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Faut-il vraiment choisir son camp ?

meme-les-grenouillesMessieurs Cassen et Hilout, Madame Tasin et tant d’autres, de nombreux contributeurs à la cause laïque et républicaine, à la liberté d’expression et au droit des femmes, à travers le monde libre, ont le courage d’affronter les tribunaux, ont le courage de lutter à visage découvert, constituant nos propres martyrs. Pourtant la haine, du juif, du blanc, de l’arabe ou du noir s’exprime ailleurs, dans les commentaires de plus en plus virulents d’internautes excédés par les reculs démocratiques auxquels ils ont à faire face dans leurs quartiers, leurs piscines, leurs cantines, mais aussi pour certains, habités par le racisme le plus grégaire. Par des musulmans haineux, des juifs haineux, des catholiques haineux… Je suis inquiet.

Pour ma part, en proposant un billet d’humeur à Riposte Laïque, je peux témoigner du malaise que cela peut engendrer, à l’intérieur, et qui se manifeste sous deux formes antinomiques. Pour mieux  vous faire palper ce ressenti que je suis sûr de nombreux patriotes partagent, voici quelques mots de mon histoire personnelle :

Né d’un père d’origine arabe (et arménienne), agnostique à tendance chrétienne, de parents socialistes gauchistes, je porte un nom fortement connoté musulman et arabe. J’ai grandi dans la belle province campagnarde et ai d’abord subi les quolibets et le regard en biais des adultes, la notation injuste de certains profs, avant d’essuyer les insultes et de vivre les humiliations de mes coreligionnaires. J’étais pourtant un élève moyen, réservé, et sans histoires. « Sale arabe ! », « sale bougnoule ! », et les agressions physiques, voici la manière dont j’ai appris mes origines, ma différence, alors même que physiquement, après une ou deux générations de métissage, mon visage ne laisse rien paraitre du sud de la Méditerranée ou presque. J’ai donc appris à jouer des poings pour gagner le droit de me tenir debout, sans honte ni complexes.

Comment contribuer à Riposte Laïque, comment me rendre à l’apéro saucisson pinard, comment songer ne serait-ce qu’un seul instant à voter Front National en ayant moi-même souffert du racisme le plus ignorant et imbécile ? J’imagine parfois les chrétiens réfugiés d’Irak ou d’ailleurs, dans les rues de nos villes, déambulant avec leur faciès typique, d’ici six mois un an… Et je suis inquiet.

Il ne fait pas bon être juif, comme peut en témoigner un ami dont l’apparence ne trompe pas… Pourtant catholique ! Il ne fait pas bon être arabe… Même anglican. Il ne fait pas bon être noir… Même luthérien.

Alors que vais-je faire ? Je veux me battre contre un fascisme, une idéologie, une opinion, et non contre des hommes. Je veux lutter pour mes églises, pour la paix, la tolérance, le droit des femmes à disposer d’elles-mêmes, et non rajouter du racisme au racisme. Ma carrière professionnelle a réellement commencé lorsque j’ai francisé mon nom. Je sais toute la discrimination que peuvent subir les enfants d’immigrés. Je sais qu’on peut aussi comme l’ont prouvé mes ancêtres arméniens venir en France sans parler un mot de français mais travailler dur, et devenir des citoyens exemplaires, avec des enfants qui seront centraliens ou médecins, ou avocats.

J’ai peur de devenir, par moment, juste un bref instant, au hasard d’un article alertant d’une nouvelle islamisation forcée de notre pays, un peu raciste. Juste un peu.

Bien après son décès, j’ai repris le nom de mon père, qui figure désormais sur mes papiers d’identité, dûment accolé à celui de ma mère berrichonne. C’est ma fierté, mais je suis inquiet.

Ce qui m’inquiète à droite, est ce racisme anti-arabe qui monte, qui monte ! Et à gauche, ce qui m’angoisse, c’est cet aveuglement criminel envers le Coran, les hadiths, ce cancer du cerveau, cette peste intellectuelle, cette négation du cœur.

