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L'instrumentalisation grossière de la commémoration de l'abolition de l'esclavage

La célébration de l’abolition de l’esclavage et de la traite, dont la date a été arrêtée au 10 mai de chaque année nous rappelle que dans l’histoire, on a connu ce qu’il faut bien appeler un « crime contre l’humanité », quoi qu’une loi n’était sans doute pas nécessaire pour en avoir conscience, mais c’était peut-être le tribut à une mémoire toujours aux prises avec des choix de société : Liberté, égalité et fraternité ou multiculturalisme…

Une commémoration aux dés pipés qui nous en fait oublier l’essentiel

On entend de drôles de choses lors de cette commémoration. On met en exergue Malcom X, ce drôle de modèle américain qui militait pour la création d’un Etat noir séparé et musulman, continuant à travers cette démarche le racisme qu’il disait vouloir combattre. Qu’est-ce que cela a donc à voir avec l’abolition française de l’esclavage ? Rien ! Pas plus d’ailleurs le pasteur Martin Lutter King qui militait dans les années 1960 contre une ségrégation aux Etats-Unis qui prolongeait le fait que l’esclavage fut pratiqué sur l’ensemble du territoire de ce pays par les blancs, alors qu’en France nul en métropole n’eut d’esclave. Cette activité ignoble en ce qui concerne la France était réservée à des possédants dans des territoires lointains et la traite le fait de riches armateurs, tous héritiers du même sentiment de mépris envers le peuple qu’envers le noir. En France, après la première abolition consacrée par la Ier République, on n’hésita pas à nommer le premier député noir de l’histoire dans une démocratie, Jean-Baptiste Bellay (1). C’est la IIIe République qui initiera l’entrée de ministres noirs dans un gouvernement d’Europe occidentale dans l’histoire. Pas un pays n’a eu depuis autant de ministres issues de ses territoires d’outre-mer et ses anciennes colonies, même si on peut considérer que l’on pourrait aujourd’hui faire mieux ! Pourquoi oublier cela ?
On dit aussi par exemple que l’abolition contribuerait « à libérer les descendants d’esclaves de leur sentiment de honte… » relayant une revendication militante qui revient à donner la priorité ici à la victimisation. Autrement dit, ceux qui sont noirs devraient avoir un sentiment de honte en regard de cette histoire et les blancs de culpabilité. On ne peut mieux poser les bases d’une division insoluble entre ceux qui vivent ensemble aujourd’hui et sont héritiers ensemble de cette histoire en ayant pourtant su la dépasser, puisque blancs et noirs sont égaux et que le droit du sol ne distingue dans notre pays (1889, IIIe République) personne par la couleur (2). L’éditorial du numéro spéciale de la revue « L’Histoire » prenant pour thème « La France et ses esclaves » est intitulé dans le même état d’esprit victimaire totalement contestable : « La honte ». L’idéologie dominante sur ce sujet a de beaux jours devant elle !
Il y a derrière cette façon de poser les choses comme l’idée de réparer les souffrances d’hier des uns par un repentir des autres, victimes expiatoires de l’histoire, qui n’ont rien à voir avec la moindre responsabilité en regard de ce passé, à moins de considérer qu’être blanc c’est avoir le gêne de l’esclavagisme, ce qui reviendrait à épouser des thèses tout simplement relevant du racisme biologique du pire genre, derrière un racisme anti-blanc très tendance !

L’inconscient au secours de la victimisation

On évoque même la psychanalyse pour justifier cette demande de repentance articulée à la revendication de la discrimination positive, en avançant qu’il resterait dans l’inconscient collectif français un racisme postcolonial que seules des mesures volontaristes permettraient de combattre. Ceux qui encouragent par un discours anti-blancs le sentiment de revanche contre ces derniers instrumentalisent l’inconscient en apprentis sorciers de la haine, jouant avec ce que Freud précisément a analysé et dénoncé comme un mécanisme de manipulation des foules.
C’est avec ce genre de méthode qu’en d’autres temps on a élevé des buchers et pratiqué des pogromes, selon la technique rompue du bouc-émissaire concentrant sur lui toutes les frustrations et la levée des inhibitions de tous les refoulements. Freud montre ici en regard de cette actualité au moment où on entend le démonter, combien les pages de son « Essais de psychanalyse » (3), au chapitre « psychologie collective et analyse du moi » demeurent dans notre patrimoine universel une référence incontournable en regard de ce risque, en véritable garde-fou du libre-arbitre, et par là des droits et libertés qui font la dignité de l’individu.
En croyant pouvoir effacer le mal en en créant un nouveau, on ne fait qu’une addition de souffrances alors que l’abolition de l’esclavage oriente la psychologie de l’histoire dans le sens que tous se donnent la main, à travers cette prise de conscience collective de l’égalité des hommes qui les additionne comme des égaux en marche vers un monde meilleur.

Se remémorer pour faire histoire commune et non se séparer

L’humiliation volontaire des blancs serait la solution pour se remémorer l’histoire en créant encore de nouveaux ressentiments qui n’en finiraient pas de séparer pour ne parvenir finalement qu’à reproduire les séparations de l’esclavage entre noirs et blancs, rendant à jamais impossible l’idée d’appartenir au même peuple.
Mais d’emblée, poser ainsi les choses, c’est dire vouloir se remémorer en oubliant, en ignorant l’histoire elle-même. Qu’en est-il de fait, concernant l’histoire de France ? On donne toujours le sentiment que l’abolition se serait faite contre la France, contre la République elle-même, ce qui est éminemment faux !
C’est de l’explosion des journées de luttes des ouvriers sur les barricades de février 1848 dont est issue la seconde République que l’abolition de l’esclavage a été définitivement scellée, déclenchant dans les possessions françaises d’outre-mer des révoltes appuyant cette exigence de liberté. Cette nouvelle République fondée sur la question sociale devait naturellement être portée à en finir avec cette abjection de l’esclavage, étant définit par le principe de la supériorité des droits et libertés communs, de la citoyenneté sur toutes les différences !
De fait, ce n’est pas de honte dont il est question ici, mais de fierté commune à tous les hommes, d’avoir su dépasser cette histoire en élargissant l’égalité à tous, selon une dynamique de progrès des idées et de la condition humaine qui impliquait indubitablement l’abolition de l’esclavage. L’abolition préexiste à la laïcité dont elle était la condition, le préalable, pour concrétiser l’égalité du traitement de tous en regard du droit, de la loi, de la responsabilité vis-à-vis de la chose publique que matérialise la République comme nouvelle dignité de l’homme.
L’école laïque qui ne fait aucune différence entre ceux qui la fréquentent, est le véritable creuset du vivre ensemble, où l’abolition est aujourd’hui dans les programmes qu’on y enseigne en bonne place, à condition encore que par culpabilité on ne risque pas d’omettre de se remémorer le juste passé qui fait notre identité nationale, pour ne pas perdre de vue ce qu’il y a à défendre d’une histoire dont il y a à tirer ensemble rien de moins que de la fierté !

Ne pas perdre la mémoire : La France, pays de liberté aux idéaux de progrès !

On accuse souvent les philosophes des Lumières d’avoir oublié l’esclavage dans leur idéal. Il n’y a rien de plus faux. La société française est bien sûr alors encore marquée à bien des égards par des a priori raciaux auxquels certains de ces philosophes n’ont pas su échappés. Mais sans y chercher des excuses, il n’y aurait jamais eu d’abolition de l’esclavage sans ces pensées de progrès de la condition humaine qui furent les leurs et ont fait ces Lumières qui depuis ont éclairé le monde. Dans « l’Encyclopédie » publiée par Denis Diderot et Jean d’Alembert (1751-1772) il n’y a aucune ambiguïté sur cette question : Dans l’article « Traite des nègres », Jaucourt est explicite : « La traite est un négoce qui viole la religion, la morale, les lois naturelles et tous les droits de la nature humaine. »
Il faut aussi se remémorer le discours exemplaire de Robespierre à l’Assemblée Constituante du 24 septembre 1791 qui intervient sur « les droits politiques des hommes de couleur » en tirant les conséquences de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen.
« Qu’est-ce qu’un homme privé des droits de citoyen actif dans les colonies, sous la domination des blancs ? C’est un homme qui ne peut délibérer en aucune manière, qui ne peut influer ni directement, ni indirectement sur les intérêts les plus touchants, les plus sacrés de la société dont il fait partie. (…) C’est un homme avili, dont la destinée est abandonnée aux caprices, aux passions, aux intérêts d’une caste supérieure. (…) Mais moi, dont la liberté sera l’idole, moi qui ne connaît ni bonheur, ni prospérité, ni moralité pour les hommes, ni pour les nations sans liberté ; je déclare que j’abhorre de pareils systèmes, et que je réclame votre justice, l’humanité, la justice et l’intérêt national en faveur des hommes libres de couleur. »
L’abolition de l’esclavage interviendra par décision de la Première République trois ans après ce discours : Loi du 16 pluviose an II (4 février 1794 ).
C’est Bonaparte, sous le Consulat, qui rétablit l’esclavage en 1802. La Seconde République l’abolit définitivement en février 1848 et dans quels termes là aussi sans ambiguïtés. On doit à Victor Schoelcher (1804-1893) député de la Martinique et de la Guadeloupe, sous-secrétaire d’Etat à la Marine en 1848, le décret de février 1848 d’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises. Un texte qui n’a rien perdu de sa portée universelle :
« An nom du peuple français, le Gouvernement provisoire, considérant que l’esclavage est un attentat contre la dignité humaine ; Qu’en détruisant le libre arbitre de l’homme, il supprime le principe naturel du droit et du devoir ; Qu’il est une violation flagrante du dogme républicain : liberté, égalité, fraternité ; Considérant que, si des mesures effectives ne suivaient pas de très près la proclamation déjà faite du principe de l’abolition, il en pourrait résulter dans les colonies les plus déplorables désordres : DÉCRÈTE : ART. Ier. L’esclavage sera aboli dans toutes les colonies et possessions françaises deux mois après la promulgation du présent décret dans chacune d’elles. A partir de la promulgation du présent décret dans les colonies, tout châtiment corporel, toute vente de personnes non libres seront absolument interdits.»
Loin de cette remémoration de l’histoire telle qu’elle est, certains encouragent le ressentiment, l’instrumentalise, comme une véritable fabrique à racisme, à séparation qui par delà la cause politique que cela sous-tend, représente la montée d’un fond de commerce qui pèsent lourd sur les choix des citoyens et la remise en cause du pacte républicain, de ses valeurs fondamentales.

Du ressentiment au multiculturalisme : un programme politique

On interprète des difficultés d’intégration sociale en les rapportant à un procès en discrimination de la société française particulièrement injuste, en incitant ceux qui souffrent des effets de la mondialisation capitaliste à chercher un bouc-émissaire à leurs frustrations en dehors des responsabilités d’un système qui encourage précisément les séparations sur la base des identités et du multiculturalisme, pour ne surtout pas risquer d’avoir à faire face à la révolte populaire qui subsume les différences.
Des groupes associatifs et politiques occupent ce nouveau marché très médiatique dont il est fait fond de commerce, encourageant le ressentiment des uns envers les autres conduits à se tromper de colère pour générer un racisme anti-blanc censé exorciser le racisme issu d’un nationalisme d’extrême-droite qui converge dans le même piège.
De la même façon qu’on désigne l’étranger comme celui d’où vient tout le mal on désigne les nationaux comme responsables, on justifie son propre racisme en attribuant à celui qui en est l’objet le même ressentiment qui donne bonne conscience ici aux pires travers de l’homme, qu’il soit noir ou blanc.
Ce sont d’ailleurs souvent les mêmes qui voudraient voir remplacé l’égalité par l’équité avec discrimination positive à la clé, ouvrant la voie à donner du pouvoir à des groupes de pression au pouvoir discrétionnaire tirant leur force de parler au nom de ceux dont ils détournent, usurpent la parole en réalité ainsi confisquée derrière l’alibi d’une bien trompeuse grande cause qui ne sert que les intérêts privés et égoïstes de quelques uns ! On sait qu’il y a beaucoup d’argent et de pouvoirs discrétionnaires à drainer derrière le thème des discriminations au gré des ficelles que tirent une large partie de la classe politique pour laquelle c’est un choix de société contre la République.
L’exemple d’un appel pour une République multiculturelle et postraciale soutenu par Valérie Pécresse et Jean-Paul Huchon (l’UMPS) et lancé à l’appui d’une figure aussi emblématique de la réussite que Lilian Thuram, dans une France qui ne regarde pourtant pas la couleur d’abord, est sans doute un des exemples dans le genre des plus effarants. Le modèle américain y est mis en exergue, pour tenter de nous faire croire à son rêve derrière cette diversion de la promotion des minorités visibles faisant illusion pendant que des dizaines de millions d’américains vivent tout simplement dans la rue dont une large majorité de noirs. Des familles entières, des vieillards, des enfants totalement démunis et abandonnée à eux-mêmes dans le pays de l’Oncle Sam dont Dick Howard, politologue présenté comme l’un des conseillers d’Obama, nous dit que le mot solidarité n’y existe pas. Quel modèle que ce pays au peuple séparé en quartiers selon la couleur ou l’origine social qui ne fait pas de sentiment avec le seul credo qui vaille, le bizness ou autrement dit « réussi contre les autres ou crève ! » Pas de ça chez nous, c’est clair !

Une division multiculturelle au service de la mondialisation

La mondialisation se réalise par la désagrégation des Etats-nations et des solidarités qu’ils représentent, du lien social qui y est vivant et constitue un facteur de résistance à la logique de l’argent-roi. Il est dans le projet de ceux qui organise cette sorte de fin du monde de voir remplacé les anciennes solidarités, droits et libertés par une globalisation où les liens seraient ramenées aux identités culturelles transnationales se réalisant par une fragmentation croissante des nations. Il ne resterait selon ce cauchemar aux hommes que l’individualisme, le repli sur l’ethnie, la religion ou la couleur. Une situation faisant éclater les peuples et interdisant toute action collective contre leur ennemi de classe tirant de ce projet la garantie de la domination suprême des plus riches !
Dans ce contexte on voit aussi ce que l’on vise avec comme principaux acteurs de ce mouvement les flux migratoires, l’organisation d’interdépendances économiques détruisant la notion même de frontières. On voit simultanément comme Michèle Tribalat le relève, « la montée en puissance d’acteurs internationaux (Europe, ONU, ONG, cours de justice) limitant la souveraineté des Etats en matière de politique migratoire, et animés d’un même esprit de « transnationalisme » (4). On voit ce que laisse envisager cette évolution, adjuvant du diktat des marchés et de la mondialisation , la montée d’un melting-pot derrière lequel les identités nationales se diluent et disparaissent pour laisser la place à des ensemble supranationaux communautaristes défendant des intérêts égoïstes contre les autres dans une concurrence du droit à la différence ayant valeur de prime à la différence des droits.
On voit comment l’immigration montrée par certains à gauche comme le vecteur d’une mobilité des hommes sans frontières présentée comme une nouvelle liberté essentielle, un droit de l’homme du XXIe siècle, est en fait malgré elle au service de la mondialisation. Elle est tournée contre les Etats-nations et les résistances qu’ils représentent comme facteur d’intervention dans la régulation économique à travers les acquis sociaux de leur législation sociale. L’immigration doit être considérée de ce point de vue comme un cheval de Troie de la mondialisation qui hypnotise le combat de classe.
Il n’y a plus de démocratie quant elle est soumise à une situation où la condition des individus est dominée à la fois par l’exploitation et la division en clans identitaires interdisant toute émancipation des individus fondée sur leur intérêt commun et par là les castrant de tout rôle sur le cours de leur histoire. Aussi, en luttant contre cette forme de soumission, c’est bien la liberté que l’on défend! Et cela concerne non seulement ceux vivants en France, mais tous ceux qui croient dans l’immigration trouver un salut qui ne peut exister que dans la lutte pour cette cause commune, dans leurs propres pays, d’une même libération du rôle de l’économie de marché portée au-dessus de toute chose.
On voit ici que les enjeux du sens donné à cette commémoration de l’abolition de l’esclavage constituent un point capital en regard de ce qui se joue dans l’histoire qui se fait. Commémorer, faire appel au devoir de mémoire est de la plus haute responsabilité, car c’est à partir de la façon d’écrire l’histoire que l’on donne à l’avenir la teneur des lendemains et le destin de l’homme qui s’y joue.

