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Réponse à la bobo Pauline de Facebook

ane-talentueuxChère Pauline,
Suite à ton message raciste et haineux anti-blanc/occidental/catho/laïque/hétéro comme il en pullule dans la gaucho-sphère, il s’avère qu’un grand nettoyage s’impose dans ton cerveau hémiplégique de bobo élevée dans son cocon, nourrie au petit-lait soixante huitard par des parents pour qui  il est interdit d’interdire.
http://ripostelaique.com/pauline-la-dhimmi-caricature-de-la-gauchiste-degeneree.html
Avant de nous dire « au revoir définitivement », oxymore que seule ton inculture t’empêche de voir, tu as voulu cracher une dernière ( ? ) fois ton venin sur les susnommés que tu détestes au point de souhaiter les voir « crever la gueule ouverte », au profit de ces catégories porteuses d’avenir que sont les « femmes voilées, noirs, pédés » entre autres. Trop pressée de nous quitter, tu as oublié de mentionner les hommes en djellaba, africaines en boubou, naturistes à poil, Roms, gens du voyage campant partout sauf en bas de chez toi bien sûr. Je te comprends. La France rance, moisie dans laquelle tu es née est tellement nauséeuse que tu es partie dégueuler en l’évoquant. Moi tu vois, les gens comme toi ne me font pas dégueuler parce que j’ai appris tout petit à respecter les opinions contraires aux miennes. C’était à l’école de la République d’avant, quand on bourrait le crâne des enfants avec des conneries, tu sais : que deux et deux font quatre, qu’une faute d’orthographe te fait perdre un point, que la France fut le pays des Lumières, tout ça. Non, tu me fais gerber c’est tout, et avant de te dire adieu je voudrais te remettre à ta place, c’est-à-dire le néant.
Parce que si tu avais autre chose que du yaourt bio en guise de cervelle, tu te poserais quelques questions. Ces soi-disant réfugiés, comment se fait-il qu’ils soient essentiellement jeunes, hommes, et sans femmes et enfants ? Tu vois l’exode de 1940 avec des hommes seuls ? Et pourquoi viennent-ils en Europe au lieu d’aller dans des pays arabes en paix, plus proches géographiquement et culturellement ? Pourquoi ces pays ne leur offrent-ils pas l’hospitalité, comme le fait l’Europe ? Et alors tu trouverais la réponse toute seule. On assiste ni plus ni moins qu’à une accélération de l’immigration économique qui submerge littéralement l’Europe, pour le plus grand bonheur des bobos et du patronat. Et si tu vivais déjà dans un quartier à forte concentration de Chances pour la France, je peux te dire que même toi que t’es derrière ton PC à te la jouer humaniste, tu n’aurais qu’une envie : fuir, avec ton chieur et tes moutards, habiter ailleurs, mais voilà t’aurais pas une thune, et tu devrais rester.
Tu essayes aussi de te la jouer économiste progressiste, façon « Alternatives Economiques ». Postulat : l’immigration-rapporte-plus-qu’elle-ne-coûte. Pas besoin de démonstration, il suffit de le dire. C’est comme « l’immigration est une chance pour la France », « l’islam est une religion d’amour » etc… Il y a pourtant bien des études sur le coût ruineux de l’immigration, mais on ne peut pas tout lire hein ?
Ton ignorance te fait comparer ces « migrants » avec les réfugiés antifascistes espagnols et italiens. D’abord ces derniers étaient minoritaires dans l’immigration italo-espagnole, essentiellement économique. Ensuite, ces immigrés ne posaient aucun problème à la France. Ils ne contestaient pas ses mœurs, ses racines, ne revendiquaient rien. A la deuxième génération, ils étaient complètement Français, à la troisième ils avaient oublié leur origine. Oui les tiens menacent mon identité, et ce n’est pas parce que la morveuse que tu es n’a pas connu la France sans eux que je dois l’oublier, d’ailleurs bien des jeunes regrettent cette France, et il n’est pas dit qu’elle soit derrière nous.
Enfin leur nombre était sans commune mesure avec celui des arabo-africains qui nous arrivaient à raison de 200 000 par an avant la vague actuelle. Et à partir des années 50, le manque de main d’œuvre leur assurait un emploi. Tu cites le chiffre de 24000 comme une goutte d’eau dans notre océan d’égoïsme. Et les millions qui y sont déjà, presque toujours clandestins régularisés par la suite, tu les comptes où ? Et tous ceux qui vont déferler, alléchés par ta bonne conscience qui ne te coûte rien, tu en fais quoi ? Tu les nourris avec quoi ? Avec nos impôts pardi. Alors que depuis des années on ne sait plus où serrer la bourse pour faire des économies, on l’ouvre du jour au lendemain sans limite pour eux.
Et c’est là que tu es mal dans tes baskets. Quand tu évoques les SDF français pour lesquels on n’a jamais vu le dixième d’une mobilisation pareille, même en 1954 avec l’abbé Pierre, tu ne trouves rien d’autre à nous dire que : mobilisez-vous pour eux, ce n’est pas incompatible. Et avec quoi espèce de cruche ? Ils sont où les crédits publics, les appartements miraculeusement trouvés en une nuit, les mille euros par personne donnés aux mairies ? Allez crache le morceau une fois pour toutes : t’en as rien à foutre des SDF français parce que dans ta famille politique, l’arabe, le noir, le musulman, sont des êtres supérieurs à ces salauds de blancs, tous coupables, tu le dis toi-même… de quoi ? Peu importe, pourvu qu’ils soient coupables.
Tu devrais faire une analyse psy, c’est à la mode dans ton milieu. Parce que sérieux, t’as un problème. Ce sentiment de culpabilité irraisonné, cette haine pour la France, cette fascination pour ce que tu n’es pas et ne connais pas, ça révèle une faille quelque part. Cocote, si t’as une vie de chiasse, des études de merde, un clito aphone, tu peux toujours penser que ta solution viendra du bout du monde, ça ne résoudra pas ton problème. Si les immigrés peuvent lubrifier ta libido de petite bourgeoise insatisfaite, ils ne peuvent rien contre tes complexes de bobo.
Tu devrais lire autre chose que Libé, et voyager en ouvrant grand tes yeux et tes oreilles. Tu verrais que partout dans le monde y compris dans les pays de tes petits protégés, la France, du moins chez les gens cultivés, ce n’est ni le métissage, ni les mosquées, ni les kebabs. C’est les fastes de Versailles, la Révolution, les Canuts, la Commune, de Gaulle, Brigitte Bardot, Alain Delon, la Tour Eiffel, la 2cv, la baguette. Bref, la France moisie qui te fait vomir. Après, je te souhaite de trouver la paix, parce que franchement une telle détestation de soi, ça fait pas envie. En attendant, bon vent.
Jean de la Vallette




Entre Israël et le Hamas, comment rester neutre ?

hamassaluteJe voudrais réagir au message d’un lecteur annonçant qu’il renonce à lire RL à cause du soutien de ce dernier à Israël dans sa guerre actuelle au Hamas.

