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Philippot : un souverainiste anti-identitaire

Je maugrée depuis le 3 mai 2017 et ce fameux débat du deuxième tour de la présidentielle entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron.

Mais ce n’est pas tellement contre Marine et sa position sur l‘euro que contre ceux qui ont utilisé ce cafouillage pour la dénigrer.

Voilà en effet plusieurs semaines que Florian Philippot nous a gratifiés de son « Frexit – UE : en sortir pour s’en sortir ». J’y vois du pic et du carreau. Le pic : le protectionnisme et l‘État-stratège. Le carreau : l’abandon réitéré de l’identité et de la résistance à l’immigration.

Je vous en livre un pot-pourri totalement décousu !

Tout d’abord, je m’inscris en faux contre ceux qui critiquent abusivement  Marine et dénient le fait que l’immigration et l’islam soient les principaux problèmes de la France et de l’Europe. C’est la priorité des priorités.

La principale qualité d’un homme ou d’une femme politique est le talent oratoire, en meeting ou en interview. Et Marine a ce talent, qu’elle tient de son père, au plus haut degré. À ce niveau, c’est très rare. Et elle n’est guère en concurrence, dans un genre différent, qu’avec Mélenchon. Pour le reste, il s’agit de bon sens et il faut savoir s’entourer. Un autre talent électoral est de ne pas contrecarrer l’opinion. Or, la sortie de l’euro et le Frexit font peur à énormément de gens.

Or, Philippot ne cesse de cogner sur la résistance à l’immigration. Au point d’écrire : « Je ne fais pas partie de ceux qui ont une vision raciale ». Si ce n’est pas du politiquement correct ! Il privilégie la résistance aux délocalisations industrielles. Certes, l’action de l’État-stratège est importante aussi. Mais il ne s’agit pas de notre civilisation elle-même.

La question qui se pose est de savoir si la France doit menacer de sortir de l’Union européenne (le Frexit, comparable au Brexit ou à la chaise vide) ou y rester afin de peser de l’intérieur.

Évidemment, les fonctionnaires et les institutions européens sont archi-politiquement corrects, donc favorables aux migrants et complètement laxistes dans les négociations sur les traités commerciaux. C’est même au point que la Cour de justice de l’Union européenne interdit à un État membre de refuser l’entrée sur son sol à un non-Européen qui est interdit de séjour chez lui. Mais elles ont aussi leurs bons côtés, comme, par exemple, les subventions aux anciens pays de l’Est, le sauvetage financier de la Grèce ou 70 ans de paix. La question de savoir si la menace serait un leurre est très « compliquée ». Tout d’abord, pour des raisons démographiques : mis à part la Chine et l’Inde, l’Union européenne compte 510 millions d’habitants, les USA 320 et la Russie 150. C’est donc une entité très importante. Et le rétrécissement indéfini n’a guère de sens. Pourquoi ne pas se rapetisser sur l’indépendance de la région, du département, de la ville franche, de la rue, etc. Ridicule ! L’Europe représente la bonne échelle pour peser dans les affaires du monde.

En fait, le problème le plus important du monde actuel est le « vivre-ensemble », sur le même territoire, apprécié sur la base de la beauté  physique et des capacités professionnelles. Je me sens plus proche d’un Breton, d’un Anglais ou d’un Allemand que d’un Marseillais ou d’un Français d’origine immigrée. La question est de savoir jusqu’à quel point on peut supporter les différences de niveau. Le sentiment d’appartenance à une communauté nationale est donc inégal, celui des Français étant moins fort que celui des Gaulois. Bien  sûr, nous avons besoin d’information et de communication, mais avec les réseaux sociaux et Internet, nous sommes plutôt sur-informés. La pierre d’achoppement de l’indépendance d’un pays devrait être le choix des gens qui vivent sur son territoire. C’est son droit le plus strict. Même l’acquisition de la citoyenneté locale par des Européens, tels les Roms, ne doit pas être automatique. La majorité doit pouvoir supporter les minorités. Et ces minorités sont d’autant plus supportables qu’elles sont moins nombreuses. Dans cette perspective, il faut pouvoir faire des choix drastiques. Par exemple, la proportion de musulmans ayant la nationalité française devrait pouvoir être abaissée à 3 ou 5 %. Au juridisme de s’adapter. Apparemment, Philippot ne semble pas s’en soucier.

Son livre commence en effet par le compte rendu de la réunion au cours de laquelle il a été exclu, au cours d’un Bureau exécutif de septembre 2017. Il s’agit d’une véritable canonnade contre les anciens mégrétistes, tous qualifiés avec mépris de représentants de l‘extrême droite. L’auteur se rengorge en rappelant son opposition à la loi El Khomri, laquelle libéralisait le travail. Steeve BRIOIS, Bruno BILDE, Sébastien CHENU, Nicolas BAY, Philippe VARDON, Gilles LEBRETON, Gilles PENNELLE sont cloués au pilori, alors qu’ils avaient beaucoup fait pour le rétablissement du Rassemblement national (alors FN) après leur retour au bercail, consécutif à la scission mégrétiste. Il n’est pas jusqu’aux cadres, secrétaires fédéraux ou de circonscription, qui ne soient critiqués pour leur médiocrité. Or, ayant fréquenté plusieurs partis politiques, je peux témoigner que leurs homologues ne sont pas meilleurs…  Et quand PHILIPPOT affirme que Marine a compris qu’elle n’accédera jamais à l’Élysée, on peut se demander s’il n’y a pas « atteinte au moral de l’armée », voire carrément sabotage.

Par contre, je suis d’accord qu’il n’est pas possible de relever le niveau de vie des Français sans recours au protectionnisme. La chose est évidente et tient en quelques mots. Mettre les travailleurs français en concurrence avec ceux du Bangladesh par exemple, paupérise ces mêmes travailleurs français. Ne pas le faire, que ce soit par des taxes ou des quotas, revient à les protéger. Évidemment, c’est pitié pour les Bangladais. Mais ce n’est pas ma priorité ! Peu de gens osent le dire. Même Mélenchon. Sans doute est-il trop empreint de compassion envers les gens du tiers-monde. Mais notre prix Nobel d’économie, Maurice Allais, le disait : « On ne peut atteindre la prospérité maximale qu’en isolant des zones de développement et de technologie comparables et en les laissant commercer entre elles ! Sinon, c’est la ruine des pays développés ». Évidemment, il y a des exceptions, telles que l’Allemagne. Mais ça reste des exceptions et ça ne fonctionne qu’avec des petits salaires, si ce ne sont des salaires de misère. Et surtout, les Allemands ont su se positionner sur des produits de niche, dont le plus bel exemple est la machine-outil. J’ajoute qu’il y existe une cohésion nationale qui n’existe pas en France. Et cette cohésion tient largement à l’homogénéité ethnique du peuple allemand.

