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Comment répondre aux caricatures quand on est musulman ?

Réponse à Marwan Sinaceur

Suite à la série de meurtres perpétrés récemment en Autriche et en France pour venger l’honneur de Mahomet, le Huffington Post publie le 13 novembre 2020 un article de Marwan Sinaceur, professeur de psychologie sociale à l’ESSEC, spécialiste de la résolution des conflits, de religion musulmane et de la culture arabe, qui entend répondre à la question : « Comment doit-on répondre aux caricatures quand on est musulman? » en s’appuyant sur le fait que le Coran     « apporte des réponses claires ». Examinons donc ces réponses.

Notre auteur commence par nous cacher, en fait de « réponses claires », qu’Allah lui-même avoue que son Coran n’est pas clair, mais « contient des versets équivoques, pouvant se prêter à diverses interprétations (…) en sorte qu’Allah seul connaît l’interprétation du Coran (Coran 3.7) ». Ce seul verset suffit à détruire la prétention de tout musulman à nous expliquer ce que veut dire le Coran. Sans compter qu’un livre prétendument universel ayant besoin d’explication pour être compris ne peut pas être universel. Et si cela ne suffisait toujours pas, rappelons qu’Allah a abrogé et remplacé certains versets de sa parole éternelle… sans dire lesquels (Coran 2.106 ; 16.101) ! Mais continuons à écouter les « réponses claires » de notre apologète musulman.

Marwan Sinaceur avance l’argument selon lequel la loi du talion, bien que promue par le Coran (Coran 2.194), condamne toute disproportion. Ce faisant, il oublie encore de prendre en compte le caractère singulier de Mahomet, qui est si bien associé à Allah, qu’Allah jure par la vie de son prophète, lui reconnaissant ainsi une valeur au moins égale à la sienne (Coran 15.72), en sorte que Mahomet partage les prérogatives d’Allah (Coran 8.20 ;48.8-10), son mystère, et son secret mêmes (Coran 72.26-27), et que le salut se joue sur l’obéissance à Mahomet (Coran 25.77)… C’est dire que la vengeance de l’honneur de Mahomet n’est pas comparable à celle prescrite par la loi du talion pour un simple humain, mais qu’elle est fonction de l’honneur même dû à Allah, qui ne saurait connaître de limite…

Notre apologète musulman cite des versets invitant à la miséricorde, mais oublie, là encore, qu’ils sont si clairs qu’ils finissent toujours par condamner celui qui n’applique pas la loi du talion. Ainsi de 5.45 : « Nous avons prescrit pour eux vie pour vie, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent. Les blessures appellent la loi du talion. Après, quiconque y renonce par charité, cela lui vaudra une expiation. Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont des injustes. ». Or, qu’a fait descendre Allah ? Réponse : « la loi du talion ». Sont donc logiquement injustes ceux qui n’en font pas leur loi.

L’auteur prétend qu’en cas de différends religieux, le Coran prescrit de « s’en remettre à la justice de Dieu », de « ne pas chercher à se faire justice soi-même ni à imposer sa vision à autrui », que « chacun a la liberté de croire en ce qu’il ou elle veut », que l’« on ne peut forcer quelqu’un à croire. Même le Prophète de l’islam ». Or, entre une foule d’autres versets semblables, nous lisons précisément le contraire : « Ô Prophète ! Combats les incrédules et les hypocrites ; sois dur envers eux ! Leur refuge sera l’enfer : quelle détestable fin ! (Coran 66.9) » ; « Ô Prophète ! Fais la guerre aux infidèles et aux hypocrites, sois dur avec eux ! L’enfer sera leur demeure. (Coran 66.9) » ; « Ô Prophète ! Excite les croyants au combat. Vingt braves d’entre eux terrasseront deux cents infidèles. Cent en mettront mille en fuite, parce que les infidèles n’ont point de sagesse. (Coran 8.66) ». Où l’on voit que le châtiment futur de l’Enfer n’exonère pas le bon musulman de l’anticiper. Puisque Allah veut châtier les mécréants    « dès ici-bas (Coran 3.56 ; 5.41,49…) », comment ne pas lui prêter main-forte ?

En fait de miséricorde, telle est « la rétribution de ceux qui guerroient contre Allah et son envoyé [qui refusent d’être islamisés, se moquent d’Allah et de son envoyé, les caricaturent …] et qui s’empressent de corrompre le monde [qui s’opposent à l’ordre islamique], c’est qu’ils soient tués, ou crucifiés, ou que leur soient coupés la main et le pied opposés, qu’ils soient expulsés de la terre. (Coran 5.33) »… Allah parle ici clairement. Nulle équivoque possible. Heureusement qu’il détaille la manière de torturer ses opposants, sans quoi les musulmans n’auraient certainement jamais su comment s’y prendre ! Puisqu’Allah commande de telles atrocités, comment penser que ses dévots puissent ne pas vouloir les pratiquer ? Car « Allah a acheté aux croyants leurs personnes et leurs biens en échange du paradis. Ils combattent dans le chemin d’Allah : ils tuent jusqu’à se faire tuer. (Coran 9.111) ». Le Coran est rempli de versets de ce genre. « Ce n’est pas vous qui les avez tués, mais c’est Allah qui les a tués. Lorsque tu frappais, ce n’est pas toi qui frappais, mais c’était Allah qui frappait. (Coran 8.17) » ; « Combattez-les ! Allah, par vos mains, les châtiera et les couvrira d’ignominie ! (Coran 9.14) » ; « Combattez-les jusqu’à ce qu’ils se convertissent à l’islam. (Coran 48.16) » ; « Entre nous et vous, c’est l’inimitié et la haine à jamais, jusqu’à ce que vous soyez musulmans ! (Coran 60.4) » ;          « Allah aime ceux qui vont jusqu’à tuer pour sa cause. (Coran 61.4) » ; « Ceux qui offensent Allah et son messager [ceux qui refusent l’islam], Allah les maudit ici-bas et dans l’au-delà, et leur prépare un châtiment avilissant (Coran 33.57) », et parce que « ce sont des maudits, ils seront pris et tués impitoyablement. (Coran 33.61) » Les assassins du père Hamel et de tant d’autres non-musulmans savent que « les mécréants, il faut les égorger (Coran 47.4) » ! Parce que l’islam est la vraie religion (Coran 61.9), ceux qui n’en font pas partie ne peuvent être que des pervers et des maudits (Coran 3.10,82,110 ; 4.48,56,76,91 ; 7.144 ; 9.17,34 ; 11.14 ; 13.15,33 ; 14.30 ; 16.28-9 ; 18.103-6 ; 21.98 ; 22.19-22,55 ; 25.21 ; 33.64 ; 40.63 ; 48.13), que les musulmans doivent combattre sans cesse (Coran 2.193 ; 8.39 ; 9.33 ; 48.28 ; 61.4,10-12) à l’exemple d’Allah, par la ruse (Coran 3.54 ; 4.142 ; 8.30 ; 27.50 ; 86.16), la terreur (2.190 ; 3.151 ; 8.12,60 ; 33.26 ; 59.2,13), et toutes sortes de tortures (Coran 5.33 ; 8.12,65 ; 9.29,123 ; 25.77), en vue de les éliminer (Coran 2.193 ; 8.39,65 ; 9.5,33,111,123 ; 47.4) et anéantir définitivement (Coran 2.191 ; 4.89,91 ; 6.45 ; 9.5,30,36,73 ; 33.60-62 ; 66.9).

Les versets que Marwan Sinaceur présente comme invitant à la non-violence, tirés de l’océan de haine et d’appels au meurtre dont je viens de donner un aperçu, expriment pour leur part le tissu de contradictions typique du Coran, dont a si bien parlé l’universitaire et agrégée d’arabe, Anne-Marie Delcambre, dans son livre « La schizophrénie de l’islam ». Ces versets ne relèvent pas de la tolérance, mais de la ruse en situation de faiblesse : « Que les croyants ne prennent pas les mécréants pour alliés hors des croyants. Quiconque fait cela n’a rien d’Allah, à moins que vous ne les craigniez. (Coran 3.28) » À moins que vous ne les craigniez… Voilà énoncé le principe de la takîya, autorisant les musulmans en situation de faiblesse à « embrasser la main qu’ils ne peuvent couper », c’est-à-dire à mentir jusqu’à dissimuler leur croyance, voire la renier et même en pratiquer publiquement une autre afin de sauver leur vie ou leurs intérêts (Coran 3.28 ; 16.106), lesquels s’identifient nécessairement à ceux de l’islam, et cela dans l’attente que le rapport de forces ne s’inverse et qu’il leur devienne possible d’envisager l’agression : « Ne montrez point de lâcheté et n’appelez point les infidèles à la paix quand vous êtes plus forts qu’eux ! (Coran 47.38) » Marwan Sinaceur, pourrait-il ne pas pratiquer la takîya ?

