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Honteuse récupération de la mort de Ilan Halimi par l’extrême gauche

Allan Knoll (en manteau gris) au rassemblement du 14 février 2021 à la mémoire de Ilan Halimi à Paris, 12e arrondissement (Photo Allan Knoll)

Le dimanche 14 févier 2021, quelque deux cents personnes se sont rassemblées dans le XIIe arrondissement de Paris, jardin Ilan-Halimi (anciennement jardin 54, rue de Fécamp), en hommage au jeune homme Ilan Halimi, 23 ans, mort il y a quinze ans, le 13 février 2006, torturé trois semaines durant par le « gang des barbares » de Youssouf Fofana parce qu’il était juif. Dans le jardin de jeu de l’enfance d’Ilan étaient présentes des associations qui n’avaient rien à faire dans ce rassemblement. Il s’agissait d’une grossière et crapuleuse récupération pseudo-politique et de propagande qui n’a rien à voir avec la lutte contre l’antisémitisme prise en otage.

Suite à ce rassemblement, j’ai eu personnellement à m’entretenir avec Allan Knoll, fils aîné de Mireille Knoll (85 ans), elle aussi sauvagement assassinée et partiellement brûlée le 23 mars 2018 par son voisin, Yacine Mihoub (28 ans) [1], drame survenu dans le même arrondissement presque un an après le meurtre de Sarah Halimi (65 ans), torturée et défenestrée par Kobili Traoré, le 4 avril 2017 [2].

Apprenant la nouvelle – distillée toutes les heures sur RTL le matin même de ce dimanche 14 février – du rassemblement en mémoire des Juifs assassinés, Allan Knoll a été avec son épouse pour y participer, d’autant qu’il s’agissait aussi d’un hommage à sa maman.

Il a été scandalisé, outré et blessé par ce qu’il a découvert et entendu sur place [3].

Un rassemblement hétéroclite de représentants (et de badauds) de mouvements connus pour leur antisémitisme affiché : indigénistes, mouvements racialistes noirs, Acab (acronyme de l’anglais « All cops are bastards », « Tous les flics sont des salauds »). S’est joint à ces derniers quelques LGBTQ (collectif « Judéité Queer ») ainsi que des activistes du collectif Adama Traoré et du NPA, le Nouveau Parti anticapitaliste d’extrême gauche communiste et révolutionnaire, au nom d’une prétendue convergence des luttes.

Des membres de l’Unef (Union nationale des étudiants de France) assuraient le service d’ordre. Ce même syndicat qui, aujourd’hui, n’est plus ni féministe, ni laïc. Il a défendu le voile islamique à l’Université sous la pression et accord avec l’association des Étudiants musulmans de France (EMF), connue pour son double discours et son lien dangereux avec les Frères musulmans. Sans compter les dérives racialistes, la logique de censure intégriste et identitaire, les déclarations racistes et scandaleuses de ses membres (notamment lors de l’incendie de la cathédrale de Notre-Dame de Paris) et un islamo-gauchisme affiché et agressif.

Le plus consternant dans cette commémoration gâchée par des parasites de la faune des idéologies indigéniste, racialiste et décoloniale, est de voir des Juifs (mais est-ce vraiment le cas ?) d’extrême gauche présumés antiracistes pactiser avec des imposteurs, au nom de la lutte contre l’antisémitisme, dont la nouvelle association, le RAAR (Réseau d’actions contre l’antisémitisme et tous les racismes) [4], et l’association Juives et Juifs Révolutionnaires, qui veut « recréer un front uni contre le racisme qui inclut l’antisémitisme » (notons que dans la déclaration l’antisémitisme est seulement inclus aux autres racismes que la gauche instrumentalise). Ils étaient là pour un autre discours…

Le lendemain de la rencontre, cette dernière nébuleuse tweete : « Depuis hier, suite au rassemblement nous subissons une attaque concertée de la droite et de l’extrême droite, qui ne supporte pas la mise en relation de l’antisémitisme avec les autres racismes. » Sauf que ce collectif ment et fabule au sujet de la réalité, et dès que l’on s’indigne de ces honteuses récupérations on est accusé par ces fascistes d’extrême gauche du classique anathème frelaté d’être d’extrême droite.

Car, selon Allan Knoll, le premier discours a été correct, a dénoncé les crimes antisémites et contre les chrétiens d’Orient. Aussitôt, le deuxième discours d’un activiste du collectif Adama Traoré a changé de ton, pour associer aux crimes antisémites ceux prétendus de la police de « racisme systémique » contre les Noirs et les Arabes, sachant que, selon les derniers sondages (22 février 2021), « 78 % des Français considèrent qu’il n’y a pas plus de racisme dans la police que dans d’autres corps de métiers ».

C’est à ce moment-là seulement que les banderoles affichant les victimes juives des crimes antisémites se sont levées ainsi que celle de lutte « contre l’antisémitisme et tous les racismes » du RAAR, et non dès le début de la cérémonie ou au premier discours sobre. Face aux médias convoqués, il fallait bien associer, au discours biaisé, l’image des victimes de l’antisémitisme et par association sous-jacente orienter l’émotion victimaire vers le racisme systémique de la police envers Adama Traoré et autres minorités. Il faut reconnaître que c’est une abjecte récupération des gauchistes.

On ne s’attardera pas ici sur l’imposture de Assa Traoré, sœur d’Adama, et de ses délires racialistes, indigénistes et décoloniaux. La presse et les médias complices et complaisants s’en sont déjà copieusement chargés afin de nous imposer les thèses de BLM, Antifa et autres groupes anarchistes, et de nous les montrer sous un angle favorable, en dernier lieu un article de Libération à l’eau de rose [5], dévoyant comme d’habitude la réalité de ce rassemblement récupéré par l’extrême gauche malfaisante et hypocrite.

Indigné, Allan Knoll conclut : « Je ne voulais pas être mêlé à cette mascarade. J’ai planté dans le sol le pieu au bout duquel était affichée une photo de ma mère et je suis parti en colère. On s’est fait avoir avec cette ignoble récupération politique des drames ! J’ai même envoyé balader un journaliste d’Europe-1 qui voulait m’interviewer à mon départ précipité. »

Mais qu’en est-il de ce Réseau d’actions contre l’antisémitisme et tous les racismes (le RAAR) dont l’un de ses membres, Joseph Benamran, a été l’un des organisateurs de ce rassemblement ?

Dans le communiqué (voir note 4), le réseau entend lutter contre l’antisémitisme « en rappelant que la droite et l’extrême droite, fidèles à leur xénophobie, veulent faire croire que l’antisémitisme viendrait d’« ailleurs » et ne plongerait pas ses racines dans plusieurs traditions politiques françaises vieilles de plusieurs siècles. » Il nous rappelle « qu’un antisémitisme diffus est resté bien vivace et qu’il est nourri aujourd’hui par tous les intégrismes religieux. » Il rejette « toute interprétation de l’antisémitisme comme provenant essentiellement de la population musulmane. Cette position est instrumentalisée par la droite et l’extrême droite et reprise dans certains secteurs de la gauche. » Enfin, les membres du RAAR entendent participer « aux luttes contre tous les autres racismes et en apportant [leur] solidarité à toutes leurs victimes », refusant « notamment l’opposition entre les actions contre l’antisémitisme et celles contre l’islamophobie, le racisme antimusulman », et en « [se] solidarisant avec les étrangers et les étrangères en butte à la répression de l’État. »

Vaste programme, mais « quand le sage désigne la lune, l’idiot regarde le doigt » ! Car, dans ce qui précède il y a quelques confusions et inexactitudes, voire un aveuglement (intentionnel ?) tendancieux. Le RAAR au lieu de désigner clairement le mal, préfère l’occulter et inverser les rôles, s’en prend à une droite patriote (désignée d’« extrême droite ») – qui ne tue pas et n’égorge pas au nom d’Allah. Ce sont des procédés orwelliens d’inversions coutumières des gauchistes à accuser l’altérité de ce qu’ils sont eux-mêmes.

Certes, il reste encore des antisémites de tous bords et d’extrême droite, mais on ne va pas nous faire croire que de nos jours ce n’est pas celui qui vient d’« ailleurs », d’Afrique du Nord et subsaharienne, d’Orient et de tradition et culture coranique, le seul qui tue parmi « tous les intégrismes religieux » – vicieusement inclus par ce pluriel indigne –, sans omettre la responsabilité de l’État français, d’une partie de la classe politique (gauche comme droite) et des médias dans cette triste et dramatique situation [6]. Bien plus que l’extrême droite de nos jours, l’extrême gauche palestinolâtre et pro-Hamas est antisémite par nature et idéologie. L’extrême gauche islamo-gauchiste instrumentalise à cet effet le palestinisme, paravent de l’antisémitisme qui se cache à l’ombre de l’antisionisme.