Dans la même veine, Philippot a tout à fait raison de prôner l‘État-stratège. Il est des grands programmes industriels que le privé ne peut pas prendre en charge. Ce fut le cas, notamment, du nucléaire, de Concorde, du plan Calcul. Tous ne furent pas des grands succès mais ils ont assuré à la France un grand prestige, notamment le nucléaire. Évidemment, il s’y pose un problème de compétences techniques. Il est en effet très difficile de réunir au niveau du ministère de l’Industrie les quelques dizaines d’experts qui maîtrisent ces problèmes car ils manquent d‘expérience personnelle. Ce sont, en général, de jeunes polytechniciens. Heureusement, ils sont modestes et se forment en continu par la lecture d’ouvrages professionnels et les discussions avec les anciens qui ont « pantouflé ». Accessoirement, s’il est difficile de recruter ces experts au niveau national, il est pratiquement impossible de le faire au niveau des collectivités territoriales. Il devrait donc leur être interdit d’intervenir dans la vie des entreprises, qui n’ont pas les hommes pour faire autrement que par copinage ou compassion. Et alors, c’est au détriment des entreprises bien gérées. En fait, l’action des régions et des départements devrait être limitée à la culture et au patrimoine historique.

Au total, cela vaut la peine de faire le forcing pour que les institutions européennes abandonnent le politiquement correct. C’est d’autant plus vrai que les fonctionnaires européens ne sont pas aveugles et sourds et qu’ils prennent en compte le rejet, légitime, qu’ils suscitent chez les peuples d’Europe. Il faut essayer ! Et n’oublions pas que de grands événements peuvent surgir de l’imprévisible. Ainsi, qui aurait parié sur la chute du mur de Berlin avant 1989 ? Personne ne pouvait prévoir que les garde-frontière hongrois allaient laisser les Allemands de l’Est passer en Autriche.

Éric LHULLIER




A quand une proposition commune LR-FN sur la remigration ?

 
 La semaine écoulée a été marquée par les propositions des Républicains sur l’immigration. Ce fut un pas en avant très attendu. Ces propositions sont d’ailleurs très semblables à celles du Front national. Voilà une convergence des luttes que je trouve sympathique ! Tout cela va dans le bon sens, mais il y manque l’essentiel : la remigration, alias l’inversion des flux migratoires.

En effet, la natalité des allogènes déjà présents dans l’Hexagone suffira à nous submerger en quelques décennies. Chacun sait que l’Algérie comptait un million d’habitants au temps d’Abd El Kader, 9 millions de Musulmans en 1962 quand les Français ont dû partir sous peine de mort, et 45 millions maintenant. Quelle horreur si les partisans de l’Algérie Française avaient gagné ! Or il y a actuellement en France plus de musulmans qu‘il n‘y en avait en 1962 en Algérie. Et ils ont parfaitement compris que le ventre de leurs femmes était une arme contre laquelle notre « Etat de Droit » nous condamnait à l’impuissance. Un calcul très simple démontre qu’une minorité initiale de 10 % qui a six enfants par couple devient majoritaire en deux générations face aux 90 % du départ qui, eux, n’ont que deux enfants.

Face à ce désastre annoncé, le respect des convenances politiquement correctes me parait dérisoire. Même si la réaction du corps social de souche devait se traduire, en matière de Code de la Nationalité, par un pataquès juridique tel que le retour au droit du sang avec effet rétroactif. On entend d’ici les belles âmes et leur « retour aux heures les plus sombres de notre histoire ». L’identité de la France et le droit des Français à vivre dans un pays qu’ils aiment selon des lois qu’ils ont en principe choisies sont à ce prix.

Pour autant, j’entends bien que ce que je dis là est publiquement indicible pour un homme politique de niveau national. On peut tout de même le garder à l’esprit sans l’évoquer dans la presse.

Sur un sujet connexe, je trouve que la similitude des propositions de LR et du FN devrait se traduire par un accord électoral, ce que Laurent Wauquiez affecte toujours de rejeter avec véhémence.

Qu’a t-il à y  perdre ? Le départ de Mesdames Pécresse et  Calmels, ou de Messieurs Apparu ou de Calan ? La belle affaire. Qu’ils rejoignent les Centristes de Monsieur Lagarde, voire les « marcheurs » ! Les places y sont déjà prises et ils s’y éteindront sans aucun appui populaire. La grande majorité des sympathisants LR ne les regrettera même pas.

Qu’a t-il à y gagner ? La cohérence tout simplement, et, accessoirement, la crédibilité personnelle qui, actuellement, lui fait terriblement défaut. Les médias, et même des cadres de LR, ne cessent de dire qu’on ne sait pas ce qu’il pense. C’est tout de même gênant. A moins qu’il ne fasse sienne la maxime de Mitterrand, alias Le Florentin, selon laquelle on ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment. C’est en contradiction avec l’adjectif qui revient si souvent dans ses discours, à savoir « clair ». Ce qu’attend le Peuple français, c’est  une compétition courtoise, dans la compréhension et sans acrimonie, entre LR et le FN. Question de personnalités davantage que de différences de programmes.

Eric Lhullier




Pour le journaleux Jean Levallois, Orban, c’est « Le triomphe de la peur »

Jean Levallois, l’éditorialiste du journal que tout le monde lit, hélas, dans mon coin de France, surtout pour les nouvelles locales tout de même, vient de se fendre d’un édito au sujet de la victoire de Victor Orban aux dernières législatives hongroises. Le titre en était tout simplement «  Le triomphe de la peur ». Je l‘ai trouvé scandaleux de mépris, comme le reste de son article.

Cette accusation de peur, faite pour dénigrer la Résistance en la réduisant à un sentiment bas, est évidemment odieuse. Mais je la croyais désormais si éculée et si décalée, de même que « L’immigration, chance pour la France » ou « L’islam, religion de paix de tolérance et d’amour », que les pires collabos n’osaient plus s’en servir pour leur propagande. Apparemment, cette évolution, que la réalité impose dans l’esprit des gens lucides, n’a pas pénétré l’esprit de cet homme. Et dans son arrogance de faiseur d’opinion officiel et subventionné, il continue imperturbablement à traiter avec mépris de « populistes » ces millions de gens qui voient seulement la réalité en face.