Mais comment la confusion propre au texte coranique ne se retrouverait-elle pas dans l’esprit de qui tente de le justifier ? C’est ainsi que notre auteur n’hésite pas à amalgamer le texte du Coran et celui de l’Évangile, alors que l’Évangile n’invite pas seulement à être miséricordieux, mais commande de l’être, jusqu’à en faire dépendre le salut (Mt 6.12 ; 18.32-33) ! Si le Coran n’était rien d’autre que l’idéal évangélique, quel besoin y avait-il de sa venue ? Qui peut venir APRÈS le Christ, sinon l’Antichrist ? Comme tout imposteur, l’islam cherche à se confondre avec sa victime, et son serviteur de nous chanter « la proximité culturelle entre l’islam et les deux autres monothéismes (…) un message qui n’est pas sans rappeler les philosophies humanistes du judaïsme, du christianisme, ou des stoïciens. »

Pour finir, rappelons le comportement du modèle des musulmans (Coran 33.221), Mahomet, face aux critiques.
« Il y avait une femme du nom d’Asmâ bint Marwan qui faisait des vers très critiques au sujet du prophète de l’islam. Quand ces vers furent rapportés à Mahomet, il dit tout haut : ‘’Est-ce que personne ne me débarrassera de la fille de Marwan ?’’ Il y avait un homme du clan de la poétesse, Omayr Ibn Adi, qui n’avait pas été à la bataille de Badr, et qui saisit l’occasion de faire preuve de zèle. Le soir même il s’introduisit chez elle. Elle dormait au milieu de ses enfants. Le dernier, encore au sein, sommeillait sur sa poitrine. Il la transperça de son épée. Le lendemain, il alla trouver l’Envoyé de Dieu et lui dit : « Envoyé de Dieu, je l’ai tuée ! » Mahomet lui, répondit : « Tu as secouru Allah et son Envoyé ô Omayr. » Omayr demanda : « Serai-je puni par Dieu pour ce meurtre, ô Envoyé d’Allah ? » Mahomet répondit : « Deux chèvres ne se seraient pas donné un coup de corne pour elle. » Omayr retourna dans son clan et ce jour-là il y eut une grande émotion au sujet de la fille de Marwan, car elle avait cinq fils et la vengeance pouvait être demandée. » L’assassinat eut lieu en janvier 624. (Ibn Ishaq, Muhammad, tome II, Paris, Albouraq, 2001, p 562,597).

Abu ‘Afak était un poète juif du Hedjaz qui refusait de se convertir à l’islam. Il écrivit un poème à charge contre Mahomet, qui commanda de l’assassiner en plein sommeil, ce que fit Salim Ibn Umayr en février 624. Même si certains musulmans nient l’authenticité de cet événement, ils ne peuvent nier qu’il est raconté aussi bien par le premier biographe de Mahomet, Ibn Ishâq (704-767), dans sa « Sirat Rasul Allah », que par l’historien arabe Ibn Sa’d al-Baghdadi (784-845) dans son Kitâb Tabaqât al-Kubra (Ibn Hisham, Ibn Ishaq, Alfred Guillaume (traducteur), The life of Muhammad : a translation of Isḥāq’s Sīrat rasūl Allāh, pp. 675-676). Personne ne doute que Mahomet supprimait ses opposants, y compris en 627 la tribu entière d’Abu Afak (François Déroche, « Vie de Muhammad », in Religions et Histoire, no 36, janvier 2011, p. 27).

Selon Mubarakpuri, Al Nadr ibn al-Harith a été capturé pendant la bataille de Badr, et ne fut pas autorisé à être racheté par son clan parce qu’il s’était moqué de Mahomet et avait écrit des poèmes pour le dénoncer. Un verset du Coran (8.31-37) fut révélé pour ordonner l’exécution de Nadr bin Harith. L’assassinat eut lieu en mars 624. (Ibn Hisham, Ibn Ishaq, Alfred Guillaume (traducteur), The life of Muhammad: a translation of Isḥāq’s Sīrat rasūl Allāh, p.308).

Ka’b ibn al-Ashraf était poète et l’un des chefs de la tribu juive des Banu Nadir, à Médine. Selon Ibn Ishaq, Mahomet ordonna à ses disciples de le tuer parce qu’il l’avait invectivé et qu’il avait composé des vers pleurant les victimes de Quraysh tués à Badr. Peu après, de retour à Médine, il avait aussi composé des versets insultants pour les femmes de Mahomet. Muhammad ibn Maslamah et quatre complices accomplirent la besogne en septembre 624. Cet assassinat a largement été relaté par Ibn Ishâq, par Tabari (Chroniques, Histoire des prophètes et des rois, Actes Sud, 2001, t.2, 181-185), par Boukari (Vol. 3.45.687 ; 5.59.369), et par Mouslim (32-3359 ; 19/4436).
Abu Rafi ‘ibn Abi Al-Huqaiq a été tué en décembre 624 pour s’être moqué de Mahomet et avoir aidé l’opposition contre lui (Boukhari 2.577).

L’esclave Abdullah bin Khatal a été assassiné en janvier 630 pour avoir récité des poèmes insultant Mahomet. (Bukhari 5.59.582 ; 3.29.72 ; Sa’d, Ibn. Kitab al-tabaqat al-kabir, Volume 2. Pakistan Historical Society. p. 174. ASIN B0007JAWMK, 1967).
Fartana, une fille d’Abdullah ibn Khatal, fut aussi assassinée pour avoir récité les poèmes de son père. (Abou Daoud, 14.2678 ; The Life of Muhammad, Al-Waqidi’s Kitab al-Maghazi (Routledge Studies in Classical Islam). Faizer, Rizwi [Editor]. Routledge p.406).

Je pourrais malheureusement continuer encore longtemps cette liste macabre. Il semble cependant suffisamment clair que Mahomet n’avait pas le même comportement que celui que Marwan Sinaceur nous chante : « la maîtrise de soi. Ni surenchère. Ni polémique. Ni violence ». Quel Coran les musulmans doivent-ils donc suivre, celui de Mahomet ou celui de Marwan Sinaceur ? N’est-ce pas Mahomet qu’Allah a donné comme modèle aux musulmans (Coran 33.21) ?

Abbé Guy Pagès




Si un musulman répond à votre offre d’embauche…

Voici l’extrait de la réponse que j’ai adressée à un ami directeur d’établissement scolaire au sujet de la demande que lui a présentée un jeune musulman de pourvoir au poste de professeur d’histoire dans son établissement :

« Ce que je pense de la proposition d’embaucher ce jeune homme ? Je serais à votre place, je lui demanderais comment il pense pouvoir travailler avec vous alors qu’Allah lui demande de ne pas être soumis à des mécréants : « Vos chefs sont Allah et son apôtre et ceux qui croient. (Coran 5.60) » ? et qu’il y va de son salut : « Les Anges enlèveront leurs âmes en disant : ‘Où en étiez-vous [de votre religion] ?’ ‘Nous étions impuissants sur terre’, diront-ils. Alors les Anges diront : ‘La terre d’Allah n’était-elle pas assez vaste pour vous permettre d’émigrer ?’ Voilà bien ceux dont le refuge est l’Enfer. (Coran 4.97 ; cf. 3.103 ; 14.45 ; 42.6 ; 58.22) ».

Comment pourra-t-il travailler dans le climat d’amitié et de confiance que vous souhaitez puisque Allah lui demande de ne pas vous prendre pour ami : « Ô croyants ! Ne prenez pas pour amis les juifs et les chrétiens ! (Coran 5.51) », ni de vous faire confiance : « Ne croyez que ceux qui suivent votre religion (Coran 3.73) », et même de vous haïr, vous, vos collaborateurs et tous les enfants catholiques qu’il devrait enseigner : « Entre nous et vous, c’est l’inimitié et la haine à jamais jusqu’à ce que vous croyez en Allah, seul ! (Coran 60.4) » ? Haine qui doit aller jusqu’au meurtre (Coran 2.191, 9.5,30…)… ainsi que l’actualité ne le montre que trop !

Sans lui opposer un refus formel, vous pourriez ainsi l’amener à se rendre compte de la situation dans laquelle le place sa « religion »… Un argument à lui présenter est que le Dieu unique Se laisse reconnaître au commandement de l’amour (Jn 13.34 ; 15.12 ; 1 Jn 4.7+), parce que seul l’amour a le pouvoir d’unir les hommes, tous créés par le même Dieu, qui est un parce que justement Il est amour (1 Jn 4.8,16), tandis qu’Allah divise l’humanité par la haine qu’il met dans le cœur des musulmans (Coran 7.43-44) à l’égard des non-musulmans (Coran 2.191 ; 9.14 ; 60.4). Si Dieu veut la haine et la mort de ses créatures, que peut bien encore vouloir le Démon ?

Bref, je commencerais par lui faire passer cette épreuve… Soit elle est trop dure et il s’en va, et c’est très bien comme cela. Soit il cherche à résoudre les contradictions présentées, et alors nous gagnerons peut-être une âme et peut-être encore un professeur… »

Abbé Guy Pagès
Auteur de Interroger l’islam, 1501 questions à poser aux musulmans, DMM, 2015, 3ème édition.

www.islam-et-verite.com

 




Que le Pape dise enfin la vérité sur l’islam !

PapelavepiedsLe meurtre du père Hamel après le massacre de Nice confirme, s’il en était besoin, qu’Allah est insatiable… Comment expliquer que des jeunes gens, sortis de chez nous, souvent encore mineurs, acceptent de se laisser transformer en assassins, sinon parce que l’appel au jihad est enseigné dans le Coran, les hadiths, et toute la littérature ordinaire de l’islam, que tout un chacun peut aisément se procurer ? C’est pourquoi je trouve hypocrites les réactions apitoyées de tous ceux qui ne dénoncent pas l’islam en tant que tel. Dieu Se rit de ceux qui pleurent les conséquences dont ils chérissent les causes.
Que le cardinal Vingt-Trois ait souligné lors de la Messe d’hommage au père Hamel à la Cathédrale de Paris que le « silence des élites devant les déviances des mœurs et la légalisation des déviances » façonne « les peurs multiples [qui] construisent la peur collective, et [que] la peur enferme. », ne suffisait certes pas à nommer l’islam, même si ces mots, évoquant sans doute d’autres réalités, pouvaient très bien dénoncer la complicité dont jouit l’islam et son caractère funeste. Le Pape François reconnaît que « le monde est en guerre », mais il en innocente l’islam, car pour lui « Toutes les religions veulent la paix »… Mais si « la religion » n’était pas en cause dans ces actes abominables, pourquoi alors Mgr Dubost et le Vicaire général de Rouen, Philippe Maheut, veulent-ils renforcer le « dialogue inter-religieux » ? Pourquoi Anne Hildago tient-elle à dire que notre pays est « une terre de vivre-ensemble et de dialogue entre les religions » ? Hassan II, Roi du Maroc et Commandeur des croyants, a eu beau nous avertir que les musulmans ne s’intégreront jamais et ne deviendront jamais Français ; M. Dalil Boubakeur, recteur de la Grande mosquée de Paris et ex-directeur du CFCM a eu beau confesser que « L’islam est un phénomène socio-politique, une idéologie de lutte et d’agression (BFM-TV, 03.01.2011) », conformément à l’enseignement d’Allah qui commande : « Combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus que l’islam ! (Coran 2.193) », nous n’avons rien voulu entendre… La vérité est qu’« Il ne peut y avoir ni paix ni coexistence entre la religion islamique et des institutions politiques et sociales non-islamiques. […] Le soutien qu’un peuple musulman apporte effectivement à un régime en place est directement proportionnel au caractère islamique de ce dernier. […] Le mouvement islamique doit prendre le pouvoir dès qu’il est en situation morale et numérique suffisante pour lui permettre de renverser le gouvernement non-islamique. »

Il est vain d’espérer que l’islam puisse jamais changer, puisqu’il est fondé sur le Coran, qui est la parole immuable d’Allah, et que d’autre part l’islam est dépourvu de magistère divinement institué, en sorte qu’aucune interprétation infaillible ne peut s’imposer légitimement à une conscience musulmane. De plus, alors que sa vie est remplie d’actes de barbarie des plus atroces, Mahomet est présenté comme des musulmans « le beau modèle (Coran 33.21) »… Les « terroristes » ne font que prendre au sérieux leur religion, et à la lettre ses enseignements.