L’égalité pour combattre le ressentiment et se retrouver dans la fraternité

Le désir de revanche sur le passé ne réconciliera jamais personne avec son histoire tout en détruisant les bases de toute fraternité. L’élévation de l’humanité a toujours été le fait de conquêtes collectives à l’image de la République pour laquelle les droits de l’homme sont la plus belle expression de sa capacité à savoir dépasser les contradictions de l’histoire en ouvrant par-delà les différences à tous la liberté.
On parle beaucoup de la traite transatlantique et de l’esclavage occidental, et on oublie un peu facilement la traite et l’esclavage que l’on doit au continent arabique, l’exemple dans ce domaine le plus important et le plus long dans le temps. Il se trouve que c’est une certaine gauche qui entend qu’on taise cet aspect qui fait tâche en regard de la nouvelle l’icônes sacrée qui a remplacé celle de l’ouvrier, « l’immigré », que l’on cultive comme le nouveau « damné de la terre », purifié de tout passé et sorti indemne de cette histoire maquillée par la bienpensance petite bourgeoise qui a trouvé ici l’objet de sa bonne conscience, justifiant encore mieux sa place dans le système et sa contribution à l’enfumage général. Comme Marc Ferro le note, « Pour la tradition anticolonialiste, devenue tiers-mondiste, évoquer les excès commis par les victimes de la colonisation est en quelque sorte un tabou. Autant elle stigmatise le racisme des Européens, la manière dont ils ont pratiqué la traite et l’esclavage, autant elle demeure discrète sur ces mêmes pratiques commises aussi par les Arabes. » (5)
Dans un certains nombre de pays vivant sous des régimes islamiques féodaux, on rencontre encore l’esclavage dont l’ONU ne dit « bizarrement » pas un mot. Elle préfère défendre en lieu et place des Droits de l’homme, de l’inaliénabilité des droits et libertés individuels, les communautarismes, la domination des religions sous le prétexte de la défense d’un droit à l’identité ou à l’origine qui nous fait faire retour au tribalisme, au clanisme, au moyen-âge. Ceux qui dominent le monde y trouvent un formidable arrangement des choses pour contrecarrer l’émancipation des peuples, pour briser tout rêve de lendemains qui chantent.

Le sens de l’histoire, un dépassement dialectique vers l’émancipation de tous ?

L’histoire humaine est faite d’expériences qui apprennent à l’humanité comment s’orienter pour tirer le meilleur de ses facultés, de ses possibles, en dépassant les contradictions internes qui la tourmente et poussent vers l’avant fréquemment sur le mode d’un pas en arrière et de deux pas en avant. Elle est marquée par une succession de prises de conscience parfois dont l’avènement s’est fait dans la douleur, en dépassant l’horreur, l’homme faisant l’expérience parfois de ce qu’il peut de pire pour trouver les ressources en lui d’extraire le meilleur. La contradiction insoluble du maitre et de l’esclave a été dépassée par l’avènement de l’égalité, où dominants et dominés se sont fondus dans l’accès à la même citoyenneté.
Nous n’avons pas toujours le choix de nos expériences collectives et ne savons pas toujours reconnaitre le meilleur chemin sans avoir emprunté le mauvais. L’essentiel demeure dans la faculté à faire éclore de ce mouvement le progrès qui n’a rien d’une histoire linéaire mais qui promet à tous, en dépassant parfois des tragédies collectives comme l’esclavage, la shoah ou Hiroshima, un avenir à la mesure de la force que cette élévation engage, dialectiquement. La mémoire sert essentiellement à ne pas reproduire le pire et à mettre en valeur le meilleur, la démocratie étant le moteur de ce principe dynamique au service de l’émancipation de l’individu comme des peuples.
Il n’y a qu’entre égaux qu’on peut parler de ses différences sans rien avoir à en craindre. C’est la possibilité même d’une mise ensemble des richesses d’une diversité des parcours pour aller vers une connaissance de l’autre comme de soi-même où la fraternité peut s’exprimer à l’aune du sentiment d’appartenir au même monde d’hommes libres. C’est par là que le mot peuple prend tout son sens et que les fossoyeurs qui commandent à la mondialisation peuvent commencer à trembler, car cette fraternité là c’est la voie du commencement d’un règne nouveau de l’homme dont le chemin passe par l’ébranlement de l’exploitation de l’homme par l’homme.
Mais rien n’est écrit à l’avance, le péril de tuer les plus beaux acquis de l’homme reste en toile de fond de cette commémoration qui divise plus qu’elle ne cherche à unir sous l’influence d’une idéologie flatteuse de la mondialisation qui feint, comme l’a fait l’Union Européenne, de proposer avec un marché sans contraintes un monde de libertés sans frontières. Ni la démocratie ni la République, ni les Droits de l’homme, ni l’homme lui-même, ne sont dans ce sens immortels.

La raison, l’homme et le prochain rendez-vous de l’histoire !

Le capitalisme constitue une injustice insultante à la condition et à la raison de l’homme, en faire table rase devrait être sans aucun doute de ce point de vue la prochaine étape à toute libération, le prochain grand rendez-vous de l’histoire. Et qui sait si, après, si nous y parvenons, nous ne célèbrerons pas, un 1er mai nouveau, définitivement, son abolition.
Guylain Chevrier
historien
1 – Jean-Baptiste Belley, est né en 1737 à Gorée (Sénégal), décédé en 1805 à Belle-Île-en-Mer. Il est député de Saint-Domingue à la Convention nationale du 24 septembre 1793 au 26 octobre 1795, puis au Conseil des Cinq-Cents. Capitaine d’infanterie aux colonies au moment de la Révolution, on découvre que ce descendant de l’esclavage a combattu du côté des commissaires civils contre les colons blancs et reçu six blessures durant ces batailles contre l’esclavage. Un exemple de ce que la France a de meilleur dans son histoire.
2 – La notion d’un droit du sol est apparue avec la Révolution française (1789). La Constitution de 1791 précisait : « sont français les fils d’étrangers nés en France et qui vivent dans le royaume ».
3 – Sigmund Freud, « Essais de psychanalyse », Petite bibliothèque Payot, Paris 1977.
4 – Revue « Sciences Humaines », « Michel Tribalat, une démographe qui dérange » à propos de son dernier livre « Les yeux grand fermés » L’immigration en France, Denoël, 2010.
5 – Marc Ferro, « Le livre noir du colonialisme » Hachette, 2003, p 136.




Défendre la France contre la burqa et la polygamie

Le gouvernement a affiché sa détermination sur le dossier de la burqa en annonçant, après la prise de position de Nicolas Sarkozy qui s’est prononcé en faveur d’une loi d’interdiction générale en France, qu’un projet de loi sera déposé dans ce sens dès mai prochain.

Un grand débat de société qui fait tomber les masques !

L’association de défense des droits des femmes Ni putes ni soumises a salué, par la voix de sa Présidente Sihem Habchi, le projet de loi d’interdiction générale du port du voile intégral, annoncé par le gouvernement comme une « victoire pour les femmes ! ». « C’est le début d’une nouvelle page pour l’émancipation des femmes des quartiers populaires à qui on va proposer autre chose que l’enfermement ou la mort sociale », a-t-elle déclaré résumant parfaitement l’enjeu autour de cette loi.
Le député communiste du Rhône et président de la mission parlementaire sur le voile intégral, André Gérin, s’est également réjoui du projet de loi. Il y voit la possibilité d’une « une vraie discussion au Parlement » qui ouvrira sans doute mieux les yeux de toute la France sur ce sujet essentiel.
De son côté, SOS Racisme s’étonne dans un communiqué que le gouvernement propose une loi d’interdiction totale qui serait « contraire à la Constitution et à la Convention européenne des Droits de l’Homme » et parle de « simplisme populiste ». On en n’attendait pas moins de cette organisation qui depuis un certain temps suit le CRAN (Conseil Représentatif des Associations Noires). dans cette dérive communautariste noire qui participe de créer les conditions des fractures sociales que fabriquent le terreau du communautarisme en général et spécialement celui de l’islam qui sert à certains de cheval de Troie. SOS racisme se trompe de combat ! Si on les laisse faire, ils commenceront par crier de façon frauduleuse ensemble contre la « République blanche » pour justifier des droits selon la religion ou la couleur sur le mode de la discrimination positive, puis lorsqu’ils resteront entre-eux, ils s’entretueront ! Heureusement, la France n’a rien à voir avec un passé de ségrégation et aucune République partisane, mais l’égalité comme liberté et esprit de fraternité sexes, couleurs, religions ou non, confondues.
Le médiateur de la République, Jean-Paul Delevoye, s’est déclaré opposé au principe d’une interdiction générale du port du voile intégral dans l’espace public. « J’aime la loi, j’aime pas l’interdiction générale », a-t-il déclaré mercredi sur RMC. Voilà ce qui pourrait passer pour une comédie ubuesque nous faisant rire aux éclat si la chose n’était si sérieuse, de voir un médiateur de la République nous expliquer qu’il aime la loi… mais à moitié ! Il n’y a pas de demie mesure ici si on veut endiguer le mal, il faut poser des limites à ce qui n’est plus acceptable et cela ne se fait pas sans une volonté claire, limpide comme seule peut l’être la loi, « nomos » en grec, qui veut aussi dire, la norme.
On nous explique pour tenter de réduire la portée de cette décision essentielle d’interdiction sans compromis, que la marge de manœuvre du gouvernement resterait, réduite. Le Conseil d’Etat a effectivement mis en garde contre une interdiction totale et générale du port du voile intégral dans l’espace public en France, affirmant qu’une telle mesure « ne pourrait trouver aucun fondement juridique incontestable ». Mais comme l’a exprimé le Premier ministre, François Fillon, il est « prêt à prendre des risques juridiques » pour défendre cette interdiction. L’enjeu en vaut non seulement la chandelle, comme cela a été dit, mais comme pour la loi d’interdiction de mars 2004 des signes ostentatoires à l’école dont le voile, il faut innover en matière juridique, pour faire face à de nouvelles attaques du communautarisme contre la République et ses valeurs, creuset de l’intégration et du respect de celui- qui croit au ciel quel que soit son dieu comme de celui qui n’en a aucun.
Xavier Bertrand, le secrétaire général de l’UMP a répondu à sa façon clairement à ces atermoiements du Conseil d’Etat et à ceux qui les relayent, en indiquant qu’une interdiction « claire, nette et lisible » du port du voile intégral dans tout l’espace public est « le meilleur choix ». « Il faut absolument une interdiction totale parce qu’on ne peut pas avoir deux poids deux mesures entre services publics et voie publique », a-t-il ajouté.

La gauche aux abois qui a tout oublié du combat républicain pour l’égalité entre les sexes

Considérant que le débat sur la burqa est un « marqueur du sarkozisme », Mme Aubry explique qu’il faut regarder ailleurs et revenir à l’essentiel… Comme si la laïcité bafouée, l’intégrisme prenant pied en France n’était que problèmes à la marge. Il faut dire que derrière ce débat en pointe un autre, celui sur la place de l’immigration dans notre pays. Ce débat montre que l’enjeu est aussi celui des limites explosives qu’elle a atteint dans la société française en regard du refus de s’intégrer qui marque de façon incontestable la population qui se réclame du voile et de la burqa, voire de la polygamie.
Il est vrai que le PS est aujourd’hui pour la régularisation de tous les sans-papiers, autant dire la libre installation des immigrés en France à l’aune du credo de l’Europe libérale et de la mondialisation où il est question d’établir un monde sans frontières, derrière de faux-idéaux de libération, pour donner à l’exploitation de l’homme par l’homme une échelle encore plus grande et spéculer sur le dos des peuples. D’ailleurs, on comprend cette réaction de Mme Aubry qui donne dans sa bonne ville de Lille l’exemple du soutien sans faille au communautarisme du voile et du niqab, ouvrant à des horaires spécifiques sa piscine municipale à celles qui les portent. Elle n’a effectivement rien à dire sur ce sujet…
Marie-George Buffet du PCF sur France-infos samedi dernier dit que « Cette loi est inutile », exprimant partager « complètement l’avis émis par le Conseil d’Etat ». « Une interdiction du voile intégral dans tout l’espace public risquait d’être censurée par le Conseil constitutionnel et condamnée par la Cour européenne des droits de l’Homme » Tient ? Elle défend la domination des institutions européennes sur les décisions libres de la France, voilà enfin du nouveau, elle se découvre une âme d’européenne !
Elle continuait en expliquant qu’« Il faut arrêter d’utiliser cette question de façon politicienne (…) on va voir se réjouir des gens qui vont pousser le feu de l’intégrisme, de la radicalité ». Tous les arguments pour ne rien faire sont là et plus, elle se permet même de donner des conseils « Le voile intégral, c’est l’enfermement de la femme (…) c’est la négation de sa liberté (…) Il faut que les mouvements féministes s’emparent de cette question, il faut qu’il y ait un dialogue »… Mais la pauvre devrait tendre un peu l’oreille et s’informer, on ne l’a pas attendu, y compris l’association Ni putes Ni soumises qui se réjouit de la loi après avoir fait campagne depuis belle lurette en dénonçant la burqa mais aussi en mettant en garde vis-à-vis d’un port du voile qui enferme de très jeunes filles dans un univers unilatéralement dominées par des hommes aux mentalités moyenâgeuses avec lesquels il n‘est pas question de dialogue mais de fermeté! C’est vrai aussi des femmes endoctrinées qui s’y soumettent selon « leur volonté »…
Décidemment, qu’elle fracture entre la réalité et le PCF aujourd’hui, totalement coupé du peuple et de ce qu’il subit et ne supporte plus ici avec raison, coupé des combats essentiels comme celui pour l’égalité hommes-femmes. Mais en invoquant le risque avec une loi de « pousser le feu de l’intégrisme, de la radicalité » qu’il faut justement stopper avant qu’il soit trop tard, n’est-ce pas laisser un boulevard à l’extrême-droite que de laisser se développer ce brûlot sans rien faire ? Mme Buffet a une réflexion à la hauteur du score du PCF qui ne risque pas de jouer son rôle de parti du peuple avec de tels dirigeants usés par le passé et incapable de courage politique lorsque des femmes sont détruites, écrasées, enterrées vivantes sous nos yeux derrière un linceul noir par fait d’islam ! Où est donc le féminisme de Mme Buffet ! Néant !

Les grands médias, miradors du libéralisme et de son allié le communautarisme

Dans les médias, on assiste à des débats surréalistes où de nombreux journalistes prennent de façon quasi systématiquement une position d’avocat de la burqa derrière des questions du type : « Mais cette loi sera-t-elle applicable ? », « Vous ne croyez pas que, dans le cas où le Conseil constitutionnel s’opposait à cette loi, ce ne serait pas un cadeau fait aux islamistes ? » « Que ferez-vous si de riches saoudiennes font leurs courses sur les champs Elysées en burqa ? » « Pourquoi faire une loi pour un phénomène marginale, puisqu’il ne concernerait que deux mille femmes ? »
Ils se donnent l’air de défendre une cause qui serait celle de la liberté contre l’Etat liberticide, alors qu’il est question ici d’une grande cause humaniste qui appelle à ce que se prononce le droit. Autrement dit, il s’agirait selon eux de ne rien faire et d’attendre sans doute qu’elles soient 20 000. Une attitude dans le prolongement de cette lâcheté bien pensante qui consiste surtout à faire prévaloir le chacun pour soi au nom de la reconnaissance d’un droit à la différence, de l’individualisme prévalant sur toute autre valeur en reflet de la mentalité dominante de cette élite journalistique qui roule pour le libéralisme. On retrouve ici une logique qui est celle de la mondialisation ultralibérale qui fait de la complicité entre communautarisme et argent-roi, son équation derrière l’adage populaire « diviser pour régner !».
En réalité, ils sont les miradors du libéralisme et de la mondialisation contre la nation, le peuple, toute idée de rêve commun aux exigences de l’intérêt général. C’est ce qu’ils montrent quand il traite avec mépris le peuple de France qui dit Non à l’Europe libérale accusé de nationalisme ou de ne rien y comprendre, où quand l’Etat prend ses responsabilités pour faire valoir le bien commun sur le communautarisme, accuser de s’en prendre aux droits et libertés individuels.
Ces journalistes qui sont là par la grâce d’une logique où l’intérêt privé doit être plus fort que tout vivent dans des endroits cossus où ils n’ont aucun idée de ce qu’ils traite au quotidien de la vie des gens du commun, de ceux qui subissent la radicalisation de l’islam et la multiplication de cette provocation insultante pour tous les être humains que constitue cette abjection qu’est la burqa et le comportement de prise de possession de certains quartiers par des musulmans qui en font le porte drapeau de leur religion. Chacun chez soi, circulez, il n’y a rien à voir, selon ces bons apôtres qui travaillent chaque jour à assurez le règne du veau d’or et des marchands du temple !

