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La tête de veau

En ce jour béni de notre République,
Ce 2 pluviose, soirée fort sympathique,
Nous célébrons la mort, par cette tête de veau,
Du triste sire Capet, la face dans le caniveau.
Commençons ce festin digne, de Rabelais
Par un veau dont la bouche s’est nourrie du bon lait
De sa mère pour qui : ô vache nourricière,
Nous te saluons ici ; ainsi que la bouchère
Qui a tranché la gorge de ton joli marmot.
Dont elle rasa sa tête, avant d’enlever les os,
Puis la faisant frémir dans un bouillon bien riche
Convenus de bons légumes sur une sauce gribiche.
Nous tous ici rassemblés pour y faire bonne chère
Pour parler et chanter car nous somme très fiers
D’être ceux qui, par le monde, adressent leur Pensée
Pour hurler haut et fort : Vive la laïcité.
Georges ESSUBOR




Capitalism : a love story, de Michael Moore

Au soir de la dernière journée de la première décennie du XXIéme siècle, je suis allé me payer une toile.
Je suis allé voir Capitalism : a love story de Michaël Moore. Un vrai régal d’images de désastre du au méfait du grand capital dans la plus puissante nation du monde.
On a l’impression de revivre Balzac ou Zola mais du côté étatsunien (comme diraient nos amis québécois). Ce documentaire relate le coup d’état financier instauré depuis plus de vingt ans aux USA dès l’élection du président cow-boy jusqu’à la chute du petit Bush.
Ce film commence par des images de péplum hollywoodien sur la décadence de Rome et fait une comparaison avec l’affaissement de l’empire américain. Il relate la glorieuse époque de l’américan way of live où les firmes américaines donnaient du travail aux bons ouvriers de Boston, Détroit, Chicago, Cleveland, etc…C’était le bon temps des classes moyennes, du rock’n roll, et de la société de consommation.
Mais voilà ce monde de prospérité eut un revers : la société américaine n’a pas vu venir la montée de la concurrence japonaise puis européenne, suivi des futurs pays émergents.
Les usines fermaient avec la chute de la société industrielle mais le grand capital a trouvé la réplique en délocalisant, en allant faire travailler des pauvres dans des pays à bas coup ou payé à coup de triques.
A ces nouveaux chômeurs qui avaient travaillé de longues années, dans les usines, dans les bureaux, dans les fermes, leurs banquiers leur promettaient de s’enrichir en hypothéquant leur capital immobilier. Gagner de l’argent en empruntant.
Ce film dénonce la collusion et la corruption entre les pouvoirs publics (président, shériff, juge, attorney) et les financiers. Les secrétaires d’état aux finances qui passent aux dans les conseils d’administration des banques ou des courtages boursiers. Les juges corrompus qui condamnent des jeunes pour des broutilles afin de remplir des prisons privées aux frais du contribuable. On est loin de la constitution et des premiers amendements de Jefferson, Madison et les autres.

Ce qui est le plus affligeant dans cette histoire et qui nous concerne, nous les républicains laïques, c’est la mainmise de l’église catholique sur cette nouvelle pauvreté.
Des milliers de chômeurs, de retraités, de petits épargnants qui ont vu leur capital spolié, leur maison vendue à cause des subprimes se retrouvent virés de chez eux, sans rien dont le seul recours est Dieu ou plutôt son fils Jésus. Les évêques de Boston, Chicago, Détroit en profite par pur prosélytisme de cracher sur le capitalisme sauvage afin de récupérer des ouailles chez les évangélistes, baptistes ou autres sectes protestantes dont de nombreux révérends se sont enrichis. Les imans ou autres marchands d’Islam en profitent eux aussi pour récupérer des pauvres noirs abandonnés.
La révolution sociale se met en marche contre le règne du fric, l’empire du pognon.
Peut-être, serait-ce un espoir pour l’Amérique ?
La première révolution ne fut pas l’élection de Lincoln et la seconde celle d’Obama ?
Mais voilà, qui sont ceux qui ont payé sa campagne présidentielle : ce sont les banques envers qui Obama est redevable.
Après le new deal (nouvelle donne) de Roosevelt qui ne fut jamais appliqué, osera-t-il faire ce qu’il a promis ?
Pour terminer, heureusement pour notre beau pays, nous l’avons échappé belle, comme le dit si bien notre agité de président.
Au fait notre charmante ministre des finances, celle qui parle si bien l’anglo-américain, ne vient-elle de ses puissants cabinets d’avocats d’affaires de l’empire déchu ?
Georges Essubor




Je suis un renégat, je suis devenu un apostat !