L’extrême gauche islamo-gauchiste instrumentalise à cet effet le palestinisme, paravent de l’antisémitisme qui se cache à l’ombre de l’antisionisme

De plus, la prétendue islamophobie, néologisme inadéquat et inapproprié – fer de lance des Frères musulmans pour interdire toute critique de l’islam – n’est pas un « racisme antimusulman ». Depuis quand une religion (l’islam) est-elle une race, et la critique de sa doctrine jihadiste meurtrière et conquérante, un racisme et une phobie pathologique ? Le RAAR mélange les genres… d’autant qu’il refuse l’opposition abusive entre les actions contre l’antisémitisme et celles contre la prétendue islamophobie, plutôt une islamo-lucidité qui, jusque-là, n’a pas tué. Drôles de correspondances et de raccourcis regrettables aux relents nauséabonds de l’idéologie islamo-gauchiste : à la lutte des classes qu’ils ont abandonnée, ils l’ont permutée par la lutte des races et de la religion (islamique).

À la lutte des classes qu’ils ont abandonnée, ils l’ont permutée par la lutte des races et de la religion (islamique)

Enfin, quels étrangers et étrangères sont-ils en butte à la répression de l’État ? Lorsqu’on sait que la France est devenue une auberge espagnole à dépenser des dizaines de milliards en prestations sociales et médicales à plus de 40 % d’étrangers (sans compter à un pourcentage conséquent de faux Français, de « papiers » crachant sur la France), et lorsque ses frontières sont grandes ouvertes à tous les immigrés économiques et illégaux par centaines de milliers (faussement désignés par cette gauche de « réfugiés » et d’« exilés »). De surcroît, le pays est en proie de plus en plus aux crimes crapuleux de la part d’étrangers (de 2000 à 2020, le nombre d’homicides a bondi de 90 % en France) [7], et que leurs méfaits sont souvent jugés mollement, condamnés à de ridicules peines par une justice fort laxiste et qui n’expulse même pas les délinquants et les criminels multirécidivistes compulsifs illégaux ainsi que les jihadistes dangereux.

Le RAAR vit sur quelle planète ? On voit bien que la lutte contre l’antisémitisme est prise en otage pour d’autres buts et un tout autre discours, celui d’une gauche aux abois qui fait feu de tout bois pour ne pas sombrer dans le marécage de ses utopies déchues. Ce présumé combat contre l’antisémitisme de cette gauche est une récupération sournoise afin d’occuper ce terrain laissé jusque-là à la droite mais en lui greffant dessus avant tout d’autres luttes marxistes fumeuses.

Mais quelques questions s’imposent.

D’abord, jusqu’à quand accepterions-nous ces imposteurs d’extrême gauche, eux-mêmes d’une extrême intolérance totalitaire et d’idéologie fasciste, voire anarchiste, à récupérer hypocritement des drames dans le seul but de diviser la nation, de semer le chaos et de tenter d’imposer par la force, le chantage et la violence des options idéologiques que le trois-quarts des citoyens refuse et ne veut pas ?

Ensuite, pourquoi et comment l’État accepte-t-il la création et la multiplication exponentielle de ces associations présumées antiracistes, toutes animées par une idéologie nihiliste et subversive, grassement subventionnées par l’impôt des contribuables ? Comment ne sont-t-elles pas encore dissoutes depuis tant de leurs dégâts ?

Enfin, à qui profite le crime ? Si ce n’est qu’à ceux qui ont instrumentalisé cette extrême gauche contre les Gilets jaunes, contre les patriotes et maintenant contre Les Identitaires qu’on veut dissoudre parce qu’ils défendent symboliquement – et dans la légalité de la loi – les frontières de la France et démontré que l’État lui-même n’est pas crédible et depuis longtemps.

Reste à savoir si l’on devrait être indulgents avec ces présumés antiracistes d’extrême gauche sous prétexte de leur hypothétique lutte contre l’antisémitisme ? Au lecteur de juger…

En tous les cas, l’habit ne fait pas le moine. Derrière de présumées bonnes intentions il y en a parfois de très mauvaises.

François Sweydan

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © François Sweydan pour Dreuz.info.

Références




Islamisme, islam de France, islam des Lumières, dites-vous ?

 

À la mémoire de Samuel Paty

C’est dans le vide de la pensée que s’inscrit le mal.

Hannah Arendt

Suite à l’assassinat religieux et terroriste, ignoble et terrible, de l’enseignant Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie et d’enseignement moral et civique, le 16 octobre 2020, il semblerait que la France d’une bonne partie de la classe politique et des médias n’aient toujours pas compris les vrais enjeux, ni le sens des mots qu’ils utilisent au sujet de la radicalité islamique, celle de l’islam tout court.

Résumons-nous en quelques mots, sans tergiverser, sur la sémantique orwellienne de l’État français, du CFCM (Conseil français du culte musulman) et des médias… Ces derniers, depuis des décennies, ont favorisé le discours des islamo-gauchistes, bras armé à la source de la « banalité du mal » (Hannah Arendt [1]), conséquence de la soumission aux ordres des complices intellectuels de l’idéologie fascisante et son autorité.

Islamisme politique ou islam radical ?

Dans la bouche de nombreux politiques et des médias, on entend parler d’ « islamisme politique »/« islam politique [2] » : c’est un pléonasme pour s’abstenir de dire « islam radical » ou « fondamentaliste » ou « islam » tout court. Car l’islam en tant que système religieux est déjà politique, juridique et social, mais pas seulement. Par le passé récent, dans le domaine des sciences humaines, le mot « islamisme » désignait la religion et la civilisation islamique. Or, en désignant la radicalité comme étant de l’ « islamisme », on sous-entend la dimension idéologique dans son exclusivité. Un abus langagier lorsque l’islam est foncièrement une idéologie [3], un fondamentalisme dynamique qui ignore et refuse la laïcité et la sécularisation puisque c’est la transcendance divine d’Allah qui régit le politique, le juridique et le social. Point de séparation. En bref, l’islamisme est le jihad offensif-défensif de l’islam.

Dans son nouveau livre polémique L’islam conquérant, Shafique Keshavjee [4] écrit à juste titre que l’islam n’est pas qu’une religion communautaire, mais un projet politique et une stratégie militaire. Il met en lumière sa structure conquérante comme système global. À la lumière des textes fondateurs et son histoire, Keshavjee montre que l’islam porte une vision hégémonique contraire aux valeurs occidentales.

À la lueur de ce qui précède, le discours contre le « séparatisme islamiste » qu’Emmanuel Macron a prononcé le 2 octobre 2020 aux Mureaux (Yvelines) sur la « radicalité » est donc grevé d’une aporie, reprise en boucle par les médias. Cette utopie française fait une distinction erronée et une séparation artificielle entre une idéologie politique totalisante et son enracinement dans le fait religieux, en lui-même, total en islam.

Islam de France ?

À ces conditions, impossible d’enraciner l’islam dans un moule républicain (ou autre) de laïcité, encore moins dans un « islam de France », comme le soutient Jean-Pierre Chevènement à la suite de Jacques Berque, sa référence dépassée par le réel de l’islam ultra orthodoxe. Car, étymologiquement parlant, « islam » veut dire « soumission » totale à la loi d’Allah et à son projet politico-juridique. De là, la guerre qu’a déclarée l’islam radical à la France et de tenter d’abattre son modèle de laïcité dont elle porte l’étendard en Europe.

Recep Erdoğan vient de rappeler une fois encore à Emmanuel Macron et consorts leurs errements sémantiques pour ne pas appeler un chat, un chat. En effet, il n’existe pas un islam – qui serait de France – et un islamisme. Et Erdoğan de marteler à Macron :

« Qui es-tu pour parler de structurer l’islam ? » « C’est de l’insolence et c’est dépasser les bornes » [5]. D’autres oulémas de l’islam arabe vont dans le sens du sultan néo ottoman.

Et puis, l’institution d’al-Azhar, la référence première de tous les sunnites du monde ainsi que l’Arabie saoudite, elles aussi dans la totale ligne d’Erdoğan, vont-t-elles permettre cette hérésie et cette atteinte « mécréante » contre l’islam ? Après la décapitation de Samuel Paty, les oulémas de l’université al-Azhar, ont réitéré l’exigence d’une législation mondiale interdisant « la diffamation des religions ». Autrement dit, l’interdiction de l’insoumission à l’islam, car pour al-Azhar il n’est pas question qu’on prenne ses distances avec la littéralité des textes coraniques (et même de la charia, la loi islamique) ; ce qu’avait pourtant demandé en vain le Président égyptien Sissi.

L’une des deux, soit Macron, dans sa méconnaissance dramatique de la pensée islamique, n’a pas saisi le vrai sens du texte contre le « séparatisme islamiste » qu’il lisait et les implications de ce qu’il disait, soit alors dans son impuissance il ment une fois encore au peuple français. En tous les cas, la volonté de ne pas nommer les choses par leur nom est patente.

L’ « islam de France » est un oxymore et un paradoxisme antilogique. Le drame est qu’on a abandonné la France aux manipulations et dissimulations des courants fondamentalistes conquérants de l’islam wahhabite, frériste, salafiste, islamistes du Tabligh et du Millî Görüş turc. À titre d’exemple, Ghaleb Bencheikh a succédé à Jean-Pierre Chevènement à la tête de la Fondation de l’islam de France, lorsqu’on sait le double langage de celui-ci, sa tactique de dissimulation et d’esquive (taqiya), à constamment exonérer l’islam et de nous le dépeindre idyllique, mais surtout sa rétraction quant à la liberté du musulman d’apostasier ; sans compter les ambiguïtés religieuses d’un Hakim El-Karoui [6], proche du président Macron.

