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Sauvera-t-on la France avec des musulmans modérés ?

islamreligiondepaixSauvera-t-on la France avec les musulmans modérés ?

L’enjeu des musulmans modérés :
Jacques GUILLERMAIN avait écrit pendant l’été deux articles sur la question de savoir comment on pouvait penser sauver la France sans les musulmans modérés :
http://ripostelaique.com/a-refusent-musulmans-moderes-proposez-quoi.html
http://ripostelaique.com/on-ne-sauvera-pas-la-france-sans-les-musulmans-moderes.html

D’entrée de jeu, l’auteur affirmait ne pas vouloir mettre tous les musulmans dans le même sac (pas d’amalgame) et annonçait qu’on devait accepter les musulmans modérés pour mieux sauver la France. C’était le seul moyen …
Personnellement, je goûte peu ce jeu de classification entre musulmans modérés et immodérés dont l’auteur ne nous a d’ailleurs pas donné la clé.
Je prendrais donc une définition très ouverte pour ne pas être suspect de faire un procès d’intention à nos concitoyens de confession musulmane :
est musulman celui qui se dit musulman et
sont modérés ceux des musulmans qui n’ont pas encore tué.
J’espère ainsi ne pas rentrer dans le camp  « des amalgamistes » qui rejetteraient la plupart des musulmans vivant en France. Mais au final, la définition de ces catégories n’a pas grande importance.

Quelques propositions patriotes :
A l’évidence, l’important, pour moi comme pour Jacques GUILLERMAIN, est de voir se mettre en place une gestion patriote du pays.
Jacques GUILLERMAIN énonce quelques décisions qui lui semblent de nature à sauver la France :
Fermer totalement des frontières,
Supprimer le droit du sol,
Supprimer le regroupement familial,
Reconquérir les quartiers,
Désislamiser l’école publique, l’entreprise, l’hôpital, les prisons,
Repenser notre diplomatie avec les états du Golfe,
Réserver le social aux seuls français,
Supprimer les allocations aux familles de mineurs délinquants,
Revivifier nos traditions (crèches dans les mairies et sapins de noël dans nos écoles),
Faire apprendre l’histoire du pays sans idéologie droitdelhommiste et anticolonialiste,
Lutter contre le salafisme, …

Entre patriotes, ces décisions gagneraient sans doute à être précisées mais là non plus n’est pas le sujet.
Pour revenir à la question de Jacques GUILLERMAIN concernant la place des musulmans modérés dans l’avenir du pays, il va de soi que je n’ai nulle envie de me lamenter sur une France blanche et chrétienne qui n’existe plus autant qu’avant. Pas plus que je ne pense qu’il soit possible (sauf à imaginer des épreuves terribles pour ceux qui vivent en France quelle que soit leur confession) de revenir au temps d’avant les colonisations mondialistes. Ainsi, comme Jacques GUILLERMAIN, je prends acte de la présence de plusieurs millions de musulmans sur le sol français, et, comme lui, je soutiens pour l’essentiel les propositions du programme patriote que j’ai repris ci-dessus.
En revanche, à l’inverse de Jacques GUILLERMAIN, je crois vain de discourir hypothétiquement du sort des musulmans (plus ou moins modérés) dans l’avenir du pays. En tant que démocrate, je considère que tous les citoyens français sont libres de se déterminer et que ce sont les choix de chacun qui fait ce qu’il est.
Ainsi, il est contre productif et idiot de rejeter un homme ou une femme qui partagerait l’essentiel des propositions de Jacques GUILLERMAIN au motif qu’il se dirait musulman. Ce serait faire perdre le camp patriote qui a tant besoin de soutiens pour lutter contre la haine que lui voue un système hyperpuissant et totalitaire.

Le comportement électoral des Français de confession musulmane :
Si je ne peux savoir ce que sera l’avenir de la France ni quel y sera l’avenir du groupe des musulmans que Jacques GUILLERMAIN appellent modérés, je peux néanmoins constater quelques faits aisément partageables qui montrent que le groupe pour qui Jacques GUILLERMAIN a les yeux de Chimène ne semble pas très prêt à se convertir au patriotisme français :
En 2011, les franco tunisiens ont plébiscité les candidats religieux du parti Ennahda aux élections législatives dans leur pays dès qu’ils leur fut possible de voter librement. http://www.lemonde.fr/tunisie/article/2011/10/25/tunisie-le-parti-islamiste-ennahda-arrive-en-tete-en-france_1593664_1466522.html
En 2011, les franco marocains avaient également porté au pouvoir un parti religieux.
En 2012, on sait maintenant que près de 93% des français se disant musulman ont voté pour le candidat PS (http://www.lavie.fr/actualite/93-des-musulmans-ont-vote-pour-francois-hollande-07-05-2012-27212_3.php).

Les drapeaux place de la République l’avait bien montré au peuple même si les journalistes avaient retouché les photos prises et édulcoré la situation en direct. Ainsi, les mêmes qui avaient choisi un bulletin promouvant la charia dans leur pays d’origine votaient socialiste pour le scrutin français …
Il y a quelques jours, le peuple marocain a reconduit pour 5 nouvelles années un régime religieux. http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/10/07/elections-au-maroc-participation-limitee-les-islamistes-denoncent-des-tentatives-de-fraudes_5010240_3212.html . Si le million de Marocains Résidents à l’Etranger (MRE) en France avait pu voter à cette élection, qui peut croire qu’il aurait fait entendre une voix différente de celle des Marocains vivant au Maroc ? https://blogs.mediapart.fr/m-bentahar/blog/061016/legislatives-au-maroc-pourquoi-je-ne-vote-pas
Ainsi, la question n’est pas tant de savoir si on doit sauver la France avec ou sans les musulmans (soient ils modérés) que de savoir quel(le) musulman(e) sera d’accord pour soutenir les orientations patriotiques présentées par Jacques GUILLERMAIN.

Il va de soi que l’homme ou la femme qui se dit musulman et qui soutient les orientations listées plus haut pourra compter sur toute ma considération. Je pense que comme moi la plupart des patriotes accueilleront les bras ouverts tout homme et toute femme s’affichant patriote quelles que soient sa couleur de peau ou sa confession. On le constate pour les asiatiques comme pour les noirs africains. On le sait déjà pour les harkis (arabes et musulmans pour la plupart) que les patriotes n’ont jamais oubliés et toujours défendus contre les manipulations de tous ordres des partis gouvernementaux.

Pour l’heure, je crains que les musulmans en France ne soient pas très nombreux à soutenir un tel programme.

Quelques arguments anti patriotes :
Il n’est pas besoin de beaucoup réfléchir pour imaginer les arguments anti patriotes des français de confession musulmane confrontés au programme esquissé par Jacques GUILLERMAIN :
Fermer totalement des frontières : oui mais le cousin ou la cousine ne pourra plus s’installer aussi facilement que moi ou mes parents ?
Supprimer le droit du sol : oui mais cela voudrait dire que les nouveaux arrivés du bled ne pourraient plus bénéficier immédiatement des avantages de la nationalité française comme moi ou mes parents ont pu le faire ?
Supprimer le regroupement familial : oui mais cela empêcherait les familles de se regrouper (toujours exclusivement sur le sol français d’ailleurs) et de bénéficier des nombreuses aides que les associations bien pensantes et les lois sociales mondialistes leur procurent ? On sait que les Français d’origine étrangère ont une tendance très marquée à aller chercher conjoint dans le pays d’origine et à jouer ensuite du regroupement familial …
Reconquérir les quartiers : oui mais sans stigmatiser les musulmans qui déjà constituent un beau pourcentage des mis en cabane : autant ne rien faire …
Désislamiser l’école publique, l’entreprise, l’hôpital, les prisons : oui mais sans s’en prendre nommément à l’islam qui reste une référence au moins culturelle à ceux qui se revendiquent musulman. D’autre part, laisser faire cette désislamisation serait aussi pour d’autres musulmans très modérés une déclaration de guerre aux racines spirituelles que ces Français de confession musulmane veulent légitimement transmettre à leur descendance,
Repenser notre diplomatie avec les états du Golfe : oui mais qui aidera à financer la construction de lieux communautaires ?
Réserver le social aux seuls français : oui mais … et les cousins qui n’ont pas encore eu le temps de faire le dossier de régularisation ?
Supprimer les allocations aux familles de mineurs délinquants : oui mais en ne ciblant pas trop les familles musulmanes car ce serait trop discriminant !
Revivifier nos traditions (crèches dans les mairies et sapins de noël dans nos écoles) : voilà des exemples de catholaïcité qu’un Tariq Ramadan fustige devant ses parterres de musulmans pas tous immodérés et qui pourraient donner lieu à des combats sur fond de défense de la laïcité à mener par des français de confession musulmane …
Faire apprendre l’histoire du pays sans idéologie droitdelhommiste et anticolonialiste : oui mais ce serait reconnaître les atrocités commises dans le bassin méditerranéen par l’islam depuis sa création et les apports civilisationnels des occidentaux. Cela mettrait nos musulmans modérés dans une posture schizophrénique dans leur relation avec la famille restée au pays voire au sein de leur propre famille en France où les parents ont été élevés dans la haine du pays colonisateur alors que les enfants seraient en mesure de démonter les mensonges qui servent de ciment identitaire à leur famille, …
Lutter contre le salafisme : il n’y a que dans ce domaine où certains musulmans modérés peuvent se montrer des combattants résolus et efficaces notamment parce qu’ils ont vécu dans leur famille l’emprise totalitaire de cette idéologie et que leur culture arabe et islamique peut être un atout.
Comme on le voit, les arguments anti-patriotes cités plus haut ne sont pas tant fondés sur une conception du bien commun à la nation et à son peuple que sur un intérêt immédiat pour soi et les siens. Beaucoup d’autres immigrants ont en quelques générations appris à penser patriote en privilégiant l’intérêt général du peuple français dont ils font partie sur les avantages de leur communauté d’origine. Nombre d’immigrés asiatiques ou de noirs africains ont su évoluer dans ce sens et fournir des patriotes au pays même si la chose est souvent malaisée (sentiment de trahison, d’abandon des cousins, de reniement, etc. ).
Pour l’immigration de confession musulmane des 50 dernières années, ce changement de perspective de vie est sans doute plus difficile en raison d’un passé douloureux, de renoncements inédits et suicidaires de la part de la République, de la proximité et de l’interventionnisme des pays d’origine, des caractéristiques propres à l’idéologie musulmane, etc.

Quoi qu’il est soit, on voit que ce n’est pas tant les Français non musulmans qui doivent changer leur regard sur les musulmans (modérés ou pas) mais bien les musulmans habitant dans ce pays qui seraient bien inspirer de développer une approche de la chose publique plus centrée sur le bien commun et l’intérêt général et moins communautaire.

La première chose que les patriotes peuvent faire est d’accueillir avec joie ces Français qui se revendiquent patriotes (et se disent par ailleurs musulmans) comme ils le font déjà pour les autres Français issus de communautés immigrées rejoignant les mouvements patriotes. Cet accueil n’obèrera pas chez certains patriotes non musulmans des doutes sur la compatibilité entre la démarche patriotique et l’adhésion à l’islam. Il va de soi que, laissant leurs attachements à l’islam dans leur sphère intime, ces patriotes de confession musulmane n’auront jamais à se justifier politiquement sur cette compatibilité et pourront se bricoler la spiritualité qu’ils désirent en s’appuyant sur la sunnah, le coran ou les extraits du Reader Digest si cela les inspire.