Enfin, après de longues années d’abstinence de messes ou de diverses cérémonies religieuses, la décision fut prise de faire ma demande d’apostasie.
Ayant, comme de nombreux enfants, été baptisé, sans mon consentement, puis été confirmé et obtenu ma communion solennelle, j’ai perdu tout naturellement la foi pour peu que je l’eusse trouvée. Ensuite je me suis retrouvé quelques fois à l’église à l’occasion de mariage, de baptême ou d’enterrements. N’ayant pas la certitude, celle de mon charbonnier comme le chantait Georges Brassens, et doutant de l’existence suprême et surtout celle du diable, je ne suis marié sans messe et ai refusé de baptiser mes enfants : « ils choisiront plus tard, répétais-je à ma mère qui me poussait à cette bonne action ».
Devenus adultes, ceux-ci n’ont toujours pas choisi.
Tout le long de mon existence, en tant que partisan de Voltaire, de Hugo, de Darwin, de Ferry et de Clemenceau, d’agnostique je suis devenu athée pratiquant. Lorsqu’en adhérant à la Libre Pensée j’ai décidé de me faire débaptiser. Pourtant, il m’a fallu plus d’un an avant d’envoyer la lettre au curé de la paroisse ainsi qu’au diocèse correspondant où je fus désigné catholique. Durant ce temps, cette lettre rédigée restait bien au chaud dans le disque dur de mon ordinateur. Mais ce fut à la suite d’une visite chez des amis où j’ai vu l’épouse de mon ancien camarade de travail faire preuve de bondieuserie caractérisée en s’affublant sur la poitrine d’une croix voyante (issue de sa mère), et qu’allant à la messe volontiers elle voulait me persuader que son bon dieu était meilleur que celui des autres.
Cette sainte femme voulait-elle se faire pardonner d’aimer l’argent et vouloir s’enrichir d’avantage ? Priait-elle afin que son portefeuille d’actions remontent au plus vite et que ses locataires continuent de bien payer leur loyer ? Et pour terminer le tout, souhaitait-elle le retour du latin dans les liturgies ?
Je vous ferais grâce de ses sympathies pour Sarkozy jugeant Le Pen trop vieux. Décidemment même parmi les croyants on ne respecte plus les anciens.
Ce fut trop pour esprit républicain et laïque car malgré la restriction de mon épouse, je décidais de remettre à jour le courrier d’apostasie pour l’envoyer au curé et à l’évêque précités. Ayant fait les recherches des adresses correspondantes, j’ai adressé ma lettre par courriel puis par la poste à ceux-ci en date du 17 avril dernier.
La réponse fut rapide, m’attendant à un rejet systématique et bien, la semaine suivante je reçu un message du curé me précisant que la demande fut envoyée à l’évêché. Deux jours plus tard je percevais une correspondance contenant une simple photocopie du registre portant mon nom et la date de baptême appuyée de la mention :
‘’A renié son baptême, ne plus délivrer d’actes’’.
Quelle déception ! Pas le moindre combat de l’Eglise pour garder ses brebis égarées.
Enfin je me réjouis car je vais pouvoir mourir en paix, à l’abri des marchands et des sauveurs des âmes, mon corps ne se décomposera pas dans la terre, il n’aura pas le temps de devenir poussière, il deviendra cendre et dispersé par les vents.
Par cette action, je souhaite que de nombreuses personnes qui au crépuscule de leur vie décident de réfléchir sur le sens du divin. Qu’au nom de la morale religieuse, elles renoncent à toutes ses velléités de domination sur les autres hommes et surtout sur les femmes. Que l’argent et le pouvoir ne soient pas un objectif pour vivre pleinement heureux dans l’existence. Que l’individualisme ou l’ignorance envers les autres sont incompatibles avec une société organisée. Que le non respect de la nature et de la biodiversité ne soit plus la cause de la destruction de la vie sur Terre. Tous les gens n’ont qu’une vie ; laissons cette existence profiter de petites choses terrestres afin que les générations futures en bénéficient à leur tour !
Aujourd’hui en ce 26 avril, c’est la journée du souvenir et de la déportation. Combien de gens furent exécutés pour n’avoir pas les mêmes idées que les tyrans de l’époque ?
Comme bon républicain laïque, j’officialisais mon nouveau statut de renégat et j’assistai enfin à une cérémonie civile aux monuments aux morts.
Pour une fois, le préfet et les représentants municipaux, départementaux et régionaux n’assistaient pas à la messe précédant cette cérémonie du souvenir. L’archevêque s’étant abstenu de sa présence avait laissé, seul, le jeune curé intégriste pourtant soutane et chapeau rond, qui avait été relégué malgré sa présente peu discrète au rang de simple spectateur. Ne faisant pas parti du cortège officiel, il était venu se placer même, le comble pour un renégat, à mes côtés. Je regardais son air contrit devant cette éviction.
A l’issue de la cérémonie les officiels saluèrent les corps constitués (anciens combattants et porte drapeaux civils et militaires) et omirent même de serrer la main au jeune ministre du culte; le préfet passant devant lui sans daigner un regard et le maire lui glissant un sourire narquois.
Serait-ce le fruit du travail et de l’action menée ces dernières années pour le combat laïque ?
Peut-on espérer que la commémoration du 8 mai marquera cette soudaine séparation étalée ?
Mais ce combat d’abord mené par Jules Ferry, Paul Bert, Georges Clemenceau et Aristide Briand reste perpétuel, tous les jours la laïcité est compromise. Les cléricaux de tous bords s’attaquent à la loi « scélérate » de 1905 et veulent récupérer dans notre pays les anciennes coutumes et prérogatives perdues.
La République, une et indivisible, va-t-elle résister après les prochaines élections européennes ?
Georges ESSUBOR




