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L’explosion des frustrations : conséquences lointaines de « l’interdiction d’interdire »


Les profonds mouvements de société ne proviennent jamais d’une génération spontanée, ils sont
toujours l’aboutissement de processus qui se sont déroulés pendant des dizaines, voire une centaine
d’années, comme un feu qui couve avant l’embrasement final de la forêt, même si on ne perçoit pas
encore.
L’idéologie libertaire qui a culminé durant les années soixante avec les manifestations de mai 68 en
France, les mouvements hippies aux USA, et d’autres ailleurs, ont laissé des traces profondes dans
les esprits et les conséquences ne se font sentir pleinement qu’à notre époque. Il s’agissait
essentiellement de rejeter toute autorité afin de jouir sans entraves, et également de jeter aux orties
les principes moraux qui fondaient la stabilité du socle social, car ceux-ci devenaient un carcan
insupportable à la satisfaction des désirs de l’individu, qui devenait ainsi l’alpha et l’oméga de
l’humanité.
La pornographie devenait ainsi le modèle de la sexualité, beaucoup d’intellectuels revendiquaient le
droit à la pédophilie, d’autres pratiquaient la zoophilie même si c’était encore un peu caché, il n’y
avait véritablement aucune limite dans ce domaine. Même si la population dans son ensemble
n’allait pas aussi loin dans ces pratiques, l’ambiance générale exerçait une profonde influence et par
exemple, les changements de partenaires étaient très courants, ceux qui ne se prêtaient pas à ces
jeux érotiques étaient jugés plutôt vieux jeu et étaient souvent évités socialement.
Les plus favorisés pavoisaient en faisant étalage de leurs nombreuses conquêtes, rendant du même
coup les moins chanceux ridicules et frustrés. Il y eu bientôt un abîme entre ceux qui pouvaient se
permettre à peu près tout et les autres qui devaient se contenter de contempler les hommes et
femmes sortis tout droit de magazines de mode et vivre ainsi par procuration.
La cocotte-minute des frustrations montait inéluctablement en pression, et bien sûr, tout a fini par
exploser.
La pagaille des revendications délirantes
Les femmes commencent à protester de manière de plus en plus véhémente, déclarant qu’elles en
avaient assez d’être traitées comme des objets que l’on jette après usage, des mouvements comme
« mee-too » réussissent à expédier des notables de plus en plus nombreux devant les tribunaux pour
avoir abusé de leur pouvoir à des fins sexuelles.

D’autres revendications se font jour, on peut citer
pêle-mêle le changement de la grammaire jugée trop paternaliste, la parité dans les assemblées
élues, l’exclusion des hommes dans certaines réunions ou manifestations, etc. Tout cela va dans le
sens d’une subordination de la mentalité masculine à la mentalité féminine, et même vers le rejet
des valeurs viriles traditionnelles, comme le courage ou la bravoure, ce qui porte le nom de
« déconstruction ».
L’onde de choc atteint très vite la gent masculine, surtout les plus vulnérables et les plus
influençables qui finissent par renoncer à la compétition habituelle pour former un couple et fonder
une famille. Beaucoup jugent que la barre placée par les modèles véhiculés par les médias qui
vantent l’équilibre et la confiance en soi menant à une vie accomplie est trop haute. La plupart des hommes sont loin d’être des James Bond et leur proposer ce modèle est décourageant. L’attitude revancharde des femmes les détourne peu à peu de l’hétérosexualité qui est le socle de toute société.

Certains accueillent avec soulagement la transformation de leur sexualité, acceptant le modèle féminin et sa domination, ce qui paraît complètement ridicule à bon nombre d’entre nous, mais il faut comprendre qu’il s’agit d’une échappatoire. D’autres se réfugient dans l’homosexualité, bien que ce ne soit qu’un pis-aller, puisque qu’ils rencontrent les mêmes problèmes de dominant-dominé que les couples normaux.

Il existe une autre tendance, mise en lumière par les derniers sondages, mais cela fait maintenant plusieurs fois qu’ils disent la même chose, qui est de tout simplement le refus des jeux amoureux et des rapports sexuels, autrement dit ils apprennent à se satisfaire par eux-mêmes et considèrent les autres comme repoussants.

Beaucoup se demandent d’où vient la popularité de ces mouvements LGBT , alors même qu’ils ne devraient concerner qu’une infime minorité de personnes, je crois que la réponse réside dans un trait de caractère de l’être humain qui a tendance à choisir la ligne de plus grande pente. C’est également la caractéristique principale des idéologies de gauche et la raison de leur succès ; pour eux le progrès consiste à aller dans le sens de la facilité. On distribue de l’argent même si les caisses sont vides, on dénie la valeur de l’effort et du mérite au profit d’un égalitarisme qui flatte les bonnes consciences, on considère la morale rétrograde quand celle-ci s’oppose aux désirs individuels, même au prix de la destruction de la société, comme le mariage pour tous et la GPA, et on taxe de réactionnaires ou même de fascistes ceux qui s’opposent à ces dérives.

Je pense qu’il est inutile d’insister sur les dégâts que de telles attitudes occasionnent sur le tissu même de la société, une civilisation qui suit cette pente est en danger mortel, c’est donc le cas de toute la civilisation occidentale. Il reste heureusement une forte proportion de gens avec un caractère assez fort pour résister à la folie ambiante, mais cela suffira-t-il à éviter le déclin, rien n’est moins sûr.

Nous vivons une époque dangereuse, les crises se produisant simultanément sur tous les plans, sociétaux, économiques, démographiques et climatiques, jamais le fil de la destinée humaine n’a été aussi proche du point de rupture.

Gilles Mérivac



Face au discours de vérité de Zemmour, le triomphe des marchands d’illusion

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Les joueurs de flûte
La défaite de Zemmour aux élections présidentielles, puis aux législatives, a un sens très clair. Dire la vérité dans une campagne électorale ne paye pas. Les gens préfèrent de loin des mensonges bien enveloppés, même quand ceux-ci sont irréalisables. Tous les partis ayant fait un gros score ont promis de garder la retraite dans le même état, ont garanti qu’ils sauveraient le pouvoir d’achat, voire qu’ils le relèveraient, on n’en est plus à un mensonge près.

Bien évidemment, aucun de ces partis ne peut tenir ces promesses, puisque tout dépend du bon
vouloir de la BCE, qui nous prête l’argent que nous n’avons pas, et personne ne peut savoir jusqu’à quand cette situation pourra durer. Mais pour l’électeur, cela n’a aucune importance, comme les enfants du célèbre conte, il suit les joueurs de pipeau jusqu’à la chute finale. Il suffit de considérer la situation surréaliste des aéroports, qui sont obligés d’annuler des centaines de vols, comme si la santé des compagnies aériennes était florissante. Je ne pense pas qu’il y ait d’autres régions du monde où les aéroports soient en grève.