Je ne doute pas que quand les Français de confession musulmane viendront en masse soutenir les thèses patriotes, les patriotes les accueilleront avec plaisir : ils seront en effet une promesse de victoire électorale quasi certaine. On pourra alors rêver : le FN aura joué son dernier tour aux notables clientélistes du PS : après leur avoir dérobé la classe ouvrière, ce parti aura attiré le nouveau lumpen-prolétariat choisi par la gauche pour garder le pouvoir à grand coup d’actions de communication sur le respect des différences, le vivre ensemble ou le mélange des couleurs.

Malheureusement, on est encore loin de la coupe aux lèvres, il me semble.
Que peut-on faire pour hâter ce ralliement des Français de confession musulmane aux thèses patriotes ?
Ne pas avoir peur d’aller au-devant des Français de confession musulmane pour expliquer l’ensemble des mesures de gestion patriote du pays. D’une façon générale, d’ailleurs, les patriotes devraient être beaucoup plus aux côtés des Français venus d’autres horizons. Des points de rapprochement sociétaux et économiques existent avec les nouveaux Français que nous fabrique à plein régime l’administration. Ils ont besoin comme la majorité des Français de sécurité, de trouver un travail de proximité, d’un cadre social stable et durable qui s’oppose aux déconstructions des structures d’autorité familiales, éducatives, spirituelles, etc. que nous impose le « progressisme » sans limite.
En revanche, moduler la lutte que doivent entreprendre les patriotes pour faire rentrer l’islam dans le domaine de l’intime (exit de la politique, de l’associatif, de l’économique, de l’éducatif, de l’hôpital, etc.) est un passage obligé qui, à en croire J. GUILLERMAIN est largement accepté par ceux qu’ils nomment musulmans modérés. Si c’est le cas, j’en suis fort aise même si mes échanges avec beaucoup de Français de confession musulmane ne me font pas arriver à cette conclusion souriante.

En effet, d’une part, je constate que l’acceptation d’une société laïque par beaucoup de Français de confession musulmane va souvent de pair avec une acceptation tout aussi large des contraintes que l’islam fait peser sur la société. Tout se passe comme s’il était urgent pour ces Français d’attendre que d’autres fassent pencher la balance dans un sens ou un autre. Une fois la société islamisée ou libérée de ce cancer, ils sauront bien s’y fondre.
D’autre part, le système n’a aucun intérêt à ce rapprochement entre les Français de confession musulmane et les patriotes. Il fera tout pour que ce rapprochement ne se réalise pas. Et si cela passe par la liquidation du camp patriote par les nouveaux Français qu’il a choisi et qu’il soutient, j’ai bien peur qu’il n’hésite pas longtemps.

Franck BERNARD




Ce qu’on sait à présent des derniers moments du père Hamel

hamel-620x330Après l’égorgement du père Hamel dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray le 26 juillet, le lieu de culte a été réouvert le dimanche 2 octobre 2016.
Le retour de cet événement dans l’actualité est l’occasion de faire le point sur ce que l’on en sait.
Les auteurs de l’attentat furent deux serviteurs d’Allah nommés Abdelmalik Petitjean et Abdel Kermich (abd ( عبد en arabe) signifie serviteur ou esclave. Six autres musulmans qui auraient également contribués à ce meurtre sont encore recherchés. Les deux assassins furent tués à leur tour par la police alertée par une des sœurs qui avaient pu s’échapper de l’église lors de la prise d’otages.
Parmi les témoins directs de l’assassinat, l’homme de 87 ans qui a dû filmer l’égorgement du prêtre après avoir reçu des menaces et des coups (4 coups de couteau portés à la gorge) raconte que les deux musulmans lui ont demandé de filmer « sans trembler » (pour faire de bonnes images exploitables pour la propagande au profit d’un état ennemi). Par ailleurs, il rapporta que le père Hamel tenta de se défendre pendant son agression et s’écria « Va t-en Satan ! Pars Satan !» tant qu’il put encore parler.
Enfin, on se rappelle les étonnantes déclarations du pape François qui, interrogé quelques jours après l’égorgement d’un de ses prêtres, se refusait à parler de musulmans préférant le terme de terroristes évacuant tout ressort religieux à l’égorgement du prêtre et préférant mélanger les crimes passionnels qui peuvent se dérouler au sein de familles italiennes chrétiennes avec un attentat revendiqué au nom d’Allah et sans doute organisé dans le détail par 8 hommes exclusivement musulmans. Pour appuyer sa réflexion, le pape citait l’apôtre Jacques :
«Une chose est vraie : je crois qu’il y a presque toujours dans toutes les religions un petit groupe de fondamentalistes. Nous en avons. Quand le fondamentalisme arrive à tuer… mais on peut tuer avec la langue comme le dit l’apôtre Jacques, ce n’est pas moi qui le dis. On peut aussi tuer avec le couteau, non?»

Saint Augustin : une approche acceptable par tous pour mieux comprendre.
Mes lectures m’ont amené récemment à prendre connaissance de la pensée d’un des plus grands penseurs de la chrétienté : Saint Augustin, un berbère né à Tagaste (ville appelée Souk-Ahras dans l’Algérie actuelle). En l’occurrence, il s’agit d’une des 124 homélies sur l’Evangile de Saint Jean écrit par Saint Augustin entre 406 et 419 et qui vient d’être publiée par les éditions du Figaro dans le deuxième volume de la collection « Les grandes figures de la spiritualité chrétienne » sous la direction de Michael Lonsdale (9,95€ encore en librairie).
Le commentaire de Saint Augustin sur la première épitre de Saint Jean (VII, 7-8) éclaire et met en perspective les différents aspects rapportés plus haut sur la mort sacrificielle du père Hamel.
Que dit cette homélie au juste.
Elle illustre la maxime de Saint Augustin « Aime, et fais ce que tu veux ! » qui, contrairement à ce que l’on pourrait croire à la première lecture, n’a rien d’un appel à un épicurisme facile ou à la dictature du sentiment de supporters du « mariage pour tous pourvu qu’ils s’aiment ».
Saint Augustin, libre d’esprit et exerçant sa raison, ose comparer les actions du Père (qui livre son fils à la crucifixion) à celle de Judas (qui livre Jésus à la troupe romaine).
Le geste est le même mais relève de motifs qui en font toute la différence. « C’est que le Père et le Fils ont agi par amour : mais que Judas, lui, a agi par trahison. Vous voyez qu’il ne faut pas considérer ce que fait un homme, mais l’esprit, l’intention dans lesquels il agit. »
Les musulmans connaissent bien également ce raisonnement car pour eux seul dieu sait vraiment, seul Allah voit ce que l’homme cache au tréfonds de son être et seul Allah sauve qui il veut (3 :120 ; 3 :29 et bien d’autres occurrences).

Après avoir parlé d’actions semblables mais pourtant significativement différentes dans leurs intentions, Saint Augustin évoque des actions différentes et fait découvrir au lecteur « qu’un homme est amené à sévir par charité et à caresser par malice ». L’exemple qui est pris par Saint Augustin est celui du père qui frappe son enfant pour l’éduquer et du trafiquant qui caresse son esclave par malice. Les caresses semblent préférables aux coups, mais « on peut accomplir beaucoup d’actions qui ont bonnes apparence, tout en ne provenant pas de la racine de la charité. Car les épines ont des fleurs elles aussi. Certaines choses paraissent dures, pénibles, mais on les accomplit pour corriger, inspirer par la charité. »
Ces paroles parlent-elles aux adeptes du multiculturalisme de si belle apparence quand ils constatent les milliers de noyés dans la Méditerranée que leur politique a provoqués ? Les tenants d’un immigrationnisme sans limite et sans contrôle se sentent-ils interpellés par ce passage à propos de leur si belle posture d’ouverture à l’autre depuis que l’on sait que les attentats de Paris furent en partie commis par des « réfugiés » entrés au sein des colonnes de milliers de migrants comme nous en avait prévenu le gouvernement islamique d’Irak et du Levant avec qui le gouvernement Hollande affirme être en guerre ?
Enfin, Saint Augustin clôt sa réflexion par ce conseil que nous reprendrons pour analyser les événements de Saint-Etienne-du-Rouvray : « Si tu te tais, tu te tais par amour ; si tu cries, tu cries par amour ; si tu corriges, tu corriges par amour ; si tu épargnes, tu épargnes par amour. »

Là aussi, ce type de raisonnement est bien connu des musulmans qui connaissent bien les injonctions divines du djihad qu’ils faut mener ou de l’attitude d’affermissement envers les mécréants qu’il faut avoir pour le bien de dieu même si ce sont quelquefois des actions très pénibles (2 :216 ; 3 :147 ; 8 :12 et bien d’autres occurrences).

Ainsi, la réflexion de Saint Augustin me semble un bon point de départ pour analyser la situation créée par l’égorgement du prêtre Hamel.
Ce détour proposé par le berbère Saint Augustin pour comprendre les actions humaines est d’autant plus utile pour comprendre notre monde qu’il peut constituer un pont entre les communautés chrétiennes et musulmanes qui elles aussi connaissent bien cette approche centrée sur l’intention pour juger d’une action.

Eclairage de l’actualité à la lueur de la pensée augustinienne
Pourquoi ne pas comparer comme le fait Saint Augustin deux actes identiques : la suppression de la vie du père Hamel par ces deux musulmans et celle des deux musulmans par la police. Quelles sont les motivations des acteurs comme des commentateurs ?

Les deux tueurs musulmans ont-ils égorgé par amour ?
On sait que les dires de leur prophète, les versets de leur livre sacré, tout comme les lois de la charia quel que soit l’endroit où elles sont mises en œuvre professent que mourir en martyr (c’est-à-dire ici en tuant et en se faisant tuer dans le chemin d’Allah) garantit l’accès à un paradis où sera disponible tout ce qui est ici interdit à un bon musulman respectant les règles de vie que lui impose sa « religion » ici bas.
Ainsi en égorgeant un homme, acte pénible pour tout humain (musulman ou pas), les deux serviteurs d’’Allah suivent leur religion et se garantissent une place au paradis pour l’éternité.
Point d’amour pour sa victime.

La police de la République a-t-elle tué par amour ?
La police de la République laïque française ne rentre pas dans cette approche religieuse de la vie. Néanmoins, on peut toujours se demander à quels ressorts répond l’institution d’une police républicaine laïque. N’est- ce pas pour appliquer la même loi à tous sans prendre en compte les appartenances communautaires revendiquées des victimes comme des bourreaux ? N’est-ce pas pour protéger les innocents que la police, dans certains cas connus de tous et très strictement définis, est autorisée par le reste de la société à ce que certains humains soient mis hors d’état de nuire définitivement ? N’est-ce pas pour la tranquillité de l’immense majorité que ce rôle difficile est attribué à la police ?
N’est-ce pas au fond par amour de la paix civile et des populations que ces deux égorgeurs furent tués par les forces de police de la République ?

