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Islam de France : un mensonge bien français…

Depuis notre création, nous sommes régulièrement en contact avec des apostats de l’islam, des ressortissants d’Afrique du Nord qui refusent la dictature du Coran et ses conséquences dans leur quotidien. Hamid Zanaz fait partie de ceux-là, et, comme il vient de publier un nouveau livre, c’était pour nous l’occasion de reprendre contact avec lui.

Riposte Laïque : Parlez-nous de votre dernier livre…

Hamid Zanaz : Dans ce nouveau livre « D’où vient la violence islamique ? », je parcours les thèmes liés à cet islam conquérant d’aujourd’hui : le mensonge français qui consiste à dire que l’islam est réformable et adaptable aux valeurs de la République démocratique et laïque, l’islamisation officielle à travers les mosquées et les associations cultuelles, le communautarisme qui avance à visage découvert en Europe, le prosélytisme inhérent à la religion islamique, l’aveuglement de la gauche, la blague de la dé-radicalisation et de ‘l’islam français’ etc. Mais tout ça à travers des interviews données de 2009 à 2016 à différents organes de presse, arabe, Kurde, canadien, canadien, helvétique, italien, français (Sites anti-islamistes bien sûr). Chaque entretien est suivi soit d’un extrait choisi de l’un de mes livres ou de mes articles publiés dans la presse italienne ou arabe (La Stampa, Corriere della Sera, A rivista Anarchica,  MicroMega, al-arab , Aladjadid, Alawan, al-nahar, A-akhbar .. ).


Riposte Laïque : En 2009, vous publiiez « L’impasse islamique », livre préfacé par Michel Onfray. Vous y dénonciez la réalité de l’islam, sans tourner autour du pot. Sept ans plus tard, les faits vous donnent raison, et pourtant, personne encore, dans le monde politique, n’ose parler de l’islam, et se défausse sur l’islamisme. Comment réagissez-vous à cela ?

Hamid Zanaz : J’ai fait mieux, j’ai même écrit une lettre ouverte à Monsieur le président de la République François Hollande en 2013, je lui ai expliqué la naïveté de ses positions et la dangerosité de sa compréhension de la chose islamique. J’ai écrit noir sur blanc dans ma lettre :

Vous, président de la République, vous ne devez pas légitimer l’instinct tribal au détriment de la culture universelle.
Vous, président de la République, vous ne devez pas laisser le communautarisme s’installer dans la République.
Vous, président de la République, quand un fleuve est pollué, vous devez remonter à la source de la contamination.
Vous, président de la République, vous devez libérer les territoires perdus de la République.
Vous, président de la République laïque, vous ne devez pas financer les lieux de culte.
Vous, président de la République, vous avez le devoir de protéger les femmes d’origine arabe, pas leur culture islamique misogyne.
Vous, président de la République, vous devez interdire à vos ministres de se balader dans les mosquées pour une raison ou une autre.
Vous, président de la République, vous ne devez pas voir en la barbarie une culture. Vous devez savoir qu’il y a des « spiritualités » meurtrières.
Vous, président de République, vous devez savoir que l’islamisme est une idéologie meurtrière et non pas une frustration mal orientée.
(http://www.bvoltaire.fr/hamidzanaz/francois-hollande-a-peur-de-denoncer-les-djihadistes,14300)

Quant aux autres auteurs / chercheurs prolifiques sur la question, ils n’osent pas poser les vrais problèmes, ils préfèrent noyer le poisson comme Olivier Roy, l’auteur de la trouvaille verbale du siècle : l’islamisation de la radicalité et non pas la radicalité de l’islam ! Ces gens-là proposent une petite idée qui sonne le glas nouveau chaque année juste pour garantir des subventions et éviter l’épée de l’islamophobie suspendue sur leurs têtes. Ajoutez à cela un manque de courage flagrant, deux pincées de malhonnêteté intellectuelle, et vous comprenez pourquoi le «  Rien-à-voirisme » est devenu un sport national français

Riposte Laïque : Et votre regard sur la politique de l’islam de France ?

Hamid Zanaz : Aujourd’hui, certains considèrent encore que l’intégrisme est la maladie de l’islam, et prétendent guérir des patients radicaux, les ramener dans le droit chemin républicain et pacifiste en leur offrant le vrai islam. Mais, y  a-t-il un vrai islam ? Personne n’a la moindre idée de ce prétendu islam humaniste, spirituel, paisible. Des associations se multiplient pour la cause et rôdent autour de ce nouveau business du désendoctrinement, ces mêmes associations qui ont participé d’une façon ou d’une autre à pousser ces jeunes à détester l’Occident et ses valeurs.
On sollicite même les services d’imams pour convaincre des musulmans que ce qui existe dans leur religion est inexistant !

Dans un livre collectif publié par le centre de recherche El Misbar, Dubai 2016 sous le titre L’islam en Europe, problématique de l’intégration et les défis du terrorisme, ma contribution était « Y a-t-il un islam français ? ». Mon enquête a montré qu’il était très difficile de répondre par l’affirmative à cette question. Pourquoi ? Si le musulman s’adapte, s’intègre d’une façon ou d’une autre dans la société française, le système islamique global – représenté par des associations, des unions, des conseils islamiques- pourrait-il adhérer à cette mutation et renier ce qui est appelé dans le jargon islamique «  charia » islamique ou identité islamique ? Sincèrement, je ne crois pas.

Riposte Laïque : Que répondez-vous à ceux qui réclament l’interdiction de la visibilité de l’islam en France ?

Hamid Zanaz : Le prosélytisme est inhérent à la religion islamique et l’expansionnisme est consubstantiel à cette idéologie. J’ai toujours dit et écrit que le voile islamique, par exemple, est le drapeau ambulant de cette idéologie, la mosquée un point de départ d’une islamisation d’un territoire etc.

Mais que dire encore quand je lis qu’un tribunal allemand a jugé que sept islamistes qui patrouillaient dans les rues de Wuppertal pour faire appliquer la charia, n’avaient pas enfreint le droit allemand !

Riposte Laïque : Avez-vous d’autres projets littéraires ?

