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Français, dormez en paix : vous avez Mbappé, Pogba et Umtiti, l’avenir est radieux !

Voici donc la France en demi-finale. À deux doigts du trophée. Mais qu’elle décroche ou non cette coupe, la France rentrera chez elle avec tous les honneurs. Elle a gagné l’estime et l’admiration du monde entier grâce à la richesse de son équipe.

Que l’on se rappelle cette formidable clameur qui s’était élevée au-dessus du Kazan Arena, en ce mémorable jour du 16 juin, quand, pour la première fois, la sélection française avait entamé ce mondial face à l’Australie.

Une clameur qui allait être répercutée de satellite en satellite pour faire le tour du monde.

Ce n’était pas la surprise de voir autant de joueurs noirs au sein de l’équipe française qui fit se dresser le public russe et les spectateurs des autres nations comme dans un garde-à-vous martial. Tout le monde sait que les Français ne sont pas tous aussi blancs et blonds que Manu et Brigitte. Tout le monde sait que les Français tiennent, aujourd’hui, beaucoup plus de Omar Sy et de Taubira. Tout le monde sait que beaucoup de pays africains ont délocalisé une partie de leur population en France et que le registre national français est en train de se diluer dans cette vague de chaleur qui souffle des territoires sahariens et sub-sahariens. Mais c’est cette magnifique diversité dans la composition de l’équipe de France qui a fait le public se lever spontanément pour saluer et acclamer cette richesse que beaucoup de pays envient à la nouvelle patrie de Mamoudou le Pompier Par la Grâce de Manu.

Les Russes et tous les spectateurs présents à Kazan Arena avaient les yeux rivés sur ce jeune et prodigieux joueur, Kylian Mbappé, qui, évalué à 192,5 millions d’euros sur le marché du football, vaut à lui seul 192 prix Nobel.

Ce joueur a, à lui tout seul, rapporté à la France l’équivalent de 3 fois plus de prix Nobel qu’elle n’en a reçus depuis l’instauration de cette récompense en 1900.

Rappelons que 68 Français, dont 5 appartenant à la famille Curie (Marie 2 fois, Pierre, Frédéric et Irene), ont été distingués par la Fondation Nobel depuis sa fondation il y a 118 ans (contre 350 pour les Etats-Unis, 123 pour le Royaume-Uni et 105 pour l’Allemagne).

Mbappé, qui aura à peine 20 ans en décembre prochain, a déjà balayé, par la valeur astronomique mais tellement juste qui lui est attribuée, tous ces lauréats d’un revers de la main. Les Curie, les Jean-Pierre Sauvage, Jean Tirole, Serge Haroche, Luc Montagnier, Albert Fert… peuvent aller se rhabiller. Les Français n’ont plus besoin d’eux. Ils ont Mbappé.

Mbappé, c’est le Nobel des prix Nobel. C’est une richesse intellectuelle, scientifique, médicale et économique jamais égalée.

On pourra toujours faire remarquer qu’il y a Neymar qui vaut plus. Mais Neymar est Brésilien. Un Brésilien de souche qui joue pour son pays, le Brésil. On ne peut être une richesse que quand on n’est pas de souche. Il faut être d’origine « outre-merienne », porter les papiers et le maillot d’un pays de l’Europe de l’Ouest (la France de préférence) pour être une richesse.

C’est le même cas pour Griezmann et le jeune Pavard. Ils ont beau marquer, ils ne seront jamais des richesses. Parce qu’ils ne répondent pas aux critères (c’est en tout cas ainsi que m’ont appris à raisonner mes médias français préférés, BFMTV et Libé, entre autres.)

Mais Mbappé, qui tient de Zidane par sa mère et de Samuel Eto’o par son père, n’est pas la seule richesse de l’équipe de France. Loin s’en faut. Il y a aussi Paul Pogba qui vaut 147,5M€, Samuel Umtiti (101,5M€), Ousmane Dembélé (96M€), N’Golo Kanté (87,4M€) et Anthony Martial (82M€).