Le pape en niant le ressort spirituel de l’égorgement de son prêtre agit-il par amour ou pour d’autres motivations ?
En niant tout lien entre l’islam et l’égorgement de son prêtre ou en relativisant un éventuel lien en affirmant que de tels actes auraient pu se dérouler avec des bourreaux chrétiens ou qu’il est aussi possible de tuer par les mots, le pape François agit-il par amour ? Est-ce aimer son prêtre que de le considérer tué par des hommes à qui on retire la qualité de croyant alors qu’ils la revendiquent et qu’ils seront, après leur mort, inhumés selon les rites de leur religion ce qui les replace au sein de cette communauté des croyants musulmans dont le pape veut les exclure ?
Est-ce aimer les deux égorgeurs musulmans que de les priver de la grande affaire de leur vie : leur soumission à Allah ? Est-ce aimer nos frères musulmans que refuser de reconnaître que les deux tueurs et leurs 6 complices possibles étaient bien animés par l’islam comme ils le revendiquent eux-mêmes ?
Est-ce aider les musulmans choqués par cet égorgement d’un prêtre à se défaire de ce qui dans leur dogme appelle au meurtre et à la suprématie musulmane que de relativiser la terreur que certains de leurs coreligionnaires font régner de par le monde ?
Pourquoi le pape s’efforce t-il de ne considérer que des événements purs sans intention qui leur donnerait une signification ? Est-il si éclairé sur l’âme humaine qu’il soit incapable d’atteindre le niveau de réflexion qu’a atteint Saint Augustin au Vème siècle et la communauté chrétienne et musulmane ensuite ?

Conclusion
Par quelle perversion de l’âme un religieux peut-il évacuer la dimension religieuse d’un acte aussi fort que celui d’ôter la vie à un homme surtout quand cet acte est commis par des personnes qui revendiquent leur religiosité ?
Pourquoi une telle obséquiosité pour éviter de mêler l’islam à cette affaire ?
Par quelle impudence ou quel sentiment de supériorité, un homme sensible aux aspects spirituels peut-il exclure d’autres hommes (fussent-ils musulmans et meurtriers) d’une communauté religieuse qui n’est pas la sienne et dont ils se réclament ?

Pourtant, nul besoin d’un sentiment religieux intense pour reconnaître le mal quand on le rencontre. Prier un dieu est une chose, combattre le mal en est à l’évidence une toute autre.
Que le pape de l’Eglise catholique soit incapable d’exercer sa raison pour distinguer le mal du bien en appelle à la vigilance sur la prétendue infiabilité de l’Eglise quand elle est dirigée par un homme tel que Jorge Mario Bergoglio, né le 17 décembre 1936 à Buenos Aires. Que cet argentin ne puisse concevoir une différence entre un crime passionnel et un égorgement planifié par 8 hommes motivés par des sourates haineuses en dit long sur ses capacités à conduire la communauté catholique à l’immolation.
Le père Hamel a bien su reconnaître le mal quand il l’a rencontré, les millions d’hommes et de femmes de toute confession ou sans confession ont bien su voir le mal dans cet acte et au-delà dans l’idéologie qui l’inspirait.
Certains continueront à prier Allah, d’autres le dieu des chrétiens … d’autres ne passeront pas leur temps à cela mais tous peuvent servir à lutter contre le mal dont ils ont perçu la manifestation.
Ne pas vouloir évoquer sa présence quand elle frappe, c’est être son complice et lui donner les moyens de refrapper à nouveau en désarmant moralement et intellectuellement tous ceux qui pourraient s’y opposer qu’ils soient chrétiens, musulmans ou athées.
Quelle finalité le successeur de Pierre recherche-t-il en banalisant ainsi les meurtres de musulmans commis au nom de leurs croyances ?
Je vous laisse conclure.

Franck BERNARD




Jeux Olympiques : la supériorité des nations européennes

medaillesolympiquesA la lecture de l’article d’Oriana Garibaldi (*), j’ai eu une autre approche des chiffres rapportés dans ce texte.
Oriana insiste sur le nombre ridicule de médailles que les pays du Maghreb ont obtenues.
Personnellement, concernant les Jeux Olympiques, je m’intéresse plus volontiers aux pays qui présentent des sportifs de valeur qu’aux autres ….

Parmi les pays moissonnant le plus de médailles aux Jeux Olympiques, on constate depuis longtemps la présence de nombreuses nations européennes.
Pour les JO de 2016, le pays ayant obtenu le plus de médailles sont les USA avec 121 médailles dont 46 d’or.
Pour peu que l’on additionne les trois premiers pays européens en nombre de médailles (Grande Bretagne, Allemagne et France), on obtient déjà 151 médailles dont 54 d’or…. et cela avec une population bien moindre que celle des USA (seulement 210 millions européens rassemblés dans ces trois pays contre 318 millions étasuniens)….
Si l’addition est élargie aux 15 pays européens qui rapportèrent au moins une médaille aux jeux de Rio, nous obtenons le score mirobolant de 286 médailles dont 97 d’or…..

Face à de tels résultats, on peut se poser quelques questions :
On peut d’abord se questionner sur les raisons qui font que certains entraineurs peuvent transformer certains jeunes d’une génération en athlète fiers de défendre les couleurs de leur pays et rivalisant avec les meilleurs du monde bien qu’ils bénéficient de structures sportives sans grands moyens et n’ont le plus souvent que des motivations plus symboliques que financières à offrir. On peut s’étonner que, dans le même temps, l’armée de l’Education Nationale recrutée par la République se révèle incapable de tirer vers le haut la même génération et ne fait que l’accompagner dans un déclin que mesure régulièrement les tests internationaux PISA(**).

Personnellement, j’insisterai sur une autre question d’ordre plus idéologique :
Comment se fait-il que les propagandistes de l’Europe telle qu’elle se développe depuis plus de 50 ans n’ont jamais pensé à faire les simples additions que je réalise depuis des décennies ? Elles montrent pourtant, tous les quatre ans, la suprématie des nations européennes sur tout autre adversaire à sa mesure (USA, Russie, Chine et Japon réunis).

En effet, le résultat de ces simples additions pourrait être un motif de fierté pour les Européens et augmenter la mobilisation des peuples européens à se sentir européen. On sait l’effet que peut avoir une simple rencontre sportive sur le moral d’un peuple et le sentiment d’y appartenir. C’est donc un levier d’adhésion que pourrait (devrait ?) employer la propagande européenne à côté de ceux qu’elle utilise habituellement.
C’est peut-être tout simplement parce que ce que veulent construire les tenants de l’Europe des traités (Maastricht, Schengen, Nice, …) n’a rien à voir avec la réussite de pays européens rivalisant entre eux pour mieux surclasser les nations du monde entier. Une telle Europe serait une Europe fidèle à ce qu’elle a toujours été quand, pendant des centaines d’années, elle visa l’excellence en entretenant entre ses nations des relations d’égal à égal. L’ambition d’une des nations européennes de devenir prédominante étant immédiatement contrebalancée par la volonté opposée des autres organisée en alliance temporaire. Ainsi, la prédominance d’une des nations européennes ne dura jamais bien longtemps depuis la fin du règne de Charlemagne.

Ce principe de constitution européen donna durant des siècles les meilleurs résultats aussi bien dans les arts que dans les sciences. Elle permit aux nations européennes de se préserver des invasions des autres civilisations et même de conquérir le monde en lui apportant toutes les avancées que ces nations avaient déjà accomplies. L’histoire de cette Europe plus que millénaire ne connut pas que des réussites, et les guerres furent nombreuses au cours de son histoire mais le haut niveau de vie des contrées européennes pour l’époque permettait d’entretenir ces guerres fréquentes.

L’Europe, telle que la désirent nos euro béats, se drape dans la volonté d’installer la paix alors que cette Europe est le résultat de deux guerres mondiales qui se déroulèrent dans le sang et le courage et pas avec des bouquets de fleurs et des déclarations d’intention. Elle revendique un idéal de paix alors qu’au cours de sa courte vie, l’Europe que les technocrates européens construisent a déjà alimenté des guerres nombreuses en son sein (Kosovo, Yougoslavie ou Ukraine plus récemment) comme à l’étranger (Lybie, Irak, déstabilisation de pays arabes). Concernant les relations entre nations européennes, l’Europe de nos euro béats vise à une hégémonie de l’Allemagne au détriment des autres partenaires qui ne peuvent supporter sans s’asphyxier une monnaie trop chère pour leur économie.

Concernant sa conception de l’homme, l’Europe de nos euro-béats fait fi de tout autre aspect que celui économique. Exit les aspects historiques, sociétaux, linguistiques, culturels, etc. Les peuples n’existent plus, seuls reste l’individu, agent économique, dépecé de sa culture et de ses caractéristiques humaines. L’Europe de nos euro béats pousse le vice de la virtualisation de l’homme jusqu’à lui faire échanger des billets de sa nouvelle monnaie représentant des monuments n’existant réellement nulle part en Europe ni même dans le monde.
L’objectif n’est pas de préserver la diversité culturelle ou de valoriser une culture unique mais d’imposer une citoyenneté hors sol tout en revendiquant le devoir de mémoire et d’appartenance des non européens, que cette Europe importe en masse, à des racines plus ou moins fantasmées.

Ainsi, rappeler les racines chrétiennes et de race blanche des peuples européens vaut stigmatisation à vie dans les médias alors qu’il est recommandé par les mêmes censeurs de se pâmer devant la diversité des élèves dans nos écoles où il est fortement recommandé aux enfants d’origine étrangère de se prévaloir de prétendus enrichissements dont ils n’ont aucune idée mais qu’ils apporteraient à un pays qui n’attendrait qu’eux pour ne pas disparaître dans les poubelles de l’Histoire.

Les décisions directement ou indirectement inspirées par l’Europe telle qu’élaborée depuis 50 ans (de la monnaie unique à l’interdiction de la reconduite aux frontières des immigrés même illégaux comme l’obligation de mettre en place le regroupement familial entrainant une immigration de peuplement ou l’interdiction de la « double peine »), vise à effacer les frontières intra européennes comme les caractéristiques des peuples européens tout en permettant l’établissement d’autres cultures à la fierté d’appartenance renforcée.

On comprend mieux alors pourquoi la simple idée de cumuler les résultats aux JO des nations européennes est totalement absente du mode de réflexion de nos euro béats qui ne peuvent imaginer une Europe regroupant des nations libres et fières d’elles même mais tenues par des liens nombreux culturels, sociétaux comme économiques. Ce sont ces nombreux liens qui ont permis à ces nations de faire front commun face à une menace commune. C’est justement ce qui manque maintenant aux nations composant l’Europe qui est mise en place malgré les peuples depuis 50 ans.

L’analyse des résultats sportifs des Jeux Olympiques montre tous les quatre ans que, quand l’Europe garde son mode de constitution historique, elle brille de ces plus beaux feux. Depuis que ses dirigeants ont opté pour cette Europe hors sol et bureaucratique, elle ne cesse de décliner.

