas du front, tatoué de partout, anti-Blanc à souhait, drogué… il fait la propagande sur son profil Facebook – courageusement anonyme – de la violence avec armes, de la défonce et de la haine à l’état chimiquement pur, appelant même à tuer des enfants, contre les policiers et les magistrats.


Pour MR, tatoué de partout – et qui ne cesse de s’afficher avec ses beaux muscles, ce que l’extrême-gauche féministe intersectionnelle appelle du masculinisme et du virilisme, rattachant cela au fascisme le plus pur, les magistrats sont des « sales batardEs » (sic) et les policiers doivent être tués au berceau.
Quand il commente un post du média du Nouveau parti anticapitaliste (NPA, extrême-gauche) – Révolution Permanente, sur l’extinction des feux suite à un sabotage, à l’hôtel de police de Bordeaux, il se fait enthousiaste : « Plongés dans le noir et caméras éteintes, on pourrait reprendre comico après comico, ville après ville. Leur mettre le plus grand zbeul [désordre] que l’histoire de ce pays de merde [sic] connaîtra. Postes à pourvoir : je veux être chargé d’enfermer tous ces shmits et de les passer à tabac (et plus si le peuple veut aller jusqu’à les supprimer ) ».

Quand il ne quémande pas un mirador, des bottes et un berger allemand sur son profil Facebook pour surveiller et punir ses ennemis, il fait étalage de son passe-temps : se droguer. « Merde, chui [je suis] deg [dégouté] jpeux me bourrer de Lamaline et Seresta ça me fait que dalle. Vous faites comment pour que ça vous défonce ? », s’interroge-t-il début janvier 2020 ? Ou encore : « 2020 toujours en chien cousin, par terre je gratte les boulettes de shit [résine de cannabis] pour me rouler un teh [joint] ». Nul doute que son dealer goûte fort ses billets… et ses efforts d’appropriation culturelle.

L’apprenti Aufserher (surveillant de camp de concentration) vit à la campagne, ce qui a le don de l’énerver : « ça me chenef [embête] la campagne ça tire plus qu’à Marseille, ils chassent t[ou]t le temps même la nuit. Et des fois ils sont juste à côté des maisons, ils tirent comme des cons. Sérieux j[e] me fais toucher par un de leurs plombs, j’vais j[e] les plante tous ces bâtards ». Avant de trouver la solution : « J[e] vais me prendre une 22 long rifle avec lunettes ça va galoper ».

Emmanuel Goldstein




Nantes, le « paradis » des voleurs clandestins maghrébins

Depuis plusieurs années, des bandes de voleurs clandestins, souvent originaires du Maghreb et qui se font passer pour mineurs, défraient la chronique dans le cœur du centre-ville où ils apportent une forte contribution à la délinquance de voie publique (stupéfiants, agressions en réunion, vols avec violence, vols roulotte, viols, bagarres…). Nous avons reçu à leur sujet un témoignage d’un riverain. Édifiant.

« Je m’appelle Youssef. Comme mon nom l’indique, je suis arabe, et en plus je suis assez reconnaissable. Je suis en France depuis plusieurs années, en situation régulière, je travaille. J’ai le droit de demander la nationalité, mais je ne le fais pas pour l’instant. Habitant près de Commerce, je suis régulièrement confronté à la délinquance des bandes issues du Maghreb – à quatre heures du matin, il est ainsi impossible de sortir du Petit Marais [rue Kervégan] sans être agressé par une de ces bandes.

Souvent, on y trouve des Algériens et des Marocains ensemble, ou que des Tunisiens. Beaucoup d’entre eux se font passer pour mineurs ou donnent des fausses identités, car ils connaissent bien la loi et savent comment passer entre les mailles du filet. Souvent, on voit les mêmes, mais si c’est chaud pour eux, ils vont ailleurs, parfois dans un autre pays

Un jour, je sortais du Petit Marais avec deux filles, y a une bande qui vient à moi ; celui qui semble être le chef me regarde, il dit « laquelle est avec toi ? » ; je lui dis les deux, il fait signe aux autres de laisser tomber. Mais on a eu le temps de discuter un peu.

Il m’a dit entre autres, « jamais je n’attaque un Arabe ». Puis je lui ai demandé d’où il venait, il était de Paris, et est venu sur Nantes car à Paris ils ont commencé à expulser ces faux mineurs [six ont été effectivement expulsés dernièrement sur plus de 300 à Barbès, et la police marocaine déployée en renfort pour identifier les faux mineurs ; un dispositif semblable existe depuis plusieurs années pour la délinquance roumaine] Il m’a dit que Nantes pour lui et ses amis, c’était le « paradis ».