L’oiseau qui se lâche sur votre casse-croûte quand vous pique-niquez sous un arbre ne vous fait pas peur. Il vous emm……. seulement. C’est, au minimum, ce qu’on peut dire de l’immigration et de l’invasion islamique que connaît l’Europe. C’est ce qu’inspire aux gens normaux le spectacle des barbus et des voilées qui s’emparent de l’espace public dans tellement de territoires français, avec le grand remplacement, la destruction de notre identité, la perspective de devenir étrangers dans notre propre pays et d‘y subir à terme une loi religieuse de régression. De plus en plus, l’islam apparaît pour ce qu’il est : une religion de conquête, de sauvagerie et d’obscurantisme. Et lorsqu’il passe à l’action armée ou terroriste, comme le Coran le commande, il suscite beaucoup plus l’horreur et la colère que la peur, nonobstant les dires des collabos et des enfumeurs de « L’islam, c’est pas ça », affublés de fleurs et de bougies ridicules au lieu d’être animés par la colère et le désir de vengeance. Tout cela fait que les Européens en général et les Français en particulier sont de plus en plus dégoûtés par ce que deviennent leurs pays. Et je pense que c’est même la principale raison de leur dénatalité.

J’imagine que le prochain argument de notre brillant éditorialiste, pour dénigrer les Résistants, sera leur manque d’intelligence. La « bêtise au front de taureau » est un grand classique du politiquement correct, même sous la plume d’un collaborateur de la STASI comme le fut Bertolt Brecht. C’est un argument contre lequel je suis un peu immunisé. Je ne confonds pas l’intelligence et les diplômes, mais il y a tout de même une petite corrélation… Et ce que j’aurai le plus apprécié dans la vie est une certaine sérénité. Lorsqu’on a réussi des épreuves difficiles, on peut dire tranquillement qu’on ne sait pas quand on ne sait pas et on ne se sent pas obligé de réciter la propagande médiatique pour montrer qu’on est intelligent et qu’on a bien appris sa leçon. En vérité, je pense que ce sont les mieux armés intellectuellement qui résistent au lavage de cerveau et non pas ceux qui gobent de tels éditoriaux depuis des années ! Mais j’accorde à Jean Levallois l’excuse de la sincérité. Contrairement aux vraies grandes plumes des médias nationaux, souvent cyniques et purement opportunistes, je pense qu’il croit vraiment à ce qu’il écrit. Sancta Simplicitas, qui lui vaut peut-être les miettes de notoriété nationale attribuées par des confrères plus brillants.

Par ailleurs, je pense qu’il est passé à côté d’un argument qui aurait pu être pertinent : l’absence de compassion. S’il avait intitulé son éditorial « Le naufrage de la compassion », je ne me serais probablement pas donné la peine de réagir. En effet, la compassion commanderait d’accueillir dignement tous ces déshérités qui espèrent accéder à un Eldorado européen. Je ne suis même pas de ceux qui, hypocritement, préconisent de les aider en concourant au développement de leur pays d’origine. Les observateurs lucides pensent d’ailleurs que ce développement aide les migrants à tenter le voyage, car les pauvres absolument pauvres n‘ont même pas les moyens de le faire. Je suis résolument pour le « chacun chez soi », ce que les collabos appellent évidemment « la forteresse assiégée », cliché d’ailleurs impropre car une forteresse assiégée ouvre le feu sur les assaillants alors que nos gouvernants ne font en réalité rien pour s’opposer sérieusement à l’afflux migratoire. Quand on a affaire à des envahisseurs, il est normal de s’en défendre, même si les collabos essaient de culpabiliser les défenseurs. Je ne me sens pas coupable de refuser que mon pays serve d’exutoire à une natalité africaine totalement irresponsable. Et en soit submergé, avili et finalement détruit. C’est du respect de soi et de la légitime défense. Même si cela implique le droit à l’indifférence !

Néanmoins, cet édito se termine sur une phrase que j’approuve complètement, à savoir « Il est grand temps que l’Europe dise qui elle est et où elle veut aller ». En effet, il est grand temps qu’elle dise qu’elle veut rester elle-même, fière d’avoir créé la civilisation la plus brillante qui ait jamais existé, des Grecs antiques à nos jours, et de refuser sa dissolution dans des civilisations arriérées. Et accessoirement que les collabos soient fermement invités à plus de modestie. Sans empathie suicidaire !

Eric Lhullier




Le Kalifat se serait il emparé du CRIF ?

J’ai trouvé absolument choquante et injuste la façon dont Monsieur Kalifat, Président du CRIF, le Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (son président devrait songer à changer de patronyme !), a déclaré Marine Le Pen persona non grata lors de la marche blanche en hommage à Mireille Knoll. Le fils de la victime, qui est au moins aussi qualifié que le Président du CRIF, a eu une attitude autrement digne.

Les lecteurs de Riposte Laïque devinent que je suis, comme beaucoup d’entre eux, sympathisant du Front National. Je n’en suis pas formellement membre, mais j’y ai des amis et je connais assez bien le milieu des militants FN. A la limite, on pourrait dire que j’en suis également un, à ma manière, principalement numérique, épistolaire et comme auteur de billets d’humeur.

Les gens qui me connaissent savent que, nonobstant mon engagement dans la droite dite extrême, je suis très favorable à Israël et à la communauté juive de France, que je considère comme partie intégrante et valorisante du Peuple Français. Alors que je n’en dirais pas autant de la communauté musulmane. Et voilà une bonne quarantaine d’années que je me tue à dire à mes amis juifs que l’augmentation folle de la population musulmane en France est un danger pour eux. Ils savaient bien que j’avais raison, mais la plupart avaient un blocage, de solidarité entre minoritaires sans doute, pour le reconnaître ouvertement. Je suis tristement heureux de voir que leur parole se délie de plus en plus devant l’évidence.

S’agissant du Front National, je rappelle ce que tout le monde sait, c’est-à-dire qu’outre l’évidence que Marine Le Pen n’est pas responsable des anciens propos de son père, elle a fait de gros efforts, depuis qu’elle en est présidente, pour nettoyer son parti des scories antisémites. Qu’il reste des antisémites cachés au FN, comme dans d’autres partis d‘ailleurs, est vraisemblable, mais ce n’est plus dans son ADN, comme ses détracteurs aiment tellement le dire. Et aujourd’hui, l’antisémitisme est beaucoup plus le fait de l’extrême-gauche, unanimement favorable aux Palestiniens, et qui n’a pas abandonné le cliché du juif capitaliste, banquier et exploiteur, que de la droite dite extrême. Quant à la communauté musulmane, elle est antisémite depuis Mahomet et celle qui s’est installée en France l’est résolument dans sa totalité et fanatiquement pour une bonne part. Les discours du style Philippe Val, Laurent Neumann, journaliste bien connu de BFM-TV, et, bien sûr, la langue de bois de la plupart de nos dirigeants politiques sur « l’éducation » me paraissent totalement iréniques et n’ont aucune chance de rien y changer. La seule chose efficace serait que la communauté musulmane résidant en France soit démographiquement très minoritaire et, de ce fait, en revienne à une attitude modeste. Le moins qu’on puisse dire est qu’on n’en prend pas le chemin !