Le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, André Chassaigne, président du Groupe des députés Front de gauche, et tant d’autres personnalités ont dénoncé dans ces crimes une volonté de diviser les Français. Mais comment leurs incantations à conserver l’unité pourraient-elles ne pas rester vaines tant qu’Allah fera dire à tous les bons musulmans : « Entre nous et vous, c’est l’inimitié et la haine à jamais jusqu’à ce que vous croyez en Allah, seul ! (Coran 60.4) » ? Aussi, lorsque le Conseil français du culte musulman « appelle à nouveau la nation tout entière à l’unité et à la solidarité », ou que l’imam de la mosquée de Saint-Étienne-du-Rouvray se plaint de ce que l’islam soit instrumentalisé, que font-ils d’autre sinon pratiquer la taqîya à l’adresse de tous les idiots utiles de l’islam ? Quel sens cela a-t-il de prétendre lutter contre « le radicalisme » tandis que l’on continue à entretenir la plante qui le produit ?

Si donc ces jeunes Français ont voulu faire le djihad, c’est parce qu’ils ont été convaincus, conformément à ce qu’enseigne le Coran, que c’est la seule façon d’être sûr d’échapper à l’enfer promis aux mécréants, et de jouir au Paradis des promises houris. Allah s’est effet engagé à donner sa récompense à celui qui meurt au djihad (Coran 4.74,101). Car « Allah aime ceux qui vont jusqu’à tuer pour lui (Coran 61.4) ». Aussi, « Ceux qui combattent jusqu’à tuer dans la voie d’Allah, tuent et se font tuer. (Coran 9.111) ». Et pour finir d’aveugler le candidat au « martyr » (Quelle abomination d’user de ce mot si saint pour désigner un assassin !), l’héroïcité de son sacrifice est décuplée en libéralité par la promesse de sauver de l’enfer soixante dix membres de sa famille ! Comment résister à une offre si alléchante ? Voilà où est puisé le zèle de nos fervents musulmans. Pourquoi continuer à le nier ?
Je ne comprends pas que le pape dise que cette guerre n’est pas religieuse, mais qu’elle relève de « questions d’intérêts, d’argent, d’accès aux ressources naturelles, de domination des peuples ». Est-ce pour de l’argent que ces deux gamins ont égorgé le père Hamel, ou bien pour plaire à Allah ? Allah commande-t-il la mort des non-musulmans et celle des chrétiens en particulier (Coran 9.5,14,29,111,124 ; 47.4…), oui ou non ? Que peut-on espérer des témoignages d’une misérable ignorance ou de honteux mensonges, suintant criminelles lâchetés et compromissions, sinon l’endurcissement dans le mépris et la haine ?

Que la France apostate, les États-Unis et les Franc-maçons appellent en la circonstance à « protéger la liberté religieuse pour tous les cultes » et sapent ainsi eux-mêmes les fondements de la vraie paix qui ne peut se trouver que dans la communion au Christ, mort et ressuscité, vainqueur de tout mal (Mt 28.20), n’a rien d’étonnant, mais que le Pape déclare que nous ne sommes pas engagés dans une guerre de religion, car « toutes les religions veulent la paix », ou que Mgr Pontier, Président, réélu, de la Conférence des évêques de France, dise que « ces fous qui sèment la mort ne peuvent pas vraiment se revendiquer de l’islam », voilà qui est pour moi incompréhensible ! Comment l’islam pourrait-il vouloir la paix en rejetant la Révélation chrétienne ? Le Coran est rempli de haine et d’appels au meurtre, et l’islam voudrait la paix ?! Le comportement de Mahomet, l’histoire, l’actualité, témoignent-ils en faveur du caractère irénique de l’islam ? En quel pays devenu musulman la liberté de conscience et de religion est-elle respectée ? Faut-il être aveugle ou menteur pour nier que « Cette religion monstrueuse a pour toute raison son ignorance, pour toute persuasion sa violence et sa tyrannie, pour tout miracle ses armes, qui font trembler le monde et rétablissent par force l’empire de Satan dans tout l’univers. » !
Le premier pape tremblait de peur (déjà !) devant les proto-musulmans qu’étaient ces chrétiens voulant rester fidèles au judaïsme (Ga 2.11-14 ; Ac 11.3 ; 15.1+ ; 2 Co 11.13,26). De même que saint Pierre, un instant, s’était soumis à leurs vues, de même aujourd’hui certains croient bien faire, pour avoir la paix, de confesser la bonté de l’islam et d’encourager les musulmans à le pratiquer…

Mais ce qui m’inquiète plus que tout, ce n’est donc pas seulement le fait que les Pouvoirs publics continuent à favoriser l’islam, à l’instar du père Hamel qui avait cru bien faire que d’offrir le terrain pour la construction de la mosquée où grandirait son assassin, mais que le Pape ne dise pas, une fois de plus, la vérité sur l’islam. Dire que toutes les religions veulent la paix revient à confesser leur bonté intrinsèque, car aucun arbre mauvais ne donne de bons fruits, et confesser la bonté de l’islam conduit sinon à le professer, du moins à en légitimer l’existence, car comment condamner ce qui est bon ? Or, qui peut venir APRÈS le Christ, sinon l’Antichrist (Ga 1.8-9 ; 1 Jn 2.22) ? Et que veut l’Antichrist sinon la mort de l’Église ? « Qu’Allah tue les chrétiens ! (Coran 9.30) » Prôner la bonté universelle des religions, et donc de l’islam en particulier, est suicidaire. Concomitamment, une telle affirmation occulte et l’annonce du caractère unique de la foi chrétienne, et sa nécessité absolue pour le salut… Comment un tel discours pourrait-il ne pas empêcher les musulmans de quitter l’islam, décontenancer ceux qui l’ont quitté pour devenir chrétiens, et ne pas conduire les chrétiens ignorants à embrasser « la dernière religion révélée », la « religion d’amour, de tolérance et de paix » ? Enfin, je crains que la profession du caractère également bon de toutes les religions ne participe à l’établissement de la « religion mondiale » composée de l’ensemble des religions, toutes nécessairement et également bonnes, de laquelle Shimon Pérès est justement un jour venu demander au Pape François d’assumer la direction (04.09.2014)…

Le Magistère de l’Église ne peut que condamner « l’indifférentisme, cette opinion funeste répandue partout par la fourbe des méchants, [selon laquelle] on peut, par une profession de foi quelconque, obtenir le salut éternel de l’âme, pourvu qu’on ait des mœurs conformes à la justice et à la probité. L’Apôtre nous en avertit : « Il n’y a qu’un Dieu, qu’une foi, qu’un baptême (Ep 4.5) » ; qu’ils tremblent donc ceux qui s’imaginent que toute religion conduit par une voie facile au port de la félicité ; qu’ils réfléchissent sérieusement sur le témoignage du Sauveur lui-même : « qu’ils sont contre le Christ dès lors qu’ils ne sont pas avec le Christ (Lc 21.23) » ; qu’ils dissipent misérablement par là même qu’ils n’amassent point avec Lui, et que par conséquent, ils périront éternellement […] Ah ! « Quelle mort plus funeste pour les âmes, que la liberté de l’erreur ! » disait saint Augustin. (Grégoire XVI, Mirari vos) » ; « Il s’en trouve beaucoup aujourd’hui pour oser enseigner que le meilleur régime politique et le progrès de la vie civile exigent absolument que la société humaine soit constituée et gouvernée sans plus tenir compte de la Religion que si elle n’existait pas, ou du moins sans faire aucune différence entre la vraie et les fausses religions. (Pie IX, Quanta cura, n°5) ; « Convaincus qu’il est très rare de rencontrer des hommes dépourvus de tout sens religieux, on les voit nourrir l’espoir qu’il serait possible d’amener sans difficulté les peuples, malgré leurs divergences, religieuses, à une entente fraternelle sur la profession de certaines doctrines considérées comme un fondement commun de vie spirituelle. C’est pourquoi, ils se mettent à tenir des congrès, des réunions, des conférences, fréquentés par un nombre appréciable d’auditeurs, et, à leurs discussions, ils invitent tous les hommes indistinctement, les infidèles de tout genre comme les fidèles du Christ, et même ceux qui, par malheur, se sont séparés du Christ ou qui, avec âpreté et obstination, nient la divinité de sa nature et de sa mission. De telles entreprises ne peuvent, en aucune manière, être approuvées par les catholiques, puisqu’elles s’appuient sur la théorie erronée que les religions sont toutes plus ou moins bonnes et louables, en ce sens que toutes également, bien que de manières différentes, manifestent et signifient le sentiment naturel et inné qui nous porte vers Dieu et nous pousse à reconnaître avec respect sa puissance. En vérité, les partisans de cette théorie s’égarent en pleine erreur, mais de plus, en pervertissant la notion de la vraie religion ils la répudient […] (Pie XI, Mortalium animos) ; « Quand on ne confesse pas Jésus Christ, me vient la phrase de Léon Bloy : « Celui qui ne prie pas le Seigneur, prie le diable. » (François, Homélie du 14 mars 2013).

