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Genre : chrétien, pourquoi devrai-je douter de la bonne foi de Farida Belghoul ?

« La République a sauvé des millions d’enfants du travail forcé en rendant l’école obligatoire et en leur permettant d’espérer une vie meilleure que leurs parents, échappant au déterminisme divin qui voulait que votre naissance vous interdise une partie des possibles… nous dit  fièrement Christine  Tasin ;

C’est un conte bleu pour enfants qu’elle nous raconte. En France  beaucoup de Français savaient lire et écrire avant Jules Ferry,   souvent grâce à des études chez le curé. Ou chez des typographes et  dans plein d’écoles diverses. D’ ailleurs combien ? La  moitié  des gens dans le département de l’Yonne savaient  lire en 1868 si j’en crois un calendrier ancien. De manière générale, ils parlaient souvent patois à côté, un beau français même chez les paysans. De toute façon, avec ou sans république le mouvement d’instruction se serait étendu. Les Allemands étaient ils illettrés en 1914 ?  Et les Autrichiens ? Et les Japonais ?

Maintenant  n’oublions  pas qu’en France l’enseignement public obligatoire s’est fait au nom d’une propagande, au nom d’une idéologie  du progrès et pour consolider un régime. Une école ne doit jamais être le chien de garde d’un régime ce n’est pas son rôle ou alors on rentre dans un régime totalitaire.  Plus tard les conséquences furent graves, cette école, qui mérite certes notre tendresse selon Pagnol, a voulu imposer sa vision de l’histoire, pour enraciner un régime ou sa légende. Mais on ne manipule pas en vain des enfants, qui aujourd’hui ne savent plus l’histoire qui les relie au passé .L’histoire a bien disparu comme  repère.

Enfant de l’école publique je me suis  aperçue que mes maîtresses du lycée  Hoche, en ce qu’on appelle  aujourd’hui CE1 et CE2, par ailleurs  d’excellentes femmes me servaient une histoire biaisée. Comment ? En me posant la question d’une autre version  et en  allant voir  les documents à la source, à la bibliothèque de Versailles, relatant ce qui s’est vraiment passé que j’ai pu rectifier. Cette leçon je ne l’ai jamais  oubliée. Maintenant s’il est vrai que les hussards de la république se sont dévoués et enseignaient une belle langue, le goût de l’effort, ils ont aussi servi le culte de la république et de la patrie républicaine avec cette fameuse ligne bleue des Vosges ; Le résultat a  abouti à cette épouvantable guerre de 14 où tout le monde en Europe, à part Romain Rolland et le pape de l’époque Benoit XV a été manipulé dans ce suicide collectif de l’Europe. Certes l’enseignement républicain vivait aussi sur des valeurs qui lui préexistaient  mais laisser dire que l’Eglise catholique avait une  vision rétrograde de la science est partiel, polémique et donc purement  et simplement inexact. Où la science est elle née sinon dans cette Europe chrétienne ? ?

Maintenant sur l’Islam. En tant que chrétien  je sais combien mes frères dans la foi souffrent dans les pays musulmans ; Ce n’est pas une raison pour suspecter a priori  la bonne foi d’une Farida Belghoul qui  ne me parait ni une islamiste fanatique ni une propagandiste de la charia ou de l’Islamisation de la France jusqu’à preuve du contraire  mais respecte ma foi et son expression dans une saine conception de la laïcité. Que l’Islam présente des dangers, nous en  sommes tous conscients, ce n’est pas une  raison pour tout mélanger  et ne pas dialoguer avec ceux avec qui on peut dialoguer sans renier nos valeurs.

Attention à ne pas faire des chrétiens des harkis manipulés contre  les musulmans, les garder comme réserve ou piétaille pour supporter le choc de civilisations à la place des autres chocs, que par ailleurs on attise soigneusement,

Soyez honnête, Christine Tasin,  ce n’est pas la République qui intègre avec ses valeurs  les jeunes issus de la diversité, elle les désintègre plutôt  otages de la société de consommation et d’une idéologie fatiguée. D’ailleurs elle n’a plus la force de leur apprendre le français, qui a baissé depuis 1910 dans toutes  les couches de la société,- ce qui montre bien que l’obligation scolaire n’est pas le sésame ouvre toi  qui résout tout-  et les abandonne  aux pires des islamistes. Derrière la dénaturation du mariage, de la famille, il y a comme dit  Jean Claude Michéa une éradication de «  la  common decency »  au profit d’élites mondialisées, sans âme. Un sursaut pour sauver ce qui fonde une société,  un respect mutuel,  la famille traditionnelle  avec ses défauts et ses qualités n’est pas un retour  à l’obscurantisme mais un refus de la barbarie islamiste alliée à la société de consommation délirante.