Ces 5 joueurs valent ensemble l’équivalent de 700 prix Nobel. Presque autant de prix Nobel attribués de tout temps dans le monde entier.

Un prix ou une récompense ne peut être évaluée qu’à l’aune de sa valeur marchande (j’en sais quelque chose. J’ai été marchand de tapis volés puis de cerfs-volants avant d’être embauché par l’unique théâtre du Maroc pour vendre des spectacles qui ne valent ni ne servent à rien).

Ici, l’équation est si simple. Un prix Nobel vaut 850.000 euros. Les cinq « richesses » de l’équipe de France valent 700 millions d’euros (Tiens, je vais l’écrire en chiffres pour que ça soit plus clair : 700.000.000). Combien y a-t-il donc de prix Nobel dans 700 millions d’euros ?

On s’est toujours moqué de Ribéry pour la « modestie » de son élocution, eh bien, souffrez, bonnes gens, que tous les seize prix Nobel de littérature de la France (Anatole France, François Mauriac, André Gide, Modiano, Le Clézio, Sartre, Camus, Mauriac…) ne lui arrivent pas à la cheville. Ribéry, à lui seul, vaut 30 prix Nobel de littérature (et même beaucoup plus étant donné que la récompense rattachée à cette distinction s’élevait à à peine à 16.000 euros à ses débuts). Mais Ribéry n’est pas une richesse selon les critères prédéfinis, vous allez dire. Si, il l’est. C’est une richesse d’un autre ordre. Ribéry est une richesse par son fils, Seif El Islam. Mais c’est un autre sujet…

Allez, valeureux Français, vous pouvez dormir sur vos deux oreilles. Désormais, vous n’avez plus besoin de ces conteurs d’histoires, de ces charlatans de physique, de chimie, de médecine etc. pour faire la richesse et la réputation de votre pays.

Vous avez Mbappé, Pogba, Umtiti et les autres.

Ils sont indéniablement la garantie d’un avenir radieux pour la France.

Allez, bonne nuit ! Faites de beaux rêves !

Hamid Lachgar




Les musulmans demandent l’annulation du Mondial, faute de diversité en quarts de finale

Ils estiment qu’une compétition aussi prestigieuse que la Coupe du monde de football ne peut se poursuivre sans la présence d’au moins un représentant de la grande communauté musulmane qui compose le tiers de la population mondiale.

Ils s’appuient en cela sur les bienfaits de la diversité tant clamée, réclamée, glorifiée et magnifiée par les Nations-Unies et le monde occidental dans son ensemble ainsi que sur le sacro-saint principe du « vivre-ensemble » qui ne peut exclure son corollaire le « jouer-ensemble ».

Cette requête musulmane est soutenue tant par l’ONU que par l’UE qui ont fait savoir qu’on ne peut pas cautionner une compétition réservée aux seuls blancs et aux chrétiens. Parmi les pays européens, c’est surtout l’Allemagne qui a clairement exprimé son soutien à la demande islamique. Elle regrette que la FIFA n’ait pas écouté les conseils d’Angela Merkel qui, dans sa grande lucidité, insistait depuis bien avant le début de la compétition pour qu’au moins un pays musulman fût désigné d’office pour jouer les quarts de finale (selon des milieux proches du pouvoir à Berlin, la chancelière allemande pensait à la Palestine, vue que cette entité jouit de la sympathie de l’ensemble du monde arabo-musulman ainsi que de larges catégories de populations occidentales, autant les soumises que les insoumises).

La communauté islamique avait été dépitée par l’éliminations des 4 pays musulmans certifiés authentiques, Arabie saoudite, Égypte, Tunisie et Maroc, dès la phase des groupes. Les Saoudiens trouvaient particulièrement indécent que la Russie, pays hôte, en ait mis 5 à leur équipe et ce, sans aucun égard pour leur vénéré prince héritier qui assistait au match et sans leur donner la moindre possibilité de sauver l’honneur, bafouant ainsi les règles élémentaires de l’hospitalité.