Hamid Zanaz : Oui, bien sûr, j’ai toujours l’envie de dire aux autres ce qu’ils ne veulent pas entendre. Cela m’amuse beaucoup… Mais j’ai décidé de le dire dorénavant beaucoup plus en langue arabe. D’ailleurs, j’ai publié trois livres en 2016, un sur Albert Camus et sa relation mal comprise avec l’Algérie, un autre sur la nécessité de la réflexion philosophique dans le monde arabo-berbère, et un petit dernier pour la route sous le titre ‘ Eloge de la raison’..

Propos recueillis par Pierre Cassen




Le voile du NPA : la farce qui cache la burqa…

Quand le réel échappe aux politiques, ils commettent des imprudences! C’est le cas du Nouveau Parti Anticapitaliste. Oser présenter une candidate voilée sur une liste régionale, n’est ni courageux, ni provocateur, ni populiste. Mais simplement une confirmation de l’alliance de cette secte politique avec le fondamentalisme islamique. Un cheminement logique. Se voiler, ce n’est qu’un « refus de la dictature du corps imposée par l’Occident aux femmes », disait Salma Yacoub, une voilée communautariste anglaise d’origine pakistanaise à Londres.
Devinez qui était-il à côté d’elle sur la même tribune? L’anticapitaliste intentionnaliste, Besancenot… Mais faut-il le rappeler, l’extrême gauche avait combattu la loi interdisant les signes religieux ostentatoires à l’école. Elle a toujours défendu le voile. Pire encore, les gauchistes ne se sont jamais opposés à l’islamisme, ni dans le discours ni sur le terrain. Ni ici ni ailleurs. En Algérie, ils ont soutenu le FIS, ils étaient même prêts à vivre dans un Etat islamique!

Tout cela est connu, la presse en avait parlé longuement de ce rapprochement semi-clandestin. Mais Là où la chose devient risible voire dangereuse, c’est dans l’explication de cet acte odieux. Car pour ne pas assumer leur connivence avec l’archaïsme religieux, les responsables de cette formation poussent le ridicule à son extrême en affirmant que le voile est compatible avec l’épanouissement de sa porteuse, sa libération, voire son militantisme féministe!
Le voile révolutionnaire! Allons voir de prés pour ne pas se faire avoir. L’étymologie nous renseigne mieux que les slogans creux du postier : la langue arabe de tous les jours nous dévoile parfaitement la réalité du voile : les femmes hidjabisées sont des femmes moultazimates, c’est-à-dire engagées! Islamistes. Le titre d’une cassette du missionnaire et ami des trotskystes français Tarik Ramadan est révélateur : La femme musulmane face à son devoir d’engagement. Les autres sont des moutabaridjates, des dépravées. En arabe parlée dans les territoires perdus de la République, la non-voilée, c’est Arianna, ce qui veut dire « à poil », salope. Cela fait partie de l’action psychologique islamique qui consiste à faire pression sur la non-voilée pour qu’elle se voile, sur la voilée pour se nikabiser (Burka), et ainsi de suite…Le voile n’est qu’une étape vers la Burka. Dans quelques années, si rien n’est fait, toutes les Burkas en puissance, deviendront effectives.
Croire que l’islamisme est anticapitaliste est mal le connaitre. Il est un antihumanisme viscéral, un fascisme même. N’oublions pas que le mouvement islamiste dans son ensemble était une riposte capitaliste contre la pensée socialiste arabe, contre la laïcisation du monde arabe!
Le voile d’Ilham a dévoilé Besancenot aux électeurs. Tant mieux!
Aucun esprit non pollué ne peut admettre que les femmes choisissent librement leur aliénation.
Hamid Zanaz
L’auteur de L’impasse islamique, la religion contre la vie, préface de Michel Onfray
Ed. Libertaires 2009.




Lettre ouverte aux "révolutionnaires" qui n'ont rien compris à l'intégrisme islamique!