J’approuve tout à fait la réponse que vous lui avez faite. Si on peut émettre telle ou telle réserve sur la politique d’Israë, il est des moments où on doit choisir son camp. Actuellement il y a d’un côté des fanatiques islamistes qui veulent détruire Israël dans le cadre de leur stratégie mondiale de domination de l’Islam, de l’autre un petit état dont les valeurs sont proches des nôtres, îlot occidental dans l’océan musulman, qui lutte héroïquement pour sa survie depuis plus de soixante ans  sans que celle-ci soit encore certaine. Et il faudrait être neutre ? Il sera temps demain de critiquer ceci ou cela chez les israéliens et je ne serai peut-être pas le dernier à le faire. Mais aujourd’hui lutter contre l’offensive islamiste dans le monde, défendre notre culture, c’est soutenir Israël.

Jean de la Valette




France 2 a tout compris : la solution, c’est les immigrés qui chassent les blancs !

C’est un jour comme un autre. Ce 7 février au soir, les journaux télévisés déversent leur habituelle propagande destinée à construire l’homme nouveau, comme l’ambitionnent tous les régimes totalitaires. Sur France 2 on eut droit d’abord à la « révolution tunisienne » qui déplore son premier assassinat politique. Des efforts pathétiques sont déployés pour ne jamais prononcer le mot islam, seul celui de « islamisme » ayant droit de cité. Et encore, accolé à l’épithète « modéré », car si l’islamisme est l’extrémisme de l’islam, il cesse de l’être dès qu’il prend le pouvoir. Va-t-on se fâcher avec un régime musulman ? Alors on dit « islamisme modéré », comme on aurait dit « fascisme modéré » ou « stalinisme modéré ».

Le spécialiste de service nous ressert la comparaison avec 1789 : nous avions mis dix ans à canaliser le flot révolutionnaire, et vous voudriez qu’ils y réussissent en deux ans ? Comparaison totalement déplacée tant les situations sont différentes. C’est à 1917 qu’il faut comparer les « révolutions arabes ». Des gens se sont soulevés au nom de la liberté et se sont réveillés avec une idéologie totalitaire au pouvoir. L’avenir dira si celle-ci restera 70 ans.

Le spectateur lucide écoute, maussade. Il sait qu’au même moment sur toutes les chaînes, la même propagande s’insinue dans les foyers. Sur Arte, Elisabeth Chain invite tous les soirs une personnalité qui vient tenir un discours de gauche devant des journalistes de gauche, dont Renaud Dély, directeur de la rédaction du Nouvel Obs. En partenariat avec le quotidien de gauche Libération, elle décerne le « bobard du jour », et le bobard est presque toujours de droite, souvent lepéniste. Quand il a été proféré par une personnalité de gauche, c’est en trahissant l’idéal de gauche. Parfois un journaliste « de droite » propre sur lui est invité, dont le discours est soigneusement millimétré pour ne pas « déraper ». C’est ce que la gauche appelle la « droite républicaine ». Quand un journaliste de la droite décomplexée est présent (Elisabeth Lévy une fois) on fait en sorte de lui couper la parole après trois mots et de le noyer sous les invectives en réponse.

Lui succèdera sur la même chaine un court dessin animé quotidien, « Silex and the City » destiné à inculquer aux enfants dès leur plus jeune âge les saines valeurs progressistes, en complément du bourrage de crâne scolaire. Les protagonistes, hommes et femmes des temps préhistoriques, vivent des situations qui par analogie avec l’époque moderne, suggèrent au futur adulte les attitudes politiquement correctes. Ainsi un adulte dit à un enfant (tous deux en pagne) : « tu adhères au Réseau Evolution Sans Frontières (RESF, comme Réseau Education Sans Frontières, l’officine gauchiste qui s’oppose à l’expulsion des enfants immigrés en situation irrégulière dès lors qu’ils sont scolarisés). Comme ça si on veut t’expulser du quaternaire, tu es défendu « . Ou encore : « au mois de mai de l’an moins 68 000 on est passé très près de la révolution, ça a raté de peu, c’est dommage. Mais qu’est ce que c’était le bon temps… »

Sur Canal Plus, les Guignols de l’info et les pitres du Petit ou Grand journal manient l’humour au service de la gauche, comme dans les régimes communistes. On rit au détriment de tous les « phobes » : homo, xéno, islamo. Mais pas christiano. Le chrétien, c’est le réac, et si on rit c’est au détriment du pape. Le prosélytisme anti-Front National y est constant, déclaré, assumé, martelé même en fonction de l’actualité.

Sur FR 3 va commencer dans quelques minutes « Plus belle la vie », une fiction-alibi tournée et située à Marseille qui se fixe pour objectif de promouvoir auprès de la jeunesse toutes les valeurs de gauche : multiculturalisme, métissage, islam, homosexualité, féminisme caricatural. Les musulmans y sont toujours « modérés » sauf une poignée d’islamistes qui n’ont rien avoir avec le véritable islam ; les immigrés ou enfants d’immigrés sont avocats, médecins, chefs d’entreprise ; les femmes ne sont jamais caissières ou vendeuses, mais commissaires de police, enseignantes, commerçantes. Les homosexuels sont tabassés par les homophobes, les femmes par les machos.

C’est un jour comme un autre. Le spectateur patriote est partagé entre une morne résignation et une sourde révolte. C’est alors qu’il dresse l’oreille. Pujadas a le ton du journaliste qui annonce une bonne nouvelle. Dans les « cités sensibles » nous dit-il, les commerces disparaissent les uns après les autres et laissent derrière eux un désert économique et social. Mais une réaction positive vient de se manifester quelque part, qui a valeur d’exemple. Alors on regarde le reportage, et voilà ce qu’on apprend.

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=AtXTBVt4mAU[/youtube]

http://www.youtube.com/watch?v=AtXTBVt4mAU

D’abord le constat, avec l’exemple de Saint Gratien dans le Val d’Oise. Les habitants âgés décrivent leur quotidien depuis que la dernière boutique a fermé, et le maire UMP en donne la raison : devant ce commerce (comme devant les autres, on le devine), des bandes de « jeunes » stationnant en permanence faisaient régner un climat peu propice aux achats.

Arrive alors la solution, que le commentateur nous décrit comme exemplaire, avec un autre reportage, à Clichy-sous-Bois en Seine Saint Denis. Après que tous les commerces aient fermé, (et après, on le sait, que la plupart des « de souche » ou y ressemblant aient dû déménager) un jeune Turc qui a grandi dans la cité s’est dit : « avec moi, les braquages, les intimidations, tout ça, ça n’arrivera pas puisque je suis d’ici ». Il rachète la supérette qui a fermé, pour la bagatelle de 300 000 € (le journaliste dont la délicatesse est remarquable, ne lui demande pas où il a trouvé une somme pareille). Il n’embauche que du personnel diversitaire habitant la cité. Il décide de ne jamais appeler la police, car il n’est pas une « balance », et règle à l’amiable les problèmes qui peuvent survenir. Résultat : le succès ! Cette supérette qui tenue par des blancs de blancs avait dû fermer, marche du feu d’Allah une fois reprise par ceux qui avaient chassé les précédents. Pas de vol, pas de violence, un chiffre d’affaire qui permet au gérant d’envisager l’achat d’un autre commerce, dont on devine que lui aussi a été « traité » comme il convient jusqu’à fermeture.