L’ambassadeur de Russie à Ryad avait d’ailleurs été convoqué au ministère saoudien des Affaires étrangères pour s’expliquer sur ce « geste inconvenant envers le peuple saoudien ».

Les Saoudiens sont d’autant plus offusqués et embarrassés qu’ils ne savent pas comment expliquer cette terrible débâcle du pays berceau du prophète et de l’islam au milliard et demi de musulmans qui voyaient dans la qualification de l’Arabie heureuse un signe de bienveillance de la grande volonté divine à l’égard de la communauté islamique. Ils étaient certains que leur équipe allait ramener le fabuleux trophée pour être exposé sur la Kaaba aux millions de croyants musulmans qui vont très bientôt affluer chez eux pour le traditionnel rite du pèlerinage.

Après l’élimination groupée des 4 pays musulmans, les espoirs de la communauté islamique s’étaient portés sur Boko Haram (c’est ainsi que les musulmans appellent le Nigeria pour ne pas confondre avec le Niger, depuis que la sélection égyptienne, qui devait affronter le Niger en phase des éliminatoires de la coupe d’Afrique de 2012, avait pris l’avion pour Abuja). Mais ce pays, musulman par affiliation, a été écarté dans un ultime sursaut du génie déliquescent de l’Argentine. Puis, on s’était tourné vers le Sénégal, un pays islamisé à coups de pétrodollars, qui sera, à son tour, inexorablement poussé sur la touche par la téméraire Colombie.

Le milliard et demi de musulmans s’est ainsi retrouvé réduit à suivre des matches entre pays mécréants. Il doit, en plus, encaisser les images d’une indécence insupportable de corps nus, d’énergumènes brandissant des gobelets de bière, de joueurs qui se signent de façon ostentatoire comme dans un bras d’honneur à la communauté islamique.

Alors, ils se sont dit : « il faut arrêter ce massacre. Cet affront ne peut plus durer. » Et ils se firent menaçants : « Si la FIFA ne met pas fin immédiatement à cette compétition honteuse, indigne d’un monde civilisé, nous allons faire scission et créer notre propre organisation. Ce sera la Fédération Internationale de Football Halal. La FIFH qui proposera un football pur, savouré au petit lait et à l’urine de chamelle. Ce sera un football bannissant les hymnes nationaux chauvinistes. Les rencontres seront ouvertes et clôturées par des versets du Coran. »
« En tout cas, vous allez voir ce qu’on va vous réserver quand vous viendrez jouer chez nous dans 4 ans », ont-ils averti.

La Russie, pays organisateur, est effarée. Elle considère que la demande des pays islamiques vise surtout à lui nuire après le carton de huit buts mis à l’Arabie saoudite et à l’Égypte. D’ailleurs, des gris-gris rédigés en arabe ont été trouvés dans les vestiaires de l’équipe russe juste avant la rencontre avec l’Espagne. Les gris-gris ont été subrepticement déplacés dans les vestiaires de l’adversaire. D’où l’élimination inattendue de l’un des grands favoris de la compétition…

Les responsables de la FIFA ont essayé de calmer la colère déferlante islamique en faisant observer que la communauté musulmane est représentée par la moitié des quart-finalistes, soit bien plus qu’elle ne demandait. Elle voulait un représentant, elle en a quatre.

Il y a, d’abord, la Belgique, un pays pépinière de jeunes musulmans dévoués à la parole d’Allah (surtout à Molenbeek), un pays où la langue arabe est plus parlée que le français et le néerlandais et où il y a plus de mosquées que d’églises. C’est d’ailleurs deux joueurs musulmans, Marouane et Nacer, qui ont propulsé la Belgique en quarts de finale. L’entraineur de la sélection belge s’est par ailleurs engagé à ne plus aligner Lukaku qui exaspère les musulmans en se signant de façon manifeste devant les caméras.

Il y a ensuite la Suède, un pays résolument tourné vers la Mecque et où la police islamique fait la loi.

Il y a aussi l’Angleterre, un pays qui, avec sa capitale musulmane, est vénéré comme un modèle de la soumission à l’islam.