Je n’étais nullement surpris ni déçu par votre lecture mesquine de mon livre «l’impasse islamique, la religion contre la vie ». Au contraire cela me
réjouit car vos réactions confirment tout simplement ce que j’ai toujours pensé : l’islamisation est bien en marche, la culpabilité à son zénith.
En lisant vos commentaires sur le livre, j’ai compris l’utilité d’un certain livre paru dernièrement en France « Comment parler des livres que l’on n’a pas lu ?» Aux jeux olympiques de la repentance, de la courbette et de la mauvaise foi, vous serez, messieurs, médailles d’or.
L’un des vôtres, un certain plumitif qui ne mérite pas d’être cité ici, pousse le ridicule jusqu’au point mort de la réflexion. Guidé par son aveuglement volontaire, il a trouvé de l’islamophobie et du racisme dans mon texte et la préface de Michel Onfray. Pire encore, ni l’objectivité, ni le bon sens, ni le respect de l’intelligence de ses lecteurs virtuels, ne l’ont empêché d’essayer de comparer le philosophe à un triste personnage de l’extrême droite.
La honte est un sentiment révolutionnaire selon Marx. Si vous n’avez pas honte, faites ce que vous voulez ! dit un proverbe arabe. Sans la moindre
honte, vous osez accuser le philosophe, de gaulliste de gauche et de défenseur de l’Occident. Voilà l’Occident que défend Michel Onfray et tout
homme de bon sens, il écrivait dans la préface : « L’auteur nomme un chat un chat et dit clairement ce que toute intelligence bien faite devrait
affirmer haut et clair : l’islam est intrinsèquement incompatible avec les valeurs de l’Occident qui sont : l’égalité entre les hommes et les femmes ,
l’égalité entre les croyants et les non-croyants l’égalité entre les mode de vie sexuels , l’égalité entre les peuples …» En tout cas, je préfère avoir tout faux avec l’Athéologue, Michel Onfray que raison avec vous !
Vous êtes trop gâtés pour être révolutionnaires, comme ne cesse de répéter un vrai vieux trotskiste algérien. Dialoguer oui, mais les leçons, il faut avoir une vraie vie pour pouvoir prétendre les donner. Militer en Occident que vous détestez ne vous coûte presque rien. La lutte, dites-vous ! Si vous jetez un coup d’œil ailleurs où « ça se passe » vraiment, loin de vos paradis révolutionnaires, vous changeriez peut être, votre regard trompé dans une culpabilité cultivée malicieusement par les islamistes de France et de Navarre.
Ce porte-plume va plus loin dans sa lecture tordue du livre, il a même trouvé sous ma plume un hommage rendu à Bourguiba ! Sans aucun
commentaire voici les deux évocations du feu président tunisien dans le livre : «Séparer le religieux du profane, élire librement ses représentants, la liberté de conscience, en un mot être libre, ne sont plus une culture d’un pays ou d’un autre. Ils sont aujourd’hui des principes universels. Des valeurs transnationales. Illogique cette attitude qui veut s’adapter progressivement avec la logique. Quel serait, aujourd’hui, le destin de la Tunisie si le président Bourguiba n’avait pas pris l’initiative de faire bouger les choses dès l’Indépendance ? Il a eu le courage d’affronter la réalité. Il n’a pas attendu l’évolution des mentalités pour abolir les tribunaux religieux et transférer leurs compétences aux tribunaux modernes. Le 13 juillet 1956, juste après l’Indépendance, il a promulgué le code du statut personnel. Ce dernier a supprimé la polygamie, interdit la répudiation, instauré le divorce judiciaire. » p. 56
Ainsi que:
« La sclérose du monde musulman est due à l’absence flagrante d’hommes comme Bourguiba et Mustapha Kemal. Du XIIe jusqu’au XX siècle, l’islam n’a donné aucun « despote éclairé ». Les autres pays de l’islam perdront beaucoup de temps par rapport à la Tunisie et à la Turquie : les transformations radicales ne s’opèrent que rarement dans des régimes politiques démocratiques. Les masses exigent l’application de la charia ! Le parlement koweïtien n’avait-il pas repoussé pendant sept ans une loi permettant aux femmes de participer aux élections, proposée par le gouvernement ! Paradoxalement, les avancées radicales ont été menées en Occident par des Napoléon, Bismarck, etc. Est-il nécessaire de rappeler que le Japon n’a réussi que grâce à une technocratie étatique hautement compétente ?» p.156
Je n’y suis pour rien si le Robin des bois de Politis ne distingue pas entre un constat explicatif et un hommage. L’un des deux passages vous a
fortement inspiré à un point où je suis devenu un supporter fanatique d’hommes providentiels tels Bourguiba et Atatürk ! Avez-vous lu le livre ou avez-vous succombé à vos préjugés, selon lesquels les arabes rêvent toujours d’un calife, d’un messie ?
Quant à vous, les masturbateurs révolutionnaires, le titre de votre commentaire « l’impasse islamophobe », résume à lui seul votre errance mentale et conceptuelle. Vous devrez trouver une alternative à votre infantilisme chronique et à votre mauvaise foi. Vous avancez que je fais l’éloge de l’Occident ! Non seulement cela, mais je vous vous fais une confidence : celui qui n’aime pas l’Occident est un cas psychiatrique. L’Occident dont il s’agit messieurs, ce n’est pas une aire géographique comme vous croyez, mais une aire socioculturelle. Voilà ce que vous n’avez pas voulu lire dans le texte. Vous avez trouvé dans le livre un Occident fantasmé ! Non on ne fantasme pas de l’autre côté de la méditerranée, comme certains de vous fantasment sur L’Orient et ses harems, sur un Islam qui pourrait détruire le capitalisme ! Nous, nous construisons notre liberté contre vents et marées.
Voilà un extrait, le lecteur jugera : « Nul relativisme culturel ne peut justifier l’idée selon laquelle la démocratie, les droits de l’homme, l’humanité de la femme, le droit de disposer de son corps, se masturber, croire ou ne pas croire au bon dieu, changer de religion, ne pas en avoir, seraient des valeurs exclusivement occidentales. Simples évidences « bien connues », des notions qui devraient être acceptées sans justifications, pour utiliser les mots de Hegel. Il n’y a pas de droits de l’homme sénégalais ou anglais. Il n’y a que de droits de l’Homme. Ces droits ne sont ni créés par le législateur, ni octroyés par lui au citoyen, mais existent de plein droit, doivent de tout temps être respectés par le législateur et lui préexistent en tant que valeurs suprêmes. » pp. 24/ 25
Vous ne pourrez pas comprendre l’essence du fait religieux, pour une simple raison, c’est que l’Europe est sortie du religieux depuis trois siècles ! Savez vous que la religion est le plus important « désamorceur » de la force révolutionnaire des individus, messieurs les révolutionnaires !
Dans le livre, j’ai essayé de remettre en cause la problématique chronique qui freine la pensée arabe contemporaine: comment concilier le patrimoine islamique et la modernité ? J’ai utilisé, peut être, un langage direct dont vous n’avez pas l’habitude. Que voulez-vous ? Je viens de du Bled, un blédard. J’ai constaté de mes propres yeux les ruines de la modernité encore bébé que la religion devenue folle a laissé fumante après son passage.
Je ne sais où vous avez déniché dans le livre, ce que vous avez élégamment appelé un ‘racisme anti-immigré’ ? L’objet du livre n’a rien à voir avec l’islam de France ou l’islam en France. Mais ça ne m’étonne pas, pour vous, tout part de votre quartier et à lui, tout revient. Vous êtes le centre du monde !
Vous évoquez le racisme quand vous ne savez plus expliquer, quand le réel vous échappe. Rangez votre antiracisme à deux sous! Est-il raciste un
arabe qui refuse l’obscurantisme religieux et politique, qui défend la liberté de conscience, l’humanité de la femme, l’Etat de Droit…? Des questions qu’on pratiquait librement en Algérie depuis le lycée. Désolé, vous avez 40 ans de retard à rattraper. Mais excusez-moi, selon vous un arabe normalement constitué est automatiquement un musulman pratiquant, un type qui doit fermer sa gueule, qui ne devrait ni philosopher ni traiter des sujets brûlants. Quand les islamistes eux-mêmes revendiquaient les massacres qu’ils commettaient en Algérie dans les années 90. Et au moment où les victimes confirmaient leurs dires. Vous chantiez indécemment votre hymne scandaleux « Qui tue qui ? »