Un tel récit, qui illustre jusqu’à la caricature le remplacement de population en occident, est présenté par le journaleux comme un remarquable exemple de solution aux problèmes des « banlieues ». Le problème, c’est les blancs ; la solution, c’est les immigrés quand après avoir chassé leurs prédécesseurs, ils restent entre eux. Enfin ça dépend. Car quand ils ne rachètent rien et que le quartier reste un désert, c’est un « ghetto de la république » dans lequel « on a enfermé les enfants de l’immigration », ce qui justifie qu’ils se révoltent en brûlant quelques voitures et en agressant quelques gaulois.

C’est un jour comme un autre. Le spectateur blasé est à peine plus écœuré que d’habitude. Il se lève de son fauteuil, et pour la millième fois se promet de ne plus écouter les « grands » médias afin de ne pas sombrer dans un pessimisme pathologique. Promesse qu’il ne tiendra pas. Quoi qu’il lui en coûte, il doit fréquenter les collabos et autres dhimmis qui tiennent les commandes. Pour mieux les connaître et les combattre. Pour pouvoir leur dire un jour : je vous ai vu vendre la France.

Jean de la Valette




L’omertà de la presse française sur l’étrange mort du directeur de Cabinet d’Aurélie Filippetti

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Il était parait-il brillantissime, à l’image de ces technocrates qui se bousculent dans les antichambres du pouvoir, surtout s’il est socialiste. Polytechnicien, DEA d’économie industrielle, Ecole des Mines, chercheur à la London School of Economics…. N’en jetez plus, Gilles Le Blanc était un crâne d’œuf. C’est donc tout naturellement que la nouvelle ministre socialiste de la culture l’a appelé à rejoindre son cabinet en juin dernier, comme directeur adjoint.

Aurélie Filippetti, connue pour sa haine de « cette France moisie, cette France rancie » (entendez les Français qui s’obstinent à voir les réalités triviales, comme les ravages de l’immigration) ne pouvait qu’être séduite par l’autre France qu’incarnait ce prodige de 44 ans. La France tour d’ivoire sortie des laboratoires de Terra Nova, qui le dimanche soir 27 janvier festoyait au Théâtre du Rond Point à l’invitation de Sa Boboïtude Pierre Bergé, après avoir manifesté sous des pancartes du genre : « Hollande, s’il recule, on l’encule ». Chez les bobos on s’encanaille par la vulgarité en croyant ainsi montrer sa proximité avec le peuple, parce que pour les bobos le peuple c’est vulgaire.

Le 20 janvier au soir, le prodige en vacances à Venise avec sa compagne entre pour diner au select restaurant Caffè dei Frari. D’après le personnel, il semble très fatigué, prostré sur sa chaise, et un serveur lui propose un café pour le stimuler. Pour toute réponse, il s’affaisse lentement sur la table. Quelques minutes plus tard le médecin ne pourra que constater le décès.

Le lendemain les médias français annoncent ce décès comme naturel, sans aucun détail, et on passe à autre chose. On n’en parlerait plus si la presse italienne n’avait donné une précision qui a laissé curieusement indifférents (?) les journalistes français. Le « Corriere del Veneto », édition régionale du prestigieux « Corriere della Sera », révèle en effet que dans la poche de Le Blanc on a trouvé un sachet d’un demi-gramme de cocaïne.

http://corrieredelveneto.corriere.it/veneto/notizie/cronaca/2013/22-gennaio-2013/funzionario-francese-muore-veneziain-tasca-aveva-bustina-cocaina-2113651942239.shtml

En Italie, où une faible consommation est tolérée, ce n’est pas un délit. Mais cela jette le doute sur les causes de la mort : Le Blanc consommait-il une quantité plus importante ? Avait-il associé une consommation même minime, avec d’autres substances toxiques ? Le journal indique que le Parquet devait décider dans la journée de lundi si une autopsie aurait lieu ou non après avis de l’ambassade de France ; de leur côté les carabiniers cherchent à savoir où le Français s’était procuré la drogue.

Aucune autre nouvelle n’ayant été donnée, on ignore les suites de cette affaire. Mais ce qu’on en sait suffit pour s’étonner : pourquoi la presse française n’a-t-elle soufflé mot de ces circonstances ? Seul « Boulevard Voltaire » a abordé le sujet.

http://www.bvoltaire.fr/boulevardvoltaire/mort-du-directeur-de-cabinet-adjoint-de-filippetti-ce-que-les-medias-vous-cachent,9497

L’étonnement est à vrai dire de courte durée. Quand on sait que l’immense majorité des agences de presse et des titres est aux mains de la gauche, il ne faut pas compter sur la plupart des journaleux pour mettre en difficulté ceux qu’ils ont contribué à mettre au pouvoir, sauf s’ils ne peuvent faire autrement. Et en effet la révélation du détail en question (et des suites éventuelles) eût été fâcheuse après la mort quelque peu scandaleuse de Richard Descoings à New York au printemps dernier, et l’affaire Strauss Kahn auparavant.

Rappelez-vous. Descoings, le flamboyant directeur socialiste de Sciences Po Paris, qui avait ouvert l’institution aux recrues issues de la « diversité », et pour ce faire, avait supprimé l’épreuve de culture générale. Quant on vous dit que l’immigration est un facteur d’enrichissement. Celui qui se proclamait fièrement « le premier pédé de Sciences Po », celui dont la gestion a ensuite provoqué la curiosité de la Cour des Comptes, qui a pointé notamment sa rémunération de nabab (537 000 € en 2010)

Le 12 avril dernier on trouvait dans une chambre d’hôtel de New York le corps sans vie de Descoings. Mort naturelle officiellement. Or certains détails sur lesquels la grande presse en France a été discrète font souffler un parfum de scandale sur l’évènement. Descoings était nu, son ordinateur et son téléphone portable avaient été jetés par la fenêtre. Il venait de consulter des sites de rencontres homosexuelles, et deux hommes auraient été vus sortant précipitamment de sa chambre. Alors qu’il venait de se marier, le premier à reconnaître le corps fut « son véritable mari » Guillaume Pepy, ancien directeur général (et médiatique) de la SNCF. Une autopsie devait avoir lieu, dont on n’a jamais rien su.

http://www.dreuz.info/2012/04/richard-descoings-une-mort-gay/

http://www.liberation.fr/societe/2012/05/30/richard-descoings-est-mort-d-une-crise-cardiaque_822491

On ne reviendra pas sur la saga Strauss Kahn, qui a fait jaser la planète entière pendant des mois.

Strauss Kahn, Descoings, Le Blanc ? Ce serait trop. Décidément l’image à l’étranger de l’élite dirigeante française risquait de prêter à des rapprochements douteux avec la Rome de Néron.

Voilà pourquoi à Venise le 20 janvier, il ne s’est rien passé. Un homme est mort d’un infarctus, c’est tout.

Jean de la Valette




Copé et Bedos fils, dernières victimes de la dictature « antiraciste » : faut-il les plaindre ?

cope_pain_au_chocolat

L’année 2013 commence sur les chapeaux de roue pour les flics de la pensée, comme si leur tableau de chasse de l’année 2012 était tel que le trop plein attendait les premiers jours de l’an neuf pour se répandre.

Le 4 janvier on apprenait que Jean-François Copé, le président ric-rac de l’UMP, faisait l’objet d’une enquête préliminaire suite à la plainte du CFCM pour son anecdote dite du « pain au chocolat ». Trois jours plus tard était rendue publique une plainte contre l’humoriste Nicolas Bedos, fils de l’autre, pour une plaisanterie sur les Antillais que les cul-serrés eurent en travers de la gorge.