Cela ne résout  pas tous  nos problèmes avec le communautarisme musulman, ni doit nous faire abandonner notre vigilance,  mais cela permet d’avancer dans le bon sens, sans nous renier, espérons le.

Henri Peter




Le pire crime de l’Education nationale : avoir décérébré nos élèves

Le débat introduit par Thomas Ricard est important,  et mérite ce que l’on s y arrête. Oui, une majorité ?   ( ou une grande  part ) de ceux qui se disent musulmans  en France  ne demandent  qu’ à vivre en paix,  ne veulent pas imposer la charia en France et d’ailleurs ils ne  connaissaient sûrement pas très bien le Coran. Ils travaillent,  ne vivent pas de trafics,  et si ils se sentent reconnus, peuvent être  bons enfants  Le problème,  c’est que ces musulmans dit modérés,  sont otages de l’Islam devenu agressif par  notre faute, par notre soumission à des revendications communautaristes. Ce ne sont pas eux qui pourront,  à quelques exceptions près ;   freiner cette évolution. Ils attendent peut – être  de nous  attitude plus ferme, un autre visage.  .  Il faut donc montrer qu’on a de la consistance, des convictions enracinées dans nos traditions, pour de tenir un langage clair et respectueux de tous. Et fixer les  règles du jeu .A ce prix, avec une certaine noblesse d’attitude, qui en impose,  nous pourrons proposer avec leur appui tacite  une solution politique qui puisse être acceptée de tous, respectueuse de la légitimité, solution politique, qui n’est, c’est vrai, jamais simple. Mais il y a des arbitrages qui  dans ces  conditions  vont dans le bons sens, en évitant  l’escalade ou l’affrontement

De ce point de vue «  Riposte laïque «  a mille fois raison de dénoncer la complaisance de  nos pseudo élites face à des revendications qui,  si elles aboutissent, ne font que creuser les tensions. Bien sûr qu’il faut contrôler une  immigration ,qui dans les conditions actuelles est bien un danger pour  notre pays et aussi pour ces musulmans relativement intégrés, qui vont à leur tour  devenir donc encore plus otages de l’Islamisation de notre pays. Un  position ferme est  donc finalement un service à rendre à ces musulmans modérés, les aider à ouvrir les yeux sur ce qu’il y a d’inacceptable dans cette Islamisation  de notre société dont ils vont aussi être vicitmes?   . A quelles motivations obéissent ces élites et cette classe médiatique, Peut être à un secret goût pour le nihilisme et  à une  « Schadenfreude »  à détruire ou déconstruire notre pays ? Ou est ce plus simplement  un aveuglement lié  à un conformisme ambiant et j’irais même plus loin, pour certains clercs   catholiques  un ralliement  naïf et sans condition à des illusions millénaristes  ou au régime ? Avoir des politiques qui ne renient pas leur pays tous les jours.  Et retrouver les fondamentaux de e notre pays ?

Je ne suis pas suis pas sûr que le repli sur un laïcisme  un peu incantatoire  comme  le fait d’ailleurs Marine le Pen, soit la meilleure solution pour résister aux abus parfois effrayants de la revendication communautariste lié à l’Islam. Entendons nous bien un sain laïcisme fait partie de notre tradition mais comme toutes la bonne chose, ce laïcisme a pu, à mon sens, être dévoyé. Il ya donc bien là une ambigüité. Le dénominateur commun qui nous rassemble entre un instituteur républicain pur jus et moi  par exemple, il en reste encore ! -attaché à un autre tradition qui vient de plus loin,  catholique de surcroit, ne passe pas par la  guerre ou un repli figé sur un laïcisme mais sur le respect du travail bien  fait, –de la  transmission de notre langue, de la volonté de  faire jaillir chez l’enfant qui nous a été confié  le meilleur de lui-même, en toute liberté, de concilier la  transmission et la liberté. Aujourd’hui  un enseignant pourrait–il encore dans le contexte de décomposition,  faire  jaillir un Albert Camus,  et lui donner le goût de devenir ce qu’il a été : un homme libre et attachant.

