1

Transfert pipeau de véhicules blindés de l’Otan : bonne chance, les Ukrainiens !

Char AMX 10 RC français

***

L’Otan va fournir à l’armée ukrainienne, non plus des équipements militaires datant de l’ère soviétique et provenant des pays de l’ancien camp socialiste, mais des véhicules de combat en service dans les armées des États-membres du bloc.

C’est ainsi que le président américain Joe Biden a décidé de transférer à Kiev des véhicules de combat d’infanterie M2 Bradley, le Chancelier d’Allemagne fédérale Olaf Scholz a annoncé qu’il était prêt à fournir à l’Ukraine des véhicules de combat d’infanterie Marder et le ministre britannique des Affaires étrangères James Claverly a déclaré que le Royaume-Uni était disposé à fournir des chars de combat Challenger aux forces armées ukrainiennes. Quant au président Macron, il a annoncé la fourniture à Kiev de véhicules de reconnaissance de combat AMX-10RC, classés par les experts comme « chars à roues ».

Selon le commandant en chef des forces armées ukrainiennes Valery Zaluzhny et le chef du GUR (service ukrainien du renseignement) Kirill Budanov, les forces armées ukrainiennes ont l’intention, au cours de la prochaine campagne d’hiver, d’infliger une « défaite écrasante » à l’armée russe et de retrouver les frontières de 1991. Une ambition qui nécessite le maintien à un niveau élevé du financement par l’Occident de l’effort de guerre de Kiev.

L’armée ukrainienne pourra-t-elle infliger cette « défaite écrasante » avec les véhicules blindés qui lui ont été promis ? Rien n’est moins sûr…

2400 véhicules IFV (Infantry Fighting Vehicle) M2 Bradley – mis en service en 1981 – équipent actuellement l’armée US. Le M2 est armé d’un canon automatique de 25 mm, de missiles antichars TOW et d’une mitrailleuse. Il est capable de transporter six fantassins en équipement. Principal véhicule de combat d’infanterie des forces armées américaines pendant plus de quarante ans – avec un pic durant la guerre d’Irak – le M2 Bradley sera remplacé dès 2023 par un nouveau véhicule de combat plus approprié aux conflits modernes. Le Pentagone va ainsi fourguer ses vieux M2 à l’Ukraine en prévision de l’équipement progressif de l’armée américaine par ce nouveau véhicule… Le premier lot destiné aux livraisons à Kiev comprendra une cinquantaine de M2, ce qui correspond à peu près à l’effectif d’un bataillon.

De son côté, l’Allemagne a l’intention de transférer une partie de ses véhicules de combat Marder aux forces armées ukrainiennes. Le Marder a été mis en service par la Bundeswehr en 1971 et a depuis connu plusieurs étapes de modernisation. Il a entre autres été équipé d’un blindage qui offre une protection frontale contre les canons automatiques soviétiques russes de 30 mm. Au total, l’Allemagne compte actuellement 319 Marder, Le Chancelier Olaf Scholz a annoncé que son pays se disposait à en transférer une quarantaine à l’Ukraine. Une manière de rentabiliser le remplacement progressif des Marder par le nouveau Puma au sein de la Bundeswehr…

Paris a pour sa part annoncé son intention de donner à Kiev une partie de ses 230 véhicules de reconnaissance de combat AMX-10RC, également appelés « chars à roues ». Mis en service en 1978, l’AMX-10RC était plutôt destiné à participer à des opérations de combat de type coloniales, dans des conditions climatiques africaines et sur des zones non protégées par des défenses antichars efficaces. De l’avis des experts, l’utilisation de ce « char à roues » n’est pas sérieusement envisageable dans le contexte météorologique ukrainien, contre un ennemi technologiquement avancé et bien armé comme l’est l’armée russe.

Pour ne pas paraître en reste, le Royaume-Uni a annoncé par la voix de James Claverly son intention de transférer à Kiev quelques-uns de ses chars Challenger 2 actuellement en service au sein des armées de sa Gracieuse Majesté. Une offre plus intéressante que les véhicules promis par Washington, Berlin et Paris : le Challenger 2 a en effet été mis en service en 1998 – il y a un quart de siècle quand même… -. Y aurait-il un loup ? Oui : Claverly s’est bien gardé de préciser le moindre début d’un calendrier pour ce transfert, se contentant d’indiquer qu’il se ferait « dans un avenir proche »

Ce transfert vers l’Ukraine de matériel militaire déclassé ou en voie de déclassement est d’un total cynisme et marque clairement l’intention de l’Otan de se battre contre la Russie jusqu’au dernier Ukrainien. Ce flot ininterrompu d’armes et d’argent donne au régime de Kiev l’illusion suicidaire de l’immortalité. Plus dur sera le réveil…

Source : RIAFAN

Henri Dubost

In girum imus nocte ecce et consumimur igni 




Darmanin interdit la marche annuelle en l’honneur de sainte Geneviève

Sur instruction du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, la marche annuelle de l’association Paris Fierté, prévue ce samedi 7 janvier dans le 5e arrondissement de la capitale, a été interdite par la préfecture de police de Paris. Dans un communiqué, la préfecture évoque de « forts risques de troubles à l’ordre public » et « l’importante mobilisation des forces de l’ordre ce jour-là sur plusieurs évènements ».