Ce genre d’anormalité par rapport aux autres montre clairement que notre pays est profondément
malade. On peut évidemment argumenter que tous les autres ont tort et que nous sommes les seuls à avoir raison, mais cela est peu probable et ne nous mène nulle part. L’ennui, c’est que beaucoup de gens aiment bien être malades, cela leur permet d’être pris en charge et cajolés. Et la majorité de mes concitoyens est dans cet état d’esprit.

Les vrais buts poursuivis

Cela dépend évidemment des partis. Dans les articles et les commentaires, je lis l’étonnement et la déception de voir que les partis patriotes sont incapables de présenter un front uni, contrairement au fourre-tout de la NUPES. L’explication est très simple, quand il s’agit de projets constructifs, les gens sont rarement d’accord sur la meilleure façon de procéder, l’union est donc l’exception et les dissensions la règle. Mais si l’objectif est la destruction de l’organisation actuelle de la société, alors tout est possible.

Si deux personnes veulent démolir un mur, tous les moyens sont bons, elles peuvent donc
parfaitement s’entendre. Dans le conglomérat de la NUPES, il y a des féministes et des transgenres qui veulent détruire le modèle hétérosexuel sur lequel est fondée la totalité des civilisations existantes, des islamistes qui veulent établir le genre de califat religieux qui existe au moyen orient, des écologistes et des végans qui rêvent de nous renvoyer à l’âge de pierre, des gauchistes pur jus qui ne jurent que par une société où chacun recevrait uniquement le minimum vital et n’aurait aucune liberté.

La seule possibilité pour que cet assemblage hétéroclite puisse fonctionner, c’est que la destruction
du pays par tous les moyens possibles soit le vrai but poursuivi. C’est seulement à cette condition qu’un islamiste puisse côtoyer une féministe ou même un végan. Cette coalition a su attirer une jeunesse qui a perdu tous ses repères à force de n’avoir comme horizon que la dernière trottinette électrique et comme environnement culturel les éructations haineuses des rappeurs ou les débilités des youtubers. Mais il y a aussi énormément d’adultes qui ont aussi perdu tout contact avec la réalité en se laissant materner par l’état et un système hors sol où plus personne ne paye pour les services rendus.

Dans ces conditions, tout peut paraître possible, même les délires les plus extravagants, et la dette d’un état est pour eux quelque chose d’abstrait qu’ils ne comprennent pas. Le poids important des élus de ce groupe à l’assemblée fait planer une très grave menace sur notre société. Jamais, depuis la seconde guerre mondiale, le danger de dislocation de notre pays n’a été aussi grand. D’autres nations, comme la Serbie ou l’Ukraine actuellement subissent ou ont subi ce triste sort, il ne faut jamais l’oublier. On dit que les rats quittent le navire lorsque le bateau coule, quand des régions entières commenceront à exiger leur autonomie, nous n’en serons pas loin.

Gilles Mérivac



Peut-on sauver la démocratie ?

Un vote de plus en plus communautaire

Le second tour des élections qui va se dérouler dimanche illustre de manière limpide la dérive de tous les régimes démocratiques ou qui se présentent comme tels. Le simple fait que quelqu’un de profondément anti français comme Mélenchon soit en position de faire basculer le sort des urnes en faveur de Macron montre bien la perversité du suffrage universel qui est soit-disant la meilleure formule qui soit, ce qui est complètement faux.

Le vrai problème est le manque de conscience collective de la majorité des électeurs. La plupart des gens n’ont qu’une très vague idée de tout ce que leur apporte la société dans laquelle ils vivent, et ne comprennent pas que qu’il faut la préserver à tout prix, sinon c’est le retour à la barbarie dans le style de « Mad Max ». Le vote communautaire qui n’a rien à voir avec l’enjeu national, atteint aujourd’hui des sommets. Toutes les organisations donnent leur avis, que ce soit les artistes, les chasseurs, les syndicats, ou les médecins, il ne manque plus que les marchands de cacahuètes et les collectionneurs de timbres poste.

Tout ces groupes essaient de monnayer leur vote à qui mieux mieux, si bien que les programmes des candidats sont devenus peu à peu un catalogue de promesses sociales,  essayant de faire plaisir à tout ce monde. Ici on joue sur l’âge de la retraite, là sur l’augmentation du SMIC, ailleurs on est en faveur de l’autonomie régionale, et ainsi de suite.

N’en déplaise à tout ces adorateurs de leur nombril, le but d’une élection ne doit pas être la satisfaction des désirs des électeurs, mais le choix de la politique qui donne la plus grande chance de survie à la nation, sans cela, tout le reste est inutile et vain. On ne peut malheureusement pas attendre cette compréhension d’un public cajolé et materné depuis maintenant près d’un siècle, et qui de surcroît est devenu complètement aliéné par une consommation effrénée

La conscience que le tout est plus grand que la somme des parties

Contrairement à ce qui est couramment admis, voter ne devrait être ni un droit ni un devoir mais un privilège qui ne peut être accordé à tout le monde. Le critère pertinent n’est pas le degré d’intelligence ou de compréhension de l’électeur, car des gens très brillants intellectuellement mais peu concernés par le bien commun votent à peu près n’importe comment. Et puis l’intelligence n’est pas synonyme de bon sens car il existe des idiots savants, l’exemple de l’ancien président Giscard d’Estaing est suffisamment éloquent à ce sujet. Ils raisonnent brillamment, certes, mais dans le vide car ils n’ont pas de prise sur la réalité. Malheureusement beaucoup de gens sont impressionnés par ce type de personnage et sont enclins à leur accorder leur voix, ce qui se termine généralement par un désastre.

Il y a aussi la cohorte des indécis, ceux qui n’ont aucune idée des enjeux concernant leur pays, et qui se fient généralement à la prestation télévisuelle plus ou moins bonne des candidats, voire à leur physique et leur manière de parler. Ceux-là feraient mieux d ‘aller à la pêche, à mon avis, car ils confondent une élection présidentielle et un concours de beauté.

D’une manière ou d’une autre, si l’on veut que ces élections aient un sens, il faut que les électeurs sentent que leur choix va engager leur nation dans une voie irréversible, et que celle-ci peut signifier la vie ou la mort de leur civilisation. Tout électeur devrait avoir prouvé, au moins une fois dans sa vie, qu’il est capable de placer le sort de la collectivité au-dessus su sien. Cela peut prendre différentes formes, un engagement dans un corps d’armée ou comme pompier volontaire, ou encore faire partie d’une association bénévole qui porte secours aux gens ( attention, il s’agit de solidarité avec ses propres compatriotes, pas des ONG qui s’occupent des ressortissants étrangers ou des immigrants, ce qui n’a rien à voir avec un engagement pour la nation ). Il serait bien de remettre à l’honneur le service civique, puisque le service militaire a été malencontreusement supprimé par le grand escroc Chirac.

