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Pourquoi je ne peux plus rester à la Libre Pensée du Gers

Cher Président,
J’ai pris un certain temps de réflexion avant de prendre ma décision.
Ce ne fut pas facile, car j’ai longtemps soupesé le pour et le contre concernant la raison de mon choix. Je ne souhaitais pas quitter la Libre Pensée après un désaccord et de courrier malsain suite à une insulte avec un membre de la LP du Gers.
Ces derniers temps, je ne me sentais vraiment plus en phase avec la ligne directrice et nationale de la Libre Pensée dont, par un précédent courrier, je dénonçais un certain immobilisme et son activisme laïc dans l’éternel combat toujours à l’encontre des papistes, mais je déplorais que rien ou très peu n’apparaissaient sur la Raison contre les autres religions ou divers sectes apparentées.
Nous ne sommes plus en 1905, et maintenant l’église catholique n’est plus la seule à vouloir s’attaquer à la République et à ses valeurs, une seconde religion s’est implantée et veut par diverses méthodes faire imposer sa loi de subsidiarité.
Quand chaque semaine, la prière reste tolérée par les pouvoirs publics dans les rues de la capitale et différentes villes française ou européennes, en laissant la Libre Pensée dans une indifférence totale, je me suis dit que ma place n’était plus au sein de cette honorable association dont j’ai suivi le chemin pendant plus de cinq années. Néanmoins, c’est grâce à mon passage à la libre-Pensée que j’ai pris le sage jugement de me faire débaptiser.
Les temps changent, les esprits aussi.
Je ne suis pas du genre à dire : Courage, fuyons, mais je ne souhaite pas participer à la réunion du 25 novembre car j’aurais l’impression de réentendre les mêmes rengaines bien pensantes dont je n’accepte plus les teneurs et certaines paroles.
Aussi je vous demande, mon cher Président et à mes camarades de la LP du Gers de bien vouloir accepter ma démission.
Dans l’attente de cette acceptation, recevez mes très sincères et cordiales salutations.
Georges Brousse




Lettre à mes amis de la Libre Pensée du Gers, pour un grand débat laïque sur la Nation et le voile

Je viens de recevoir par mail un courrier de la Libre Pensée au sujet de la réhabilitation des fusillés pour l’honneur.
Depuis plus de cinq ans que je suis à la L.P, c’est toujours l’éternelle antienne qui revient à la même époque. A l’occasion de la cérémonie du 11 novembre, un énième courrier est adressé au président de la république au sujet de ces 650 français fusillés pour l’honneur de la patrie. Mais ces fusillés, étaient-ils tous des pacifistes, des anti-militaristes, des libres penseurs ?
Alors que dire des autres soldats qui furent fusillés par l’ennemi, écrasés par les obus, abandonnés dans la boue et le sang.
Etaient-ils tous volontaires pour décéder sous la mitraille ?
Dans les deux cas, je pense que non. Tous n’étaient pas pacifistes, tous n’étaient pas volontaires.
Face à l’armée de l’empire allemand, puissante et conquérante, la France et le Royaume uni, les deux seules démocraties de l’Europe en cette période, devaient impérativement gagner la guerre afin de faire vivre la liberté.
Mais malheureusement, notre République devait se montrer forte, comme en 1792-93-94, elle lui fallait gagner contre les oppresseurs. La France, celle de 1917 et de 1793, qui était entourée de royaumes non démocratiques devait montrer l’exemple pour établir des républiques en Europe. Ce qu’elle obtint après l’armistice de 1918.
Mais comment gagner la guerre avec des pacifistes, des pleureurs, des peureux, des battus ; c’est impossible. Alors la nation française qui avait besoin de guerriers, de combattants, de poilus et de « couillus »…dut se présenter ferme voire autoritaire contre les vaincus d’avance, ce qu’elle fit avant 1918.
La réhabilitation des fusillés pour l’honneur est nécessaire pour la mémoire collective mais il ne faut pas oublier tous ceux qui sont morts, involontairement, pour défendre les vraies valeurs de la république française:
Liberté, Egalité, Fraternité et surtout Laïcité.
Concernant la laïcité, inlassablement, la direction de la Libre Pensée, par l’intermédiaire de la Raison, nous assène de propos rédactionnels contre les papistes, contre les violations anti-laïques des sectaires catholiques, contre la collusion de certains hommes politiques avec l’église de Rome mais Rien ou presque rien sur les autres églises.
Rien ou peu sur les sectaires protestantes, (puritains, évangélistes, baptistes, adventistes, anglicans et bien d’autres), dont beaucoup sont à la tête de la finance mondiale (banque suisse et finance anglaise).
Rien concernant la religion juive (sujet tabou inabordable), sur le port de la kippa, sur les papillotes, sur le Sionisme, sur l’ambition du grand Israël et la colonisation de la Palestine.
Toujours rien ou très peu, sur la montée de l’Islam ou plutôt de l’Islamisme politique. Il ne faut surtout pas s’attaquer cette religion au risque d’être traité d’islamophobe, voire de raciste ou de bouffeur d’arabe (ce qui fut mon cas pour avoir osé soutenir Riposte Laïque). Il ne faut rien dire sur les rues de Paris ou des grandes villes européennes fermée à la circulation (automobile et piétonne) lors de la prière du Vendredi.
Rien sur les signes ostentatoires, sur le port du voile, sur la burqha ? Où plutôt si, concernant la burqha, la direction de la Libre Pensée a pris position contre… le projet gouvernemental de s’attaquer à ce symbole culturel et non cultuel… (A partir du moment que ce n’est pas une idée de la gauche, forcément ce projet est irrecevable). La Libre Pensée dit ne pas vouloir s’opposer à la façon de s’habiller : « chacun est libre de porter le vêtement de son choix dans la rue comme chez soi ». Voilà une façon inattendue pour ne prendre position contre la soumission à Dieu, au père, au mari.
« La liberté s’arrête où celle des autres commence ». La rue, les commerces comme les services publics sont des lieux communs. Les citoyens ne doivent pas se promener à poil, ou porter des vêtements provocants, racistes ou trop provocateurs. Est-ce que le voile, la cornette, la kippa, le keffier, le turban, la burqha, la djellabas, la soutane, le froc, la robe de bure ne sont-ils pas des tenues provocantes pour les athées, les laïques, les républicains des deux rives ?
Tous ces signes distinctifs des communautarismes religieux sont-ils culturels, cultuels ou provocateurs?
Voilà de quoi alimenter un grand débat que j’aimerais lire plus souvent dans La Raison, au grand risque de ne pas plaire à certains bien-pensants (laïques ou religieux).
Georges Brousse
membre de la Libre Pensée du Gers.