La conductrice en niqab, l’affaire dans l’affaire : la polygamie enfin pointée du doigt !

Une femme de 31 ans portant le niqab s’est vue infligée une amende de 22 euros, pour « circulation dans des conditions non aisées », après un contrôle routier à Nantes. A la suite de cette amende, on aurait découvert que cette femme appartiendrait à une famille polygame et que l’époux pourrait être concerné par une fraude aux prestations sociales. Ce dernier est menacé de se voir retiré sa nationalité française, obtenue par mariage avec une de ses femmes de nationalité française, par le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux, si les faits étaient confirmés.
La conductrice dit conduire ainsi depuis près de dix ans et parle de discrimination… ! Mais par-delà l’amende pour conduite non-aisée parfaitement justifié, car un voile ne laissant que dépasser les yeux peut évidemment bouger et gêner la conduite, comment peut-on accepter qu’un conducteur, quel qu’il soit, puisse conduire masqué ? En cas de délit de fuite après un accident, il ne serait pas possible d’affirmer qui était le conducteur du véhicule responsable en raison de l’incapacité à identifier celui-ci, ce qui constitue en soi un problème juridique qui justifie qu’aucune femme ou homme ne puisse conduire ainsi.
Le fait d’être reconnaissable est une garantie pour l’identification de l’auteur d’une infraction et la commettre avec un moyen de dissimulation est un facteur juridiquement aggravant. Aucune assurance ne devrait pouvoir assurer en France un véhicule conduit par une femme en niqab ou en burqa !
D’autre part, le fait qu’elle appartienne à une famille polygame est un délit qui lui, est bien repéré, et pratiquement jamais appliqué de façon scandaleuse. Les magistrats qui, lorsque dans des signalements d’enfants en danger liés à certaines de ces situations de polygamie en ont connaissance, si le signalement lui-même connait une suite rien n’est fait en revanche en ce qui concerne la situation de polygamie. Une pratique qui est pourtant interdite en France et passible d’une amende de 45000 euros et un an d’emprisonnement, jamais appliquée !
On peut être encore plus révolté de cet état de fait lorsqu’on connait la situation faite à ces femmes dans ces familles polygames. La violence entre les femmes y est une dure réalité quotidienne en regard de la jalousie des unes envers les autres mais aussi de la domination brutale que peut exercer par délégation de son époux la première femme la plus âgée sur les autres, surtout si une d’entre-elles cherche à sortir de cette situation. Des époux de familles polygames laissés sans être inquiétés qui pourtant régulièrement abusent des prestations sociales et de ces femmes elles-mêmes traitées comme du bétail, travaillant parfois au noir, dans des conditions de droits scandaleuses et dignes de l’esclavage auxquelles se prêtent certains employeurs ! D’autre part, ces femmes sont nombreuses lorsqu’elles quittent ces situations à révéler qu’elles ont été mariées de force, autrement dit qu’elles ont subi un mariage forcé ! C’est tout un système qui est ici mis en cause derrière ce qui passe pour un fait marginal, alors qu’on ne dispose d’aucun chiffre sur ces situations largement sous-estimés encore plus que la burqa et que pas un service social n’est sans avoir connaissance d’un ou plusieurs cas existant là où il rayonne. Quand un reportage sérieux sur cette réalité là !
D’une même voix Jean-Marc Ayrault, maire socialiste de Nantes, et Marie-George Buffet, interrogés sur la conductrice en niqab verbalisée et son époux accusé de polygamie risquant de lui faire perdre sa nationalité française, dénonce ce fait comme une nouvelle instrumentalisation politique contre l’islam. Cette dernière explique que : « Si la polygamie est avérée, une loi existe qui condamne la polygamie dans notre pays donc il faut que la justice passe », exhortant les ministres de l’Intérieur et de la Justice à faire appliquer les textes en vigueur. Elle se réveille maintenant alors que, dans combien de villes communistes ces situations existent et à propos desquelles en général il n’y a non seulement jamais eu aucune réaction des élus mais encore moins d’un PCF qui jamais n’a interpelé le gouvernement sur ce sujet. On ne peut pas être de plus mauvaise foi. Marie-George Buffet qui n’est pas à une contradiction prêt assure qu’elle ne serait « absolument pas » choquée si cette déchéance de nationalité venait à être décidée.
Il est évident que cette affaire dans l’affaire n’est pas le fruit du hasard mais la conséquence direct d’un climat de plus en plus insupportable créé par un islam qui tire la force de son influence sur notre société d’une radicalisation croissante et particulièrement inacceptable du point de vue du respect des droits humains tels que l’esprit de progrès les a définit dans la déclaration universelle des droits de l’homme.
Il est toujours difficile de prouver la polygamie dans la mesure où les mariages sont réalisés sur un plan traditionnel sans qu’une déclaration n’en soit faite à l’administration française et pour cause, ceux-ci vont contre la loi. Il faudrait une vraie volonté politique et judiciaire pour aller au bout d’une telle démarche qui devrait pouvoir aboutir.
Les associations musulmanes, UOIF et Conseil Français du Culte Musulman en tête entendues aujourd’hui sur le sujet n’ont rien d’autre à déclarer que de dénoncer une soi-disant stigmatisation de l’islam, lamentable !
Le choix d’une loi d’interdiction générale est comme le départ d’une nouvelle époque où enfin on ne va pas laisser les choses continuer ainsi à se développer, mais au contraire, intervenir sur tous les plans pour y mettre obstacle. Il y a aujourd’hui un nouvel esprit de résistance qui s’instaure et que l’amende à cette conductrice symbolise à merveille, en levant l’ombre sur un phénomène qu’il faut stopper par tous les moyens que donne la loi.
L’interdiction du niqab on le voit à travers cet exemple permettra peut-être enfin de voir appliquer indirectement l’interdiction de la polygamie car ce sont souvent ces femmes en burqa qui sont l’objet de cette pratique infamante pour elles, qui les transforme en pur objet de possession par une religion qui montre une fois de plus ici son archaïsme si elle appliquée dans le respect de ses règles. Qu’elles en aient conscience ou non, cette loi les protégera, c’est un choix de société qui ne souffre aucun compromis !

La menace venue de l’islam : Jean-François Copé sous protection policière

Jean-François Copé qui a été un acteur clé de ce débat en faveur de l’interdiction générale s’est félicité de l’annonce du gouvernement, rappelant « qu’à un moment, on avait pourtant tout l’orchestre contre nous ! », se trouve aujourd’hui sous protection judiciaire après avoir reçu des menaces, selon le journal le Parisien daté de vendredi dernier.
« C’est plus ou moins lié à la burqa » a estimé un membre de son entourage, sans préciser quel type de menaces il avait reçues, citant seulement des menaces par « lettre ou téléphone ». Ces derniers mois, Jean-François Copé est largement intervenu dans les médias en faveur de la loi interdisant le port de la burqa sur l’ensemble du territoire français. « Il est clair que Copé a été en première ligne dans le débat, y compris à la télévision. Ce type de menace n’est malheureusement pas très étonnant, mais nous prenons tout de même les choses au sérieux », a expliqué une source gouvernementale au Parisien.
Désormais un officier de sécurité, le suit en permanence. Depuis janvier, cette sécurité s’applique à tous ses déplacements entre l’Assemblée nationale, son domicile ou la mairie de Meaux. La seule religion d’où vienne en France un tel danger c’est bien évidemment l’islam, cette religion qui se radicalise et vis-à-vis de quoi, aucune organisation se disant représenter l’islam ne dénonce, favorisant par cette attitude la mise en danger des personnes qui critiquent la dérive de plus en plus inquiétante de cette religion à travers la multiplication de la burqa mais aussi du voile qui communautarise de plus en plus la population qui s’en réfère.

Une loi anti-burqa pour remettre en cause la radicalisation continue de l’islam contre la République

Cette protection rendue nécessaire à la sécurité d’un élu de la République parle d’elle-même pour motiver encore plus une loi qui enfin pose des limites dans la société au développement d’un islam radical, dangereux pour nos libertés. S’il n’était pas mis en cause par la loi, il continuerait de servir d’exemple à des croyants qui s’isolent gravement de la République et de la France qui est le pays du territoire sur lequel ils ont décidé de vivre et dont ils doivent épouser les lois pour mieux vivre paisiblement leur croyance dans le respect de tous par le choix de l’intégration.
Guylain Chevrier
historien




Reportage d'Harry Roselmack : la France en procès, au lieu des salafistes !

Sur TF1, mardi 13 avril, était diffusé un nouveau numéro de l’émission-révélation du journaliste « Harry Roselmack » intitulé « en immersion chez les salafistes ».
La diffusion de celle-ci était précédée d’une polémique. Dans la presse on avait accusé le journaliste de bidonnage lorsque le 27 novembre aux abattoirs de Saint-Louis à Marseille où les musulmans viennent y faire égorger le mouton pour l’Aïd, Harry Roselmack accompagné de Djamel, un jeune musulman salafiste avait participé à la tentative d’en faire sortir un vivant, le but de la manœuvre était de filmer des musulmans sacrifiant le mouton hors des sites agréés par la préfecture. Une pratique strictement interdite, notamment pour des raisons sanitaires.
Mais lors de cette opération le journaliste s’est retrouvé confronté à des élus marseillais, dont Samia Ghali, maire PS du secteur et Martine Vassal, adjointe UMP, qui n’ont pas vraiment apprécié le jeu auquel s’est prêté Harry Roselmack. Trois jours plus tard, le journaliste tentait de s’en expliquer. « Le propos de ma nouvelle émission est de montrer la réalité de la France d’aujourd’hui, en évitant la stigmatisation et les a priori, affirmait-il alors à La Provence. Nous avons filmé, avec son accord, quelqu’un qui a des convictions, sans le juger. Mais il n’y a pas eu de tentative de fuite, je n’ai pas essayé de sortir un mouton en douce. »
Pour autant, Harry Roselmack s’est attiré les foudres de l’opinion publique. Le mois suivant, toujours dans le cadre de son émission, le journaliste devait quitter le quartier de la Porte d’Aix sous les insultes de badauds et de responsables d’associations alors qu’il suivait un salafiste. Omar Djellil, de l’association Présence citoyenne dénonçait alors « les ravages d’un tel reportage (…) qui veut donner l’impression que Marseille est devenue le fief du salafisme et que nous ne sommes plus que des territoires perdus de la République. »
A la décharge d’Harry Roselmack, c’est bien la réalité marseillaise qui est montrée derrière ce reportage et fait sauter en l’air politiques et responsables associatifs qui refusent toujours de voir le vrai, alors qu’il suffit de se promener dans les rue de la ville phocéenne pour se rendre compte du poids de la religion entre voile et niqab. Le problème est que, dans le reportage lui-même, au lieu de dénoncer les dangers qui se profilent derrière des faits, on montre des choses sous le signe d’une banalisation qui fait l’effet inverse face à une religion et un radicalisme, un fondamentalisme qui met véritablement en péril nos valeurs les plus chères mais aussi nos libertés élémentaires.
L’émission se voulait à la hauteur des interrogations que suscite l’islam pratiquant aujourd’hui et particulièrement celui dont le niqab est le symbole ou encore la djellaba qui font symptôme dans la société française en se multipliant au cœur de certains quartiers populaires à fort taux de présence immigrée.
Le journaliste commençait par mettre l’eau à la bouche du téléspectateur sur une entrée en matière laissant envisager une démarche d’investigation avec des révélations, une prise de risque, un scoop… en réalité rien de tout ça, une immersion en forme de noyade…du poisson !
Décor, Marseille, avec pour guide un jeune salafiste Djamel, servant de guide à Roselmack. C’est un jeune garçon d’une vingtaine d’année en djellaba qui présente bien, le regard illuminé par la foi… Un piège à crédulité avec lequel l’identification des jeunes issus de l’immigration maghrébine peut se faire sans forcer.

Un fondamentalisme présenté sous les traits de la droiture de la foi…

Le jeune salafiste à la question de savoir s’il est véritablement sûr que la pratique rigoureuse de sa religion lui apporte le paradis répond qu’il n’y a pas de place au doute. Il prend l’exemple de la pluie qui n’est pas du « mauvais temps » car c’est dieu qui l’a voulu alors, au contraire, c’est un bon jour pour lui. Il fait régulièrement référence à ce qu’il appelle « les savants » de l’islam, rien à voir avec des savants évidemment car il s’agit de théologiens qui n’ont rien de scientifique mais ici le mot donne du crédit au dogme religieux et une valeur « irréfutable » à son propos. Un discours infantile mais qui sans contradiction passe pour une sorte de vertu, de respect de soi, de droiture et de beauté d’âme alors que cette vision conduit tout droit à l’élimination de tout ce qui n’est pas pur selon l’islam, au totalitarisme que sous-tend le dogme religieux pris au pied de la lettre, ce qui marque précisément le salafisme.
La liberté de croire serait atteinte aujourd’hui, selon ce brave garçon, car en interdisant la burqa (le niqab) on voudrait éloigner le musulman de sa religion. Les médias ne feraient que dénigrer l’islam, ne permettant pas aux gens de savoir ce que c’est, Roselmack n’étant pas concerné, trop content de passer pour celui qui par son reportage en donnant la parole aux salafistes y remédie, en sauveur ici de la liberté d’expression… On sait comment ceux qui voient la religion au-dessus des droits de l’homme et de la République font usage de la démocratie et de la liberté d’expression, pour les piétiner et les remplacer par leurs lois divines. A aucun moment le journaliste ne prendra la moindre précaution de lecture des dires de ce jeune homme, dont la parole est respectée par lui comme celle du prophète par son guide.
Le refus de la modernisation de la religion et la victimisation pour stratégie le justifiant
L’imam de référence du jeune garçon est filmé en train de faire son prêche dans sa mosquée, sur un ton agressif, scandé, sur le thème de la place de la religion qui doit être acceptée par la société française, sur un mode adapté à la présence d’un média, faisait passer cette scène sur le compte d’une victimisation justifiant que s’exprime de la colère et renversant ainsi le sens d’un discours qui au contraire invite à la division et à la séparation entre les croyants et le France. Ce que ne relèvera nullement Roselmack.
Le salafiste exprime à la suite que, en essayant de moderniser la religion on a effacé la religion. Que la religion ne fait pas de concession, « elle est complète, on ne peut pas y toucher ». Il s’agit pour les salafistes de pratiquer la religion soi-disant comme elle l’était au VIIe siècle, à l’origine. En dehors de ce qu’il y d’anachronisme historique à croire pouvoir atteindre cela, il y a une forme de démence derrière cette ambition à vouloir ramener les débuts du moyen-âge au XXI e siècle pour y étouffer tout ce qui depuis a fait les progrès de l’homme !

