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La trempe de Trump aux Clinton : nous l’avons échappé belle !

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Ainsi, contre toutes les attentes du microcosme politico-médiatique, des experts en sondages et de la Haute Finance, le trublion Donald Trump va être le 45ème Président des Etats-Unis. Quelle explosion de joie pour les Patriotes, des deux côtés de l’Atlantique !

Vive Donald, et surtout, vivent ces petits Blancs que l’on nomme les cols bleus, ouvriers électeurs des états dont la mondialisation a ruiné l’industrie et qui se sont enfin mobilisés pour contrer le vote noir, hispanique et musulman ! Ils doivent être encore un peu timides car, apparemment, ils n’osent pas tous avouer leurs intentions de vote aux instituts de sondage, ce que nos sondeurs, ont appris, eux, à corriger savamment vis-à-vis du vote Front National.

Le pire n’est jamais sûr. Nous (Je me permets de dire « Nous » car, ce matin, je me sens à nouveau solidaire de l’Amérique) avons échappé, en tout cas pour quatre ans, à la destruction de l’Amérique traditionnelle, telle que fondée par des immigrants européens. Nous avons échappé aux soutiens du clan Clinton, qui n’a cessé de s’exhiber, pendant sa campagne, avec toutes les minorités, au nom d’une prétendue «  Unité ». Toutes les minorités qui avaient porté et reporté Obama au pouvoir, que ce soit contre le courageux mais terne McCain en 2008 ou le très religieux Romney en 2012. Minorités visibles qui n’auraient pas manqué d’occuper tant de postes-clés dans une administration Clinton-bis. Ou conseillers de l’ombre, tels cette Huma Abedin, dont Hillary aime à déclarer que c’est sa seconde fille. Emblématique recrue en effet, que ce très influent bras droit, jeune femme, indo-pakistanaise musulmane élevée en Arabie Saoudite, et longtemps collaboratrice, avec son frère et sous la direction de leur père, du « Journal of Muslim Minority Affairs », publication proche des Frères Musulmans et qui informe et formate toutes les diasporas musulmanes infiltrées dans le monde. Et accessoirement mariée à un obsédé sexuel majeur. Forcément, ça crée des liens….  Nous avons peut-être échappé aussi à l’influence pernicieuse de ces états apparemment amis de l’Occident, mais qui, avec une belle duplicité, soutiennent le salafisme en Europe, comme le Qatar et l‘Arabie Saoudite, très gros contributeurs au financement de la Fondation Clinton, sans doute pas sans contrepartie. On aura beaucoup parlé, pendant la campagne, des E-mails d’Hillary sur des téléphones non protégés. A la limite, c’était de la négligence. Mais ce financement étranger de leur fondation, est-ce que ce n’était pas, pour les époux Clinton et leurs proches, de la corruption, prélude à la trahison ? Tout cela est, malheureusement, assez transposable de ce côté-ci de l’Atlantique. Et c’est sans doute pour toutes ces raisons que les Français se sont si passionnément intéressés à cette élection.

Alors, quelles sont ou seront les réactions de nos chères « élites » ? Les premières, traitement immédiat oblige, sont les journalistes radio et télé. Evidemment, ils ont un peu la gueule de bois, même si, de ci de là, on devine une certaine compréhension. Attendons la grande presse écrite, et notamment le « grand quotidien de référence du soir » et le petit quotidien des bobos. Consternation en vue ! Mais peut-être pas surprise, pour ceux qui restent lucides. Les marchés financiers, eux, dévissent. Pas tant que ça en fait. C’est probablement temporaire, car ils devraient bientôt prendre conscience des bienfaits du protectionnisme pour les pays de vieille tradition industrielle. Je pense que la vraie plongée, durable celle-là, sera pour la bourse de Shanghai. Si ça peut rabattre un peu l’arrogance des nouveaux Chinois, ça ne me tirera pas de larmes.

Mais j’attends surtout les réactions des politiques. Dans les pays musulmans, l’adjectif qui revient le plus souvent dans la bouche de ceux qui sont autorisés à s’exprimer est « terrifiant ». Toujours leur emphase verbale ! Ils feraient mieux de la réserver aux attaques terroristes du World Trade Center, du Bataclan, de Nice et autres. Et même aux bombardements de la coalition au Moyen-Orient, avec leurs inévitables retombées sur les populations civiles. Alors, si Trump peut éviter résolument la terreur importée au lieu de laisser infiltrer complaisamment son pays, je dis Bravo.

Et naturellement, j’attends d’abord nos politiques. Immense joie chez les Patriotes, bien sûr, d’autant que la surprise est grande. Consternation à gauche. Normal ! On attend pourtant les félicitations, ne fûssent-elles que parfaitement diplomatiques et hypocrites, de Hollande. Bon courage au fonctionnaire qui va rédiger le télégramme. Consternation aussi chez les immigrationnistes de droite, Juppé en tête évidemment, même si, en ancien Ministre des Affaires Etrangères, il l‘exprime en louvoyant. NKM suivra, comme les Centristes, si ce n’est déjà fait. Mais chez ceux qui sont, sincèrement ou non, moins alignés sur le politiquement correct ? Tels Poisson, Le Maire, Fillon ou Copé. Je suis mort d’impatience. Ce sera un très intéressant point de clivage. Sarkozy, lui, a prudemment déclaré, depuis plusieurs jours, qu‘il était pour Hillary, mais que, « Si c‘est Trump, c’est Trump ». On a vu des engagements plus tranchés. Mais enfin….

Reste le plus important, une fois cette victoire acquise. Donald Trump saura-t-il passer du rôle de batteur d’estrade, tonitruant et truculent, à celui d’homme d’Etat, responsable et efficace ? Autrement dit, Trump est il de la trempe dont on fait un personnage historique ? Saura-t-il nous rendre cette Amérique que nous aimions, à dominante blanche et chrétienne ? Pour ma part, j‘y crois. En tout cas, il a soulevé un immense espoir chez tous les Patriotes du monde blanc, de Los Angeles à Vladivostok en passant par Paris.

Eric Burnouf




FN-Siel : l’Union est un combat !

k-mJ’ai lu attentivement, dans Minute ( N° 2794), que je ne lis pas habituellement, l’interview de Karim Ouchikh et l’article relatant la réunion houleuse qui a eu lieu ( le 10 ou le 15 octobre ? ) à Nanterre entre, d’une part, une délégation FN-RBM (petite vacherie du journaliste, Antoine Vouillazère, « comme pour mieux souligner la tutelle de l’un sur l’autre ? »), et, d‘autre part, une délégation du SIEL, petit parti présidé par Karim Ouchikh et inclus dans le RBM. Ce dernier article s’intitule d’ailleurs « Le gâchis du RBM », sans qu‘on sache si le constat s‘accompagne vraiment d‘un regret.

Tout d’abord, il faut reconnaitre la qualité de l’interview de Karim Ouchikh. Il ne s’agit évidemment pas de «  propos recueillis » mais, dans la forme, d’un texte très bien construit, argumenté et rédigé. Et hélas pertinent sur le fond.  Mais l’auteur serait il aussi bon à l’oral qu’à l’écrit ? Et particulièrement à l’oral télévisuel, où les qualités de bon élève, « bon en rédac », ne suffisent pas. Or, aujourd’hui, en politique, c’est ce qui compte, même si les sites de réinformation, les blogs, les mails et les réseaux sociaux redonnent des couleurs aux « écrivains » et comblent une partie de leur handicap sur les orateurs. .

