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3e jour : le procès fait à Eric Zemmour est celui d'une certaine idée de la France

http://www.desinfos.com/spip.php?page=article&id_article=22754




3e jour : le procès fait à Eric Zemmour est celui d’une certaine idée de la France

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Une manifestation pour « défendre notre patrimoine démocratique et laïque » à deux pas de l'Ambassade d'Iran

« Défendre notre patrimoine démocratique et laïque, » tel a été le thème de la manifestation organisée avec le soutien de plusieurs organisations place Iéna à Paris le 19 septembre dernier. Un lieu loin d’être neutre, comme le soulignait Pierre Cassen de Riposte Laïque qui rappelait que des manifestations avaient eu lieu à cet endroit même, à deux pas de l’Ambassade d’Iran, « il y a 31 ans contre la dictature du Shah. Les manifestants qui avaient sans doute les meilleurs intentions…mais qui n’appréhendaient pas les conséquences qu’il y aurait et ne savaient pas qu’à la place de la dictature du Shah il y aurait la dictature des ayatollahs, mot que l’on ne connaissait pas alors. » Et que, de fait, ces manifestants militaient pour « une république islamique où on pend les homosexuels, ou les femmes jugées comme adultères sont condamnées à la lapidation. » Une République islamique où le voile obligatoire remplacerait les vêtements occidentaux des femmes.

La chute du Shah et l’avènement de la République islamique : un moment charnière

L’établissement de cette République islamique aura été un moment charnière car « s’il n’y avait pas eu la victoire des Islamistes en Iran nous ne serions pas confrontés à l’islamisation que l’on voit aujourd’hui. » Pierre Cassen donnait des chiffres éloquants : « en 1985 il y avait 4 mosquées en France, il y en a plus de 2.000 aujourd’hui, sans que l’on contrôle ce qui y est enseigné ou est enseigné dans les écoles coraniques. »
Il ajoutait que « en quelques jours deux événements ont montré que ce rassemblement avait sa raison d’être. » Et citait un reportage de John Paul Lepers diffusé sur France 4 et dans lequel on voit un responsable de la mosquée de Roubaix se déclarer pour la lapidation et avertissant que « le jour où en France il y aura une majorité de musulmans il y aura la charia. » http://www.telleestmatele.com/article-video-qui-a-peur-de-l-islam-un-road-doc-de-john-paul-lepers-57331081.html
Le second événement a été la prestation d’un « fanatique islamiste qui en plein centre de Limoges qui lançait publiquement des appels au Jihad, accusait les Juifs du 11 septembre, nommait Christine Tasin [ présidente de Résistance républicaine qui a reçu des menaces de mort et contre qui une fatwa a été lancée ], appelait à brûler le Code civil » entre autres imprécations.
http://www.fdesouche.com/138595-limoges-des-%C2%AB-musulmans-revoltes-%C2%BB-de-sirat-alizza-manifestent-violemment
Pour Pierre Cassen, il est clair que nous sommes confrontés à « une stratégie de conquête. »

Éviter tout retour en arrière


Anne Zelenski, Présidente de la Ligue du Droit des Femmes, soulignait qu’elle avait été l’une des rares à dénoncer la menace islamiste dès 1989. Plus tard, elle s’était rendue en Iran pour y soutenir des féministes iraniennes. Aujourd’hui elle déplore que « des partis politiques comme le NPA, les Verts, le PCF ou même le PS tendent la main à ces fascistes verts » et enjoint à « lutter contre tout retour en arrière. »

Un retour à l’obscurantisme

Évoquant les menaces qu’elle a reçues, Christine Tasin soulignait pour sa part qu’elles étaient faites « au nom du Coran et de la Charia, » une « Charia dite immuable » et s’interrogeait : « les musulmans veulent-ils donc des lois spécifiques ? » Ceux qui le veulent prônent un « retour à l’obscurantisme….ont une haine de la liberté et du progrès » que ne peuvent accepter, dit-elle, « les héritiers de Voltaire…attachés à la liberté d’expression, à la République, à la démocratie. »
« Les vidéos épouvantables qu’ils lancent montrent qu’ils ont peur et que nous avons raison, » ajoutait-elle, dénonçant « un pouvoir tentaculaire et une prise de pouvoir sur le politique. » Son cri de ralliement aura été la lecture de l’Appel du 18 juin.