Militant de la Libre Pensée, j'ai été qualifié de bouffeur d'arabe… pour avoir défendu RL !

Cher Cyrano
Cette fois, c’est fait.
Lors de la dernière réunion locale de la Libre Pensée, j’ai eu le privilège de me faire traiter de bouffeur d’arabe parce que j’avais osé défendre Riposte Laïque et avoir pris position contre l’Islam politique.
Suite à la critique faite par RL contre Péna-Ruiz, j’avais osé dire que chacun était libre d’exprimer son choix et que critiquer l’islam n’était pas une preuve de racisme.
A la Libre Pensée dont beaucoup d’adhérents sont des sympathisants ou des militants du POI (ancien parti des travailleurs) il n’est pas bon de lire d’autres articles ou de s’opposer au texte de la Raison. J’ai osé dire à ce militant POI et ancien président départemental de la LP qu’il était, comme certains membres du PC, incapable d’avoir une opinion avant de lire l’Humanité et en ce, pour lui, en l’occurrence la Raison.

Donc un mois plus tard, après avoir mûrement réfléchi, cet ancien président m’a sorti que j’étais un bouffeur d’arabe (sous entendu raciste) parce que je ne partageais ses idées (celles du POI). Je lui ai répondu calmement devant ce coup bas que je n’appréciai pas cette invective et que faire l’amalgame entre arabe et musulman était une grossière erreur et un manque certain d’imagination. Je n’ai pas voulu lui dire devant l’assistance qu’il était un crétin. D’ailleurs on ne dit pas à un enseignant (prof de dessin) que c’est un crétin car le premier pays musulmans n’est pas arabe mais indonésien ou pakistanais.
J’ai eu l’honneur d’être défendu par le nouveau président départemental ainsi que les deux autres adhérents qui ont pris position en ma faveur.
Je me suis rendu compte que devant le politiquement correct des gens « dits de gauche » il ne faut surtout pas s’attaquer à l’obscurantisme de l’islam conquérant, avec ses femmes voilées, battues, lapidées, reniées, abandonnées, sans être traité de raciste xénophobe de droite.
J’espère que ce courrier va ouvrir les yeux aux éternels bouffeurs de curés qui bien ouvertement se déclarent contre l’église et le Vatican mais qui se voilent la face devant le prosélytisme démesurés de la deuxième religion de France.
Peut-être espèrent-ils l’indulgence de Mahomet en cas où l’Europe deviendrait une république islamiste ?
Georges Brousse