Petite phrase suscitant l’accusation de racisme, dénégation angoissée de l’auteur n’empêchant pas la plainte pénale, et souvent la condamnation : la litanie nous devient de plus en plus familière, comme chez le citoyen soviétique des années 50 apprenant à la radio une nouvelle arrestation pour propos déviationniste.

Justement. Comme dans la patrie du socialisme réel, la répression n’épargne même plus les bien-pensants. La législation antiraciste qui prit timidement son envol dans les années 70 pour atteindre sa vitesse de croisière dans les années 80-90, s’avère être un boomerang que même ses laudateurs consternés reçoivent en pleine poire.

Le Karcher de Copé

On sait que la stratégie présidentielle du maire de Meaux consiste à endosser la défroque de la « droite décomplexée » que Sarkozy avait délaissée après son élection en 2007 une fois le but atteint, pour la remettre sans succès cette fois, avant la campagne de 2012. Ce costume attrape-nigaud (c’est-à-dire attrape-électeur frontiste dans l’esprit des fins stratèges UMP) était censé cette fois faire la différence avec Fillon, estampillé pour la circonstance « droite molle », en captant le vote des adhérents attentifs au discours du FN.

Copé enfila d’abord le bas en découvrant horrifié, qu’il existe en France un racisme anti-blanc – mieux vaut tard que jamais. Dans son livre « Manifeste pour une droite décomplexée » paru fin septembre 2012, il en donne l’illustration avec notamment l’exemple des enfants qui se font arracher leur goûter pour cause de Ramadan. Mais noyée dans un ouvrage récent que peu ont lu, la phrase était passée inaperçue. Alors le 5 octobre il enfile le haut au cours d’ une réunion publique à Draguignan : «Il est des quartiers où je peux comprendre l’exaspération de certains de nos compatriotes, pères ou mères de famille rentrant du travail le soir et apprenant que leur fils s’est fait arracher son pain au chocolat à la sortie du collège par des voyous qui lui expliquent qu’on ne mange pas pendant le ramadan».

Phrase anodine s’il en est décrivant une réalité hélas banale, et qui avait vocation à être oubliée une fois les militants édifiés sur l’ancrage à droite de son auteur. Mais quand il s’agit d’islam ou d’immigration (et de plus en plus, d’homosexualité, voir infra), aucune critique n’est anodine. On vit donc rejouer la scène bien connue, mêmes acteurs, mêmes dialogues, même conclusion : plainte pénale, pour diffamation en l’occurrence. Avec en plus la dérision qu’autorisait l’image choisie par l’insolent : on vit devant la grande mosquée de Paris une distribution de pains aux chocolats rebaptisés (si on ose dire) « Copés au chocolat », les humoristes et animateurs de tout poil se mirent de la partie. Bref cette viennoiserie restera collée au palais de Copé et jouera pour lui le rôle qu’avait joué le Karcher pour Sarkozy.

Stupeur et tremblements

Pour le président de l’UMP c’est une découverte. Quoi, on ne peut plus rien dire, même quand on fait semblant à des fins électorales ? Aussitôt le maladroit se met en quatre pour essayer de réparer sa gaffe. Il écrit au CFCM : il n’a jamais visé l’islam, mais une petite minorité. D’ailleurs n’a-t-il pas défendu l’été dernier les moniteurs de colonie de vacances menacés de sanction à Gennevilliers pour avoir jeuné pendant le ramadan ? Sur le plateau de « On n’est pas couché », il profère sur le ton de l’évidence, face au procureur Ruquier : « on sait bien que leur religion c’est amour, paix et tolérance ». C’est le vrai Copé qui s’exprime alors. Celui qui comme il le rappelait dans sa lettre, estime que « personne n’a jamais démontré que le respect du ramadan empêche de travailler ». Celui qui avait enterré en 2011 le débat sur l’identité nationale. Celui qui proclame urbi et orbi : « je ne passerai jamais d’alliance avec le Front National ».

Dans une ultime mortification, le pécheur pénitent demande un rendez-vous au CFCM, qui le lui accorde du haut de son importance. On imagine aisément son air contrit, le rappel de ses états de service, ses promesses d’être sage. Dès la fin de la réunion un communiqué commun Copé-CFCM fait état des « regrets » exprimés par le premier, et du retrait de sa plainte par le second.

Coup de théâtre le lendemain matin. Au micro de RTL Copé qui se croit hors de danger estime pouvoir relever le menton : non il n’a jamais présenté d’excuses puisqu’il n’a commis aucune faute. Excuses, regrets, va-t-on s’étriper sur le vocabulaire ? Même pas. Le jour même le CFCM annonce que dans ces conditions il maintient sa plainte. Qu’on songe au sentiment de puissance des musulmans : le CFCM tient entre ses mains l’avenir politique de Copé, car pour ce dernier une condamnation sonnerait le glas de ses ambitions présidentielles. Alors il se fait prier, exige, pose ses conditions.

Pour s’opposer à l’intégration des Algériens dans la population française, qui aurait permis de conserver l’Algérie à la France, de Gaulle expliquait qu’une telle solution aurait abouti à envoyer « quatre vingt députés musulmans à l’Assemblée Nationale ». Il ne se doutait pas que cinquante ans plus tard, dans l’ex métropole, une nombreuse communauté musulmane en grande partie française contrôlerait le pouvoir par la pression électorale et le terrorisme judiciaire, sans qu’il soit besoin d’entrer à l’Assemblée Nationale. Et ce, grâce à ses successeurs.

Un bobo raciste ?

Tandis que se jouait ce pathétique feuilleton, un autre voyait le jour. Nicolas Bedos était à son tour visé par la plainte d’une obscure association d’Antillais pour cause d’humour décapant.

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Injures-raciales.-Plainte-contre-Nicolas-Bedos-l-humour-au-banc-des-accuses_55257-2151200_actu.Htm

S’il n’a pas encore eu l’occasion de pétitionner et prêcher ouvertement la bonne parole progressiste comme son père, l’humoriste ne cache pas qu’il est sur la même ligne politique, ce qui à vrai dire, n’est guère original dans le monde du spectacle. Cela signifie qu’il appartient au même monde que ceux qui ont déposé plainte contre lui. C’est à n’y plus rien comprendre hein Nicolas ? Tu passes ton temps à fustiger les fachos comme papa, et voilà que les copains te traitent comme tu traites les autres, tout ça parce que tu croyais pouvoir rigoler même sur les noirs.

Et comme Copé, il pense pouvoir calmer le prurit judiciaire de ses censeurs en protestant de sa sincérité antiraciste. Comme lui, il n’a rien compris au caractère totalitaire de l’antiracisme à sens unique, « communisme du 21è siècle » selon Finkelkraut.

L’arroseur arrosé

Car dans un système ou sous-système totalitaire l’individu compte pour rien. Les dieux ont toujours soif et exigent régulièrement leur content de sacrifiés pour que le peuple ait constamment à l’esprit la règle qu’ils ont édictée, et n’oublie pas leur puissance. Qu’importe le sentiment du sacrifié, ses protestations d’innocence, ses contorsions angoissées ? Comme la raison d’état, la raison « antiraciste » ignore la Raison.