Mais, l’erreur est presque humaine ! Le dieu, Michel Foucault lui-même n’avait-il pas été bluffé par la «révolution islamique» en Iran ? N’espérait-il pas trouver chez l’imam Khomeiny ce qu’il ne trouvait pas en Europe : la spiritualisation de la politique ! Tout cela au moment où des étudiants de
première année à Alger, n’avait aucun doute sur la nature fasciste de cette prétendue révolution. Je crains que vous soyez dans la même position vis-à-vis de l’islam et son intégrisme.
Vous croyez que nous ne sommes mûrs ni pour la laïcité ni pour la démocratie et encore moins pour l’athéisme ! Des colonisés à perpétuité quoi ! Vous êtes heureux que le christianisme soit évacué hors de la sphère publique. Vous criez sur tous les toits qu’il est archaïque, incompatible avec la vie d’aujourd’hui et vous avez raison. Mais vous n’avez aucun droit paternaliste de nous conseiller à réinterpréter l’islam pour qu’il s’adapte à la vie moderne. Deux poids, deux mesures ! La religion est mauvaise pour vous, elle est bonne pour nous ! Si on critique le christianisme, c’est tout à fait normal pour vous, on critique l’irrationnel, l’infâme même. La liberté d’expression quoi ! Mais, si on
touche à l’islam, tout change. Enfin tout tremble ! Dans ce cas, on ne critiquerait pas l’irrationnel, mais la culture islamique et les musulmans ! Et ainsi on n’est plus rationaliste à vos yeux mais raciste. Manger du curé : oui. Manger de l’imam : non. Dans un pays gastronomique comme la France, on devrait varier les plats. Pour la bonne santé de la république.
Dans un pays où on a le droit de critiquer toutes les religions. Ne pas critiquer l’islam, c’est ne pas respecter les musulmans. Les mettre à part. Les considérer comme voisins et non comme citoyens à part entière !
Voulez-vous messieurs les antiracistes nous voir assouvir éternellement vos appétits exotiques. Non, mes amis les femmes d’Alger ne sont plus
dans leur appartement comme peignât Delacroix en 1834 ! ‘Le Bon Sens’ d’Holbach, ‘La servitude volontaire’ de la Béotie, ‘La psychologie de masses du fascisme’ de Wilhelm Reich, …existent en Arabe depuis belle lurette. Et même ‘Ecoute, petit homme !’ Ecoutez, entre nous et ne le dites à personne : « L’esprit de Voltaire a soufflé sur nous aussi ! » Ah Voltaire, si vous voyiez cette léthargie complaisante ! Les temps sont mauvais, il y a de quoi vous faire retourner dans votre tombe !
Tout le monde sait que vos intérêts se rencontrent avec les tenants d’une victimisation rampante. Vous avez un fonds de commerce commun, et
quand deux fonds de commerces se rencontrent, il n’y a de place ni à l’objectivité ni à la laïcité. Polémiquer, aller contre les thèses des uns et des autres. Critiquer la lecture de Malek Chebel de l’islam, d’Abdelwahab Meddeb, Leila Babes, Mohamed Arkoun, Gilles kepel ou Olivier le Roy…Souligner l’idéologie intégriste des associations islamiques en France … Est-ce cela me rapprocherait du front national? Suis-je raciste si je refuse d’être soigné par un médecin musulman qui ne croit pas à la médecine ? Qui croit que c’est Allah tout seul qui guérit et l’exprime ouvertement. (Voir p. 64)
Vous confondez délibérément la liberté culturelle et le conservatisme culturel. Ecrire ce qui suit, est-ce cela insulter les pauvres musulmans de France? « Dans la mosquée, les textes religieux sont « sacrés ». Mais quelle que soit leur sacralité, ils deviennent des idées quand ils s’aventurent hors de leur terrain légitime. Et la critique radicale doit s’appliquer évidemment à toutes les idées. En tant qu’individu, le croyant mérite tout le respect dans une démocratie. Mais, la liberté d’opinion implique que les appareils idéologiques qui servent de référence à la croyance soient soumis à la raison critique. » p.40
Vous cherchez des poux là où il n’y en a pas. Ne creusez pas trop, vous risquez de ne plus remonter ! Vos lâches et hallucinantes interprétations
trouvent dans les vraies pages du livre les démentis les plus cinglants.
De quel droit, regardez-vous les arabes comme des êtres à essence religieuse, musulmans et rien d’autre.
Pour des raisons évidentes, je suis heureux de ne pas avoir écrit le livre que vous aurez aimé lire. Beaucoup parmi vous ont insisté sur le timing du livre. Ce n’est pas le moment dites-vous ! Le livre pourrait donner des arguments supplémentaires au Front National et à Sarkozy contre les immigrés musulmans !
A chacun sa philosophie dans la vie. Réglez votre vie au rythme de Le Pen ou autre. Pas moi. Ecrire est parfois être irresponsable, c’est-à-dire dire
être franc et sincère, voire naïf. Penser, ce n’est rien messieurs ; c’est juste essayer de faire échec à la peur. Ne faites pas attention à l’intégrisme islamique ! Vous verrez : on s’y habitue très vite ! Et surtout, faites attention à ce que vous exigez ailleurs, vous pourriez l’obtenir chez vous. Sartre disait en 1948, que le nazisme était quotidien pendant l’occupation. Un jour l’intégrisme sera battu car l’histoire dément toujours les illusions. Et vous diriez comme Sartre que l’intégrisme était quotidien. Et quand vos enfants vous demanderont : que faisiez-vous pendant l’intégrisme ? Vous répondrez comme lui : nous avions vécu ! Plus grave encore certains chuchotaient après la libération : « Après tout, les ‘Allemands’ étaient corrects. » Ils étaient comme prêts à accepter l’inacceptable. Je crains que certains soient prêts à accepter le
fascisme vert, abdiquer leur liberté pour avoir la paix. Mais attention, vous perdez et la liberté et la paix !
En pleine révolution algérienne, le grand Kateb Yacine déclarait qu’il écrivait en français pour dire aux français qu’il n’était pas français. J’ai envie de vous dire que j’ai écrit en français, une fois n’est pas coutume, pour vous dire en français que nous ne sommes pas ce que vous croyez : des religieux chroniques, des êtres théologiques à plein temps.
Ce qui apparaît naturel, ne le prenez pas comme naturel (Brecht) ! L’islamisme n’est pas ce que vous croyez ! Ne mélangez surtout pas l’espoir et le savoir. Vous avez le droit de croire à ce que vous voulez, mais la croyance forte, comme nous dit Nietzsche, ne prouve que sa force, non la vérité de ce qu’on croit. Un islam sans prosélytisme, sans charia, sans Etat islamique, ce n’est plus l’islam… Ouvrez le Coran, vous serez bien servis !
Puisque vous vous autoproclamez porte-paroles de l’islam en France. Ouvrons le débat sereinement. Pour vous éviter l’appareillage théorique tissé par les islamologues, qui vous ont rendu aveugles, je vous prête quelques questions pratiques. Veuillez demander à vos frères de lutte islamistes des réponses claires pour lever tout malentendu :
Quels sont les droits de la femme dans la future société communautarisée qu’ils prônent ? Comment règlent-ils le problème de l’apostasie imposée
par l’islam? Que feront-ils dans le cas où la constitution se contredit avec la charia? Permettraient-ils à une musulmane d’épouser un non musulman
même si l’islam l’interdit formellement ? Une directive européenne ordonne d’insensibiliser l’animal avant de le tuer, l’islam ordonne que la bête soit égorgée en plein possession de ses moyens. Que feront-ils pour que leurs pratiques d’abattage ne se heurtent pas aux règles juridiques européennes ? Seront-ils d’accord pour que d’autres humains non musulmans puissent visiter ou vivre dans la région de la Mecque, chose formellement interdite aux non musulmans ? Ce qui est légal peut être illicite (charia), et ce qui est licite peut être illégal. Que suivent-ils alors ! La loi ou la foi? …
Dans son ‘Pour en finir avec le jugement de dieu’, Antonin Artaud, écrivait : « Je chie sur la croix» et « Je renie mon baptême.»
Personne ne l’avait menacé de mort. Pour moins que ça, le réalisateur Théo Van Gogh a été assassiné par un islamiste à Amsterdam !
Un jour le pourquoi s’élève, disait Albert camus.
Messieurs les islamo-gauchistes, jusqu’à quand pouvez-vous retarder l’échéance ? N’est-il pas temps de reconnaître que la modernité est la seule force qui puisse arracher l’être humain à son destin préconçu ?!