Le sacrifice du mouton, l’occasion encore d’attaquer la République

Le passage suivant est consacré, en pleine fête de l’Aïd el Kebir, à une visite de l’un des abattoirs dédiés à la pratique musulmane de l’abattage du mouton, à défaut de pouvoir l’égorger soi-même comme le voudrait la tradition. On nous dit au passage que le nombre d’abattoir s’accroît chaque année. Ce sont des vétérinaires de la préfecture qui sont à la manœuvre.
Il n’y a aucun contenu à cette scène qui est d’un empirisme journalistique désespérant, à défaut de la tentative réussie avec la complicité d’un abattoir à ce que le jeune salafiste qui est suivi, sorte de là avec son mouton pour l’abattre chez un particulier, parce qu’il veut avoir le plaisir de le sacrifier lui-même en dehors des règles d’hygiène pourtant censées être extrêmement strictes. C’est finalement un autre jeune qui est souvent à ses côtés qui égorge le mouton, devant d’autres enfants réunis devant ce fameux spectacle. C’est l’imam qui préside à cette séance en indiquant comment trancher l‘artère de la bête. Le jeune s’exécute et c’est la fête, les mains pleines de sang, il a réussi son rite de passage, celui de tuer la bête.
Au passage, Roselmack dans un de ces abattoirs, trouvera un musulman qui, montrant le sol où se trouve un peu de boue car il vient de pleuvoir, en conclura qu’on ne respecte pas les musulmans, que la France les met dans « la merde ». Des abattoirs pourtant pour lesquels sont mis à disposition les moyens publics, sur les deniers des citoyens, vis-à-vis desquels il est toujours demandé plus par les imams chaque année à l’Administration. Quoi qu’il en soit, à la fête de l’huma quand il pleut, on ne s’en prend pas à la République !

Un glissement vers l’intégrisme qui passe par imposer la religion sur toutes autres règles

Ces salafistes nous disent que manger halal c’est pareil que ne pas devoir manger de porc. L’air de rien ici, c’est soudain par cette assimilation l’exemple même mis au jour du glissement qui s’opère chez les musulmans qui reviennent à la religion à travers ce mouvement de revoilement auquel on assiste allié à une lecture littérale du coran. C’est par cette méthode que la religion revient à se présenter comme devant être intégralement respectée, sans aucune considération des lois du pays où elle se pratique. Le salafisme est la tête de pont de ce qui pousse par cette radicalisation progressivement au communautarisme et à la multiplication des revendications d’accommodements dits raisonnables qui détruisent chaque jour notre vivre ensemble et la notion même de contrat social.
Le jeune salafiste exprime que, lorsque c’est l’heure de la prière, le croyant doit pouvoir la faire n’importe où, montrant à l’image en quelque sorte sa piété, parlant de la difficulté à vivre sa foi en regard du monde du travail où ce n’est pas facile parce que peu accepté, encore heureux ! Encore là, le journaliste au lieu de laisser les choses se présenter sous une mise en scène légitimée par la qualité de la foi, aurait pu faire le lien avec la justification ici d’un prosélytisme qui procède de la confiscation de la rue tel qu’on le voit dans certaines rues de quelques grandes villes de France comme Paris, rue Myrra, y imposant des prières collectives, ne respectant rien de la société dans laquelle ces pratiquants vivent.

La liberté de croire et de la libre soumission à l’islam comme justification de la fin de tout droit pour les femmes

On est transporté chez l’imam qui reçoit le journaliste avec sa femme en niqab. A la question du journaliste de savoir s’il a le code civil l’imam dit « mon code civil il est là » en désignant des bibliothèques entières de livres religieux couleur coran. Effectivement, il pourra exprimer que les lois de la religion sont supérieures aux lois de la République et qu’il se considère d’abord et avant tout comme musulman alors qu’il a la nationalité française. Mais ceci dans un contexte d’échanges feutrés, sur un mode sympathique, sourires aux lèvres, évacuant les conflits majeures entre islam et société française que ces explications soulèvent. Roselmack est en bonne compagnie avec des gens gentils qui paraissent ne pas pouvoir faire de mal à une mouche, tout au plus des illuminés sans danger.
La femme de l’imam explique qu’elle travaillait avant de rencontrer son mari et avait des responsabilités dans son travail. C’est lui poursuit-elle qui lui a appris à lire le coran et puis, elle a choisi de porter le niqab. Le journaliste pose la question de savoir s’il y a une répartition des tâches dans le foyer, et bien sur l’imam partage toutes les tâches selon ses dires et ceux de son épouse, il n’y a aucun machisme ici lié à cette religion, une véritable gageure qui sera prise pour argent comptant. Aucun recoupement ne sera fait en regard d’autres témoignages, laissant sans contradiction cette véritable propagande !
La femme aura beaucoup de mal à s’exprimer, car l’imam ne la laisse quasiment pas le faire. A propos de la polygamie l’imam pourra dire que c’est la tradition et que cela lui conviendrait mais sa femme semblera à ce moment ne pas complètement adhérer.
La femme pourra dire qu’elle n’imagine pas leurs enfants (filles) sans le voile, précisant encore qu’ils iront à l’école musulmane, reproduisant ainsi sa propre soumission comme d’autres femmes qui excisées pratiquent à leur tour l’excision. L’imam lâchera une larme sur le thème qu’en France c’est difficile pour lui de vivre sa religion, qu’il subit.
L’épouse de l’imam pourra dire pour justifier sa position de femme soumise que, « si je suis invitée par une amie il ne me dit pas non »… Evidement à condition de respecter la non-mixité, le non mélange avec des Français non musulmans, voire d’être accompagner par un homme de la famille comme c’est l’obligation chez les salafistes… Enfin, elle peut faire ce qu’elle veut à condition de respecter tous les interdits qui s’appliquent aux femmes par cette religion sectaire et les maintient recluses de façon impénétrable, coupé de tout lien social ordinaire, comme le reflète la burqa et le niqab. Ce qui est encore banalisé par le journaliste laissant passer cela sans autre réaction que de préciser en « off » qu’il n’aime pas la burqa, se dédouanant ainsi sans prendre le moindre risque.

Interdire la burqa et le niqab, un choix de société en faveur de l’émancipation de la femme musulmane

La soumission consensuelle qui est montrée ici par cette femme qui dit que c’est son choix de porter le niqab, nous fait oublier les siècles de lutte en France contre des traditions patriarcales où parfois les femmes chez nous aussi ont connu une soumission acceptée dont il leur a fallu s’émanciper comme d’un conditionnement. Il a fallu pour cela une évolution des mœurs et des représentations collectives de notre société où les femmes de France ont aussi su peser en s’organisant pour les promouvoir. Les hommes aussi ont eu à s’affranchir d’une pulsion de domination qui visait particulièrement les femmes pour découvrir une autre forme de désir relative à la reconnaissance de l’égalité de l’autre se donnant véritablement librement, car dégagé du poids de la tradition, où l’amour ne peut avoir de sens que comme le fait d’une liberté partagée entre deux être émancipés.
Une séquence nous montre la femme en burqa avec une autre en hijab à la mosquée isolées dans un box réservé et dissocié de l’espace de prière des hommes. Elles devront attendre que tous les hommes soient sortis de la mosquée pour qu’elles puissent traverser le passage emprunté par eux et sortir elles-mêmes. Le fait d’être en burqa ne suffit pas encore, la femme doit disparaitre totalement comme possession absolue de son époux, vivre cachée et mise à part comme dans le pire des apartheids. Qu’elle soit acceptée ou non cette condition est à considérer comme un racisme dégradant la femme.

La burqa, symptôme d’un mécanisme mental de domination masculine qui détruit la femme

Plusieurs femmes dans une librairie islamique dont une en niqab disent que c’est un vêtement « intellectuel », « psychologique », expliquant que ce qui est important ce n’est pas ce que l’on voit mais ce qu’il y a à l’intérieur… la pureté, la vertu…, qui en réalité ne sont rien d’autres que des attributs de la soumission encore une fois à une orthodoxie religieuse qui n’a rien d’enviable et a pour principe d’étouffer en l’individu toute révolte contre la tradition, toute aspiration à la liberté.
On suivra sur cette caractérisation psychologique de ce vêtement ces femmes, car il s’agit effectivement d’une emprise de la religion qui a à voir avec le sectarisme derrière cette fascination de la soumission que ce vêtement symbolise. Une soumission qui est l’essence de l’islam à travers une démarche religieuse qui englobe tout jusqu’à la définition du régime politique fondé sur cette domination absolu du religieux, en regard de quoi le port du voile n’est qu’une étape.
Une démarche psychologique dont Freud à bien analysé le fonctionnement, qui peut séduire des individus fragiles ou immatures, particulièrement des jeunes adolescents en recherche de repères, ceux dont l’ignorance ou la colère les conduit à se tromper de cause, qui croient y voir un système cohérent et stable dans une société et un monde en pleine crise de valeurs, de projet commun, où la liberté est bien plus difficile à assumer car incertaine et risquée que la religion avec ses certitudes, ses comportements codifiés, ses interdits et sa sacralité, son orthodoxie.
L’islam comme religion de la totalité en proposant ce confort de retirer toute question devant la vie puisqu’elle répond à toute à travers son idée de dieu, prive aussi l’homme de ce que ses facultés lui offrent de meilleurs comme possibles pour dépasser les contradictions qu’ils rencontre sur le chemin de son expérience en allant de l’avant.
Ces femmes endoctrinées qui se soumettent à la burqa de leur propre volonté n’existent qu’à travers le fantasme des hommes auxquels elles se soumettent qui peut amener à une certaine forme de jouissance comme le sadomasochisme ou le rapport du maître paternaliste et de l’esclave, mais qui est une régression de l’histoire, une régression de la personne humaine que l’islam initie et qui devrait être dénoncée sans la moindre concession.
Le fait que ces femmes puissent parfois vouloir tomber à l’abaissement de cette soumission attire notre attention sur une raison particulièrement importante d’interdire la burqa : le fait qu’il soit dans la nature de la loi de protéger les individus non seulement contre le danger d’être victime du désir de soumettre d’un autre mais aussi contre leurs propres faiblesses à le vouloir, contre le risque qu’ils cèdent par la vulnérabilité que crée la croyance à se mettre en rupture avec la société en se laissant dégrader et perdre leur dignité mettant en cause le respect des autres ou d’eux-mêmes, pour que personne ne puisse être mené à s’aliéner à ce point de non-retour de sa propre liberté que la burqa représente.

Salafisme et société française sont parfaitement compatibles pour Roselmack si celle-ci sait faire preuve de tolérance

Roselmack ne nous aura rien épargné, il nous trouve évidemment le salafiste de service qui l’est devenu soi-disant à cause des critiques envers l’islam. « Malgré qu’on fasse des efforts on n’arrive pas à être accepté… » nous dit un ancien animateur. Ce serait les méchants Français, racistes postcoloniaux, qui justifieraient l’extrémisme religieux de l’islam, sa radicalisation… Sauf que ces méchants ne sont porteurs que de la défense des libertés publiques, les droits individuels inaliénables, de la démocratie que veulent faire disparaitre précisément les salafistes, qui prennent prétexte des critiques légitimes envers un islam liberticide pour se présenter en victimes alors qu’ils sont porteurs du projet d’un régime à domination religieuse fasciste. !
On a droit tout de même à un clin d’œil humoristique du journaliste… mais bien malgré lui, où on hésite d’ailleurs entre rire et effroi ! L’ancien animateur explique qu’il ne peut plus aller habiller comme ça (il est en djellaba avec barbe etc.) accompagner des colonies en… Corse ! Voir les filles en maillots de bain ce n’est plus possible pour lui, du fait du respect qu’il a pour les femmes qui ne sont pas perverses… Autrement dit, celles qui sont à respecter sont celles qui sont en burqa les autres n’en parlons même pas. C’est ça le respect de la femme pour ces gens, quant elles leurs sont soumises et qu’elles s’enterrent sous la possession de leur maître, les autres qui se décrètent libres ne sont que perversion et ennemies de la religion. On se croirait revenu en l’an mille, pardon, c’est encore un peu avant que pour eux le temps s’est arrêté !
Le journaliste nous emmènera encore dans une famille dont le fils s’est converti à l’islam, sur le thème de savoir si la cohabitation est possible entre salafisme et société française. Evidemment la famille en question adore son fils et est passée par-dessus son choix qu’elle dit respecter, car pendant ce temps il ne se drogue pas et ne fait pas de bêtise, c’est un petit gars bien.
Une belle manipulation, car il n’aurait pas été bien difficile de trouver l’inverse à la condition d’avoir eu la volonté de sortir du schéma proposé par l’imam et son fidèle guide qui organise la visite touristique de Roselmack dans cet univers pittoresque… Mais surtout, un tel exemple ne saurait servir de métaphore à cette question posée sur la cohabitation entre salafisme et société française, l’exemple d’une famille ne faisant pas loi en regard d’une République qui a la responsabilité du vivre ensemble et pour laquelle la liberté ne saurait se réduire à ce que chacun fasse ce qui lui plaît. Là, Roselmack choisit en quelque sorte son camp en prenant parti, l’air de ne pas y toucher, en lieu et place de la dénonciation de ce qui s’apparente à une secte dont il justifie au moins, qu’on la tolère, derrière ce bidonnage.

L’antisémitisme, ce pilier de l’islam radical ne sera jamais évoqué dans le reportage : une faute impardonnable !

De passage chez le jeune salafiste qui sert de guide à Roselmack, on voit furtivement la famille regarder une cassette de prêche en arabe, sans commentaires autres que contemplatifs. Pourtant c’est un des thèmes les plus importants qui est ici évité, celui de la djihad à laquelle appelle ces prêches, ce genre de discours contre l’Occident qui justifie le terrorisme et est centré sur un antisémitisme notoire que ne connait pas notre journaliste visiblement mal informé… Pourquoi à aucun moment l’antisémitisme qui est une des clés de voûte, sinon la plus centrale, du message salafiste, n’est-il pas évoqué ? On est troublé par cette question qui interroge les intentions du journaliste.
Là il n’est plus question d’un simple problème de qualité du travail d’investigation, mais d’une complicité par omission avec ces salafistes d’une extrême gravité. Car c’est caché un point fondamental de ce qui caractérise ces « intégristes » ! « Intégristes », un terme qui ne sera jamais d’ailleurs utilisé pour désigner les salafistes dans l’émission pourtant particulièrement approprié, bien plus que le terme « fondamentaliste » qui les préserve bien trop en les faisant passer pour de doux croyants seulement en recherche de la probité et de la pureté de leur foi, comme un bel exemple d’intégrité..
Il pourra même laisser dire sans broncher qu’on assimile injustement salafisme et islamisme car les salafistes condamneraient le terrorisme. L’imam aurait même empêché certains jeunes de plonger dans le terrorisme, sauvés de l’enrôlement par Al-Qaida, avec un témoignage flouté pour nous le faire croire dont rien ne sera vérifié évidemment. Il faut croire encore une fois en suivant la démarche du journaliste ces gens sur leur bonne mine ou leur foi ! Une honte pour tout journaliste digne de ce nom que d’accepter de telles balivernes prises pour argent comptant sans en vérifier la source qui peut évidemment toujours être polluée. Un principe déontologique élémentaire du journalisme qu’ignore Roselmack et le rend complice de la diffusion de contrevérités qui amènent à se voiler la face, quand ce n’est l’omission qui prévaut à ne pas dévoiler l’antisémitisme viscéral et la haine d’Israël (qu’ils rêvent de rayer de la carte) de ces gens-là !