Reconnaitre, républicain ou non, chrétien  ou non que l’enseignement est quand même une liturgie basé sur l’attention, l’effort et l’encouragement à l’effort, non la soumission veule  à un consumérisme individualiste et revendicatif… Le crime de l’Education Nationale, sous la tutelle de la  droite comme de la gauche, c’est d’avoir démissionné, d’avoir renoncé à transmettre, de ne pas avoir eu  le courage d’apprendre notre langue. Résultat, on a formé des êtres décérébrés, qui châtrés dans leur être,  n’ont plus que la violence  comme ressource pour s’exprimer ou la conversion ou reconversion à ce qu’il y a de pire  et gravement menaçant dans l’Islam.

Il y a deux sortes de gens (on n’ose plus dire de races,  au sens spirituel  bien sûr)  les constructeurs et les destructeurs ; Riposte laïque, quand elle défend les fondamentaux, qui ont tissé notre  pays, appartient sans conteste  aux constructeurs, (je mets quelques réserves vis à vis de certains , qui  comme  Hubert le Sage  ont  la  nostalgie des périodes les plus violentes  de guerre civile, donc de déconstructions,  de notre patrimoine commun).

Je ne demande pas à Riposte laïque de renoncer à sa quête de vérité, ni  à ses convictions  républicaines  et laïques, je lui demande simplement de les approfondir encore pour les mettre encore plus au  service de notre pays, de notre destin commun, de nous aider dans notre remembrance à trouver un avenir à figure humaine, d’avoir en filigrane  le souci de cette médiation commune qui nous  sauvera des griffes des possédés,  qui veulent jusqu’à effacer notre visage avec cette rage de destruction pour  nous livrer à la barbarie qui monte.

Henri Peter




Le complexe d’Orphée, de Jean-Claude Michéa

Le complexe d’Orphée de Jean-Claude Michéa est  un livre de haute  tenue qui se lit  facilement, on sent le professeur de  philo de lycée qui sait être clair sans jargon, heureux élèves, livre qui se lit aussi un peu comme un thriller, tellement il suscite un débat fécond sur le piège qui s’alourdit sur notre pays   sous nos yeux depuis  plus d’un siècle.

Il est amusant- de voir, qu’apparemment nullement traditionnaliste au sens habituel J.C. Michéa fait remonter  aux années 1900 le tournant qui a vu  le ralliement des « rouges, socialistes, communistes ,anarchistes à la  gauche républicaine, libérale et progressiste, ce qui a plombé notre pays  selon lui, parce que mettant de coté la grande tradition populaire et à l’époque ouvrière

C’est sur ce malentendu selon lui entre ceux qui aspiraient à une vie décente  et ceux qui  vouaient la France à un libéralisme sans cœur que se noue son analyse historique et qu’il nous dévoile les conséquences désastreuses pour notre pays, privé de ses racines traditionnelles  populaires qu’il tend à analyser  à la suite d’Orwell et  de son  concept de « Common Decency » à  mettre en valeur.

Bien sûr cette alliance entre une gauche raillée au libéralisme, s’est encore resserrée  sous  les années Mitterrand où la gauche boboïsante a définitivement ? conquis le champs culturel qui imprègne notre pays aujourd’hui , à savoir ce qu’il appelle d’une jolie formule le complexe d’Orphée, dont nous serions atteint qui interdit  tout regard sur notre passé au risque d’être déconsidéré- traité de réactionnaire- par la bienpensance –  ou sur un avant, qui serait diabolisé au profit  « d’ une  surenchère  mimétique et «  une fuite en  avant. », ce à quoi nous assistons médusés en ce moment même de la part des chantres  entre autre du mondialisme.