Hamid zanaz
L’impasse islamique
La religion cotre la vie
Préface de Michel Onfray
Editions libertaire ,2009, 13 euros




Voyage dans la tête d'un intégriste égyptien*

J’ai discuté longuement avec un frère musulman, sa dernière année de médecine bientôt achevée, il est un étudiant comme tous les autres. Ni barbe, ni gandoura et parlant l’anglais couramment.
Voici un résumé de notre discussion. No coment .
Comment es-tu devenu frère musulman ?
Mes camarades, frères musulmans, m’ont éclairé et orienté vers le droit chemin. On a commencé à prier ensemble dans la mosquée de la faculté, se rencontrer à l’extérieur pour réviser et adorer Allah. J’étais alors en deuxième année de médecine.
As-tu délaissé tes anciennes habitudes ?
Oui j’ai cessé d’aller au cinéma, et d’assister aux concerts. Pas de télé, ni de foot. Je me suis consacré à mes études et à la lecture d’ouvrages religieux.
Comment vois-tu la crise égyptienne ?
Le pouvoir d’Allah est la seule solution. L’Egypte deviendra ainsi un Etat islamique, appliquant la loi divine, une fois ce rêve réalisé, nous ferons tout pour rassembler tous les pays islamiques dans un seul grand Etat.
Penses-tu que l’étudiant pakistanais en médecine est plus proche de toi que l’étudiant copte égyptien ?
Evidemment, nous sommes des frères en islam et c’est la chose la plus importante dans cette vie temporaire
Mais l’étudiant égyptien vit avec toi, il parle la même langue que toi, en plus il a les mêmes problèmes ?
J’ai le sentiment que le copte est très différent de moi.
Le pakistanais est-il identique à toi ?
Non pas vraiment, mais l’islam nous rassemble.
Ta patrie c’est l’Egypte ou la communauté islamique ?
Mon pays c’est l’Egypte, mais je crois que le grand Etat islamique est plus noble, plus glorieux, et plus puissant voire le seul moyen pour être une puissance mondiale
Accepterais-tu la disparition de l’Egypte avec toute son histoire, sa dissolution dans l’Etat islamique ?
Pourquoi pas ? L’histoire dont tu parles est dans sa globalité une histoire païenne odieuse. Ce patrimoine pharaonique n’est ni nécessaire ni important. Je déteste ces vestiges.
Voudrais-tu les détruire ?
Pas à ce point. En ce moment, c’est un gagne-pain pour certaines personnes. Mais une fois un Etat islamique militairement et économiquement puissant instauré, ces ruines deviendront inutiles.
Mais le monde entier considère la civilisation pharaonique comme le début de toute civilisation ?
L’histoire commence avec l’apparition de l’islam. Tout le reste n’a aucun intérêt.
Comment conçois-tu la situation des coptes sous l’Etat islamique futur ?
Ils vont pouvoir vivre avec nous, mais ils ne devraient pas dépasser les limites. Nous pourrons bien les encourager à quitter l’Egypte. Ils pourront faire leurs prières, néanmoins, ils devront être discrets. Qu’on n’entende rien de cela.
Peux-tu prendre un copte comme ami ?
Jamais. Je ne lui adresse la parole que dans une nécessité absolue.
Comment vois-tu l’application de la charia islamique ?
La loi d’Allah est claire, son application immédiate est un devoir pour tous les musulmans.
Tu veux qu’on coupe la main aux voleurs par exemple ?
Oui mais je laisse ces questions délicates aux théologiens de notre association.
Que penses-tu de certains théologiens qui avancent que les punitions corporelles islamiques ne sont plus une nécessité aujourd’hui ?
Je laisse la parole à nos tuteurs, les leaders de l’association des frères musulmans.
Quelle est ton opinion sur l’instruction de la femme ?
Elle peut s’instruire, mais hormis pour exercer quelques professions comme enseignante, infirmière, ou médecin, l’enseignement universitaire est inutile pour elle. Prendre soin de son mari et s’occuper des enfants est la fonction principale de la femme.
Et le voile ?
Je ne suis pas contre le voile intégral même si je ne le trouve pas nécessaire. Mais le hidjab est une obligation de base. Il faut interdire la mixité sur le lieu de travail, à l’école, dans la rue. Faire reculer la mixité par tous les moyens.
Es-tu pour l’utilisation de la force pour imposer tout cela ?
Je crois qu’on doit commencer par prêcher la bonne parole, expliquer, sensibiliser, mais je laisse la manière de l’application à nos cheikhs.
Et l’excision ?
Dans ma famille on ne pratique pas l’excision. Mais la question est déroutante. Certains théologiens sont pour, et certains professeurs à la faculté sont hostiles à l’excision. Mais les professeurs restent muets dans leur majorité sur la question. En général, j’obéis aux chefs des ‘frères musulmans’: s’ils disent que l’excision est mauvaise, je serais contre. S’ils voient que c’est une bonne pratique, je serais favorable.
Selon toi, quel serait le nombre raisonnable d’enfants pour une famille égyptienne ?
Moi, je n’ai qu’une sœur. Chez moi on est pour ‘la petite famille’, mais je crois que mes parents sont dans l’erreur.
Donc, tu veux fonder une grande famille ?
Oui, comme communauté musulmane, nous devons être plus forts que tout le monde.
Mais la suprématie n’a rien à voir avec le nombre. Un petit nombre bien éduqué pourrait construire une grande nation !
Le grand nombre n’empêche ni l’éducation ni La suprématie. Grosso modo, je prends ce qu’Allah me donne, je n’interviens pas contre sa volonté.
Mais tu peux espacer les naissances et limiter le nombre ?
Non je ne crois pas. Ce problème ne se pose pas aujourd’hui, car je ne suis pas marié encore.
Veux-tu me parler un peu de ta famille ?
Mon père est directeur d’une banque, ma mère médecin au ministère de la santé, ma sœur étudiante à la faculté de lettres.
Sont-elles voilées ?
Ma mère non, mais ma sœur l’est.
* ‘El missri el youm’, quotidien égyptien, 27/05/2009
* Traduit de l’arabe par Hamid Zanaz
*Titre proposé par le traducteur.