On renvoie dos-à-dos le salafisme et la République sur le thème de la tolérance

Le reportage se termine sur la question de savoir si ce genre de jeune salafiste pourra sortir de sa religion pour aller vers la société et si la société française, la République saura faire un pas de tolérance vers cette façon de vivre l’islam… Une manière totalement travestie de poser le problème renvoyant dos-à-dos salafisme et République pour encore une fois jouer dans le sens de la victimisation, alors qu’en réalité, il ne saurait il y avoir de tolérance avec une conception de la religion qui conduit à la négation des valeurs communes, de la démocratie et des libertés, qui ont fait l’émancipation de notre société de combien d’archaïsmes dont ceux de la tradition et de la religion précisément !
Notre République laïque, sociale, démocratique et indivisible, a su combien de fois dépasser ses contradictions pour intégrer des millions d’étrangers au cours de son histoire parce que faisant respecter le principe d’égalité des droits jusqu’à l’acquisition de la nationalité par le droit du sol, parce que portant la citoyenneté, le bien commun au-dessus des différences, de la religion. C’est ici qu’il est question de ne rien céder de notre laïcité française.
Il n’y a à travers le salafisme qu’une volonté, imposer en France une façon moyenâgeuse de vivre en société qui transfert de pays musulmans retardataires qui entendent détruire, en finançant l’action de ce genre de mouvement fondamentaliste et intégriste, les bases d’un progrès que nous avons accompli et qui passe à leurs yeux comme le début de leur fin.

Un journalisme superficiel qui banalise une secte qui met en péril nos libertés

On pourrait dire qu’Harry Roselmack a tenté de parler de ce qu’on nous cache et de ce côté, on lui donnera quitus. Mais l’absence de sens critique laisse le message passer sans la moindre ombre au tableau sous les traits d’un sympathique garçon intégriste dont l’engagement religieux est inscrit dans une lecture littérale et à la lettre du coran, qui honnit, sans avoir eu à le dire car la question ne lui aura pas été posée, les homosexuels, considère les femmes comme des êtres juridiquement inférieurs qui doivent se soumettre à des règles qui les infériorisent et les font objets de possession de l’autre sexe qui décide tout pour elle, les met en retrait du monde et leur promet la lapidation en cas de viol pour adultère car c’est la femme qui est toujours responsable de ce qu’elle induit comme désir chez l’homme tel un démon de tentation et c’est pour cela qu’on la cache par prévention ou qu’on peut la battre, comme la sourate 4 dans le coran y invite le croyant contre tout risque de désobéissance, prévoit la mort pour ceux qui osent vouloir embrasser une autre religion ou ne pas en avoir, qui veut que sa religion soit l’unique gouvernement des choses en faisant table rase de la démocratie et des droits de l’homme.
TF1 n’a pas brillé en donnant à son journaliste fétiche cet espace médiatique où rien des règles élémentaires du journalise d’investigation n’est respecté, le principal étant semble-t-il qu’il soit dans la lumière. Un journalisme superficiel qui confond information-spectacle et mission d’information.
En n’alertant pas à travers une investigation à la hauteur des enjeux engagés ici celles et ceux qui risquent de rencontrer à un moment ou à un autre ces salafistes, Roselmack est passé à côté de son rôle, qui aurait été de dénoncer l’atteinte qu’ils portent à la dignité humaine. En procédant ainsi, au lieu de prévenir des risques encourus de futures victimes potentielles du salafisme, qui ne fait que prolonger un islam qui se radicalise, il les laisse sans défenses, vulnérables face à ce danger, mais aussi la France de façon plus générale que pénètre cette religion agressive en exposant à un péril mortel notre société de femmes et d’hommes libres.
Guylain Chevrier




Loi burqa : Tolérance zéro pour l'islam liberticide et communautariste

Le Président de la République a décidé de proposer l’interdiction de la burqa non seulement dans les services publics tel que cela avait été préconisé par la mission parlementaire sur le voile intégral dite mission Gerin, mais partout! Beaucoup de militants laïques l’attendaient et l’espéraient, dans le prolongement de la pétition en faveur de cette interdiction que nous avons été les premiers à demander à Riposte Laïque. Il est passé outre l’avis du Conseil d’Etat qui s’est déclaré défavorable à une loi d’interdiction. Il était temps d’envoyer un message aussi clair que possible par cette décision en direction d’un fondamentalisme qui à travers la burqa favorisait un islam de rejet et de haine.
Malheureusement, la présentation qui en est faite est immédiatement apparue en dessous des attentes, les représentants du gouvernement présentant cette décision du Chef de l’Etat sous un discours insistant sur le caractère non religieux du port de la burqa mais relevant d’une tradition qui serait étrangère à l’islam. On veut ainsi éluder l’affrontement idéologique et politique avec un islam agressif et conquérant dont la burqa n’est que la partie émergée de l’iceberg, qui ne cesse de s’attaquer aux principes fondamentaux de modernité et de progrès de la société française.

Les pratiquants de l’islam dénoncent évidemment une nouvelle attaque contre la liberté religieuse

Une musulmane pratiquante sur France–infos qui dit porter le hijab explique que l’islam serait ici encore une fois attaqué : « après l’interdiction du voile à l’école, les minarets en Suisse, les « Quick halal » ça continue… l’islam est attaqué. Les femmes avec l’interdiction de la burqa ne pourront plus sortir de chez elles… » Précisément, elles ne doivent plus avoir le droit sur le territoire des Droits de l’homme et de l’égalité homme-femme qui n’existe pas dans aucun pays musulmans, de se promener sans être inquiétées, car laisser faire cela c’est accepter une pratique religieuse qui aliène de façon publique la femme en la dégradant.
Qu’elle le souhaite ou non est secondaire car le fait est bien là. Les musulmanes endoctrinées qui portent la burqa doivent être mise au pas de la même façon que leurs intégristes de maris en djellaba !
Oui, la société française réagit de plus en plus face à l’affirmation d’un islam pratiquant qui lui pose des problèmes croissants qui sont le fait d’une religion qui entend imposer sa façon de voir en la mettant au-dessus des valeurs et des lois de la République. Elle remet en cause à coups de revendications communautaires notre vivre ensemble, les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, en poussant à une séparation de la population ayant pour origine des pays musulmans au nom du respect de la tradition et de la croyance. L’islam se manifeste aujourd’hui publiquement par un mouvement de revoilement, d’extension de la burqa à l’appui d’un retour à la tradition par une lecture littérale du coran contraire à tous les idéaux de progrès !
L’islam officiel de l’UOIF et du Conseil Français du Culte Musulman sont des complices actifs de ces faits qui ne représentent aucunement des interlocuteurs viables pour la République, à moins de vouloir laisser entrer le loup dans la bergerie. La burqa n’est que le reflet de la montée d’un fondamentalisme identitaire contraire à l’esprit du progrès qui a façonné la France où l’émancipation de la femme a joué un rôle formidable d’avancer de l’émancipation de l’ensemble de la société que cette religion rejette par son archaïsme, port du voile inclus.

Burqa et hijab même combat !

La burqa est le vecteur par lequel aujourd’hui, après l’échec du voile à l’école, on entend faire progresser un islam du passé tourné vers des pratiques moyenâgeuses qui relèvent d’une soumission totale de l’individu au sacré. Interdire la burqa, c’est ainsi mettre en garde le voile, symptôme d’une religion qui divise et n’accepte pas les règles communes, ne respecte pas le pays qui a accueilli ceux qui s’en revendiquent !

Pour Dounia Bouznar, sociologue, interrogée sur l’interdiction de la burqa, il ne faut pas que ce problème stigmatise l’islam. Comme si ce phénomène n’auto-stigmatisait pas cette religion, ne provenait pas d’elle, dans le droit fil du gouvernement qui dit à travers la voix du Premier ministre qu’il faudrait ici absolument éviter les confusions qui risquerait de conduire à s’en prendre à l’islam.
En réalité, ce sont les mêmes passages du coran qui servent la justification de la prescription religieuse du voile et de la burqa : Deux versets coraniques évoquent de manière relativement explicite l’exigence religieuse du voile mais sans s’attarder sur sa forme exacte : «Ô Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles : elles en seront plus vite reconnues et éviteront d’être offensées. Dieu est Pardonneur et Miséricordieux.» (sourate 33, verset 59) ; et «Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu’elles rabattent leur voile sur leurs poitrines; et qu’elles ne montrent leurs atours qu’à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu’elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes..» (sourate 24, verset 31) Ne pas vouloir le voir, c’est véritablement se faire aveugle !
Mais quelle organisation représentant les musulmans a condamné la burqa ? Aucune ! Montrant par-là combien la burqa est solidaire de cette religion. Comme quoi les musulmans pratiquants se reconnaissent de plus en plus dans une radicalisation qui correspond fondamentalement à la logique de cette religion conquérante, tournée contre les libertés dont celles des femmes, le hijab n’étant qu’une étape vers une généralisation de la burqa. Si le voile ne s’était pas répandu en France il n’y aurait jamais eu de burqa. Le voile est porteur de la même logique de séparation, d’auto-stigmatisation, qui vise par cette visibilité communautaire à peser sur le vivre ensemble et sur les décisions politiques, les choix des citoyens Français qui ne le supportent plus de façon majoritaire et légitime.
Le salafisme qui préconise le port de la burqa et est fortement installé au cœur de nombreux quartiers est une des grandes tendances fondamentalistes qui influence l’islam dans le monde et s’implante dans les pays occidentaux à coups du financement occulte des pays musulmans par pétrodollars interposés. Combien de mosquées et d’imams y appointent, faisant des prêches anti-France ! Soixante-dix pour cent d’entre-eux ne parlent pas le français tel une cinquième colonne montrant un danger venu de l’étranger qui n’a rien ici d’un fantasme mais est organisée et planifiée. Des mosquées qui sont des lieux politiques autant que religieux qui militent pour que, port du voile puis burqa ainsi que djellaba deviennent systématiques chez les musulmans pour marquer leur volonté de fracture avec la France et ses principes fondamentaux, sa modernité.
Comment prétendre que la burqa ne serait pas à caractère religieux, comme on veut le faire croire à propos du hijab, alors que ceux-ci sont des attributs marquants de l’islam dans la plupart des pays musulmans ? C’est vouloir se cacher derrière son petit doigt en faisant courir par cette reculade un péril mortel à tout ce qui a de la valeur pour les citoyens que nous sommes à ne pas nous mettre en alerte en regard du danger qui provient de ce phénomène politico-religieux.

Burqa, rejet de l’intégration et délinquance dans les banlieues

Mais le port du voile et de la burqa vont bien plus loin que la question religieuse. Cette pratique stigmatisante de l’islam rejetant l’intégration donne un exemple aux jeunes issus de l’immigration venue de pays musulmans qui va dans le sens, qu’ils soient croyants ou non d’ailleurs, d’un rejet pur et simple de la France, le pays où ils vivent et qui les a accueillis, comme les violences contre les transports publics que l’on connait en ce moment même dans certaines de nos banlieues le montrent. Pour trop de jeune issus de l’immigration être délinquant, c’est légitime en regard d‘une France qu’ils piétinent accusée d’une discrimination qui n’a pour fondement que ses résistances à se laisser dominer par cette religion conquérante et liberticide.
Au lieu de s’attaquer à la France, ils devraient plutôt s’emparer de l’exemple qu’elle montre par son histoire de conquête de libertés nouvelles par l’action collective visant le bien commun en dehors de l’influence de la religion, y compris parfois contre elle et ses complicités avec des pouvoirs corrompus et arbitraires. L’enjeu de l’intégration est pour ces jeunes du côté de la lutte pour une économie faite pour l’homme et non au service de l’intérêt privé qui joue sur la spéculation contre les sociétés humaines et leur développement, du côté de la justice sociale pour tous. La séparation que le hijab et la burqa crée entre ceux qui se réclament de l’islam et la France, sert les intérêts d’un capitalisme qui voit dans le communautarisme un allié de division qui ne sert personne (celui qui croit au ciel ou celui qui n’y croit pas) en dehors de la logique de la loi du plus fort qui est toujours au final au service des plus riches contre les peuples.
Ces jeunes de certaines banlieues parfois devenues des ghettos se trompent de colère et sont encouragés dans ce sens par cette dynamique identitaire anti-France qui est derrière l’islam qui rejette fondamentalement les Droits de l’homme, la démocratie. Pour les musulmans, l’idée que le peuple fasse l’histoire à travers la démocratie est un sacrilège car dieu seul indique son chemin à l’homme, selon cette religion qui ne sépare pas le temporel du spirituel et n’accepte aucune autonomie de l’homme en regard des affaires terrestres comme les autres religions monothéistes à travers leur modernisation ont été amenées à le faire.

Tolérance zéro pour l’islam liberticide et communautariste

Certains posent la question de savoir si on ne va pas encourager par cette interdiction le communautarisme. C’est ne rien faire qui aurait été suicidaire pour la société française, laissant se développer une pratique moyenâgeuse par des « fous de dieu » qui ne connaissent de limites que celles qu’on leurs impose. La burqa en réalité n’aurait jamais du être tolérée un seul jour dans la moindre des démocraties, encore moins en France, terre des Droits de l’homme en regard desquels les femmes ont conquis de hautes luttes un droit à l’égalité bafoué par cet islam.
Le port du foulard est aussi en cause ici, car il joue sur la même logique de sacralisation de la tradition et de la religion en regard de la loi commune. Il accompagne un discours de remise en cause systématique de la séparation entre religion et politique mis au service d’un lobbysme religieux qui rejette le mélange, l’intégration au nom de la pureté qui rappelle les pages les plus sombres de notre histoire et derrière quoi le fascisme n’est jamais bien loin.

Pour que les musulmans de France fassent peuple un jour avec elle

Le voile n’est pas en dehors du débat sur l’interdiction de la burqa, il en est partie prenante comme même symptôme d’une religion liberticide et conquérante qui sépare les individus en les opposant au nom du sacré entre purs et impurs. Cet islam crée un rapport litigieux croissant entre musulmans et citoyenneté française et par là-même un trouble à l’ordre public de plus en plus grave et visible pour notre paix sociale et les libertés individuelles et collectives. La laïcité et la République, voilà le salut des musulmans et le respect de la loi, de l’esprit de nos valeurs, pour leur en indiquer la voie vers lui, si on veut qu’un jour, ils fassent peuple avec la France.
Guylain Chevrier
historien




Elections régionales : préambule à un cauchemar ?

Les dernières élections Régionales ont été une véritable mascarade de démocratie. Rarement une soirée électorale aura été aussi ennuyeuse, insipide et sans saveur, mais pas sans risques pour l’avenir.

La seule vraie information des Régionales : l’abstention !

La seule information qu’il faudrait retenir de ces élections régionales selon l’écho dont s’en font les commentateurs et autres éditorialistes, serait une victoire sans précédent de la gauche… Victoire de quoi sur quoi au fait ? Quel est donc le programme sur lequel cette victoire s’est faite ? Néant ! On a surtout ici surfé sur un mécontentement populaire face à une droite libérale qui gouverne selon une logique financière qui est dans la continuité des gouvernements depuis près de trente ans, pas étonnant que les choses s’aggravent.
L’autre info seraient les 61 % de Ségolène Royal la mieux élue des socialistes, attirant la lumière des projecteurs à la faveur des démêlés autour des conflits de chef dans la course à la Présidentielle. Passionnant… Il y a bien pourtant la remontée du FN qui pourrait faire symptôme dans ce décor lisse, mais elle ne serait due qu’au débat sur « l’identité nationale » mené par le gouvernement, cette chose vraiment pas propre qui fait référence au peuple, qui serait le terreau de tous les fascismes…
Mieux encore, l’info véritable c’était celle de la publication des résultats avant 20 h sur ce que ‘on désigne du nom de « réseau social » sur Internet, twitter. La belle affaire que de savoir tout cela par avance qui ne change rien sous le soleil !
Autant de choses qui n’ont rien à voir avec la seule vraie information, les 53,5 % de Français qui se sont abstenus au 1er tour et les 48 % du second tour. L’expression d’une rupture croissante entre la classe politique et le peuple qui est le pendant de la fracture sociale.

Les élections piège à c… ?