La guerre, une solution à la crise ?

Je regardais un épisode des ‘’Thibault’’ de Roger Martin du Gard dont j’avais lu le roman voici quelques années, et je me suis posé cette question sur les véritables causes de la guerre.
Par certains aspects, l’époque actuelle où nous vivons évoque des similitudes avec celle d’avant la grande guerre. Le capitalisme outrancier, la revanche des églises, le prolétariat bafoué, tout représente un cocktail explosif comme avant 1914.
Certes la guerre en Europe, du moins entre les nations, n’est plus possible, car les intérêts ne sont plus ceux des capitalistes français, anglais, allemands, italiens, russes ou américains. Maintenant le capitalisme est devenu global ; mais pour celui-ci qui vient de subir une sérieuse crise financière, en jouant honteusement sur la spéculation outrancière, recherche un nouveau moyen de s’enrichir plus rapidement autrement que la bourse ou l’immobilier.
Pour ces possédants le seul moyen rapide et simpliste de s’enrichir ne serait-ce pas la guerre ? Comme l’ancien président américain G.W. Bush avait relancé l’économie et surtout la bulle spéculative grâce à ses guerres dite antiterroristes contre les talibans Afghan puis colonisatrices contre l’Irak pétrolifère.
Maintenant que le nouveau président veut faire revenir ses troupes et relancer son économie tout en s’opposant aux stocks options et aux dividendes colossaux des dirigeants des globales compagnies, la période spéculative risque d’être très longue pour les riches financiers.
Quoi de plus rapide qu’une bonne guerre dans la veille Europe pour relancer rapidement l’économie mondiale?
Mais plus une guerre imbécile entre états européens, non une guerre entre civils, entre chrétiens et musulmans, entre croyants et non croyants, voilà de quoi donner du baume aux militaires et aux religieux. Le retour du glaive et le goupillon.