En rejetant la Présidente du FN, et ses militants à travers elle, le CRIF crée un sentiment d’injustice qui peut engendrer un ressentiment à l’égard de la communauté juive. J’espère que ce ne sera pas durablement le cas. Sinon, outre le fait que son président ne s’est pas grandi moralement par ses propos, il aurait commis une lourde faute politique.

Eric Lhullier




Le JDD reproche à l’armée française de négliger la diversité

 

Très intéressant grand article du JDD du 25 mars sur la résistance de la hiérarchie militaire au recrutement et la promotion des minorités ethniques dans l’armée. Le sentiment personnel du journaliste n’est pas facile à discerner. Si on a le préjugé très favorable, on peut se demander, malgré le titre (« l’armée des galons blancs »), s’il n’approuverait pas un peu cette résistance…  Moins que moi tout de même, est-il besoin de le dire ! Mais je ne jurerais de rien, ne serait-ce que parce que son journal est bien dans la ligne de ceux qui ignorent ou dénigrent la résistance. Enfin, s’il veut stigmatiser les généraux accusés de traîner les pieds, l’opinion publique, elle, peut savoir gré à la grande muette de sa prudence.

Cet article cite, de façon élogieuse, quelques représentants, exceptionnels, de minorités visibles qui ont cependant réussi dans l’institution militaire. Ceux-là sont dans leur rôle et on ne saurait leur en vouloir.

Je n’en dirai pas autant des officiers, Français de souche, qui tiennent un discours collabo-opportuniste pour favoriser leur carrière….

Est rappelé, bien entendu, le rôle délétère, et d’une totale naïveté politiquement correcte, d’Hervé Morin lors de son passage comme ministre des Armées. Le futur président de la Normandie appelait alors de ses vœux la promotion d’un « Colin Powell français » et, avec son « plan d’égalité des chances », réservait un contingent de places en classe préparatoire aux grandes écoles militaires à des « élèves sélectionnés sur critères sociaux ». On n’a pas osé dire ethniques !

Je ferai surtout deux réserves sur cet article. D’abord au sujet de la tradition catholique qui imprégnerait le corps des officiers. La réalité est très déformée et on sent bien que ce n’est pas fait pour présenter l’encadrement militaire sous un jour favorable et sympathique, foi d’agnostique résolu mais impartial ! Ensuite, et c’est plus grave, il n’est fait aucune mention du degré de confiance que l’on peut accorder à ces minorités, notamment aux Musulmans. Non seulement en cas de conflit avec un pays musulman, mais simplement eu égard au risque qu’ils rejoignent le djihad après leur formation militaire. C’est sans doute la principale raison de la résistance de l’Institution et elle est parfaitement justifiée.

Pour l’anecdote, je me souviens que, lors de la remise de son Prix Tocqueville, en 2006, à Tocqueville même, dans le château qui fut celui du grand Alexis de Tocqueville, Colin Powell, Jamaïcain d’origine, avait déclaré que si ses parents avaient émigré en Angleterre au lieu des Etats-Unis, il aurait sans doute « fini sergent dans un régiment minable ». En effet, le haut commandement britannique veille, au prix de multiples ruses vis-à-vis des dirigeants politiques, à maintenir un recrutement quasi exclusivement « de souche ». Coïncidence sans doute : l’Angleterre a probablement la meilleure armée de terre du monde par rapport à la taille du pays, indépendamment du fait qu’elle n’est pas engagée à tout va, comme la nôtre. A contrario, l’armée de terre américaine, extrêmement colorée, ne cesse d’enregistrer des résultats pitoyables par rapport à ses moyens matériels. Ce n’était pas encore le cas en 1944, où tous les soldats américains de première ligne étaient blancs… et même le plus souvent WASP (White Anglo Saxon Protestants). Quant aux Israéliens, ils dispensent tout simplement de service militaire leurs concitoyens arabes.

Ce ne sont là que des exemples récents. Sans remonter à l’incorporation de barbares dans l’armée romaine, prélude au déclin et à la chute de l’Empire. L’histoire montre en effet que lorsqu’un peuple n’assume plus lui-même sa défense, il est voué à disparaître.

Eric Lhullier




Wauquiez à Mayotte : le retour de l’Algérie Française

Les propos que Laurent Wauquiez a tenus à Mayotte m’ont consterné. Il y disait entre autres, avec un air de conviction très appuyé, que Mayotte était un département français comme les autres et que la sécurité devait y être rétablie. Au premier degré, il n’a fait là que son travail d’opposant avec un discours convenu, mais en réalité, c’est une sinistre absurdité, fût-elle digne d’une anthologie de la langue de bois.

Mayotte n’est pas, fort heureusement, un département comme les autres. Cette île a été départementalisée en 2009, donc sous la présidence Sarkozy, par une démarche que les Français n’auraient sûrement pas approuvée s‘ils avaient été consultés, pour les besoins de la pêche aux voix des DOM-TOM, et accessoirement de la pêche aux voix musulmanes. En 1974, ce sont les Mahorais qui avaient déjà fait un choix intéressé, mais qui ne m’intéresse pas du tout, en choisissant de rester dans le giron de la France. Ce sont par contre les habitants des autres îles de l’archipel des Comores qui avaient fait un choix digne en votant pour leur indépendance. Peu m’importe qu’ils le regrettent aujourd’hui et affluent de toutes parts à Mayotte sur leurs embarcations de fortune. On peut y envoyer des milliers de gendarmes supplémentaires : le temps que Mayotte sera française, on n‘y changera rien. D’autant que je suppose qu’il n’y a pas un homme politique en France capable de donner l’ordre de tirer sur ces embarcations à bonne distance du rivage. On se croirait dans le « Camp des Saints », ce chef-d’œuvre visionnaire de Jean Raspail.

Mayotte est un gouffre pour les finances de la République et un énorme dépotoir à clandestins, hélas destinés à devenir un jour français, contre la volonté des Français authentiques, si on n‘y met pas bon ordre.  Et ces aberrations ne se justifient pas par le moindre intérêt économique ou stratégique.