Dans un communiqué publié ce jeudi sur la page Facebook de Paris Fierté, communiqué repris sur Paris Vox, les organisateurs de la marche font litière des motifs invoqués par le ministre de l’Intérieur :

https://www.facebook.com/associationparisfierte/

« Que ce soit après les attentats de Charlie Hebdo, en plein état d’urgence, lors des Gilets Jaunes et même lors de la crise du covid-19, la préfecture a toujours autorisé la tenue de l’hommage à sainte Geneviève. » remarque d’abord l’association.

Le ministre met par ailleurs en avant une manifestation organisée par la communauté kurde en hommage à trois militantes tuées en 2013 à Paris. Or, objecte Paris Fierté, ce rassemblement aura lieu à 10h en un quartier très éloigné de la marche organisée par Paris Fierté, laquelle devait débuter à 18h…

Clairement, Darmanin a fait son choix : les Kurdes pourront manifester, mais les Parisiens qui voudraient rendre hommage à la Sainte Patronne de leur ville, non…

Cette interdiction est une première, en 18 ans d’existence de cette marche aux flambeaux.

Paris Fierté dénonce « les propos mensongers de Gérald Darmanin [qui] révèlent clairement la motivation purement politique d’un ministre qui, bien que complètement ridiculisé dans son bilan inexistant contre l’insécurité, se venge sur des manifestations culturelles enracinées« . L’association déclare vouloir déposer un référé-liberté « pour que notre droit élémentaire à organiser un rassemblement pacifique soit respecté ».

Paris Fierté se définit comme une association culturelle de promotion de l’identité parisienne : « Notre association n’est pas politique et n’a rien à voir avec les mouvances citées dans les articles de presse relayant les propos du ministre. » Le ministère de l’Intérieur et les médias à sa botte la classent naturellement « à l’ultradroite »…

Henri Dubost

In girum imus nocte ecce et consumimur igni 




Le patrimoine de Macron : du pipeau intégral

Le média alternatif Off Investigation a mené une enquête approfondie sur le patrimoine d’Emmanuel Macron. Cette enquête, intitulée « Patrimoine de Macron : où sont passés les millions ? » a été publiée en mars dernier, soit quelques semaines avant la dernière élection présidentielle. Elle mérite d’être remise à l’ordre du jour, tant elle n’a rien perdu de sa pertinence, à un moment où la France s’enfonce dans une absolue faillite, économique, financière, sociétale :

« C’est l’histoire d’un jeune inspecteur des finances politiquement ambitieux, d’une puissante banque d’affaires ayant fait sa fortune avant son entrée en politique, et d’un Etat peu regardant sur le patrimoine de son président » prévient Off Investigation en préambule du documentaire.

L’Etat est peu regardant sur la fortune de Macron, mais apparemment la grande presse aussi… Aucun des médias mainstream – lesquels, il est vrai, sont entre les mains d’une dizaine d’oligarques proches du régime – ne s’est risqué à relayer les nombreuses questions que soulève l’enquête.

Les principaux points sont résumés dans l’interview ci-dessous, donnée par Jean-Baptiste Rivoire, journaliste, fondateur de Off Investigation, à la chaîne YouTube Le Média :

Les déclarations de patrimoine d’Emmanuel Macron à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) ne laissent pas d’interroger :

Les déclarations de patrimoine de Macron sont-elles sincères ?

Le candidat ne déclarera qu’un patrimoine net de quelque 156.000 euros en septembre 2014, soit moins que Nathalie Artaud, la candidate du mouvement trotskyste Lutte ouvrière. La différence entre ses gains confortables comme banquier d’affaires chez Rothschild, ses dettes (supposées) et son patrimoine net amène au chiffre rocambolesque de 1.200 euros « craqués » quotidiennement – soit près d’un smic par jour – durant l’année 2014, alors qu’il était par ailleurs rémunéré comme secrétaire général adjoint de l’Elysée puis comme ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique… Une déclaration, donc, pour le moins étrange qui aurait dû susciter l’intérêt des grands médias.