J’ai voulu créer un site d’information pour ouvrir les yeux de mes compatriotes sur la nature réelle et les dangers de l’Islam. Comment signer ? Les musulmans ne vont-ils pas retracer mon IP et venir m’égorger, quand l’heure aura sonné ? Vais-je pouvoir protéger ma famille de la barbarie des plus zélés d’entre eux ? Alors je ne sais plus. J’ai juste peur, de devenir raciste, de devenir martyr, et du monde qui se révèle peu à peu au travers de ces commentaires violents sur le net, pour mes enfants, un monde de division, sans partage, sans musique, sans douceur de vivre.

Que faire ? Si je cherche à m’intégrer dans une association « islamophobe », n’entendrais-je pas des appels au meurtre, le meurtre de moi : L’arabe ? Et si je ne fais rien contre « la soumission » (islam), ne suis-je pas la lâcheté et la traitrise incarnée ? Alors je reste seul, entre deux lignes, continuant à m’ulcérer de mes élèves arborant leur T-shirt algérien (mon pays « d’origine ») qui crient comme on rote « Allah Akbar » en plein cours, continuant à vomir en lisant les commentaires nauséabonds concernant les noirs qui nous envahissent, les arabes qui sont tous violents… Je reste seul et inquiet au centre d’une France qui déraille. Inquiet pour mes deux seuls amis, un musulman, un haïtien… Puis je regarde mes enfants, tout au fond des yeux, et je choisi mon camp, chaque jour, le même : Le leur ! Qu’aurait pensé mon père de mon prochain bulletin de vote, lui, Kamel,  l’arabe devenu prof et expert-comptable ? Il me répondrait sans doute  « FOUS LE CAMP ! FOUS-LE-CAMP ! Ne fais confiance à personne ».

Je préfère me battre.

Grégor Hadjadj




Pour l’islam, c’est le début de la fin

chretiencrucifieCe que je vais écrire va vous sembler terrifiant : L’Etat Islamique en Irak est une chance pour le monde libre – car il faut bien désormais l’appeler ainsi.

C’est une guerre d’opinion qui se joue aujourd’hui, comme depuis toute éternité.

Combien de génocides, combien d’exactions mortifères faudra-t-il pour que notre occident comprenne ? L’Islam est un cancer. Cependant notre génération est aujourd’hui bien loin de se rappeler ce qu’est la réalité de l’histoire.

Bien sûr, comme vous, je pleure sur le sort tragique de nos frères et sœurs, chrétiens mais aussi musulmans assassinés et réduits en esclavage par ces fanatiques du fascisme islamique. Il semble malgré tout que la conscience de nos compatriotes ai besoin de ce choc pour que collectivement, une image fidèle du combat qui se joue pour notre avenir se forge et permettent un sursaut.

En effet, englué jusque dans l’absurde par leur idéologie funeste, les combattants islamiques refusent toute intelligence. Ils brisent leurs espoirs de domination par la seule vacuité de leur bon sens. En allant toujours trop loin, cette armée se décrédibilise toujours plus.

Car qui dit guerre d’opinion dit confit médiatique, et les combattants de l’oppression cherchent eux aussi à utiliser le pouvoir des images.

Ils vont nous abreuver jours après jours de menaces d’attentats, de décapitations, de marchés aux esclaves, de burqas et autres joyeusetés, jusqu’à ce que la coupe déborde, car elle débordera.

Ce jour-là sera terrible, car débutera alors une lutte fratricide, ici, chez nous, où l’ennemi s’est déjà installé, prenant nos libertés d’assaut, cherchant à nous faire retourner à leur cher septième siècle modèle.

Mais d’ici là, l’Islam aura prouvé sa vulnérabilité qui n’est pas simplement militaire ou économique. Son talon d’Achille se trouve dans les fondements même de son orthodoxie débilitante.

Bien sûr nos élites bien-pensantes et politiquement correctes sont abscondes et traitres, bien sûr, nos traditions de droit à la différence, de tolérance, sont notre faiblesse, face à cet ennemi féroce et déterminé, mais il y a en France comme ailleurs des esprits simples et logiques, qui se soulèveront.