Mais il y a surtout la France qui compte sept joueurs musulmans (soit la majorité absolue) et qui est capable de ravir le trophée si les musulmans, au lieu de rouspéter, consacraient leurs prières à la victoire de cette terre vouée à l’islam qui fut, jadis, la douce France.

Les musulmans demeurent cependant sceptiques. Ils n’ont pas de preuve de la « musulmanité » des joueurs français. La Russie est venue à la rescousse de la FIFA en mettant à sa disposition des vidéos et des images prises dans les vestiaires de l’équipe de France (sécurité oblige) où il apparait nettement que les sept joueurs concernés sont circoncis, donc musulmans. Mais les pays musulmans ne démordent pas. « Ouais, mais ils sont noirs, ont-ils fait remarquer. Ça ne marche pas. Tout ce qui est noir, à part le drapeau de Daesh, est honni par l’islam. Un individu noir, même avec un zizi décapoté, ne fait pas obligatoirement musulman. Nous ne voulons pas nous faire représenter par des joueurs à l’épiderme aussi obscur que la nuit. »

Après d’âpres conciliabules, les pays musulmans ont accepté d’admettre la France comme leur représentant dans cette compétition, mais à condition qu’elle aligne, dans ses prochains matches, des joueurs musulmans blancs. Ils ont nommément cité Benzema, Ben Arfa et Nasri. La France aura alors une équipe avec dix musulmans. On gardera Lloris pour la diversité. Et on appellera Ribéry comme remplaçant.

La balle (sans jeu de mots) est dans le camp de Didier Deschamps.

Hamid Lachgar




La coupe du monde de football comme on l’aime : 4 pays musulmans out !

Quatre pays musulmans, le Maroc, l’Égypte, l’Arabie saoudite et la Tunisie, passent à la trappe et ne poursuivront pas les compétitions du Mondial de football 2018. Et c’est tant mieux. L’air sera désormais plus respirable dans les stades de Russie.

Les Marocains, les Égyptiens, les Saoudiens et les Tunisiens devront faire leurs bagages et rentrer chez eux. Ils ont eu beau prier et s’agenouiller, appelant Allah à leur venir en aide, la tête tournée vers la Mecque et le cul levé vers l’Élysée et la Statue de la Liberté, rien n’y a fait.

Ils ont eu beau supplier le Tout-Puissant, le front collé pendant de longues minutes au gazon, sous l’œil ravi des caméras, Allah est resté sourd à leurs prières. Comme s’il voulait les punir d’avoir piétiné du gazon, ce tapis de verdure qui ne peut orner que les prairies du Paradis. Pourtant, les oulémas musulmans les avaient avertis. Marcher sur de l’herbe, qu’Allah seul sait faire pousser, est haram. Jouer dessus est un péché impardonnable. Allah vous le fera payer très cher. Le musulman est fait pour marcher sur le sable et se torcher avec des cailloux. Tout autre comportement est répréhensible aux yeux du Tout-Puissant.

Les joueurs musulmans ont essayé de se justifier. « C’est un gazon artificiel, ont-ils expliqué. Tous les joueurs y crachent et y vidangent leurs narines à volonté. Mais, nous les musulmans, on le purifie en s’y agenouillant. Et on continuera à le purifier tant qu’on pourra encore jouer. C’est pour ça qu’il ne faut pas qu’on soit éliminés.»

Peine perdue. Allah, qui règlemente le moindre geste et la moindre volonté de ses ouailles, a obstinément refusé de leur venir en aide. Et les équipes musulmanes ont bu le calice jusqu’à la lie. Le monde musulman est sidéré. Dans le football musulman, ce n’est ni l’entraîneur, ni l’arbitre, ni l’assistance vidéo qui décident du sort d’un match, mais Allah seul. Mais, pourquoi, diable, Allah a-t-il abandonné les siens ? Comment a-t-il permis aux mécréants orthodoxes russes d’en mettre 5 à l’Arabie saoudite, berceau de l’islam béni ? Comment a-t-il permis à la Belgique d’en mettre autant à la Tunisie qui applique à la lettre les préceptes du Coran ? À chaque fois, autant de buts que l’islam a de piliers. Un but pour chaque pilier… Allah n’est-il pas capable de faire la différence entre un but et un pilier ?