Pour vivre en paix avec sa religion, il faut au musulman un état islamique

Contrairement à ce que pensent les spécialistes d’études islamiques, je crois profondément – et peut-être en connaissances de cause- que pour vivre en paix avec sa religion, il faut au musulman un Etat islamique. Pourquoi ? Parce que ce qui est légal peut être illicite (charia). Et ce qui est licite peut être illégal ! Que suivre alors ? La foi ou la loi ? C’est un dilemme pour le musulman ? Un casse tête permanent !
La modernité agresse le croyant musulman. Il suffit d’écouter les questions posées par des musulmans de France, par téléphone, aux religieux sur les chaînes de télévision et de radios islamiques pour s’en rendre compte. Quelques exemples concrets qui nous montrent la contradiction entre l’islam et la modernité :
1) circoncision : la modernité est sensée protéger les enfants de toute mutilation.
2) Les pratiques d’abattage rituel se heurtent aux règles juridiques européennes. Depuis les années 80, une directive européenne ordonne d’insensibiliser l’animal avant de le tuer. Or, selon l’islam, la bête qui va être égorgée, doit être vivante, en plein possession de ses moyens
3) Celui qui gouverne est responsable devant dieu et non pas devant le peuple. Le peuple musulman n’a pas le droit de rejeter la charia. Aucun responsable musulman ne remet en cause la charia, explicitement. La définition du mot démocratie elle-même suffit à prouver qu’elle est contraire à l’islam. Le « pouvoir du peuple» : en islam, le pouvoir n’appartient pas au peuple. Mais à dieu. Les hommes ne peuvent pas voter pour légaliser ce qu’Allah a interdit ou pour interdire ce qu’il a légalisé.
4) La polygamie est contradictoire avec la citoyenneté.
5) En Amérique, les chauffeurs de taxis musulmans refusent de prendre des clients ivres ou qui transportent du vin ou des chiens avec eux.
Dans chaque musulman, vivant en Occident, il y a comme une guerre civile, voire un conflit de civilisations entre sa foi et la modernité qui envahit son environnement. Il faut voir le nombre de fatwa données tous les jours à travers le monde islamique pour s’en rendre compte. Tout ça pour coller à la norme islamique. Le croyant veut être un musulman parfait, conforme à ce que veut la loi, la charia. Le musulman veut tout savoir pour ne pas mettre dieu en colère : peut-on prier dans l’espace ? Se maquiller pendant le mois de ramadan ? Se mettre en bikini ? Voir un gynéco homme…. ?

Chaque jour, la maison de la fatwa en Égypte produit 1000 avis religieux par téléphone, et cela en 4 langues.. « O croyants ! craignez Allah comme il doit être craint. Et ne mourez qu’en pleine soumission » 3 :102