Juste avant l’élection de François Hollande, Emmanuel Macron réalise le jackpot lors de l’acquisition par Nestlé de la branche « Nutrition infantile » de Pfizer pour la coquette somme de 9 milliards d’euros. « J’ai le week end pour convaincre Nestlé de remonter le prix. Si j’y arrive, je suis riche » lâche Macron à un proche (cité par Marc Endeweld dans L’ambigu Monsieur Macron). Une transaction pour laquelle la commission touchée par Macron se chiffre sans doute en millions d’euros. Cette commission n’a vraisemblablement pas été intégralement versée en France – ce qui a permis à l’intéressé de minimiser le montant perçu : la HATVP ne s’est pas aventurée à enquêter sur les probables avoirs de Macron dans les paradis fiscaux (Jersey, Guernesey suggère Rivière), avoirs qui ne sont évidemment pas au nom du possesseur réel.

Macron fait état à la HATVP d’un emprunt de 300.000 euros pour rénover la maison de Brigitte Macron au Touquet. Une créance que le candidat déclare comme une dette personnelle, ce qui est pour le moins inexact…

Emmanuel et Brigitte Macron réussissent pendant sept ans à échapper à l’ISF. Macron a passé plusieurs années, dès la commission Attali quand il était jeune inspecteur des finances, à essayer de dynamiter l’ISF. Il n’y est pas parvenu. Après être arrivé au pouvoir, il l’a finalement supprimé. Ce faisant, il s’est aussi avantagé lui-même…

« Insinueriez-vous que je serais duplice ? » avait crânement répondu Macron à Marine Le Pen lors du débat de second tour en 2017. La candidate du RN-FN l’interrogeait précisément sur son patrimoine. La question se pose en effet au vu de certains éléments mis au jour par le documentaire de Off Investigation.

« Quand on contacte Bercy, ils nous répondent « Secret fiscal ». Quand on contacte l’Elysée, on n’a pas le début d’une réponse » déplore Rivière.

« Il est très compliqué d’obtenir des témoignages dans le milieu de la banque d’affaires : c’est un milieu extrêmement secret », constate Rivière. On savourera les propos de Philippe Henrot, le mentor de Macron chez Rothschild : « On y apprend vraiment l’art de la négociation. On est amené beaucoup, et ça c’est – j’allais dire heureusement ou malheureusement – utile en politique, à communiquer, c’est-à-dire à raconter des hist… une histoire. Donc on y apprend aussi, d’une certaine façon, des techniques de… pas de manipulation de l’opinion, mais un petit peu. »

« Comment la banque Rothschild fait-elle pour brasser autant d’argent depuis autant d’années d’une manière aussi opaque ? s’interroge Rivière. Eh bien ils ont compris chez Rothschild qu’il fallait être au cœur de l’Etat, qu’il fallait être copain avec l’Etat. Georges Pompidou venait de chez Rothschild, Henri Emmanuelli est passé par Rothschild, Jean-Charles Naouri, dircab de Bérégovoy est passé par Rothschild, Nicolas Bazire, dircab de Sarkozy, François Pérol, secrétaire général adjoint de l’Elysée sous Sarkozy, venaient de chez Rothschild, et Emmanuel Macron aussi. Donc c’est une banque qui est assez habile pour miser sur des jeunes politiques talentueux (…) ». Autre exemple de copinage entre les politiques et la grande finance : Thierry Breton est jusqu’en 2005 ministre de l’économie, des finances et de l’industrie et se retrouve en 2007 à la banque Rothschild…

Macron devient ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique en août 2014. L’une des premières mesures qu’il prend est de mettre une éventuelle vente d’Alsthom entre les mains d’un cabinet privé. Le cabinet lui propose de vendre la branche énergie d’Alsthom à l’américain General Electric. Une trahison pure et simple des intérêts fondamentaux de la France (qui devient dépendante des Américains pour ses centrales et sous-marins nucléaires…). « Quelle est la banque conseil de Bouygues qui cherche à vendre ses actions à General Electric ? C’est Rothschild. Et Rothschild va abreuver Macron de notes et d’analyses en faveur d’une vente à General Electric » dénonce Rivière. Dans cette affaire, Macron a-t-il agi au nom de l’intérêt de la France ou de celui de la banque Rothschild, son ancien employeur ?

On se souviendra par ailleurs que Macron est un Young Leader de la French American Foundation, le très puissant lobby des intérêts étatsuniens en France.

Emmanuel Macron, un vulgaire malfrat, doublé d’un psychopathe ?