La réponse judiciaire à Nantes est en effet pas à la hauteur, quand on voit des gens qui agressent rue Kervégan, sont pris sur le fait par la police et le lendemain ils sont de retour, même lieu, même heure. Y a un problème. Lui m’a confirmé. Il m’a dit : « j’ai déjà été arrêté plusieurs fois en flagrant délit, mais le pire que j’ai eu, c’est 48 h de garde à vue, quand même ». « C’est tout de même assez troublant, ce laxisme judiciaire », poursit Youssef. « Peut-être que les juges n’ont pas de filles qui se font agresser lorsqu’elles sortent de boîte… ou pas d’enfants du tout ».

Une confirmation de plus du laxisme judiciaire ambiant : le 19 juin dans la nuit, deux jeunes filles ont été violemment agressées près de Commerce alors qu’elles tentaient de s’opposer à cinq voleurs. Ceux-ci les ont proprement tabassées, même si un homme s’est interposé lorsque l’un des agresseurs a essayé de lui casser une bouteille sur le crâne.

L’un des voleurs violents a été arrêté assez rapidement. Selon la victime, « la police veut le déférer mais la justice n’est pas d’accord. Pourtant il agresse beaucoup au niveau de la rue Kervégan et de Commerce ». Il a été finalement relâché, car « il m’a frappé « juste’’ avec ses poings et ses pieds, sans consommation d’alcool, donc pour la justice ce n’est pas une circonstance aggravante », explique la victime. L’agresseur  est convoqué en correctionnelle le 9 novembre prochain. Il est peu probable qu’il soit à son procès, bien qu’il « ne risque pas vraiment de peine, peut-être des TIG et encore, il ne donne jamais la même identité »… Et en plus, la victime s’est entendu dire aux urgences qu’elle avait « attisé la haine des hommes » car elle portait une robe et avait consommé de l’alcool.

Emmanuel Goldstein




Ragon : les cathos du CCFD font de la propagande migratoire

Ils se disent catholiques, mais préfèrent attirer des pauvres d’ailleurs plutôt qu’aider ceux d’ici : si certaines paroisses de l’agglomération nantaise collaborent à l’invasion migratoire en confondant charité personnelle et collective, au mépris du bien commun, ce 23 mars, au centre socioculturel de Ragon, c’est le CCFD  et le Secours catholique qui vont faire la propagande de l’invasion migratoire. Avec la bénédiction du diocèse. Amen.

Ce 23 mars, l’événement s’appelle « regards croisés sur l’exil », de 16 h 30 à 22 h 30. Première tromperie : l’immigration, un choix délibéré, est traité comme un exil imposé. Commencé par des expositions cette semaine de photos, avec des « visages de Syrie » des « photos dans un camp de réfugiés syriens », cet événement est préparé par une seconde tromperie : pourquoi montrer des Syriens, et capitaliser sur les chrétiens d’Orient, alors que la plupart des migrants qui arrivent en Loire-Atlantique sont exclusivement économiques, musulmans pour la plupart, et viennent d’Afrique de l’Est, d’Afrique Noire ou du Maghreb ?

À partir de 16 h 30 le 23 mars sont prévus des « jeux éducatifs autour de la migration ». Troisième tromperie : il s’agit d’une immigration-invasion, et non d’une migration saisonnière comme celle des oiseaux ou pendulaire pour les actifs qui vivent à la campagne et travaillent en ville.

Parmi ces jeux, « chemin de migrantes : comment mieux appréhender le quotidien d’une migrante en France ? », ou encore « parcours de migrant(e)s : prenez la place d’un homme ou d’une femme contrainte à l’exil et découvrez les obstacles et les discriminations vécus par un(e) migrant(e) », tout un programme – ne manque que l’écriture inclusive. Sans oublier un jeu de cartes sur les idées reçues, un quizz « pour apprendre à déconstruire les préjugés et les stéréotypes sur les étranger(e)s », suivi par un « repas partagé » avec des « récits de migrants », et des « chansons françaises sur le thème de l’accueil de l’autre différent ».

On se demande quel rapport avec la religion catholique – puisque le contenu ressemble plus, par l’idéologie induite, à une conférence du syndicat Sud-Solidaires : quoique pour certains qui confondent leurs engagements personnels et la religion, Jésus était délégué syndical en Tibériade.