A qui la faute ? Si la gauche est l’inspiratrice idéologique de cette législation totalitaire, c’est la droite qui l’a mise en forme. En tout cas ce courant de la droite qui depuis 1968 rase les murs et rumine ses complexes. La loi du 1er juillet 1972 qui sert de base aux poursuites « antiracistes » a été adoptée sous Pompidou, juste après l’arrivée à Matignon de Pierre Messmer. Elle avait été préparée sous le gouvernement de Jacques Chaban Delmas, dont un proche collaborateur n’était autre que Jacques Delors, père de Martine Aubry. Elle fut ensuite adoptée avec une belle unanimité, droite et gauche réunies dans une touchante communion humaniste.

Cette collaboration de la droite à l’œuvre civilisatrice de la gauche ne se démentira pas par la suite. En 2004 le gouvernement Raffarin complète la loi en étendant son bénéfice aux homosexuels. Désormais tout propos critique envers l’homosexualité peut envoyer son auteur devant un tribunal, où il lui sera appliqué la même législation que s’il avait critiqué l’islam / les musulmans ou l’immigration / les immigrés.

Quarante ans plus tard, une personnalité de gauche et une de droite sont mises en cause la même semaine grâce au texte de loi que leurs camps respectifs ont voulu. Ah si on avait su…

Une justice privatisée

Dans ces deux affaires ressort avec plus d’acuité encore un aspect nouveau de la justice : son instrumentalisation par les associations antiracistes avec le relais des magistrats de gauche de plus en plus nombreux, notamment dans les parquets.

En principe après une plainte, le procureur apprécie s’il doit lui-même déclencher des poursuites ou classer l’affaire. Dans ce dernier cas, le plaignant peut alors se constituer partie civile, c’est-à-dire faire convoquer l’auteur présumé soit devant un juge d’instruction, soit devant le tribunal correctionnel. Avec un inconvénient de taille : le versement d’une consignation, outre divers frais.

Or en matière de délit « racial » largo sensu, dès qu’une plainte est déposée, notamment de la part d’une association, le procureur déclenche systématiquement une enquête (alors qu’il n’y est pas obligé), et très souvent l’auteur présumé est renvoyé devant le tribunal. L’association n’a ainsi pas un sou à débourser, et son avocat n’intervient qu’une fois l’affaire devant le tribunal. Alors pourquoi se gêner pour déposer des plaintes à tort et à travers ? Pendant ce temps des plaintes pour d’autres faits (vol, escroquerie, violences légères) attendent parfois des mois voire des années une hypothétique enquête, quand elles ne sont pas classées.

C’est ce qui a commencé à se produire avec l’affaire Copé, mais avec des effets encore plus choquants compte tenu des rebondissements rocambolesques que nous avons vus. Car il faut imaginer le parquet de Draguignan en train de suivre les sautes d’humeur du CFCM, et attendant de savoir ce que souhaitent ces messieurs afin de s’y conformer, même si en principe les poursuites peuvent continuer malgré le retrait de la plainte. Impartiale la justice ?

Idem avec l’affaire Bedos. Pour l’instant on ignore le sort qui sera réservé à cette plainte. Mais comment le parquet pourrait-il refuser aux Antillais ce qu’il accorde avec une telle générosité aux musulmans ? Chaque communauté aura maintenant sa part, faute de quoi le procureur qui la lui refuserait serait réputé lui être hostile. Beau bilan après quarante ans d’existence de la loi.

Alors doit-on soutenir Copé et sans doute Bedos ?

Oui et non. Il faut évidemment dénoncer cette nouvelle application d’une loi liberticide. Mais pourquoi cacher que les patriotes cette fois ont des raisons de se réjouir ? Car la meilleure façon de faire bouger les choses, c’est que la répression frappe ceux qui jusque là en étaient les auxiliaires.

C’est le triomphe de la maxime qui résume tous les totalitarismes : « un pur trouve toujours plus pur qui l’épure ». A qui le tour ?

Jean de la Valette




Non « le Conte des Mille et Une Nuits » n’est pas un instrument culturel de l’islam !

Dans le numéro 286 de RL Jean Théron s’en prend à l’exposition organisée par l’Institut du Monde Arabe de Paris autour du conte des Mille et Une Nuits. Selon lui cette œuvre, ainsi que toutes les initiatives qui en font la promotion (et dont il donne quelques exemples) véhicule les valeurs arriérées de l’islam. Et d’abord le statut de la femme : le Sultan trompé par son épouse la fait exécuter, et fait de même chaque matin avec celle qu’il a épousée la veille. L’une d’elle, Shéhérazade, obtient un sursis en racontant tous les soirs une histoire à son redoutable époux, jusqu’à ce qu’il lui accorde la vie. N’est-ce pas un exemple de la soumission de la femme dans la religion du prophète ?

Notre contributeur dans son combat contre l’islam, fait flèche de tout bois, quitte à donner de nous une image fanatique. Car le Conte ne doit rien à l’islam. Il s’agit d’une œuvre dont l’origine est inconnue, mais qu’on situe en Inde, en Perse et dans le monde arabe probablement préislamique car aucune référence à l’islam n’y est faite.

http://www.lexpress.fr/culture/art/les-mille-et-une-nuits-un-univers-extraordinaire-expose-a-l-institut-du-monde-arabe_1209400.html

Sur le site de l’Institut du Monde Arabe, la page annonçant l’exposition présente également l’œuvre comme étant « orientale » avec la triple origine ci-dessus, et le mot islam ou musulman n’y figure pas.

http://www.imarabe.org/exposition-ima-6415#prest

Et on trouve des références à ce conte dans bien des sites faisant la promotion de l’Inde.

http://skirt.blogs-de-voyage.fr/2005/12/31/l-inde-des-mille-et-une-nuits/

http://indorientparis.com/2012/12/27/exposition-les-mille-et-une-nuits-a-linstitut-du-monde-arabe/

Jean Théron nous explique qu’une journaliste Libanaise, Joumana Haddad, a dénoncé le statut de la femme arabe (oui, arabe, pas musulmane !) dans un livre intitulé « J’ai tué Schéhérazade », et y voit un argument de sa propre dénonciation. Il ne voit pas que dans ce titre, Schéhérazade n’est que la métaphore des clichés orientalistes sur la femme arabe. Une féministe occidentale aurait pu écrire « J’ai tué Cendrillon » sans pour autant s’en prendre au conte.

S’il fallait juger ainsi toutes les histoires écrites aux siècles reculés et qui donnent de la femme l’image de leur temps, il faudrait envoyer au pilori les contes de Perrault, à commencer par Barbe Bleue dont la trame rappelle celle des Mille et Une Nuits. Un homme riche tue toutes ses épouses successives, et quand sa prochaine victime découvre les cadavres après avoir désobéi à son cruel époux (parallèle avec l’infidélité) il veut l’égorger sur le champ, mais elle le supplie de lui accorder un sursis pour pouvoir prier, et son frère arrive opportunément pour la délivrer.

Alors pourquoi Barbe Bleue et pas les Mille et Une Nuits ?

D’ailleurs les islamistes dénoncent ce conte à cause de la sensualité qui s’en dégage, contraire à la pudibonderie imposée par le l’islam. En Egypte ils ont essayé de l’interdire en 2010, après l’interdiction effective d’une version en 1980.

http://www.slate.fr/story/20989/interdire-les-mille-et-une-nuits

Nul doute que les salafistes maintenant au pouvoir vont s’en charger. Alors qui a raison, eux ou Joumana Haddad ?