À ces conditions nous sommes face à un « islam en France » et non un « islam de France » dans la mesure où le premier veut imposer la radicalité orthodoxe qui nous vient des pays islamiques manipulateurs, ceux des origines de ces musulmans (en ajoutant l’Arabie saoudite, le Qatar, la Turquie et l’Iran). Ils veulent nous imposer le modèle ruineux qu’ils ont pourtant laissé derrière eux, mais pour beaucoup dans le but de le répandre dans les pays occidentaux des « mécréants » et imposer un islam désormais « de France » qui ferait, forcément par ses précédents historiques notoires, concurrence au christianisme pour tenter de le supplanter.

Islam des Lumières ?

Dans le débat qui opposait Éric Zemmour à Jean-Pierre Chevènement le 16 octobre sur la chaîne de télévision CNews, ce dernier est encore à l’utopie naïve de l’ « islam des Lumières » [7] (invention farfelue de Jacques Berque). Zemmour a eu raison de dire que « islam des Lumières » est un oxymore, car la philosophie des Lumières prône tout simplement l’émancipation de l’individu du religieux par la raison. Tout le contraire de l’islam dans lequel il est impossible au croyant de s’émanciper, encore moins de recourir au libre-arbitre, à la raison et à la rationalité dans le sens philosophique occidental.

Quelle réforme de l’islam lorsqu’il s’agit d’un système socio-politico-juridique qui couvre le législatif et l’exécutif, religion qui se considère comme parfaite ? En effet, parfaite par son système totalitaire de soumission implacable que beaucoup de civilisations n’ont pas réussies à arrêter dans son élan barbare de violence sauf par une contre-offensive de même nature. Au-delà de ces mots, pas de salut.

Partition, séparatisme islamique ou conquête de l’islam ?

Et cette imposture de la honteuse « partition » de François Hollande, et maintenant le « séparatisme islamique » [8] d’Emmanuel Macron ? On joue dangereusement avec les mots, d’une part, pour tenter de noyer le poisson de l’islam impérialiste et, d’autre part, que le « séparatisme », serait l’œuvre d’un « islamisme » et non celui de l’islam tout court ! Le citoyen s’y perd avec ce charabia de la novlangue orwellienne, mais l’histoire nous apprend que l’islam ne s’est jamais séparé du monde qu’il a conquis : il l’a phagocyté et cannibalisé, systématiquement partout où il s’est introduit. Il n’a jamais cherché à faire sécession, il soumet et domine, impose sa foi et sa loi aux mécréants. Et puis, avec le communautarisme islamique avancé en France nous sommes déjà, de facto, dans une sorte de séparatisme et même de près guerre « religieuse » (et non « civile », comme on le prétend). C’est l’élan de la conquête islamique qu’il faut briser. C’est cette vague ininterrompue de colonisation islamique qu’il nous faut arrêter, injonction des hauts cadres de l’État islamique-Daech.

À raison, Jean Messiha (originaire d’un pays, l’Égypte, conquis par le sabre de l’islam et dans lequel les chrétiens minorisés et dans la dhimmitude sont toujours aujourd’hui victimes du fanatisme) martèle :

« Commençons par mettre un terme à un profond malentendu : il n’y a pas de séparatisme islamiste. Il y a de fait une colonisation ethnoculturelle de la France par le monde arabo-afro-musulman. Les islamistes n’ont aucune envie de séparer les territoires perdus du reste de la République française. Ils veulent conquérir la France et en faire leur République. Et ils ont pour eux deux armes surpuissantes : le temps et l’immigration islamique [9] ».

Et l’islam dans tout cela ?

Le jihad est une composante fondamentale de la doctrine islamique de conquête dès les origines de l’islam et tout au long de l’histoire. En résumé, pour ce qui est de la France, la stratégie de conquête a commencé avec le discours victimaire, viser à inscrire l’imposture de la fausse notion d’islamophobie comme un délit, instaurer le délit de blasphème et imposer le port des signes religieux, la propagande qui voudrait que la France soit un pays anti-musulmans, etc. Elle se poursuit avec le harcèlement revendicatif constant et progressif, le chantage, l’intimidation, la menace, l’entrisme conquérant à tous les niveaux du social, dans le milieu de l’entreprise, à l’université et dans l’exercice politique… Puis est venu le temps du passage à l’acte violent contre les individus et les institutions les unes après les autres au fil des années, mais aussi celui de la récupération politique, l’indécence du prosélytisme religieux à chaque fois où la France entière a été sous le choc d’un attentat ou d’un assassinat islamique odieux. Les Frères musulmans avec l’UOIF – Union des organisations islamiques en France qui a pris en otage tous les musulmans de France et s’est métamorphosé en « Musulmans de France » par la magie de sa stratégie – et des dizaines d’associations islamiques/islamistes dites culturelles, sportives, d’actions sociales, saturent les réseaux sociaux (WhatsApp, Twitter, Facebook, etc.) et tentent d’arriver à leurs fins par leur activisme malsain et sournois, les messages fielleux et incendiaires, la propagation de la haine et catalyser les foules islamiques.

La source du problème est donc ce projet jihadiste collectif et communautaire réfléchi à moyen terme, piloté de l’étranger et intra muros en France. Depuis plusieurs décennies des musulmans endoctrinés – d’une manière indirecte par des radicaux et le discours de nombreuses mosquées fréristes et salafistes – s’attaquent régulièrement à une institution visée intentionnellement. Ce fut le cas de la presse (Charlie Hebdo), l’armée (les assassinats de Mohammed Merah), les gendarmes (l’assassinat du colonel Arnaud Beltrame), la préfecture (attentat de Mickaël Harpon), les civils (les attentats du Bataclan et de Nice), l’Église (assassinat du Père Jacques Hamel) [10] ; la police, les pompiers et les ambulanciers harcelés au quotidien, comme l’hôpital (le voile et le refus de se faire soigner par un médecin de sexe masculin), etc. Et maintenant, suite à la tuerie d’écoliers au collège-lycée juif Ozar Hatorah de Toulouse le 19 mars 2012, c’est une nouvelle attaque en réunion contre un autre sanctuaire de l’éducation et de l’enseignement avec l’assassinat de l’enseignant Samuel Paty. La fatwa (car c’est bien le cas !) a été celle qui vise la liberté d’expression, la laïcité et le modèle français de transmission de l’histoire millénaire du pays. Samuel Paty a été assassiné parce qu’il a été également abandonné par sa hiérarchie et suite aux lâchetés et à la couardise des dhimmis islamo-gauchistes de l’Éducation nationale.

À chaque fois c’est un corps spécifique de la société qui est visé, suivi de défiances orchestrées de milliers musulmans sur les réseaux sociaux et des intimidations provocatrices sur le terrain [11]. La stratégie classique et historique de la conquête est celle du harcèlement et consiste à fomenter régulièrement des attaques meurtrières qui marquent l’opinion publique. L’objectif des jihadistes est de créer un conflit civil qui favoriserait la montée par contagion de l’islam radical et une contre-offensive attendue de l’adversaire qui provoquerait une insurrection islamique. Il s’agit également d’instiller la terreur et l’effroi à petites doses, susceptibles de créer un stress social, une peur obséquieuse, la dhimmitude rampante et surtout l’autocensure généralisée [12] (limiter la liberté d’expression comme au Royaume-Uni). Car en ce qui concerne l’islam, elle permet sa propagation rapide en l’absence de toute critique et de toute opposition, et c’est ce que cherchent ces islamistes : l’écrasement de la liberté d’expression, le mutisme des Français et de ne pas évoquer le contenu ruineux pour son image d’un coran en traité génocidaire.

En conclusion

Si la France est le terrain privilégié des radicaux de l’islam fondamentaliste c’est parce son modèle social de laïcité et de liberté d’expression est le verrou à faire sauter pour une progression fulgurante de l’islam dans l’Hexagone. Cependant, ce vendredi 23 octobre 2020, les imams de France (dont le fréristes Tareq Oubrou, porte-parole des médias), ont rivalisé dans leur prêche au mensonge, au déni total schizophrénique, et dans une taqiya collective et communautaire, à condamner (à juste titre, cependant, mais hypocritement) l’assassinat de Samuel Paty. Ils savent tous, pertinemment, que la mise à mort d’un blasphémateur par décapitation (et ce n’était pas le cas de Samuel Paty !) est une injonction coranique impérative et implacable, celle du verset de l’Épée (Coran, sourate 9, verset 5) et qui fut pratiquée par le prophète Mahomet lui-même et tous ses compagnons jusqu’à leurs héritiers de l’État islamique-Daech. Alors, que penser et que déduire de cette dualité de dissimulation ?