Le FN, avec Marine et Philippot, et même Aliot, dont le style gros nounours calme et plein de bon sens agrémenté d’une pointe d’accent passe très bien, et le RBM, avec Collard, qui est un orateur ravageur, disposent d’une équipe superbe…sans compter Marion, dont le charme et le côté « Nouvelle Jeanne d’Arc » font un malheur. Dans ce registre, on imagine mal Karim Ouchikh leur faisant concurrence.

Alors, quand on n’a pas, comme je le crois, cet impact médiatique et qu’on dirige une toute petite formation, on ne peut avoir qu’un avenir groupusculaire si on cesse d’appartenir à une alliance, laquelle permet d’avoir un certain quota d’élus et d’exister un peu sur la scène politique. C’est parfois injuste, mais c’est ainsi. Je n’aurai pas la cruauté de citer d’autres groupuscules qui ne décolleront jamais, faute d’avoir pour leader un « bon client » selon les journalistes. Par contre, sans aucun leader charismatique depuis des décennies, on voit que les Radicaux de Gauche survivent grâce à leur alliance électorale avec le PS, bien aidée aussi par la tradition Radical-Cassoulet du Sud-Ouest. Avec des tribuns comme Le Gallou, Ménard et de Villiers, voire Renaud Camus, une Droite hors les Murs aurait peut-être sa chance. Mais ça reste à organiser.

De toute façon, dans l’interview de Karim Ouchikh, indépendamment de son bien-fondé idéologique, il y a deux choses que je persiste à trouver très pertinentes : pas de candidat contre Marine à la Présidentielle 2017, et demande de quota de candidats aux Législatives suivantes et qui, dés le premier tour, seraient communs au FN et à ces Patriotes qui ne sont pas encartés FN, afin d’aider à faire sauter le plafond de verre. Des Patriotes que l’on appelle aujourd’hui « hors les murs  », expression malencontreuse car les autres ne sont tout de même pas emmurés vivants. Et ces Patriotes méritent en effet d’être traités comme des alliés, et non comme des trublions, à humilier quand ils sont à l‘extérieur et à purger s‘ils sont à l‘intérieur. Je ne souhaite donc pas que le SIEL quitte le RBM, ce qui aura peut-être eu lieu quand cet article paraitra, mais je comprends aussi que ce petit parti en ait assez d’avaler des couleuvres….

Comme le disait autrefois la gauche, l’Union est un combat… qui mérite de ne pas être abandonné. A l’époque, ça lui a bien réussi !

Eric BURNOUF




Migrants : un maire, ça ferme sa gueule ou ça démissionne

capturemaniflouveciennesDepuis le démantèlement de la jungle de Calais, la crise des migrants rattrape toute la France profonde. Mais en préambule, je voudrais revenir sur ce mot de « migrants », que tout le monde utilise.

On aurait pu parler d’immigrants. Mais ce mot est trop connoté positivement, car il évoque des gens dont l’arrivée est bienvenue, puisqu’ils viennent peupler et développer un « Nouveau Monde », comme l’ont fait autrefois des Européens pour les Etats-Unis. Nous, nous sommes un vieux monde, qui n’a ni besoin ni désir d’être peuplé, et encore moins repeuplé.

On parle donc de migrants. Ce faisant, on établit, subrepticement, le lien avec un phénomène naturel, les migrations, comme celle des oiseaux migrateurs en fonction des saisons. On nous promet même, réchauffement aidant, d’autres migrations climatiques. Et bien sûr, le message subliminal qu’on imprime dans nos mauvaises têtes est que, puisque c’est naturel, c’est inéluctable.

On aurait pu parler, plus judicieusement, d’intrus, ce qui est le mot approprié pour les gens qui s’introduisent chez vous sans y être invités. Mais cela ne se dit que s’ils sont en petit nombre.

Lorsqu’ils sont en grand nombre, on devrait parler d’envahisseurs. Un ex-Président ( C’était il y a longtemps….  ), avait osé ne pas nier l’évidence et défier la bien-pensance en parlant d’invasion. Il avait provoqué un grand tollé.

Et devant l’invasion, il n’y a guère que trois attitudes : on collabore, on résiste ou on temporise. Faute d’empêcher l’invasion, voire en la favorisant par les sauvetages en mer (mais il n’est pas le premier à le faire, par action ou inaction), le gouvernement actuel collabore par tous moyens : logement, entretien, scolarisation de nouvelles déferlantes de « chances pour la France », régularisations finales. Et pour que cette invasion soit moins voyante, il choisit de disperser les envahisseurs dans la France profonde. C‘est ce qui arrive aujourd’hui jusque dans des petites communes. Que font les intéressés ?

L’autorité administrative est dans son rôle : elle sert l’Etat. Donc elle collabore… avec plus ou moins de zèle. Dans les grands procès en collaboration, après guerre, voire bien après la guerre, on a souvent retrouvé cette question du zèle, beaucoup se défendant, notamment parmi les préfets, en soutenant qu’ils avaient « fait la part du feu ». Leurs successeurs actuels essaient de nous endormir en disant que c’est très provisoire. Mais nul n’est dupe : ce provisoire est destiné à durer, sauf grand coup de torchon électoral. Espérons au moins que, le jour où ils partiront, si jamais ils partent, ils ne mettront pas le feu à leur logement, ce qui, selon l’ineffable préfète du Pas de Calais, « peut se comprendre car, chez eux, c’est une tradition » !

La population est divisée. On y trouve des collaborateurs, en général les jobards et les désaxés du coin, qui brandissent des pancartes de bienvenue et viennent exhiber leurs trois mots d’Anglais. Ils bénéficient de l’appui des autorités morales (suivez en particulier mon regard en direction de l’évêché), des associations dont c’est le « business » avec nos impôts, et d’une presse qui, le plus souvent, ne montre que des gens accueillants. On y trouve des résistants, les plus courageux, qui viennent manifester leur colère et leur mécontentement. Mais les manifestations n’ont qu’un temps : il faut bien que la vie reprenne son cours. Alors, en général, on temporise, en ravalant son amertume. C’est le calcul que fait ce gouvernement.

Et les maires dans tout ça ? Bien sûr, ils représentent la population de leur commune. Mais c’est assez théorique, car cela ne leur donne aucun moyen juridique pour résister aux pressions, de la préfecture comme on dit. Alors, ils n’en peuvent mais ! Du moins ceux qui ne sont pas des fadas de la fraternité universelle, de « l’accueil de l’autre », plus dignement que nos SDF, et du nivellement par le bas.

Je voudrais tout de même conclure sur deux cas où, selon l’expression consacrée, « Il y a sûrement quelque chose à faire ».

Le premier est celui des propriétaires des locaux où on installe ces migrants. Ils ont le droit de ne pas être d’accord. J’avoue que je n’ai jamais entendu parler d’une telle résistance. Je suppose que, la plupart du temps, il s’agit d’organismes sociaux, qui ont l’accueil dans leurs gènes. Mais si ces propriétaires refusaient ? Alors, il faudrait procéder par réquisitions. Et nos autorités administratives, qui n’ont pas les moyens de coercition d’un occupant militairement vainqueur, n’aimeraient sans doute pas ça, car elles savent tout de même que ce mot de réquisition sonne mal à l’oreille des hommes libres.