Si certaines initiatives annoncées par l’article tentent de récupérer cette œuvre en effet magnifique au profit de l’islam, il faut dénoncer non l’œuvre, mais la récupération. A défaut, nous donnons des arguments à nos adversaires pour nous présenter comme des franchouillards intolérants, ce que nous ne sommes pas, ou ne devons pas être.

Jean de la Valette




L’armée contre les délinquants, c’est l’argument des démagogues et des rêveurs

Ce fut la polémique de la semaine, ouverte par une obscure élue de Marseille, Samia Ghali, qui connut ainsi une heure de gloire inespérée. Notre élue socialiste qui jusque là gérait sa carrière de notable cumularde en bonne mère de famille, a soudain disjoncté pour des raisons non encore élucidées. Les mauvaises langues parlent d’une déclaration de candidature à la mairie de la cité phocéenne, que l’intéressée ne dément pas ; d’autres plus prosaïques évoquent une possible surchauffe neuronale en cette fin de canicule dans une grande ville du Sud.

Or donc, notre sénatrice-conseillère-régionale-maire-d’arrondissement, dont la famille politique ne s’illustre pas par un goût immodéré pour la sécurité, s’est soudain émue de l’augmentation inquiétante de la violence dans sa bonne ville où les Carbone et Spirito, Guérini, Zampa et autres Francis le Belge ont pourtant depuis longtemps imprimé leur marque. Tel Archimède bondissant hors de sa baignoire pour clamer sa géniale trouvaille, elle fit alors connaître à ses électeurs médusés son Euréka sécuritaire : l’armée.

« Aujourd’hui, nous dit notre petit génie, face aux engins de guerre utilisés par les réseaux, il n’y a que l’armée qui puisse intervenir. Pour désarmer les dealers d’abord. Et puis pour bloquer l’accès des quartiers aux clients, comme en temps de guerre, avec des barrages. Même si cela doit durer un an ou deux, il faut tenir».

Et d’ajouter pour préciser sa pensée : «Ca ne sert plus à rien d’envoyer un car des CRS pour arrêter des dealers. Quand dix d’entre eux sont arrêtés, dix autres reprennent le flambeau. C’est comme combattre une fourmilière »

La fourmilière, c’est plutôt le petit monde médiatico-politique sur lequel elle venait de mettre son pied de démagogue. De toutes parts les réactions se mirent à fuser. Presque toujours elles obéissent à un réflexe pavlovien face au mot « armée ». Il y ceux pour qui il est synonyme de pouvoir fascisant, et ceux qui y voient l’ultime recours fantasmé pour maintenir un ordre républicain censé échapper aux autorités civiles. Les premiers ne m’intéressent pas. C’est aux seconds que je veux répondre car leurs préoccupations vraies ou affichées, nous sont communes.

A aucun moment ils ne se sont posé de question concrète quant à l’utilisation de l’outil militaire pour un usage auquel il n’est pas préparé. Qu’apporteraient les soldats que les forces de l’ordre ne peuvent apporter ? Comment ces dernières vivraient-elles cette mise à l’écart ? Quel serait l’effet sur la population ? Faute de répondre à ces questions, ils donnent plus ou moins consciemment à l’armée la mission que l’agriculteur donne à l’épouvantail, dont la seule vue fait fuir les moineaux. C’est oublier que quand les volatiles ont compris l’innocuité du mannequin, ils reviennent et se posent sur sa tête pour l’honorer de leurs fientes. Ce destin pourrait bien guetter nos pious-pious.

Que pourrait faire l’armée que la police ne peut faire ? Rien. Sauf à lui donner des pouvoirs judiciaires qui n’existent que dans les dictatures militaires, ils seraient censés arrêter les délinquants et les remettre à la justice. Et qu’ont-ils de plus que les policiers pour cela ? Rien sinon leur fusil mitrailleur. Ainsi donc le déficit de sécurité dont nous souffrons viendrait du fait que les forces de l’ordre ne sont pas assez armées ? Ridicule, et faux. Même si quelques épisodes récents ont montré que les grands truands disposent parfois de fusils-mitrailleurs, il s’agit de cas très minoritaires, et le rapport des forces physique est accablant pour les délinquants. Des milliers de policiers sont armés de pistolets 9 mm, et peuvent recevoir depuis l’an dernier des fusils de précision, selon l’article 3 du décret du 30 juin 2011.

http://www.legifrance.gouv.fr/jopdf/common/jo_pdf.jsp?numJO=0&dateJO=20110701&numTexte=17&pageDebut=11269&pageFin=11270

Les gendarmes disposent de pistolets-mitrailleurs et fusils-mitrailleurs, sans compter les blindés légers.

L’été 2011 une affaire a défrayé la chronique. A Grenoble des truands islamisés avaient braqué le Casino d’une localité voisine puis s’étaient réfugiés dans leur quartier de la Villeneuve. Lourdement armés de PM et FM, l’un d’eux avait été abattu par les policiers de la BAC, l’autre réussissant à s’enfuir avant d’être arrêté quelques semaines plus tard. Il s’en suivra les traditionnelles émeutes, et le fameux discours de Grenoble de Sarkozy. A-t-on eu besoin de l’armée ?

http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/2010-07/un-braquage-tourne-au-drame-a-grenoble-5927563.html

Le vrai problème, c’est l’interdiction de fait que subissent les forces de l’ordre de causer le moindre préjudice corporel aux délinquants quelles que soient les circonstances, sauf quand un fonctionnaire est visé par une arme à feu, et encore. Pendant les émeutes de novembre 2005 pas un seul coup de feu n’avait été tiré par un policier ou gendarme, même quand ils furent eux-mêmes visés en une circonstance au moins. Le ministre de l’intérieur Sarkozy, les yeux rivés sur le calendrier électoral, les avait mis fermement en garde.

Il est tout aussi simpliste de mettre sur le compte d’une insuffisance des forces de l’ordre ce qui est dû au laxisme de la justice, à l’impunité des mineurs délinquants, à une immigration suicidaire.

Alors pourquoi un pouvoir qui ligote les forces de l’ordre, ouvre les vannes de l’immigration, considère les mineurs délinquants comme des enfants turbulents, déciderait-il de recourir à l’armée ? Et si un autre pouvoir lui succédait l’option militaire tomberait d’elle-même puisque une autre politique s’en suivrait. On voit là toute la contradiction de ceux qui prônent un peu légèrement cette solution illusoire.

Que fait la police que l’armée ne peut faire ? Tout ou presque. L’armée est entraînée à faire la guerre, pas à lutter contre la délinquance. Elle ne peut apporter que la force, et on a vu que celle-ci est largement suffisante chez les forces de l’ordre dès lors qu’elles peuvent l’utiliser. Ceux qui disent : « justement, nous sommes en guerre » sont pathétiques. Ils réagissent comme des enfants qui prennent au premier degré ce qui est une métaphore. Pourquoi alors ne pas placer les chars à l’entrée des cités, qui seraient survolés par des avions de combat ? Absurde. Comme est absurde la comparaison avec la bataille d’Alger, que certains osent.