Par son attachement aux racines civilisatrices qui nous été transmises aussi  et surtout  dans les classes populaires, Jean-Claude Michéa  rejoint la fameuse phrase « de Bernard de Chartres au 11 siècle , nous sommes des  nains sur des épaules de géant «  Il rejoint, bien qu’il n’en parle pas, explicitement  les préoccupations sociales aussi bien du 19 siècle de ceux qui socialistes ou catholiques sociaux se désolaient de voir l’abandon où le peuple était laissé, privé de ses racines et voués à un avenir sans sens.,  les intuitions de Chesterton qu’il cite un peu .et plus proche de nous   de Murray qui a aussi su ridiculiser la boboïsation  croissante  On sent aussi  en filigrane et avouée  l’influence de Guy Debord et de sa critique de la société spectacle.

Donc, Jean-Claude Michéa s’appuie, et c’est la  partie la plus intéressante de son livre sur Orwell et son concept de «  Common decency »  massacrée par notre époque. Il nous livre alors  une analyse passionnante en spirale, avec d’abondantes notes  sur notre présent,   de l’inculture contemporaine  et de son nihilisme  diffusé par  la  bourgeoise libérales dans  nos écoles. Là on voit  bien qu’il est un homme de terrain, qui connait bien le lycée où il  enseigne la philosophie. Enfin un prof,  qui dénonçant la  misère de  notre école, creuse la question et ne se contente pas de dire «  Jules Ferry au secours, » mais plonge  au cœur du problème, une  société qui n’a plus  rien à transmettre  parce qu’elle a  a renié ses pierres  fondatrices, les raisons  qui la font vivre., que lui situe  un peu exclusivement dans la « Common decency , «  ce qu’il appelle un moment l’anarchisme tory ,  Là peut être il aurait pu encore creuser son analyse et voir aussi avec l’économiste  viennois,  Schumpeter que la société issue de la révolution libérale  a épuisé les  couches protectrices qui la  maintenaient en  état de vie,  et que le socle de tout enseignement est  une  ascèse spirituelle commune à tous ceux qui laïques ou non avaient  ce même souci., et partageaient ce secret depuis des siècles. (Les moines l’avaient depuis près de 16 siècles Peut être que  la pensée de Jean-Claude Michéa mériterait  d’être approfondie du coté du sacré.

 Mais il y a  aussi  chez lui une fine analyse des  anciennes  sociétés préindustrielles, et du contrat hobbesien, qui serait pour lui la matrice du libéralisme économique, qui nous envahit aujourd’hui. En creux, Jean-Claude Michéa est en recherche de médiations, qui permettraient à notre pays de continuer son histoire, à vivre, ce vouloir vivre ensemble  sans être voué à disparaître  par suite de  menaces que nous  connaissons hélas  bien,  ce qui rend sa lecture stimulante. Cet essai  invite donc  à un vrai dialogue, qui doit  s’approfondir et  qui pourrait  être aujourd’hui l’occasion de jeter une passerelle  entre ceux  qui à travers différentes traditions et sensibilités ont tenté  de toute bonne  foi de prendre ce chemin, et le tentent encore aujourd’hui, comme  on le pratique  à « Riposte laïque »

Henri Peter




Je souhaiterais que votre journal soit moins intransigeant sur la laïcité, pour mieux rassembler les Français