L’islam n’est pas un système adapté à la vie d’aujourd’hui

Vouloir être musulman en Europe, c’est multiplier ses problèmes par deux ou trois. On ne peut pas être musulman aujourd’hui sans rentrer en collision avec le monde. Et, comme c’est impossible pour un musulman de changer l’islam comme tout le monde sait, il doit changer le monde selon le désir islamique. Abdenour Bidar à écrit un livre « Un islam pour notre temps », j’ai envie de dire «Un temps pour notre islam ». C’est ce qui reflète mieux la psychologie des masses aujourd’hui.
C’est ce qu’on a commencer à faire en Occident : islamiser petit à petit les choses, piscines pour les femmes, dérogation de tout genre etc. L’islam ne s’accorde jamais au réel. Dire le contraire c’est mal le connaître. Il travaille pour que le réel s’adapte à lui. Des imams ont commencé déjà le travail, ils veulent changer les sociétés d’accueil elles-mêmes. Rappelons-nous les déclarations de l’égyptien El Houlami, l’imam de Sydney celui qui avait comparé les femmes non voilées à de la viande offerte à la vue de tous pour allécher les prédateurs. Pour éviter le viol l’imam a recommandé le voile aux femmes australiennes ! 40% des musulmans de 16 à 24 ans, vivant en Grande Bretagne préféreraient vivre sous la charia, selon une enquête du centre de recherche Policy Exchange, réalisé auprès de 1000 personnes, 36% estiment qu’un musulman converti à une autre religion mérite la mort !
En répondant à la question s’il souhaitait vraiment l’installation d’une république islamique en France, Abdelkader Bouziane, l’imam de Vénissieux, ex instituteur en Algérie (tout s’explique), ne trahit nullement les aspirations de la majorité de ses coreligionnaires. Il clame tout haut ce qu’ils pensent tout bas : « Oui, mais pas seulement en France, je souhaite que le monde entier devienne musulman. »
L’islam pourrait-il se familiariser avec la culture démocratique et laïque via les musulmans vivant dans les sociétés démocratiques ? Gilles Keppel, arrache un sourire interrogatif à tous ceux qui connaissent cet islam émigré quand il pense qu’une : « européanisation de cette religion dans le sens d’un “aggiornamento” », pourrait être un exemple à suivre pour le reste du monde islamique. MDR ! Mort de, comme disent les internautes. Je ne vois à l’horizon aucun signe d’un éventuel aggiornamento. Ni avec le conseil des musulmans de France, ni avec le cercle des démocrates musulmans, surtout pas avec le parti des musulmans de France ! D’ailleurs, ces appellations contrôlées sont des contradictions dans les termes.
Au contraire, ces communautés, pour des raisons liées au dogme lui-même, se radicalisent davantage. Car la modernité visible devient plus agressive en mettant l’archaïque en crise. Ce n’est pas insignifiant de voir des filles à Bruxelles, Paris et autres capitales européennes défiler pour le droit de s’ensevelir. Qui oserait aujourd’hui dire au musulman d’Occident que sa « religion n’a qu’une dimension spirituelle et qu’elle ne devrait pas sortir de la sphère privée » ? Chez la majorité écrasante, de la personnalité scientifique et culturelle, en passant par les militants de toutes les associations islamiques en Europe et en Amérique jusqu’au président des musulmans de Trappes, l’islam est vu comme un système global : Din wa dawla, Religion et État. Deux en un, comme dit la pub. « Construire une mosquée est un devoir pour les musulmans, une mosquée n’est pas uniquement pour faire la prière, c’est une manifestation de libération d’un territoire, un devoir islamique », dit-on.
Croire en un islam seulement religieux est un blasphème pour un musulman. Qu’il soit occidental ou oriental. À l’instar des prières hebdomadaires qui se font dans les pays islamiques, les prières du vendredi en Occident ne sont que des séances d’islamisation, voire d’endoctrinement collectif, d’une façon ou d’une autre.

« Le Coran est notre constitution »

Ce slogan lancé par les Frères Musulmans en Egypte dans les années 20 a été repris en 2003 en France. Le président de (UOIF) Lhaj Thami Breze ne déclarait-il pas que « le Coran est notre constitution, il régit notre vie » ?
La brume couvre bien l’horizon, la laïcité, l’autonomie du sujet, les droits de l’homme et surtout de la femme… ne sont pas encore à l’ordre du jour. D’ailleurs ces islamistes moissonnent en Occident libre le champ qu’ils tentent d’interdire aux peuples de leurs pays d’origine de semer : la liberté et les droits de l’Homme.
Hamid Zanaz
L’impasse islamique, la religion contre la vie.
Préface de Michel Onfray
Les Editions libertaires 2009, pp 142,143
Grand prix ‘Ni dieu Ni maître 2009’




L'islamisme, est-il vraiment la maladie de l'islam ?

L’intégrisme, c’est quoi en fin de compte ? C’est la charia appliquée : transformer les versets coraniques en règles juridiques. Il ne faut pas se raconter d’histoires, les pays arabo-islamiques appliquent cette charia. Une application qui peut varier en intensité, d’un pays à l’autre, mais le fond reste le même. Intégriste. Il n’y a pas de fascisme light, l’islamisme light non plus.
Des spécialistes optimistes nous rassurent que l’intégrisme n’existe pas et, qu’il n’y a que de vrais problèmes de société. Il est vite réduit à des causes périphériques telle que la misère, l’humiliation, la frustration et autres trouvailles…
D’autres justificateurs trouvent un lien entre ce fléau et la naissance de l’Etat d’Israël ! Ils oublient vite que « Les frères musulmans », le « fondamentalisme canal historique », première association islamiste, mère légitime de tous les groupuscules islamistes d’aujourd’hui, a été fondé vingt ans avant la naissance de l’Etat hébreux !
Même si tout allait bien dans ce monde arabo-islamique, l’intégrisme existerait quand même, parce qu’il est généré par une illusion et non par un quelconque désespoir. L’islamisme n’est pas « l’islam de la crise » mais « la crise de l’islam », car il n’est pas une simple déviation de la religion de Mahomet, comme aiment nous dire la majorité des commentateurs. Persister à le voir comme une simple maladie guérissable de l’islam, c’est rendre vraiment malade ce qui ne l’est pas. L’intégrisme n’est pas une maladie sauf s’il faut ajouter que la maladie est plus répandue que la bonne santé dans le monde où l’islam est majoritaire. L’intégrisme est à l’islam ce que le chômage est au capitalisme. Inhérent.
Tous les musulmans croient que l’islam a apporté une solution globale et définitive au genre humain. L’islamisme ne pourrait-il pas être regardé comme la dernière cartouche de l’islam? Ne serait-il pas sa « solution finale » ? L’islamisme n’est que l’islam poussé à son terme. Etre intégriste, c’est aller jusqu’au bout de sa foi. Qui parmi les musulmans oserait remettre en cause l’apostasie ou le statut inférieur imposé à la femme par l’islam…etc ?
L’intégrisme est inscrit dans la nature de toute religion L’accident révèle la substance (Aristote).Les sources du fondamentalisme sont très ancrées dans la religion. En dépit de l’importance de ses autres origines, il reste le fils légitime de l’islam. C’est le résultat logique que portait dans son ventre la vision théologique islamique du monde .
Avant d’être un programme politique, l’intégrisme est un état d’esprit. Son effet se ressent dans la vie de tous les jours. La question qui se pose à l’heure actuelle n’est plus : « Qui est intégriste? » Mais : « Qui ne l’est pas ? »Tout jeune non contaminé pourrait écrire son « Journal d’un rescapé de l ‘islamisme. » L’intégrisme va de soi, c’est le contraire qui surprend. Ne pas être intégriste, c’est un exploit en terre d’islam.
L’islamisme est en phase terminale, pronostiquent les ‘islamologistes’ ! Comme si leur « islamisme » n’avait aucun ancrage dans la culture islamique, comme s’il n’était pas une réalité sociologique. Au contraire, l’obscurantisme se porte bien, il est même dans une forme olympique. Ce n’est pas un éclair dans un ciel bleu,c’est une tendance lourde. Selon la majorité des musulmans, la charia est valable tout le temps et partout, quelles que soient l’époque et les circonstances.
Comme beaucoup d’autres qui confondent l’espoir et le savoir , Francis Fukuyama se plante, lui aussi. Ne pense-t-il pas que l’islamisme ne séduit qu’une frange aliénée et marginalisée de la population dans les sociétés bloquées ? Et il estime qu’il ne constitue aucune menace à long terme ! (Nouvel obs, du 03au 09mars 2005) C’est à l’université qu’on trouve, pourtant, la plus grande concentration d’islamistes au mètre carré !
Seule une révolution mentale pourrait faire disparaître les ingrédients du fondamentalisme islamique. Mais les conditions de cette Intifada culturelle sont loin d’être réunies. Il n’a y rien qui se fait pour en finir avec cette « Islamisite ». Pour s’en remettre, il faudrait désintoxiquer les esprits et les âmes contaminés par l’islam totaliste.
Si un homme normalement constitué n’a pas peur de ‘l’islam savant’, de trois choses l’une. Ou bien il est inconscient ou ignorant, ou bien les deux en même temps.
Hamid Zanaz
Auteur de :
Réformer l’islam ? Autopsie d’une illusion caractérisée (2007)
La mélancolie joyeuse. Excursions dans la philosophie de Cioran (2008)