Dans les usines, dans les friches industrielles, des milliers de travailleurs sont laissés sur le carreau. Parmi tous ces chômeurs, et notamment chez les jeunes on trouve de tout : des délinquants, des athées, des chrétiens, des musulmans, des juifs des socialistes, des républicains, des royalistes, des communistes. Tous ces exclus de la richesses sont remontés contre le capitalisme, contre celui qui exploite, qui détruit le travail dans les pays industrialisés pour délocaliser et faire travailler des esclaves, des sous-hommes affamés, en Chine en Inde ou dans les pays émergents.
En Europe, depuis longtemps cette caste dirigeante, nostalgique des anciens régimes dictatoriaux veut détruire les états nations et aspire à faire d’avantage de régionalisme, des petites baronnies sans loi selon le vieil adage « diviser pour mieux régner ». Cette idée est appuyée par une intelligentsia hypocrite dite ouverte à toutes les cultures surtout spirituelles.
Ces nouveaux clercs toujours prêts à trahir comme l’expliquait Julien Brenda dans son roman s’attaquent aux lois des états et surtout à celles de notre république et, notamment celle sur la laïcité (elle doit être nettoyée voire abolie) aidés en cela par la vigueur des clercs religieux.
A début du vingtième siècle, l’église catholique qui contrôlait tout n’a jamais acceptée la loi de 1905 sur la séparation de l’église et de l’état, car pour elle il existe une seule loi dite de subsidiarité ; celle qui descend de Dieu et doit contrôler les âmes et les esprits. Pour elle, la république ne doit pas juger les hommes et leurs comportements moraux. Aussi, l’église de Pie X a fait chèrement payée à la Gueuse cette loi instaurée par ce brave Clemenceau, alors ministre de l’Intérieur.
Maintenant celle du Benoit XVI a trouvé un allié de poids avec l’Islam qui fut longtemps l’éternel ennemi de Rome. Depuis près de cinquante ans, grâce à l’apport d’une main d’œuvre corvéable africaine, magrébine, turque, bosniaque et orientale, la religion musulmane s’est solidement implantée en Europe, au point de devenir le second groupe de pression religieux.
Désormais l’Islam religieux et politiquement correct est devenu progressivement un Islam de combat avec ses structures organisées profitant des institutions pour mieux asseoir son prosélytisme dans un terreau mou d’une démocratie chrétienne. Ce que l’Islam conquérant n’a jamais pu défaire par la force, il le fait par le biais démocratique.
Fortes de cette alliée, les églises chrétiennes restent inquiètes de cette poussée musulmane et veulent de nouveau récupérer leurs ouailles et âmes perdues. Mais comment récupérer les fidèles qui sont allés rejoindre les syndicats, les socialistes, les communistes et républicains athées ?
Le Panzer Pape réfléchit aussi vite que les financiers : « Rien de telle qu’une bonne guerre contre les musulmans, contre les juifs, une bonne Croisade pour reconquérir la France (la fille aînée) et le tombeau du Christ Roi en Palestine ».
L’Islam aussi est prête à une guerre contre l’Infidèle afin de garder ses acquis sur l’Europe, elle aussi veut récupérer ses parjures syndicalistes, socialistes ou communistes. Dieu est grand et miséricordieux, il pardonnera tout au bon fidèle qui respectera la charria.
Alors que tout ce beau monde (les financiers, les religieux) est fin prêt pour une mondiale conflagration, les politiciens européens veulent ignorer cette éventualité ; coincés dans leur bulle, dans leur utopie, dans leur manigance, ils attendent une hypothétique et éventuelle relance : « On la voit venir, disent-ils, mais pas avant 2010 ».
Un siècle plus tôt les hommes politiques voyaient venir la guerre. L’empereur d’Allemagne et son collègue autrichien encerclés par la triple Alliance (France, Royaume-Uni et Russie) s’armaient. Déjà les Balkans chauffaient ; les Turcos musulmans bosniaques et albanais se battaient contre les serbo-croates chrétiens.
En1914, la France était partagée entre les revanchards et les pacifistes. Le combat mené contre l’église avec la loi de 1905 avait laissé des séquelles douloureuses dans les esprits. Les républicains radicaux et les modérés s’étaient alliés avec les socialistes pour faire passer cette loi dite scélérate. Mais entre les amis de Clemenceau (l’Aurore) et ceux de Jaurès (l’Humanité), le contrôle du pouvoir passait bien avant l’avenir de la République ou de la Nation, laissant ainsi la voie ouvertes aux nostalgiques royalistes et bonapartistes.
La Guerre était inévitable et ne fut pas évitée.
Plus tard, nombreux furent les gens de la gauche internationaliste qui reprochèrent beaucoup à Georges Clemenceau d’avoir usé de la force (mutinerie) pour gagner la guerre, mais le peuple ne se fut pas trompé en reconnaissant dans le Père la Victoire celui qui sauva la république.
Bien sûr, les gens de gauche admirent toujours le socialiste Jean Jaurès, le symbole du combat pacifiste, du combat des mineurs et des ouvriers, du combat pour la justice sociale, mais peut-être l’admirent-ils surtout d’avoir été assassiné ? De n’avoir pas terminé son œuvre ?
Si ce pauvre Jaurès, maintenant récupéré par une fange d’une droite nauséabonde, aurait été aux pouvoirs durant la Grande Guerre, aurait-il fait gagner la France ?
Ou bien comme ses illustres et malhabiles successeurs (Blum, Mollet, Jospin) aurait-il mené le parti des socialistes dans la défaite ?
Mitterrand, le seul meneur du parti socialiste qui n’en était pas un, à qui d’ailleurs la bourgeoisie lui en veut beaucoup d’avoir trahi sa caste, a gagné la paix sociale. Il a su, tel Machiavel, gardé le pouvoir pendant quatorze ans, en réussissant l’exploit de trahir le peuple de gauche afin de sauver les valeurs républicaines dont l’identité laïque et les services publiques, face à la dérégulation et au libéralisme germano anglo-saxon mené par Khôl, Thatcher et Reagan.
Maintenant l’Europe en proie au démantèlement de ses états, de ses services publiques et régaliens, est attaquée par un libéralisme spéculatif à la solde des lobbys financiers, la porte est grande ouverte à tous les marchands surtout à de croyance et de canons.
Leurs politiciens mentent, la justice se montre injuste et impitoyable contre les travailleurs, la corruption prend de l’ampleur. Les riches deviennent plus riches et les classes moyennes plus pauvres. La Vérité, la Justice et la Raison, ce sont les trois valeurs qui doivent gouverner le monde mais qui ne sont rarement respectés. Tant que les puissants courront à la cupidité et au pouvoir, les guerres leur seront utiles et nécessaires.
En tout cas, je pense qu’actuellement, en Europe, les politiciens de droites comme de gauches sont incapables de prendre une position contre les spéculateurs et contre les religieux et je crains que l’activité économique et la relance mondiale passera par une autre guerre mondiale.
Messieurs et mesdames les pacifistes, les bons apôtres, les angélistes, les donneurs de leçon, les directeurs de conscience j’espère que cette chronique ne sera pas une prédiction et sujet d’un prochain roman de science-fiction…
Georges Essubor
Auteur de : « Dans le Brouillard du Passé »,
et « Harmonie vers un monde nouveau » parus aux Éditions Persée.