Henri Dubost

In girum imus nocte ecce et consumimur igni 




Hassan II : « Les musulmans ne s’intégreront jamais dans la société française »

Interviewé par Anne Sinclair au début des années 80 du précédent siècle – le président de la République de l’époque, le regretté Valéry Giscard d’Estaing venait d’ouvrir en grand les vannes de l’immigration avec le regroupement familial – le roi du Maroc, feu Hassan II, s’exprime très librement sur l’intégration des musulmans dans la société française :

Des propos à méditer au moment où la Grande Mosquée de Paris vient de porter plainte contre Michel Houellebecq pour « provocation à la haine contre les musulmans » :

https://twitter.com/mosqueedeparis/status/1608093703750524930/photo/1

Houellebecq ose dire que les Français veulent le départ des muzz !

Verbatim de la vidéo :

Anne Sinclair : « Est-ce que vous aimeriez qu’ils soient intégrés en France ? Le principe même de l’intégration, est-ce que vous êtes pour ou est-ce que vous êtes contre ? »

Hassan II : « Je n’appellerai même pas ça l’intégration. Je n’aimerais pas du tout qu’ils soient l’objet d’une tentative car ils ne seront jamais intégrés »

Anne Sinclair : « Vous croyez que, eux, ne veulent pas, ou que ce sont les Français qui leur refusent ? »

Hassan II : « L’exprimeront-ils qu’ils ne le pourront pas. C’est possible entre Européens. La trame est la même. Les mouvements européens dans l’histoire ont été est-ouest. Et les mouvements humains, la religion, enfin tout un tas de choses. Mais là, c’est un autre continent et vous n’en avez que faire. Ce seront de mauvais Français. »

Anne Sinclair : « Vous cherchez à nous décourager à intégrer ?… »

Hassan II : « Ah, je vous décourage en ce qui concerne les miens, les Marocains, d’essayer un détournement de nationalité, car ils ne seront jamais 100% Français. Ça, je peux vous l’assurer. »

***

On se souviendra également des propos que le président Erdogan a tenus à Paris en avril 2010 devant 6000 de ses compatriotes, propos dans lesquels le dirigeant turc parle de l’assimilation comme d’un crime contre l’humanité, et fait bien la distinction entre l’intégration, qu’il souhaite, et l’assimilation, qu’il rejette :

« Pour l’intégration, il n’y a pas de problème, mais je suis contre l’assimilation. Personne ne peut vous demander d’être assimilés. Pour moi, le fait de demander l’assimilation est un crime contre l’humanité, personne ne peut vous dire : « renonce à tes valeurs » […] La France vous a donné le droit à la double nationalité : pourquoi vous ne la demandez pas ? Ne soyez pas réticents, ne soyez pas timides, utilisez le droit que la France vous donne. Prendre un passeport français ne vous fait pas perdre votre identité turque. »

***

En 2023, le problème de l’intégration ou de l’assimilation de populations exogènes ne se pose évidemment pas dans les mêmes termes que dans les années 1980, ou même en 2010. Le phénomène du « white flight » s’est considérablement accentué depuis ces dernières années dans l’ensemble des banlieues françaises. L’envolée des conversions à l’islam montre que l’assimilation fonctionne désormais « à l’envers » : les populations autochtones qui n’ont pas fui finissent, pour diverses raisons, par adopter la religion des allochtones, tout en restant des dhimmis. Un phénomène que la nouvelle politique migratoire de l’oligarchie généralisera rapidement à l’ensemble du territoire.

Henri Dubost

In girum imus nocte ecce et consumimur igni 




Chine populaire vs Taïwan : vers un scénario « à l’ukrainienne »…

Le Sénat des États-Unis vient d’approuver la demande de l’administration Biden d’allouer pour l’exercice 2023 la somme de 858 milliards de dollars aux militaires américains. Un budget astronomique, en hausse de 8% sur 2022. C’est respectivement trois fois et dix ce que dépenseront la Chine et la Russie pour leur armée. Sur cette somme, 2 M$ sont prévus pour accroître le potentiel militaire de Taïwan

***

L’Initiative de dissuasion du Pacifique se voit allouer un budget de 11,5 M$, contre seulement 7 M$ l’an dernier. Dans le budget militaire 2023 états-unien, la Chine populaire est mentionnée 268 fois et Taïwan 428 fois, contre respectivement 164 et 82 fois l’an dernier. En 2017, on ne dénombrait que 30 et 9 occurrences.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a exprimé son « désaccord catégorique » avec l’adoption de ce budget, le qualifiant de « provocation politique sérieuse ». Selon les analystes chinois, l’assistance militaire à Taïwan vise à lancer une course régionale aux armements qui exacerbera les relations déjà tendues avec l’Île. Taïpeh devrait rapidement voir son armée monter en puissance grâce à l’aide américaine.

