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Pourquoi ont-ils illuminé de vert la Tour Montparnasse durant le ramadan ?

À Paris, une enseigne halal de 200 mètres de haut !

La Tour Montparnasse célèbre le ramadan. Vous ne me croyez pas ? Eh bien pourtant c’est la réalité.

Depuis le 16 mai, date du début du ramadan, la Tour Montparnasse est illuminée du vert fier et conquérant qui signale les mosquées de l’ensemble du monde musulman. Vous savez que le vert est la couleur de l’islam. Si vous avez un doute googlez « le vert la couleur de… ».

Si vous trouvez « espoir » ça correspond soit à :

– espoir des islamistes d’envahir le paradis qu’est l’Occident (paradis qu’ils s’empressent de transformer en enfer) ;

– espoir qu’ont les islamo-collaborateurs occidentaux spécialistes de la haine de soi de finaliser leur auto-destruction. Entraînant dans leur chute les braves gens qui peuplent l’Europe depuis la nuit des temps.

Mais vous trouverez aussi : vert couleur de l’islam. Oui. Sans ambiguïté.

Je fus il y a peu témoin d’une initiative pour le moins dégoulinante d’oecuménisme poisseux. Notre curé (ô combien républicain !) avait cru pertinent d’illuminer son clocher de ce même vert intense pendant l’avent.

Je lui expliquai alors que son initiative faisait visuellement de notre église une mosquée. Il me répondit que cela pouvait attirer nos amis musulmans, identifiant cette couleur comme la leur et du coup, mystiquement attirés. Ils tourneraient alors casaque au premier son de cloche.

Je lui répondis qu’il pouvait aussi bien hisser le drapeau de Daesh à son sommet…

Qui sait, cela pourrait peut-être attirer dans l’église les enfants qui le confondraient avec un drapeau pirate ?

Bref, quelques jours plus tard le vert s’éteint. 1-0.

Donc, quand la Tour Montparnasse s’est illuminée de vert le 16 mai, premier soir du ramadan, je ne manque de faire le rapprochement… Mais il fallait que je sache : initiative islamo-collaboratrice ou non ?

Au bout de dix jours de lumière verte immuable, le doute s’était quasiment envolé : la Tour, depuis six ans, propose en début de soirée une symphonie de couleurs pré-programmée par Philips qui a réalisé l’installation en 2012. Les milliers de LED à l’intensité variable disposées sur ses arêtes jouent une symphonie de lumière chaque soir renouvelée. Si on regarde avec les oreilles, on peut certainement y reconnaître, selon sa sensibilité, du Daft Punk ou du Vivaldi. Ensuite, afin de préserver la tranquillité des riverains, la couleur nocturne est bleu-nuit. C’est vraiment beau.

Mais pas depuis le 16 mai. Depuis le 16 mai, la Tour n’a plus qu’une seule idée en tête : elle est constamment et exclusivement habillée de vert. Elle dont la lumière battait comme le cœur profond de la capitale, elle donne aujourd’hui l’impression d’un électrocardiogramme tragiquement plat.

Pourquoi ce vert ?

Pourquoi ce vert constant, immobile, immuable, éternel… mort, pourrait-on dire ?

Pourquoi ce vert silencieux, respectueux, pieux, dévot presque ?

Pourquoi ce vert aveuglant, immuable, total… totalitaire ?

Rien dans les media à ce sujet. Je mène donc mon enquête.

J’interroge la mairie du quatorzième arrondissement qui répond, laconique : « C’est pas nous. »

Puis Foncia, qui assure la gestion du syndic de copropriété, est formel : « Ce sont les propriétaires qui ont la main sur le choix des illuminations. »

Qui sont ces mystérieux propriétaires ? D’après le web, c’est l’EITMM, dont le Président de la Commission Communication, Patrick Abisseror, déclare en 2012 dans la vidéo visible sur www.lighting.philips.ma que « le souhait des propriétaires de la Tour est de participer plus activement aux fêtes qui rythment le calendrier à Paris ».

Mon intuition se confirme.

Je veux néanmoins en avoir le coeur net. Savoir si, malgré l’absence de communication à ce sujet, la Tour est illuminée de vert pour s’associer à cette « grande fête parisienne » qu’est le ramadan. Je pose donc la question à la Responsable Relations Media de l’EITMM, Marine Magder, qui me répond sèchement que « la Tour est bleue, et non verte. »

Ah.

N’ayant jamais été diagnostiqué daltonien, mais capable d’erreur après tout, je raconte l’histoire à un journaliste de Valeurs Actuelles. Il est intéressé. De sa fenêtre, il voit la Tour verte comme moi. Il veut faire un papier. Avant de publier, il appelle la fameuse Marine qui lui répète comme à moi que la Tour est bien… bleue. Il lui envoie des photos récentes. Ah. Bon c’est vert, mais c’est « un problème technique », ou alors… « un piratage par les martiens ». Véridique. Elle n’a pas pensé à Poutine. Voilà une responsable RP qui lit bien peu les dépêches AFP.

C’est pas bien.

Le valeureux journaliste, qui finalement n’a pas la preuve indubitable du choix de la couleur (et pourquoi pas une confirmation écrite, tant qu’on y est ?!), jette son épée de bois et ne publie pas.

Ah oui, petit détail que j’avais oublié de vous rapporter.

Abisseror, président RP des propriétaires de la Tour, propriétaire du restaurant du dernier étage, fut le candidat malheureux du PS aux législatives de 2007 dans la sixième circonscription des Yvelines. Il y a des parcours d’une cohérence qui force le respect !

Épilogue

La Tour est effectivement restée uniformément verte, du crépuscule à l’aurore, jusqu’à la fin du ramadan vendredi 15 juin au matin. Pour dissiper mes derniers doutes, elle a retrouvé son bleu nuit, ce vendredi soir.

Gageons que l’année prochaine, on nous réchauffera la même chorba en nous rappelant qu’on n’avait pas fait la grimace la fois d’avant.

Pas certain que les locataires de la Tour soient heureux d’être associés à leur insu à de si pieuses intentions. Le fondateur d’En Marche l’était-il en s’installant au même étage que les bureaux parisiens de la si oecuménique Al-Jazeera ? M’est avis qu’il fera dorénavant attention.

Compatriotes ! Le seul gratte-ciel de votre capitale millénaire porte la couleur d’une religion, une religion considérée dans de nombreux pays comme le fondement d’une loi bien différente de celle de notre République ! Appréciez…

Ou bien soumettez-vous.

Gabin Sengler