Je sais très bien que ces idées sont ultra minoritaires et n’ont aucune chance d’être appliquées. De toutes façons, les jeux sont faits depuis très longtemps, les français n’ont jamais osé franchir le Rubicon et ont voté avec constance pour des imposteurs pendant près d’un demi-siècle. Les peuples paient très chers leurs erreurs de jugement, en général par leur disparition ou par l’asservissement à des puissances étrangères.

Je vais voter dimanche, mais je suis sans illusions. Il ne s’agit plus d’élire un président, mais un syndic de faillite. Comme bien d’autres pays, la Grèce, l’Argentine ou le Liban, la France ne comptera plus dans le concert des nations et on n’en parlera bientôt même plus.

Gilles Mérivac

 

 

 

 




La dernière bataille électorale

 

Malgré toute la poudre aux yeux jetée par les médias, il n’y a en réalité que deux camps opposés dans cette élection, celui de Zemmour et tous les autres. Voici l’état des forces en présence dans cette guerre électorale.

La gauche et ses satellites embourbés dans une impasse

Le moteur des mouvements de gauche est l’envie de posséder ce qu’ont les autres, que ce soit un salaire, une voiture ou des qualités qu’ils n’ont pas. Il faut donc raboter tout ce qui dépasse de la médiocrité, sous le prétexte fallacieux de distribuer « équitablement » les richesses et de promouvoir l’égalité. A première vue, on peut trouver que ce sont des idées généreuses, mais la réalité est toute autre, il s’agit en fait de donner davantage à ceux qui ne produisent rien, car ils considèrent que ceux qui gagnent bien leur vie par leur travail sont des profiteurs. Ces derniers sont donc accablés de taxes de toutes sortes, tandis que les premiers ne payent rien et bénéficient de tous les avantages sociaux.

Comme les médecins de Molière qui réclamaient davantage de saignées, la gauche prétend que si l’école ne fonctionne pas, c’est parce qu’il n’y a pas encore assez d’égalité. Ils détruisent donc tranquillement un enseignement qui était autrefois la fierté de la France, en imposant des quotas ubuesques et en mélangeant des élèves qui n’ont pas le niveau avec les autres.

Même si notre pays avait beaucoup de ressources, une telle politique finit par récolter ce qu’elle a semé. La productivité s’effondre parce qu’il n’est plus intéressant de travailler et de fournir des efforts, les entreprises sont forcées de délocaliser pour se développer, celles qui restent ne trouvent même plus chez nous les ingénieurs dont elles ont besoin et doivent recruter à l’étranger. Même les inconditionnels les plus aveuglés finissent par s’en apercevoir, les partis traditionnels de gauche comme le parti socialiste ou le parti communiste ne font plus recette et ils sont obligés de choisir une autre clientèle pour survivre. C’est naturellement celle des immigrés et particulièrement des musulmans qui remplace avantageusement les travailleurs chers à Arlette Laguillier. Le plus grand boni-menteur sur le sujet est Mélenchon qui parvient à ranimer une ferveur  analogue à celle des anciens militants communistes à un grand nombre d’intellectuels complètement paumés.

Les partis dit écologistes ne servent qu’à recycler la gauche traditionnelle qui est en plein naufrage. Ce ne sont en fait des idéologues très dangereux dont les élucubrations comme celles de Sandrine Rousseau ne me font pas rire du tout et leur véritables buts se dévoilent peu à peu. La récente attaque du train transportant du blé, les agressions de plus en plus nombreuses d’éleveurs de bétail montrent qu’ils cherchent à diminuer la population en provoquant des famines. Le harcèlement constant, notamment par Greenpeace pour sortir du nucléaire, leur joie malsaine quand les prix du pétrole sont à la hausse, ce sont des actions visant à priver les populations de l’énergie qui leur est nécessaire.

Mais ce n’est pas la planète entière qui est visée, comme dans le roman « Inferno » de Dan Brown, c’est seulement lra partie occidentale, c’est-à-dire la leur. Or, la démographie de nos régions suit déjà une courbe descendante alors que l’Afrique et l’Asie sont encore en pleine expansion. Cette stratégie est donc absurde et inefficace, la seule explication possible étant la haine que leur inspire notre civilisation, ce qui est encore confirmé par leur adhésion aux théories du genre qui participent également à la diminution de la natalité. Ils ont récemment reçu un coup de pouce de l’ONU qui préconise de pratiquer les avortements jusqu’à la naissance. On insistera jamais assez sur la dangerosité de ces personnes.

La droite « je ne sais pas où j’habite »

Le politicien le plus représentatif de cette soit-disant droite était Chirac, une vraie girouette qui mangeait à tous les râteliers. Ce qui le caractérisait, c’est un culot monumental et un aplomb extraordinaire, mais en réalité il ne faisait que suivre les idées qui étaient dans le vent. Les héritiers de cette fraude ambulante sont dignes de leur mentor. Dans cette galerie de portraits, on se souvient de Sarkozy et de son Karcher qui est resté dans l’emballage, et de sa décision de créer un département à Mayotte, aggravant la situation mahoraise avec une intégration qui ne pouvait pas réussir avec une population d’une culture entièrement différente, et qui a créé une émigration comorienne que cette petite île était incapable d’absorber. Au passage, bravo aux élus mahorais coresponsables de ce désastre qui était entièrement prévisible. Je passe sur le lamentable fiasco lybien, symbole et prémisse de la déconfiture de la politique franco-africaine.

De temps en temps, quelqu’un comme Ciotti ou Moreno lance un phrase en faveur de l’arrêt de l’immigration ou de la souveraineté nationale, puis rentre sagement dans le rang, tout étonné d’avoir un peu rué dans les brancards. Tout comme Fillon, ils appellent à voter Macron au deuxième tour, oubliant leurs déclarations précédentes qui ne sont en fin de compte que des postures de matamore. En réalité, ils n’ont aucune conviction, ils vont simplement là où la soupe est meilleure, pour garder leurs privilèges d’élus. Pécresse est le digne représentante de ce club distingué qui n’abuse maintenant plus grand-monde.

La seule vraie nouveauté, le mouvement « Reconquête »

Il reste les candidats du mouvement nationaliste, Marine Le Pen et Zemmour. La stratégie de MLP a été constamment fluctuante et imprécise, ce qui est sûrement la cause de son débat raté avec Macron à l’élection de 2017. On ne peut pas faire constamment le grand écart entre le fait d’arrêter l’immigration et donner des gages aux musulmans, tenir un langage de droite et proposer des mesures de gauche comme la retraite à 60 ans, sans mécontenter tout le monde. On ne peut pas non plus essayer de briser la dédiabolisation en restant nationaliste, c’est tout simplement impossible.