L’hospitalité amicale que vous m’avez donné dans « Riposte laïque » pour deux contributions au débat m’encourage à vous écrire cette réaction .
Franchement n’y a-t-il pas des problèmes plus urgents en France que la venue du Premier Ministre à la béatification d e Jean – Paul II qui fut un ami de la France et de sa vocation, ( s tu fidèle aux promesses de ton baptême a –t-il osé dire à l’Eglise de France ! ) dénoncée é par Christine en Tassin ( dont je salue la sincérité ) ou qu’une speakerine du service publique porte une croix à la Télévision, horresco referens, il est vrai , opinion dans ce cas
Entendons nos bien personne ne conteste les principes d’une saine laïcité mais dirons nous la pratique de la loi de 1905 a abouti à un équilibre qui fonctionne plus ou moins, entre l’Etat et les catholiques, parce que ces dernier sont enfin été reconnus après la guerre de 1914. Après une laïcité de combat contre un catholicisme enraciné, des combats communs pour notre pays ont ressoudé les uns et les autres
Mais revenir à une laïcité agressive, visant à abolir dans le paysage toute trace des traditions catholiques, des processions à tutti quanti ne sert à personne, sinon à nous affaiblir inutilement ..
Les problèmes urgents sont bien analysées par Philippe Landeux dont je ne partage peut-être pas tous les fondamentaux de départ – mais dont je salue la volonté d’analyse en profondeur : celle du défi de l’immigration telle qu’elle est pratiquée, qui menace les fondamentaux d e notre pays Lui aussi pense qu’ il faut donc aller plus loin que la laïcité ( ou revenir à une conception purement traditionnelle de la France plus proche de Joseph de Maistre )
Sans renoncer à votre nom « Riposte Laïque », c’est votre droit et votre histoire, restez quand même fidèle à cette volonté, celle qui vous a fait inviter d’Oscar Freysinger, qui nous a invité à faire revivre , ressurgir l’Europe de l’esprit dans un très beau discours à vos assises.
Riposte laïque avait fait un chemin que je salue, défense l’identité française à partir de son histoire millénaire, défense des crèches religieuses ! dans l’’espace publique au nom des traditions [1] , et ce que j’appelle, le meilleur de vous , défense de Marie Neige Sardin, mais derrière elle, de tous les persécutés ou méprisé d’aujourd’hui,. Mais il ne faudrait que cette laïcité tourne en rond, car elle n’est pas fondatrice, du moins toute seule, de ce qui nous fait vivre en commun, elle délimite les domaines et s’il est sain de rappeler ces limites, il faut aussi voir plus loin et associer les composantes de notre histoire
Entendons nous nous bien : je comprends là titre personnel l’agacement de Christine Tasin (ce n’est pas le mien !) de voir honorer une religion, elle ,qui tient à la laïcité , comme à la prunelle de ses yeux, mais si votre combat rassemble, croyants ou non, ne pourrait-elle laisser tombe car ce pape a eu un charisme qui a touché tous, croyants et incroyants, ou a –t- elle peur que derrière ce qu’elle voit comme une complaisance, on en arrive à favoriser d’autres religions ? Ne confondons par reviviscence et complaisance à une religion de plus en plus agressive qui profite de notre vide spirituel .
Quand à l’opinion dénonçant la croix portée par une speakerine, elle me fait rêver. La France est un pays pétri de traditions chrétiennes dans le paysage, va-t- on interdire le signe religieux et refouler toute la religion dans les catacombes du privé Personne qui porte une médaille, une Croix ne veut imposer sa religion, ne lui donne ce sens, – même si certains les portent bizarrement. ! Le danger n’est pas là , ne croyez vous pas ? Et du coup j’ai bien envie de porter une croix , après tout je suis baptisé et toujours croyant e je suis prêt à l’affirmer publiquement sans volonté de prosélytisme, mais sans me cacher, et ce n’est pas à la télé de me refouler.
Pardonnez, , cher Cyrano , ma réaction , mais mieux vaut s’exprimer franchement, en toute amitié, ne croyez vous pas ?
Bien à vous.
Henri Peter




A Hubert le Sage, qui en est encore à commémorer la décapitation de Louis XVI !