Je suis sûr que les peuples européens se sont rendus compte de ce recadrage quadriennal. A chaque Olympiade, les fondements d’une Europe fidèle à son histoire montrent leur suprématie alors que, depuis 50 ans, notre classe politique montre son aveuglement.

Puisse un jour voir le retour d’une Europe respectant ses peuples et oeuvrant à leur liberté à se diriger eux-mêmes.

Franck BERNARD

(*) http://ripostelaique.com/jo-fiasco-de-lalgerie-maroc-de-tunisie.html
(**) http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/12/03/01016-20131203ARTFIG00338-niveau-scolaire-la-france-perd-deux-places-au-classement-mondial.php




Pourquoi nos enfants n’attirent pas la compassion des médias ?

TchoNiceAylanDans le cadre de la guerre qui se déroule actuellement en Syrie, les médias subventionnés par le gouvernement français mènent aussi leur propre guerre : une guerre de propagande.

Cette propagande est d’ordre moral. Elle vise les peuples européens et le régime de Bachar Al Assad mais évite soigneusement d’incriminer l’Etat Islamique pourtant à la fois origine des problèmes rencontrés et pourvoyeurs des plus abjectes atrocités.
Comme toujours lorsqu’il s’agit de propagande morale, les enfants sont les objets du trafic d’images et de bons sentiments de cette pédophilie morbide. Nous sommes dans cette guerre de propagande au plus profond de l’abjection qui consiste à utiliser la souffrance humaine à des fins politiques et de manipulation des masses.
Une « bonne » image d’enfant ensanglanté, terrorisé ou assassiné permet de disqualifier moralement l’ennemi dans notre monde occidental où l’enfant représente tant. Dans notre système de pensée, la mort d’un enfant ne se justifie en aucun cas. Elle est moralement et indubitablement condamnable.
En revanche, transformer la souffrance ou la mort d’un enfant est acceptable si cela prend la forme d’une dénonciation et permet de soulever l’étendard d’une « juste » cause.
Dans la propagande morale que diffusent nos médias dominants, cette cause « juste » relève d’une opposition inconditionnelle au gouvernement de Bachar al Assad et au soutien non moins inconditionnel à une vision immigrationniste. Par ailleurs, ces deux axes de propagande clairement affichés s’accompagnent d’un corollaire beaucoup moins avouable consistant à minorer les attaques morales qui pourraient être orientées contre l’Etat Islamique dès que ces critiques pourraient apparaître comme un soutien à Bachar al Assad ou comme une remise en cause de l’immigrationnisme.
Dans l’article plus bas, à partir de 5 exemples, je m’efforce de présenter les objectifs de la propagande morale que livrent les médias subventionnés et d’expliquer les liens ambigus qui lient ces buts de propagande entre eux.

Si la propagande morale peut aisément provoquer le dégout, livrer des images d’enfants en souffrance à l’opinion publique n’en est pas à son coup d’essai.
Du ghetto de Varsovie, à la guerre du Vietnam, en passant par la guerre du Biafra, les dénonciations de situations révoltantes fondées sur l’émotionnel sont légions.

Figure : Enfant terrorisé par les forces d’occupation nazies
Figure : Enfant vietnamienne paniquée et nue après le bombardement de son village par l’aviation américaine
Figure : Enfant mourant de faim menacé par un vautour pendant la guerre du Biafra

La propagande « à la palestinienne »
Pour cette guerre de Syrie qui dure, nous assistons à une propagande massive « à la palestinienne ».
Il ne s’agit plus de dénoncer une situation horrible mais de mener un combat politique sous couvert de morale en multipliant les images d’enfants morts ou en souffrance. A l’occasion de cette guerre de Syrie, cette propagande morale vise deux cibles et en protège une troisième.
Si la propagande morale pro palestinienne vise un but avouable (la création d’un état palestinien indépendant) et un but inavouable (la destruction de l’état d’Israël et la soumission de tous les juifs de la région), la propagande morale pendant cette guerre de Syrie poursuit deux buts convenables (le soutien aux migrants fuyant la guerre et l’opposition au régime musclé de Bachar al Assad) mais aussi un but associé moins honorable de protection de l’Etat Islamique.
Comme les activistes palestiniens l’ont fait et le font toujours, il ne s’agit pas ponctuellement de donner à voir l’horreur ou les injustices inhérentes à une guerre. il s’agit de pilonner l’opinion publique occidentale de photos sélectionnées pour détruire moralement les ennemis qu’on s’est choisi (en l’occurrence l’état d’Israël).
On sait l’impact qu’a eu et qu’a encore ce type de propagande sur le long terme auprès d’esprits faibles, manipulables, particulièrement sensibles ou/et très partiellement informés (actions sacrificielles, attentats, meurtres, prises d’otages, …).
Quantité de candidats au djihad furent d’abord avant tout des « indignés » avant que d’être des musulmans djihadistes, égorgeurs et violeurs. Nombre de coupeurs de têtes furent souvent d’abord des jeunes horrifiés par « ce que subit le peuple palestinien ». La plupart des jeunes filles partant pour l’Etat Islamique semblent être, elles aussi, mues par un sentiment de compassion qui les amènera à servir de putes à soldats ou de pondeuses de musulmans pour les jeunes « indignés » évoqués plus haut.
L’usage des bons sentiments pour attirer les gogos ne datent pas d’hier ….
On se souviendra que les tenants du communisme en leur temps furent souvent attirés dans la sphère communiste par des organisations pro soviétiques prétendument militantes pour la paix et le bonheur des peuples. Les plus fidèles pro nazis français avaient souvent pris le train du national socialisme en marche en adhérant à l’idéal « humaniste » d’un pacifisme sans frontière pour que les ouvriers de tous les pays vivent heureux sans guerre sous l’égide d’une Grande Allemagne unifiant pacifiquement l’Europe….
Ainsi, ce type de propagande parée de bons sentiments mais jouant de la détresse humaine fait des prouesses dans la manipulation des masses pour peu que le système médiatique s’y investisse.

C’est chose faite depuis longtemps « pour la cause palestinienne », cette cause qui se nomme antisioniste afin d’éviter de tomber sous le coup des lois interdisant l’antisémitisme dans les pays occidentaux, gros pourvoyeurs de financements pour ses activités.
La couverture médiatique anti israélienne à coup de photos d’enfants ensanglantés mises en scène depuis plus de 40 ans par les médias subventionnés avec la complicité des populations locales de Palestine a rendu possible le basculement de la haine des juifs dans le camp d’un bien construit de toute pièce par la propagande pro palestinienne. De nombreux jeunes et moins jeunes gens de tous pays et de toutes origines peuvent alors se sentir justifiés à commettre les pires atrocités la conscience parfaitement tranquille dès lors qu’elles touchent des juifs, persuadés que ces derniers sont dénués de tout sens moral parce que tuant des enfants.
Dans le cadre de la propagande pro palestinienne diffusée depuis des dizaines d’années par nos médias, il n’est pas tant utile de montrer le Bien de son camp que de diffuser le plus largement possible le Mal supposé du camp adverse, y compris par des moyens frauduleux si nécessaire (affaire Mohammed Al-Durah par exemple). L’essentiel est de créer chez le spectateur une réaction d’empathie avec la jeune victime et grâce à cela, un rejet viscéral des ennemis désignés sans laisser au spectateur la moindre possibilité d’analyser rationnellement la situation qu’on lui impose grâce aux chocs émotionnels provoqués par des images horribles montrant des enfants morts ou en train de souffrir.
Il s’agit bien en cela d’une propagande visant à créer la haine et le ressentiment dans un but politique. Le but de cette propagande morale n’est plus d’utiliser la souffrance ou la mort d’un être forcément innocent (car enfant) pour défendre une juste cause, mais de s’appuyer sur le spectacle répété de la mort et de la souffrance d’enfants pour rendre juste sa cause. On passe d’une photo prise comme symbole d’une juste cause, aux tomberaux de clichés et de reportages vidéos sur des victimes enfantines censés prouver le bien fondé d’un combat, ici pro palestinien.
Quelques exemples de cette pornographie de l’émotion que les dirigeants palestiniens orchestrent de concert avec les médias occidentaux et en plein accord avec les populations sur place.

Franck Bernard




Comment enfumer les naïfs avec le verset 5-32 ?

HidalgoBoubakeurAprès moult assassinats en France (Nice, Bataclan, Charlie, HyperCasher, …), l’un des derniers attentats contre la dignité humaine commis par un musulman au nom de sa « religion » a consisté à égorger un prêtre de 86 ans dans son église au moment de la messe.

Depuis cet acte odieux, les religions (surtout le christianisme qui a pourtant été spécifiquement visé par cette agression islamique) fait assaut d’une volonté de dialogue inter religieux. Ainsi font flores les messes accueillant des musulmans, les marches blanches œcuméniques, les déclarations d’apaisement inter religieux, l’affirmation que l’islam ne peut être qualifié de violent malgré l’actualité prouvant tous les jours le contraire (cf. les déclarations iniques du pape François dans son avion le ramenant de Pologne où s’étaient déroulées les JMJ), ….

A cet égard, nombreux sont les musulmans qui citent en boucle un verset coranique qui dirait que, dans leur « religion » : « tuer un homme, c’est comme tuer l’humanité toute entière ».

Répétée comme un mantra, cette unique citation dédouanant l’islam de toute violence intrinsèque devrait attirer l’attention de nos si fins et intègres journalistes qui savent prendre le temps nécessaire pour disséquer certaines déclarations qui n’ont pas l’heur de leur plaire.

Un verset du Coran semble bien reprendre plus ou moins cette idée de respect de la vie. Il s’agit du verset 32 de la sourate 5. Ce verset stipule :

« C’est pourquoi Nous avons prescrit pour les Enfants d’Israël que quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes. Et quiconque lui fait don de la vie, c’est comme s’il faisait don de la vie à tous les hommes. En effet Nos messagers sont venus à eux avec les preuves. Et puis voilà, qu’en dépit de cela, beaucoup d’entre eux se mettent à commettre des excès sur la terre. »

A l’analyse, ce verset est beaucoup moins empli de bonté que la citation consensuelle (mais tronquée) qui en est fait dans les médias.

D’abord, le message est destiné aux enfants d’Israël (juifs)… on comprend bien qu’il n’implique par les croyants en l’islam (musulmans) qui affirment avoir la meilleure des religions.

Ensuite, le message prétendument consensuel n’a pas d’acception universelle. Il ne s’applique qu’à la « personne non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur la terre ». Ainsi, il exclut de son champ la personne convaincue d’assassinat comme celle qui, dans le cadre de la « religion » musulmane, est à l’origine d’une corruption sur la terre. Le verset 217 de la sourate 2 nous renseigne sur la hiérarchie des valeurs musulmanes : « L’association est plus grave que le meurtre. »

Ainsi, les meurtriers comme les chrétiens (accusés par l’islam d’associer le Fils et le Saint Esprit au Dieu unique) sont donc exclus du respect dû à la vie que semble affirmer le verset abondamment cité dans nos médias comme preuve de la bonté de l’islam.

Voilà un guide d’action qui ne devrait normalement pas rassembler l’assentiment de ceux qui y sont désignés comme des cibles à éliminer !