Les participations respectives au culte des uns et des autres demandées par certaines autorités musulmanes et chrétiennes pour manifester un apparent désir de communion, ne sont-elles pas condamnées par ces enseignements ? Aux premiers temps de l’Église, pénitents et catéchumènes devaient quitter le saint lieu au moment de l’offrande du Sacrifice du Seigneur, parcequ’ils étaient reconnus spirituellement inaptes à y prendre part. Mais aujourd’hui, même ceux qui font profession de rejeter la foi chrétienne, considérée par eux comme l’abomination par excellence et le seul péché irrémissible (Coran 4.48), y sont invités… Comment ne pas voir là un signe éloquent que la perte de la foi fait venir l’islam ? Les Apôtres nous ont enseigné l’attitude à tenir à l’endroit de l’islam (2 Co 6.14-18 ; 2 Jn 1.7-11 ; Jude 1.23), dont la venue a été annoncée par Jésus (Mt 13.24-30, 36-43 ; Jn 16.2), mais qui se fait leur porte-voix ?

L’ignorance volontaire, la lâcheté, la couardise, et en fin de compte le manque de foi, mais aussi certainement un nombre encore insuffisant de victimes, empêchent les Pouvoirs publics de nommer et traiter à sa racine le problème de l’islam, en proscrivant définitivement son livre et son modèle. A leur décharge, il faut reconnaître qu’ils n’y sont pas aidés par l’Église, dont c’est pourtant une des missions. Si même l’Église est d’accord pour que l’islam se développe, qui pourrait trouver à y redire ?
Puissions-nous imiter la franchise de l’un des prédécesseurs de François, le pape Pie II, qui, écrivant au Sultan turc Mehmet II, ni ne louait la religion de celui-ci, ni ne se montrait dupe d’un accord possible entre eux : « La concorde ne sera que dans les mots ; mais sur le fond, c’est la guerre. »…

Abbé Guy Pagès




Le site Islam et Vérité est désormais hébergé en… Corée du nord

GuyPages2

« Nous avons la joie de vous annoncer la remise en ligne de islam-et-verite.com, après les péripéties relatées ici , ici et ailleurs encore.

Désormais le site est hébergé en Corée du Nord ! C’est tout de même un comble de devoir chercher dans un tel pays les moyens d’assurer notre liberté d’expression… pour nous qui vivions encore en France il n’y a pas si longtemps !

Ce qui implique des coûts supplémentaires, aussi, ceux d’entre vous qui souhaitent nous aider financièrement peuvent utiliser la fonction paypal présente sur la page d’accueil, ou les identifiants suivants :

Association Salut et Miséricorde IBAN : FR76 2004 1000 0157 7862 0P02 072 BIC :PSSTFRPPPAR

Permettez-nous de vous signaler la troisième édition de « Interroger l’islam, 1501 questions à poser aux musulmans« . Sa traduction en italien est achevée, celle en espagnol se poursuit,  celle en portugais cherche un éditeur au Brésil, tandis qu’une maison d’édition allemande s’est déclarée et cherche un(e) traducteur(trice) en allemand… Nous voudrions beaucoup qu’il soit traduit aussi en anglais et en arabe… Merci de le faire connaître. »

Guy Pagès




Les policiers ont déboulé chez mon hébergeur : je n’ai plus de site !

Cazeneuvecollabo40Nous venons d’apprendre que l’abbé Guy Pagès vient d’être victime d’une perquisition policière chez son hébergeur, et que toutes les données de son site ne sont plus accessibles. Devant ce grave scandale, qui montre comment les socialistes utilisent l’Etat d’urgence, nous venons de rentrer en contact avec lui…

Riposte Laïque : Vous êtes l’auteur du livre « 1501 questions aux musulmans », sur lequel notre site avait l’occasion de s’entretenir avec vous. Vous faites partie de ces trop rares catholiques qui, parce qu’ils connaissent parfaitement la réalité de l’islam, tentent d’alerter vos coreligionnaires et les Français sur le péril qui nous menace.  http://ripostelaique.com/les-musulmans-moderes-sont-de-mauvais-musulmans.html Vous animez également un site, « Islam et Vérité », qui paraît avoir eu plusieurs soucis, ces derniers temps. Pouvez-vous nous en dire davantage ? 

Abbé Guy Pagès : Eh bien, voilà que suite au piratage le 13 novembre 2015 du site http://www.islam-et-verite.com/, (ce n’était que la deuxième fois !) et devant le refus de l’hébergeur de continuer son service « à moins de modifier chaque page du site » (sic), nous avions trouvé un hébergeur plus courageux. Péniblement, depuis lors, article après article, vidéo après vidéo, nous reconstruisions le site. Or voilà que ce 16 février, sur réquisition judiciaire, la Police, sans aucun préavis, est venue saisir chez notre nouvel hébergeur les serveurs et toutes les données et sauvegardes de notre site, sous les auspices des nouvelles dispositions légales relatives à la lutte contre le terrorisme, et des articles 227-24 et 225-17 du code pénal incriminant respectivement la « diffusion d’un message à caractère violent, incitant au terrorisme, pornographique ou de nature à porter gravement atteinte à la dignité humaine […] lorsque ce message est susceptible d’être vu ou perçu par un mineur et atteinte au respect dû aux morts. » ! Il n’y a pas de doute, on ne peut que féliciter les services de renseignements et de police pour leur flair manifestement infaillible dans la traque des réels soutiens au terrorisme et des vrais ennemis de la France ! A moins que ce soit une façon pour Manuel Valls de répondre à la Lettre ouverte que je lui ai récemment adressée ?

Riposte Laïque : Vous êtes en train de nous dire que la police a débarqué chez votre hébergeur, et a confisqué tout votre matériel, c’est bien cela ? 

Abbé Guy Pagès : Oui, et le pire est que sur les serveurs hébergeant mon site, d’autres sites s’y trouvaient, n’ayant aucun rapport avec le mien, et se trouvent désormais, tout comme le mien, rayés de la carte… Si c’est pas beau la justice !

Riposte Laïque : Quelles sont les prétextes policiers mis en avant ?

Abbé Guy Pagès : Aucun, à ce que je sache, sinon, comme je vous le disais, l’ordre d’une réquisition judiciaire, dont on ne sait si elle provient d’un officier de police judiciaire, d’un procureur ou d’un juge d’instruction…

Riposte Laïque : Quelles sont les conséquences de cette action ?

Abbé Guy Pagès : Pour le moment, outre donc « les dommages collatéraux » infligés à d’autres sites, le fait que je ne puisse travailler avec mon site, ni nombre d’internautes en recevoir la Bonne Nouvelle au service de laquelle il était consacré.

Riposte Laïque : Si je vous dis qu’en plein Etat d’urgence, la police française se permet de fermer brutalement le site d’un catholique lucide sur la réalité de l’islam, quand un djihadiste de Guantanamo va faire des conférences dans des écoles bretonnes, et que des « migrants » potentiels terroristes continuent d’arriver en France, est-ce que je résume la situation ? http://www.breizh-info.com/2016/02/17/mourad-benchellali-al-quaida-guantanamo-islamiste-bretagne/

Abbé Guy Pagès : Hélas, parfaitement… une situation de schizophrénie dans laquelle nous semblons inexorablement nous enfoncer, tétanisés d’un côté par l’islam synonyme de terreur, et de l’autre par l’obligation de rejeter l’idéologie libertaire, relativiste et nihiliste, qui nous a conduits dans cette situation de plus en plus malheureuse. D’un côté ns dirigeants prétendent déplorer et lutter contre « le terrorisme », mais de l’autre ils le développent en entretenant la source d’où il provient, qui n’est autre que l’islam… Notre société ressemble à un organisme devenu non seulement stérile, en enfants, en œuvres d’art digne de ce nom, en charité, et ce, parce qu’il n’y a plus d’espérance, de raison de vivre ensemble, de s’aimer, ayant rejeté Dieu et l’amour donné en Son Fils, mais encore un organisme devenu si pervers qu’il retourne son système immunitaire contre lui-même, persécutant ses cellules saines – j’entends tous ceux qui dénoncent l’islamisation de notre pays et l’idéologie pseudo-libérale qui la favorise -, et qui d’autre part nourrit, développe, importe des cellules cancéreuses, parasites, assassines.

Riposte Laïque : Que comptez-vous faire, face à ce véritable coup de force de l’Etat français contre la liberté d’expression ? 

Abbé Guy Pagès : Dans un premier temps prier, demander conseil à celui dont « le manteau qui L’enveloppe est trempé de sang » (Ap 19.13), que l’Apocalypse désigne comme faisant « la guerre avec justice » (Ap 19.11), qui vient « en vainqueur, et pour vaincre encore » (Ap 6.2), afin qu’Il me prête l’épée « qui sort de Sa bouche » (Ap 19.21). Mais je vais aussi demander conseil à mes amis, et je remercie déjà tous ceux qui voudront bien m’aider en ce nouveau combat, et toi Pierre en premier lieu, qui connaît semblable affaire, mais aussi d’autres résistants au nouvel ordre mondial… Ma mésaventure peut sonner le tocsin qu’entendront tous ceux qui ne souhaitent pas d’ici quelque temps se voir eux-aussi totalement et arbitrairement privés de moyens d’expression !

Propos recueillis par Pierre Cassen




M. Valls, comprendrez-vous un jour quelque chose à l’islam ?

VallsislamMonsieur le Premier Ministre,

Vous nous dites qu’il est possible de « voir s’épanouir un islam vivant et moderne en terme de liberté, d’égalité et de laïcité » (cf. votre discours à la Grande Mosquée de Strasbourg, le 3 mars 2015), parce que l’islam serait  « tolérant, ouvert, pleinement compatible avec nos valeurs et la République » (cf. Votre discours à Mayotte, le 13.06.2015).
Or, le président honoraire du Conseil Français du Culte musulman et recteur de la Grande Mosquée de Paris affirme : « L’islam est à la fois une religion, une communauté, une loi et une civilisation. […] Ne sont pas seulement musulmans ceux qui pratiquent les cinq piliers de l’islam, mais tous ceux qui appartiennent à cet ensemble identitaire. » (Le Figaro Magazine, 29 juin 2002).