Cependant ce dimanche, au milieu des annonces de la grand-messe à Saint-Jacques, la paroisse du sud de Nantes, un accent particulier était mis sur cette rencontre, puisque « à travers des ateliers ludiques et des jeux, il s’agira de mettre en lumière les exclusions et les discriminations vécues par les paroisses migrantes, de lever les préjugés et de rapprocher les habitants du quartier des personnes immigrées ».

Une telle acceptation servile de l’invasion migratoire ne fait pourtant pas les affaires de la paroisse : le dimanche, Saint-Jacques est à moitié vide – bien que l’église soit de dimensions réduites, il n’y a presque pas de jeunes, l’assistance a en général les cheveux blancs.

Les comptes de la paroisse, placardés au mur, laissent apparaître une baisse des quêtes (1 000 euros de moins en 2018 qu’en 2017), des offrandes au denier de l’Église (-500€ sur un an), du casuel (près de 3 000 euros en moins) malgré un léger excédent versé au diocèse – sur quatre lieux de culte, deux sont d’après 1905 et leur entretien incombe au diocèse. Mais les migrants si chaleureusement accueillis ne se pressent guère pour les remplir et contribuer à leur entretien…

Emmanuel Goldstein




Fake news : trois médias d’extrême-gauche pris en flagrant délit

 

Un militant, pilier de la contestation anarchiste dans son secteur, de surcroît d’une minorité visible et sexuelle, hospitalisé dans une structure psychiatrique. Une fake new qui accuse ses parents de l’y avoir mis de force. Un média d’extrême-gauche confidentiel qui la reprend : il n’en faut pas plus pour que la nébuleuse d’extrême-gauche gobe le tout et se répande en calomnies sur la famille indigne. Tout en montrant comment ceux qui donnent le plus de leçons sur les fake news s’y vautrent le plus, et persistent, et signent.

Une brève qui fait pleurer dans les chaumières

C’est une brève du Monde Libertaire, reprise sur un autre site Libertaire.net et sur Indymedia Nantes, qui met le feu aux poudres : « J., lycéen sympathisant de la FA, région rennaise, et représentant syndicaliste de UNL-SD35 vient d’être interné ce samedi 26 à l’hôpital psychiatrique Guillaume Régnier à Rennes : suite à sa participation au mouvement lycéen (contre parcoursup, contre la réforme du bac et du lycée, contre le Service National Universel, etc), il a été viré définitivement de son lycée, le proviseur a également porté plainte contre lui pour « incitation à la violence ». J., black, bisexuel, fiché S (un haut placé dans la police habite dans son quartier, donc repérable plus facilement) a été interné suite à l’autorisation de ses parents (il a 17 ans) qui n’acceptent pas ses idées politiques. Il demande d’urgence un soutien pour sortir de cette « prison » ».

Selon cette brève, J. est donc l’archétype d’un militant « intersectionnel », puisqu’à l’intersection de plusieurs oppressions : politique (il est anarchiste), ethnique (il est noir – mais l’extrême-gauche est dans le camp du Bien, elle a le droit de dire « black »), scolaire (il a été viré de son lycée), sexuelle (il est bisexuel – l’extrême-gauche est dans le camp du Bien, elle a le droit de faire cet outing même si l’intéressé n’a rien demandé), familiale (ses parents ne seraient pas d’accord avec ses idées politiques), selon l’âge (il est jeune), etc. Bref, une perle rare, syndicaliste lycéen-anar de surcroît.

Le Monde libertaire retire, sans s’excuser ni démentir

Coup de théâtre. Publié dans la nuit du 27 au 28 janvier il est retiré le soir du 28 janvier par le Monde libertaire : « parce que nous préférons en vérifier le contenu tout simplement. Il parlait de l’internement d’un jeune. Merci à qui l’aurait relayé de faire de même. Bernard pour le CRML ». Et il n’existe plus – c’eût été trop demander d’avoir un démenti officiel et des excuses, c’est bon pour la presse bourgeoise, ça. L’extrême-gauche, elle, est dans le camp du Bien, donc pas de démenti, pas de droit de réponse, pas d’excuses. C’est la loi des loups – malheur aux agneaux.