Le second est celui des maires des communes d’accueil. Ils n‘ont aucun moyen de résister à la pression préfectorale. C’est presque vrai, en effet. Car ils en ont un malgré tout : démissionner, avec les conseillers municipaux qui les soutiennent. Voilà qui serait courageux…. et bien embarrassant pour qui de droit !

Eric BURNOUF




Seul le vote Bruno Le Maire peut barrer la route à Juppé

JuppeSarkoFillonLemaireLes Patriotes devraient s‘immiscer dans la primaire de la Droite et du Centre et y voter pour Bruno Le Maire. C’est une décision qui peut surprendre certains lecteurs de RL et qui appelle donc des explications.

En effet, une victoire d’Alain Juppé à cette primaire, le 27 novembre, serait la pire des choses pour nous Patriotes. Car nous ne devons pas oublier que, conformisme et carriérisme de beaucoup de cadres des Républicains aidant, Juppé maintiendrait l’unité, factice mais intéressée, de cette alliance de bric et de broc qu’est l’ensemble LR-Centre, aurait une élection de maréchal à la Présidentielle, puis une Assemblée Nationale godillot-collabo six semaines plus tard. Et nous devons aussi nous souvenir que Juppé estime que la France ne compte pas assez d’immigrés et qu’il a approuvé publiquement un rapport de l’ONU préconisant qu’elle en accueille 25 millions de plus….. pour la croissance de son économie ! Alors, à la fin de son quinquennat de potentat absolu, l’identité de la France que nous aimons serait détruite sans espoir de retour.

Or j’estime que seul Bruno Le Maire est capable de barrer la route à Juppé, en le battant au deuxième tour de cette primaire. On y annonce en effet comme le plus probable une finale Sarkozy-Juppé. Or, je ne doute pas que Juppé, dans ce cas de figure, battrait largement Sarkozy le 27 novembre. Je ne l’aime pas et je n’en veux pas, comme je viens de le dire, mais il apparaitrait bien plus comme un homme d’Etat, compétent et honnête. Le fait qu’il ait subi une condamnation, ce que Sarkozy a le culot d’utiliser (c’est la paille et la poutre….) ne relève que du péché véniel (un appartement de la Ville de Paris loué à prix d’ami ! ) par rapport aux pratiques courantes du milieu politique. Dans cette affaire, il a surtout « porté le chapeau », sans se plaindre et sans « balancer », pour Chirac, qui, lui, est un immense corrompu. Quant à sa compétence, elle est indiscutable, même si elle s‘est dévoyée au service d‘idées centristes et molles, qui s’opposent à toute réforme sérieuse. En outre, cette compétence n’enlève rien, hélas, à son  immigrationnisme et à son islamophilie absolument destructeurs.

Face à lui en finale, Fillon, qui a aussi une toute petite chance de se qualifier pour le second tour, ne ferait pas davantage le poids et n’est guère moins immigrationniste. Il resterait un joli homme élégant et posé, désireux de se venger des couleuvres qu’il a avalées pendant ses cinq ans à Matignon, mais sans la stature du « patron » dont la France a besoin.

Au contraire, je trouve que Bruno Le Maire est la révélation de cette campagne (ne parlons pas de Poisson, qui ne fera qu’un score symbolique et qui déclare publiquement qu’au second tour de la Présidentielle, il serait bien « ennuyé » s’il lui fallait choisir entre Marine Le Pen et un Socialiste !).  BLM est assez carré sur la fiscalité et très carré sur l’éducation, le droit du travail et le terrorisme. Or chacun sait que parler vigoureusement, et sans se laisser brider par les droitsdel’homme, d’action préventive contre le terrorisme, est une façon de parler de l’immigration. Il est aussi sans concession sur le rôle délétère du Qatar et de l’Arabie Saoudite, qui soutiennent le salafisme en Europe, et sur le refus de l’adhésion de la Turquie à l‘UE. Pour la petite histoire, rappelons aussi que les auteurs de « Nos très chers émirs », livre qui vient de sortir et rend très nerveux beaucoup de politiciens vénaux, reconnaissent l’honnêteté scrupuleuse de BLM. Ainsi mettait-il la montre, une Patek Philip de 85.000 Euros offerte par l’émir du Qatar au Ministre de l’Agriculture qu’il était alors, au coffre du ministère….où il l’a laissée en partant. Apparemment, rares sont ceux qui peuvent en dire autant ! Et surtout, par rapport au trio Juppé-Sarkozy-Fillon, il incarnerait, immédiatement et de façon flagrante pour des millions de téléspectateurs, le RENOUVEAU. C’est peut-être superficiel, mais ça joue beaucoup. Accessoirement, j’aime bien sa façon de mouiller sa chemise depuis des mois, de brûler ses vaisseaux en annonçant publiquement qu’il ne serait le Premier Ministre d’aucun autre candidat à la primaire, et de se battre comme un lion alors qu‘il ne dispose pas de la logistique du parti Les Républicains ou d’une grande ville comme Bordeaux. Enfin, je trouve que sa haute taille et ses yeux bleus nous changeraient avec bonheur de tous les descendants d’immigrés méditerranéens ou orientaux qui ont tant tenu le haut du pavé depuis des décennies dans notre microcosme politique et qui sont toujours tentés de faire venir plus noirs qu‘eux pour se blanchir.

On peut me dire que, n’étant pas encarté dans un parti de gouvernement et étant particulièrement attaché à l’identité traditionnelle de la France, je ne devrai pas me mêler de cette primaire. Pourtant, je n’y ferai jamais que contrepoids aux Socialistes qui vont venir y voter Juppé, lequel est devenu leur candidat depuis qu’il sont convaincus que la gauche n’a aucune chance de gagner en 2017. Et si, par la suite, ça peut inciter Bruno Le Maire à se souvenir que des gens aux convictions patriotiques tranchées l’ont aidé, « ça ne peut pas faire de mal  » !

Un dernier mot, sur l’émission politique de la 2, le 20 octobre, dont il était l’invité principal. Il a été très bon, que ce soit en solo ou en réponse à tous les petits provocateurs hargneux que Monsieur Pujadas avait convoqués pour lui planter des banderilles : la pasionaria Malika Zediri, la Martiniquaise cégétiste Ghislaine Joachim-Arnaud, la sénatrice des quartiers nord de Marseille Samia Ghali ( elle lui demandait véhémentement ce qu’il comptait faire pour les habitants des « cités », qu’elle évaluait –  quel aveu ! –  à 20% de la population française, soit 14 millions. Il a parfaitement botté en touche en parlant de la France rurale, délaissée et sans infrastructures dignes de ce nom ), la petite peste libanaise de Léa Salamé, et, bien sûr, le cinglé prétentieux et agressif qu’est Alexandre Jardin. Heureusement, Charline Vanhoenacker a superbement représenté l’humour belge et fait passer un grand vent de franche rigolade sur le plateau. Mais au total, on doit reconnaître que Bruno Le Maire a eu beaucoup de mérite à rester calme et courtois. La Force Tranquille serait-on tenté de dire, si d’autres avant lui n’avaient pas usé, et abusé, de ce slogan.