Qui nous dit la vérité, vous ou M. Dalil Boubakeur ?

Alija Izetbegovic, chef d’État de Bosnie-Herzégovine de 1990 à 2000, écrit : « Il ne peut y avoir ni paix ni coexistence entre la religion islamique et des institutions politiques et sociales non-islamiques. […] La renaissance islamique ne peut commencer sans une révolution religieuse, mais elle ne peut se poursuivre et être menée à bien sans révolution politique. Notre première tâche doit être de gagner non le pouvoir mais les hommes. […] Le soutien qu’un peuple musulman apporte effectivement à un régime en place est directement proportionnel au caractère islamique de ce dernier. […] Nous devons être des prêcheurs et ensuite des soldats. […] Le mouvement islamique doit prendre le pouvoir dès qu’il est en situation morale et numérique suffisante pour lui permettre de renverser le gouvernement non-islamique. » (Cf. Déclaration islamique).

Qui nous dit la vérité, vous ou M. Alija Izetbegovic ?

Hassan al-Bannâ (1906-1949), père des Frères Musulmans et de notre UOIF, enseignait : « L’islam est dogme et culte, patrie et nationalité, religion et État, spiritualité et action. » (Alain Durand, L’Islam au risque de la laïcité : Émergences et ruptures, L’Harmattan, 2005, p.107).

Qui nous dit la vérité, vous ou Hassan al-Bannâ ?

Feu Hassan II, roi du Maroc et Commandeur des croyants, reconnaît : « Je ne suis pas un chef d’État laïc car à partir du moment où on est musulman, on ne peut pas être laïc. En réalité, tous les chefs d’État du monde musulman, je ne dis pas arabe, ne sont pas des chefs d’État laïcs. Et quand ils disent qu’ils veulent être laïcs, je dis qu’ils ne sont plus musulmans, car le droit musulman nous colle à la peau, qu’on le veuille ou non, tant au plan du droit public que sur le plan du droit privé. » (http://ahp.li/81c560e509fdfcb3ef04.mp4)

Qui nous dit la vérité, vous ou le Commandeur des croyants ?

Allah et Mahomet, son prophète, enseignent que la communauté musulmane n’est pas soluble : « Ô croyants ! Ne tissez de relations qu’entre vous ; les infidèles ne manqueraient pas de vous corrompre (Coran 3.114). » ; « Vous êtes la meilleure nation. Vous ordonnez le convenable, interdisez le répugnant, et croyez en Allah. » (Coran 3.110). « Le verset : « Vous [les musulmans] êtes la meilleure nation se justifie du fait que vous avez amené les infidèles enchaînés jusqu’au cou pour qu’ils se convertissent à l’islam. » (Récit d’Abu Huraira, Bukhari 60.80). « Et combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’Église et que la religion soit uniquement à Allah, seul ! (Coran 2.193) » ;  «Entre nous et vous, c’est l’inimitié et la haine à jamais jusqu’à ce que vous croyez en Allah, seul ! (Coran 60.4) »

Qui nous dit la vérité, vous ou bien Allah et son prophète ?

La Cour européenne des droits de l’homme a déclaré la charia incompatible avec les principes fondamentaux de la démocratie.

Qui nous ment, vous Monsieur le Premier Ministre, ou bien la Cour européenne des droits de l’homme ?

Que conclure, sinon que les agents de l’islamisation de la France, et donc de sa perte, ne sont pas d’abord ceux que l’on croit ?

Mais comment cela est-il possible ? Tout simplement parce que l’on ne peut pas servir deux maîtres, Dieu et l’argent (Mt 6.24), Jésus-Christ et Satan (2 Co 6.14-18), et que ceux que les Français ont élus, pour recevoir de l’argent du Qatar et de l’Arabie saoudite, non seulement leur vendent la France, qui ne serait pas ce qu’elle est sans la foi en Jésus-Christ et les innombrables bienfaits transmis par Son Église, mais en viennent nécessairement  à servir le dieu de leurs nouveaux maîtres…

Je vous prie de croire, Monsieur le Premier Ministre, à l’expression de ma profonde indignation devant le choix du mensonge comme boussole pour notre pays.

Abbé Guy Pagès




Les musulmans modérés sont de mauvais musulmans

GuyPages2Riposte Laïque : Mon cher Guy, nous avons déjà débattu publiquement à deux reprises. La première fois à Orange, à l’invitation du Bloc Identitaire, et la deuxième fois, près de Chartres, à l’initiative de Jean-Pierre Maugendre, lors des journées de Renaissance catholique. Ces débats montraient une divergence sur les solutions, mais un accord total entre nous sur la nocivité de l’islam. Avant d’approfondir cette question, peux-tu te présenter rapidement à nos lecteurs ?
Abbé Pagès : Je suis né en 1958 à Millau (12), et lors de mes vingt ans, alors que je poursuivais mes études à l’Ecole des Beaux-Arts de Saint-Etienne, Jésus ressuscité S’est manifesté à moi, et toute ma vie dès lors a si bien changé, que je puis dire que je suis passé en un soir de la mort à la vie ! Et depuis lors, chaque jour qui passe me voit un peu plus heureux du fait que je m’aperçois chaque jour un peu plus que ce qu’a dit Jésus est vrai… et cela fait trente sept ans que cela dure. Je suis prêtre depuis vingt et un ans, au « chômage » depuis presque quinze ans, temps que j’occupe à évangéliser en priorité les musulmans ou ceux qui sont tentés de le devenir.
Riposte Laïque : Nous divergeons donc quant aux réponses, puisque tu penses que seule une France catholique et la conversion massive de musulmans au catholicisme peuvent nous sauver du cancer islamique, alors que nous réclamons l’interdiction de l’islam, incompatible avec une France laïque soucieuse de défendre les libertés publiques. Pourquoi, selon toi, n’es-tu pas entendu par la hiérarchie catholique ?
Abbé Pagès : Cher Pierre, si nous divergeons quant aux réponses, ce n’est pas de mon fait, car, vouloir la conversion des musulmans au catholicisme (ce dont déjà Charles de Foucauld en 1916 faisait une condition pour que les indigènes musulmans d’Algérie deviennent Français) n’est nullement incompatible avec l’interdiction de l’islam… Et tu devrais même pouvoir reconnaître dans l’offre de conversion au Christ, Dieu fait homme pour le salut et la divinisation de celui-ci, une proposition à même de rivaliser avantageusement avec l’absolu que représente Allah aux yeux des musulmans, absolu dont le laïcisme auquel tu te réfères est dépourvu. Raison pour laquelle l’idéologie que tu sers ne peut faire le poids, tant il est vrai que l’homme est fait pour plus grand que lui… même s’il est trompé et dévoyé. Que peux-tu offrir d’équivalent à une éternité de plaisirs, et à l’assurance d’éviter une éternité de souffrances indicibles ?
Quant à te dire pourquoi je ne suis pas entendu par la hiérarchie catholique, je ne le puis, tant cela dépasse mon entendement…
Riposte Laïque : Quel est le regard du catholique que tu es, sur l’invasion migratoire que subit la France et l’Europe, avec la complicité du Pape, de nombreux évêques et cardinaux, qui culpabilisent nos compatriotes, jugés égoïstes ? Penses-tu que ces nouveaux venus renforcent le péril d’attentats, sur notre sol ?
Abbé Pagès : Le regard que je porte sur cette invasion est, comme tu le dis, celui d’un catholique, c’est à dire de quelqu’un qui croit, notamment, en la divine Providence, conduite par Jésus ayant « reçu tout pouvoir au Ciel et sur la terre » (Mt 28.18). Si cela m’empêche de désespérer – ce qu’humainement je ferais, tant le rapport des forces en présence est favorable à l’islamisation de notre pays et de l’Europe -, cela me conduit aussi à considérer que Jésus ne voulant absolument pas que nous devenions musulmans (sinon pourquoi serait-Il mort ?), cette invasion ne peut pas alors s’expliquer autrement que comme un châtiment de l’apostasie de notre pays, c’est à dire une conséquence du fait qu’emportés par les trois R (la Renaissance qui a voulu ressusciter le paganisme, la Réforme qui a substitué au principe de médiation un illuminisme auto-rédempteur, et la Révolution qui n’a voulu et ne veut « ni roi ni maître »), nombre de nos compatriotes ont rejeté la communion avec le Christ. Or, rejeter Celui qui est « Le chemin, La vérité et La vie » (Jn 14.6), c’est nécessairement se retrouver hors du chemin, dans les ténèbres du mensonge, et voués à la mort… « Qui n’est pas avec Moi est contre Moi. Qui n’amasse pas avec Moi, disperse. » (Mt 12.30) dit le Christ.
C’est ainsi : la raison de notre existence est aussi mystérieuse que ce que le monde est beau… et si nous n’acceptons pas de reconnaître le mystère en lequel nous sommes immergés, et donc notre relation avec plus grand que nous, en sorte que nous acceptions, à l’exemple du Christ, de nous conduire en fils, alors, il ne faut pas nous étonner de nous retrouver à envier ce que mangent les porcs (Lc 15.11+). Le monde n’est pas une illusion, et la vie n’est pas un jeu dont les règles pourraient être fixées au gré d’une liberté déconnectée de la vérité. Que peut être en effet une liberté qui n’est pas vraie, sinon une fausse liberté, et donc un esclavage ? Et quel pire esclavage que celui de l’islam ? Alors que Jésus nous appelle à devenir libres en gardant Sa parole, c’est à dire en Le connaissant (Jn 8.12,31-32,51), le musulman se fait gloire d’être l’esclave d’un dieu qu’il ne connaît pas et ne connaîtra jamais (Coran 112.2)… Certainement Allah a-t-il trop peur de se montrer au grand jour de peur d’être reconnu pour ce qu’il est… Bref, si l’islamisation de notre pays a pour cause son apostasie, les membres de l’Eglise en France en portent leur responsabilité, tant leurs destins sont liés. Quant au terrorisme, il est intrinsèque à l’islam, comme le sens obvie du texte coranique, l’exemple de Mahomet, l’histoire, et l’absence d’autorité incontestable ne peuvent que l’engendrer.
interroger-l-islamguypagesRiposte Laïque : Que penses-tu des musulmans qui se disent modérés, et de ceux, parfois les mêmes, qui se disent patriotes ?
Abbé Pagès : Comme l’a dit l’actuel président de la Turquie, M. Recep Tayyip Erdogan : « L’expression « Islam modéré » est laide et offensante. Il n’y a pas d’islam modéré. L’islam est l’islam. » (Kanal D TV, Août 2007). Les musulmans modérés sont en fait rien d’autre que des mauvais musulmans, puisqu’ils n’appliquent pas le Coran, et c’est la raison pour laquelle les musulmans dits intégristes les tuent comme des infidèles. Il y a toujours un plus musulman que soi. Si le Coran est la parole d’Allah et si Mahomet est le modèle donné aux musulmans (Coran 33.21), alors qui sont les vrais musulmans : les musulmans terroristes ou les musulmans modérés ? Lorsqu’Allah demande à ce que « soient mis à mort, crucifiés ou amputés d’une main et d’un pied par ordre croisé » ceux qui refusent leur islamisation (Coran 5.33), les musulmans modérés souhaitent-ils modérément ces horreurs, ou bien que ces horreurs soient modérées ? Peut-on être modérément musulman ? Si oui, pourquoi ne pas l’être totalement ? Sinon, pourquoi l’être ? Dans la guerre universelle et perpétuelle contre tout ce qui n’est pas islamique (Coran 60.4), les musulmans dits modérés jouent leur rôle, qui est de donner de l’islam un visage familier et inoffensif. Et tandis que par leur nombre ils font pression sur les autorités pour obtenir toujours plus d’islam, ils appuient le jihad en s’abstenant de le condamner et de lutter contre lui, et en le finançant par le biais de différents impôts, comme celui lié à la consommation halal. Face aux abominations perpétrées par l’État islamique, suffit-il de dire « Ce n’est pas cela l’islam ! », ou bien faut-il reconnaître que l’État islamique ne fait que prêcher le Coran et imiter Mahomet ? Et s’il est seulement question de mauvaise interprétation du Coran, comment alors continuer à croire que le Coran soit « un livre évident » (Coran 43.2) ? Et d’ailleurs, qui peut l’interpréter, puisque « Allah seul connaît l’interprétation du Coran » (Coran 3.7) ?
Riposte Laïque : Nous avons lu des informations selon lesquelles tu aurais souhaité mettre en place un stage de formation, pour les catholiques, sur la réalité de l’islam, et que Monseigneur André Vingt-Trois l’aurait fait interdire. Rumeur ou réalité ?
Abbé Pagès : Réalité.
Riposte Laïque : Quand tu vois que tes coreligionnaires sont capables de se mobiliser par centaines de milliers contre le mariage homosexuel (ce qui n’est pas une critique), et qu’ils ne bougent pas contre l’islamisation de notre pays, et l’invasion migratoire, quand ils ne l’encouragent pas, ne désespères-tu pas de nombre d’entre eux ?
Abbé Pagès : Je ne désespère pas de nombre d’eux ni de personne, car je ne mets pas ma confiance en des hommes.
Riposte Laïque : Penses-tu souhaitable, et possible, un rapprochement entre les laïques et les catholiques, pour sauver nos valeurs civilisationnelles du péril islamique ?
Abbé Pagès : Ce serait intéressant de définir d’abord les valeurs civilisationnelles communes dont tu parles…
Quant au devoir de repousser ensemble notre mise en esclavage programmée par l’islamisation déjà trop avancée de notre pays, cela s’impose chaque jour davantage.
Amicalement, en Jésus, vrai Roy de France.
Propos recueillis par Pierre Cassen