Le témoignage fort d’une jeune femme née en Turquie

Témoignage émouvant que celui d’Ayten, née en Turquie, venue avec sa famille en France à l’âge de huit ans. Elle détaillait « le partage de l’espace turc entre communautés….l’une de musulmans alévis, l’autre de musulmans sunnites, » ce qui a engendré des « violences communautaires qui, grâce à la poigne de fer laïque du fondateur de la Turquie, Atatürk, ont quasiment cessé. » Grâce aussi à « une méfiante autocensure » réciproque des deux communautés. Mais elle évoquait « les 35 intellectuels et artistes alévis qui ont été brûlés le 2 juillet 1993 à Sivas, par des intégristes islamistes. Leur tort ? Justement de vouloir défendre la laïcité et de contribuer au développement de la démocratie en Turquie et d’être alévis. »
Et la jeune femme évoquait ses parents qui « bien que croyants étaient fort peu portés sur les pratiques religieuses, ce qui ne les a pas empêchés de mieux considérer leurs fils que leurs filles ; puis, lorsque nous les filles, nous eûmes atteint l’âge de la puberté, ils nous interdirent d’aller à la piscine… de dire bonjour aux garçons….les tâches ménagères étaient pour nous sous le regard tranquille des frères confortablement installés. »
Elle appelait à « poursuivre la lutte pour Shakineh et en faveur de l’émancipation des jeunes filles musulmanes, » ajoutant « que cette lutte passe par la critique de tout ces versets machistes contenus dans le Coran. » « Je ne veux pas que le pays de mon fils, la France, se communautarise, » dit-elle également, « et pour éviter cela, luttons pour maintenir la laïcité à la française qui doit contenir les différentes religions à la maison. » Elle terminait en remerciant « l’école laïque » et « l’internat où elle trouva la liberté. »

Pascal Hilout : « les interdits islamiques sont à tout jamais contraire à la Liberté. »

C’est à un réquisitoire en règle contre « la loi islamique » que s’est livré Pascal Hilout, né Mohamed. Qui rappelait avoir été « le premier avec Annie Sugier, présidente de la Ligue du Droit International des Femmes à manifester » en ce même lieu « pour la libération de Sakineh…c’est grâce à Sakineh, grâce à l’amour de son fils, chauffeur de bus, que le monde entier se mobilise aujourd’hui pour aider les Iraniens à dénoncer la dictature islamique qui les étouffe, qui les tue. »
Il évoquait « la loi islamique …qui commence par étouffer la voix des femmes, » ajoutant que « ce n’est pas par hasard que Delacroix a choisi une femme pour symboliser la Liberté qui guide le peuple et ce n’est pas un hasard si Christine Tasin est aujourd’hui visée par une sentence islamique, une fatwa l’accusant de blasphème pour la condamner à mort. » Et il affirmait que « les interdits islamiques sont à tout jamais contraires à la Liberté…Prescriptions d’un code social liberticides, sexistes, séparatistes et peu respectueuses des êtres….avec les notions de halal et de haram, c’est-à-dire de licite et d’illicite au regard des prescriptions islamiques. » Ce thème des interdits omniprésents était repris aussi par Christine Tasin.
Pascal Hilout citait deux de ces prescriptions : « il est interdit aux musulmanes d’épouser des non-circoncis…. » une injonction qui débouche sur « une filière d’immigration. » La seconde créant « des ghettos culinaires, » avec pour conséquence que « les musulmans sont amenés à faire semblant de vivre ensemble avec les autres. »
Une loi islamique à qui « la lâcheté de nos dirigeants depuis trente ans a permis de s’imposer à une partie de la société. » Mais qui, affirmait Pascal Hilout, « ne régentera pas la vie dans les territoires perdus de la République, » ajoutant « chère citoyenne musulmane, vous ne serez ni pute ni soumise à la loi islamique. » Une loi, enfin, « qui se cache derrière un culte qui tuera notre culture. Disons tout simplement non ! »

Construire des réseaux

Pierre Cassen préconisait pour l’avenir des regroupements autour de banquets républicains ou réunions et l’établissement de réseaux.
« Les Français doivent se regrouper, s’organiser en créant des associations loi 1901, » préconisait, quant à lui, Jean-Pierre Pagès-Schweitzer, président de l’Observatoire de l’Islamisation.