Si Hubert le Sage en est à commémorer la « décapitation du Roi, « des nobles et des prêtres, comme avancée de civilisation, je le plains.
Je ne vais pas rentrer dans la querelle, celle de justifier ou non ce Roi dont le Testament si noble et si emprunt d’amour pour tout son peuple, est sa vraie victoire morale, et montre que par delà les siècles il tient encore dans ses mains, qu’on le veuille ou on les clés de notre réconciliation avec nous mêmes, (et je pense que tout républicain sincère et de bonne foi le reconnait, je songe à Albert Camus) mais qu’il sache aussi que la décapitation du Roi a donné le signal de celle de La Reine, salie au passage en tant que mère, de la tante, de la mort ignominieuse de l’enfant du temple, bref le massacre d’une famille, qui a servi de pierre d’angle au nouveau régime.
Qu’il sache aussi que cette décapitation célébrée par lui a été le signal d’innombrable autres, âges, sexes et conditions sociales et couleurs politiques confondues, donc aussi celles d’innombrables révolutionnaires connus ou non, comme Danton, Fabre d’Eglantine, Olympe de Gouges, aux enragés, à Robespierre lui-même ! Que cette mécanique de l’extermination pour régénérer le corps social a eu une postérité et des fidèles aussi bien du coté des communistes que du nazisme, et plus récemment a servi de justification au Khmers rouges, qui étaient en admiration de la révolution française, qu’ils avaient étudiée à Paris, portée à l’incandescence.
Je veux bien qu’on réunisse par un commun amour de la France ceux qui croyaient au ciel et ceux qui n’y croyaient pas , mais à une condition de commune décence ou de piété pour tous nos morts qui tous font partie d e notre historie et nous sont à ce titre fraternels.
A ce prix de déréliction Hubert le Sage ne fondera rien, il pérorera en invocations vaines, et le combat est perdu d’avance devant ceux qui ont une fo , même si elle est hélas de plus en plus fanatisée et qu’ils veulent pour certains, nous effacer du paysage, du moins ce qui tissé notre pays au cours des siècles Cette laïcité, qui s’enivre du sang, ne nous protégera certainement pas des dangers de l’Islam tel qu’il évolue.
Elle oublie tout simplement que la Résistance, que l’on pourrait adjoindre à Riposte Laïque, l’esprit de Résistance doit aussi se nourrir d’une base spirituelle et non de fantasmes sanguinaires. C’est comme cela qu’elle a chez ses meilleurs fonctionné pendant la guerre. Et qu’elle a pu gagner !
Henri Peter




A propos des échanges entre Riposte Laïque et Causeur

Radu Stonescu donne une réponse intelligente et argumentée au « Causeur » sur pas de Fatwa contre Riposte laïque.
Une simple remarque. Quitte à aller au fond des choses dans son analyse, que j’ai lu avec intérêt, il ne devrait pas écarter d’un revers demain l’analyse de René Girard (folle ??) Sur la montée au x extrêmes et la violence mimétique voir son dernier livre « achever Clausewitz.
Nous sommes s cœur du problème et sachons reconnaitre avec Girard notre responsabilité de français dans ce déclenchement depuis Iéna, dirons nous ou la révolution française dans ce qui a suivi pendant deux siècles de Verdun à. Il est sûr que ces affrontement ultimes ont du avoir leur influence et réveillé les pays islamiques de leur léthargie.
Ce n’est pas en raison pour rester les bras croisés devant la violence actuelle de l’Islam et ce n’est pas une raison non plus, de ne pas intervenir vigoureusement pour refuser et combattre cette agressivité. Girard lui-même admet la légitimité d’intervenir contre la violence. et donc de la refuser, et prévenir une violence qui monte et qu’on nous imposer. Que Hitler soit l’enfant de son siècle ne’ devait pas nous empêcher de le stopper notamment en 1936, ni nous lier les mains, ce que dit aussi Girard tout en ajoutant que les Anglo-Saxons nous auraient empêché d’agir en 1936.
A tolérer aujourd’hui la violence indigne, on la nourrit et Riposte laïque est inattaquable sur ce plan dans la lutte contre la barbarie, je vous l’ai déjà dit. Mais avec quelles armes ou sur quelle base ? Tout le problème est là.
Attention à ne pas mythifier ce qui a servi aussi de déclencheur chez nous Relisez donc « achever Clausewitz avec un peu plus d’empathie.
En conclusion Riposte Laïque et son intelligent rédacteur devrait encore approfondir le débat, non pas pour renoncer à un légitime attachement (de votre part !) À la république et à la laïcité, mais pour rendre plus efficace ce combat. Lutter contre la violence de l’autre qui nous l’impose, ne nous dispense pas d’une conversion, qui nous fasse échapper à ce double pervers du mimétisme. C’est difficile, mais tout ce qui permet de fonder en durée passe par une ascèse personnelle qui n’exclut pas l’intelligence.
Henri Peter