Genre : bien qu’ennemi de l’islam, j’approuve le rapprochement musulmans-catholiques

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http://www.youtube.com/watch?v=622b2VqG1uk

Plusieurs personnes m’ont demandé mon avis, et en tout dernier lieu mon ami Pierre Cassen, au sujet de la convergence de catholiques et musulmans dans la résistance à la théorie du « gender ». Au risque de décevoir ceux qui m’imaginent comme un ennemi acharné des musulmans, ce que je ne suis pas, ne l’étant que de l’islam, je soutiens entièrement la convergence constituée par Farida Belghoul et Alain Escada dans la lutte contre l’enseignement du « gender ». En l’occurrence, pour lutter contre cette perversion de la sexualité, et donc de l’humanité, qu’est cette abominable théorie, être musulman, athée, laïciste ou n’importe quoi d’autre, n’importe pas, puisqu’il s’agit d’une question relevant de l’ordre naturel, auquel nous participons tous, au titre de notre commune nature humaine, et que cette perversion est si profonde qu’elle se situe bien loin en deçà des éventuelles distorsions qu’infligent à leur vision de la nature humaine ces différentes appartenances philosophiques ou religieuses.

Ma profession de foi catholique m’oblige à travailler au vrai bien des personnes, de toute la personne et de toute personne, y compris de mes ennemis (Mt 5.44), et comment le pourrais-je sans commencer par reconnaître ce qu’il y a de bon en chacun, tout ennemi qu’il soit par ailleurs ? Exclure ipso facto les musulmans parce que musulmans de toute entreprise commune n’offre pas de solution au problème qu’ils posent en tant que musulmans, mais ne sert qu’à les enfermer dans le statut victimaire, qu’ils revendiquent si bien. Avant d’être musulmans, ce sont des êtres humains qui, en tant que tels, sont capables de s’ouvrir à la vérité et à l’amour, si bien cachés par l’islam (Coran 60.4). Je crois que cette action commune est au contraire une occasion de montrer aux musulmans que nous ne les haïssons pas du fait que nous haïssons l’islam, qu’il y a donc autre chose que l’islam et le kufr (l’impiété) : la nature humaine, créée bonne, qu’il convient de respecter en tant que telle, ce qui est donc déjà pour eux accepter une hérésie… et lutter efficacement contre l’islam. Par le partage d’un même combat, leur donner l’occasion de reconnaître et honorer celui qui pour eux n’est « qu’impureté » (Coran 9.28), est déjà beaucoup. C’est une grâce qui ne doit pas leur être refusée. Quoi de pire en effet pour eux que de rester en vase clos dans leur pré-carré conquis à mijoter l’assurance d’être « la meilleure communauté » (Coran 3.110) ? Je sais bien que certains d’entre eux prétendent utiliser cette convergence pour se donner un moyen au service de leur projet d’islamisation, mais j’espère qu’au contraire, le contact avec des chrétiens mettra à mal leur asservissement à l’islam, pour peu que ces derniers s’y montrent cohérents par l’explicitation des limites et raisons de leur coopération.

marchandpagesJe déplore que nombre de mes amis, notamment à Riposte laïque, si bien inspirés et méritants pourtant de lutter contre l’islam, ne semblent pas comprendre la distinction à toujours sauvegarder entre islam et musulman. Oublier cette distinction ne peut pas nous faire aimer des musulmans, qui sont avant tout des hommes et nos frères en humanité, et ne semble pas offrir d’autre alternative qu’une guerre à mort. Il nous faut toujours vouloir non la mort du pécheur, mais qu’il se convertisse et vive (Ez 33.11) ! Le bien que je vise est non seulement celui de chaque personne par sa conversion au Christ, mais aussi, et en conséquence, la paix sociale. L’amour des ennemis commandé par Notre Seigneur Jésus-Christ ne demande certes pas d’aimer leurs péchés ou leurs erreurs, mais de les conduire à la communion avec nous (1 Jn 1.3), pour autant que possible. Et comment y arriverions-nous si nous les enfermions dans leur statut d’ « ennemis » ?

Dans le différent qui m’oppose ici à nombre d’amis de Riposte laïque me demandant de choisir entre la lutte contre la déconstruction socialiste ou celle contre notre islamisation programmée, comment ne verrais-je pas la supériorité donnée à notre combat commun contre cette dernière, la reconnaissance de l’Amour de Dieu manifesté dans le Christ Jésus, qui seul nous fait échapper à l’engrenage mortifère de la haine divisant sans fin l’humanité entre bons et méchants ? En effet, pour le chrétien, au-delà de la méchanceté et de la bonté des hommes, il y a l’Amour inconditionnel de Dieu, qui « fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes » (Mt 5.45)… C’est cette foi universelle, catholique, qui a permis à la France de rayonner dans le monde, d’être « éducatrice des peuples » (Jean-Paul II, Le Bourget, 1980). N’est-ce pas en la retrouvant qu’elle pourra résoudre ses actuels problèmes, à elle précisément venus pour prix de son apostasie ?

Mais à ce sujet, comment ne pas déplorer que ce ne soit justement pas l’Église qui ait eu l’initiative de cette si belle entreprise de résistance, mais en apparaisse au contraire comme aux antipodes avec notamment l’invitation par son Conseil Famille et Société de la militante pro-avortement et adepte de la théorie du « gender », Fabienne Brugère[1] ? Y a-t-il vraiment lieu de se mettre religieusement à l’école d’un tel personnage ? Il faut dire que le président du dit Conseil avait déjà fait valoir que puisque la loi du « mariage » des paires avait été votée, celle-ci devenait légitime pour les catholiques[2]

Bref, je me réjouis donc beaucoup de cette convergence des catholiques et des musulmans sur la réponse à apporter à cette abomination sans nom qu’est la théorie du « gender », et j’espère que tous les parents ayant des enfants en âge scolaire se joindront aux JRE[3], auxquels j’avais moi-même déjà appelé dès 2011[4]

Abbé Guy Pagès



[1] http://www.riposte-catholique.fr/perepiscopus/relativisme/que-fait-fabienne-brugere-au-sein-de-la-cef

[2] http://www.riposte-catholique.fr/perepiscopus/la-lutte-contre-la-loi-taubira-est-bien-sur-politique

[3] http://www.jre2014.fr/

[4] https://www.youtube.com/watch?v=3Rqvc4NU3Xo




Qui blasphème ?