Indymédia persévère malgré l’avis de ses propres lecteurs

Mais Indymedia Nantes persiste. Malgré plusieurs commentaires qui demandent le retrait. Ainsi L, la mère de J. : « Cet article est repris du Monde libertaire. Qui vient de le retirer. Fausses informations. Diffamation. Le titre de votre journal est « Solidarity ». Faites-en preuve, ne rajoutez pas de la souffrance à une famille dont l’enfant est hospitalisé ».

Elle rajoute : « En tout cas, vous m’accusez, moi sa mère d’avoir fait hospitaliser mon enfant parce que je ne partageais pas ses opinions politiques. Est-ce que vous vous rendez compte de ce que vous diffusez par ce copié-collé ? Je ne souhaite à personne de vivre ce que nous avons vécu ces derniers temps. De voir son enfant qui va mal. D’attendre l’ambulance qui n’arrive pas assez vite. De le voir partir à l’hôpital. Je vais vous dire, dans ces moments-là, on n’en a rien à faire des opinions politiques. On souffre. De quel droit quelqu’un que je n’ai jamais vu peut-il écrire ce genre de choses ? Il y a plusieurs infos qui sont fausses dans ce texte. Ce qui est écrit à notre sujet s’appelle de la diffamation. Je vous demande de vérifier ce qui est écrit et de retirer ce qui n’est pas vrai. À la douleur s’ajoute encore depuis hier de la douleur. De la colère aussi. J’ai l’impression d’avoir des rapaces qui se délectent de notre pauvre situation ».

Un autre lecteur : « Quels journalistes ! Copier-coller, tissu de mensonges, et on clique ! Bravo ! » Et un autre : « Ha comment c’est facile de publier des choses sur un journal, sans savoir ce qu’il s’est vraiment passé. Vous n’avez qu’une version des choses et les raisons citées sont fausses. Mais vous préférez croire sans savoir la vérité. Il est si facile d’embobiner les gens ». Et un autre : « On a l’impression que vous vous délectez de ce genre de situation: plus c’est trash plus ça vous plaît ou quoi? ». Et un autre encore : « là on reprend une info sans vérifier au motif que Indy n’est pas un média, ce qui excuse tout, c’est lamentable. Ce qui gêne est censuré et ce qui va dans notre idéologie Indy publie sans recul ».

Le frère de J. donne des leçons de journalisme à bon droit : « Sachez qu’il faut toujours vérifier ses sources, écouter plusieurs versions. Car le fameux J. est malade psychologiquement, suivi par plusieurs médecins ».

Pas de quoi émouvoir le modo invisible d’Indymedia

Le modo – guère transparent, puisqu’il ne s’affiche jamais – d’Indymedia n’en a rien à faire. « On est pas un journal, on a pas de sources qu’on vérifie ou pas », balaie-t-il d’abord, avant d’en rajouter une couche : « Indymedia est juste un espace de libre expression. Personne ne vérifie les informations qui y figurent. A part bien sûr les lectrices/eurs […] Si ce fonctionnement ne vous plait pas, vous n’êtes pas obligé.e.s de lire ce site ». Circulez, il n’y a rien à voir.

L’on comprend mieux comment Le Média a pu s’enferrer si longtemps avec son fameux étudiant de Tolbiac soi-disant mort… avec trois sources qui n’étaient autres qu’un SDF mythomane, une étudiante d’extrême-gauche qui a avoué avoir menti et un militant Insoumis et anar de Grenoble, connu pour nombreuses violences, qui accuse les CRS de violence et est filmé devant Tolbiac en train de les agonir d’insultes.

C’est sûr que l’extrême-gauche s’y connaît en termes de journalisme. Surtout en lettres de dénonciation, fichage d’opposants et fake news. Mais l’extrême-gauche est dans le camp du Bien, elle a le droit. Tous les autres sont des fachos. Ne l’oubliez surtout pas.

Emmanuel Goldstein

 

 

 




L’extrême-gauche et internet : des blaireaux de compétition

Sur les sites d’extrême-gauche, les guides pour se sécuriser sur internet et éviter de passer sous les fourches caudines des Gafa ou de l’État prolifèrent. En réalité, les militants sont incapables de gérer leurs propres sites internet, comme l’explique le courrier alarmiste de l’ex-administrateur d’Indymedia Grenoble, publié sur le miroir en .onion (Tor) du site et sur Indymedia Nantes.