Présence de la Ligue de Défense Juive

Parmi les quelque 200 personnes présentes on remarquait un groupe de la Ligue de Défense Juive, un peu à l’écart. S’ils arboraient un drapeau français et des pancartes fustigeant « l’Iran, Dieudonné, la haine et le mensonge, » ils portaient également un drapeau israélien. Si la plupart des participants étaient en plein accord avec les inscriptions sur ces pancartes, certains, à l’instar de Pierre Cassen, faisaient remarquer que dans ce type de réunion, seule la présence du drapeau français était de mise.
Ce groupe est resté pendant toute la durée de la manifestation, se tenant toutefois légèrement à l’écart.
Mais on ne peut dire, comme le fait Jean-Pierre Pagès-Schweitzer sur son site, que la Ligue de Défense juive aurait « saboté la manifestation. » http://cafephilodedroite.blogspot.com/2010/09/la-ligue-de-defense-juive-est-venue.html
Celle-ci s’est déroulée dans un calme et une dignité parfaits et s’est terminée avec la Marseillaise.
En revanche, des militants islamistes aux intentions qui n’avaient, semble-t-il, rien de pacifique, ont été tenus à l’écart grâce aux forces de police présentes sur place.
Hélène Keller-Lind




Apéritif réussi à Paris : convivialité et valeurs de la République

Le Maire Vert du 2ème arrondissement avait voulu interdire l’apéritif républicain de Paris organisé par quelque 26 associations avec comme fers de lance Riposte Laïque http://www.ripostelaique.com/ et Résistance Républicaine http://www.mediaslibres.com/tribune/?post/2010/08/30/Interview-de-Christine-Tasin-presidente-de-Resistance-republicaine . Jacques Boutault, n’a pas eu gain de cause.
Il y a eu des menaces, des intimidations, le MRAP en a demandé l’interdiction. Mais l’apéritif républicain s’est déroulé sur la Place de la Bourse comme prévu, avec une forte présence policière, entre 500 et 700 participants et sans le moindre incident. Il faut dire qu’il n’y a eu aucune parole de haine mais une présentation de ce que les organisateurs et le public dénonçaient, à savoir les dangers de « la progression d’un communautarisme » multiforme contraire aux valeurs de la République, voire contraire à la loi. Des valeurs d’égalité hommes femmes, de liberté, notamment d’expression, réaffirmées

Ce qui choque aujourd’hui : communautarisme et loi de 1905 contournée

Soulignant que le Maire du 2ème a, par exemple, « interdit à des enfants de chanter la Marseillaise le 11 novembre, » une Marseillaise entonnée à plusieurs reprises par les centaines de personnes présentes, Pierre Cassen de Riposte Laïque http://www.ripostelaique.com/_pierre-cassen_.html dressait un tableau de tout ce qui choque aujourd’hui en France. Comme « la viande halal imposée à l’équipe de football de France, » ce qui s’est passé « à Grenoble et Saint Aignan où on a tiré à balles réelles sur des policiers, l’emprisonnement depuis plusieurs mois d’un vieil homme, René Galinié, http://www.ubervu.com/conversations/www.fdesouche.com/129819-les-soutiens-a-rene-galinier-se-multiplient qui, ayant pris peur en voyant des intrus chez lui la nuit a tiré pour se défendre » et, a contrario…. « la racaille remise en liberté par des juges irresponsables. »
Quant à la loi sur la burka, il ironisait sur le fait « qu’on prévoit 6 mois de pédagogie avant de l’appliquer alors qu’il n’en a pas été ainsi pour la loi sur le tabac qui concernait bien plus de monde. » Il se disait scandalisé aussi « qu’alors qu’il y a séparation de l’Église et de l’État en France, on a vu le Premier ministre inaugurer une mosquée avec à côté de lui une fillette voilée … » Une critique faite aussi par Christine Tasin, présidente de République Laïque, qui dénonçait « le financement des mosquées ou des baux emphytéotiques » très favorables, ce qui revient à « contourner la loi de 1905. » Et elle ajoutait que, par ailleurs, « des imams dans certaines mosquées appellent à la haine et à la violence. »