Il lui reste donc la solution la plus simple, ne rien dire, ne pas débattre, et ne lancer que des slogans suffisamment vagues pour faire consensus, comme le mot « libertés », cela ne veut pas dire grand-chose en pratique mais tout le monde peut être d’accord sur son importance. Elle aura très certainement les voix des électeurs dont le calendrier est resté bloqué sur les années cinquante. A part retrouver le charme de l’époque de la douce France, rien ne peut les satisfaire. Il est évidemment hors de question de partager ce rêve avec qui que ce soit, il est bien trop précieux, donc aucune alliance ni de compromis possible avec d’autres mouvements politiques. Nous sommes seuls, mais nous sommes bien entre nous et les autres sont tous des méchants.

Pour sortir notre pays du marasme où il est embourbé, un traitement de choc est indispensable, et parmi tous les candidats, seul Zemmour l’a compris et l’assume pleinement. La seule manière d’y parvenir est de s’opposer frontalement à tous ceux qui ont détruit notre pays et sa culture, de ne faire aucun cadeau aux journalistes qui ne vivent que des subventions, aux associations à l’antiracisme à sens unique, à tous ceux qui ont bradé notre industrie et saccagé nos écoles. Les journalistes ont tout fait pour étouffer sa campagne extraordinaire, avec des meetings qui soulevaient l’enthousiasme des foules.

Les sondages indiquent que cette dynamique exceptionnelle semble être arrêtée, comment est-ce possible ? Les sondages sur des échantillons sont des instruments très utiles lorsqu’il s’agit de calibrer des pommes de terre où de vérifier la qualité des boulons de huit, mais beaucoup moins avec des êtres humains qui peuvent rétroagir en conséquence. Les sondeurs avaient déjà remarqué que si l’on interroge les gens sur la marque de bière qu’ils achètent, ils ne disent pas toujours la vérité, et ont tendance à citer une marque qui les valorise, ce qui montre que ces enquêtes sont toujours biaisées quand la question met en jeu l’image personnelle.

Il n’aura échappé à personne le fait maintenant évident que la censure des opinions s’exerce désormais à tous les niveaux. Les intellectuels qui osent décrire la réalité du grand remplacement se font quasiment lyncher dans les médias et sont poursuivis en justice, le terrorisme gauchiste règne dans les universités est désormais capable de censurer les discours contraire à la doxa gauchiste et même de faire révoquer des professeurs renommés.

Les gens ont dont compris qu’il valait mieux ne pas dire ce qu’ils pensent, il peut dont y avoir un vote caché Zemmour, mais il peut aussi y avoir un vote caché Macron car celui-ci est détesté par beaucoup de gens et certains peuvent avoir honte de voter pour lui !

Nous voici donc à la croisée des chemins, nous verrons si Zemmour nous apporte le renouveau tant espéré, ou s’il devient le nouveau François de Charette dont la vie est retracée dans le spectacle du Puy du Fou intitulé « Le dernier panache ». Dans ce dernier cas, ce sera également pour nous tous qui l’avons soutenu de toutes nos forces, le dernier panache.

Gilles Mérivac

 




Déclencher des guerres ne sauvera pas l’hégémonie américaine

La rente de l’hégémonie

Les USA veulent à tout pris garder leur statut de puissance dominante capable de réguler le monde entier, et bien entendu, à leur profit. Pour parvenir à ce but, les outils dont ils dispose sont multiples, une industrie performante et incontournable dans de nombreux domaines, comme l’aéronautique, l’espace et la conception des puces informatique, une agriculture exportatrice, une industrie des loisirs qui s’est imposée dans le monde entier en véhiculant les valeurs idéologiques américaines, et bien évidemment une armée puissante aidée par toute une technologie de pointe. Du côté financier, la règle des transactions en dollars favorise les USA qui peuvent tranquillement exporter et faire payer par les autres leur inflation leur permet un train de vie bien supérieur à ce qu’ils apportent au reste du monde.

La compétition est la conséquence de la vie

Mais pour garder une telle position, il est indispensable de rester à la tête de l’innovation et d’être toujours le meilleur dans les domaines clés. Or, le monde change, d’autres pays acquièrent aussi la capacité d’innover et de créer des produits de qualité à des coûts compétitifs. D’autre part, le succès qui leur a permis un niveau de vie confortable joue à présent contre eux, leur population devient moins encline à travailler, revendique davantage, ce qui laisse le champ libre aux autres compétiteurs économiques. Même leur production cinématographique qui chantait les louanges de ceux qui réussissaient à la force du poignet est désormais diluée dans les revendications des minorités, devenant un repoussoir pour les autres cultures.

On se rend compte immédiatement qu’il est impossible de garder un niveau de vie plus haut que ceux avec qui l’on commerce sans avoir une compétitivité plus grande ou un avantage technologique décisif. Mais le savoir-faire évolue vite, la compétitivité s’effrite, la technologie se diffuse peu à peu et la concurrence devient plus rude. Inévitablement, le monde devient multipolaire avec la Russie et la Chine comme principaux acteurs, et les tentatives de déstabilisations comme en Ukraine ou ailleurs, ainsi que les mesures de rétorsion, ne font que renforcer cette tendance.

Fomenter des guerres pour faire d’une pierre deux coups

Le but des stratèges américains est d’affaiblir les nouvelles puissances économiques émergentes comme la Chine et la Russie, et accessoirement, de garder l’Europe sous contrôle permanent, en choisissant et en formant ses élites, les corrompant si besoin est. L’expansion continue de l’OTAN vers l’Europe de l’Est malgré les avertissements répétés de la Russie de ne pas la menacer directement avec des missiles proches de son territoire, est la responsable direct de la guerre actuelle en Ukraine. Les faucons de guerre américains cherchent en même temps à affaiblir la Russie à la fois par les sanctions économiques et l’épuisement dû à l’effort de guerre, et à détruire les économies européennes afin de les assujettir encore davantage.

Malheureusement, les peuples européens endormis par le confort et la propagande ne voient pas que leurs dirigeants ne sont que des marionnettes au service des américains et les trahissent, et que leurs médias ayant le plus d’audience les font saliver comme le chien de Pavlov en leur inculquant la haine de tout ce qui est russe.

Transgresser ses propres règles détruit la confiance et la coopération

Peut-être ces objectifs seront-ils réalisés, tout au moins en partie, mais même dans le cas le plus favorable, ce ne serait qu’une victoire à la Pyrrhus. Des nations chaque jour plus nombreuses découvrent que les véritables intentions étasuniennes ne sont en aucune façon la recherche d’échanges équitables avec le reste de la planète, mais bel et bien d’établir leur domination sans partage par tous les moyens possibles. Il n’est pas étonnant que ces pays refusent ce scénario et prennent leurs distances, ce n’est malheureusement plus le cas chez nous depuis bien longtemps.

Par exemple, le blocage du système interbancaire Swift pour la Russie l’incite à utiliser un système chinois, il est hors de doute que de nombreux états vont maintenant se méfier, d’autant plus que le censure règne de plus en plus sur les plateformes américaines, comme Facebook ou Twitter, et même YouTube et Wikipédia. La confiance dans la régulation des idées et des biens laissée aux mains des américains est irrémédiablement anéantie.