Ensuite, la classe politique étant paralysée par ses errements frileux ne sait plus par quel bout prendre l’islam et c’est bien la quadrature du cercle au nom de l’éphémère « vivre ensemble ». Alors, on passe timidement de la démarche de l’islamo-gauchisme qui consiste au déni et à la victimisation à outrance des musulmans aux cafouillages sémantiques et aux périphrases creuses par méconnaissance de l’islam, comme par exemple vouloir instaurer un « délit de séparatisme » qui n’empêchera nullement (du point de vue juridique) la progression d’une idéologie religieuse déterminée, si on ne l’arrête pas net.

Enfin, il est grand temps du courage, de sauver et de sauvegarder la France de cette nouvelle offensive conquérante qui rêve ouvertement d’une revanche sur Charles Martel et d’une contre Reconquista des territoires perdus de la péninsule Ibérique au Moyen Âge.

« Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde » (Albert Camus).

François Sweyden

https://www.dreuz.info/2020/10/24/islamisme-islam-de-france-islam-des-lumieres-dites-vous/

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © François Sweydan pour Dreuz.info.

Notes




Et les cloches se sont tues : quelques vérités sur le documentaire d’Éric Dick

Le cinéaste réalisateur Éric Dick a mis gratuitement à la disposition du grand public (le 30/07/2020) dans Riposte Laïque son film documentaire “Et les cloches se sont tues” (de 2019 ; 1 h:34 min) sur l’islamisation progressive et inquiétante de la Vendée depuis 2015-2016. Ce cas de figure significatif fait suite à ceux de nombreuses autres régions de France, et sans que les citoyens soient consultés sur cette grave décision en haut lieu depuis des décennies et sous les directives de Bruxelles. Plusieurs remarques s’imposent sur ce saupoudrage à peine feutré d’immigrés clandestins de facto à toutes les petites communes de la France profonde (parfois, sans même en informer les maires) dans le but de transformer le tissu socioculturel et religieux de tout l’Hexagone. Ce film apporte un éclairage fort et poignant sur la manière dont l’État et ses complices favorisent l’implantation des clandestins et le développement de l’islamisation en Vendée sur fond de mondialisation économique.

Ce long métrage [1] remarquable est un mélange d’anticipation et de réel, un va-et-vient d’enquêtes réelles de terrain sur l’immigration [2] soutenue des deux premières décennies du XXIe siècle (et de 2019), intercalées de séquences d’invasion massive de dizaines de rafiots sur les côtes vendéennes en provenance du continent africain en 2040. C’est aussi une œuvre d’art réalisée par un cinéaste talentueux qui a su combiner le témoignage interviewé d’acteurs de terrain qui défendent ou non l’immigration et l’islam, et ceux qui s’indignent, s’en inquiètent et s’en préoccupent. La portée politique et sociétale sous-entendue dans ce long métrage est évidente.

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Tous les chrétiens d’Orient vivant en France et en Europe – vrais réfugiés de la persécution et du fanatisme islamique – à qui j’ai communiqué ce film ont été scandalisés et atterrés par la crédulité, la naïveté et l’inconscience suicidaire, voire la complaisance et la complicité des protagonistes de l’accueil inconditionnel des immigrés clandestins régularisés.

Synopsis

Dans les années 1970, la France est un pays prospère, respectable et respecté. Les Français vivent sur les acquis de leur immense histoire : la démocratie, la laïcité, la liberté, les droits de l’homme – et de la femme. Les cloches sonnent à la volée. Éric, né le 26 août 1964, s’y épanouit toute son enfance et sa jeunesse. Dans les années 2020, la France croule sous les dettes qui s’accumulent depuis une quarantaine d’années. Elle fait face au mondialisme débridé, et malgré un chômage endémique structurel, à une immigration exponentielle problématique de violence, de délinquance et de criminalité en hausse vertigineuse. Elle s’enfonce dans un cycle infernal de dépendance à Bruxelles, aux banques et aux pays créanciers. Puis vient l’anticipation en 2025, Éric dans ses activités de réalisateur, lors d’un reportage sur l’arrivée massive et incontrôlée de bateaux d’immigrés, traverse un terrible drame personnel (qu’on apprend à la fin du film). Enfin, en 2040, la France déjà « ghettoïsée » par le séparatisme est envahie par cette immense vague humaine. Des régions entières communautarisées ont quasiment fait sécession et n’obéissent qu’à leur idéologie religieuse ; les cloches des églises ne sonnent plus [3]. De plus, d’autres convois maritimes sont annoncés au large de la côte Atlantique pour déverser deux millions d’étrangers en provenance du continent africain. Les populations françaises locales paniquées quittent massivement la Vendée et Nantes. C’est l’exode…

Les réalités de 2019 annoncent la catastrophe de 2040, s’il n’y a pas un réveil salutaire

Le documentaire commence par l’anticipation qui se déroule en 2040 sur la côte atlantique. Le cinéaste cherche une station radio pour écouter les informations. Au milieu des grésillements parasites, on entend en arabe la voix d’un imam (?) en train de haranguer les auditeurs d’une radio islamique :

« … Une umma qui ignore la défaillance et le danger du chemin à son cœur, à son cœur battant et qui est la Palestine… »

Le cinéaste visionne de vieilles séquences filmées en noir et blanc en Super 8 d’une lointaine enfance insouciante et de vie familiale heureuse. On le devine, ce devait être autour des années 1950-1960 (la Renault 4CV dans l’une des séquences) : lui-même (?) enfant, sans doute ses jeunes parents, la première bicyclette, un mariage, les souvenirs de vacances, la joie de vivre et le bonheur… Puis, la nostalgie douloureuse de ce monde révolu qui tombe en poussière se fait poignante face au réel tragique. Ses larmes d’homme aux cheveux grisonnants coulent sur ses joues en écoutant les dernières nouvelles inquiétantes de cette gigantesque invasion en l’an 2040. Participatif de son film, il est interviewé mais reste silencieux et soucieux, griffonne ses pensées. Ce sont les uns et les autres qu’il interviewe qui prennent la parole mais en 2019.

Le réalisateur procède à une vaste enquête de plus d’un an et de centaines d’heures de montage de nombreux témoignages in vivo de responsables d’associations d’aide aux immigrés. Il s’agit du Cimade (Comité inter-mouvements auprès des évacués, service œcuménique d’entraide), Welcome Vendée, AMIs/Yon, Migrants 85, la Ligue des Droits de l’Homme en Vendée (LDH), Amnesty, Association France Terre d’Asile, CCAS (Centre communal d’action sociale) de mairies ainsi que Assam Dignité :

« La multiplication de structures et de sigles ne doit pas faire illusion : ce sont souvent les mêmes qui militent dans toutes les structures, et l’empilement de collectifs gigognes sert surtout à mystifier les pouvoirs publics sur la force de frappe d’un noyau dur qui ne dépasse pas les quelques dizaines de personnes [4]. »

Les catholiques porteurs de valises de l’islamisation de la France ne sont pas en reste : le Secours catholique, Accueil des Réfugiés au Pays de St-Gilles-Croix-de-Vie, CCFD-Terre solidaire (anciennement Comité catholique contre la faim et pour le développement, association recyclée dans l’accueil humanitaire des immigrés), etc. Le réalisateur interviewe également des élus municipaux locaux pour la plupart résignés, voire complices ou complaisants, une hôtelière et de simples habitants (aviculteur).

De nombreux partis politiques de droite comme de gauche participent activement à cette mise en coupe de la France : l’UPR (Union Populaire Républicaine) de François Asselineau ; le MIL (Mouvement initiative et liberté, d’inspiration gaulliste) ; la France insoumise de gauche radicale mélenchoniste ; LaREM d’Emmanuel Macron… D’autres s’en démarquent et dénoncent : le Rassemblement National ; Debout la France ; l’UNI syndicat étudiant (Union nationale inter-universitaire) et policiers (Alliance).

C’est un long métrage d’anticipation sur la France qui s’africanise, se tiers-mondise et s’islamise ; un désastre qui s’annonce avec la collaboration d’associations immigrationnistes militantes. On est pris à la gorge par un mélange de colère, d’angoisse et de tristesse, de désolation, d’indignation et de révolte face à ces dhimmis qui livrent leur région et leur pays en coupes réglées à l’islam conquérant par ignorance et stupidité, par mauvaise conscience et bondieuserie mal placée mais surtout par idéologies (gauchiste ou alors catholique) malsaines et dévoyées.

Ce documentaire nous dévoile la transformation profonde de villes et de villages vendéens par l’immigration. Une réalité qui change de la présentation lisse et lénifiante de ce phénomène par la classe politique et les médias. Si les témoignages divergent sur l’opportunité ou le devoir d’accueillir les immigrés clandestins (surnommés « migrants », en novlangue ; voir note 2), ils nous aident à mieux comprendre le mouvement migratoire qui s’amplifie en France et ses conséquences désastreuses sur un territoire en particulier. Derrière un humanisme sélectif et de pacotille ou d’inconscience, ces associations immigrationnistes oublient le prochain proche au détriment du lointain. Ils se caractérisent par une légèreté déconcertante quant à l’avenir des générations futures.