En viendrons nous donc à reprendre en cœur la formule « élections piège à c… !» C’est terrible, que cette mascarade de démocratie qui lui porte profondément atteinte. D’un côté une gauche dominée par le PS, dont le projet politique est centré sur la construction européenne libérale et une droite qui n’est pas moins orientée dans le même sens. Un mouvement Europe écologie qui est tout autant pro-Europe libérale qui joue sans vergogne son influence électorale sur les peurs et le catastrophisme. Un Front de gauche incapable, pour raison d’alliance électorale avec le PS, de formuler la moindre critique en regard de ce dernier sur les plateaux de télévision le soir du premier comme du second tour.
Martine Aubry, comme exemple de morale en politique concoure à éloigner encore un peu plus l’électeur lambda des urnes à force de dégoût ! Elle ne manque pas de crier au loup lorsque le gouvernement dé-rembourse une nouvelle vague de médicaments en oubliant soigneusement de dire qu’elle en a initié le principe lorsqu’elle était aux affaires. C’est sa langue évidemment qui a fourché lorsqu’elle a parlé de reculer l’âge de départ à la retraite pour se rétracter ensuite pour cause d’échéances électorales, et dire qu’on avait mal entendu… Lorsqu’elle a lancé au début de la campagne des Régionales qu’elle entendait proposer le droit de vote aux étrangers aux élections locales, elle ne jouait évidemment pas du tout sur un renforcement du Front National, pas plus hier qu’un Mitterrand pour assurer la durée de son trône… Et puis, le fait qu’elle ouvre la piscine de sa ville, Lille, à des horaires spécifiques pour les femmes musulmanes en justifiant la logique des accommodements raisonnables auxquels s’adonnent bien des élus socialistes en prenant exemple sur leur première secrétaire, ne participe sans doute pas non plus à donner des arguments de vote en faveur du Front national !
Voilà la situation inique qu’affronte le peuple de France, celui qui a rejeté cette Europe libérale en mai 2005 en disant massivement Non au traité constitutionnel européen. Il n’y a aucun parti qui représente aujourd’hui ses intérêts, pas la moindre alternative politique véritable. Le PCF réfugié derrière le Front de gauche se soumet passivement en bon satellite du PS à sa domination à la faveur des miettes qu’on lui laisse : tragique ! Rien que de la politique politicienne dont il n’y a rien à attendre.

Le peuple aura le dernier mot, si la République a son parti !

Les Français n’en peuvent plus de cette classe politique qui est de plus en plus étrangère à la notion de démocratie censée permettre aux citoyens de choisir collectivement leur avenir. Il y a un boulevard pour toutes sortes de risques que cette situation implique, y compris celui de la montée d’un Front National jusqu’à sa présence à un futur second tour des élections présidentielles mais avec un score potentiellement bien plus important que lors de la fois précédente. Car le désarroi et l’impossibilité de se faire entendre pour les couches les plus populaires pris dans les tenailles de la pauvreté et de la désaffiliation, vivant l’insécurité dans les quartiers sensibles en première ligne en y étant abandonnés, dépouillés de la dignité de toute identité y compris celle de leur pays, pourraient bien rendre tout possible pour le meilleur et surtout pour le pire !
Il manque cruellement à la France un parti de la République digne de ce nom, portant ce qu’a de meilleure notre société : notre modèle social, ses services publics, sa laïcité, son esprit d’égalité sur tous les plans jusqu’au partage des richesses, la défense de la France, de son identité, de son indépendance en regard d’une Europe impériale qui n’a de buts que le marché. C’est la seule façon dont le peuple puisse avoir, en regard de tout cela, un jour le denier mot, par la voie démocratique.
Guylain Chevrier
historien.




La taxe carbone mise au rencart : l'aboutissement d'une prise de conscience de classe

L’annonce du retrait du Grenelle de l’environnement de la Fondation Nicolas Hulot, en réaction au renoncement de Nicolas Sarkozy à la taxe carbone, a été l’occasion une nouvelle fois de montrer la duplicité des médias avec ce qui apparait de plus en plus comme une des plus grandes imposture politico-médiatique de tous les temps, une manipulation énorme : la thèse de la programmation de la fin de notre planète pour cause de développement humain, portée par les écologistes.

L’écolo-scepticisme s’étend : c’est une prise de conscience de classe !

Le renoncement de Sarkozy à la taxe carbone n’a rien du hasard et est loin de n’avoir pour cause que les résultats des dernières élections. Il y a à cette décision un contexte nouveau de montée en puissance de ce que l’on désigne du terme négatif d’écolo-scepticisme. L’imposture du réchauffement climatique comme le dénonce Claude Allègre fort à propos, fait contagion de prise de conscience dans la population. Il faut dire que beaucoup en ont assez qu’on justifie toutes sortes de restrictions sous couvert de ce thème en cette période de crise dans un contexte politique dominé par la question écologique dont le credo se décline à travers une philosophie rétrograde résumée dans la formule « régresser pour durer ». Les gens en ont assez qu’on les culpabilise pour les faire taire, en désignant l’individu-consommateur comme responsable d’une future fin du monde hypothétique dont l’utilité est surtout de faire rentrer la tête dans les épaules des citoyens. Le peuple dit stop ! Il en a assez d’être catalogué d’euro-septique ou d’écolo-septique par ce que refusant simplement de ne pas se laissez piétiner par la nouvelle idéologie libérale qui s’installe derrière ces thèmes. Le niveau de l’abstentionnisme des récentes élections européennes reflète pour une large part ce sentiment populaire.
A côté du fantasme du catastrophisme d’un Nicolas Hulot, qui a fait sa fortune en défendant les marques de groupes industriels derrière des émissions grand public militant pour « l’amour de la nature », il y a des millions de personnes en France qui connaissent la détresse de la pauvreté et des injustices, il y a toute les huit secondes un enfant qui meure de la faim dans le monde pour cause de capitalisme. N’y aurait-il pas dans ces situations révoltantes de plus importantes priorités que ce fantasme, n’y aurait il pas plus urgence à réagir face à ce cynisme insoutenable des actionnaires qui s’engraissent sur la mort et la surexploitation de combien de nos semblables?

Cela devient véritablement insupportable que l’écologisme prenne le pas systématiquement sur la question sociale, sur la réalité de la misère planétaire qu’on doit à un capitalisme que les écologistes défendent précisément sans état d’âmes pour nous faire oublier l’essentiel. Face aux malheurs du monde, au problème de la faim qu’entre autres les OGM contribueraient à permettre de vaincre, ces écologistes qui n’ont que la peur de l’avenir comme leitmotiv n’ont rien à dire de sérieux. Ils sont trop occupés à se préparer à aller gouverner avec les socialistes demain pour continuer d’appliquer le Traité de Lisbonne dont ils défendent les grands principes en européens libéraux convaincus.
Comme à toutes les époques de crise, l’obscurantisme reprend force et trouve ses propagandistes, ceux qui y voient l’occasion historique de briller en s’improvisant prédicateurs d’un temps alors qu’en d’autres circonstances ils resteraient à la marge de l’histoire. Ils sont d’autant plus invités à se mettre dans la lumière que le pouvoir en place y voit toujours son intérêt, celui de jouer sur les peurs pour attirer le regard ailleurs que sur les enjeux essentiels autour desquels se joue l’issue des choses, qui passe par la rupture avec un ordre ancien qu’il représente et refuse de laisser la place.

A bas ! Les contrefaçons écologistes de l’homme et de la nature !

Dans sa dernière émission « Vu du ciel », Yann-Arthus Bertrand se hisse à un niveau de niaiserie jamais atteint. Il nous vante les mérites du requin évidement beaucoup plus humain que les hommes dans ce reportage où on nous montre les choses à la façon de National Géographic, la superficialité y étant à la mesure de la crédulité que l’on flatte avec ces bons sentiments qui facilitent l’adhésion à cette énorme contrefaçon scandaleuse de la nature et de la place qu’y tient l’homme.

Les choses évoluent même jusqu’à autoriser ces paranoïaques saouls de fantasmes à penser qu’ils puissent imposer aux politiques, ceux désignés par les citoyens pour nous représenter, leurs vues, alors même que le peuple par la voix des urnes ne leur en a jamais reconnu l’influence. Le WWF, organisation mondiale de protection de l’environnement, qui est invité régulièrement dans nos écoles publiques pour faire du bourrage de crâne paranoïaque genre fin du monde en 2012, intime Nicolas Sarkozy d’organiser « dans les plus brefs délais » une réunion avec les ONG parties prenantes « pour confirmer réellement les engagements du Grenelle qu’il a pris publiquement en octobre 2007. »
Voilà le type même d’association écologique qui ne doit son influence qu’à une propagande dominée par le catastrophisme relayé par les grands médias et les politiques, qui réclame d’en imposer aux citoyens par ce lobbying antidémocratique face auquel on ne permet quasiment aucune critique. Les commanditaires du système sont trop contents de pouvoir justifier leur refus de partager les richesses et le pouvoir avec le peuple, derrière ce paravent de faiseurs. Voilà ce qui se voit de plus en plus, les grosses ficelles par lesquelles tiennent ces associations qui drainent des fortunes de moyens pour faire leur commerce.
Sur France-Infos, une fois par semaine, on fait le point sur les questions climatiques avec un membre du GIEC, ce regroupement de chercheurs organisé par les Etats pour donner du crédit à la thèse du réchauffement climatique qui sont grassement payés pour être les bons petits soldats de cette idéologie dominante. Bien que cette organisation soit de plus en plus contestée, sur cette radio on ne met personne en face du dit chercheur qui peut ainsi sans aucune opposition développer ses thèses et faire les questions et les réponses si ça l’amuse, en toute complicité avec des journalistes acquis à sa cause.

L’écologisme, entre fantasme psychanalytique et frein au développement

Le renoncement à la taxe carbone est aussi le fruit des effets économiques des contraintes propres aux exigences écologistes en matière de CO2, qui portent le risque de freiner la dynamique des entreprises, en créant des limites dans ce domaine qui servent la concurrence internationale en regard des entreprises françaises. Le MEDEF ne s’y est pas trompé qui a joué son rôle dans le renoncement à cette taxe, en raison de quoi il a été mis en accusation par la Secrétaire d’Etat à l’Ecologie Chantal Jouanno, de crime de lèse majesté.
Juste retour de bâton, car le MEDEF participe depuis bien longtemps de ce fantasme collectif d’une fin du monde programmée par les écologistes. Tant que les choses ne servaient qu’à faire ployer le peuple en l’accablant de culpabilité, le MEDEF n’y voyait que du bien, mais dès qu’il a été question que cela coûte à l’économie, à l’entreprise, par voie de conséquences il n’y avait plus personne. Il faut dire que la taxe carbone aurait eu dans ce domaine aussi ses conséquences catastrophiques, comme pour la consommation des ménages qui bat déjà de l’aile. En pleine période de crise économique la France a autre chose à faire que de se créer des handicaps sous la pression de cauchemars qui ne relèvent que des divans des psychanalystes.

L’écologie, un instrument de soumission obscurantiste mis au service du système

Les écologistes ne sont en réalité que le produit d’un système qui y trouve un argument dans la panoplie de ceux qui le protègent et servent à le continuer. L’écolo-scepticisme est un combat moderne. Il est facteur de progrès face à ceux qui, écologistes bobo convaincus se donnent bonne conscience de croquer au système en faisant partager leur culpabilité à travers ce discours obscurantiste qui leur colle à la peau, désignant l’homme comme responsable de tous les maux pour se déculpabiliser eux-mêmes et continuer d’en profiter.
Les propagandistes du réchauffement climatique et des énergies renouvelables en dehors d’être des fumistes qui font commerce de la lutte contre le progrès par l’entremise des peurs en politique, n’ont pas grand-chose pour eux à bien y regarder : derrière l’air de ne pas y toucher ils défendent sans la moindre hésitation l’Europe libérale qui est tournée contre les peuples, ils sont contre le progrès qui est le seul salut de l’homme. Ce sont des paranoïaques qui développement une nouvelle forme d’intégrisme et nous font passer à côté de l’essentiel chez l’homme, à côté de sa faculté à créer des réponses toujours neuves qui lui permette d’aller de l’avant. Car ce n’est pas en faisant faire à l’histoire marche arrière, en reculant, en s’abaissant, que le monde a jusque-là a avancé vers l’amélioration du sort commun, mais en cherchant par le haut à se dépasser.
Il y a une nouvelle forme de fanatisme dans cette écologie là, une forme de religion assise sur la croyance dans le jugement dernier venu de la faute des hommes eux-mêmes par leur destruction présupposée de la nature. Une vision qui ne repose sur aucune certitude scientifique bien au contraire, sur une superstition partagée et autosuggérée avec des médias et un système politicien qui en renvoie l’image et qui finit par passer aux yeux de ceux-là mêmes qui l’ont fabriquée pour la réalité.

L’antidote au fantasme du réchauffement climatique : le combat républicain pour le progrès économique, social, et scientifique

L’écologie telle qu’elle est centrée aujourd’hui sur le fantasme de la fin de la planète pour cause de réchauffement climatique est un instrument dans l’arsenal des moyens de domination et de soumission collective. L’antidote à tout ceci, à n’en pas douter, est dans le combat républicain pour le progrès social, le développement économique rimant avec partage des richesses et une science libérée de tout principe de précaution mutilant la recherche, mise enfin pleinement au service du bien public. La fin de la taxe carbone à bien y regarder, c’est une victoire à mettre au compte de la lutte des classes.
Guylain Chevrier
Historien




Thuram qui crache sur la France ouvre le match de rugby France-Italie : un scandale !

C’est l’ancien défenseur de l’équipe de France de football (142 sélections) Lilian Thuram, qui a donné ce dimanche (15h30) le coup d’envoi de la rencontre entre l’équipe de France et d’Italie (4eme journée du Tournoi des VI Nations 2010).
On le retrouve sur tous les plateaux de télé ce Lilian Thuram. Il en est ainsi du destin de ceux à travers lesquels le système reconnait ses petits, lorsqu’on le combat on n’a pas, pour le moins, les mêmes facilités. Rien de surprenant ici que le monde de l’argent finalement reconnaisse l’un des siens, à travers celui qui pratique un antiracisme hors de prix, à 20.000 euros la conférence ou rien, ce que l’on sait depuis que la Région Alsace l’a remercié en annulant son intervention faute de budget conséquent.
Comme quoi, le fric, qui pourrit déjà le football, pourrait bien pourrir tout, peu importe la couleur. On sait que pour personne, il n’a d’odeur, même si ici il dégage comme un parfum de trahison de ceux que ce personnage prétend représenter et prend en otage d’un discours de séparation selon l’origine, la couleur, à travers la politique des quotas qu’il prône, autrement dit la discrimination positive, affaiblissant ainsi le camp de l’égalité en divisant le peuple.
S’il fallait encore une preuve de cette collusion avec le système, il n’a d’autre modèle que celui de la société américaine qui s’est construite sur des vagues d’immigration qui loin de se mélanger, ont pratiqué le chacun chez soi, et encore aujourd’hui prolongent à travers des quartiers dédiés à chaque communauté la ségrégation. Il ne faut pas suivre ce gars là, qui a eu la chance à travers sa participation à l’équipe de France de football, sans la moindre discrimination, d’arriver là où il est, qui comme le dit la formule populaire « crache dans la soupe », en crachant sur la France.
Ce pays pourtant dans lequel 27% des couples sont mixtes, qui est premier dans ce domaine au monde parce qu’il a pour état d’esprit le mélange en raison de sa laïcité qui pose pour principe l’élévation des valeurs communes, celles de la République, au-dessus des différences, des couleurs et des religions. Mais cela ne compte pour rien à ses yeux, sans doute.