Les échanges commerciaux vont dont inévitablement se réduire et se cantonner à de grandes régions de même influence, que ce soit d’obédience russe ou chinoise, et d’autre part étasunienne. La mondialisation sera donc inévitablement une victime collatérale de cette politique.

Un dernier mot avant de partir, sur les élections qui viennent. Beaucoup de gens ne voient pas plus loin que le prix du litre d’essence ou leur pouvoir d’achat pour décider de leur choix. Mais c’est regarder par le petit bout de la lorgnette, car ces choses dépendent davantage de la position de la France sur l’échiquier international et de ses accords économiques que des promesses d’un candidat qui ne pourra pas faire grand-chose de toutes façons. Pour ceux qui s’en souviennent, rappelez-vous quelle était le prestige de notre pays quand de Gaulle était au pouvoir, et comparez à ce qu’il est aujourd’hui, vous comprendrez ce que je veux dire.

Gilles Mérivac

 

 

 




Les techniques de manipulation s’adressent à l’inconscient

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Avec l’expérience accumulée, les médias sont devenus des experts dans les  techniques de manipulation des cerveaux, par le choix des informations et de la manière de les traiter, mais aussi par l’orientation des films, des séries télévisées, et même par le biais de la publicité. Voici quelques exemples non exhaustifs de ces techniques.

L’indignation surjouée

Pour nuire à une personnalité dont les idées risquent d’entraîner l’adhésion, les journalistes choisissent un bout de phrase hors de son contexte, et trouvent toujours un politicien ou un artiste, ou même un représentant d’une association pour trouver scandaleux des propos qui en fait ne sont qu’anodins, et qui ne reflètent qu’une opinion.

Propos de Z sur les élèves handicapés : la préoccupation normale serait l’efficacité de l’enseignement et de savoir si les conditions sont bien adaptées, mais non, on fabrique une égalité artificielle qui n’a jamais existé.

La réflexion sur de nombreux sujets est ainsi bloquée, comme par exemple sur l’immigration ou même les théories du genre. Il suffit de l’aplomb d’un journaliste connu qui refuse de discuter du sujet, et le tour est joué, l’intimidation faisant le reste.

La caution des experts

De nombreuses personnes considèrent que la parole des experts, en particulier ceux qui passent à la télévision, est parole d’évangile. Or, il n’est rien, bien souvent les experts ne sont pas d’accord entre eux, car les mêmes faits peuvent donner lieu à des interprétations différentes, même si ceux-ci sont de bonne foi, car ils ne sont pas immunisés contre les préjugés. Le film judiciaire classique « Ouragan sur le Caine » montre comment un bon avocat peut démolir les affirmations des experts.

Il faut toujours avoir à l’esprit qu’en science comme ailleurs, les faits sont rarement prouvés directement, même pour une théorie comme la relativité générale. La valeur d’une théorie dépend du nombre de mesures diverses qu’elle est capable d’expliquer, c’est la même chose dans le domaine judiciaire par exemple, on considère que la culpabilité est prouvée si l’on dispose d’un faisceau de preuves suffisant susceptibles d’expliquer le déroulement des faits. Mais bien souvent, il y a plusieurs explications concurrentes qui peuvent se contredire, et un expert a évidemment ses préférences.

D’autre part, les experts sont souvent rémunérés par des groupes commerciaux, comme les soi-disant vaccins contre le covid, ils ne sont donc pas neutres, mais comme ils figurent dans les émissions de télévisions, ils ont un énorme impact sur les masses.

Le faux consensus implicite

La technique est redoutable, car en faisant semblant de considérer que la grande majorité des gens sont d’accord avec un point de vue, on fait passer les autres pour des excentriques, voire même de mauvais citoyens. Les sondages en sont une variante, car on ne publie en général que ceux qui sont favorables à leurs commanditaires. Ils visent évidemment à faire croire qu’une majorité de gens sont d’accord avec leurs idées, les autres étant considérés comme des excentriques ou des empêcheurs de tourner en rond. Par exemple, un des derniers sondages prétend qu’une majorité de Français seraient favorables à la GPA, comment un tel revirement serait-il possible ?

Le mensonge par omission

Tout ceux qui prennent la peine de s’informer à travers des médias différents connaissent ce procédé. Les médias relatent et mettent en valeur les faits qui confortent leur point de vue, et passent sous silence ceux qui les contredisent, ou les déforment si c’est impossible. Les exactions des néonazis ukrainiens sont actuellement totalement passées sous silence, les fautes des troupes russes  exagérément grossies.

Le rôle essentiel de l’inconscient dans la formation des opinions

Les rêves utilisent les matériaux qui sont à leur disposition, que ce soient des souvenirs ou des pensées, et en les recombinant de différentes manières, suscitent souvent de nouvelles idées enrichissantes. Mais ceci n’est vrai que si la personne prend son temps et réfléchit vraiment par elle-même, sinon le rêve  tourne comme un moulin à vide et régurgite simplement la pensée conforme de la propagande officielle.

Dans le contexte actuel de matraquage médiatique, le simple fait de ne pas suivre régulièrement les soi-disant nouvelles diffusées par la radio et la télévision, mais de réfléchir par soi-même aux causes et aux conséquences des faits avérés, constitue un acte de résistance. C’est difficile quand le cerveau a subi la propagande pendant longtemps, car il faut accepter de se remettre en cause, et de nos jours, peu de gens sont capables de dire : je me suis trompé, je dois changer mon fusil d’épaule.

Alors résistez, résistez de toutes vos forces, la récompense sera l’indépendance d’esprit et la sérénité retrouvée.

Gilles Mérivac

 

 

 

 

 




La révolte ou la soumission : le défi des élites dirigeantes

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Les styles de gouvernements des pays occidentaux sont très divers, parlementaire chez les Anglais, social-démocrate au Danemark et en Belgique, régime quasi communiste en France, libéral au Canada, etc. Et pourtant, tous ces pays sont accablés de manière simultanée par les mêmes maux, mouvements de destruction de la famille, utilisation du racisme pour faire accepter l’envahissement par une population étrangère, prétexte d’une crise sanitaire pour priver les gens des libertés les plus élémentaires et imposer une surveillance de masse, entre autres.

Il est impossible que cela soit dû au hasard, et les facteurs internes ne peuvent pas non plus l’expliquer, puisque des peuples avec des sensibilités très différentes sont touchés en même temps. Le seul facteur externe possible est la pression exercée par ce que l’on appelle l’État profond des USA (composé essentiellement par ceux qui détiennent la majorité des fonds d’investissement), sur leurs alliés par l’intermédiaire des médias qu’ils financent, ou des politiciens qu’ils achètent.

L’ironie du sort est que l’oligarchie mondiale utilise les gens de gauche pour mener à bien son projet, car l’idéologie gauchiste s’accommode très bien par nature à la destruction des valeurs traditionnelles, comme le travail , la famille ou le mérite, ce qui flatte les bas instincts de la nature humaine. Comme pour une boussole, le gauchiste revient invariablement vers sa famille, gauchiste un jour, gauchiste toujours.