Et pourtant !  Et pourtant !!!

Ce verset cité de façon biaisée par les laudateurs de l’islam qu’ils soient musulmans ou collaborateurs volontaires ou ignorants de l’idéologie musulmane est diffusé sans questionnement dans nos médias subventionnés. Il entretient au profit de l’islam l’illusion d’une religion pacifique que l’histoire du mahométisme depuis sa création, la vie de son prophète comme l’actualité quotidienne infirment.

Qu’aucun journaliste digne de ce nom n’ait soulevé cette incohérence laisse pantois !

Que tous les journalistes s’acharnent à nous faire prendre des vessies pour des lanternes illustre une fois de plus la volonté d’islamisation des esprits que le monde médiatique entend propager.

Le rôle de la résistance à l’islamisation, ou tout simplement le rôle de ceux qui tiennent à leur liberté de penser, est de signaler inlassablement ces actes de propagande dont se rendent complice ceux qui répètent ou laissent se répandre ces citations tronquées d’un texte que certains disent sain mais qui est seulement infect, infâme et ignoble.

Franck BERNARD




Le gouvernement socialiste met en place un racisme d’Etat

RacismeEtatAu moment où le pape nous assène que le coran est un livre de paix malgré ce qu’il contient d’appels à la haine et ce qu’il en coûte de croiser le chemin des adeptes embrigadés par ce livre, c’est un autre renversement des valeurs qui a attiré mon attention.

L’Etat censé promouvoir le bon comportement en société et condamner le mauvais prend à cœur de faire la propagande des crimes et délits.

Ainsi, la campagne « tous contre la haine » suite aux attentats commis au nom d’Allah met en scène de fausses agressions racistes jouées par des acteurs blancs sur d’autres acteurs jouant des juifs, des noirs ou des musulmans,…
En dehors du parti pris raciste choisi par l`Etat de stigmatiser les leucodermes comme seules origines des actes racistes en France, et au-delà des préjugés que cela diffuse dans la société, je m’interroge sur cette attitude de l’Etat de construire de toutes pièces les crimes contre lesquels il dit vouloir lutter.

Il en est de même d’une autre campagne affichée actuellement un peu partout dans nos villes : #LesCompetencesDabord.

Cette campagne de communication est financée par le ministère de madame El Khomri c’est-à-dire par nos impôts comme la première. Elle associe systématiquement une réponse positive d’embauche à la couleur de peau blanche et une réponse négative pour les autres couleurs de peau (noire ou basanée).

Là aussi, on retrouve l’obsession de la race, alors que ce n’est pas le seul facteur de discrimination et surtout pas le plus fréquent comme le rappelle le 8ème baromètre DD/OIT de perception des discriminations dans l’emploi réalisé par l’IFOP en 2015. Celui-ci (http://www.ilo.org/public/french/region/eurpro/paris/actualites/download/barom8synthese.pdf) donne comme premier facteur de discrimination perçu l’âge (88%) loin devant la couleur de peau (62%).
Là aussi, l’Etat alimente notre imaginaire à grand renfort de photos montage.

Comment peut être perçu cette campagne à charge contre les blancs par mes collègues de travail d’origine africaine ou arabe ?
Vont-ils exprimer leur indignation face à cette campagne médiatique qui les oppose à leurs collègues blancs de peau ?
Vont-ils se prendre eux même pour exemple pour témoigner que le racisme ne fait pas la loi dans notre pays comme c’est encore le cas dans de nombreux pays extra européens ?
Penseront-ils aux millions de leurs compatriotes au chômage qui voient les portes de l’entreprise se fermer devant eux avec les mêmes arguments qu’ils aient ou non la peau basanée ?

La réponse est malheureusement plus cohérente avec la campagne de presse étatique.
La réaction de mes collègues de travail d’origine extra européenne à ces affiches est de considérer qu’eux ont eu de la chance d’être embauchés puisque la France est raciste…. comme le montre cette campagne….

Ils ont bien intégré que l’élément valorisé de nos jours était la couleur de leur peau. Et quand ils sont employés au même titre que leurs collègues blancs, ils ne peuvent imaginer que c’est en raison de leurs compétences qu’ils le sont mais seulement qu’ils ont eu de la chance de l’être « malgré » la couleur de leur peau….

Comme pour les campagnes sur les violences racistes, le même objectif est poursuivi et atteint avec des procédés construits de toutes pièces. Les blancs sont racistes. Les « preuves » construites pour le démontrer (film joué ou photo montée) finissent par se substituer au vécu de chacun à force d’être diffusées.

Moi qui croyais qu’accuser de racisme quelqu’un à partir de faits imaginaires était condamnable par la loi…

Il faut dire que l’Etat ne désigne pas un individu mais préfère stigmatiser carrément toute une communauté, celle des autochtones blancs de peau.
Ainsi, en voulant officiellement lutter contre le racisme, ces campagnes instaurent une approche communautaire de la société où la communauté désignée comme auteur de violences racistes ou comme bénéficiaire d’embauches illégales est blanche et les communautés toujours victimes sont les communautés noire et arabe.

Ça ne vous fait pas peur, vous, un Etat qui décide officiellement de criminaliser une partie de sa population sur la simple constatation de sa couleur de peau ?
Moi si !

Ça ne vous fait pas peur, vous, un Etat qui n’hésite pas à afficher cette propagande raciste sur les murs de nos villes ou à la diffuser sur nos écrans de télévision ?
Moi si !

Il a existé un temps où l’on savait parler des Français sans faire référence à leurs origines ou à la couleur de leur peau.
On parlait alors de peuple français.

Mais il paraît qu’en parler encore aujourd’hui c’est être populiste et faire le jeu de Marine Le Pen.
Chiche !

Franck BERNARD

PS : Ci dessous quelques montages photo réalisés en quelques minutes pour une campagne non raciste contre les discriminations :
RacismeEtat7 RacismeEtat6 RacismeEtat5 RacismeEtat4 RacismeEtat3 RacismeEtat2




Le commerce lucratif de Boko Haram

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On sait seulement maintenant que le 14 décembre, Boko haram a enlevé encore 185 filles au Nigeria (Courrier International). Après 200 filles en avril, 185 maintenant : il y a clairement un circuit économique permettant d’écouler ces « produits » dont la Grande Bretagne avait interdit la traite comme la mise en esclavage en 1807.
Mais depuis, le pays a obtenu son indépendance en 1960.
Il n’aura fallu que 50 ans pour que les circuits économiques de l’esclavage se reconstituent et recommencent à enrichir certaines ethnies.

L’histoire longue fait son retour en Afrique : esclavage et islamisation.
Les deux mouvements s’entretiennent et se confortent.
L’Islam par son coran et l’illustration qu’en donne la vie de son prétendu prophète justifie la guerre licite pour soumettre les non musulmans.
La traite permet d’enrichir les porteurs du cimeterre musulman.
Le coran rend légitime l’esclavage, la tradition comme l’appât du gain donnent des arguments supplémentaires.
Qu’est ce qui peut éviter à un musulman nigérien de participer à ce trafic rémunérateur d’êtres humains impurs s’il en a l’opportunité ?

Les Africains sub sahariens non encore islamisés ont bien du souci à se faire car ils sont sur le chemin d’un islam qui n’a pas devant lui des états puissants et structurés comme c’est encore le cas en Europe.
Si on prend en compte les hypothèses démographiques de l’ONU prévoyant plus de nigériens en 2050 que d’état uniens, on peut rationnellement penser que les pays en cours de déstabilisation dans cette région tomberont dans les 50 ans à venir dans une islamisation violente et meurtrière.
Mêmes ceux qui ne connaissent rien de l’Afrique ont déjà entendu parler de ces pays en regardant les informations télévisées … Le Nigeria et ses kidnappings de masse, le Cameroun et ses kidnappings ciblés sur des familles françaises et des curés, le Kenya et son centre commercial que l’armée nationale mit plusieurs jours à libérer d’une bande de musulmans armés, le Soudan qu’il fallut scinder en deux pour protéger les ethnies chrétiennes du sud persécutées par des milices musulmanes (mais qui le sont toujours … et chrétiennes et persécutées), la Somalie et ses shebabs qui terrorisent le pays et ses voisins, …
Si les pays occidentaux ne s’occupent pas de gérer l’instabilité croissante dans cette région, ils devront le supporter en termes d’immigration en Europe et d’exactions ici et là bas.

Franck Bernard




M. le député UMP Mothron, qu’y a-t-il de discriminatoire à ne pas vouloir manger halal ?

Monsieur le député Mothron,

 

Le 21/02/12, vous avez mis en ligne sur votre blog www.mothron.net un article intitulé « Abattage rituel : La réalité par les chiffres »

 

Je ne rentrerai pas dans ce que vous qualifiez de polémique attribuée à Marine Le Pen. Je rappellerai seulement que vos chiffres sont en discordance avec les nombreuses sources que vous trouverez en addendum de cette lettre.

Dans votre article, vous rappelez la décision du gouvernement qui, pour faire face à des « dérives » dans le secteur de l’abattage, a promulgué un décret imposant de justifier d’une commande de viande halal pour faire abattre une bête selon cette pratique religieuse.

Ce décret n’interdit pas de proposer des animaux abattus de façon rituelle à des consommateurs laïques sans le leur indiquer. Ainsi, il ne représente en rien un progrès à la situation actuelle de ce point de vue. Aujourd’hui comme demain, rien ne garantira en effet au consommateur laïque qu’il ne mangera pas à son insu une viande bénie permettant de subventionner un culte, de conforter une organisation prosélyte et de générer inutilement des souffrances animales.

Dans votre article, vous vous dites défavorable à un étiquetage du mode d’abattage de la viande commercialisée au motif qu’une discrimination pourrait s’exercer contre les croyants qui veulent pratiquer leur religion en adoptant un régime alimentaire particulier.

En quoi serait-ce discriminatoire de signaler le mode d’abattage d’une bête d’abattoir ?

Je tiens à vous signaler que c’est exactement ce qui se répand dans notre pays avec la multiplication de boucheries/alimentations et restaurants halal (et dans une beaucoup plus faible mesure casher). Seriez-vous favorable à l’interdiction de ces affichages du mode d’abattage au motif qu’ils désignent explicitement une religion et stigmatiseraient nos concitoyens juifs ou musulmans ?

Je doute que vous poussiez la cohérence jusque là.

J’avoue ne pas comprendre comment un député républicain peut à la fois considérer l’étiquetage actuel indiquant « Halal » ou « Casher » (qui désigne une confession spécifique) comme une garantie de respect de la liberté de conscience tout en condamnant un étiquetage du type « Viande résultant d’un abattage rituel » (qui ne désigne pourtant aucune religion particulière) comme un acte discriminatoire envers certains croyants. Pourquoi ne pas considérer dans les deux cas qu’une meilleure information sur un produit permet à chacun de réaliser des choix plus éclairés ?

Pourquoi alors refuser à certains un droit à l’information qu’on accorde à d’autres ?