Un Homme d’Etat français ne devrait être que pour l’indépendance de cette île. Et sans possibilité, pour ses résidents, de choisir la nationalité française, sauf pour ceux qui sont d’origine métropolitaine et ne sont là que temporairement. Tout autre discours rappelle les absurdités des tenants de l’Algérie Française, qui nous vaudrait maintenant 45 millions de concitoyens algériens. Un homme politique qui se veut héritier du Général de Gaulle devrait comprendre ça.

Eric Lhullier




Marine doit prendre la main tendue de Jean-Marie

Le JDD du dimanche 18 février comportait deux articles concernant le Front National : un résumé-commentaire de la lettre « ouverte » que Jean-Marie Le Pen adressait à Marine, signée « Ton père », et une interview du même JMLP.

Sur l’interview, je suis un peu réservé. La mauvaise foi m’y semble assez flagrante et les allusions homophobes douteuses. Quant aux questions de fond qui se posent, j’ai des avis divers… et parfois hésitants. J’étais, et suis toujours, contre l’exclusion du père fondateur, mais je suis pour la suppression du statut de Président d’Honneur, qui se justifie encore moins dès lors que le titulaire a été exclu. J’obéis là à un réflexe qui m’empêche d’aller là où je ne suis pas le bienvenu, mais je reconnais que ce réflexe peut être considéré comme trop déférent, voire pusillanime. Et sur le changement de nom, je suis aussi réservé que la moyenne militante. Mais je n’y suis pas non plus opposé par principe. Si quelqu’un a une bonne idée, pourquoi pas ?

Sur la lettre par contre, que j’ai lue in extenso sur son blog, je dois dire que je suis heureusement surpris par la chute (la main tendue), par la tonalité générale, qui remet l’accent sur l’islamisation et l’immigration, et surtout par ce que j‘y ressens, malgré tout, de profonde affection paternelle à l’égard de Marine. Je ne méconnais pas que, lorsque son père affecte de croire que la dédiabolisation n’est que l’abandon de la lutte contre l’immigration, il fait preuve d‘une certaine mauvaise foi, mais d‘une mauvaise foi acceptable. Comme chacun le sait, la dédiabolisation est d’abord le renoncement à l’antisémitisme affiché et aux plaisanteries douteuses qui ont émaillé la vie du FN pendant les années de présidence Jean-Marie. Or, je suis de ceux qui pensent et croient possible que les Juifs soient ou deviennent nos alliés naturels dans la lutte contre l’Islam, nonobstant leur intérêt spontané de minoritaires vis-à-vis de toutes les minorités. Un intérêt, parfois destructeur je le reconnais, mais que d’autres minorités, comme les Protestants, notamment ceux de la Cimade, partagent aussi, même si on en parle beaucoup moins.

Quant à la main tendue, j’estime qu’il faut la saisir. Les organisateurs du congrès devraient faire en sorte que JMLP y soit accueilli convenablement, quoi qu’il leur en coûte, pour le bien du mouvement national. Pour cela, il est sans doute souhaitable que des collaborateurs de bonne volonté, des deux côtés, s’entendent au préalable sur les conditions de son intervention. Le contraire, avec l’éventualité de bagarre entre les deux services d’ordre, devant le bâtiment du congrès, ce que les journalistes se feraient une joie de diffuser à satiété, serait absolument catastrophique pour l‘image du Front National. Au contraire, l’accueil courtois du père fondateur, même si c’est un des proches de la Présidente qui se dévoue pour officier, serait de nature à ramener de la sérénité chez les adhérents et sympathisants du FN et de tout le mouvement national et identitaire. Ce serait bien !

Eric Lhullier 




Welcome chez nous, sur LCP : médaille d’or de la propagande migratoire

De temps en temps, on est tenté d’établir un palmarès des bons sentiments. Ou de l‘intox, s’agissant des collabos les plus cyniques : journalistes, associatifs, élus cherchant à tout prix la paix sociale, etc.

Je trouve que, la semaine passée, la palme a été remportée par une émission de LCP, intitulée « Welcome chez nous » et diffusée le 12 janvier. Il s’agissait du documentaire d’un certain Adrien Pinon sur l’accueil de migrants afghans dans une petite commune de l’Eure, Serquigny. Quelle distribution !

Le maire, Lionel Prévost, était absolument parfait en innocent au grand cœur. Les patriotes lucides seront tentés de dire en agneau bêlant ou en inconscient suicidaire dégoulinant de bons sentiments. Peu importe. La vieille belle, linguiste en retraite, toute émoustillée par cette bande de jeunes hommes exotiques et célibataires, n’était pas mal non plus. De même que la « Bonne Maman », atteinte par le syndrome du nid vide et qui faisait des gâteaux pour le pince-fesses. Là, on était encore dans le casuel. Plus grave, ai-je trouvé, était le chauffeur routier qui finissait par les trouver « gentils » car, lui, dans le petit pavillon dont il payait les traites, il représentait vraiment notre Peuple. Un couple de « Dupont-Durand » résistait un peu plus. Verbalement. Mais ils faisaient plus « bourges » que « peuple ». L’énarque de l’OFPRA était parfait dans l‘enfumage : « Il faut un équilibre entre le droit et la rigueur », disait-il. Le problème est que son équilibre tient du pâté d’alouette : un cheval de droit, ou plutôt de droitdel’hommisme, et une alouette de rigueur. Après Calais et leur désir d’Angleterre, ces Afghans déclaraient brûler d’amour pour la France. Et si la France ne se sentait pas du tout honorée ni valorisée par leur amour ? C’est son droit, de pays d’un certain standing. Et pas de pays…   comme dit Donald Trump lorsqu’il parle comme tout le monde. Quand à la Takkya, c’est une seconde nature chez les plus diserts. Le discours rôdé pour obtenir l’asile politique respire le mensonge : « Je suis menacé par les Talibans, qui me croient militaire, et par les militaires, qui me croient taliban ». Les gogos sont baba, hébétés et ne demandant qu’à gober.

Nous avons tout de même vu quelques protestataires. Petite manifestation du Front National. Colère rentrée et perceptible. Mais c’est tout. Et, dans le bureau du maire, sa délégation d’élus, Nicolas Bay en tête, était tout sourire : « On est entre gens de bonne compagnie… ».