Les conséquences d’un recours à l’armée seraient par ailleurs très négatives pour les forces de l’ordre. Elles se sentiraient désavouées alors même qu’on les aurait privées des moyens d’agir, la population perdrait toute considération pour elles, et les traces de ce divorce seraient durables. Pour l’armée ce serait pire encore : ce dernier recours étant inefficace, elle serait à son tour atteinte par le discrédit. Or après l’armée, il n’y a rien.

Peut-on alors recourir à l’armée pour des missions ponctuelles ? Certains objectent que depuis les attentats islamistes l’armée patrouille déjà dans certaines infrastructures telles que gares ou aéroports. Mais le but est de rassurer la population, non d’exercer une quelconque action anti terroriste. Et comme cela implique des gardes 24 h sur 24 et 7 jours sur 7, les militaires sont plus à même de le faire que policiers et gendarmes. On peut certes imaginer d’autres missions ponctuelles limitées, mais ce n’est pas nouveau et ce n’est pas à cela que pensent les partisans de l’option militaire.

D’un côté quelques hommes et femmes politiques démagogues qui pour se donner à bon compte une image de fermeté, bombent le torse et pointent le menton en direction des casernes. De l’autre des romantiques qui ont en tête des images confuses d’insurrection, d’état de siège, de mesures d’exception. Les uns et les autres se donnent la main pour prôner des solutions irréalistes qui ne font qu’égarer le débat.

Jean de la Valette




Non, l’émission « secrets d’histoire » n’est pas une émission dhimmie

Dans le numéro RL de ce jeudi 23 août un article de Alexandra Dougary s’en prend à l’émission « Secrets d’histoire » de Stéphane Bern qui l’avant-veille sur France 2 était consacrée à Soliman le Magnifique, considéré comme le plus grand des sultans turcs, au pouvoir de 1520 à 1566. Selon notre rédactrice, faire une émission sur un souverain musulman participe du bourrage de crâne pro-islam que nous imposent les médias, « comme s’il n’y avait pas suffisamment de sujets d’histoire occidentaux ». Elle attend avec impatience nous dit-elle, « une belle émission sur les croisades avec la belle figure de Louis IX, Saint Louis, … sur Diane de Poitier, sur Talleyrand,… sur les magnifiques Abbayes Françaises, Cluny, Fontfroide, Sénanques et d’autres ». Et de conclure : «tiens parlez nous d’Isabelle la Catholique et de son époux Ferdinand qui ont organisé la Reconquista ! En voila un beau sujet. ». Au passage Stéphane Bern est presque qualifié de dhimmi pour ses commentaires « émerveillés » passant sous silence les horreurs des harems.

Il se trouve que passionné d’histoire, j’enregistre la plupart des émissions historiques à la télévision, que je regarde ensuite quand je le peux. Dans le cas de « Soliman le Magnifique », je l’ai visionnée exceptionnellement dès le lendemain, et c’est pourquoi le titre de l’article de RL a immédiatement attiré mon attention.

Ce texte me parait par ses outrances parfois mensongères, aller à l’encontre du but recherché. Au lieu de démontrer la prégnance de la propagande pro islam dans les médias, elle donne des arguments à ceux qui nous décrivent comme des fanatiques.

D’abord le choix du sujet de l’émission. N’en déplaise à Alexandra Dougary, l’émission Secrets d’Histoire n’a traité jusque-là que des « sujets d’histoire occidentaux », y compris certains de ceux qu’elle appelle de ses vœux : Isabelle la Catholique et la Reconquista a fait l’objet d’une émission le 17 juillet dernier. Auparavant il y a eu Diane de Poitiers (eh oui), Talleyrand (eh oui), Henri IV et tant d’autres depuis 2010, dont on peut consulter la liste sur le site de l’émission. Les abbayes et autres monuments de notre culture y occupent une place importante, Stéphane Bern étant grand amateur en ce domaine.

Le choix (pour la première fois en trois ans) d’un souverain musulman était justifié non seulement par sa prééminence dans l’histoire ottomane, mais aussi parce qu’il occupe une place particulière dans l’histoire de France, décrite dans l’émission. C’est la seule fois où un roi de France (François 1er) a conclu une alliance insolite avec un état musulman contre un autre pays catholique (l’Espagne), ce qui prouve au passage que l’aveuglement des dirigeants occidentaux quant à la stratégie de conquête de l’islam ne date pas d’aujourd’hui. Ce fut l’occasion pour la France d’ouvrir la première ambassade de son histoire, et la « Maison de France » qui fut alors donnée par Soliman est toujours le siège de notre ambassade, avec le visage sculpté de François 1er en façade. Cette alliance se manifesta aussi sur le plan économique, la France devenant pendant plusieurs siècles le premier partenaire commercial de la Turquie, et sur le plan culturel : près de 5000 mots français existent dans la langue turque aujourd’hui.

Faudrait-il taire ce passé au nom de l’islamophobie ?

La façon de traiter le sujet ensuite. Contrairement à ce que dit l’auteur de l’article, ce pauvre Stéphane Bern ne se comporte pas en béni oui-oui de l’islam. On voit une scène où une esclave du harem (Roxelane) qui sera le grand amour de Soliman, est sévèrement tabassée par sa rivale, favorite en titre. Puis Bern nous explique la barbarie avec laquelle sont recrutés les futurs eunuques noirs qui garderont l’intérieur du harem : enfants, ils sont émasculés et pour arrêter l’hémorragie (ce qui ne réussit pas toujours, et le décès s’ensuit alors) on enterre le bambin dans le sable jusqu’à la taille. Pourtant notre procureur dénonce « les explications hautement émerveillées de Stéphane Bern sur les us et coutumes des harem », et prétend que « il a juste oublié de nous préciser que dans les harem les femmes se foutaient sur la gueule ». A-t-elle vraiment regardé l’émission ou la lui a-t-on racontée ?

L’article dénonce ensuite la description élogieuse des « merveilles de l’islam » que seraient les palais et mosquées tels que Topkapi, Sainte Sophie ou la Mosquée Bleue. Outre que ces monuments magnifiques n’ont pas été présentés comme des merveilles de l’islam, il n’est pas nécessaire d’être pro islam pour en reconnaître la grande beauté. Je peux attester pour les avoir visités qu’à l’intérieur, la plus belle de nos cathédrales semble austère par comparaison. Faudrait-il le taire au motif que nous ne voulons pas de mosquées chez nous ?

Plutôt que ces critiques sans fondement mieux vaut dénoncer la manière insidieuse avec laquelle se fait la propagande pro-islam dans les médias, y compris dans cette émission : l’euphémisme. Le mot islam n’est jamais prononcé quand on évoque une règle ou coutume arriérée, elle-même présentée de façon anodine. Ainsi dans l’émission, un historien turc nous décrit devant une table bien garnie les goûts et usages culinaires de l’époque, précisant qu’on ne se sert que de la main droite car « la main gauche est réservée à l’hygiène ». Le spectateur y prête à peine attention et c’est le but, car on ne va tout de même pas lui dire que c’est un précepte de l’islam, lequel régissant le moindre instant de la vie, dicte aussi la manière de déféquer : entre autres règles à observer après cet instant solennel, il faut se laver ou s’essuyer de la main gauche.