Le Camp des Saints et celui des damnés de Satan…

Le réalisateur s’est inspiré sans doute du livre prémonitoire de Jean Raspail Le Camp des Saints [5], paru en 1973. Face à des arrivées de plus en plus soutenues d’immigrés presque exclusivement musulmans et très souvent illégaux, plusieurs personnes interviewées organisent un accueil inconditionnel. Cela sans envisager les changements induits par l’arrivée de populations allogènes d’une culture fort différente et d’une religion qui devient problématique avec le temps. Pour les tenants de cette immigration, c’est comme s’il s’agissait d’un phénomène naturel et inéluctable, comme si elle devenait une nouvelle norme dans nos sociétés.

Au détriment des populations françaises locales pauvres ou précaires, en difficulté, SDF ou en détresse, des milliards sont dépensés sur ces nouveaux venus, immigrés clandestins, faux mineurs isolés ou demandeurs d’asile (politique) fictifs. Droit totalement dévoyé par l’État lui-même (et l’association France terre d’asile) de personnes qui viennent de pays où il n’y a ni conflit, ni guerre, ni persécution religieuse. Il s’agit de Maghrébins (Algérie, Maroc, Tunisie), Africains subsahariens (notamment Mali, Sénégal, Niger, Mauritanie, etc.), Turcs, Soudanais du nord, Bangladais, Chinois, Afghans, Tchétchènes, Pakistanais [6] (nombreux parmi ces derniers sont de vrais activistes islamistes prosélytes, membres du Jamaat-e-Islami pakistanais qui travaillent main dans la main avec les Frères musulmans en Europe et en France).

Tandis que des maires n’hésitent pas à mentir, avançant ce prétexte de (faux) « réfugiés » pour justifier ces accueils intempestifs. C’est la fable des « migrants qui fuient la guerre, mais qui sont bien malheureux de quitter leur pays », tromperie rodée aussi bien des laïcards que d’une certaine catégorie de catholiques, sachant que les vrais réfugiés du Levant (Syrie, Irak) font seulement 5 à 7 % (selon l’année) du total des immigrés, statistiques de l’Onu même. Autrement dit, un pourcentage conséquent desdits « réfugiés » demandeurs d’asile sont des faux candidats qui donnent le plus souvent comme prétexte fallacieux à leur demande l’homosexualité, l’apostasie ou la conversion au christianisme.

L’Allocation pour demandeur d’asile (ADA), bons alimentaires, hébergement gratuit en hôtel, structures d’accueil des immigrés, Carte Bleue européenne, Aide médicale d’État (AME) [7], logements en maisons léguées aux mairies (loyer réglé par les préfectures) et parfois même voiture, etc., tous ces avantages sont des appels d’air à l’immigration. Les nouveaux venus informent ceux qui sont au pays et les encouragent à les rejoindre en pays de Cocagne. C’est le puits sans fond d’un Eldorado en voie d’être ruiné. À ces conditions, le flot de millions d’immigrés ne tarira pas, au contraire.

Quelques profils sociologiques désastreux…

Prenons l’exemple de Frédérique Bisière, représentante résignée de l’UPR de Vendée, quand elle écrit « que cela ne sert à rien de s’opposer à l’immigration » [8] sous-entendant qu’il faudrait l’accompagner, elle ajoute « de toute façon on va subir ces transferts de populations et qu’il va bien falloir s’y adapter » ! « Il va falloir s’y faire » lance une hôtelière désinvolte (mais qui va continuer à recueillir volontiers des immigrés dans son hôtel tant que cela arrange ses bonnes affaires payées par l’État !), comme si c’était une fatalité. Des mots qui cachent la bêtise aveugle et une ignorance de ce qu’est la stratégie invasive de l’islam dont l’Orient a été victime depuis des siècles.

Frédérique Bisière, dissuasive, ose contre-attaquer pour se donner bonne conscience que « ce film est un appel à la haine, à la peur, au racisme et à l’islamophobie » ; les grands mots accusateurs dans sa tentative de neutraliser toute réflexion rationnelle islamo-lucide. Elle est incapable de se poser les bonnes questions. Pourquoi, par exemple, les pétromonarchies islamiques plus riches que l’Europe n’accueillent-elles pas du tout une part même infime de ces immigrés, refusent catégoriquement et, au travers de l’Onu et son Pacte de Marrakech (appelé « Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières »), les encouragent à s’installer plutôt dans les pays occidentaux ? Les non musulmans d’Orient, vrais réfugiés martyrisés, peuvent dire à ces sourds-aveugles quelques vérités qui échappent à ces naïfs candides d’une crédulité dangereuse… Car au sein de l’Onu devenu une assemblée de pays dictateurs, c’est l’Arabie saoudite, avec le Qatar, la Turquie et quelques autres pays arabes et musulmans qui président à favoriser l’islamisation de l’Europe. C’est aussi simple que cela et les hauts cadres de l’État islamique/Daesh l’avaient pourtant répété et martelé pour qui veut l’entendre.

Autre cas de figure édifiant, celui d’une femme médecin généraliste, Brigitte Tregouët, coordinatrice du Cimade et Welcome (La Roche-sur-Yon) qui se caractérise elle aussi par une ignorance singulière et une naïveté à toute épreuve sur ce qu’est vraiment l’islam. Elle se gargarise d’un vocabulaire républicain gauchiste (celui de la laïcité à géométrie variable, de la liberté de culte et de religion) à mille lieues des réalités historiques islamiques implacables. Il lui faudrait un long séjour en Orient pour lui remettre les idées tordues en place. Elle se réjouit de la piété des musulmans mais ignore que celle-ci, ailleurs et dans l’histoire, a mené au jihad et à l’islamisation systématique.

Il suffira à l’islam de dépasser la grosse minorité agissante de 17-18 % de la population de France et les très gros problèmes avec les Français non musulmans deviennent sérieusement conflictuels (et cela est déjà le cas avec environ 10 %), paralysant et neutralisant le système démocratique fissuré par les offensives islamistes.

En cela, la démographie, la sociologie et l’histoire ne sont pas contestables face aux certitudes branlantes de Brigitte Tregouët qui convoque les manipulations politiques sur une « fictive islamisation du pays », évidemment d’une extrême droite ou de simples Français patriotes (et non du fait de son propre mouvement politique de gauche). Dans sa déclaration justificative risible, « la religion s’inscrit dans la différence culturelle », elle ignore que cette distinction est fort raciste en islam, sécessionniste et communautariste, paroles du Coran même qu’elle n’a manifestement pas lu. Tout son discours est d’une naïveté déconcertante, sûre d’elle-même. Ajoutons sa réjouissance que ce soit ces nouveaux immigrés musulmans qui désormais fabriquent les brioches de Vendée, lorsque de nombreux Vendéens eux-mêmes sont au chômage !

En bonne gauchiste, Brigitte Tregouët met faussement la délinquance et la criminalité sur le dos de la pauvreté et qu’il suffit de régulariser ces clandestins, immigrés économiques sans papiers, pour que tout rentre dans l’ordre par la magie des utopies gauchistes ou celles des catholiques bigots. On oublie que dans le lot de ces nouveaux travailleurs au rabais, il y a un taux assez important d’improductifs sans qualification et de parasites (qui ne sont pas là pour travailler !), et surtout de vrais délinquants récidivistes, de vrais criminels, voire des agents dormants du jihadisme, « sans papiers » pour avoir détruits leur passeport et que dans ces régularisations ils donnent de fausses identités. Ce qui est le cas de ce terroriste islamique pakistanais, Zaheer Hassan Mahmoud, faux mineur de 25 ans. Pour venger l’honneur de son prophète, il s’en est pris à des innocents à coup de hachoir suite à la republication des caricatures de Mahomet par le journal satirique Charlie Hebdo.

De la logique suicidaire des associations catholiques

Mais les pires sont les associations catholiques d’une naïveté, d’une méconnaissance inquiétante de l’islam, comme si tout ce qui se passe au Levant, en Égypte, en Afrique subsaharienne, au Pakistan, en Turquie et ailleurs dans le monde à majorité musulmane contre les non musulmans et les chrétiens ne les interpelle aucunement, ne les effleure même pas. Le président du Secours catholique en Vendée déclare, candide, sans sourciller « je crois qu’on peut s’entendre [avec les immigrés] » ; dans ses allègres spéculations, c’est de l’ordre de la croyance et non de la certitude. On lui posera la question mais pourquoi cela n’a jamais existé depuis des siècles en Orient ? Pourquoi suite aux juifs, maintenant les chrétiens sont-ils en voie d’extinction au Proche-Orient arabe ? Dans sa croyance aveugle, il ne saura répondre ou trouvera une réponse absurde qui confortera les certitudes de sa bêtise.

Pourtant, dans tout le Nouveau Testament le terme grec Xenos ne signifie pas « immigration permanente » mais désigne l’ « étranger/hôte qui reçoit l’hospitalité [seulement pour un temps] ».

C’est là que résident la distorsion sémantique et le malentendu chez beaucoup de catholiques et leurs correspondants laïcards ; c’est une interprétation sélective et biaisée de la miséricorde et de la compassion dans la parabole du bon Samaritain (Luc 10.25-37).