Décidément il est partout, même pour ouvrir un match de l’équipe de France de rugby, de cette France qu’il ne supporte pas et qu’il ne peut représenter, non en raison de sa couleur, mais de ses idées qui servent la soupe à la logique de l’argent-roi qui ne domine jamais mieux que lorsque le peuple se divise en communautés sur une base raciale au lieu de faire une seule communauté de citoyens pour ne défendre qu’une seule cause, celle du bonheur pour tous. Les choses se passent comme si il y avait une volonté de majors qui font et défont la notoriété de donner un peu plus chaque jour de force à son message, celui de son livre « Les lumières noires » qui dégouline de victimage mettant la France en accusation de racisme général et sur lequel s’appuie l’appel qu’il a initié en faveur d’une République multiculturelle et post-raciale, soutenue de Jean-Paul Huchon (PS) à Valérie Pécresse (UMP).
Chacun trouve son compte dans cette promotion des minorités visibles sur le modèle anglo-saxon ultra-libéral qui donne bonne conscience à tout le monde à l’aune de la discrimination positive tout en oubliant si bien ainsi, la lutte des classes et donc le seul vrai combat qui vaille, celui contre les privilèges de la richesse qui crée la misère.
Concluons avec Michel Hidalgo, ancien sélectionneur de l’équipe de France, qui disait : « Que signifie le mot Équipe ? C’est la plus belle chose au monde, il n’y a pas de couleur. La couleur reste le bleu, blanc et rouge. »
C’est tout le sens de notre République.
Guylain Chevrier




Régionales : 53,5 % d'abstentions, mais surtout ne rien changer à la mascarade !

Les élections régionales auront été une sacrée catastrophe pour la démocratie, un véritable hold-up, derrière les combines politiciennes qui s’agencent dans les couloirs le soir d’un premier tour, avec 53,5 % d’abstentions, du jamais vu. Après les 60% d’abstentions des Européennes de 2009, voilà clairement énoncé par une majorité large de Français l’approfondissement d’un abîme entre les citoyens et ce que font de la démocratie les partis qui dominent la vie politique en France, à l’aune de l’UMPS.

53,5 % d’abstentions : circulez, il y rien à voir !

En reflet du titre du journal le Monde sur l‘abstention incroyable aux dernières élections européennes, « Une abstention record qui ne discrédite pourtant pas l’Europe », ce soir personne ne parlait de discrédit des régions et de leur politique en regard de cette situation de désaffection massive des électeurs.

Pourtant, il s’agit ici entre les européennes et les régionales, de deux des niveaux essentiels des décisions politiques qui orientent la vie nationale : l’Europe donne son cadre à 80% des décisions politiques de la France et la Région a été choisie comme territoire politique premier par la Réforme des collectivités territoriales, dans le prolongement de la doctrine libérale qui entend faire prévaloir sur le cadre national le rapport métropole-région-Europe, en reflet des prédicats de la mondialisation capitaliste. Il s’agit en réalité rien de moins que d’une grave crise du politique, qui reflète bien le danger de la confiscation entre Régions et Europe de la démocratie par une nouvelle forme de pouvoir impériale échappant aux peuples. Il suffit de voir aujourd’hui ce qu’impose l’Europe à la Grèce au nom des critères de convergence pour avoir tout compris !
Le rapport litigieux qui ne cesse de se développer entre le citoyen et la démocratie est comme l’image dans le miroir du fossé qui se creuse entre la politique et le monde du travail, avec une gauche et une droite institutionnelles qui adhèrent derrière les faux-semblants au même modèle libéral, où le seul choix qui reste semble ne pouvoir être que celui du meilleur gestionnaire. Leurs satellites, peu ou prou, suivent la même destinée même lorsqu’ils se présentent comme plus à gauche comme le PC, prêt demain à gouverner sans sourciller si on le lui propose, avec le PS.

Pro du mensonge et experts en trahisons, UMP et PS même combat !

Le Front de Gauche précisément où est fondu le PCF est présenté comme ayant un franc succès, tout relatif pourtant avec ses 6,2 %. Aux dernières élections régionales, le PCF faisait à lui seul plus de 7%… Chercher l’erreur ! Mais le pire dans tout cela, c’est qu’ayant plus de 5%, ce parti va pouvoir fusionner avec les autres listes de gauche, pour repartir comme il est venu, malade d’une dérive gestionnaire aigüe, de la logique de la politique des élus, qui paralyse toute velléité révolutionnaire depuis nombre d’années côté communiste. Triste France ! Pauvre peuple !
D’ailleurs, on notera que Marie-George Buffet sur les différents plateaux de télé, ne prononcera pas la moindre critique envers ses alliés d’Europe Ecologie et du PS qui soutiennent à corps et à cris l’Europe libérale, de celle de Maastricht à celle de Lisbonne. Pas un mot sur les déclarations de l’anarcho-libéral Cohn-Bendit qui au Parlement européen dit souhaitez la libéralisation en France les services publics. Pas plus sur la question des retraites vis-à-vis desquelles Mme Aubry n’avait pas hésité à devancer le gouvernement en matière de démantèlement dans ce domaine des acquis, en proposant d’en finir avec la retraite à 60 ans avant de se raviser pour cause électorale.
Le PS fanfaronne relativement à son résultat, 29,38 %, dans ce contexte d’abstention massive, une honte. La probité des socialistes en politique est à prendre à la mesure de leurs trahisons non seulement en matière de promesses électorales où Mitterrand excellait, mais de laïcité dont ce parti se prétend la référence et qui pratique en grand, là où il dirige les affaires, la confusion des genres en matière d’accommodements raisonnables vis-à-vis d’un islamisme qui impose sa loi dans trop de nos quartiers, lorsqu’il n’est pas question tout simplement de financement sur les deniers publics de mosquées sous couvert d’égalité de traitement des religions.
Mme Aubry dans sa bonne ville de Lille donne en la matière l’exemple, en ouvrant, c’est un comble, avec la complicité de son centre social, la piscine municipale à des femmes voilées en dehors des horaires règlementaires, rompant avec l’égalité de traitement des usagers requise pourtant concernant ce service communal et ce, en toute impunité. Que fait donc la HALDE ? S’exclameront certains ! Elle est trop occupée à défendre le droit des femmes voilées à accompagner les sorties scolaires du service public de l’école, censée être pourtant neutre religieusement!
Dans ce contexte, cela n’a pas fait de mal au PS d’avoir à en rabattre en regard du score d’un Georges Frêche qui en Langue doc-Roussillon, pulvérise la candidate socialiste qui lui était opposée par la rue de Solférino, après qu’il fut mis au ban de la politique par des socialistes qui n’ont rien de plus reluisant à proposer que des oukases.

Surtout ne rien changer à la mascarade…

Fillon nous explique qu’il n’y a pas d’enseignement national de ce scrutin, alors que l’UMP retombe à 27 % avec un score désavouant le gouvernement. Qu’il faut absolument poursuivre la Réforme des Collectivités Territoriales dans le sens de la simplification de ce qu’on appelle le soi-disant « mille feuilles français », pour aller en réalité encore plus loin dans la désagrégation du cadre national, et de sa capacité à résister au déferlement de la mondialisation dont le but est de briser le modèle social français, cette épine dans le pied du dieu capitaliste. Ils n’entendront rien ! Car la démocratie ne vaut pour eux que lorsqu’elle valide un résultat déjà inscrit dans le marbre, qu’elle le contredise, c’est la même !
Le recul des écologistes par rapport aux précédentes élections européennes pourrait bien être le reflet d’un début de prise de conscience des Français depuis Copenhague, que le catastrophisme écologique relatif au mythe dû réchauffement climatique dont l’activité humaine serait responsable est faux. Chaque jour il apparait un peu plus qu’il s’agit là d’un mensonge portant au-dessus des partis une cause qui passe pour la seule grande, confisquant la démocratie, pour n’être en fait qu’un fond de commerce pour politiciens de tous bords cherchant à nous faire perdre la boussole de la justice social et du combat anticapitaliste que ces verts –là ne remettent jamais en cause.
Le Front National se refait quant à lui une petite santé dans ce contexte, avec près de 12 % des voix, surfant sur les déçus de la politique sécuritaire de Sarkozy et en regard d’une montée du communautarisme islamique qui ne cesse de croitre dans notre pays et que personne ne dénonce en dehors de ce parti, à l’exception peut-être d’un Nicolas Dupont-Aignan, de « Debout la République », mais qui, avec un score de 4,8% en Ile de France qui n’est certes pas ridicule, ne peut jouer malgré tout dans la cour des grands. L’extrême-droite a malheureusement de beaux jours devant elle si rien ne change de cette mascarade.
Le NPA se prend une véritable claque avec un flop magistrale, après avoir joué aux apprentis sorciers à présenter une femme voilée au nom de la liberté et du féminisme comme candidate à représenter les institutions de la République. C’était tout de même trop… Léon (Trotski) ! Réveilles-toi ! Ils sont devenus fous ! Heureusement, pas les citoyens !

La démocratie entre confiscation et reniement : le denier mot appartient au peuple !

En l’état, en France, aucune force politique digne de ce nom n’est en mesure ou n’entend défendre les intérêts du peuple, qui est comme orphelin de la démocratie qui ne le représente plus, ce que ce scrutin à travers son niveau d’abstention jamais vu souligne sans appel.
La responsabilité des journalistes est aussi immense dans ce résultat, qui fabriquent à coup d’artifices une République des sondages, des petites phrases qui montre quel niveau de crispation il peut il y avoir entre la société médiatico-politique qui étaye la domination de la logique de l’argent et les citoyens qui se sentent de plus en plus nombreux, étrangers à cela. Ces élections auront montré avec acuité combien la démocratie n’est rien de moins qu’en danger, entre confiscation et reniement.
Méfiez-vous tout de même du peuple, sous les pavés la rue n’a pas encore dit son dernier mot ! Un mai peu en cacher un autre…
Guylain Chevrier
historien.




Jean Ferrat : un homme à l'idéal intact qui aimait son pays, la France !

Après une carrière incroyable, l’homme à la voie chaleureuse à la fraternité chantante, marquée par l’engagement, et pas n’importe lequel, résonnant dans le cœur ouvrier et populaire de la France, dans combien de foyers, de générations, poète autant qu’interprète, s’est éteint à 79 ans au couchant d’une vie plus que remplie. Il appartient à cette catégorie des monstres sacrés de l’histoire de la chanson avec Ferré et Brel, qu’on n’oubliera jamais. Quel vide immense il laisse ! Car rien aujourd’hui n’ébauche la moindre relève autant du point de vue de la portée artistique qui fut la sienne que de son indépendance d’esprit en regard du système. Né en 1930 dans les Hauts-de-Seine, Jean Tenenbaum, de son nom de naissance, avait perdu à l’âge de 11 ans, son père déporté à Auschwitz. « L’enfant est sauvé grâce à des militants communistes, ce qu’il n’oubliera jamais », a écrit LeNouvelObs.com.

Son idéal, c’était le communisme contrairement à ce que bien des commentateurs laissent entendre, en ne faisant référence qu’aux chansons telles que « Camarades » critiquant l’intervention soviétique en Tchécoslovaquie dans le contexte des événements de l’année 68 (Intervention que le PCF condamnera) où le « Bilan », prenant pour thème la crique de l’idée d’un bilan globalement positif des pays de l’Est défendue par un certain Georges Marchais. Ce n’est pas le communisme que critiquait le grand Jean Ferrat, qu’il a toujours défendu comme son idéal, mais ce que certains en ont fait et sur quoi il ne pouvait se taire. Cette liberté de parole était celle d’un homme qui, bien qu’aux côtés du parti communiste le plus souvent, n ‘y pris jamais sa carte et garda toujours une distance avec les choses qu’il savait conditionner sa libre pensée.
Beaucoup lui rendent un hommage appuyé, de Marc-Olivier Fogiel à Michel Druker, avec beaucoup d’émotion, comme l’émission d’Europe 1 de ce dimanche matin a su le faire ou encore la rediffusion de la dernière émission de « Vivement dimanche » qui lui avait été consacrée. Sur France 2 on toucha le fond au journal de treize heures de dimanche, lorsque dans le sujet qui était dédié à sa disparition, on osa expliquer que la chanson Potemkine aurait servi à dénoncer le régime soviétique alors que celle-ci ne dénonçait ni n’encensait aucun régime, mais rendait hommage aux origines intègres de la première Révolution russe de 1905. On n’enlèvera pas à Ferrat mort ce qu’il fut toujours de son vivant, un homme habité de cette spiritualité du poète chantant l’idéal d’une humanité plus belle et se gouvernant elle-même, débarrassée des égoïsmes et de l’argent-roi.

Il a été de ces voix qui ont porté les mots de l’immense poète Aragon, « Aimer à perdre la raison » ou «Que serait-je sans toi » ou encore la « Complainte de Pablo Neruda ». il nous a emmenés jusqu’aux sommets du monde, de l’émotion mais aussi de la culture, du partage de celle-ci faite à tous les hommes comme un bien universel, en militant de la cause de l’intelligence et de la liberté contre la barbarie, contre les guerres coloniales, contre l’ignominie de la faim, toujours confiant dans l’espoir des lendemains qui chantent comme dans l’humanité. Il porta le flambeau de l’égalité jusqu’au bout à travers un texte qui aura marqué l’histoire des idées par-delà celle de la chanson : « Je déclare avec Aragon, la femme est l’avenir de l’homme », qui reste un des plus merveilleux programme d’un monde humain encore en gestation.
C’était un véritable chanteur engagé, pas de ceux dont on a toujours du mal à suivre le sens des idées et des prises de positions : de son amour pour les combats du Front populaire, de ceux des usines comme le reflète à merveille « Ma môme » chanson qui marie l’idéal d’un monde meilleur et l’amour vrai, jusqu’à la dénonciation de la déportation derrière les mots de « nuit et brouillard ». Il su aussi faire la leçon à un certain Monsieur d’Ormesson, contre la guerre du Vietnam. Chez lui il y avait de la cohérence, de la vision, loin de ce que l’on nomme artiste engagé aujourd’hui, telle que la chanteuse Diam’s, qui avec sa défense du port du voile dans ses chansons invite à la division et au chacun chez soi selon sa religion ou sa culture. Ferrat lui était pour un monde meilleur pour tous, loin de l’emprise des religions qui sont toujours cet opium des peuples qui sert à les soumettre à la loi du plus fort.
La télé réalité qui domine la promotion « artistique », en ces temps où l’argent peut tout plus que jamais et où la notoriété est la valeur dominante imposée à la société, donne le « la » de la médiocrité et de l’absence de sens qui prévaut actuellement dans ce qui a cours. Et si ça marche, c’est bien en reflet d’une situation où un artiste comme Jean Ferrat en étant à ses débuts n’aurait aujourd’hui aucune chance de percer, à l’aune de la chape de plomb de la bienpensance, d’un système corrompu qui censure par élimination et tient tout !

Laissons à Jean Ferrat le mot de la fin ici, sachant que n’y a pas de point final à ce qu’il nous a laissé comme héritage aux générations futures qui auront encore à puiser, pour le moins, à sa source. Il était de ceux qui aiment la France et n’ont pas peur de le clamer, comme il l’exprima en en dépeignant comme personne ses plus beaux attributs dans sa chanson « Ma France » : « Ma France » disait-il, celle « qui a le goût du bonheur » « terre de liberté au-delà des frontières aux peuples étrangers qui donne le vertige (…) elle répond toujours du nom de Robespierre… » « Celle d’Hugo (…) des enfants de cinq ans travaillant dans les mines – celle qui construisit de ses mains vos usines- celle dont Monsieur Thiers a dit qu’on la fusille »… Pays de « Picasso (…) Eluard » « celle que je chante, à jamais celle des travailleurs » « La belle, la rebelle (…) celle de 36 à 68 chandelles »…
Que dire ? Encore et encore merci ! Ce n’est pas un au revoir, car le peuple et toi, vous ne vous quitterez jamais. Salut l‘artiste !
Guylain Chevrier




Journée sans immigrés : une initiative qui parasite le combat de classe

Un collectif « La journée sans immigrés 24 h sans nous » a lancé un appel dans ce sens le 1er mars. Voilà comment celui-ci définit sa profession de foi : Nous réaffirmons que « la Journée sans immigrés 24h sans nous » est un collectif indépendant et non partisan, constitué de citoyens qui se sont engagés à titre individuel pour dénoncer les discours stigmatisant, l’instrumentalisation de l’immigration à des fins électoralistes et plus largement pour souligner l’apport indispensable de l’immigration à notre pays. » « Ne pas travailler, ne pas consommer et porter un ruban jaune » était le mot d’ordre de cette journée, avec l’idée de montrer le poids de l’immigration dans l’économie.
En matière d’apport indispensable de l’immigration à la France, il ne s’agirait donc que d’économie ? Mais précisément, serait-on d’emblée tenté de répondre à ces petits malins, n’est-ce pas renverser le problème sans complexe que de vouloir montrer les choses ainsi, car ne serait-ce pas les immigrés qui doivent une fier chandelle à la France d’y avoir trouvé du travail et un Etat de droit qui n’existe en général pas dans les pays d’où ils viennent ? Et puis, ils ne travaillent pas gratuitement, mais perçoivent un salaire, entretiennent souvent grâce à celui-ci toute une famille ici ou au pays, parfois un village… D’autre part, ils sont souvent utilisés contre les autres travailleurs en étant sous-payés, ce qui n’est ni un cadeau pour les uns ni pour les autres. Chercher l’erreur ! On comprend très vite mieux toute l’étendue de l’ambitieux projet de ces bons samaritains : nous refaire le coup de l’immigration victime, mettre la France en accusation d’être son bourreau, et eux par voie de conséquence de se poser en sauveurs.