Eric BURNOUF

 




Tout sauf Juppé : je voterai Lemaire au premier tour, et Sarko au deuxième

maritonjuppeComme un certain nombre de Patriotes qui trouvent que les Républicains ne sont pas tous à jeter aux chiens, j’envisage de m’immiscer dans la primaire Droite-Centre. Et jusqu’à ces derniers temps, je pensais voter pour Mariton.

Il avait un programme assez carré pour un Républicain : abrogation du mariage gay, du droit du sol et du regroupement familial, remise à plat du droit du travail, flat tax. C’était le maximum médiatiquement tolérable.

Mais là, c’est le virage à 180 degrés : il rejoint le plus islamo-collabo et le plus centrophile, Alain, dit Ali, Juppé, celui qui, en cinq années de pouvoir absolu, puisqu’il aurait une Assemblée-Godillot et ne briguerait pas un second mandat, détruirait sans espoir de retour l’identité de la France. Et qui ose parler d’identité heureuse alors qu’il s’agit de destruction de cette identité !

Je trouve ça lamentable ! Mais malgré tout hilarant car notre Républicain carriériste ( c’est souvent un pléonasme ! ) se justifie en précisant que Juppé est celui qui lui a le moins promis, ce qui souligne que les « grands candidats » soignent leur clientèle à coups de promesses. Mais pour autant, il ne gomme pas l’impression d’aller à la soupe en ralliant le favori des sondages, contre la promesse évidente d‘un grand ministère en tant que caution libérale et identitaire de la droite bonapartiste-immigrationniste.

Il aurait pu au moins se désister pour un « petit candidat » de conviction comme J-F. Poisson, son camarade de Manif pour Tous, fût-il le délégué d‘une dame patronesse fort rancie. C‘eût été plus digne !

Sarkozy n’est évidemment pas un parangon de vertu ni de conviction, mais c’est tout de même le moins pire des deux qui ont une chance, bien que le livre de Patrick Buisson contribue, entre autres, à l’enfoncer. Ce Buisson, que NKM appelle Gestapette (elle a parfois de bonnes formules !), n’a pas raté l’occasion de se déconsidérer, même s’il dit des choses vraies. Il est dans la continuité de ses procédés indignes. Et le crime profite évidemment à Juppé. Je ne sais pas ce qu‘Ali Juppé lui a promis. Un gros portefeuille peut-être, mais là, il doit s’agir du contenu, pas du contenant. Et son livre révèle ou confirme un Sarkozy toujours en mal d’amour et d’admiration. C’est quelque chose qui devrait lui faire écouter le Peuple, ce que Juppé ne ferait pas une fois élu, puisqu’avec sa morgue d’Inspecteur des Finances, il a nécessairement raison et n’a pas le temps d’écouter les pauvres types qui, comme il le dit élégamment, « le font chier ».

La finale Sarkozy-Juppé étant annoncée comme aussi certaine qu‘un Borg-Vilas à Roland Garros au temps du lift-roi, je compte voter, le 20 novembre, pour le moins pire des demi-finalistes, à savoir Bruno Le Maire. Il a la pointure intellectuelle, ce que n‘a pas Fillon, qui se ralliera d’ailleurs à Juppé pour se venger des couleuvres avalées quand il était à Matignon. Et il dit qu‘il ne sera le Premier Ministre d’aucun autre candidat à la primaire, ce que je trouve digne. Par ailleurs, il se déclare pour une justice d‘exception en matière de terrorisme. C’est déjà ça, même si c’est sous le contrôle des juges. Et puis, je ne sais pourquoi, avec son air de grand boy-scout catho aux yeux bleus, il me parait sincère et honnête. Pour le reste, ça reste flou mais je crois aussi qu’il écoute vraiment les gens et qu’il est du genre à tenir compte de leurs sentiments. Alors, ce sera mon choix, sauf si les sondages donnent Sarkozy très en retard sur Juppé, auquel cas j’aiderais l’ancien président à réduire l’écart au premier tour. Et au deuxième, aucune hésitation : Tout Sauf Juppé, en espérant que Libération et les Inrocks ne battront pas le tambour pour le propulser, comme ils le font déjà depuis deux ans.

Eric BURNOUF




Le Contrat présidentiel de Bruno Le Maire : vide et creux

JuppeSarkoFillonLemaireLe Figaro des 17 et 18 septembre offrait une grande page à Bruno Le Maire pour exposer son “ contrat présidentiel “. Il parait que ça fait mille pages. Alors là, je jette l’éponge. Je me suis déjà farci son livre, “ Ne vous résignez pas “, sorti en Mars, et qui est, lui, de petit format, mais à part ça, creux et incantatoire. Son article dans Le Figaro est de la même veine. Le ton est plutôt sympathique, comme le personnage est de bonne volonté, mais il n’y a pratiquement rien de carré et de concret, exactement  comme dans son livre. La seule avancée dans ce Figaro est consécutive, je suppose, à l’attentat de Nice, qui l’avait poussé, en août, à préconiser une justice d’exception pour les terroristes. C’est bien. Mais comme il assure que “ le juge restera maitre de la procédure “, ça fiche tout par terre. Il faut l’internement administratif…. et pas limité aux cas psychiatriques, le recours, non suspensif, devant le Tribunal Administratif, restant évidemment ouvert.

Jusqu’à présent, j’avais réservé mon jugement, et le traitais même plutôt bien, mais là, je fais machine arrière. Finalement, c’est bien un Enarque-Quai d’Orsay, avec toute cette culture de la mollesse politiquement correcte. La seule chose qu’il ait dit de vraiment courageux est “ Je ne serai le Premier Ministre d’aucun autre candidat à la primaire “. Ce qui ne devrait pas l’empêcher, si on la joue un peu jésuite, d’être ministre important, après s’être rallié entre les deux tours de la primaire…. à Juppé probablement. Un petit exemple de cette mollesse : il est pour abaisser l’impôt sur les sociétés en le faisant passer de 33 à 30%. Révolutionnaire, en effet ! Personnellement, je serai pour supprimer l’IS, que les grands groupes ne paient pratiquement pas car ils localisent leurs bénéfices là où il veulent, donc pas en France. Par contre, il faut évidemment continuer à imposer les dividendes à l’impôt sur le revenu, à un taux raisonnable.

Décidément, je ne voterai pas BLM le 20 novembre. Ce n’est pas grave, car il déclare au Figaro que son absence au deuxième tour est “ une hypothèse improbable”. On aimerait que ce soit de l’humour, mais ce n’est pas sûr. Donc, si je peux recommander un choix aux patriotes qui veulent s’immiscer dans cette primaire de la Droite et du Centre, que les Centristes voire des Socialistes discrets se voient déjà arbitrer au second tour en faveur de Juppé, ce serait de voter pour Mariton, dont le programme est beaucoup plus carré et qui fait une très bonne campagne par rapport à ses moyens financiers. Petit exemple fiscal de nouveau : il est pour la Flat Tax, ce qui est vraiment courageux, nonobstant en plus le retour au droit du sang pour la nationalité et la remise à plat complète du Code du Travail. Quant au deuxième tour, je voterai Tout Sauf Ali Juppé, donc sans doute Sarkozy, faute de mieux.

Eric Burnouf




Robert Ménard, Manifestons, mais sans casse et sans folie !