Les médias, les éditeurs et la liberté d’expression

Pierre Cassen dénonçait les choix du quotidien Libération « qui avait titré ‘le vote de la honte’ pour la votation suisse sur les minarets et a consacré 5 pages au Ramadan y voyant ‘un signe d’intégration’ alors que, par exemple, un Sénégalais a eu le crâne fracassé pour avoir bu un café pendant le Ramadan et qu’une femme au look maghrébin a été prise à parti. » Ce qu’il qualifie « d’escroquerie médiatique. » Et il s’indignait des dernières déclarations de Khadafi à Rome mais aussi du manque de réaction constaté. « On ne peut accepter des imams ce que nous n’avons pas accepté des prêtres les plus intégristes. Et les lois de la charia sont contraires à celles de la République. »
Quant à « la liberté d’expression, elle est menacée » disait Catherine Tasin, « on ne peut plus lire certains textes de Voltaire…les éditeurs ont peur…c’est un retour à l’Inquisition. »

Halal, Charia et vivre ensemble

Autres raisons pour Pierre Cassen d’être choqué : « les panneaux de 4 mètres sur 3 proclamant « fièrement halal », un communautarisme alimentaire une négation du vivre ensemble, » Pour Eric Poher, de l’Union des Jeunes pour le Progrès http://www.over-blog.com/profil/blogueur-3222491.html , en effet, « le halal est une métastase de la charia et si on y dit oui on en aura tôt ou tard les autres aspects. » « Une viande halal que nous consommons, sans le savoir, » notait Catherine Tasin, car elle est vendue dans les supermarchés sans être désignée comme telle. Elle annonçait le lancement d’une opération dans une dizaine de jours pour exiger que les viandes halal soient clairement identifiées et estampillées. Faute de quoi, dit-elle, « il faut un boycott de toute viande autre que le porc. »
A noter que les saucissons et le vin de cet apéritif avaient su se faire discrets. La volonté n’étant pas de choquer. Et Pierre Cassen expliquait ses motivations, non pas par un rejet mais par : « un amour de la France et de la République et ce dont elle est porteuse, la laïcité, l’égalité entre hommes et femmes, la liberté d’expression et de conscience. »

Remise en cause des valeurs de la République

« Il y a une émotion profonde à voir la remise en cause des principes de la République et de plus en plus d’hommes et de femmes veulent reprendre leur destin en main » déclarait Patrice Huiban, Secrétaire général de « l’Élan nouveau des citoyens, » qui « réunit tous les républicains, quelles que soient leurs sensibilités. »http://www.elandescitoyens.org/ et était l’une des associations qui avaient appelé à la manifestation. « Il faut que les principes républicains soient respectés sur tout le territoire et il ne peut y avoir de relativisme culturel. » Il se montrait toutefois confiant pour l’avenir car « quelques milliers d’hommes et de femmes peuvent changer le destin d’un pays. » A cet égard, Christine Tasin notait qu’un réseau d’associations se orme en France et en Europe.
Dans un message de soutien Alain Bournazel, http://www.medias-france-libre.fr/index.php/chroniques/25-communiques-politique/580-alain-bournazel-4-septembre-defendre-la-laicite.html Secrétaire général du Rassemblement pour l’Indépendance de la France, transmis par Nicolas Smeets, dénonce « une conspiration qui veut détruire la France …en sapant les principes de base sur laquelle repose notre nation » et affirme que « fondamentalement attaché à la défense nationale, le RIF est un défenseur exigeant de la laïcité. » http://www.dailymotion.com/video/xep8wn_nicolas-smeets-rif-resistance-repub_news
« Ce qui compte est le bien commun alors que, avec la montée de l’Islam, les communautés passent devant l’ensemble de la nation, » déclarait également Christine Tasin, qui dénonçait aussi « la discrimination positive, alors que l’École républicaine est un ascenseur social. »

Tribunal de Grande Instance pour avoir contesté les Quick halals le 14 septembre

Christine Tasin lançait un appel pour que nombreux soient ceux qui, le14 septembre à 9 h, soutiendront devant le Tribunal de Grande Instance de Créteil, Charles Aslangul, inculpé pour « provocation à discrimination et à la haine raciale. » Au motif qu’il a dénoncé les Quick Halas. http://christinetasin.over-blog.fr/article-les-jeunes-sont-avec-nous-deux-nouvelles-associations-soutiennent-notre-aperitif-du-4-septembre-a-18h-56005480-comments.html Christine Tasin soulignait à ce propos que ces fast-foods « reçoivent des subventions de la Caisse des Dépôts et Consignations » et ne peuvent donc faire le jeu d’un communautarisme.
La lecture d’un poème a clôturé les prises de parole, laissant la place à la convivialité.
Hélène Keller-Lind
Voir également l’apéro de Lyon : http://www.resiliencetv.fr/?p=7552