Ils ont placé un pape gauchiste au Vatican, des immigrationnistes forcenés à Bruxelles, fait virer Salvini en Italie au profit de gens plus malléables et conformes à leurs idées, fait élire Macron et son Parlement godillot chez nous. En mettant leurs hommes et femmes de paille à des postes clés et en verrouillant peu à peu le système, ils réussissent à mener à bien leur projet qui n’est rien de moins que l’asservissement mondial. Tout le monde connaît ces petits chefs qui se font plaisir en étant plus durs que leurs supérieurs envers leurs subordonnés, c’est par exemple le cas de Macron qui jubile quand il peut réprimer impunément ses opposants.

Un peuple s’accommode très bien d’une surveillance de masse s’il sent que sa condition s’améliore, ce qui est le cas des Chinois, même si la grande majorité est encore très pauvre selon nos critères. L’essor de leur pays parmi les puissance mondiales compense ce manque de liberté. Ce n’est pas la même chose dans les pays occidentaux où les gens ont été habitués à une beaucoup plus grande liberté. Sa perte engendre des mécontentements très importants, la réponse est invariablement la répression.

L’inutilité des manifestations

L’épisode des Gilets jaunes, des Bonnets rouges bretons, les manifestations anti-vax et maintenant les « convois de la liberté » ont clairement montré qu’aussi légitimes soient-elles, les manifestations pacifiques ne changent rien et n’ébranlent pas la résolution des gouvernements. Au contraire, ceux-ci exercent une répression de plus en plus dure, punissant les leaders des mouvements ou les interdisant carrément, comme ce fut le cas avec les Identitaires.

Les puissances financières qui sont derrière sont en train de faire disparaître les démocraties, par la fraude massive si besoin est comme aux USA avec l’élection truquée de Biden, par la calomnie et l’utilisation du pouvoir judiciaire, comme ce fut le cas avec Fillon, ou en empêchant des candidatures populaires de se présenter, avec le prétexte des parrainages publics, qui sont maintenant soumis au chantage des autorités, grâce à Hollande qui a décidé de rendre publiques ces déclarations de soutien, clouant ainsi le cercueil des élections au suffrage universel.

Si les mouvements pacifiques ne mènent à rien, si les meetings des candidats de droite sont perturbés par les gauchistes ou si les journalistes de gauche ne veulent pas les recevoir,  s’il est impossible de changer le cours de la politique par la voie de urnes, que reste-t-il ? Exactement ce que le titre de cet article indique, la révolte ou la soumission.

Le demi-siècle pacifique que nous avons connu en Europe ne favorise pas les révoltes, pas plus que la société fragmentée qui est la nôtre, où la solidarité froide et étatique qui en réalité n’en est pas une a remplacé les liens locaux qui existaient avant, empêchant par là-même toute prise de conscience pouvant mener à une action collective. Or, le défi gigantesque qui nous est lancé ne pourra pas être relevé par des moyens respectant la légalité, et les peuples européens n’y sont pas préparés.

Je ne crois donc pas beaucoup à une révolte et encore moins à une révolution. Le destin le plus probable semble donc celui que suggérait le livre de Houellebecq, la soumission. La cause première de la guerre en Ukraine est l’élection de Biden. Les faucons parvenus au pouvoir ont tout fait pour attiser ce conflit, et ceux qui vont en souffrir le plus, les Ukrainiens et les Européens, n’y sont pour rien.

Face au tsunami qui risque de se produire, il n’y aura pas de bonne stratégie, chacun tentera de survivre comme il pourra en comptant sur sa chance, ce sera chacun pour soi et Dieu pour tous.

Gilles Mérivac

 




Contes de la vieille Terre : les hommes

Les globes oculaires se tournent avec vivacité et une tentacule touche doucement la forme assoupie.

– Dis, Liouba, les hommes, c’était avant les dinosaures, ou après ?

– Après, ma chérie, bien après. Les dinosaures ont parcouru la Terre durant des millions d’années, et c’est seulement un accident causé par une météorite qui a provoqué leur disparition. Les hommes ont régné sans partage pendant seulement trois-cent-mille ans, et ils ont créé eux-mêmes les conditions de leur chute.

– Que s’est-il passé ?

Nous savons que pour vivre en harmonie avec la nature et les autres animaux, nous ne devons pas occuper tout l’espace disponible sinon l’équilibre écologique serait menacé et nous aussi, donc nous régulons naturellement les naissances, tous les jeunes y ont été sensibilisés et cela ne pose aucun problème. Les hommes, au contraire, occupaient toute la surface terrestre et construisaient inlassablement, si bien qu’il ne restait bientôt plus d’espace pour les animaux en liberté. Dans des régions de plus en plus grandes, leurs petits ne voyaient que des oiseaux, en dehors des chiens et des chats, et encore, ces derniers avaient bien du mal à se faire une place, ils regardaient fixement l’être humain pour savoir s’ils pouvaient s’installer chez lui. Dans certaines de leurs villes, on pouvait déambuler toute une journée droit devant soi sans voir un seul arbre et sans en sortir. L’environnement était complètement artificiel, il n’y avait pas un pouce de terrain qui n’ait été retourné au moins cent fois.

Bien sûr, ils ne pouvaient vivre éternellement de cette façon, et quand la catastrophe est arrivée, ce fut la panique. Ils ne purent s’organiser pour se protéger car la majorité d’entre eux, ne pouvant être heureux autrement, recherchaient à dominer leurs semblables, et ils se méfiaient les uns des autres, si bien qu’ils ne purent s’entendre et s’accusèrent mutuellement de tous les maux. Les ressources de minerais étaient épuisées, la terre ne produisait plus suffisamment de quoi nourrir la population et ce fut la grande famine. Les humains se battaient partout sauvagement pour survivre, beaucoup se réfugiaient dans le mysticisme mais n’en étaient pas moins massacrés. Ces tueries ont fait incomparablement plus de victimes que les dérèglements climatiques qu’ils avaient eux-mêmes déclenchés.

Tant et si bien qu’à la fin il restait plus que quelques survivants hagards se terrant au fond de leur trou, incapables de reconstruire une civilisation. Leurs descendants, mal nourris et à l’existence précaire, ont considérablement régressé en diminuant de taille et d’intelligence pour devenir ces petits êtres peureux et retors que l’on voir courir se cacher quand ils ont réussi à voler de la nourriture.

– Cela nous a permis de prendre leur place, n’est-ce-pas ?

– Oui, Dritt, tu as bien compris. Quand les hommes occupaient la Terre, nos lointains ancêtres étaient des invertébrés habitant la mer, on les appelait des pieuvres ou des poulpes. Après une longue évolution, quelques descendants de ces petits animaux ont pu sortir de l’eau et acquérir un squelette très souple en même temps qu’un appareil respiratoire. Comme ils étaient déjà intelligents, ils n’ont pas eu de mal à prendre la place d’une espèce déclinante.