Dans une interview au Global Times, le directeur de l’Institut des relations internationales de l’Université Renmin de Chine, Wang Yiwei, a déclaré que les États-Unis et leurs alliés conduisent Taïwan sur la voie d’un « scénario à l’ukrainienne » : la Russie n’a pu que rentrer en conflit avec l’Ukraine à la suite des provocations du régime de Kiev dans le Donbass depuis 2014 :

Selon Wang Yiwei, la Chine constate que la crise ukrainienne est un piège habilement tendu à la Russie par les États-Unis et l’OTAN pour affaiblir Moscou dans une guerre conventionnelle, sans risquer de représailles nucléaires. Le conflit en Ukraine est une confrontation non pas entre Moscou et Kiev, mais entre Moscou et l’ensemble de l’Occident, soit les États-Unis et leurs vassaux européens. Un Occident qui « punit » la Russie pour sa capacité à résister à « l’ordre mondial ». Wang Yiwei estime également que l’Occident a traité la Russie injustement, alors qu’il aurait pu prendre en compte les préoccupations de Moscou concernant les questions de sécurité qui ont précédé le début de l’opération militaire en Ukraine.

Pékin exprime ses inquiétudes quant aux plans américains de dominer la région Asie-Pacifique. En particulier avec la création du bloc militaire AUKUS, qui, outre les États-Unis, comprend la Grande-Bretagne et l’Australie. Washington tente actuellement d’intégrer d’autres pays dans ce bloc, clairement orienté contre Pékin et Moscou, entre autres le Japon et la Corée du Sud.

Tout comme dans la crise ukrainienne où l’Europe satisfait les intérêts américains bien avant les siens, Taïwan est prête à jouer le jeu de son « protecteur » au détriment de ses propres intérêts.

Les autorités de Taïwan viennent d’annoncer l’extension de la durée du service militaire de quatre mois à un an. Officiellement en réponse aux exercices militaires conjoints des marines chinoise et russe en mer de Chine orientale…

Henri Dubost

In girum imus nocte ecce et consumimur igni 




Vous êtes complotiste ? Non, seulement en avance sur la vérité officielle

C’est en tout cas l’avis d’Elon Musk :

Le milliardaire ne s’assure décidément pas de vieux jours :

L’État profond américain veut-il la peau d’Elon Musk ?

Lors d’une émission sur la chaîne YouTube All-In Podcast avec Chamath Palihapitiya, Jason Calacanis, David Sacks et David Friedberg qui couvrent tout ce qui concerne l’économie, la technologie, la politique, la société et même le poker, le nouveau patron de Twitter a en effet déclaré :

« Pour être tout à fait franc, presque toutes les théories du complot que les gens avaient sur Twitter se sont révélées vraies. Et même plus vraies que les gens ne le pensaient. »

Le pseudo-vaccin anti-Covid est une mine à « théories du complot » en définitive vraies. « Tous vaccinés, tous protégés », affirme la doxa officielle ? Faux, disaient les complotistes. Avec raison : le vaccin n’empêche pas la transmission du virus. « Peut-être, mais il protège contre les formes graves de la maladie » (doxa). Faux, rétorquent les complotistes, le Pr. Perronne en tête :

Perronne : + 20% de mortalité pour les vaccinés covid chez les 20-50 ans

Quant aux autres « points de détail » concernant le « vaccin » (présence de particules de graphène, traçabilité des personnes injectées…), ils sont en cours de validation :

Formidable Dr Anne-Marie Yim qui révèle les suites totalitaires des « vaccins » Covid

Autre « théorie du complot » débunkée à son avantage : les turpitudes de Biden Jr. en Ukraine et ailleurs :

Rapport Marco Polo : vers une procédure d’impeachment du président Biden ?

Vous allez voir qu’un jour, les trois Kurdes qui se sont fait descendre à Paris l’ont été sur ordre de l’Etat profond turc. D’ailleurs, même L’Humanité commence à se poser des questions, c’est dire.

***

Et une dernière théorie du complot, pour la route :

exposée pour la première fois ici-même, sur Riposte laïque :

L’air de Carmen, prétendument joué par le Zygomar (photo d’intro) avec son membre viril, est ponctué d’un certain nombre de bémols et de dièses. Et frapper les touches noires d’un piano – à queue ou droit – avec l’objet en question, ça me paraît impossible. J’avoue que je n’ai pas essayé : la perspective de me retrouver en position de combat devant mon Yamaha m’a coupé mes effets. Trop romantique, je sais. Mais – pour faire bref et éviter de tomber dans le graveleux le plus crade – disons qu’il s’agit d’un problème de force de frappe ET d’angle d’attaque : si celui-ci est adéquat, celle-là ne l’est pas et réciproquement. Vous voyez ce que je veux dire ? M’est en tout cas avis que les sons qu’on entend ont été préenregistrés et que notre Zyzygomar et son acolyte n’y sont strictement pour rien.