L’Église en échec dans sa mission spirituelle sur le continent européen, de plus en plus désertée à cause de ses errements, s’est recyclée dans le social humanitaire avec ces innombrables associations catholiques pour l’accueil des immigrés islamiques. Du même coup, c’est à terme l’arrêt de mort de l’Église catholique elle-même que ces religieux, laïcs et retraités catholiques, fort incultes sur l’islam ont signé sans s’en rendre compte dans leur naïveté au nom de la charité dévoyée et du devoir d’accueil qui n’existe, pourtant pas en retour, uniquement pour les musulmans entre eux en exclusivité de tous les autres.

Et une bonne volonté qui se berce d’illusion…

Et le bon médecin vétérinaire Alain de Peretti, président de l’association « Vigilance halal », de s’imaginer une « réforme de l’islam » et un « aggiornamento des textes coraniques » ? On pourrait répondre à sa grande méconnaissance sur le sujet que l’islam n’a jamais pu être réformé depuis ses origines à nos jours, et ceux des intellectuels musulmans qui avaient tenté rien qu’une réformette furent exécutés, assassinés ou emprisonnés, et cela il y a plus de dix siècles sous le calife abbasside al-Mutawakkil (821-861) qui ordonna d’abandonner le mutazilisme et imposa la doctrine traditionnelle du sunnisme orthodoxe, celle du Coran incréé. Il avait également repris la persécution implacable des juifs et des chrétiens des siècles précédents.

C’est bien l’ignorance et la méconnaissance de l’histoire mais aussi celle de l’islam qui caractérise ces inconditionnels de l’accueil au nom du « devoir d’humanité », de la charité ou de la fraternité, pourtant formellement inexistants dans le Coran pour tous les non musulmans. Car, ils ne se posent pas la bonne question de savoir comment tout l’Orient a été soumis à l’islam en si peu de siècles après les conquêtes ? Comment en sommes-nous arrivés au désastre de la disparition annoncée du christianisme (après celui du judaïsme) en Irak [9] et au Levant ?

Le nombre d’immigrés arrivant dans certaines villes, leur religion (écrasante majorité musulmane) et leur pratique religieuse (souvent assidue, voire des plus orthodoxes), l’essor de l’islam dans ces terres profondément chrétiennes, le soutien des associations qui viennent à leur aide et une conception angélique du « vivre-ensemble » sont autant d’aspects qui sont mis en évidence au fil des interviews de ce film d’Éric Dick.

Mais qui est derrière cette traite humaine du XXIe siècle ?

Il est faux d’incriminer uniquement les ONG et les associations gauchistes et ultra-gauchistes dites « humanitaires » présidées par des prédateurs gavés de subventions de l’État sous couvert des oripeaux de l’ « humanisme », ou de candides inconscients qui ont une lecture fort sélective de l’accueil ou de la charité chrétienne.

Comme pour la traite africaine des siècles passés, les Occidentaux ont été au bout de la chaîne, mais c’était des Africains, eux-mêmes esclavagistes, qui fournissaient les esclaves. Aujourd’hui, comme clairement ordonné par les hauts cadres de l’État islamique/Daesh et autres organisations islamiques jihadistes, ce sont des musulmans esclavagistes en Libye et ailleurs en Afrique qui fournissent la traite de ces immigrés clandestins aux ONG (ne perdons pas de vue ces nombreux chrétiens de pays subsahariens et même d’Orient jetés par dessus bord et noyés lors des traversées de la Méditerranée).

Au détriment de beaucoup d’intérimaires vendéens régulièrement au chômage, la recherche d’une main-d’œuvre immigrée corvéable à merci et bon marché par certaines entreprises fait loi dans l’agroalimentaire, les abattoirs, le maraîchage, la construction de bateaux et le travail agricole journalier. Au détriment des bistrots traditionnels de France en forte diminution, la généralisation silencieuse de la viande halal (et imposée aux non musulmans), la multiplication de la restauration rapide industrielle halal – et la taxation sur la viande « halal » pour financer la constructions des mosquées, le prosélytisme et la propagande islamique – sont à la source de la multiplication des mosquées déjà en surnombre sur le territoire français.

François Sweydan

https://www.dreuz.info/2020/10/03/quelques-verites-sur-le-documentaire-du-cineaste-eric-dick-et-les-cloches-se-sont-tues-etude-dun-cas-de-figure/




Danièle Obono et la France Insoumise : l’imposture de l’extrême gauche

 

Abolition de l’esclavage dans les colonies françaises, le 27 avril 1848. Tableau du peintre français François-Auguste Biard (1799-1882), réalisé en 1849. Huile sur toile de grande taille (260×392 cm), musée national du château de Versailles.

 

Abolition de l’esclavage dans les colonies françaises, le 27 avril 1848. Tableau du peintre français François-Auguste Biard (1799-1882), réalisé en 1849. Huile sur toile de grande taille (260×392 cm), musée national du château de Versailles.

« Si vous écrivez contre les Noirs, alors vos bras nous allons les arracher, et vous n’aurez plus de bras pour écrire quoi que ce soit ! » Egountchi Behanzin [1]

La simple vérité est que l’extrême-gauche refuse de voir dans son imposture les vérités douloureuses de l’histoire de l’esclavage ruinant ses thèses racialistes, indigénistes et décoloniales. Dans la foulée, ces factions radicales tentent d’exploiter le filon de l’antiracisme au service de l’idéologie marxiste (mais pas seulement). La guerre des races se substitue à la guerre des classes qui n’est presque plus. Pour ce faire, c’est la liberté d’expression qu’elles veulent bâillonner afin de nous imposer un révisionnisme de l’histoire conforme à leur racisme et à la dictature de la pensée unique orwellienne qui se dit faussement « progressiste ».

Descendants d’esclaves ?

Le clan de l’extrême-gauche s’acharne à vouloir imposer en France le clivage binaire raciste/antiraciste et identitaire/mondialiste que l’on retrouve dans l’opposition entre Nation et République (dans le sens perverti qu’on lui donne de nos jours) [2]. Pour y parvenir il cherche à bâillonner la liberté d’expression. Cette liberté d’expression est la condition sine qua non de la démocratie. Avec l’extrême-gauche, nous sommes à la dictature du stalinisme et du terrorisme intellectuel par l’inversion systématique des notions et des rôles, comme dans un mauvais film qui se déroule en négatif, et comme l’ont décrit George Orwell et Aldous Huxley.

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Dans mon dernier article en deux parties, « De Joséphine Bakhita la sainte africaine, à Danièle Obono la racialiste et indigéniste subversive », il était nécessaire de mettre en parallèle et en miroir une histoire vraie d’une esclave soudanaise, sainte Joséphine Bakhita, et une autre fantasmée d’une députée, sainte-nitouche Danièle Obono, d’origine gabonaise née sous la bonne étoile dans la petite bourgeoisie de son pays d’origine, fraîchement française mais en remerciement à cracher constamment son venin sur la France. Elle a persisté dans le mensonge en twittant au sujet de l’illustration qui montre son alter ego de fiction au XVIIIe siècle, en esclave enchaînée et collier en fer au cou : « Cette image est une insulte à mes ancêtres, ma famille et mon mouvement politique. » Le mensonge a une odeur nauséabonde.

Dans une déclaration publiée sur sa page Facebook, la Fédération des étudiants gabonais de France (Fegaf) s’insurge et assure que Danièle Obono « est la cible du racisme de l’extrême droite française depuis trois ans » et dénonce « un acte ignoble et raciste ». Pour noyer le poisson et occulter la coresponsabilité des Africains dans les horreurs de l’esclavage » ?

Micher Onfray [3], à propos de Danièle Obono, critique ceux et celles qui se sont insurgés contre cette fiction de Valeurs Actuelles :

« Tous ces gens, comme Rokhaya Diallo, qui nous disent qu’ils ne sont que des descendants d’esclaves : le problème ce n’est pas de savoir ce qu’ils ont fait, ce qu’ils ont dit, ils sont des victimes du simple fait qu’ils sont des descendants d’esclaves. Tous ces gens veulent bien le dire eux, mais ne veulent pas que d’autres le disent ».

Des précisions s’imposent sur ces faux descendants d’esclaves vivant en France mais issus de l’immigration récente.

Mais d’abord, disons-le clairement, les médias sont les premiers responsables de cette polémique : ils choisissent leurs victimes. La plupart sélectifs dans leur indignation s’alignent sur un militantisme gauchiste inculte et qui manque terriblement d’honnêteté. Même si le dessin est peut-être inapproprié, il a été sorti de son contexte (pour les uns intentionnellement, pas pour d’autres), car il illustre et accompagne un texte qui n’est aucunement insultant à l’égard de Danièle Obono. Au contraire. Mais comme l’écrit si bien Didier Desrimais :

« Le monde du « visuel » écrase de sa superbe rigidité celui de l’écrit. Dans l’affaire Obono et Valeurs Actuelles (VA), il est intéressant de noter que presque rien n’a été dit du long texte illustré par quelques dessins. Rien n’a été dit, parce que, le plus souvent, ce texte n’a pas été lu. [4] »

Ce qui semble être le cas du président de la République, Emmanuel Macron, et du Premier ministre, Jean Castex, qui se sont empressés, dans la méconnaissance du fond du sujet (?), de porter leur soutien à Danièle Obono victime d’un présumé racisme largement fabriqué, ou du moins préfabriqué de longue date, particulièrement depuis l’affaire de la mort de George Floyd.