– Mais comment se fait-il qu’une espèce aussi intelligente que l’espèce humaine n’ait pas réussi à empêcher son déclin ?

– Ah, c’est vrai qu’ils avaient une grande ingéniosité, mais elle était souvent mal employée ou même pas du tout. Le problème, vois-tu, c’est que l’intelligence est une construction intellectuelle dont  la nature dépend de chaque personne, tandis que les émotions sont ressenties collectivement, à la manière d’un feu de forêt qui se propage rapidement. Et les hommes étaient guidés bien davantage par leurs sentiments que par leur intelligence. Parmi eux, certains étaient très habiles pour utiliser ces émotions et manipuler leurs congénères. Cette leçon a bien été comprise par nos historiens et nous écartons ce genre d’individu des postes de responsabilité sitôt que nous le détectons. Ce n’était pas le cas chez les êtres humains, qui se laissaient mener par le bout du nez par d’habiles charlatans. Ceux-ci n’agissaient pas pour le bien commun, mais pour cumuler des richesses et obtenir le pouvoir sur les autres, ils n’en avaient jamais assez et devenaient prisonniers de leurs désirs. Comme ils se connaissaient bien, ils se méfiaient les uns des autres, ce qui se traduisait par des luttes perpétuelles…

Mais le petit en avait assez entendu, son attention commençait à s’estomper. Liouba soupira en pensant que son jeune cerveau retiendrait inconsciemment la leçon, même si cela n’apparaissait  pas maintenant. Et elle replongea dans son demi-sommeil.

 

Gilles Mérivac

 

 

 




À ceux qui disent que le vote ne sert plus à rien

Lettre ouverte aux jeunes en âge de voter

D’emblée, je dois dire que je ne suis pas le mieux placé pour m’adresser ainsi à vous, car jusqu’à un âge avancé je ne me suis jamais soucié de remplir mon devoir électoral. Même si la situation d’alors n’était pas aussi critique que maintenant, je reconnais que j’ai eu tort, et en le disant je fais le pari de la sincérité.

Je sais combien il est difficile et inconfortable de ne pas se laisser influencer par la propagande médiatique aujourd’hui omniprésente pour former son jugement, et pourtant il le faut pour enrayer la sinistre spirale du déclin qui menace notre pays. Il ne s’agit pas de problèmes spécifiquement français, car nous sommes soumis à une pression énorme de la part de puissances internationales dont les ressources financières dépassent de loin celles de la France. C’est contre cela qu’il va falloir lutter.

La convergence des tyrannies

Nous ne pouvons pas faire comme si notre pays n’était pas influencé par son environnement économique et géopolitique, il n’est pas isolé et les bouleversements stratégiques en cours ont des conséquences directes sur notre niveau de vie et même notre mode de vie, il est impossible de les ignorer.

Communisme et capitalisme sont actuellement les deux grands systèmes économiques qui régissent actuellement la plupart des États du globe. Grosso modo, le modèle capitaliste est prôné par les USA, qui pèsent de tout leur poids sur ses États vassalisés, comme ceux du continent européen, pour faire des États communistes de véritables repoussoirs dans lesquels il n’y a aucune liberté d’expression ni d’action. Ce n’est pas faux, mais ce qu’ils ne disent pas en revanche, c’est que c’est à peu près la même chose dans l’autre camp, même si cela se voit moins.

Les concentrations de capitaux ont atteint un point tel que les vrais décideurs ne sont plus les dirigeants des États même dans le cas des USA, mais les oligarques et investisseurs qui ont en main la plus grande partie de la production mondiale et qui sont capables actuellement de mettre en place des gouvernants qui leur sont favorables, grâce à la propagande des organes de presse qui leur appartiennent et à l’argent qui leur permet de corrompre les politiciens et les hommes occupant des positions clé.

Leur but actuel est limpide, il s’agit de détruire les nations traditionnelles en atomisant les individus qui n’ont alors d’autre choix que de se tourner vers eux et leur demander de bien vouloir remplir leur gamelle. C’est actuellement le cas de la majorité des journalistes et des animateurs de télévision, vivant de subventions publiques qui ne sont que des aumônes, même si le salaire est conséquent.

Une des manières les plus efficace pour parvenir à ce but est de susciter la peur, sous des formes variées, peur de perdre son emploi ou ses économies, la peur diffuse provoquée par une émigration de masse n’ayant pas d’inhibitions pour agresser les gens.  Et plus récemment la peur créée artificiellement à partir de l’épidémie de covid pour habituer les gens à obéir à tous les ordres qu’on leur donne.

Pour détruire les liens sociaux qui pourraient résister à ce totalitarisme, il ne restait plus qu’à disloquer la cellule familiale. C’est le rôle dévolu à ce qu’on appelle l’idéologie woke, avec toutes les variétés possibles de genres, plus ils sont absurdes et dégradants, et plus l’entreprise de démolition fonctionne. Son emprise a détruit beaucoup d’universités , la cible actuelle étant les écoles et les collèges.

Créer des îlots de résistance

Venir à bout d’un totalitarisme puissant est une entreprise de longue haleine, il faut savoir se regrouper et être patient. Mais il y a toujours des régions qui réussissent à échapper à la tyrannie, comme actuellement la Hongrie ou la Pologne, il est nécessaire de se rapprocher de ces États. Nous avons quand même un atout, les pouvoirs occidentaux essaient de maintenir l’apparence de la démocratie, même si celle-ci n’est plus guère que théorique.

Il faut donc en profiter et voter pour le seul candidat qui ne soit pas inféodé au système, mais comment le reconnaître ?  C’est très facile, c’est tout simplement celui qui est combattu férocement par tous les autres, sur lequel les médias crachent à longueur d’émissions, que l’on cherche à interdire ses meetings et que les milices du pouvoir, celui que les milices du pouvoir, les antifas, menacent constamment, c’est-à-dire Zemmour. Mais l’interdire totalement ne ferait que mettre en lumière le fait que les choix démocratiques n’existent plus, ce qui serait également le cas si Zemmour n’obtenait pas ses signatures.

Quand Hollande puis Macron ont placé tous leurs pions dans les institutions censées être des contre-pouvoirs, ils ont complètement anéanti le fonctionnement normal d’une démocratie. La Chambre des députés se contente d’approuver les mesures gouvernementales, le Conseil constitutionnel approuve toutes les entorses faites aux lois, le Sénat ne dit rien non plus, le CSA entérine le règne de la pensée unique à la radio et à la télévision, et on pourrait multiplier les exemples, ils vont tous dans le même sens, il n’y a plus aucun contre-pouvoir en France et la démocratie n’est plus qu’un faux-semblant. Il faut malheureusement faire avec, puisque les Français n’ont pas lutté pour conserver le droit de décider de leur sort.