Les musulmans n’arrivent pas, non plus, à comprendre comment le Portugal catholique ait pu anéantir les aspirations du peuple du Maroc de se hisser sur le podium des nations prestigieuses de football. Ils y croyaient fermement. D’autant que leur « Commandeur des croyants », principal supporteur des « Lions » (de l’Atlas), avait placé les destinées du pays entre les mains d’un (Hervé) Renard français avide de gloire.

Après l’élimination du Maroc, de l’Égypte et de l’Arabie saoudite, tous les espoirs des pays musulmans s’étaient portés sur la Tunisie. La Tunisie devait demeurer sur le champ de bataille, coûte que coûte, pour sauver l’honneur de la nation islamique. Mais la Tunisie s’est vite liquéfiée devant les assauts d’une escadrille de guêpes belges aguerries au maniement du ballon rond.

Il restait, toutefois, encore une lueur d’espoir. Que le Panama gagne contre l’Angleterre. Mais l’Angleterre lui en avait mis 5 à la toute première mi-temps. Nom de Dieu, encore un 5…

Tout est définitivement perdu par les pays musulmans. C’est frustrant et douloureux pour eux, mais ce qui les accable le plus, c’est de voir qu’un pays haï et banni de leur communauté se maintient sur le ring dans cette arène mondiale des mécréants : l’Iran chiite. Le pays islamique éternel ennemi juré de la nation musulmane.

Au sein de l’islam, c’est toujours « Cramer contre Cramer ». C’est toujours cette terrible fureur entre deux communautés qui rappelle les scènes loufoques de l’amusante rivalité entre Tom et Jerry chez Walt Disney, à la différence que si la rivalité Tom-Jerry est imaginaire, ne dure que quelques minutes et finit toujours par un sourire et un clin d’œil, celle entre musulmans (sunnites et chiites) est bien réelle, perdure depuis des siècles et finit toujours par une hécatombe.

Mais les musulmans ne devraient pas perdre totalement espoir. Il reste encore l’équipe de France.

L’équipe de France pour sauver l’honneur de la grande nation islamique.

N’est-elle pas à moitié musulmane ?

Abdelhamid Lachgar




Coupe du monde 2026 : Le Maroc après le Qatar, pour mieux islamiser le foot ?

C’est ce mercredi, 13 juin, que l’on connaîtra le nom du pays qui organisera la coupe du monde de football 2026. Ce sera le pays qui succèdera au Qatar, l’hôte du Mondial 2022.
Il se trouve que le Maroc, un pays aussi arabe, aussi musulman, aussi monarchique et aussi rétrograde que le Qatar, est en lice pour l’organisation de cette prestigieuse compétition. Il doit défier la candidature tripartite USA-Canada-Mexique.
L’organisation de la coupe du monde 2026 va-t-elle de nouveau échouer à un pays arabo-musulman ? Le Mondial préféré de la planète va-t-il se dérouler, par deux fois de suite, sous les appels à la prière des muezzins ?

Mais qu’est-ce qui pousse les pays musulmans à vouloir accueillir cette compétition, alors que tout les en éloigne ?
Au-delà de l’aspect organisationnel, des structures et des infrastructures requises pour le bon déroulement de la compétition, la coupe du monde est surtout une fête où des gens, des hommes et des femmes, venus du monde entier, se côtoient, s’amusent et se défoulent. Ce qui semble peu compatible avec le mode de vie dans les pays musulmans. Au Maroc, il n’ y a pas longtemps, des jeunes filles ont été lynchées et poursuivies en justice pour « outrage public à la pudeur » juste parce qu’elles portaient des jupes.

https://www.lci.fr/international/maroc-les-deux-etudiantes-jugees-pour-des-jupes-trop-courtes-bientot-relaxees-1526792.html