Le 17 octobre, au Pakistan, Adnan, Arfan et Mushtaq Masih, à la suite de nombreux autres chrétiens, ont été accusés de blasphème. C’est un fait : les non-musulmans, en pays musulman, vivent sous la menace constante d’être accusés de blasphème, crime puni jusqu’à la peine de mort, que la sentence soit exécutée par la « Justice » du pays ou par le zèle des adorateurs d’Allah (Coran 4.89 ; 8.12-18). Ainsi, vient d’être assassiné à Mogadiscio Abdikhani Hassan, un pharmacien chrétien, parce qu’étant chrétien, nécessairement « il diffusait une fausse religion au peuple somalien ». A ce sujet, je voudrais faire remarquer que si pour un musulman, tout non-musulman est toujours coupable de blasphème, puisque refusant de devenir musulman, il affirme implicitement que Mahomet est un imposteur… pour un chrétien, le vrai blasphémateur est l’islam, puisque celui-ci se fait gloire de nier la Trinité (Coran 5.75, 116 ; 6.100-102 ; 9.31), la divinité de Jésus (Coran 3.59-61 ; 4.171), Sa mort et Sa résurrection (Coran 4.157-158), et donc le salut du monde, l’inerrance de la Bible (Coran 2.59,75,79 ; 3.78 ; 4.46 ; 5.15,41), et donc la fidélité de Dieu à Sa parole (Is 40.8 ; Lc 21.33). Et cependant, bien que l’islam soit pour les chrétiens le blasphème et l’Antichrist par excellence, ils ne haïssent pas pour autant ni ne tuent les musulmans, ni ne violent leurs femmes, incendient leurs maisons et leurs mosquées… Mais la perversion de l’islam n’est pas tant de blasphémer la Vérité, révélée une fois pour toutes (Jude 3), que d’en accuser à tort autrui, et ce afin d’endosser à son encontre le beau rôle de redresseur de torts… Ce comportement semble relever en psychiatrie de la « perversion narcissique ». Vérifions.

Pour le psychiatre P.-C. Racamier, le pervers narcissique se caractérise « par la capacité à se mettre à l’abri des conflits internes, […] en se faisant valoir au détriment d’un objet manipulé comme un ustensile ou un faire-valoir »[1]. Et de fait l’islam manipule le christianisme pour en faire si bien un faire valoir que Jésus serait le prophète de Mahomet (Coran 61.6), et les chrétiens des imposteurs à « anéantir » (Coran 9.30), qui ne seraient « qu’impureté » (Coran 9.28), « au même titre que l’excrément, l’urine, le chien, le vin » précise l’ayatollah Khomény[2], les « pires de la création » (Coran 98.6), « plus viles des bêtes » (Coran 8.22), tous voués au feu de l’enfer (Coran 5.72). Cette haine des chrétiens vient encore de s’exprimer par la demande de la Lybie à l’Église Catholique de quitter le territoire national

Quelle tragique et pitoyable comédie de voir les non-musulmans, et en particulier les chrétiens, si compréhensifs à l’endroit de la « sainte » colère musulmane, qu’ils sont tout disposés à s’en croire au moins involontairement responsables… Cette attitude, apparentée au Syndrome de Stockholm, se manifeste par la condamnation unanime de « l’islamophobie », et jusqu’à la mise en œuvre de la charia par les institutions occidentales elles-mêmes ! Ainsi Elisabeth Sabaditsch-Wolff a-t-elle été condamnée par la Justice autrichienne pour avoir affirmé que Mahomet était un pédophile, au motif que si Aïcha avait bien six ans lorsque Mahomet l’épousa et neuf ans lorsqu’il la déflora, elle était cependant toujours son épouse à sa mort

Alberto Eiguer fait ainsi parler le pervers narcissique : « Il faudrait que vous agissiez de sorte qu’il ne reste aucun doute que vous êtes moi… et que tout ce que vous faites, dites ou éprouvez, confirme que je suis le seul, moi, le plus grand et cela même au prix de votre propre disqualification. »[3] De fait, pour l’islam, il n’y a jamais eu que l’islam (Coran 3.19), en sorte qu’il ne doit y avoir que l’islam (Coran 2.193). Quatre chrétiens viennent d’être condamnés en Iran à 80 coups de fouets pour avoir bu du vin lors de leur célébration de la Cène… L’autre doit être disqualifié, fautif, car sa prétendue faute sert à l’islam de marchepied pour tenter de s’élever au dessus de son néant. Elle lui sert à bâtir, en s’y opposant, sa propre image, valorisante ! Que cette image soit fausse ne lui importe pas : « Quelle que soit l’énormité du mensonge, le pervers s’y accroche et finit par convaincre l’autre. » prévient  Marie-France Hirigoyen.[4] Et en effet, qui, avec le père Michel Lelong, personnage vénéré de l’officiel dialogue islamo-chrétien, n’est pas convaincu que « l’islam est une des trois grandes religions de la Révélation de Dieu »[5] ?

« Vérité ou mensonge, cela importe peu : ce qui est vrai est ce qu’ils disent dans l’instant. »[6] Cette phrase pourrait être une définition de la takyia, principe permettant aux musulmans de mentir jusqu’à dissimuler leur foi, voire la renier, afin de sauver leur vie ou leurs intérêts, lesquels s’identifient évidemment à ceux de l’Islam (Coran 3.28 ; 16.106)[7]. « Le Coran permet au musulman de cacher la vérité au chrétien et de parler et agir contrairement à ce qu’il pense et croit. », dénonçait courageusement Mgr Beylouni, archevêque d’Antioche, au Synode pour le Moyen-Orient, à Rome en 2010. « Ces falsifications sont parfois très proches d’une construction délirante. Le mensonge correspond simplement à un besoin d’ignorer ce qui va à l’encontre de son intérêt narcissique. C’est ainsi que l’on voit les pervers entourer leur histoire d’un grand mystère qui induit une croyance chez l’autre. »[8] Il suffit d’avoir écouté les propos de « savants » musulmans pour se rendre compte de cette perversion. Ainsi Malek Chebel n’a pas honte d’écrire à propos de la Trinité que « le Coran invite fermement à ne point y recourir, le trithéisme étant un associationnisme de fait »[9], faisant ainsi croire, après deux mille ans de théologie chrétienne, et alors même qu’il est docteur en science des religions, que les chrétiens adorent trois dieux ! Pourquoi l’islam calomnie-t-il ainsi la Foi chrétienne, sinon pour justifier à leurs propres yeux les musulmans de n’être pas chrétiens ?

Bref, s’« Il n’y a rien à attendre de la fréquentation des pervers narcissiques, on peut seulement espérer s’en sortir indemne. »[10], comment gérer nos rapports avec l’islam ?

Peut-être P. C. Racamier nous fournit-il une solution : « Tuez-les, ils s’en foutent, humiliez-les, ils en crèvent ! »[11] Il est vrai que la perspective de la mort ne saurait désarmer un bon musulman, qui n’attend que d’aller jouir des houris qu’Allah lui a préparées, mais si humilier l’islam lui serait fatal, alors pourquoi ne pas commencer par lui dénier le titre de religion ? En effet, l’islam ne mérite pas d’être regardé comme une religion, et ce pour plusieurs raisons :

  1. Il ne relie pas à Dieu (Allah est trop grand) ;
  2. Il ne respecte pas la liberté de conscience (Allah commande de tuer l’apostat : Coran 4.89 ; 8.12-17). Il est facile d’entrer dans l’islam, mais impossible d’en sortir, l’islam n’est donc pas une religion, mais une secte ;
  3. Il fait de la haine le principe de sa relation à autrui (Coran 60.4) ;
  4. L’islam incarne en fait un projet politique, la charia, régentant méticuleusement tous les aspects de la vie, publique et privée. M. Alija Izetbegovic, chef d’État de Bosnie-Herzégovine de 1990 à 2000, dans sa « Déclaration islamique » a le mérite de la clarté : « Il ne peut y avoir ni paix ni coexistence entre la religion islamique et des institutions politiques et sociales non-islamiques. […] La renaissance islamique ne peut commencer sans une révolution religieuse, mais elle ne peut se poursuivre et être menée à bien sans révolution politique. Notre première tâche doit être de gagner non le pouvoir mais les hommes. […] Le soutien qu’un peuple musulman apporte effectivement à un régime en place est directement proportionnel au caractère islamique de ce dernier. […] Nous devons être des prêcheurs et ensuite des soldats. […] Le mouvement islamique doit prendre le pouvoir dès qu’il est en situation morale et numérique suffisante pour lui permettre de renverser le gouvernement non-islamique. » Qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende !

Bref, il est urgent, vital, de dénoncer l’islam comme une imposture avançant sous le masque benoît de la religion. A ce sujet, je me permets de signaler ma Lettre ouverte au Pape. Puissions-nous ne plus blasphémer la Vérité en honorant l’islam d’un titre qui ne lui revient pas !

Abbé Guy Pagès

http://www.islam-et-verite.com/



[1] Cortège conceptuel, Apsygée, 1993.

[2] Ayatollah Khomeny, Principes politiques, philosophique, sociaux et religieux, Éditions Libres Hallier, Paris, 1979.

[3] Le pervers narcissique et son complice, Dunod, 2012.

[4] Marie-France Hirigoyen, Le harcèlement moral, p.94.

[5] Père Lelong, Salon International du Monde Musulman, 2011, 2’10’’, http://www.youtube.com/watch?v=ANbQqvaB2zk

[6] Marie-France Hirigoyen, Le harcèlement moral, p.94.