L’ancien administrateur explique ainsi : « l ‘an passé, pour des raisons personelles et vu la pression policière, je me préparais à passer la main techniquement au reste de l’équipe. Des réunions pour ceci ont été organisées. Malgré cette proposition de partage des compétences, les occasions ne sont presque pas saisies par l’équipe. En pratique, je me suis épuisé à reprendre les bases à chaque fois avec les un·e·s puis les autres. Une personne toutefois a réussi à mettre suffisament de bonne volonté pour récupérer les accès au serveur, et apprendre comment le redémarrer au besoin. Une autre personne tient absolument à ne pas être équipée d’un ordinateur, tout en affirmant vouloir continuer à s’occuper d’Indymedia Grenoble (!) ».

Sur ce, il quitte l’équipe du site en juillet, à cause d’une « enquête de police en cours et incompétence de certains membres de l’administration alors en place », précise un militant. Le site plante et n’est pas redémarré pendant des mois. « Au bout de deux mois, presque hors délai, je reçois enfin une demande de rendez-vous pour récupérer les accès […] en brisant les protocoles de sécurité mis en place des mois auparavant. Je n’y réponds donc pas », explique l’ex-administrateur. Qui n’est pas au bout de ses surprises : « J’apprends que la personne qui avait les clefs du serveur et leur sauvegarde les a en fait supprimées par erreur, se coupant elle-même l’accès au serveur et perdant du même coup la capacité de remettre Indymedia Grenoble en ligne. Une seule personne vient équipée d’un ordinateur ». Et – roulements de tambour – « les mots de passe ont été oubliés ».

Bref, conclut l’administrateur, « Indymedia Grenoble est tenu en partie par des gens qui sont à la fois incompétents techniquement, maîtrisent mal les enjeux de la communication et, de surcroît, mettent en danger leurs camarades par défaut d’information. C’est un comble d’impéritie pour des gens qui veulent s’occuper d’un média sur internet, en particulier quand il est susceptible d’être ainsi visé par la police avec l’attention que l’on sait. Voilà, au moins maintenant vous savez exactement où vous mettez les pieds quand vous envoyez un texte sur Indymedia Grenoble ».

Le site a fini par être remis en ligne en novembre. Mais les « statistiques de fréquentation d’Indymedia Grenoble lors du mois de décembre 2018 [sont] largement à la baisse ». Fermez le ban.

Ce qui n’a guère été apprécié par l’équipe du site, signale un contributeur : « J’avais copié/collé l’article sur le site Indymedia Grenoble le jour même de sa découverte par mes soins, en page locale précisément. Dans les heures qui ont suivi, le site fut inaccessible durant plusieurs heures et je n’osai imaginer qu’il s’agisse d’un phénomène de cause à effet, une sorte de réflexe panique à la lecture des mots de l’ancien administrateur système… Près de vingt quatre heures plus tard Indymedia Grenoble était de nouveau accessible mais l’article avait entièrement disparu ! Pas « débattu », pas même « refusé », aucune trace de cet avertissement critique !!! ».

Petite précision supplémentaire de l’ancien administrateur : « Autre information intéressante : l’équipe actuelle ne maintient aucun lien avec aucune autre personne des autres Indymedia, que ce soit en France ou à l’international ». Indymedia est en effet un réseau de 175 médias militants de gauche et d’extrême-gauche dans le monde, financé par la Glazer Progress Foundation (Seattle), l’Open Society Institute de Georges Soros, la fondation Ford, la Tides Foundation (San Francisco). Les sites sont hébergés aux États-Unis, chez Layered Technologies Inc. (Texas) ou Swift Ventures Inc. (Seattle).

On comprend mieux pourquoi nombre de militants – y compris à Grenoble – ont délaissé Indymedia pour la simplicité du réseau Mutu. Ses 17 sites locaux (dont le Cric à Grenoble) ne sont d’ailleurs guère que des panneaux d’affichage des mouvances d’extrême-gauche : ils ne permettent ainsi pas les commentaires et sont basés sur des structures plus simples.

En revanche la tradition de planquer les sites aux États-Unis s’est maintenue : ainsi Paris-Luttes Info, mais aussi à l’Ouest (Rouen) ou Barrikade (suisse alémanique), mais encore le Cric (Grenoble) et bien d’autres… sont hébergés sur le même serveur de Riseup Network à Seattle, autour de l’ancêtre (et agrégateur) Mediaslibre.org créé le 22 juin 2012. À l’époque, une flopée d’Indymedias faisaient d’ailleurs partie des sources. Autre similitude : motus et bouche cousue sur le financement ; les sites mutu sont « ouverts et participatifs », mais touche pas au grisbi !

Emmanuel Goldstein