J’ai pleinement conscience du fait que me poser des questions sur la faisabilité de la chose me place dans une catégorie innommable et que je ne nommerai donc pas céant.

Je propose que Zelinski refasse la prestation en public – au Congrès des USA par exemple : les Américains vont adorer – avec un piano, dont la normalité sera préalablement constatée par huissier, et avec deux caméras : l’une filmant le « saltimbanque devenu Churchill » dans son intégralité et l’autre faisant un gros plan sur sa performance clavistique. On lance une pétition ?

Henri Dubost

In girum imus nocte ecce et consumimur igni 




Zircon, Sarmat : la Russie déploie l’arsenal de l’apocalypse

Le missile hypersonique Sarmat, transportant 10 ogives thermonucléaires ou plus, chacune suivant une trajectoire indépendante lors de leur entrée dans l’atmosphère, est capable de frapper les États-Unis depuis la Russie. Il a été testé pour la première fois en avril 2022 depuis une région située au nord-ouest de la Russie. Le missile a atteint sa cible dans l’Extrême-Orient de la Russie, à 5 000 kilomètres de l’aire de lancement. En passant par le pôle Nord ou le pôle Sud, le Sarmat est capable de viser n’importe quel point de la planète.

« C’est véritablement une arme unique qui va renforcer le potentiel militaire de nos forces armées, qui assurera la sécurité de la Russie face aux menaces extérieures et qui fera réfléchir à deux fois ceux qui essayent de menacer notre pays avec une rhétorique déchaînée et agressive », avait alors déclaré Vladimir Poutine.

Ce 21 décembre, le chef du Kremlin a annoncé que le Sarmat a été mis à la disposition de l’armée. Il a également annoncé que la flotte russe allait  dès janvier être équipée de missiles hypersoniques Zircon pour des missions de combat.

L’affrontement entre la Russie et l’OTAN : une question de semaines, voire de jours ?

Ces missiles peuvent se déplacer à une vitesse égale à neuf fois celle du son. La Russie a effectué au cours de l’année écoulée plusieurs tirs d’essais de missiles Zircon depuis des navires de guerre et des sous-marins. En mai, le Kremlin s’était ainsi félicité du test réussi d’un tir de missile Zircon d’une portée de plus de 1.000 kilomètres.

« Les missiles Zircon sont uniques au monde et permettront à la marine russe de répondre à une vitesse foudroyante à quiconque souhaiterait enfreindre notre souveraineté et notre liberté », a déclaré le président russe qui a par ailleurs promis à ses armées tous les moyens financiers nécessaires pour la campagne militaire en Ukraine.

« Les ports de Berdiansk et de Marioupol fonctionnent pleinement. Nous prévoyons d’y déployer des bases pour les navires de soutien, les services de secours d’urgence et les unités de réparation navale de la marine » a pour sa part déclaré le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou.

Henri Dubost

In girum imus nocte ecce et consumimur igni 




Le contrôle de l’Ukraine : un enjeu géostratégique majeur pour les États-Unis

Guy de La Fortelle est l’animateur de la chaîne Youtube « L’investisseur sans costume ». Dans cet entretien donné à TVLibertés, il fait le parallèle entre le rôle de la haute finance anglo-saxonne dans la montée au pouvoir d’Adolf Hitler et l’actuelle guerre en Ukraine :

https://tvl.fr/politique-eco-n0369-avec-guy-de-la-fortelle-haute-finance-et-guerres-mondiales

Pour l’économiste, la raison profonde du financement massif de l’appareil de guerre ukrainien par les États-Unis – et, entre autres, par la multinationale américaine BlackRock, 10.000 milliards de dollars d’actifs propres, soit plus que la somme des PIB de la France, de l’Allemagne et de la Grande-Bretagne – n’est sans doute pas le simple respect de l’état de droit et de la stabilité internationale…

Guy de La Fortelle rappelle que l’Ukraine – dont le gouvernement vient d’attribuer la reconstruction du pays à BlackRock…- est extrêmement riche de ses terres agricoles et de son sous-sol. L’Ukraine est par ailleurs située sur la frontière entre le Heartland et le Rimland. Pour le géographe américain Nicholas J. Spikman, l’union économique de l’Europe et de la Russie éclipserait la puissance étasunienne. D’où – sans doute… – le soutien sans faille de nos « élites » libérales à la politique guerrière de l’entité otano-étasunienne. Rappelons que le dépeçage de la Russie en vue d’accaparer ses immenses richesses est une constante de la politique des États-Unis.