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Qu’on se rassure : ce titre sciemment rabat-joie ne vise pas à tranquilliser des manifestations de rue. Il s’applique au « Manifeste pour l’union de la droite », que viennent de lancer les principaux leaders de cette « Droite hors les murs », qui se sont retrouvés pour le Rendez-Vous de Béziers à la fin Mai. Je trouve leur initiative excellente. Mais j‘aimerai qu‘elle soit le prélude à la création d‘un parti politique en bonne et due forme. Je crains en effet que, sans cela, la ferveur des nombreux participants à ce Rendez-Vous ne retombe et qu’en ordre dispersé, contrairement à cet objectif d‘union, ils s‘égaillent, les uns vers l‘intégration au FN, d‘autres vers des choix métapolitiques ou purement souverainistes, d’autres enfin vers des groupuscules…. et que beaucoup ne se retirent sur l’Aventin.

Il existe évidemment des Patriotes qui ne se reconnaissent pas tout à fait dans la ligne économiquement gauchisante, et apparemment molle sur l’immigration, qui est officiellement celle du FN actuel. Ce n’est pas une tare. Il faut les ajouter à la Résistance, sans casser ce qui existe et qui constitue ses gros bataillons. Je les verrais bien, s’ils ne souhaitent pas adhérer au FN ou si le FN ne tient pas à les accueillir, dans une structure qui soit un peu ce que les Radicaux de Gauche sont au PS, le CNI à la Droite classique, etc.  Le mot satellite n’est pas un gros mot, même s’il est légèrement, et injustement, péjoratif !

Que cette « Droite hors les murs » ne présente pas de candidat(e) contre Marine Le Pen à la prochaine présidentielle va de soi. C’est la moindre des choses. Le contraire serait de la casse.

Quant à présenter des candidats aux législatives qui n’auraient qu’un simple accord de deuxième tour (désistement pour le mieux placé du premier tour) avec le FN, comme je le perçois de ci de là, c’est un leurre et une folie.

Un leurre, car, aux législatives comme dans bien d‘autres élections, l’électeur moyen vote pour l’étiquette. Il n’y a guère qu’aux Municipales, où les candidats sont vraiment connus du plus grand nombre, qu’on échappe à cette loi d’airain. Des candidats « Droite hors les murs » en concurrence avec des candidats dûment estampillés FN apparaîtraient au grand public comme des dissidents et feraient des scores ridicules. Leur dire le contraire est les leurrer. Et les envoyer au casse-pipe est une folie car, aucune structure n’étant à même de les rembourser, ils paieraient leur campagne de leur poche. Les vieux militants se souviennent certainement d’élus mégrétistes de grande qualité et bénéficiant d’une forte notoriété dans leur département qui, aux Régionales 1998, faisaient plus de 20% avec l’étiquette FN… et moins de 2% aux Régionales 2004 sous étiquette mégrétiste. Et si, par exemple, des personnalités comme Ménard ou Collard se brouillaient sérieusement avec le FN, je pense que Ménard serait réélu maire de Béziers contre une liste FN, mais que Collard, malgré sa verve, perdrait son siège de député. Alors que dire des candidats de moindre notoriété !

La solution pour cette Droite hors les murs, une fois structurée, serait de conclure un accord de candidature unique au premier tour des Législatives avec le FN, sous forme d’un quota de candidats communs avec le FN « soutenus par le FN ». Quant à son argument de négociation, il consiste  simplement à dire « Sans un tel accord, nos sympathisants risquent bien de ne pas aller voter ». Certains dirigeants du FN actuel risquent d’accueillir l’argument avec dédain ( Le Pape, combien de divisions ? disait le camarade Staline, qui ne faisait pas grand cas des forces morales ). Mais d’autres, sait-on jamais, peuvent y accorder davantage d’attention.

Quant aux accords de désistement au deuxième tour, ils n’ont d’intérêt qu’entre candidats FN, ou soutenus par le FN, et certains candidats issus de la Droite classique mais sincèrement proches du FN en matière d’identité et d’immigration, ceux que j‘appelle les bons Républicains. Cela existe, même si la direction actuelle des Républicains les occulte. Et s’ils prenaient leur liberté, on verrait probablement que les Républicains islamo-collabos sont moins dominateurs qu’on ne croit et que leur soutien militant est très faible. Je suis donc convaincu qu’une alliance entre FN ou assimilés et bons R aux Législatives disposerait d’une forte majorité à l’Assemblée Nationale, qui est l‘organisme véritablement décisif dans notre Constitution, même s’il délègue son pouvoir au Gouvernement. Et même que les députés FN pourraient être la majorité de cette majorité, car, à ce moment-là, le vote FN deviendrait vraiment un vote utile puisque ses candidats auraient une vraie chance d’être élus, ce qui n’est que très rarement le cas aujourd’hui. Encore faut-il qu’ils soient du niveau que l’électeur moyennement exigeant estime pouvoir attendre d’un député…. ce qui n’est pas impérieusement nécessaire quand ces candidats n’ont aucune chance d’être élus.

Eric BURNOUF  




Beaucoup de sports n’avaient pas leur place aux Jeux Olympiques

hijab-contre-bikiniAprès ces J.O. de Rio, je me dis qu’au fond, mon soutien aux sportifs qu’on proposait à mon admiration dépendait de trois facteurs principaux :

1 – Que leur sport soit un « grand sport », ce qui signifie exigence physique et nombre de pratiquants, ou du moins de supporters, sur la planète Terre.

2 – Que ce sport soit resté proche de ce qu’on appelait l’esprit olympique, donc éloigné des délires financiers du professionnalisme.

3 – Que le Français de souche que je suis se sente bien représenté par ceux qui portent le maillot de son pays.

Il est clair qu’au fil des olympiades, on a empilé les disciplines comme Bruxelles empile les règlements. Cette prolifération de sports qui ne méritent pas d’être au programme des jeux fait plaisir au « Mouvement sportif », fédérations, pratiquants, journalistes spécialisés, tuteurs politiques, en multipliant les occasions de médailles. De façon arithmétique, on a ainsi toutes chances de ramener une plus grosse moisson d’une fois sur l’autre. Démagogie, quand tu nous tiens… C’est fait, avec ce record historique à 42 médailles pour la France, une de plus qu‘à Pékin en 2008. Mais tout ne se vaut pas ! N’ont ainsi rien à faire aux Jeux des sports, ou des spécialités internes à un sport, tels que :

– la plupart des spécialités de canoë-kayak. Ce sport confidentiel est le champion de la diversité des épreuves : en eau vive, en eau calme, avec slalom, en ligne sur un tas de distances, en individuel, par équipe et, cerise sur le gâteau, avec des catégories de poids. Un vrai délire ! Dans ces sports nautiques, la priorité doit aller à l’aviron, grand sport classique et exigeant, pas aux avatars d’une activité de loisir.

– le badminton. C’est mignon avec ces petits volants, mais confidentiel.

– le golf, belle promenade gâchée comme on dit, et sport d’une certaine classe…. sociale. Voilà qui ferait grincer des dents dans les club-houses, où on crierait à l’ignorance si on y lisait ce que j‘écris.

– le BMX. Le vélo est un grand sport, qui mérite plusieurs spécialités, mais pas ce truc de funambules. Idem pour le VTT, avatar du cyclo-cross.

– le trampoline : à garder au fond de son jardin pour amuser ses enfants ou petits-enfants.

-la natation synchronisée. La natation est un grand sport mais pas ce petit ballet aquatique. Madame Lagarde ne va pas être contente !