Evidemment, tout ce petit monde évitait la question essentielle : l’avenir de cette bande d’Afghans et en quoi ils vont changer la France s‘ils y restent, en commençant par la communauté dans laquelle ils veulent s’introduire sans avoir été invités. Quel avenir le jour où on décidera de ne plus les materner ? L’assistanat ou la délinquance probablement. Et de toute façon, l’abaissement de la France du seul fait de leur présence. Alors, qu’ils retournent essayer de redresser leur pays, dont ils ont fait ce qu’il est ! Mais ce que j’ai trouvé de plus odieux est l’argument, mille fois répété, qui prétend rabaisser notre refus à de la peur. Nous n’en voulons pas, et c‘est notre droit ! Même si nous n’avons pas tout à fait le droit de dire pourquoi nous n‘en voulons pas. Réduire ça à un sentiment bas, comme la peur, est une mystification odieuse.

Au fond, c’est le journaliste, Jean-Pierre Gratien, de LCP, qui, une fois n’est pas coutume, était le moins pire. Il savait bien que, devant leur petit écran, des centaines de milliers de téléspectateurs bouillaient. Alors, il la jouait un peu dubitatif de temps en temps, et enveloppait le tout d’un mot magique : Humanité. Pas maladroit !

Sur la seconde marche du podium, je vois La Presse de la Manche, le « grand » quotidien de ma presqu’île, qui, le même jour (12 janvier) nous gratifiait d’un article indigné sur le risque d’expulsion encouru par une intéressante famille albanaise. Il est évident que les Albanais ne sont pas éligibles au droit d’asile et doivent être renvoyés chez eux, ou ailleurs, car ils ne courent aucun risque de persécution politique dans leur pays. Il ne s’agit que de candidats aux aides et avantages payés par le contribuable français. Le seul risque qu’ils encourent pour leur sécurité en Albanie est un règlement de comptes entre clans mafieux, grande spécialité de ce pays. Des habitudes qu’ils exportent volontiers dans l’Europe de l’Ouest, à la Justice aussi laxiste et aux droitsdel’hommistes aussi niais. Petit détail, outre leurs qualités naturelles, ces Albanais sont tous musulmans, donc adorateurs de ce livre de folie furieuse qu’est le Coran. Ils ont en effet été les premiers collabos des Turcs lorsque ceux-ci ont envahi les Balkans, après la prise de Constantinople et les siècles de barbarie qui ont suivi. Mais récemment, donc bien plus tard, l’OTAN les en a remerciés en leur donnant le Kosovo, d’où ces Albanais ont « nettoyé » ethniquement les Serbes, peuple qui avait le plus vaillamment résisté aux Turcs. Et l’OTAN, pour faire bon poids, bombardait le territoire serbe lui-même, avec l’appui de l’aviation française aux ordres de cette OTAN-là, dont la Turquie fait partie par une aberration issue de la guerre froide. Le tout sans susciter la moindre protestation des idiots utiles du politiquement correct.

Et sur la troisième marche du podium, je verrais bien deux ex-æquo. Toujours La Presse de la Manche, qui célébrait la naissance du premier bébé cherbourgeois de 2018, évidemment parce qu’il s’appelle Karim et que ses très jeunes parents sont immigrés, et pas de Norvège dirait toujours Trump. Ils commencent de bonne heure aurait dit ma grand-mère… qui regrettait pourtant que les femmes responsables d’aujourd’hui attendent tant pour avoir leur premier enfant. Fidèle à sa ligne de ravis de la nouveauté, à défaut de la crèche, le grand quotidien du Nord-Cotentin se pâme. Si le nouveau-né s’était appelé Jean-Pierre, on n’en aurait sans doute pas parlé. Mais il faut bien faire passer l’exception pour la norme, et faire entrer le grand remplacement dans nos caboches franchouillardes. Et en plus, le faire passer pour joyeux ! Et comme troisième ex-æquo, je recommande le « C Politique » du 14 janvier,  avec l’incontournable Leïla Slimani, journaliste-écrivaine et nouvelle « Madame Francophonie » du Président Macron, qui exhorte véhémentement la France à se montrer digne de sa tradition, faute de quoi elle se déshonorerait, etc. air connu ! Devant un parterre d’idiots utiles qui abondent dans son sens.

Mais, elle, au moins, est dans son rôle, de Marocaine qui œuvre ouvertement pour l’invasion. Alors que presque tous nos journalistes professionnels sont des collabos. Dans leurs écoles de formation, les étudiants en journalisme n’ont-ils pas déclaré à 92% voter Mélenchon pour la Présidentielle 2017 !!! Vous avez dit insoumis ? Pas à la pensée unique en tout cas ! Pour autant, leur lavage de cerveau perpétuel ne me fera jamais accepter la transformation de la France en pays… du Tiers-Monde, par immigration et prolifération de populations du Tiers-Monde.

Eric Lhullier




La députée franco-tunisienne Sonia Krimi veut toujours plus d’immigration

                                  

M’exprimant dans un média national  et pas n’importe lequel, mes aïeux !), j’ai des scrupules à évoquer un sujet local. Enfin, cet exemple a tout de même une valeur nationale, et il prend sa source à l’Assemblée du même nom. Alors…

L’aspect local concerne la 4e circonscription législative de la Manche, celle de Cherbourg, et sa députée, Sonia Krimi, Franco-Tunisienne musulmane débarquée en France voici quelques années, inscrite au groupe LREM, et qui, avant son élection en juin dernier, à 34 ans, n‘avait aucun mandat électif, ni aucun engagement politique connu. Autant dire qu’elle est faite pour « représenter » les Normands du Cotentin comme moi pour être évêque et que, dans son cas, la notion de représentation politique implique un humour particulièrement ravageur, si on se force à vouloir faire de l’humour, cette politesse du désespoir, dans une situation délétère. Je précise qu’au départ, elle n’avait pas l’investiture d’En Marche, celle-ci ayant été attribuée dès janvier à un LR juppéiste, coutumier des vestes électorales à toutes les élections où il ne manquait pas de se présenter sur Cherbourg, et qui avait très tôt vu dans En Marche une possibilité de revanche sur sa longue série d’échecs. Mais, comme le seul candidat de droite capable de reprendre la circonscription avait refusé d’y aller, pour des raisons que je ne comprends toujours pas, et que le candidat PS, soutenu par le sortant, Bernard Cazeneuve, était particulièrement falot, le deuxième tour ne laissa en piste que le candidat officiel d’En Marche, qui avait d’ailleurs viré en tête au premier, et cette Dame Krimi, dissidente du même mouvement. Et alors, qu’Allah soit loué, la Gauche, dont la mouvance extrême est très forte ici, se refusa largement à voter pour un Juppéiste. Et la droite traditionnelle la soutint en douce, mais tout de même pas unanimement, pensant qu’elle serait la moins susceptible de s’installer durablement dans le paysage politique cherbourgeois. Espérons qu’au moins sur ce plan, son calcul finira par se révéler juste !