Qu’en sera-t-il quand des Brésiliennes débarqueront dans leur petite tenue de carnaval ?
Mais il y a plus. Dans plusieurs pays islamiques, les stades de sports, que ce soit de foot, de volley ou autre, ne sont accessibles qu’aux hommes. Pour les joueurs autant que pour les spectateurs. On estime que les femmes n’ont pas leur place dans un endroit où se rassemblent des hommes surexcités et vociférant des vulgarités et qu’elles ne doivent pas voir des hommes en short…
Mais qu’elles y soient autorisées ou non, peu de femmes se risquent à aller dans ces arènes réservées traditionnellement aux hommes. Le Mondial 2026, si jamais l’organisation en échoit au Maroc, sera-t-il un Mondial strictement « pour hommes », comme le sera certainement celui de Qatar ?

Les compétitions sportives dans les pays islamiques doivent, par ailleurs, se soumettre à certaines règles, et notamment à l’obligation d’observer un break au moment de l’appel à la prière. Ce qui peut perturber leur bon déroulement.
Tout se fige au moment de ce qu’on appelle en arabe l’ « Adhan ». Les moyens de transport s’arrêtent et serrent les freins. Les commerces baissent leurs rideaux. Aucune activité n’est tolérée. L’appel à la prière règlemente aussi les rendez-vous et les réunions. On se donne rendez-vous après tel ou tel appel. Une réunion est programmée pour finir avant l’appel de telle prière… Ceci peut être appliqué à un match de football. On verra apparaître sur les écrans géants ou sur les panneaux lumineux hissés par les juges sur la ligne de touche cette annonce en lettres incandescentes : « La prière d’Al Asr dans 5 minutes » …

Les chaînes de radio et de télé interrompent obligatoirement leurs programmes pour passer l’appel à la prière. Quels que soient les programmes. Il arrive qu’on voit Usain Bolt se lancer à la conquête d’un 100 m et que tout change brusquement. Qu’à la place de la piste de la course apparaît un minaret et que fuse un «Allahou akbar» qui casse l’envol enthousiaste du coureur, du commentateur et du spectateur. Il faut alors zapper plus vite que l’athlète jamaïcain pour pouvoir le rattraper avant le finish ou attendre patiemment la fin de l’appel à la prière, qui généralement prend plusieurs minutes (tout dépend du zèle et de la forme du moment du muezzin), pour connaître le résultat de la course. En football, l’appel peut survenir juste au moment d’un tir de penalty…

Dans certains pays, au moment de l’appel, des polices religieuses, constituées spécialement pour cette tâche, surgissent spontanément dans l’espace public et poussent les passants dans les mosquées. Les récalcitrants sont persuadés de l’utilité de courir vers la mosquée la plus proche à coups de cravache. Imaginez la police qui s’introduit dans un stade de football et évacue tout le monde vers les mosquées… Il faut le reconnaître, ce n’est pas une tâche facile pour ces policiers assez spéciaux, qui aident Dieu à se faire entendre, vu que l’appel résonne cinq fois par jour. Le premier à l’aube et le dernier à la tombée de la nuit. Les pauvres policiers n’ont pas de répit…

Certes, les étrangers ne risquent pas grand-chose. On leur demandera juste de se calmer et de garder le silence pendant ce moment, mais tous ceux qui présentent un type « outre-merien », comme c’est le cas de la majorité des joueurs de l’équipe actuelle de France, risquent de tomber sous les coups (dans tous les sens du terme) des traditions de la tolérance islamique…
Les appels tonitruants des muezzins à la prière, ceux de l’aube surtout, pourraient fortement perturber les équipes participantes. Un joueur a besoin – tous les entraîneurs y tiennent – d’une bonne dose de repos pour une bonne prestation sur le terrain. Va-t-on alors mettre les joueurs dans des chambres insonorisées ou va-t-on arrêter les appels à la prière durant cette période de compétition ?