Car, franchement, M. Mothron, qu’y a-t-il de discriminatoire à ne pas vouloir manger halal :

  • qu’y a-t-il de discriminatoire à ne pas vouloir exposer sa famille, et spécifiquement ses enfants, à un risque sanitaire accru (potentiellement mortel) d’intoxication à la bactérie Escherichia coli (plus de 100 morts par an) en raison de la mise en contact de la viande commercialisée avec les bactéries du bol alimentaire contenues dans l’estomac des bêtes sacrifiées ?
  • qu’y a-t-il de discriminatoire à ne pas vouloir consommer des animaux ayant inutilement souffert au cours d’une agonie qui peut durer jusqu’à 14 minutes pour un bovin ?
  • qu’y a-t-il de discriminatoire à ne pas vouloir subventionner une confession en payant une dime religieuse à une mosquée ou une synagogue ?
  • qu’y a-t-il de discriminatoire à ne pas vouloir contribuer financièrement au repli identitaire de certaines communautés de croyants ?
  • qu’y a-t-il de discriminatoire à ne pas vouloir renforcer le rôle d’associations se chargeant de vérifier l’application de « lois révélées » donc par nature non républicaines ?
  • qu’y a-t-il de discriminatoire, pour les croyants, à vouloir vivre leur foi sans faire perdurer ces rites d’abattage ?
  • qu’y a-t-il de discriminatoire, pour les non croyants, à ne pas vouloir pratiquer à leur insu une religion dont ils ne partagent pas le dogme ?

La lutte contre les discriminations et les bons sentiments aveugles qui l’accompagnent ont le dos bien larges …

 

S’il y a bien une discrimination ici, elle s’exerce envers cette majorité qui ne désire pas enrichir une religion !

 

Pourquoi des députés républicains et laïques comme vous s’ingénient-ils à cacher une situation qui fait obstacle au respect de la conscience des français laïques ?

 

De plus, en entretenant une situation ambigüe envers une majorité de français au profit d’une minorité, vous créez la dissension que vous dites vouloir éviter.

 

 

 

 

 

Pour que chacun puisse, en connaissance de cause, choisir la nourriture qui convient le mieux à ses orientations philosophiques, Il est nécessaire que chaque consommateur puisse disposer d’une information fiable sur le mode d’abattage (rituel ou pas) subi par l’animal.

 

Il va de soi bien sûr que notre état laïque n’a pas à interférer avec les labels religieux. Sa responsabilité se limite à garantir aux citoyens qu’ils ne financeront pas un culte sans en être informés et ainsi arrêter le détournement de fonds destiné à des cultes qui s’est développé depuis plusieurs années sur notre territoire.

En espérant que cette lettre contribuera à faire évoluer votre position sur cette question liée au respect de la conscience de chacun et à la recherche de la paix civile autour du principe républicain d’égalité de traitement, je vous prie d’accepter, Monsieur le député, mes salutations les plus distinguées.

Cordialement,

Franck BERNARD

Président du CARL95

(Collectif d’Action Républicain et Laïque)

Nota Bene :

Si, comme cela s’est souvent vu dans l’histoire, les représentants des cultes s’opposent le plus souvent au droit pour chacun d’exercer sa liberté de conscience de façon éclairée, nombre de croyants sincères des religions concernées (à l’instar de la toute récente association « Fils de France » qui rassemble des français patriotes de confession musulmane) comprennent bien l’intérêt pour la concorde et l’unité nationales d’opter pour la transparence de l’étiquetage des produits religieux et le respect du principe républicain d’égalité de traitement de tous les citoyens français.

Addendum

Vos chiffres sont notamment en opposition :

  • avec les allégations du reportage d’investigation d’ »Enquête Exclusive » diffusé le 16 février 2012,
  • avec les allégations de nombreux experts musulmans de l’alimentation halal qui comme M. Fateh Kimouche responsable du site Al Kanz fait référence à la pratique de remettre des animaux immolés selon les rites religieux dans le circuit courant  lors de son intervention à Sciences Po (le 29/11/11)
  • avec les chiffres du rapport COPERCI de 2005 (bizarrement supprimé du site du ministère de l’Agriculture qui l’avait pourtant commandé …) et dont voici quelques extraits :
  • page 33 : « En France, 80% des ovins, 20% des bovins et 20% des volailles seraient abattus selon le rite halal. Cette tendance à la généralisation de l’abattage rituel, en particulier pour les ovins, est aussi à l’œuvre chez nos voisins européens. Au Danemark, 90% de la viande ovine est issue d’un abattage halal, 3 à 4 % de la viande bovine et la quasi-totalité des poulets. En Belgique, 20% des animaux, toutes espèces »,
  • page 20 : « En France, 50 % des abattoirs multi espèces déclarent  abattre selon le rite. 80 % des abattoirs français spécialisés sur l’ovin déclarent abattre halal »,
  • page 54 : « une partie de la viande abattue rituellement, le plus souvent sans étourdissement pré-mortem, est consommée par des non musulmans, en général à leur insu »

·         avec les chiffres d’une autre étude de 2008 diligentée par le ministère de l’Agriculture qui révélait :

o   que 274 abattoirs français, soit 59 %, pratiquaient l’abattage dit « rituel »

o   que « sur les 10 705 000 bêtes abattues en 2007, 32 % auraient été tuées selon une technique rituelle : 12 % des gros bovins, 13 % des veaux et 49 % des ovins et caprins ».

·         avec les chiffres d’un rapport confidentiel remis aux autorités en novembre 2011 et dévoilé par Le Point qui indique que « plus de la moitié des bovins, caprins et ovins sont abattus selon des rituels religieux »,

  • avec les chiffres du sénateur Nicolas About qui déposa une proposition de loi le 15 septembre 2010 afin de « limiter la production de viande provenant d’animaux abattus sans étourdissement aux strictes nécessités prévue par la réglementation européenne » (loi restée sans effet suite à sa nomination opportune au CSA en janvier 2011)
  • avec les chiffres fondant le sénateur Nicolas Dhuicq à proposer une loi destinée à informer « le consommateur quant au mode d’abattage des animaux » (proposition de loi déposée le 18 novembre 2010 et retirée le 1er décembre 2010),
  • avec les chiffres de l’amendement dit Gerbrandy-Jorgensen adopté en deuxième lecture le 19 avril 2011 par le Parlement Européen qui prévoit « l’étiquetage des viandes provenant d’animaux abattus sans étourdissement » mais bloqué en lecture plénière par les représentants français,
  • avec les chiffres justifiant la question du député Jean Jacques Guillet posée le 13/12/2011 au parlement sur un étiquetage informatif concernant le mode d’abattage de l’animal,

·         avec les chiffres qui furent employés pour justifier la proposition de loi de la députée Françoise Hostalier (loi déposée le 22 février 2012, retirée le 1er mars 2012) concernant le « respect de la réglementation européenne pour la production de viande provenant d’animaux abattus sans étourdissement ».

·         avec les chiffres de la Chambre d’Agriculture d’Ile de France qui dans un communiqué récent signale que « L’Ile-de-France compte à ce jour 5 abattoirs dont un spécialisé dans la viande de porc. Les quatre autres abattent les cheptels exclusivement de manière rituelle : 100% de la viande abattue en Ile-de-France l’est selon les traditions musulmane et juive ».

  • avec les chiffres produits par les associations de défense des animaux comme la Fondation Brigitte-Bardotou l’OABA (Œuvre d’Assistance aux Bêtes d’Abattoirs) qui soulignent que « plus de 60% des ovins-caprins, 28% des gros bovins et 43% des veaux » sont « tués sans étourdissement, sans que les consommateurs en soient avertis »
  • avec le communiqué de la CFCBT (Confédération Française des Bouchers et Charcutiers traiteurs) de septembre 2011 qui signale le développement de cas où des carcasses certifiées halal sont fournies à des bouchers conventionnels, les amenant à mentir par omission à leur clientèle.



Une liste de parents d'élèves à consonnance uniquement maghrébine est-elle communautariste ?