Rassemblement laïque à Paris, avec la Libre Pensée

Ce rassemblement, impulsé par la Libre Pensée, soutenu notamment par la Ligue de l’Enseignement, le Cnafal et quelques organisations laïques internationales (Québec, Australie, Espagne, Angleterre, etc.), a rempli, ce dimanche, tout le gymnase Japy.
Marc Blondel, président de la Libre Pensée, a remercié les participants d’être venus de toute la France et d’autres régions du monde pour participer à ce rassemblement, qui a eu beaucoup de mal à trouver une salle, la mairie de Paris n’ayant pas montré un enthousiasme débordant vis-à-vis de cette initiative.
Le nouveau président à dénoncé les subventions déguisées qu’a occasionnées cette visite, qui n’aurait dû ne s’adresser qu’aux seuls catholiques. Le président de la Région Midi-Pyréenées, Martin Malvy, qui, comme beaucoup d’élus parisiens et de l’agglomération lourdaise, avait reçu un courrier de la Libre Pensée, a été le seul à répondre qu’aucune dépense du conseil régional qu’il préside ne serait à la charge des contribuables.

Une vingtaine d’orateurs se sont succédé à la tribune, de 13 h 30 à 16 heures. Parmi les interventions les plus marquantes, une responsable laïque quebecoise a dénoncé la pratique de la prière, exercée par les élus municipaux et nationaux, lors de l’accomplissement de leur mandat.
Les intervenants venus de pays étrangers firent savoir que, dans le monde, on enviait la loi de 1905, et son principe de laïcité. La France, pour eux, demeure l’exemple à suivre, et pour eux, la remise en cause de cette loi ne les aide pas, dans leur propre pays, à mener la bataille nécessaire contre l’omniprésence des Eglises.
Henri Pena Ruiz se fit longuement applaudir, grâce à une intervention courte, mais efficace, rappelant, avec des mots simples, les grands principes laïques, et attirant l’attention du public sur la dangerosité du discours sur la laïcité positive du nouveau pape, du président de la République, et du ministre de l’Intérieur, chargé des cultes. Il usa de la formule : pourquoi la laïcité positive, alors qu’on ne parle pas de « droits de l’homme » positifs.
Le secrétaire de la Libre Pensée, Christian Eyschen, ponctuera ce rassemblement par un discours mobilisateur dont il a le secret, et qui se terminera par la formule habituelle : « Ni Dieu ni maître, à bas la calotte, et vive la sociale ».
L’essentiel était dit.
Georges Essubor
Ecrivain laïque, auteur de « Dans le brouillard du passé »
http://www.ripostelaique.com/Le-brouillard-du-passe-de-Georges.html