[7] « Le Prophète a dit : ‘Par Allah et s’il plaît à Allah, quand je fais un serment et plus tard trouve quelque chose de mieux, je fais ce qui est mieux et expie mon serment » Sahih Al-Bukhari Vol 7, 67, 427.

[8] Marie-France Hirigoyen, Le harcèlement moral, p.94.

[9] Dictionnaire des symboles musulmans, Albin Michel, 2005, p.425.

[10] P.-C. Racamier, Le Génie des origines, Psychanalyse et psychoses, Paris, Payot, 1992.

[11] Idem




Le polythéisme de la forêt contre le monothéisme du désert ?

UNE RÉPONSE À Mme ANNE LAUWAERT

Un article récent de Riposte Laïque intitulé « Recourir au christianisme pour combattre l’islam est absurde » montre à quel point la falsification de l’histoire de la propagande antichrétienne continue à s’afficher sans vergogne, y compris chez des identitaires se voulant encore Français.

Anne Lauwert nous ressert le christianisme imposé à la France par les empereurs et les rois. Mais qui ne sait que l’Empire romain était païen au moment de la naissance du christianisme, et que, jusqu’au IVe siècle, devenir chrétien était signer un chèque en blanc pour le martyr ? Qui n’a entendu parler des persécutions de Néron, Domitien, Marc Aurèle, Septime Sévère, Dèce, Valérien, Dioclétien ? Christianos esse non licet, « Il n’est pas permis d’être chrétien ». La réécriture de notre histoire est-elle si avancée que les martyres de St Irénée, Ste Blandine et des centaines d’autres chrétiens livrés aux fauves du Cirque de Lyon en 177 soient déjà oubliés ? La christianisation de notre pays n’a pas été imposée par la violence, mais par le témoignage de ses Martyrs.
Que Charlemagne ait fait du baptême un acte politique de vassalité à son égard n’engage en rien l’Église, qui ne le lui a jamais demandé. Qu’il suffise de rappeler la lettre Qui sincera de Grégoire 1er, datant de 602, ou l’action des saints missionnaires Willibrod et Boniface. Quant au pape Grégoire, il n’a pas pu envoyer de missionnaires au VIIIe siècle, puisqu’il est décédé en 604… « Noël c’est la naissance de Jésus mais en fait c’est le solstice d’hiver. Pâques c’est la résurrection de Jésus mais en fait c’est l’équinoxe de printemps » Mais qu’y a-t-il d’étonnant pour les événements de la Rédemption de coïncider avec les événements cosmiques si le Dieu rédempteur est aussi le Créateur ? Sans compter que la date de la Pâques chrétienne n’a pas été fixée d’après celle d’une fête païenne, mais est celle-là même de la Pâque juive, idem pour la Pentecôte… L’amateurisme de l’auteur se conjugue avec son idéalisation de la période antéchrétienne, qu’elle embrasse sur « des millénaires », éprise de la religion celte qu’elle ne fait cependant remonter qu’à « 3500 ans » AJC. On se demande bien pourquoi elle ne remonte pas jusqu’à la religion des protozoaires. Amateurisme coupable de mystification : « Nous avons adapté le monothéisme chrétien à notre polythéisme fondamental celtique en introduisant la Trinité, la théandrie de Jésus, la Vierge Marie et tous les saints. Ainsi le christianisme est devenu le catholicisme qui est une forme de polythéisme. » Non seulement le catholicisme existait tel qu’il est aujourd’hui avant d’arriver chez les Celtes (Cf. Mt 28.19), mais pourquoi s’étonner des ressemblances entre le christianisme et d’autres religions si Jésus est venu répondre au désir de salut de l’humanité entière ? « Par l’originalité de son monothéisme trinitaire, le christianisme se situe au point de rencontre entre la révélation de l’unicité de Dieu, propre au judaïsme, et l’intuition du polythéisme admettant la pluralité en Dieu. Le christianisme conduit chacun de ces systèmes religieux à la plénitude de la Vérité qu’ils ont imparfaitement entrevue. Grâce au dogme de la Sainte Trinité, chacun de ces systèmes religieux voit reconnu ce qu’il contient de vrai, tout en étant corrigé et conduit à la vérité tout entière (Jn 16.3). Le catholicisme est le don que Dieu fait à l’humanité en quête d’unité métaphysique et religieuse. » (Cf. mon livre : Interroger l’islam, p.80).

Mme Anne Lauwaert ne veut pas « danser avec les Druides », parce qu’on aurait enfin aujourd’hui « compris que les dieux ont été […] inventés », mais cela ne l’empêche pas de se compter parmi les « celtes polythéistes »… parce que « 1400 ans de vernis monothéiste n’ont pas pu changer notre nature profonde » ! Allez-y comprendre quelque chose. Au fond, si notre auteur souhaite des dieux qui n’en sont pas, que veut-elle d’eux, sinon leur faire endosser la responsabilité d’actes inavouables ? Aurait-elle la nostalgie des sacrifices humains de la religion celte se déroulant sous le signe de la svastika ? Si « L’attaque à nos fêtes chrétiennes est en fait un retour à nos traditions préchrétiennes. », pourquoi ne demande-t-elle pas à l’islam de l’aider à faire place nette du christianisme, afin de retrouver le mythique Age d’Or auquel l’islam prétend aussi ramener l’humanité ?! Peut-être est-ce parce que sa « nature » ( ?) ne lui permettrait pas de partager le trésor qu’elle espère y trouver, car « L’affrontement des autochtones de la forêt [dont elle fait partie] avec les allochtones du désert [les musulmans] ne peut que raviver nos natures profondes et donc l’abandon de l’idéologie christiano-socialiste angéliste au profit d’un retour du caractère nationaliste “celte”… beaucoup moins accommodant car moins idéologique et plus naturel. » Mme Lauwaert ne sait pas que l’Église a condamné le socialisme, en sorte que l’associer au christianisme est une aberration, et elle n’a pas encore découvert que la Foi chrétienne nous a non seulement délivrés, par le dogme du péché originel, du mythe du bon sauvage, auquel elle veut nous voir régresser : « Nous sommes restés des habitants de la forêt », mais encore du pouvoir de Satan qui, par la haine, rend les hommes ennemis les uns des autres.

Mme Lauwaert ne veut pas du monothéisme, elle préfère « amadouer une infinité de divinités pour assurer des récoltes abondantes et conjurer les épizooties », nostalgique « des rites ‘païens’ comme jeter de la cendre dans les coins des pièces pour protéger la maison contre la foudre ». C’est son droit, bien que ce soit sûrement plus fatigant que de servir le Dieu chrétien. Et pour un résultat qui n’est pas garanti… Le monothéisme, qu’elle abhorre, n’est pas plus ‒ comme elle l’imagine ‒ étranger à l’Europe qu’il n’est un fruit du désert : « Le désert génère le monothéisme. Par contre […] La forêt génère le polythéisme. » Outre que le monothéisme est partagé par d’autres religions, comme le zoroastrisme, le culte d’Aton (1370 AJC.), de Zalmoxis (600 AJC.)… l’existence de Dieu et son unicité sont des vérités auxquelles sont parvenus nombre de philosophes, Aristote (384-322 AJC), les Encyclopédistes, et déjà Zénon d’Élée (600 AJC) pour qui l’être est un, indivisible et immuable… Chacun en effet est capable de comprendre que, puisque rien ne s’est donné à soi-même l’existence, tout existe nécessairement par un autre, en sorte qu’il existe un Autre qui existe par Lui-même (sinon Il ferait Lui aussi partie de l’ensemble des êtres qui existent par un autre) et qui donne à tous d’être. Cet Autre, on l’appelle Dieu. Et si Dieu est Dieu, Il est nécessairement parfait, rien ne Lui manque. Or, s’il y avait deux dieux, pour qu’ils puissent se distinguer l’un de l’autre, il faudrait que l’un ait quelque chose que l’autre n’aurait pas (pour que l’on puisse dire que l’un est Tel parce qu’il a ceci qui le distingue de l’Autre qui, lui, ne l’a pas), donc aucun n’aurait tout, donc aucun ne serait parfait, donc aucun ne serait Dieu, donc Dieu est nécessairement unique. St Paul ne s’est pas trompé en affirmant que les hommes sont inexcusables de ne pas reconnaître l’existence de Dieu (Rm 1.19).

Mme Lauwaert imagine que « le christianisme est une religion-sœur de l’islam. », raison pour laquelle « Recourir au christianisme pour combattre l’islam est absurde. ». Or, d’une part, croire à une relation entre christianisme et islam relève de la propagande musulmane, voulant par là se doter d’une légitime et glorieuse ascendance, tant il est vrai que l’islam est au contraire un des plus féroces Antichrist (Mt 24.4,11,24 ; Ga 1.8 ; 1 Jn 2.22-24 ; 4.2-4), et d’autre part, ce n’est pas un hasard si c’est la France a arrêté et repoussé l’expansion musulmane au VIIIe siècle : elle était catholique ! Et elle était la seule nation à l’être. S’est alors noué le lien, vital pour l’un comme pour l’autre, qui unit l’Église et la France. Aujourd’hui encore, c’est seulement en retrouvant ses racines plongeant dans les eaux du baptême de Clovis que la France sera à nouveau elle-même, capable d’échapper aussi bien aux ténèbres du paganisme qu’à celles de l’islam, et à tous les ennemis de l’humanité que Dieu est venu assumer, sauver et diviniser par Son Incarnation ! Se retirer dans la mythologie et le particularisme de la vie sylvestre ou accepter le dessein totalitaire et universel d’Allah ne sont ni l’un ni l’autre des options dignes de la France, parce que Jésus lui a donné d’être elle-même au service du monde entier. Ce n’est donc pas tant l’islam qui pose problème aujourd’hui à la France que le manque d’intelligence illustré par notre auteur. « France, fille aînée de l’Église et éducatrice des peuples, es-tu fidèle, pour le bien de l’homme, à l’Alliance avec la Sagesse éternelle ? » (Jean-Paul II, Le Bourget, 1980).

Abbé Guy Pagès