Un peu d’histoire…

En réalité, outre ce que j’avais écrit précédemment sur les sens réels et la charge symbolique à donner à ces chaînes, celle de la servitude idéologique à laquelle Danièle Obono s’est elle-même soumise, elle persiste et signe dans l’imposture. Elle proclame partout, ainsi que les incultes ou de mauvaise foi insidieux de son clan, que tous les Noirs sont des victimes de l’esclavage blanc et ne cesse de mettre l’Occident au banc des accusés. Ces falsificateurs devraient se plonger dans l’histoire vraie et non celle fantasmée.

Premièrement, Danièle Obono est née au Gabon, libre dans un pays libre. Deuxièmement, les vrais descendants de l’esclavage et du commerce triangulaire sont – en partie seulement – les Caribéens, les Noirs du Brésil, d’Amérique du Sud et ceux d’Amérique du Nord, nullement ceux des ancêtres nés libres en Afrique. Troisièmement, parmi ces derniers, beaucoup se sont adonnés à l’esclavage intra-africain de leurs frères, bien avant l’arrivée des Blancs, mais aussi de vendre des captifs noirs aux Occidentaux à partir du milieu du XVe siècle (lire dans mon dernier article la citation du Béninois professeur Félix Iroko). Les Européens achetaient des esclaves à des chefs côtiers, lesquels assuraient ainsi leur suprématie sur d’autres ethnies de l’intérieur des terres. Quatrièmement, rien ne nous dit que dans les ancêtres de la pseudo-antiraciste effarouchée, Danièle Obono, il n’y a pas eu d’esclavagistes, c’est même une possibilité théorique.

Cependant, nous n’avons pas besoin de remonter aux siècles obscurs et dramatiques de la traite humaine. Hélas, cette abomination se poursuit de nos jours en Afrique. Danièle Obono, dans sa mythomanie, ses surenchères et son antiracisme frelaté n’ignore pas que son pays d’origine, le Gabon, est confronté aux trafics d’enfants esclaves [5]. Pire, à Libreville « certains juges d’instruction font de la lutte contre le trafic d’enfants un fonds de commerce ». Et puis, l’esclavage coutumier est toujours pratiqué dans de nombreux pays africains et arabes contemporains : la Mauritanie (1re position dans le classement mondial de 2016), le Gabon (10e), le Bénin (7e) [6], le Sénégal (11e), la Gambie (9e), la Côte d’Ivoire (8e), le Mali, la Libye, le Soudan (nord, musulman, contre le Soudan sud, animiste et chrétien), la Somalie, l’Érythrée, les pétromonarchies, etc. (la liste est longue [7]). Des dix pays qui détiennent les premières places, il y en a cinq en Afrique, dont le pays de naissance d’Obono.

D’ailleurs, dans cette stratégie subversive des présumés antiracistes, on poserait bien la question à Assa Traoré, originaire du Mali et de l’ethnie des Soninkés esclavagistes [8], sœur aînée d’Adama Traoré, mort après son interpellation par des gendarmes. Elle a transformé une affaire d’injustice supposée en racisme d’État. La Camerounaise Stella Kamnga a raison de dire qu’elle ne se sent pas représentée par le discours victimaires d’Assa Traoré qui prétend parler au nom des Noirs ; et elle n’est pas la seule Africaine qui dénonce cette imposture, loin de là. Elle ajoute au sujet du ressentiment anti-Blanc contre les Français supposés racistes :

« Mes principaux détracteurs viennent de la diaspora en France mais j’ai des soutiens venant d’Africains vivant en Afrique. Ceux-là comprennent mon discours. Il y a un problème de cohérence. » Là aussi elle a raison !

Les Africains vivant en Afrique sont concernés de près par l’esclavage, notamment moderne et ne comprennent pas ce discours mensonger et retors des Africains de France, pour la plupart nés sur le territoire français et issus de l’immigration récente. Sinon, ils sont arrivés dans leur enfance et à mille lieues des réalités de la traite, nourris et endoctrinés à la haine de la France par l’extrême-gauche. Celles et ceux arrivés de plus fraîche date et subversifs contre la France, leur objectif est de susciter une guerre raciale et racialiste, le tribalisme hors d’Afrique, dans l’Hexagone et en Occident.

En effet, dans leur discours victimaire, à cracher sur la France et ses institutions, comment et pourquoi Danièle Obono, Assa Traoré, Rokhaya Diallo, Houria Bouteldja et consorts ne vont-elles/ils pas dans leurs pays d’origine pour manifester et lutter contre le racisme et l’esclavage africain d’actualité ? Comme l’écrit si bien Barack Nyare Mba (voir note 9 et ci-contre), le Gabon est mal en point. Il aurait assurément besoin de Danièle Obono qui est chez elle à Paris mais pas à Libreville pour la libérer une seconde fois. C’est plus bénéfique et rentable pour une opportuniste, tout en crachant son fiel sur la France qui paye pourtant son confortable salaire de députée haineuse, obsédée par le racialisme et l’indigénisme de Françoise Vergès et de Houria Bouteldja.

La France a combattu l’esclavage en Afrique au XIXe siècle

Mais laissons Barack Nyare Mba, de nationalité gabonaise, nous conter un instant une brève histoire de son cher beau pays, celui de naissance de Danièle Obono :

« Le 17 octobre 1849 alors que la traite négrière est abolie, un navire négrier brésilien nommé L’Elizia transportant 52 esclaves (27 hommes, 23 femmes et 2 enfants) est arraisonné par la frégate française Pénélope. Tous les esclaves que ce négrier transportait furent libérés et regroupés dans l’actuel quartier Montagne-Sainte, ce fut la création de Libreville. Ce nom fut donné par le capitaine Louis-Édouard Bouët-Willaumez en souvenir de ces esclaves qui recouvrirent enfin leur liberté. » Il termine son texte sur l’Esprit de Liberté par : « L’histoire nous permet de comprendre le passé pour que nous nous appropriions le présent afin de construire un avenir meilleur. Le comble c’est qu’en Afrique et particulièrement au Gabon, l’histoire n’est pas très souvent mise en avant. [9] » Et c’est bien le cas d’Obono qui ignore, semble-t-il, l’histoire de son pays, ou alors s’est armée de la mauvaise foi du fanatisme idéologique.

Amiral Louis-Édouard Bouët-Willaumez (1808-1871). © Victoria and Albert Museum (Number: RPS.2214-2017), London – Royal Photographic Society Collection. Photo par André Adolphe Disdéri.

C’est donc Louis-Édouard Bouët-Willaumez (amiral et sénateur en 1865), dès l’époque où il était lieutenant de vaisseau sur La Malouine en 1834 (avant l’abolition de l’esclavage dans les Colonies en 1848), qu’il réprime la traite négrière d’abord au Sénégal puis conclut des traités de commerce et de protection avec des chefs côtiers du golfe de Guinée, particulièrement avec les rois mpongwè du Gabon en 1839, 1841 et 1843. Car, les Français recherchaient des points de relâche et de ravitaillement au sud du continent africain pour leurs bâtiments qui surveillaient les côtes afin d’empêcher le commerce des esclaves (la première abolition de l’esclavage par la France date du 4 février 1794). Et c’est en octobre 1849 à bord de la frégate Pénélope, comme commandant des quatorze bâtiments de la division navale des côtes occidentales d’Afrique de 1848 à 1850, que Bouët-Willaumez a eu pour mission de lutter activement contre la traite.

Alors, que dire des fantasmes de Danièle Obono, présumée antiraciste, et de ses camarades racialistes et indigénistes, en parfait accord avec les islamistes antirépublicains ? C’est bien la France qui a plutôt aboli et combattu ce commerce honteux que des Africains, dans de très nombreux pays d’Afrique, pratiquent encore de nos jours !

L’extrême-gauche pense à grand tort qu’il est plus rentable pour son mouvement de faire le procès de l’Occident plutôt que celui de la triple traite historique arabo-berbère, intra-africaine et des Blancs, occultés et qui furent beaucoup plus virulent. Elle nous dévoile ce qu’elle est en réalité : un facteur de dissension et de guerre civile.

Le clan subversif de Jean-Luc Mélenchon

Il est vrai que les idéologies tuent la pensée et rendent leurs adeptes autistes. Face au réel de l’histoire, les adeptes victimes d’une idéologie préfèrent souvent la politique de la terre brûlée. Parfois cela va jusqu’à pire que le simple déni : le nihilisme. C’est le cas de la bande à Mélenchon de LFI.

Le millionnaire Mélenchon se prétend marxiste mais il est en contradiction avec le marxisme. En réalité ce présumé révolutionnaire accumule les paradoxes : il avait appelé à voter « oui » au désastreux traité de Maastricht en 1992 qui a largement contribué à la désindustrialisation de la France. Ensuite, il est islamophile et défenseur de l’islamisme antirépublicain, lui qui se réclame de la République. Enfin, il a bradé la lutte des classes en se fourvoyant avec les adeptes de la lutte des « races » qui pratiquent la politique de la haine. Les gauchistes de LFI n’ont plus que le racialisme, l’écologie et la soumission à l’islam pour exister sur l’échiquier politique alors que les patriotes et les identitaires de droite occupent de plus en plus l’espace consacré au souverainisme. Mélenchon se cache derrière Obono et s’en sert pour fédérer la gauche présumée antiraciste, provoquer la droite identitaire et patriote à la faute et pour nous détourner par le matraquage propagandiste du vrai fascisme gauchiste, autrement plus dangereux.