Chaque succès islamique est une brique posée sur le mur qui séparera bientôt le bon grain de l’ivraie, car je vous le dis avec une conviction qui ne cesse de s’affirmer : Le vent se lève. Il souffle fort.

Notre attention doit se porter désormais sur l’unité qui doit être maintenue dans le monde libre. Mon regard se porte donc vers l’Ukraine où se joue notre avenir véritable. Comme nous en avions besoin pour vaincre le nazisme, les russes devront être à nos côtés dans l’Armageddon qui s’annonce.

Faut-il armer les irakiens dissidents de ce monde sans espoir, par des mitrailleuses et des roquettes ? Oui. L’islam multiple a prouvé qu’il est incapable de s’unir fraternellement. C’est à qui sera le plus orthodoxe. Le moyen orient ne sera bientôt plus qu’un champ de ruine, ce qui est presque déjà le cas, par le simple jeu des querelles de chapelle.   Il faut penser à la souffrance de nos frères musulmans, enclavés dans leur sous-monde, il faut si cela est possible secourir de notre mieux les populations touchées, mais cette générosité a ses limites. L’Islam s’éteindra dans quelques générations, de lui-même, après s’être détruit à coup de muslims et de charria. Protégeons nos frontières, tant qu’il est temps. Car le ver est déjà dans notre fruit : La démocratie est malmenée, nos chartes des lumières sont en danger, nos écoles sont assiégées, mais une fois encore, Islam va perdre. Espérons que définitivement cette fois, grâce au réveil de l’opinion, la soif de pouvoir, la concupiscence, la cruauté soient bannis de notre civilisation en danger. Les trente prochaines années verront l’avènement sanglant voire pour certains  eschatologique d’une prophétie éternelle : L’homme, et quand je dis l’homme je dis aussi la femme, doit lutter chaque jour vers son destin d’humanité. Nous l’avions oublié.

Il a suffi de quelques années de commémorations de nos libérations et des dernières chaises vides de nos vétérans de la grande guerre disparus pour que notre instinct s’émousse, pour que nous sombrions dans le sommeil du confort. Nous avions encore oublié  Véritable damnation que cette amnésie.

Pour ma part je n’oublierais plus, et j’enseignerais à mes enfants, que le mal est là, rampant, monstrueux, invasif.

Doit-on se réjouir de ces malheurs qui frappent le berceau de la civilisation ? Doit-on se rassurer de la prise de conscience médiatique que va bientôt engendrer cette folie ? Certes non, car les douleurs viennent à peine de commencer.

Mais nous devons garder espoir. Je concède que cette lutte se fera aussi contre nous même, et nous devrons prendre garde à adapter notre démocratie, si jeune, sans la dénaturer : Il nous faudra légiférer en conséquence de l’ennemi intérieur, tout en préservant nos valeurs. Rien ne dit néanmoins que pendant un temps, nous ne devions oublier quelque peu nos bonnes intentions qui pavent notre actualité occidentale d’atrocités quotidiennes, étouffées ou cachées, mais plus pour longtemps.

Un jour prochain, lorsque le danger sera écarté, nous reprendrons notre route, vers cette humanisation sans fin. En attendant, notre foi en l’avenir est mise à l’épreuve. Groupons nous, derrière notre science et notre conscience pour que demain chantent non pas les minarets mais nos enfants victorieux, dans l’allégresse de la douce liberté.

Continuez, fanatiques ! Continuez, dans votre déficience d’âme à défier le cours de l’histoire qui est de notre côté ! Sonnez trompettes ! Tremblez, canons ! Tranchez ! Egorgez ! Crucifiez ! Mais tremblez !

Notre foi est belle, pendant que la vôtre est folle. Tremblez !

Notre lumière est douce tandis que votre brutalité est sombre. Tremblez !

Vous n’auriez jamais dû nous réveiller si fort.

Notre espoir est dans votre folie. Notre victoire est acquise.

Nous lutterons si tel est notre destin. Tremblez car nous lutterons.

Grégor Hadjadj