L'islamisme : stade suprême de l'islam ?

Il est malhonnête de se taire ou faire semblant de ne pas voir les dégâts causés par l’islamisation des sociétés arabes. l’intégrisme islamique remplaçait petit à petit le colonialisme européen dans la majorité de ces pays. Ses menaces sont, aujourd’hui, plus dangereuses et plus sérieuses que ceux du premier. Ses méfaits seront plus néfastes encore. Ce cancer touche le cœur de la culture arabe actuelle. Profitant de la faiblesse des régimes en place depuis des décennies et leur illégitimité chronique, il a pu contaminer tous les secteurs de la vie, voire la majorité des esprits. Il est passé dans la culture commune sans que nous nous en rendions compte.
L’observateur honnête, du monde islamique actuel trouve beaucoup de difficultés à réfuter la thèse d’Ernest Renan selon laquelle «l’islam a fait des pays qu’il a conquis un champs fermé à la culture rationnelle de l’esprit.»
Malheureusement ce jugement sévère reste globalement juste.
Pour amadouer les extrémistes religieux et tous les tenants de cette culture dite islamique et prétendue supérieure, les pouvoirs en place ont abandonné l’école et l’éducation aux enseignants islamistes et aux imams ignorants.
Il est aisé de constater l’infiltration des idées religieuses fascistes dans les sociétés arabo-islamiques, préparées déjà à accepter cette peste. Les faits parlent d’eux-mêmes. Inutile de commenter et spéculer. L’intégrisme est là, son épée est sur nos têtes. Soit on le refuse avec force avant qu’il ne soit trop ‘trop tard’, soit on l’accepte comme une fatalité culturelle.
Il est inutile de publier des livres, des articles…pour dénoncer la barbarie islamiste si on ne remettait pas en cause son corpus, lui même, considéré comme sacré et dont la validité serait indéterminée, selon tous les musulmans. On ne naît pas musulman, comme croient ces musulmans et leurs intégristes, on le devient. J’ai le devoir de respecter les Hommes, tous les Hommes, mais j’ai le droit de réfuter leurs idées, voir ne pas les respecter du tout. Comment puis-je respecter la mutilation, appelée ‘circoncision’ ? Comment comprendre la position de ceux qui critiquent l’excision et qui ne soufflent mot sur cette mutilation infligée aux petits garçons ? comment peut-on accepter le principe de la rida , l’apostasie ? Il faut être aveugle ou ignorant pour croire à une certaine conciliation entre les dogmes islamiques et les principes élémentaires des droits de l’Homme et du citoyen.
Il est temps de cesser d’écouter ceux qui sévissent dans la presse française complaisante, ceux qui veulent rationaliser l’irrationnel, Abdlwahab Medab, Mohamed Arkoun, Malek Chebel,… Ils sont devenus, peut être sans le savoir, les ‘compagnons de route de l’islamisme’.
Avons-nous cesser de penser? Comment ne pas mourir de rire quand on voit des opportunistes de tout bord s’exercer à combattre l’islamisme par l’islam? Comme si ce qui intéressait l’humanité arabe du VIIe siècle, concernait encore celle du XXIe siècle ! Ne savent-ils pas encore que l’instrument de mesure de la démocratie ne pourrait être que la laïcité ?
Ne pas écrire, c’est non seulement donner raison aux intégristes et leurs porteurs de valises, mais encourager tous ceux qui au nom d’une pathologie personnelle veulent organiser le monde aussi pour autrui, pour reprendre la belle expression de Michel Onfray.
L’intégrisme n’est-il pas un oued qui prend sa source dans la mosquée? Jusqu’à quand cache-on la relation intrinsèque entre l’islam et l’islamisme ?Jusqu’à quand ces milices, au service de l’intégrisme ; appelés faussement « intellectuels’ tentent d’intimider et marginaliser tous ceux ou celles qui s’opposent à la doxa islamique ?
Hamid Zanaz
Auteur de : Réformer l’islam ? Autopsie d’une illusion caractérisée (2007)