– le rugby à 7. Le rugby se joue à 15, à la rigueur à 13, mais pas à 7. D’ailleurs les plus grands rugbymen, des quinzistes, n’étaient pas à Rio.

– le beach-volley. Le volley se joue à 6 et sur un terrain où on a des appuis.

– la planche à voile, activité de loisir par excellence.

-la marche. Qu’ils courent…. s’ils sont compétitifs en course à pied, au lieu de se déhancher comme des lapins mécaniques.

– la gymnastique de groupe. Quelle mouche a piqué le CIO d’accepter ce truc bizarre ? La gymnastique, c’est individuel.

– le dressage en équitation. Certes, cette spécialité présente la particularité sympathique de fournir très souvent le doyen, ou la doyenne, des participants aux Jeux, en bipèdes du moins. Mais c’est à réserver à la haute école…. ou au cirque. Par contre, le concours complet et le saut d’obstacles ont toute leur place, indépendamment du fait que la France y brille souvent, en particulier cette année.

– certaines spécialités du tir, avec sa multiplicité d’épreuves, dont le ridicule tir au pistolet à 10 mètres. D’accord pour le pistolet à 25 mètres, le tir de vitesse et la carabine trois positions. Mais pour le reste…. Par contre, on pourrait ajouter le tir du sniper, à 1000 ou 1.500 mètres, au choix. Quand au tir à l’arc, même si le meilleur représentant français, Jean-Charles Valladon, médaillé d’argent, est très sympathique avec sa façon de chasser et pêcher à l’arc dans sa forêt et sa rivière, tel Robin des Bois, en parfaite communion avec la nature, ça se discute !

– certains sports de combat. La boxe anglaise a évidemment toute sa place. Des sports de combat pieds-poings aussi. Mais pourquoi le Taekwondo ? L’adaptation de ses règles à la compétition sportive (interdiction des coups en dessous de la ceinture, multiples protections aux allures d’air-bags, comptage électronique des points), engendrent des attitudes complètement stéréotypées et enlèvent à ce sport tout rapport avec la réalité du combat à mains nues. Mieux vaudrait le karaté. Edulcoré en sport bien sur, donc avec des coups retenus et un minimum de protections, car le vrai karaté, lui, est une arme de destruction. Ce serait tout de même plus proche de la réalité. Mais, dans ce genre de discipline, je trouve que la boxe française, plus efficace que l’anglaise, aurait, elle, tout à fait sa place, avec des KO sans doute, mais, normalement, sans morts ni blessés.

– certains sports particulièrement peu féminins. N’étant pas un adepte de la théorie du genre, je ne suis pas pour la compétition féminine en boxe, même avec un casque très couvrant,…. ni pour l’haltérophilie, où les hormones mâles sont de règle, naturelle ou artificielle, alors que je ne dirais pas non au fitness, qui peut galber agréablement le corps féminin.

– Par contre, si je trouve que le triathlon (natation-vélo-course à pied ) est une superbe épreuve, celui des JO me semble un peu étriqué, avec ses 1.500 mètres de nage, 38 Kms de vélo et 10 Kms de course. Les Jeux méritent le meilleur. Alors pourquoi ne pas s’aligner sur le mythique Iron Man d’Hawaï (4 kms de natation, 200 Kms de vélo et un marathon ) ? Evidemment, c‘est endurance sur endurance. Mais la nécessité d‘une bonne puissance musculaire, en natation et à un moindre degré en vélo, sélectionne des athlètes au gabarit plus étoffé que les marathoniens d’Afrique de l’Est. Et une telle épreuve exigerait un engagement  et des capacités physiques plus impressionnants que toute autre.

Venons en maintenant au professionnalisme. Je m’y suis habitué. D’ailleurs, quand il était interdit, cet interdit était contourné, principalement dans les pays de l’Est, avec leurs athlètes d’Etat, aux USA, avec leurs étudiants boursiers, et même un peu chez nous, où certains douaniers ne devaient pas contrôler beaucoup de bagages. Donc, je l’admets, s’agissant de grands sports. Mais je constate que, dans les sports financiarisés de façon folle, les meilleurs délaissent souvent une compétition où il n’y a guère que des médailles à gagner. Et quand ils étaient là, ils n’ont pas forcé leur talent.

Et maintenant, quid de la représentativité ? Elle est toujours assez post-coloniale. Mais les commentateurs ne se privent pas de glorifier ces chances, de médaille, pour la France. Souvent en en faisant des tonnes. Comme d’habitude, ce fut particulièrement le cas en athlétisme, sur la télévision de service public, où le « sportivement correct » imbibe jusqu’à l’os le principal commentateur, même quand les résultats ne sont pas au rendez-vous. Mais cela ne m’empêche pas d’apprécier au plus haut point l’enthousiasme retenu et la prodigieuse connaissance de l’athlétisme dont témoignait, comme toujours, notre formidable Stéphane Diagana. C’est peut être la différence entre ceux qui ont été des champions et ceux qui auraient voulu l’être.

Quant au tableau d’honneur français par sport, constatons avec tristesse le naufrage de la natation, accompagné de règlements de compte publics. Une génération s’en allait. Une autre prendra un jour la relève et la natation française reviendra au premier plan. Ce sport aussi exigeant que peu rémunérateur et fastidieux à la télé le mérite. En tout cas, il mérite toujours notre respect.

A contrario, célébrons les grands succès tricolores d’ensemble, en athlétisme, en boxe et en équitation en particulier. En athlétisme, nos nouveaux mousquetaires, Renaud Lavillenie, Kévin Mayer, Christophe Lemaitre et Pierre-Antoine Bosse cochent toutes les cases que j‘évoquais en introduction. Ces garçons honorent superbement la France que nous aimons et m’ont réjoui le cœur par leur classe, dans tous les sens du terme : performances pendant l’épreuve, humilité, humour et sportivité après. Même sans médaille d’or, voire avec une quatrième place comme Bosse, ce qu’ils ont fait est beaucoup mieux que des victoires dans des disciplines mineures. Un grand bravo à la boxe française, où plutôt à l’équipe de France de boxe anglaise, notamment avec son couple en or, Tony Yoka et Estelle Mossely. Et Hourrah pour le cru équestre, qui fut, lui aussi, exceptionnel. Astier Nicolas en concours complet, deuxième en individuel et premier par équipe avec ses compères, Roger-Yves Bost, qui trouve la consécration suprême dans la maturité, médaillé d’or par équipe en saut d’obstacle, avec, en particulier, un certain Philippe Rozier ( tel père, tel fils ! ), nous auront particulièrement fait vibrer. Mais pas de cavalier sans son cheval. Et pas de cheval sans son éleveur. Saluons ces hommes de l’ombre, qui, de génération en génération, et particulièrement en Normandie, avec science et patience, sélectionnent, croisent, font naitre, élèvent, débourrent et assurent la formation initiale du piquet de l’Equipe de France. Eux aussi contribuent superbement à l’amélioration de notre race…. chevaline, qu’on se rassure !

Un mot enfin de l’organisation. N’hésitons pas à dire qu’elle fut très imparfaite. Et après coup, quand les langues vont se délier, cela apparaitra de façon encore plus criante, bien au-delà du manque de sportivité du public brésilien et des entourloupes des jurys. Mais aussi, pourquoi avoir donné les Jeux à un pays mal préparé, matériellement et socialement, à en assurer l’organisation ? L‘or noir de Petrobras, transformé en argent corrupteur d‘un CIO digne de la FIFA, aura donné un résultat peu digne de ce que des milliards d’hommes attendent de l’esprit olympique.