Chère Caroline,
Il m’est déjà arrivé de reprendre une de tes actions comme nous l’avons découvert ensemble sur le site de Gérard il y a peu. Il s’agissait de rappeler à leur devoir des associations dites féministes qui avaient « oublié » de défendre une gamine violée en réunion pendant plusieurs jours par des dégénérés. En revanche, concernant ton article du 17/10/11 diffusé sur RL, je ne peux pas te suivre (http://ripostelaique.com/montreuil-une-liste-entierement-maghrebine-aux-elections-de-parents-deleves.html).
Le seul élément concret à l’origine de ton texte est la réception par toi d’une liste de parents d’élèves candidats à l’élection du conseil de l’école de tes enfants. Cette liste ne contient que des prénoms à consonance maghrébine ce qui, de ton point de vue, ne la rend pas représentative des parents d’élèves de cette école.
Une conception étrange de la représentativité :
Je ne suis pas d’accord avec ton texte car je ne partage pas cette étrange conception de la représentativité qui te permet d’affirmer que 1 à 2 noms à consonance étrangère est « parfaitement représentatif de la population » de l’école de tes enfants.
As-tu donc la liste exhaustive des noms des parents d’élèves ? Lors d’un vote, comment peux-tu anticiper l’effet qu’aurait le nom (ou le prénom) d’une personne sur ses actions et ses décisions à venir ? Penses-tu vraiment que le prénom soit le meilleur indice pour décider de son vote ?
Quelle est cette représentativité qui permet de te rassurer sur le vote des autres parents d’élèves en les croisant simplement dans le bureau de vote comme tu nous le confie dans ton article ? Le communautarisme des gens serait-il inscrit sur leurs traits ?
Je ne suis pas d’accord avec ton texte car tu ne dis pas ce qui te rassure en « observant au passage les votants ». Cela laisse dans le flou tes critères et permet à ton lecteur d’y mettre ce qu’il veut. J’ai d’ailleurs beau chercher, Caroline, je ne trouve pas d’élément qui soit républicain et permette, comme par magie, de connaître le vote de quelqu’un en l’observant dans un bureau de vote.
Je ne suis pas d’accord avec ton texte car cette conception du « on vote comme on s’appelle » t’amène toi-même à voter de façon communautariste en choisissant la liste contenant le moins de prénoms à consonance maghrébine. Est-ce cela, pour toi, un vote républicain ?
Des accusations infondées :
Je ne suis pas d’accord avec ton texte car il instruit un procès d’intention à charge sur une absence totale d’élément, si ce n’est, d’après toi, les prénoms des 7 candidats de la liste.
En t’appuyant seulement sur le prénom que leurs parents leur ont donné, comment peux-tu attribuer à cette liste de 7 parents d’élèves ces nombreuses revendications communautaristes que je reprends directement de ton texte « halal à la cantine, exemptions d’activités sportives, tenues spécifiques pour les filles, pressions pour l’acceptation du voile pour les mères accompagnant les sorties pédagogiques et peut-être qui sait demande d’une salle particulière pour la prière comme cela se fait déjà dans certains établissements privés… ».
Comment connais-tu ce que tu nous présente comme les objectifs de ces sept parents d’élèves ? Quels éléments de preuve as-tu pour formuler ces accusations ? As-tu lu la profession de foi ou des tracts de cette liste qui pourraient te mettre sur cette voie accusatoire ? Connais-tu personnellement l’une de ces personnes ? Cette liste a-t-elle déjà pris des positions communautaristes ? Personnellement, en tant que républicain, je suis extrêmement choqué qu’on puisse accuser de menées anti républicaines et anti laïques des personnes a priori et sans autre « preuve » que la consonance de leur prénom. Imagines-tu l’impact désastreux que cela pourrait avoir si je m’appelais Rachid ou Souad ?
Comment peux tu suspecter ces personnes de xénophobie et leur reprocher d’avoir la volonté de ne pas s’assimiler : je te cite à nouveau : « …inadmissible de voir des personnes se regrouper en communauté fermée en excluant toute personne originaire de leur pays d’accueil dans une ingratitude assez remarquable, avec la volonté manifeste de ne pas s’assimiler et pour lesquelles on peut s’interroger quant à leur degré de xénophobie. »
Comment peux-tu accuser ces parents d’exclure de leur association tous les Français qui voudraient y adhérer ? Tu sous entends ainsi que ces sept parents d’élèves sont tous étrangers, comment le sais tu ? Comme tu le sais sans doute l’adhésion à la FCPE est libre et ne dépend pas du prénom que l’on porte, ni de sa nationalité : as-tu vu ta demande d’adhésion refusée en raison de ton prénom ou d’une autre raison illégale ? Connais-tu quelqu’un qui serait dans ce cas ? Connais-tu les prénoms des autres membres du comité local FCPE ? Sais-tu pourquoi chaque candidat de cette liste a été choisi ?
Comment peux-tu trouver « inadmissible d’en arriver à proposer un vote clairement communautariste » quand c’est toi qui décide de voter en fonction du prénom des candidats dans le droit fil de tes accusations infondées.
Que le monde serait simple s’il suffisait de connaître le prénom de quelqu’un pour savoir ce qu’il pense, s’il suffisait de croiser quelqu’un dans un bureau de vote pour savoir s’il est communautariste ou pas.
Mais que le monde serait dangereux si l’on se mettait à croire qu’en connaissant le nom de famille ou le prénom de quelqu’un on sait s’il partage ou pas nos valeurs.
Personnellement, j’espère que nous ne serons jamais amener à appliquer la grille de lecture que tu semble employer implicitement … Les victimes collatérales seraient légion de part et d’autre.
Enfin, au cours de ton article, tu appelles à la rescousse l’Éducation Nationale pour contrôler et interdire les listes de parents candidats où il y aurait trop de prénoms à consonance maghrébine à ton goût. Voici tes termes : « inadmissible que les représentants de l’ Éducation Nationale aient fermé les yeux sur cette manœuvre destinée à imposer des aménagements particuliers », la manœuvre que tu évoques étant celle de constituer une liste dont tous les membres ont un prénom à consonance maghrébine. Je te rappelle qu’il n’est pas dans les attributions de l’Éducation Nationale d’exercer une quelconque censure en fonction de la consonance des prénoms des parents d’élèves candidats lors des élections aux conseils d’école ou aux conseils d’administration des collèges. Personnellement, je m’en félicite. Je ne suis pas pour une politique des quotas….
Pour toutes ces raisons et quelques autres (mais il faut faire court me dit-on), je ne peux abonder dans le sens de ton article.
Je le trouve même contre productif car il contribue à faire passer notre combat pour un procès d’intention envers toute personne portant un prénom maghrébin. Ainsi, à la lecture de ton texte, il me reste le raisonnement suivant : prénom à consonance maghrébine = arabe étranger = musulman = menées communautaristes = dangers … ce qui te conduit à souhaiter la mise en place d’une censure de la part de l’Éducation Nationale et à voter … en fonction de raisons communautaristes.
Sur un plan plus large, je trouve ton texte fâcheux parce que, par manque d’éléments concrets, il permet à chacun d’y voir ce qu’il veut y mettre.
Ainsi, le lecteur qui suspecte tout porteur de prénom maghrébin de menées anti républicaines et anti laïques croira trouver dans ton texte des raisons d’alimenter encore plus sa méfiance. Ainsi, celui qui se méfie du combat de RL, trouvera dans ton texte des raisons supplémentaires pour illustrer et renforcer sa méfiance.
Dans les deux cas, c’est le combat pour un vivre ensemble fondé sur nos principes républicains et laïques qui pâtit des méfiances que crée ou renforce ton texte.
Franck BERNARD




Madame Fourest, face à la charia, vous avez une guerre de retard

Madame,
J’étais présent à l’échange organisé par NonFiction au centre Jean Jaures à Paris mardi 14/09/10 en soirée.

Le halal : communautaire ou communautariste ?

J’y étais venu pour vous solliciter sur un passage de votre livre « La dernière Utopie ».
Page 127 et suivantes, vous tentez d’y distinguer ce qui est communautaire de ce qui est communautariste. Vous citez ainsi le cas de restaurants chinois ou libanais (communautaires) dont vous vous félicitez des apports culturels pour notre pays.
Cependant, comme vous le savez, le problème ne porte pas sur le goût des préparations culinaires ou l’origine géographique des recettes que préparent les restaurants mais sur le système économique dans lequel ils décident de s’inscrire : ces restaurants sont-ils halal/casher ou non confessionnels ?
Le 14/09/10, ma question aurait pu se formuler ainsi : pour vous, le halal est-ce communautaire ou communautariste ?
Avant que je ne pose ma question, une autre vous fut soumise quasiment dans les mêmes termes concernant la finance islamique.
En substance, votre réponse consista à considérer qu’il n’y avait “rien à dire” au choix d’un organisme privé d’être halal mais qu’il fallait être vigilant au lobby politique qui demande une modification de nos lois pour pouvoir exercer.
Il va de soi que ma question sur les restaurants halal (n’ayant besoin d’aucune modification de la loi pour confessionnaliser toujours plus notre société) aurait été loin d’attirer votre attention.
Pourtant, Madame Fourest, en tant que laïque et républicaine, j’ai peine à penser que vous n’avez vraiment rien à dire à propos d’un système financier :
• Dont les choix dépendent de religieux faisant partie d’un “sharia board”,
• Qui décide (c’est-à-dire accepte ou refuse) des prêts en fonction de la licéité de la religion supposée, de la condition maritale ou des pratiques sexuelles du demandeur.
• Dont les décisions d’investissement doivent être inspirées par le devoir imposé à tous musulmans d’agir pour aider l’islam à triompher dans sa lutte mondiale contre l’association et la mécréance.
En tant que laïque et républicaine, j’ai peine à penser que vous n’avez vraiment rien à dire à ce que la filière alimentaire halal :
• fasse souffrir inutilement des animaux grâce à une dérogation aux lois européennes et françaises obtenue par d’efficaces actions de lobbying religieux,
• collecte un impot religieux supportant un culte et des organisations islamiques chargées de veiller à l’application de la charia (loi de dieu) sur terre,
• réserve des emplois seulement à de « bons » musulmans (emplois de sacrificateurs et de vérificateurs de l’application de la charia en France), discriminant de fait tous les autres demandeurs d’emploi sur un critère confessionnel.
Enfin, madame Fourest, n’avez vous vraiment rien à dire contre ce concept de pureté religieuse (halal) qui se diffuse dans le corps social sous de multiples formes (façon de manger, de s’habiller, de s’adresser aux autres, de se former, de faire du sport, de se marier, de placer son argent, de se faire inhumer, etc…) qui conduit à la constitution de ghettos de plus en plus hermétiques et à une disparition programmée du savoir et surtout du vouloir vivre ensemble “à la française” que tant d’étrangers viennent chercher dans notre pays ?
Contrairement à vous, la question que je voulais vous poser reste pour moi d’actualité : l’application de la charia (par le biais du business halal ou de la finance halal) est-ce communautaire ou communautariste ?

Contre la charia : anti-islam ou pas

Risposte Laïque dont vous avez cité le nom au cours de l’échange du 14/09/10 (en le qualifiant dans la même phrase de populiste, xénophobe et islamophobe) prend clairement position sur la question : pour tous les intervenants de cette revue en ligne, la charia est fondamentalement communautariste.
Je comprends mal comment quelqu’un soutenant l’application des Droits de l’Homme puisse être en désaccord avec cette position, ni même hésiter un seul instant.
Affirmer cela, n’est pas nécessairement être anti islam, c’est-à-dire opposé à l’islam en tant que religion. Certains intervenants contribuant à RL sont clairement anti islam, d’autres ne le sont pas mais combattent néanmoins toute religion qui ne reconnait pas la prééminence des lois de la république et vise, par quantité de stratégèmes, à envahir la société civile.
Anti islam ou pas, je ne pense pas qu’il relève de la posture d’un/e laïque de s’offusquer de l’opposition à un dogme religieux. Laissons cela aux croyants non laïques de toute obédience. Personnellement, dans la mesure où je respecte totalement la liberté de croire de celui qui croit, je respecte aussi la liberté de ne pas croire (et de le dire) de celui qui s’oppose aux religions qu’il s’appelle Ayaan Hirsi Ali, Taslima Nasreen ou … Pierre Cassen.
En ce qui me concerne, la couleur de peau, la confession supposée ou l’origine géographique ou culturelle de l’opposant à une religion ne changent rien à ce principe. Toute personne a le droit de critiquer un dogme religieux sans être traité de xénophobe ou de raciste ; et cela même si je ne partage pas totalement cette posture.
Par ailleurs, je pense que nous pouvons tomber d’accord pour reconnaître que, quand la religion catholique était dominante en France, ceux qui bouffaient du curé à tous les repas ont fortement contribué à séculariser la vie des français et à créer ainsi les conditions d’existence de la loi de 1905. Vous reconnaîtrez sans doute que leurs combats laïques étaient autrement plus virulents que les critiques feutrées que vous destinez à l’islam.
Eviter à l’islam cette critique radicale, c’est enfin ne pas aider les musulmans à prendre conscience que la spiritualité peut s’épanouir même sans les pratiques barbares ou rétrogrades que les croyants en cette religion revendiquent ou laissent complaisamment s’exercer envers les animaux, les femmes, les réformateurs musulmans et les non musulmans.
Les protestants ont su évoluer en ce sens, les juifs aussi (sous la pression napoléonienne), les catholiques également : pourquoi dispenser l’islam d’une telle évolution et laisser nos compatriotes musulmans seuls aux prises avec une conception moyennageuse de la foi ? Faut-il attendre que cette religion menace les institutions pour que vous vous sentiez concerné ?

Une stratégie en retard d’une guerre

Votre défense de la laïcité me semble, de ce point de vue, être en retard d’une guerre.