Les nouveaux modernes du combat pro-immigré via Facebook : rien que du vent !

On présente cette initiative avec tous les traits d’un événement de société mais totalement artificiel façon buzz. En août 2009, rapporte-on, les trois initiateurs de ce collectif se rencontraient pour lancer l’idée de cette journée sans immigrés « sur le coin d’une table » : Peggy Derder, enseignante en histoire-géographie 32 ans et deux journalistes , Nadir Dendoune et Nadia Lamarkbi, 37 et 35 ans, ils avaient en commun explique-t-on, d’être énervés par le climat ambiant, tendance xénophobe à leurs yeux, en regard du fait qu’on ait osé poser à travers la question de l’identité nationale celle de l’immigration, particulièrement en fait celle de la place de l’immigration se revendiquant de l’islam. Effectivement ! Quelle horreur !
Ces soi-disant nouveaux croisés de la lutte pour la justice, dont la modernité serait attestée par l’usage d’internet et de Facebook, sont en réalité vides de tout contenu en dehors d’une démarche identitaire qui ne surprend plus personne, mais cherche ici à se renouveler à travers de nouveaux artifices. Ces trois fondateurs de la Journée sans immigrés nous-dit-on, « ont voulu brasser large, ne pas se donner de revendications mais plutôt un objectif : se faire entendre. » Surtout pas de contenu donc, seulement une démarche identitaire. Il s’agissait pour eux de « Faire quelque chose », sans avoir d’appartenance politique ».
On nous précise bien qu’« ils ne sont encartés nulle part ».
Même la façon dont cette initiative serait née est présentée comme un scénario genre branché et génération spontanée : « Ils en ont parlé sur un coin de table (…) sur Facebook, le succès est immédiat » puis ils lancent « l’idée d’un boycott à l’américaine »… « Le but était de paralyser le pays pendant 24 heures » On retrouve ici tous les poncifs du genre.
Le modèle américain en toile de fond comme par hasard, référence à ce qu’il faudrait faire, en s’inspirant des luttes communautaires là-bas, convergeant ainsi avec tous ceux qui font campagne pour la discrimination positive. Ils oubliaient au passage comme toujours que cette société au lieu d’être pétrie de mélange comme la France, est au contraire une société fracturée en communautés prolongeant la ségrégation, avec un peuple qui ainsi divisé est incapable de faire front contre la domination libérale qui y sévit, contre a première et la plus importantes des injustices, celle liée à l’exploitation de l’homme par l’homme.
Le PS s’est empressé de soutenir cette initiative alors qu’il tente de se refaire une santé à gauche sur le thème de la régularisation des sans-papiers, la récupérant contrairement à la volonté des organisateurs de ce collectif qui n’avait sans doute pas vu que les élections régionales étaient un mois plus tard… En réalité, cette démarche identitaire de plus fait le jeu de la division du peuple dont rêvent ceux qu’ils disent vouloir combattre mais aussi celui de la récupération politicienne. Ou ils font exprès ou alors ils sont non seulement sans appartenance politique mais aussi nuls en la matière ! On ne peut pas vendre plus du vent, mais un vent dangereux qui sert les intérêts d’une mondialisation libérale propre à un monde sans frontière où exploiter sans réserve Français ou immigrés passe par les diviser.
Les organisateurs avaient prévus des rassemblements dans une douzaine de villes devant leurs mairies. Une initiative menée par un groupuscule qui n’aurait aucune répercussion si les médias ne décidaient pas de la relayer avec une bienveillance pour le moins suspecte. Pour comparaison, la dernière manifestation de retraités pour l’amélioration de leurs pensions n’a pas eu droit au millionième de cette annonce. Un véritable scandale !

Les immigrés sont des maso, ils viennent en France pour être méprisés : faux !

La France aurait à reconnaitre les immigrés comme une chance pour elle, alors qu’on les mépriserait ? Lorsqu’on sait que la France est la première destination d’asile au monde, c’est sans doute parce que notre pays est le plus mauvais élève en la matière qu’ils y viennent si nombreux ! Ces immigrés dont nous parlons trouvent en France des droits qui n’existent dans aucun de leurs pays d’origine, et pas de la faute de la France ! Des droits qui n‘existent même nulle part ailleurs.
La France est le pays au monde où ceux qui y vivent ont le plus de droits, dont les immigrés bénéficient aussi. Mieux, notre pays impose par la loi qu’un enfant arrivant sur notre sol avec sa famille sans papier soit scolarisé sans délai, que tout enfant étranger sans autorité parentale connue sur le territoire (mineur isolé) soit pris en charge par l‘aide sociale à l’enfance au moins jusqu’à ses dix-huit ans (coût de ce genre de prise en charge environ 150 euros par jour), qu’une famille immigrée ayant des enfants se trouvant à la rue soit immédiatement prise en charge au hôtel aux frais de la collectivité qu’elle ait ou non des papiers, encore mieux le fait que, les personnes d’origine immigrées bénéficient grâce au services publics à l’égalité de leur traitement sur l‘ensemble des missions qui leurs sont dévolues devant la loi en regard de toute autre personne… Des services publics où les services sociaux jouent un rôle central qui ont pour beaucoup et souvent majoritairement pour usagers des personnes d’origine immigrée qui n’hésitent pas à venir y demander leurs droits, ceux que le France leur donne sans contrepartie.
Les travailleurs immigrés représentent 11,3 % de la population active, un chiffre qui ne reflète qu’une partie de la réalité puisqu’il ne prend pas en compte ceux qui ont acquis la nationalité française récemment. 107000 personnes sont naturalisées par an aujourd’hui contre 45000 en 1995. Mais cela n’est évidement pas un argument pour les organisateurs de cette journée sans immigré prouvant que ces personnes dans notre pays travaillent et sont en général intégrées.

L’immigration victime de la France ? Des études récentes disent tout le contraire !

Une récente étude dont rend compte la revue généraliste Sciences Humaines (Les Grands Dossiers n°18 « France 2010, les grands défis » Mars-avril-mai 2010) rompt avec les clichés d’une immigration maltraitée en France, à travers le bilan de la place de la deuxième génération aujourd’hui dans la société française. Les résultats contredisent l’image stéréotypée du « jeune de banlieue » (…) On y apprend en effet que les enfants d’immigrés réussissent bien à l’école, comparativement au reste de la population.
Les auteurs de cette enquête ne constatent pas de différences entre les taux de chômage des enfants d’immigrés non-diplômés et ceux du reste de la population dans la même situation. Concernant les discriminations, « une majorité de personnes interrogées répondent qu’elles n’ont jamais eu le sentiment d’avoir été discriminées en fonction de leur origine. Une minorité déclare avoir subi des discriminations. Enfin, « la grande majorité des immigrés a le sentiment d’être, dans l’enchaînement des générations, sur le chemin de l’ascenseur social ». Une remarque qui vaut moins pour ceux d’Afrique subsaharienne plus récemment arrivés que les autres et surtout marqués pour beaucoup par l’illettrisme, ce qui constitue un frein certain non seulement à l’ascenseur social mais à l’intégration tout court.
Et on voudrait nous faire croire que la France serait un pays raciste et anti-immigrés ! Cette étude contribue à montrer avec éloquence le contraire et il était temps, pour remettre à leur place ceux qui usent de la victimisation à outrance sans vergogne dans ce domaine en nourrissant un faux sentiment d’exclusion par les discriminations qui empoisonne notre vivre ensemble et nuit à un grand rassemblement populaire des forces du peuples en faveur d’un changement de société qui intéresse Français et immigrés.
Autre aspect de l’immigration révélée par le même numéro de la revue Sciences Humaines, 23 % des détenus sont étrangers dans les prisons métropolitaines. Plus finement encore nous explique-t-on, dans « 51 % des cas, le père d’un détenu est né hors de France ». Le reflet exact du décalage entre l’angélisme des défenseurs d’une immigration sans frontières et sans contrôle et la réalité crue.
L’immigration lorsqu’elle est trop importante, comme on le constate aujourd’hui, n’est pas en mesure de s’intégrer d’autant plus dans un contexte de crise comme celui que nous connaissons. Il faut moins d’immigration pour plus d’intégration, pour que ceux qui viennent en France ne voient pas qu’un pays de droits dont il s’agirait de profiter mais une France qu’ils puissent défendre comme leur bien, pour qu’ils fassent peuples avec tous ceux qui y vivent. Et puis, encore, qu’ils s’approprient les fondamentaux du modèle social et laïque français pour qu’ils aillent le défendre dans le pays d’où ils sont venus pour internationaliser ces valeurs républicaines qui sont l’antidote au capitalisme immoral qui utilise précisément l’immigration comme cheval de Troie de la mondialisation contre tous les peuples.

« 24 h sans nous » divise la France en jouant pour l’extrême-droite, médias complices

Les organisateurs de cette journée trahissent la cause de ceux qu’ils disent vouloir défendre et se rendent responsables d’une faute historique grave. Car l’arrogance de ce collectif à travers cette nouvelle provocation contre la France, c’est du pain béni pour nourrir le racisme et l’extrême-droite à travers l’exaspération qu’elle déclenche. Le Pen n’y avait pas pensé, eux l’ont fait. Dans cette période électorale, c’est à se demander s’ils ne roulent pas pour lui !
France 3 a fait une véritable publicité dans ses journaux télévisés en faveur de ce collectif présenté en grande pompe sous les meilleurs auspices. On sait combien les médias aiment à jouer sur l’émotion et se donner le beau rôle, comment ils surfent sur les idées reçues en utilisant la corde sensible des injustices, si nécessaire en grossissant le trait quant ils ne l’inventent pas, tout en étant l’air de rien en réalité ainsi les complices zélés de l’ordre injuste qui domine en organisant l’enfumage général. L’essentiel des grands médias en ont fait comme il se doit dans le même sens propagande*:
En écoutant Melle Peggy Derder, l’une des organisatrices de ce collectif, on comprend parfaitement le ressort de cette promotion inconsidérée des médias pour ce groupuscule : « J’ai été élevée dans la valorisation de l’école, de la réussite au mérite. Un père autodidacte, une mère assistante de direction, et la foi dans l’égalité des chances. Or, tout m’indique que ça n’existe pas. Continuer à entretenir cette illusion, c’est une manière de ne pas remettre les choses en cause. » On notera qu’elle est tout de même enseignante en histoire géographie, pas mal en regard de la réussite sociale dont elle met en cause le système et ce sur quoi il se fonde, le pays auquel elle le doit, le sien. On comprend bien pourquoi ce collectif est ainsi porté, tant il est en phase avec une société qui renonce à travers son personnel politique au combat pour l’égalité, les médias étant le miroir de cette tendance lourde de la façon de gouverner, qu’elle soit de droite ou de gauche.
Ce collectif est comme un symptôme de la dépolitisation de notre société. Les libéraux, du PS à l’UMP en passant par Europe écologie entendent diffuser le sentiment que les choses seraient jouées d’avance, qu’il faudrait renoncer à l’égalité et qu’on ne pourrait plus choisir qu’entre des gestionnaires, le seul combat possible se réduisant à celui en faveur des minorités de toutes sortes. Cette situation mène tout droit au désenchantement de la politique et par là à la montée des extrêmes, telle une bombe à retardement contre la démocratie.
Cette façon de voir les choses est un piège mortel pour les immigrés eux-mêmes. Car renoncer au combat pour l’égalité, c’est rompre d’emblée avec l’idée de nation et de peuple, avec la fraternité, c’est inviter à faire sécession contre les autres en tournant le dos au combat pour l’amélioration du sort de tous qui seul peut apporter le véritable espoir.

Une grossière manipulation qui fait un flop dans une France dont on peut être fier

Cette grossière manipulation qui avait pour but une fois de plus de culpabiliser la France en faisant passer l’immigration pour sa victime a fait un flop magistral ! Il n’y a pas eu de grève des immigrés. Mais ce qu’il y a de grave dans cette démarche c’est d’avoir ainsi stigmatisé les immigrés en parlant en leur nom sans jamais leur avoir donné la parole, pris ainsi en otage. Ces bons samaritains derrière l’usurpation de la parole de ceux qu’ils s’autoproclament de représenter, se révèlent à l’expérience des promoteurs du racisme et de la justification d’auto-exclusions, de mises à part.
Il faut que ces valeurs humanistes – Liberté-Egalité-Fraternité – qui fondent l’identité de la nation, soient profondément ancrées dans le peuple et sa République pour qu’on résiste si bien à la tentation du racisme face à tant de provocations, d’arrogance et de démesure. On peut être décidément fier de ce pays qui est le nôtre, la France.
Au contraire de cette initiative qui renforce la communautarisation des immigrés de France, il faut tout faire pour accroitre chez eux le sentiment d’appartenance à ce beau pays. C’est ainsi qu’ils feront peuple avec les autres membres de la société pour participer à défendre les biens sociaux qui marquent la personnalité de cette endroit à l’histoire et à l’identité si particulière, qui est leur terre d’accueil.
* : Le journal « L’Humanité » qui s’est fait l’écho favorable de ce collectif a publié sur son site quelques réactions intelligentes et savoureuses en regard d’un PCF englué dans ses contradictions :
Posté le mardi 2 mars 2010 par Rémi, de Provence
« 24HEURES SANS NOUS » Hé bien, ce 1er mars qui devait être « une journée sans nous  » ? Un fiasco prévisible ! Il serait peut-être souhaitable que certains cessent de proposer et de faire n’importe quoi ? Pourquoi ne pas reprendre le vrai combat de classe sur l’immigration ? Pour un patron ou une entreprise capitaliste, le but est d’exploiter le travail humain. Que ce travail soit effectué par un homme blanc, jaune, noir, basané ou pas, peu lui importe pourvu que le profit soit au bout ! Alors pourquoi faudrait-il que les exploités eux-mêmes, par racisme ou par xénophobie, se divisent et s’opposent entre eux en oubliant le combat commun contre leur exploiteur ?

Posté le lundi 1er mars 2010 par Giorgio, immigré italien salarié retraité
« 24HEURES SANS NOUS » Et un » collectif de citoyens » de plus ! Pourquoi pas au point où nous en sommes ? puisqu’il n’y a plus de partis vraiment capables d’organiser les luttes politiques et de les fédérer ! Seulement encore faut-il choisir le bon combat et la bonne initiative ! Or appeler les immigrés à observer une « journée sans travail » pour montrer qu’ils sont indispensables à l’activité économique est une fumisterie. (…) Pour eux comme pour les autres, ce n’est pas une « journée sans travail » mais bien de nombreuses journées sans travail qui leur est imposée par la crise capitaliste. Et puis qu’est-ce que c’est que cette manie – importée des USA – de parasiter l’indispensable combat de classe : travailler à unir tous les exploités – quel que soit leur origine et leur culture -contre leur exploiteur commun, avec des initiatives qui divisent : les immigrés et les autres et qui entretiennent le communautarisme ?
Guylain Chevrier
historien.