Henri Dubost

In girum imus nocte ecce et consumimur igni 




Plafonnement du prix du gaz : une décision ubuesque

Les pays de l’UE se sont mis d’accord ce lundi sur un plafond des prix du gaz au niveau de 180 euros le MW/h. Une décision qui entrera en vigueur le 15 février 2023. Dans un entretien donné au média russe RIAFAN, le directeur général adjoint de l’Institut russe de l’énergie, Alexander Frolov, montre que cette décision est absurde et n’affectera en rien les marchés russe et européen

***

 « Ce mécanisme ne peut être efficace qu’à une double condition : l’Europe n’est pas en crise énergétique et il n’y a pas d’autres grands marchés dans le monde hors l’Europe. Comme on le constate, aucune des deux conditions n’est remplie. Il y a d’autres grands marchés dans le monde, en plus de l’Europe, par exemple l’Asie. Des marchés avec lesquels l’Europe, en crise énergétique, est en concurrence », a entre autres souligné l’expert russe, pour lequel : « La Commission européenne s’illusionne en pensant que les autres producteurs de gaz, la Norvège et le Qatar par exemple, vont docilement se soumettre au plafonnement du prix du gaz. Ces producteurs se tourneront vers les plus offrants sans se soucier des diktats de l’UE »

Par ailleurs, « la Commission européenne se réserve le droit de suspendre la décision si sa mise en œuvre porte préjudice à l’économie européenne. Ce qui sera évidemment le cas. On a donc affaire à une décision proprement ubuesque ! » ironise Alexander Frolov.

Henri Dubost

In girum imus nocte ecce et consumimur igni 




François Godement : « l’Otan n’est pas responsable de l’invasion russe de l’Ukraine »

François Godement est historien, spécialiste de la Chine et des relations internationales en Asie de l’Est. Professeur émérite des universités en science politique, il est conseiller pour l’Asie à l’Institut Montaigne.

Dans un article paru le 17 décembre sur le site de l’Institut Montaigne, M. Godement commence par disculper l’Otan de « l’invasion russe de l’Ukraine », reprenant verbatim les éléments de langage et l’argumentaire étatsuniens.

L’historien n’a sans doute jamais jeté le moindre coup d’œil sur une carte montrant les bases de l’Otan encerclant la Russie :

Ni imaginer la réaction des Etats-Unis si le Canada, l’Amérique centrale et l’Amérique du Sud étaient constellés d’autant de bases russes. On lui rappellera que la « simple » affaire de Cuba en 1962 a failli mener le monde à une confrontation nucléaire.

Il paraît ignorer que de 1999 à 2020, la liste de pays-membres de l’Otan s’est accrue de 14 pays européens situés à une encablure de la Russie : Albanie (2009) ; Bulgarie (2004) ; Croatie (2009) ; Estonie (2004) ; Hongrie (1999) ; Lettonie (2004) ; Lituanie (2004) ; Macédoine du Nord (2020) ; Monténégro (2017) ; Pologne (1999) ; Roumanie (2004) ; Slovaquie (2004) ; Slovénie (2004) ; Tchéquie (1999). Cette extension est naturellement loin d’avoir atteint son acmé.

Il s’arrange étrangement du fait que Mme Merkel a récemment déclaré que les accords de Minsk n’étaient que de l’enfumage, destinés à donné aux Ukrainiens le temps de se préparer à un affrontement avec la Russie. Affrontement d’ailleurs prévu dès avant l’accession de Zelinsky au pouvoir :

Dans cette vidéo, Oleksiy Arestovych, le conseiller très spécial de Zelinsky, en charge depuis l’intervention russe de la propagande militaire à destination de la population ukrainienne, explique en détail en 2019, avant même l’arrivée de son mentor au pouvoir à Kiev, comment il fallait s’y prendre pour faire de l’Ukraine un membre de l’OTAN : faire perdurer à loisir le conflit dans le Donbass – 14.000 morts entre 2014 et le début de l’ « opération spéciale » de l’armée russe – et provoquer ainsi une intervention militaire massive de la Russie et la riposte occidentale : « Le prix à payer pour rejoindre l’OTAN est un grand conflit avec la Russie » explique benoîtement Arestovych « La Russie devra nous détruire en matière d’infrastructure, et dévaster notre territoire (…) Une vraie guerre qui éclatera probablement entre 2020 et 2022 »

Il convient encore et toujours de rappeler que Vladimir Poutine est intervenu en Ukraine pour mettre fin aux exactions dont les populations russophiles du Donbass étaient les victimes depuis 2014. On rétorquera que le dirigeant russe s’est passé de l’avis de l’ONU. Mais lorsque l’Otan a attaqué la Serbie en 1999 (72 jours de bombardements intenses sur des cibles tant civiles que militaires…) sans l’aval du Conseil de sécurité, on ne sache pas que nos bonnes consciences occidentales aient outre-mesure protesté.