L'Eglise catholique n'est pas si mauvaise que vous le dites, Mireille Ménard

A MIREILLE MENARD

Chère Mireille,
Vous avez le droit de plaindre les catholiques tout ne l’étant pas, mais permettez de rectifier quelques idées à mon avis un peu exagérées.
1) Revenons sur les abus sexuels commis, ils existent hélàs ; mais la pédophilie pour en parler concerne essentiellement les familles et aussi tous les autres éducateurs , pasteurs protestants, rabbins , dignitaires musulmans, l’acharnement sur l’Eglise catholique seule, vient de groupes divers qui avaient un compte à régler parfois historique, mais pas toujours de bonne foi avec l’Eglise catholique.
On peut aussi discuter du nombre réel de cas par rapport à l’ensemble et quand même des ’accusations parfois invérifiables car enfin il ya bien eu un soufflé médiatique à partir de cas , bien réels mis en valeur, que personne ne nie. Et qui font mal, je vous s l’accorde.
2) En outre, c’est ce pape qui a avec toute son énergie, a mis à jour ceux qui existaient. Je sais que certains catholiques voudraient un pape plus en phase avec le temps. Mais le pape n’a pas à être en phase avec le temps, mais attentif à son époque il accueille avec douceur inimitable et rayonnante tous su ceux qui viennent à lui pour dialoguer et leur permettre d’accorder la raison humaine et leur foi et trouver sens à notre vie, il n’est ni consensuel ni hostile, il est présent et accueillant !
3) Vous dites que l’Eglise régente les mœurs, c’est une vision restrictive et excusez moi un peu tronquée. L’Eglise donne des repères pour la vie affective, pour la structurer et lui donner sens, et effectivement l’Eglise catholique pense que le mariage religieux reste valable à vie pour des raisons profondes puisqu’il est un reflet d e l’union du Christ avec l’Eglise. (Ne me dites pas qu’elle ne tient pas compte des faiblesses humaines, elle en fait que cela , beaucoup plus que les médias actuels qui ne cessent de dénoncer des erreurs passés ou des mots malheureux, là nous sommes en pleine Inquisition… malsaine) avec l’Eglise orthodoxe, ne serait que par la confession. Je suis le premier au courant des situations familiales douloureuses que cela peut engendrer pour les couples divorcés et remariés sur le plan de la communion, e mais enfin à titre personnel, si je ne l’impose à personne , je le comprends, et je respecte donc sa position , car je croie que la pérennité du mariage ou sa stabilité peut aussi être souhaitée aujourd’hui..; Demandez aux époux, hommes ou femmes traités comme un kleenex !
En outre il n’est pas nécessaire d’être catholique pour considérer que mettre sur le même plan mariage homosexuel et éducation des enfants par un couple s’affichant homosexuel, peut poser des problèmes et miner le fondement même de l’altérité, à moins qu’on choisisse sa sexualité (comme une pizza au super marché, comme le veut un courant américain d’origine, le gender). Même l’épouse philosophe de Jospin pense un peu de cette manière et que la promotion de l’homosexualité actuelle, (qui est très différente du respect du aux personnes) remet en cause l’altérité qui nous structure.
Quand au délicat problème de l’avortement il est douloureux en premier lieu aussi pour les femmes en détresse et rien ne sert de brandir des points de vue blessant leur intimité,, de part et d’autre mais il pose question. Demandez aux médecins.
3) Vous vous trompez si vous croyez que les ‘ catho’ mettent sur un piédestal divin leur prêtres, lisez la bonne littérature catholique, ce ne sont pas les prêtres qui sont mis sur piédestal, c’est la mission sacrificielle qui leur est confiée : « Journal d’un curé de campagne » de Bernanos, « la puissance et la gloire » de Graham Greene. Les laïcs catholiques sont bien conscient des faiblesse humaines s de leurs prêtres (et aussi de leurs vertus car il y a eu beaucoup des saints prêtres, comme saint Vincent de Paul) et si ils ont transmis la culture, ils ne sont pas infaillibles sur le plan temporel, mais quand ils sont en mission, notamment quand ils disent la messe, assistent les mourants, réconfortent les pécheurs que nous sommes tous, enseignent les enfants ; font aussi la charité, ils expriment beaucoup plus que leur simple humanité, Le piédestal n’est pas là où vous croyez, il est là à portée de notre main, c’est la conversion de notre cœur.
4) Allez donc voir le film « Des hommes et des dieux. » Sur une histoire vraie mais transfigurée par un agnostique, on voit qu’il se passe vraiment quelque chose et c’est la raison pour laquelle de nombreux agnostiques ou athées sont fascinés par ce film.
On est très loin des polémiques qu’on a lancées sur l’Eglise catholique.
Henri Peter