Toujours est-il que cette Dame Krimi vient enfin de se distinguer à l’Assemblée Nationale, à l’occasion du débat sur la loi encadrant l’immigration. Et nul ne s’étonnera qu’elle ait véhémentement pris la défense des migrants, appelant la France à en accueillir bien davantage et dans des conditions plus dignes.  L’idée que les Français n’en veulent pas et qu’ils préféreraient qu’on aide leurs SDF, ne semblait pas émouvoir le moins du monde sa véhémence communautariste requalifiée humanitaire. Inutile de dire qu’elle fut chaleureusement applaudie par nombre de députés de gauche, notamment les Mélenchonistes… qu’elle ferait bien de rejoindre pour rester cohérente. D’autant que chacun comprend qu’il n’était pas seulement question de migrants clandestins dans son discours, mais, en filigrane, de toute la politique migratoire, avec à la clé le statut des immigrés, leurs conditions de séjour en France et peut-être leur droit de vote. On aime, comme le principal quotidien cherbourgeois, qui adore et se pâme, ou on n’aime pas, comme la plupart des Français de souche, mais il faut reconnaître que cette Dame est dans son rôle, car l’immigration appelle l’immigration, qu’elle soit familiale (franchir clandestinement une frontière est facile, mais résider clandestinement dans un pays est compliqué. Il y faut une structure d’accueil, le plus souvent familiale, indépendamment du  regroupement familial légal) ou que, de plus en plus, il s’agisse d’une influence électorale et politique qui fausse le vote des mono-nationaux. Mais c’est un rôle qui consiste à remercier de la façon la plus odieuse qui soit, en cherchant à le dénaturer et l’abaisser, un pays qui vous a accueillie et si bien traitée. Un rôle communautariste néanmoins normal, même s’il est mortifère pour la culture, la civilisation et l’identité de la France.

Par contre, le cortège des Français de Souche qui la soutiennent n’est sûrement pas dans son rôle. Et quand je parle de cortège, je ne pense certes pas au « terrible » cortège que Malraux appelait aux côtés de Jean Moulin lors de l’entrée de ses cendres au Panthéon. Ou si l‘actuel cortège est terrible, c‘est au sens de malfaisant. Un cortège divers en tout cas, formé de belles âmes dévoyées, de purs arrivistes, de représentants « d’autorités morales », de minorités de toutes sortes, ethniques, sexuelles, religieuses, etc., instinctivement portées à soutenir toute autre minorité, de vieux élus aigris par le manque de reconnaissance de leur parti mais qui veulent continuer à exister et que l’âge rend trop sensibles aux frais minois exotiques, d’idiots utiles détestant une société qui aurait mal reconnu leurs talents, et d’idiots tout court ânonnant leur leçon politiquement correcte. J‘en oublie sûrement ! Dans le meilleur des cas, ce sont des gens qui se laissent abuser par leurs bons sentiments, dans le pire des cas des traîtres, le plus souvent des lâches. Mais sont-ils seulement capables de s’interroger sur leurs mobiles ?

Heureusement, l’Europe a connu et fourni d’autres cortèges, résistants ceux-là. Heureusement, il y a eu les Grecs de Marathon (490 Av. J-C.  et de Salamine (480 Av. J-C.), qui ont évité à la Grèce antique de devenir une satrapie orientale et barbare. Heureusement, il y a eu les Germains et les Gallo-Romains qui ont arrêté Attila aux Champs Catalauniques (451), près de Troyes, évitant à leur civilisation de retourner à celle de la yourte mongole. Heureusement, et surtout pour la France, il y a eu Charles Martel à Poitiers (732) évitant à son pays de devenir un pays du Maghreb. Heureusement toujours, il y a eu les défenseurs de Vienne (1.529) contre les Ottomans, évitant à l’Autriche de devenir une autre Albanie convertie à l’Islam par la terreur. Mais chacun voit que ces victoires sont celles d’une supériorité, du courage, de la stratégie, de la technologie, donc finalement militaire. Notre défi est aujourd’hui tout autre. Il est de repousser une invasion d’infériorité qui joue sur notre compassion suicidaire. Il est donc d’abord psychologique, car, pour l’instant, nonobstant le terrorisme, la force est encore avec nous. A nous de ne pas attendre passivement qu’elle ne le soit plus, différentiel démographique aidant.

Eric Lhullier




M. Wauquiez, regardez plutôt vers Marine que vers Juppé

Lettre à Laurent Wauquiez, nouveau Président des Républicains

Monsieur le président,

Il va de soi que je vous félicite pour votre élection en qualité de Président de LR. Et je ne serai pas de ceux qui chipotent parce que vous n’aviez pas d’opposition sérieuse. Si aucun poids lourd n’a voulu risquer d’écorner son image en se présentant contre vous, c’est que vous étiez un très bon candidat. Ceux qui auraient pu tenter leur chance mais ne l‘ont pas fait sont, définitivement ou indéfiniment, hors course. On pense évidemment en premier lieu à Alain Juppé, à qui je souhaite de continuer à embellir Bordeaux jusqu’à la fin de son mandat municipal, mais pour qui je n’aurais jamais voté, même contre la gauche, au deuxième tour de la Présidentielle. Car mieux vaut la gauche qu’une fausse droite qui tue l’espoir dans l’alternance. Béni soit donc Fillon de s‘être maintenu contre tout espoir, après les piètres histoires d’emplois de son épouse et de costumes offerts par un « homme d’affaires » libanais, pilier de la Françafrique ! Si la manifestation du Trocadéro ne l’avait pas si heureusement conforté dans sa candidature, nous aurions aujourd’hui un Président de la République qui trouve que la France ne compte pas assez d’immigrés et prône l’identité heureuse dans le « vivre-ensemble », notamment avec son cher Tarek Oubrou, imam de Bordeaux et champion de la takkya. L’année 2017 nous aura au moins évité cette catastrophe. Et je ne vois pas les Bertrand, Darnamin, Borloo, Lagarde et autres Estrosi en mesure d’entrer en concurrence avec vous dans un avenir prévisible. Ne serait-ce que parce que, s’ils ont médiocrement appris à servir la soupe aux journalistes, localiers d’abord, plus huppés ensuite, il leur manque une vision. Et c’est structurel car ils n’ont pas les neurones qui commandent ladite vision. Je ne parle qu’ophtalmologie bien sûr… De toute façon, la construction bancale qu’on appelle, très provisoirement désormais, « la Droite et le Centre », va exploser et ne laisser sur la scène politique que des hommes de conviction, ce que vous êtes, je crois. Le centre mou n’aura le choix qu’entre rejoindre, en supplétifs tardifs et dédaignés, les troupes de En Marche, avec leurs amis constructifs, ou disparaître de la scène politique, les deux n’étant d’ailleurs pas incompatibles dans un avenir rapproché. Par contre, au sujet de la concurrence potentielle, je ne tiens pas pour quantité négligeable les deux poids lourds ex-LR du gouvernement, Bruno Lemaire bien sur, mais surtout Edouard Philippe, dont toutes les interventions publiques sont excellentes. Pour ce qui est de ses décisions, souvent collectives d‘ailleurs, les choses sont moins claires. Heureusement, car avec cet ancien maire juppéiste du Havre, qui adaptait les menus des cantines scolaires à sa clientèle musulmane, l‘Identité de la France serait encore plus mal partie qu’avec un Président que son ancien vernis de gauche autorise au moins à s’abstenir de repentance lors de ses échanges verbaux avec une jeunesse algéroise qui prétend « l’embrouiller » avec la colonisation.