Eric Burnouf




Le Grand Rembarquement : jubilatoire et revigorant

GrandRembarquementJe viens de lire « Le Grand Rembarquement », d’Emmanuel Albach (je ne sais pas si c’est un pseudonyme, mais il a déjà publié, sous ce nom, un livre sur la guerre du Liban, à laquelle il a participé aux côtés des Phalangistes), édité par les Editions Dualpha.

Je ne vais pas déflorer l’histoire, si ce n’est pour dire que le happy end est contenu dans le titre, mais vous livrer simplement quelques impressions.

L’histoire se déroule sous trois présidents français se succédant en peu de temps ( 2017-2019 ). Le premier, élu en 2017, est un clone de Sarkozy. Il gagne au deuxième tour contre Marie Lapôtre, qui, elle, ressemble beaucoup à Marine Le Pen. Il est amené à démissionner, de façon quasi-subreptice, après avoir lancé un plan destiné à résoudre les problèmes de l’immigration, concocté avec un diabolique conseiller de l’ombre (rien à voir pourtant avec Patrick Buisson). Son successeur semble être de gauche mais les ministres se suivent en se ressemblant, ce qui accrédite la thèse de l’unité fondamentale de l’LRPS. C’est d’ailleurs sans importance car ils n’ont aucune prise sur les événements. Le troisième président est une présidente : Marie Lapôtre enfin, qui semble partie pour durer. Après quelques hésitations, dues à des scrupules juridiques (elle est avocate….), elle fait le (bon) choix de ne pas s’opposer à la volonté populaire. Son compagnon se montre d’emblée sympathiquement carré, et son principal conseiller, Florian Philono, parait légèrement dépassé par les événements. Quant à son père, il effectue un pétulant retour en grâce.

L’atmosphère générale du livre est assez curieuse. Les ministres des deux premiers présidents font preuve, avec le patron, d’une grande liberté de ton, et parfois d’une intelligence surprenante malgré leur inefficacité. Les hauts fonctionnaires et les politologues sérieux maîtrisent leur sujet et, à la troisième présidence, se mettent à parler vrai. L’armée est à peu près absente du débat… peut-être en raison de la « diversité » qui s’y est installée. Mais le plus frappant, dont je n’ai pris conscience que vers la moitié du livre, c’est la précision des descriptions, appuyée notamment sur une très bonne connaissance des armes, qui confère un grand sérieux à des situations qui, elles, sont complètement loufoques. Et ce n‘est pas de gaieté de cœur que je les déclare loufoques ! Quand on prend conscience de ce décalage, on ne peut s’empêcher de penser au Camp des Saints, de Jean Raspail, dont la conclusion était, hélas, inverse.

Evidemment, c’est très optimiste, car, indépendamment d’un sursaut toujours possible du peuple français, cela suppose :

– Que se règle le lancinant problème du probable refus des pays d’origine de reprendre leurs anciens émigrés et leur descendance. Une expérimentation est lancée avec succès à l’échelle de la Corse, mais sa généralisation serait ruineuse car elle implique qu’à chaque traversée on fasse cadeau à ces pays d’origine du bateau qui a transporté leurs binationaux. Quand à la généralisation à l’Hexagone, elle suppose l’empathie de ces mêmes pays à l‘égard des remigrants…

– Que les Français de souche soient équipés en armes et en explosifs bien au-delà des fusils des derniers chasseurs et des pistolets des licenciés des clubs de tir. La Corse n’a pas été choisie au hasard pour une expérimentation réussie !

Dernier détail sympathique : le retour au premier plan de régions, vraiment enracinées, avec leurs noms anciens de provinces et de pays. Les Normands en seront particulièrement heureux car ils y jouent un rôle primordial… sans l’avoir vraiment cherché.

Au total, la lecture de ce livre est un moment exceptionnellement jubilatoire et revigorant, à conseiller particulièrement en cette période de vacances. Et je me demande si, justement, il ne faut pas se dépêcher de le commander, car il serait surprenant que les habituelles associations bien-pensantes et malfaisantes n‘en réclament pas la saisie… dès que leurs leaders auront fini de bronzer.

Eric BURNOUF

Lire également :

http://ripostelaique.com/grand-rembarquement-livre-ne-faire-rever.html




Adapter l’Etat de droit à l’Etat de guerre

Guerreoccident1-4
Le degré de détermination des politiques dans ce qu’on appelle pompeusement une guerre, sans en adopter les voies et moyens, peut s’apprécier au regard d’une échelle à trois niveaux :

1 – On se contente de s’intéresser aux terroristes qui sont passés à l’acte, avec plus ou moins de chances de les identifier, les poursuivre, les confondre et les condamner.

2 – On passe à mettre hors d’état de nuire, par internement ou expulsion, de simples suspects.

3 – On cesse de s’en remettre au bon vouloir des juges en ces matières.

Le niveau 1 est évidemment un minimum, admis par tous. Encore que, dans sa célèbre gaffe sur RTL en 2014, Bernard Cazeneuve ait malencontreusement dit que « Ce n’est pas un délit de prôner le Djihad ». Je ne cherche certainement pas à le défendre, mais je veux tout de même penser qu’il ne faisait que constater que telle était notre législation, ce qui est d’ailleurs discutable car le Coran est clairement de l‘incitation à la haine, non pas raciale, mais des non-musulmans. Et si, par hasard, ce n’est pas délictuel, il est en situation de modifier la loi. Les divergences, à ce niveau 1, portent donc sur les réductions de peine, plus ou moins automatiques, et ce qu’on fait à la fin de la peine : remise en liberté en France, ou expulsion, après déchéance de la nationalité pour ce qui concerne les Français et les binationaux. Messieurs Hollande, Cazeneuve…. et Sarkozy ne sont pas pour la double peine, même si Sarkozy évolue un peu sous la pression des évènements. Je n’ai même pas besoin d’évoquer Madame Taubira !

Le niveau 2 est déjà nettement plus musclé.

Le niveau 3 est pratiquement indicible dans notre « Etat de droit ». En tout cas, je ne l’ai entendu expressément de personne. Or, s’il faut en passer par des juges, notamment dans le cadre de l’article 411-4, qui vise l’intelligence avec l’ennemi, je crains que les meilleures intentions ne restent inopérantes. J’imagine difficilement nos juges, pour la plupart gauchisants, condamner à 30 ans de détention et à une très lourde amende des gens qui auraient été en contact avec l’Etat islamique. Encore moins des individus simplement suspects de l’avoir été, par exemple après consultation des sites djihadistes. Et même des cours d’assises, avec leurs jurys populaires, ne seraient probablement pas assez raides. En outre, les possibilités de recours que permettent les procédures judiciaires et l’encombrement des tribunaux interdisent toute réaction rapide. Alors, peut-être des tribunaux militaires, dans le cadre de l’Etat de siège. On en est loin ! Je crains qu’il y faille quelques dizaines de milliers de morts de plus.