Cela marchera… ou pas

Devant tant d’obstacles, on peut être tenté de baisser les bras, mais la grandeur de l’homme est de se battre, même lorsque l’espoir est vacillant. La machine médiatique déverse sa propagande quotidiennement et elle influe indéniablement sur ceux qui se laissent abuser par les images et les émotions, les sondages eux-mêmes ne sont pas neutres, ceux qui les commanditent cherchent aussi à faire pencher la balance de leur côté, le combat est donc très inégal.

À tous ceux qui prétendent qu’il ne faut pas voter parce que les jeux sont déjà faits, je répondrai que non, il y a toujours un élément de hasard, un événement inattendu et qu’il faut le susciter par l’action. Comme dans le film « Men in black 3 », quand l’agent Jay est prêt à se jeter dans le temps du haut d’un gratte-ciel et qu’il demande au vendeur de gadgets électroniques si cela va marcher, celui-ci répond « Si, si, cela marchera… ou pas » , je dirai la même chose à propos de l’élection présidentielle, Zemmour l’emportera… ou pas.

Mais peu importe, de toute façon. Le colonel Beltrame, qui a sauvé des otages au péril de sa vie, et le lieutenant Blasco, qui s’est sacrifié en essayant de sauver ses camarades, ne se sont pas posé la question de savoir si cela allait marcher, ils ont agi pour protéger les membres de leur communauté sans penser à eux-mêmes. Le moins que nous puissions faire pour leur rendre hommage est d’agir pour sauver notre pays en donnant le pouvoir à ceux qui le défendent et non à ceux qui le bradent.

Gilles Mérivac




Le statut social des femmes : rempart contre l’ensauvagement

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Apprendre les règles de la vie en société

Au fur et à mesure de leur développement et de leur croissance démographique, le fonctionnement des sociétés humaines est devenu de plus en plus complexe. Les villes se sont agrandies, parfois de manière démesurée, et l’homme a créé un environnement complètement artificiel, il n’y pas un mètre carré de sol qui n’ait été retourné et transformé plusieurs fois de suite. Dans un tel environnement, les êtres humains sont soumis à une promiscuité obligatoire, il faut donc de plus en plus de lois, de règlements et de codes sociaux pour éviter une infinité de conflits potentiels, et favoriser les bons comportements collectifs, comme par exemple ne pas pisser dans la rue.

L’apprentissage de cette vie en société n’est pas tellement contraignante pour les enfants si celle-ci est présentée comme la  manière naturelle de vivre, mais cela nécessite de la fermeté et un consensus de la part des adultes, de manière à ce que les bambins ne jouent pas les uns contre les autres pour en tirer profit.

Tout ceci n’est possible que dans une société suffisamment homogène pour que ces règles et ces codes ne soient pas mises en cause à tout bout de champ par une partie ou une autre de la communauté.

Le rôle de la mère dans l’éducation

Dans l’accomplissement de cette tâche éducative, les parents sont en première ligne, ce sont eux que l’enfant perçoit en premier, et qui s’occupent de lui. Ce sont les parents qui lui apprennent à se conduire avec les autres, à dire bonjour, qui l’encouragent à jouer avec eux ou avec ses camarades, lui forment le goût, parlent avec lui et lui chantent des comptines. Et parfois doivent montrer clairement qu’ils ne sont pas contents quand il y a un caprice injustifié. Tout cela, leur rejeton le ressent parfaitement et l’intègre très tôt, de sorte que cela devient pour lui une seconde nature.

Aujourd’hui, il est beaucoup plus difficile d’éduquer un enfant, car la société de consommation cible les jeunes et sape l’autorité des parents en les caressant dans le sens du poil pour pouvoir vendre leur camelote. C’est ainsi que les communes sont obligées de poser des ralentisseurs dans les rues pour éviter les courses sauvages en pleine nuit, que les vélos envahissent les trottoirs destinés aux piétons et que les boîtes à musique perturbent la vie citadine dans tous les endroits possibles. De nombreux adultes démissionnent et se contentent de dire « mais ce sont des jeunes, ils faut qu’ils s’amusent ». Or, d’une part, ils ne s’amusent pas mais défient l’autorité, et d’autre part, c’est justement quand ils sont jeunes qu’ils doivent être éduqués, après c’est trop tard.

En général, c’est la maman qui est la personne la plus proche de l’enfant et aussi celle qu’il voit le plus fréquemment, son rôle est donc primordial dans l’éducation des petits. Non seulement cela doit être reconnu, mais cela implique qu’en aucun cas le statut social des femmes ne devrait être inférieur à celui des hommes, sinon l’éducation des fils par leur mère deviendrait impossible, car ceux-ci ressentiraient immédiatement l’infériorité maternelle et refuseraient son autorité.

Les conséquences du statut inférieur des femmes dans la société musulmane

Si on lit les statuts de régimes comme Cuba, la Corée du Nord ou même la France, ceux-ci semblent être d’aimables démocraties. Mais dans les tous les cas, la réalité est bien différente. De même, i on écoute les docteurs de la loi dans le monde musulman, la femme jouit d’un statut égal à celui de l’homme et de la même dignité. En théorie, la femme peut sans problème participer à la vie publique comme les hommes, et bénéficie du même traitement dans tous les aspects de la vie sociale.

Mais comme chacun sait, le diable se cache dans les détails. La femme est souvent mise sous la tutelle d’un homme qui doit donner son consentement pour qu’elle se marie, le Coran permet à un homme d’avoir quatre épouses si ses moyens lui permettent, la justice acquitte généralement un violeur s’il épouse sa victime. Tout cela montre une énorme différence de statut entre les deux sexes. En outre, il est stipulé que la femme doit obéissance à son mari, et elle doit avoir son autorisation pour voyager ou pour travailler. Il est clair dans ces conditions, que le statut de la femme est inférieur à celui de l’homme et que c’est lui qui décide et qui commande.

Sous prétexte de pudeur, la femme musulmane doit presque toujours cacher son visage, comment pourrait-elle avoir une vie publique dans ce cas ? A peine arrivés au pouvoir, les Talibans exigent que la télévision ne diffuse plus les images des sportives.

Tout cela, le garçons intègrent parfaitement ces données, ils savent instinctivement qu’ils ont un statut supérieur à leur mère, ils ne vont donc pas se soumettre de bon gré à son autorité. Pour eux, la femme est un être inférieur que l’on peut utiliser à sa guise, comme en témoignent les viols répétés qui parsèment le quotidien des faits divers. Ils ne tiendront aucun compte de l’enseignement qui leur est donné, surtout par les femmes, qui forment la majorité du corps enseignant. Leur allégeance ira aux chefs de bandes et au dealers qui pour eux représentent le pouvoir local.

Tout ceci déstabilise complètement la société et l’entraîne vers une barbarie qui est maintenant inévitable.

Gilles Mérivac