Il convient également de remarquer que Biden – qui jusqu’à présent ne voulait pas entendre parler de pourparlers avec le « diable » Poutine – est prêt à discuter avec le chef du Kremlin sur la bases des conditions édictées par ce dernier en décembre 2021, donc avant le début du confit. On aurait ainsi fait l’économie d’une guerre qui a déjà fait plusieurs dizaines voire centaines de milliers de morts et de blessés, sans parler de la ruine des économies européennes, pour le plus grand profit des Etats-Unis.

Par ailleurs, les livraisons massives d’armes à l’Ukraine par l’Occident (évaluées à quelque 90 milliards de dollars depuis le début du conflit) font le bonheur des mafias internationales : jusqu’à 70% de ces armes seraient détournées selon certaines informations. On en a retrouvé dans toute l’Afrique occidentale. Certaines de ces armes sont également chez nous, dans les « territoires perdus de la République ». Pendant ce temps-là, le calculateur Zelinsky s’enrichit et n’a évidemment pas intérêt à ce que le conflit prenne fin. Pour les bonnes consciences, tout cela est à passer par profits et pertes : bizness is bizness. C’est sans doute en vertu de cette maxime-reine chez nos élites libérales qu’elles ne trouvent rien à redire au fait que la collaboration des nationalistes ukrainiens avec les nazis lors de l’opération Barbarossa ait laissé quelques traces dans le pays :

Notons pour conclure que Riposte laïque et l’un de ses principaux contributeurs, le lieutenant-colonel Jacques Guillemain, viennent d’avoir les honneurs du média russe RIAFAN. Voilà que devrait sans doute rendre encore plus odieuse aux oreilles de M. Godement cette « petite musique [qui] se fait jour en France, dans les milieux qui se piquent de « réalisme »  ou sont imbibés de souverainisme ».

***

Voici l’article de l’historien. Bonne lecture :

« Une petite musique se fait jour en France, dans les milieux qui se piquent de « réalisme » ou sont imbibés de souverainisme : si Poutine et la Russie ont envahi l’Ukraine, c’est la faute à l’expansion inconsidérée de l’Otan depuis 1990, et à de nombreuses « maladresses » occidentales et notamment européennes. Par exemple, la préconisation d’un « big bang » économique libéral en 1991 qui aurait ruiné la Russie. Il faut donc « assurer » la Russie, et implicitement ou explicitement limiter notre soutien à l’Ukraine. De victime, celle-ci devient un provocateur. D’agresseur, la Russie devient un acteur offensé et humilié.

Cette thèse est exactement celle de la Russie elle-même, reprise par la Chine depuis le 24 février. Ceci quand Poutine et ses épigones ne se réclament pas tout simplement de Pierre le Grand et du recouvrement de tous les territoires perdus de l’empire tsariste. Peu importe que la France ait, dans un cas au moins, celui de la Roumanie, plaidé pour une entrée rapide dans l’Otan. Peu importe aussi que la France, plus encore que l’Allemagne, ait longtemps été assez tiède sur l’entrée des pays d’Europe centrale et orientale ou de l’ex-URSS dans l’Union européenne pour des raisons d’intérêts économiques : d’ailleurs, la Russie ne voulait pas de cela non plus. La cause est entendue, le comportement de la Russie est de la faute des Américains. On invoque parfois le rôle personnel d’un James Baker, d’un Richard Holbrooke ou de Bill Clinton lui-même, et effectivement il y a eu des débats aux États-Unis et donc des avis divergents. Curieusement, personne ne cite la garantie explicite donnée par Barack Obama de ne pas intervenir militairement lors de l’invasion du Donbass. Elle a pourtant joué un rôle en ne dissuadant pas Poutine d’élargir le conflit. De proche en proche, on se retrouve sur la ligne d’une confiance à rétablir avec la Russie, y compris avec des garanties de sécurité pour l’agresseur. »

Lire la suite sur le site de l’Institut Montaigne 

Henri Dubost

In girum imus nocte ecce et consumimur igni