Le contexte idéologique a changé depuis 1905, mais votre combat est resté le même. Partant de la définition classique de la laïcité comme séparation des églises et de l’état, vous ne concevez votre combat qu’en terme de défense d’un état contre toutes les religions (considérées sans nuance, qu’elles s’appuient sur des injonctions de lapidation ou sur un devoir de pardon envers la femme adultère !).
Comme vous l’avez reconnu le 14/09/10, même sur cette défense que je trouve grossière et minimale de la laïcité, des rendez-vous ont été manqué par les laïques traditionnels dont vous faites partie :
• quid de la confiscation illégale d’espaces publics au profit d’une religion tous les vendredi à Paris et dans tant d’autres villes en France depuis des années,
• quid du financement des mosquées par des maires qu’ils soient de droite ou de gauche,
• quid de votre vigilance affirmée mais bien peu efficace pour empêcher que la loi européenne sur l’abattage ne soit détournée au profit d’un culte, ou que la législation n’évolue pour permettre l’installation de la finance halal sur notre sol, etc…
Vous avez eu l’honnèteté de nous révéler que certains de vos auditeurs algériens étaient déçus des discours laïques qu’ils entendaient en provenance de France ; je peux vous confirmer que certains de vos auditeurs français sont également fort déçus de constater que l’offensive de la charia dans nos quartiers populaires n’est traitée que par le dédain ou la stigmatisation de ceux qui la dénoncent par ceux-là même qui devraient être aux avant postes de la liberté et de la lutte contre le totalitarisme qu’installent certains musulmans dans nos quartiers.

A nouvel ennemi, nouvelle stratégie

Si le combat classique de la laïcité est nécessaire (encore faut-il le tenir), la nouvelle donne nécessite d’autres champs de lutte pour éviter que la défense institutionnelle de la laïcité que vous ambitionnez de mener ne soit tôt ou tard vouée à l’échec.
Vous ètes prête à faire face à une pression frontale anti laïque contre nos institutions (comme celle de la religion catholique dominante au cours de la Troisième République).
Vous avez ainsi construit votre ligne Maginot.
Sûre de vos raisonnements théoriques adossées à quelques lois républicaines, vous attendez l’ennemi sans vous rendre compte que votre muraille est déjà fortement fissurée de tous cotés et surtout que notre société a totalement changé depuis une quarantaine d’année et que le pays “à l’arrière” se transforme.
J’ai malheureusement la conviction que votre posture est inadéquate et inopérante.
Dans le combat asymétrique que livrent les islamistes en France, le pouvoir et les institutions ne seront pas pris en premier mais en dernier (si c’est encore nécessaire).
C’est la rue, le système économique, la façon de vivre dans nos villes, le statut des femmes et des hommes, le respect des lois qui changent et font pression d’abord sur ceux de confession musulmane, puis sur les non musulmans vivant dans les mêmes quartiers et qui essaient de les fuir (les quartiers pas nécessairement leurs voisins). A ce propos, vos sous entendus et dérapages fréquents associant peuple de France et racisme sont insultants et injustes pour notre peuple qui, au cours de son histoire :
• a su donner au monde une déclaration des droits universels servant de référence culturelle et émancipatrice à la terre entière,
• n’a jamais pratiqué ni l’esclavage ni l’apartheid sur son sol métropolitain,
• et a déjà accueilli et intégré tant d’hommes et de femmes qui aimaient notre pays et ses valeurs.
Peu de peuples au monde peuvent se targuer d’un tel palmarés ni dans les Amériques, ni en Asie et encore moins en Afrique.

La charia qui s’installe en France

Quand une société se soumet, d’une façon ou une d’autre, à la charia, comme c’est le cas progressivement en France, nul doute que ses principes de gouvernance (qui reflètent l’âme d’un peuple dans une démocratie) changeront, puisque la pré éminence d’une loi religieuse est acceptée, de gré ou de force, par la majorité du peuple.
La collaboration de nos dirigeants déjà fort répandue pourra alors prendre des postures légalistes en invoquant le suffrage universel. Cette posture remplacera avantageusement le clientélisme communautariste d’aujourd’hui que je vous entends peu critiquer. Cette posture permettra à notre classe politique de faire accepter la suppression ou le détournement des quelques dispositions légales qui contradiront encore l’application pleine et entière de la charia dans notre pays.
Je pense qu’à ce moment vous n’aurez, là non plus, “rien à dire” puisque les formes auront été respectées pour remplacer dans la légalité la république par une théocratie.
Cette inclinaison à se débarrasser de nos principes laïques à la première occasion est déjà largement répandus chez nombre de nos représentants.
Elle va :
• du mensonge éhonté d’un Daniel Vailland (PS – ancien ministre de l’intérieur) qui, au micro d’une radio nationale, affirme (contre la réalité des faits filmés et mis en ligne) que c’est la préfecture et non une milice islamique politico religieuse qui pose les barrières bloquant les rues pour permettre l’annexion d’un bout de territoire français afin d’y pratiquer des prières illégales tous les vendredi,
• jusqu’à un Razzy Hammadi (PS – ex responsable des jeunesses socialistes) qui s’oppose à la légitime dénonciation de ces occupations illégales par Marine Le Pen en niant la réalité des faits d’occupation connus de tous grâce à internet.
Ce n’est sans doute pas de cette façon que la classe politique reprendra quelque crédit aux yeux des citoyens républicains attachés au principe de laïcité.
Cette même attitude se retrouve dans d’autres domaines.
Par exemple, dans ma ville d’Argenteuil, où une chaine de restauration rapide appartenant très majoritairement à l’Etat ne propose plus que de la nourriture permettant d’enrichir un culte sous l’assentiment béat de son maire socialiste au nom d’un nouveau vivre ensemble (il va sans dire que la lettre adressée à mon maire sur le sujet est restée sans réponse : http://www.ripostelaique.com/Lettre-au-maire-d-Argenteuil-qui.html ).
Cette démission de nos représentants élus à faire respecter nos principes laïques et républicains est encore patente quand dans les écoles, les cantines appliquent très majoritairement les interdits alimentaires musulmans (http://www.ripostelaique.com/Accommodements-raisonnables.html) forçant les parents laïques à restreindre la liberté de choix de leurs enfants (à qui il ne souhaite pourtant imposer aucun interdit alimentaire religieux) pour permettre aux bambins religieusement endoctrinés de manger le plat qui leur est réservé par la mairie.
Enfin, tout récemment, la décision du président de l’Assemblée Nationale d’annuler un colloque portant sur l’immigration et l’islamisme sur demande du CFCM qui ne validait pas le choix des invités (un député, un maire, un imam et des associations laïques) est symptomatique d’une prise en main de l’autorité politique par des groupes de pression confessionnels.
Sauf erreur de ma part, je n’ai pas noté de réaction audible de votre part sur le sujet. C’est pourtant vous qui nous proposiez, le 14/09/10, de rester vigilant envers les actes de lobbying politiques religieux qui pourraient accompagner l’offensive halal (sur laquelle vous n’aviez rien à dire de particulier).

Lutter contre la charia

Sur ces sujets, votre silence est assourdissant pour ceux qui suivent vos travaux.
Il est surtout déshonnorant pour la cause laïque que vous affirmez défendre.
Je me félicite qu’il y ai encore en France des défenseurs de la laïcité qui savent voir le danger qui arrive et qui tentent d’alerter nos compatriotes. En effet, certains, abusés qu’ils sont depuis plus de 40 ans par de belles paroles lénifiantes, en arrivent à prendre des vessies pour des lanternes, des mosquées pour seulement des lieux de culte, la viande halal pour seulement une nourriture et le voile pour seulement un habillement féminin.
Le combat pour la sécularisation de la société est maintenant le champs où les laïques doivent principalement s’investir sous peine de ne plus faire respecter le principe de laïcité que le peuple français a élaboré après des siècles de tatonnements et qui fait partie des touts premiers traits de l’identité française dont des milliers d’étrangers veulent profiter chaque année.
Certes, ce combat est bien plus délicat que l’attente, arme aux pieds, derrière quelques lois laïques emblématiques qui s’effondreront d’elles mêmes quand le peuple ne les soutiendra plus.
Il est vrai que le combat pour une sécularisation du vivre ensemble (à la fois partie intégrante de notre culture française et avancées émancipatrices de tout peuple qui rejette le communautarisme) est difficile à mener quand tant de laïques cherchent à détourner le sens de toute déclaration publique par des interprétations fondées sur une vision communautaristes ou racialistes du “vivre ensemble”.
Je me rappelle comme vous sans doute lors de l’échange du 14/09/10, la prise de parole de ce militant socialiste qui regrettait de ne plus pouvoir parler de l’islam avec ses camarades lors de ses réunions politiques, paralysés qu’ils étaient tous de “déraper”. Le poids du politiquement correct que vous contribuez à renforcer devrait inquiéter la femme de gauche, normalement attaché à la liberté de parole, de vous dites être.
Ce combat pour les droits humains que menace la charia ne peut exister que si les conséquences de cette idéologie sont communiquées à tous. Empécher de parler sur la charia, empêcher de dénoncer sa barbarie, c’est la renforcer.
Récemment, j’ai constaté que ce sujet essentiel avait été spécifiquement évité dans la campagne qu’a lancé Bernard Henri Lévy (et que vous avez soutenu) pour la liberté de Sakineh. Ainsi, à aucun moment il n’est évoqué le système politico judiciaire de la charia qui légalise la mort par lapidation pour “punir” l’adultère.
Pourtant, c’est ce système politico juridique qui génère et génèrera encore des Sakineh (que celle-ci soit sauvée ou pas).
Pourtant, il n’y pas si longtemps, je me souviens d’un jeune philosophe à chemise blanche savait critiquer sur le fond le système qui produisait les goulags et les dissidents.
Pourquoi aucune critique de la charia dans vos tentatives de sauver une femme légalement lapidée selon la loi de dieu ?
Pourquoi aucune allusion au système fasciste de la charia dans votre soutien aux nouvelles dissidentes que sont Ayaan Hirsi Ali, Taslima Nasreen et tant d’autres …
La barbarie à visage humain se rencontre encore un peu partout dans le monde. Cependant, c’est maintenant dans la perspective du djihad mondial (dont la pierre angulaire est l’application de la charia) qu’elle fait système.
A la différence du nazisme ou du communisme, la barbarie actuelle s’appuie sur un soubassement religieux et identitaire de plus de mille ans.

Un combat pour tous

La sauvegarde du monde libre a besoin de tous ses défenseurs.
Encore faut-il qu’ils soient plus enclin à agir contre le totalitaire religieux actuellement le plus violent que de s’opposer aux laïques qui veulent défendre leurs valeurs émancipatrices et refuser l’intolérable aux pieds de leurs immeubles.
Encore faut-il que ceux qui veulent défendre la laïcité en pensant ne pas avoir à agir contre la confessionnalisation croissante de nos espaces partagés agissent activement pour faire reculer tout accommodement entre nos politiques et l’islam politique plutôt que de rationnaliser sur le recul des principes laïques que l’on constate depuis des années.
J’espère que cette lettre ne vous aura pas blessé et qu’elle ne rejoindra pas la pile de celles que vous considérez comme issues du cerveau déstabilisé d’un islamophobe raciste et xénophobe.
Elle ne vise pas à polémique.
Elle n’attend pas non plus une réponse. Je préfère de beaucoup que votre temps soit consacré à défendre la laïcité de façon efficace même dans le cadre de votre stratégie que je trouve sous optimale.
Cette lettre tend seulement à attirer votre attention sur cette stratégie qui me semble en partie contre productive pour défendre la laïcité dont vous désirez comme moi la préservation.
En espérant vous avoir appelé à une réflexion sur l’efficacité de votre combat laïque, veuillez agréer, Madame, mes sentiments les plus respectueux.
Franck Bernard