Il y a aussi les restrictions sur les boissons alcoolisées en vigueur dans les pays islamiques, sinon leur interdiction pure et simple. Difficile d’imaginer une coupe du monde sans la moindre goutte de bière pour fêter une victoire, faire passer une défaite ou juste pour danser. Au Maroc, on peut se procurer de l’alcool dans certaines grandes surfaces. Il n’y en a pas beaucoup. Mais il faut y aller avant 19h heures et pas avant 16 heures le vendredi, jour où les rues sont, de toute façon, bloquées par les prières en plein air. En dehors des grandes surfaces, on peut trouver des échoppes qui vendent de l’alcool, mais elles sont tellement minuscules qu’on peut passer à côté sans les voir. On a l’impression qu’elles font tout pour rester « anonymes » et n’être accessibles que pour les clients avec « carte de fidélité »… Ces échoppes sont à peine une dizaine à Rabat. Un peu plus peut-être à Casablanca, mais beaucoup moins ailleurs….

C’est pour cette raison que l’Arabie saoudite a pris la décision de voter pour la candidature USA-Canada-Mexique où le Bourbon et la Corona coulent à flots… Le Royaume du Maroc ne lui convient pas pour ces besoins ardemment recherchés…
C’est la cinquième fois que le Maroc se porte candidat à l’organisation de cette compétition. Il avait déjà perdu face aux Etats-Unis en 1994, à la France en 1998, à l’Allemagne en 2006 et à l’Afrique du Sud en 2010.
S’il insiste encore et toujours, c’est parce qu’il espère que les responsables de la FIFA se lasseront un jour de sa candidature et lui offriront ce qu’il demande. C’est un comportement très courant au Maroc : parvenir à son but par l’insistance qui dérange. Autrement dit par le harcèlement…

On ne sait pas si le Maroc est conscient de la lourdeur de cette tâche à laquelle il prétend, d’autant que le nombre des pays participants va passer de 32 à 48. Il y aura 16 pays en plus en 2026. Et c’est d’autant une lourde tâche que ce sera une première dans l’histoire du football. Confier cette responsabilité à un pays qui s’est montré défaillant dans l’organisation de « plus petites » compétitions de football ces toutes dernières années est fort hasardeux. On se rappelle que le Maroc a été la risée du monde entier en décembre 2014, au moment où il abritait la coupe des clubs de football à Rabat. Alors que la pelouse, sur laquelle se déroulaient les matches était totalement inondée, les organisateurs marocains ne purent envoyer que 3 pauvres hères armés de serpillères et de seaux pour assécher le terrain… La compétition avait dû finalement être délocalisée en urgence, avec ambulances hurlantes, à Marrakech. Un mois plus tard, le Royaume de Mohamed VI se désistait de l’organisation de la coupe d’Afrique des nations 2015. Par peur du virus Ebola. Deux énormes fiascos en l’espace d’un mois. Il y a à peine 3 ans et demi.

Le Maroc semble avoir oublié tout ça. Mais il veut absolument organiser la coupe du monde. L’actuel monarque, Mohamed VI, chercherait à réussir à tout prix là où son défunt père, Hassan II, avait échoué. Il pourrait ainsi prendre une revanche sur ce terrifiant père qui ne cessait de le brimer…

Mais le monarque marocain ne doit pas oublier que le pays organisateur de la coupe du monde de football se place systématiquement sous les feux de la rampe. Et quiconque se met sous les projecteurs se livre et s’expose au public. Il se découvre et étale ses réalités, ses avantages et ses défauts. Il peut être acclamé et applaudi comme il peut être hué et sifflé.
Les tares du Qatar comme celles du Maroc sont nombreuses et criantes. Et, au-delà de ce qui est répugnant dans le régime obsolète de ces deux monarchies, c’est l’aspect hideux de l’islam, en tant que religion et système politique, que les spectateurs vont (enfin) pouvoir découvrir de visu. Ce même islam qui est en train d’envahir l’Occident.

Et c’est tant mieux pour la cause des patriotes !

Hamid Lachgar