Ayant ainsi bouclé, et sans aucun esprit courtisan, les figures imposées, j’en viens au vrai sujet de cette lettre, à savoir ce que j’aimerais par dessus tout vous voir accomplir pour la France, dans votre nouvelle mission de patron du principal parti d’opposition conventionnel. Je ne suis évidemment mandaté ni manipulé par personne pour cela. Je n’ai ma carte d’aucun parti politique. Par ailleurs, ayant nettement dépassé l’âge des plans de carrière, je n’attends aucun avantage personnel de cette démarche. Il ne s’agit donc que de l’appel passionné d’un citoyen exclusivement intéressé par le destin de son pays. Et évidemment, comme je considère l’islam comme radicalement opposé à la civilisation, la culture et la paix, le destin que je souhaite à la France est aussi peu islamique que possible, pour ne pas dire complètement débarrassé de cette religion, de ses adeptes et de cet ouvrage de fou sanguinaire, hystérique et débile qu’est le Coran.

L’appel que je vous adresse ainsi porte évidemment sur un accord électoral, dans le respect mutuel, avec le Front National.

Je suis convaincu que les militants LR vous ont élu pour ça et que c’est ce que la majorité d’entre eux, UMP puis LR, souhaite depuis longtemps. J’ai souvent vu, dans le passé, des sondages indiquant que 70% d’entre eux étaient favorables à cette option, radicalement opposée à la ligne officielle du parti et aux interventions publiques de ses dirigeants. Et je crois que cette dichotomie « dirigeants-base » est la raison profonde de l’état de la droite parlementaire aujourd’hui. Les sondages plus récents, que le milieu médiatique et immigrationniste aime tant bidouiller, seraient, parait-il, devenus plus réservés au sujet de cette alliance avec le FN. Vous êtes mieux placé que moi pour évaluer l’opinion de vos adhérents, mais je n’en crois rien. Votre succès d’hier et les déroutes successives des Juppéistes depuis la primaire de Novembre 2016 en sont témoins. Quant aux sondages, je crois qu’ils reflètent surtout la panique des médias et des politiques qui, depuis 40 ans, laissent détruire l’identité de la France par l’invasion immigrée, devant une alliance dont les résultats électoraux seraient probablement ravageurs.

Se pose alors la question du premier pas.  Je pense qu’il vous appartient de le faire, même si, au cours de cette campagne pour la présidence de LR, vous avez déclaré à plusieurs reprises que vous ne le feriez pas. J’aurais préféré que vous évitiez le sujet, mais, à partir du moment où la question vous était posée, je pense que vous ne pouviez pas y apporter une réponse différente, alors prématurée. Sinon, on imagine le tollé médiatique et le bénéfice qu‘en auraient tiré ceux que les patriotes considèrent comme des collabos. Mais maintenant, l’heure est à l’action et, pour un Homme d’Etat, l’action peut passer par un changement radical du discours ou par l’abandon du mensonge par omission. Les Pieds-Noirs qui ont accueilli de Gaulle à Alger en Juin 1958 me comprendront certainement….   En outre, il appartient plutôt à celui qui vient d’être auréolé d’un succès (c’est votre cas) de tendre la main à des partenaires potentiels. Et enfin, je pense que le FN et ses dirigeants ont été trop dénigrés et vilipendés, depuis des années, par les leaders de la droite traditionnelle pour apparaître comme demandeurs. Ce ne serait pas digne. Louis Aliot s’est montré parfaitement courtois et coopératif en évoquant récemment, chez Jean-Jacques Bourdin, d‘éventuels accords pour les prochaines municipales. Je trouve qu’il a alors fait preuve d’une louable bonne volonté, mais il ne pouvait aller plus loin, c’est à dire évoquer la pierre angulaire, seule susceptible de modifier le cadre législatif qui nous condamne au déclin civilisationnel, à savoir un accord de désistement mutuel au second tour des législatives.

Je pense qu’il serait aussi très dangereux pour LR de considérer le FN comme un parti voué au déclin et susceptible de connaître le sort du PC après la victoire de Mitterrand en 1981. Le PC d’alors, et son grand-frère soviétique, étaient déjà très engagés sur la pente descendante, même si l’opinion publique n’en avait pas encore bien pris conscience. Au contraire, le FN, quelles que soient ses difficultés actuelles, reste, pour des millions de Français, la seule force politique structurée qui s’oppose à l’invasion immigrée. En cela, il est irremplaçable, incontournable… et irréductible. Et ses militants, adhérents et sympathisants demeurent, non sans de bonnes raisons historiques, extrêmement méfiants à l‘égard de quiconque adopte, ou fait semblant d’adopter, son langage, pour siphonner ses voix, et finalement ne rien faire. Je le dis d’autant plus librement que, même si j’adhère aux positions identitaires du FN, je n‘en ai pas la carte. Et j’ajoute, sans flagornerie, que je ne vous crois pas de la race des siphonneurs ni des amis de ces tyranneaux arabes qui vivent à l’occidentale mais soutiennent le terrorisme, que ce soit par conviction islamique ou parce qu’ils cèdent au racket djihadiste et au chantage politique intérieur.

J’attends donc de vous, après les paroles de campagne, de vrais actes en vue de cette alliance des patriotes que des dizaines de millions de Français attendent et que la classe médiatico-politique politiquement correcte redoute par-dessus tout.

Dans cet espoir, je vous prie d’agréer, Monsieur le président, l’expression de ma haute considération.

Eric Lhullier