Le groupe parlementaire LFI a délivré un communiqué de presse appelant au rassemblement unitaire de soutien à Danièle Obono le 5 septembre 2020. Celui-ci a regroupé dans son sillage une ribambelle d’associations douteuses – grassement subventionnées par le contribuable – dont le Parti des Indigènes de la République (PIR), l’Association France Palestine, le CCIF (Collectif Contre l’Islamophobie en France), des marxistes maghrébins, des islamistes, la Brigade Anti-Négrophobie (BAN), etc. [10]. En somme, la « cour des Miracles » ; et en bref, des fossoyeurs et des ingrats qui seraient plus utiles dans leurs pays d’origine, mais qui profitent de la France tout en lui crachant dessus et en cherchant à l’islamiser. Dans le court texte de moins d’une quinzaine de lignes, Obono est « victime d’une attaque raciste », elle « reçoit des calomnies et insultes racistes en raison de sa couleur de peau… »

Il est évident que ce communiqué est insidieux par ses mensonges, car le texte de la fiction de Valeurs Actuelles (« journal d’extrême-droite », selon le communiqué) condamne plutôt l’esclavage et par extension le racisme. Ensuite, dans cette surenchère, il ne s’agit nullement d’insultes racistes à cause de la couleur noire de peau d’Obono. La sémantique victimaire dérape d’un premier mensonge, celui du racisme à un deuxième qui lui est rattaché, celui du Noir, racisé à cause de sa couleur de peau. C’est le procédé abject des staliniens et des anarchistes. Car, l’histoire nous démontre que le racisme n’est pas consubstantiel à la couleur de peau.

Ce n’est pas tout. Ce qui horripile, par ailleurs, LFI et son égérie est que dans le récit de Valeurs Actuelles, l’alter ego de Danièle Obono est délivrée de son esclavage par un missionnaire chrétien de rédemption des captifs et cela est insupportable pour des anticléricaux qui ont la haine marxiste atavique du christianisme mais surtout un démenti cinglant que tous les Blancs étaient et sont des esclavagistes. Pourtant, les Ordres religieux de « rédemption des captifs » ont existé (voir par exemple : Daniel Comboni) et existe encore de nos jours par exemple au Soudan et ailleurs en Afrique [11].

Le racialisme de La France Insoumise – incarné par ses adeptes présumés antiracistes comme Christiane Taubira, Danièle Obono, et quelques autres – prend comme référent la traite transatlantique. Dans son hypocrisie sélective LFI occulte intentionnellement la traite des Blancs par les musulmans et les Ottomans en Méditerranée (peu ou prou du XIIIe au premier tiers du XIXe siècles, soit bien plus que la traite européenne des Noirs du milieu du XVe siècle au début du XIXe siècle). De même ils chassent de leur esprit la traite des Africains entre eux ainsi que la plus virulente, des Arabo-Berbères (qui razziaient et castraient systématiquement ; esclavage qui a débuté au VIIe siècle à nos jours).

Il faut reconnaître que cette amnésie et déconstruction historique du réel sont d’une malhonnêteté singulière. Loin d’être des paradoxes, ces contradictions et ces omissions trahissent une volonté de cliver suivant des thématiques présumées « progressistes » (mot de la novlangue orwellienne vidé par les gauchistes de son sens), afin de créer un espace sociétal – luttes raciales et celles d’une multitude de minorités – en substitution à celui social bourdieusien lui aussi bancal, mais opérant de la même manière, avec des rapports binaires bourreaux-victimes et dominants-dominés au sein d’un même espace.

La stratégie pseudo-politique de l’inversion des rôles, en instrumentalisant la question de l’esclavage à des fins racialistes, est elle-même identitaire et foncièrement raciste. Ces faussaires de l’extrême gauche prennent la question de l’esclavage et le racialisme en otage pour exister et faire la guerre culturelle à l’Occident et son procès ; il s’agit de saper l’identité française. Cela s’apparente au nihilisme que j’évoque plus haut.

L’Imposture en Marche

Le philosophe Denis Collin dans un texte « Qu’est-ce que le racisme ? » [12] affirme que « les caricatures de Danièle Obono dans Valeurs Actuelles n’étaient pas racistes », mais :

 « L’offensive contre VA est une offensive contre la liberté d’expression et son corollaire, la liberté de la presse ». « L’ouverture – étonnante – d’une enquête par le parquet constitue clairement une affirmation de la volonté du pouvoir [Emmanuel Macron qui a soutenu Danièle Obono contre VA] de soumettre toute expression au bureau de vérification des énoncés politiquement corrects. » En clair, « ceux qui, comme les dirigeants de LFI [Jean-Luc Mélenchon], dénonçaient hier l’instrumentalisation politique de la justice quand ils en étaient les victimes appellent aujourd’hui à la répression contre la liberté de la presse » auxquels Emmanuel Macron semble se rattacher. D’ailleurs, l’avocat Régis de Castelnau [13] a « insisté sur le fait que sur le plan juridique, le texte et les images de Valeurs Actuelles ne relevaient pas de l’application de la loi pénale qui réprime l’expression raciste. »

C’est à la demande de l’Élysée – qui semble soutenir Obono – que le procureur de Paris s’est empressé d’ouvrir une enquête préliminaire. Mais pourquoi ce choix du paradigme de clivage opéré par l’oligarchie macronienne ? C’est en résumé au nom de la toute puissance de la dialectique mondialisme/mondialisation mise en œuvre depuis des décennies au détriment du peuple sacrifié.

Au lecteur de tirer les conclusions qui s’imposent de ces grossières manipulations. Elles nous rappellent la loi avortée (provisoirement ?) de Lætitia Avia afin de bâillonner la libre expression des Français. On appelle tout cela du terrorisme intellectuel : une extrême-gauche appuyée par une minorité au pouvoir qui tente de s’imposer par la manipulation, par le chantage et la menace en suscitant la peur dans le but de pousser la majorité au consensus de la pensée unique aux relents fascistes et nihilistes.

Conclusion : alors ?…

Rétrospectivement, Danièle Obono et consorts des racialistes accusateurs se donnent le droit de rendre leurs contemporains français coupables de la traite de leurs ancêtres au XVe-XVIIIe siècles. Pourtant, les rois africains sont les premiers responsables de cette abomination en vendant les leurs, parfois même des sujets de leurs tribus ou leurs propres captifs. Par contre elle s’indigne au sujet d’une illustration qui montre son alter ego de fiction au XVIIIe siècle, en esclave enchaînée et collier en fer au cou ? Drôle de logique du « deux poids, deux mesures », permissive aux uns et défendue au autres et qui, de plus, foule au pied l’éthique de réciprocité (la règle d’or) : « Ce que tu ne voudrais pas que l’on te fît, ne l’inflige pas à autrui. »

Ensuite, les gauchistes veulent-ils nous convaincre que l’esclavage est consubstantiel au racisme, malgré le démenti de l’histoire humaine ? La manipulation idéologique est éventée parce qu’en plus, historiquement parlant, l’esclavage et le racisme ne sont pas liés essentiellement à la couleur de peau.

Enfin, la parole devait-elle être interdite aux seuls motifs que l’on récuse des contre-vérités historiques et parce qu’il nous serait défendu d’aborder certains sujets réservés aux seuls faussaires de l’histoire ? C’est là le début de la dictature.

Danièle Obono, considère-t-elle la publication de Valeurs Actuelles comme « une souillure qui ne s’effacera pas ! » ? Les souillures qui ne risquent pas de s’effacer, pour une bonne majorité de citoyens de France, sont sans doute dans les trois points de cette conclusion.

François Sweydan

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © François Sweydan pour Dreuz.info.

NOTES




Lettre ouverte à Tariq Ramadan

Je suis un assidu de Riposte Laïque depuis près de trois ans, et je vous remercie bien pour la qualité de vos articles sans langue de bois ni cette désinformation habituelle dans la presse officielle.

Je suis d’autant plus sensible à votre discours que je suis né en Égypte de parents judéo-chrétiens. Personnellement, en tant qu’universitaire je suis totalement pour la laïcité. Souvent, je vais même transmettre des articles de RL à mes nombreux amis en Orient et en Égypte.

J’attire votre attention sur un article que j’ai publié en ligne dans « Points de Repères » :

Lettre ouverte à Tariq Ramadan

http://www.pointsdereperes.com/articles/lettre-ouverte-a-tariq-ramadan

Celui-ci fait suite à un précédent dont le lien est dans ce dernier.

Je me fais un devoir de vous informer dans la mesure où je fais référence dans mes notes de bas de page à Riposte Laïque.

Merci encore pour ces bouffées de liberté, de vérité et pour ce noble combat.

François Sweydan