Quant à la « surveillance » des suspects, dont certains resteront, de toute façon, imprévisibles, je ne la crois pas capable d’empêcher le passage à l’acte. On vient d’en avoir une terrible preuve avec le bracelet électronique du criminel de Saint Etienne du Rouvray. Une filature physique permanente à laquelle les effectifs policiers ne suffiront jamais serait un peu meilleure, mais toujours insuffisante. Et la surveillance des communications, par téléphone ou E-mail, est illusoire. Elle aurait surtout pour effet de multiplier le nombre de fiches S, nonobstant les précautions que les djihadistes savent de plus en plus prendre.

Je pense donc qu’il faut utiliser les possibilités de l’article 23-7 du Code Civil, qui permet de déchoir de la nationalité, donc d’expulser, et en accompagnant cela de peines très dissuasives en cas de retour clandestin, les individus « qui se comportent comme le national d’un pays étranger ». A la limite, cela pourrait aussi concerner quelques footballeurs franco-algériens, ce qui n‘est peut-être pas nécessaire… Mais cette mesure a, me semble t’il, l’énorme avantage d’être à la discrétion de l’Exécutif. Il y a néanmoins un gros hic : c’est apparemment sous le contrôle du Conseil d’Etat, ce qui rend encore la procédure inopérante, sauf à se passer de son avis ou à le rendre consultatif. Ce qu’une simple loi peut faire.

Quand à la fermeture des frontières, que tout le monde prône, je ne crois absolument pas à son efficacité. Il est bon de prendre cette mesure à titre symbolique, mais elle est vaine. Il suffit, par exemple, de regarder la frontière entre la France et la Belgique. On peut, à la limite, surveiller les autoroutes, au prix d’un sérieux ralentissement du trafic. Mais quid du dédale de rues des multiples villages frontaliers, où la frontière n’est même plus indiquée ? Et ne parlons pas des anciens sentiers de contrebandiers en zone montagneuse. Ce qui est difficile n’est pas de franchir clandestinement une frontière, mais de vivre clandestinement dans un pays.

S’agissant des réactions publiques des politiques, je remarque, sans surprise, que la plupart des avocats entrés en politique, y compris Gilbert Collard et Nicolas Sarkozy, s’en tiennent au niveau 1, même si l‘attentat de Saint Etienne du Rouvray a durci un peu le discours de Sarkozy qui, depuis, parle d’enfermer les fichés S les plus dangereux.

Au niveau 2, on ne trouve déjà que peu de monde. Les principaux dirigeants du FN, me semble t’il. Et, dans la Droite traditionnelle, Fillon, Wauquiez, dont l’intervention la nuit du débat sur la prolongation de l’Etat d’urgence fut excellente, sans doute Myard et Mariani. En outre, Fillon élargit cette notion de suspects aux familles et aux proches, qui sont « ceux qui assistent muets à la dérive radicale de leurs proches et qui n’ont pas le réflexe de le signaler aux autorités » et qu‘il propose d‘expulser, au besoin après déchéance de la nationalité ( cf Valeurs Actuelles du 21 juillet ). Cette notion de proches me parait importante car elle responsabiliserait les familles, de même que les candidats terroristes, qui sauraient qu’ils exposent leur famille à l’expulsion et qui, s’ils sont expulsés, seraient privés d’un point de chute pour un retour clandestin. Marion Maréchal-Le Pen propose la dissolution de l’UOIF. Je ne sais pas si cela aurait des conséquences sur le passage à l’acte de ses affidés, mais, au moins, les maires collabos ( et ils sont nombreux, y compris chez LR ! ) ne pourraient plus subventionner cette obédience. Et les maires résistants auraient une bonne excuse pour ne pas financer du cultuel musulman sous prétexte qu’il est mâtiné de culturel.

Au niveau 3, l’atmosphère se raréfie encore. On n’y trouve, mezzo voce, semble t’il, que les Patriotes qui évoquent la « rétention administrative », procédure qui ne doit guère parler au grand public et que Cazeneuve estime inconstitutionnelle et contraire aux traités européens auxquels nous avons adhéré, ce qui est, encore une fois, très discutable.

Et pour me faire l’avocat du Diable, je dirais qu’il reste un niveau 4. Celui où on internerait ou expulserait tous les Musulmans. C’est ce que les Américains, pourtant gouvernés par un Démocrate, ont fait avec leurs concitoyens d’origine japonaise durant la deuxième guerre mondiale. J’imagine que c’est quelque chose dont la grande majorité des politiques ne veulent même pas entendre parler. Et pourtant, je ne crois pas à cette antienne d’une « Unité Nationale » incluant des gens dont le livre saint est le Coran, qui est un torrent d‘imprécations contre les infidèles et d‘appels délirants à les torturer, égorger, épiauter, brûler, etc… Mais je reconnais qu’un homme politique responsable ne saurait préconiser publiquement une mesure aussi générale sans se « griller ». D’ailleurs, si les imams dits radicaux avaient un peu de bon sens, ils feraient comme les prétendus modérés et prescriraient à leurs ouailles de se tenir tranquilles et de faire beaucoup d’enfants, qu’ils élèvent avec nos impôts et cotisations sociales. C’est sans doute le meilleur moyen d’aboutir, paisiblement, à ce Grand Remplacement conceptualisé par Renaud Camus, mais dont, déjà, le Général De Gaulle ne voulait pas, avec son célèbre refus de « Colombey les deux Mosquées ». On peut penser que la seule raison qui retient les radicaux est la crainte de voir leurs ouailles s’occidentaliser et se désislamiser. Vu la pression qu’exerce cette religion sur ses adeptes, le risque est pourtant faible !

Il s’agissait là de politique intérieure. Mais on doit faire le lien avec l’action, notamment militaire, de la France au Moyen-Orient. Il est de bon ton de dire qu’elle doit y accentuer son effort et y détruire Daesh. C’est une arme à double tranchant, les attentats que nous subissons étant, à l’évidence, en grande partie, des représailles en riposte à cette action qui, inéluctablement, a conduit à de multiples victimes civiles. J’entendais même récemment un « expert » orientaliste dire que, dans l’esprit des Musulmans du Levant, la France avait remplacé les USA comme « Grand Satan », depuis que Barak Obama avait eu des attentions pour l’Islam ( retrait d’Irak, visite à Al Azar, etc… ). Grand honneur dont nous nous serions bien passés ! La théorie officielle veut qu’il faut détruire l’EI pour éteindre son influence. Je crois que de tels succès peuvent au contraire exacerber le désir de vengeance des très nombreux apprentis djihadistes nés ou arrivés dernièrement en Europe et contribuer à faire migrer ses combattants ailleurs ( Lybie notamment ). Ceci plaiderait pour un retrait de la coalition. Mais cette décision serait peu honorable et donnerait l’impression que « le crime paie ». Je serais donc tenté de dire que cette intervention militaire était, au départ, une erreur. Mais, maintenant que nous sommes engagés, il faut la mener à bien, au moins en Syrie et en Irak, et avec des alliés déterminés ( Kurdes, Chiites iraniens, Russes, Bachar El Assad, entre autres ).

Espérons que l’ignoble attentat de Saint Etienne du Rouvray va booster les Français et les inciter à réclamer qu‘on adapte enfin sérieusement l‘Etat de droit à l’état de guerre. Quand au Haut Clergé, pape François inclus, il restera probablement, tel l’ineffable Mgr Lebrun, Archevêque de Rouen,  sur sa ligne traditionnelle : le masochisme bêlant et la pose oecuménique en compagnie de l’enfumeur en chef qu’est Dalil Boubakeur.

Eric BURNOUF