Un peu plus tôt, une historienne des Archives Nationales nous montre un trésor : un long parchemin très bien conservé sur lequel Soliman répond favorablement à François 1er qui lui demande de l’aide. Elle nous dit que le texte commence par « une invocation », sans autre précision, et le spectateur a donc une vague idée de ce que c’est. On se garde bien de lui dire qu’il s’agit d’une de ces règles stupides de l’islam qui oblige tout rédacteur du moindre texte à commencer par une longue louange à Allah dans le genre : « au nom d’Allah le Très Grand, le Créateur de toutes choses, Celui qui fait briller les étoiles » etc.. Il ne faut pas ridiculiser la religion d’amour.

Dans telle autre émission historique sur la ville sainte de Tombouctou, le commentateur dit que « longtemps la ville fut fermée aux non-croyants ». Le spectateur ignorant de l’islam (l’écrasante majorité) comprend qu’il y a en terre musulmane des athées, auxquels on refusait l’accès de ce lieu. En réalité, les « non-croyants » sont les non-musulmans, mais on ne va tout de même pas décrire l’islam comme une religion discriminante n’est-ce pas ? Alors on désinforme par euphémisme.

Nous n’avons rien à gagner à nous comporter comme nos adversaires, intolérance contre intolérance. Et nous n’en avons pas besoin, tant nous avons d’arguments.

Jean de la Valette




Ceux qui nous gouvernent sont aux antipodes de la symbolique du 14 juillet

14 juillet : ce jour est chargé de signification pour tous les patriotes. Cette année, comment ne penseraient-ils pas aux attaques sans cesse renouvelées contre la nation française provenant essentiellement – mais pas exclusivement – d’un même courant politique ? Un coup de canif par ci, une brèche par là, elles n’ont jamais été si nombreuses. Certaines ont été repoussées au moins provisoirement, d’autres menacent encore, d’autres enfin ont été couronnées d’un succès délétère. Passons en revue quelques projets ou débats récents illustrant la vulnérabilité de l’idée nationale.

SUPPRIMER LE DEFILE MILITAIRE DU 14 JUILLET

C’est l’idée saugrenue émise l’an dernier à pareille époque par la Norvégienne Eva Joly, qui grâce à un laxisme masochiste de notre législation, peut être candidate à la fonction suprême au nom de ses amis rouges camouflés en vert. En est-elle reconnaissante à la France ? Nullement puisqu’elle n’a de cesse de critiquer son identité, son histoire, sa souveraineté, et à certains égards son existence même, devenue illégitime dans la perspective d’une Europe supranationale. Une franco-étrangère peut être candidate à la présidence de la République française en crachant sur la France : tel est l’état de la démocratie française en ce début de 21è siècle.

L’an dernier donc, après avoir vidé sa boîte à idées anti nationales, elle retourne ses poches et finit par y trouver une boule puante oubliée là, qui lui paraît pouvoir être lancée opportunément à l’occasion de la fête nationale : il faut selon elle, supprimer ce dernier vestige du militarisme français qu’est le défilé du 14 juillet. Et le remplacer par un défilé « civique » dont on ne devine que trop bien à quoi il ressemblerait.

Ce faisant la candidate vert grenadine ne fait que perpétuer la tradition anti militariste de l’extrême gauche, même si jusqu’à présent cela relevait essentiellement de l’incantation. Chacun connaît les couplets anarchisants de Brassens sur le sujet. Ou les pitreries irrévérencieuses de Charlie Hebdo, quand Cavanna persiflait : « l’homme est le seul mammifère qui applaudit en voyant défiler les hachoirs prévus pour son abattage ».

Ce folklore bon enfant ne leur suffit plus. Désormais ils s’attaquent concrètement à la visibilité de nos forces armées, en attendant d’aller plus loin. Fort heureusement, ils ont rencontré l’indignation quasi générale et ont du battre en retraite. Pour l’instant. Car si demain ces soixante-huitards fossilisés étaient exhumés par une nouvelle faveur électorale, ils pourraient bien remonter à l’assaut, si on ose dire.

FAIRE PARTICIPER L’ARMEE ALGERIENNE AU DEFILE DE 2012

Les mauvais coups contre la nation ne viennent pas toujours de la gauche. Le 6 mai 2010 Le Point annonçait une initiative lumineuse de l’ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driencourt : celui-ci avait proposé au président Sarkozy de préparer d’ores et déjà une participation de l’armée algérienne au défilé militaire du 14 juillet 2012, qui devait coïncider avec les cérémonies du 50è anniversaire de l’indépendance.

Qu’on y songe. Alors que les plaies de la guerre sont toujours à vif ; que plus d’un million de rapatriés et leurs descendants vivent dans le souvenir douloureux d’un « passé qui ne passe pas » ; que l’Algérie ne cesse de nous culpabiliser pour ce passé, allant jusqu’à nous réclamer des excuses ; qu’en France des millions d’immigrés ou descendants d’immigrés algériens font de même ; que parmi ces derniers on n’hésite pas à siffler la Marseillaise dans les stades ; qu’en 2005 le projet d’introduire dans nos programmes scolaires un enseignement des « effets positifs de la colonisation » faillit déclencher une crise diplomatique entre les deux pays ; que le soir du 6 mai 2012 des drapeaux algériens flottaient place de la Bastille, la France aurait encore dû s’infliger cette flagellation ?

Et alors, répondent les éternels repentants, ne l’avons-nous pas fait avec l’Allemagne ? Comparaison hasardeuse s’il en est. Avec l’Allemagne, il ne subsistait plus de contentieux. Entre l’Allemagne et la France, il y a respect mutuel, racines culturelles communes, frontière commune, communauté de destin au sein de l’Union Européenne. En 1954 une Communauté Européenne de Défense (C.E.D.) avec participation allemande, avait même été évoquée, puis abandonnée. Quel rapport avec l’Algérie ?

Si assez rapidement les responsables de droite exprimèrent leur désapprobation ou leurs réserves devant cette nouvelle forme de masochisme, le doute demeurait en cas de victoire de la gauche. La célébration de l’indépendance algérienne intervenant quelques semaines seulement après, que nous préparerait-on ?

Fort heureusement, les circonstances ne permirent pas cet attentat contre notre dignité. Le bref laps de temps entre l’élection du nouveau président puis de la nouvelle assemblée et la date fatidique était incompatible avec la minutieuse préparation d’un évènement aussi délicat. Cela d’autant plus que les difficultés économiques mobilisent toutes les énergies, ne laissant pas de place à des initiatives divisant les Français.

Mais surtout la célébration de l’indépendance fut contre toute attente extrêmement discrète des deux côtés de la Méditerranée, discrétion déjà observée en 2010 au moment des indépendances africaines. Car le bilan est cruel pour les peuples décolonisés. Comment célébrer dans la liesse une « libération » qui a vu la puissance coloniale remplacée par des régimes autoritaires corrompus, ne laissant d’autre choix aux peuples « libérés » que d’émigrer chez l’ancien colonisateur ?

Cette célébration en catimini rendait caduc le projet d’un ambassadeur irresponsable. Pour combien de temps ?

MODIFIER LES PAROLES DE LA MARSEILLAISE

C’est déjà une vieille rengaine si on ose dire : les paroles de notre hymne national composé dans la tourmente révolutionnaire sont trop violentes. Dans les années 90 c’est à gauche (comme par hasard) que naquit l’idée d’en changer, sous la houlette de personnalités comme Danièle Mitterrand et Bernard Tapie, vite rejoints par la plupart des bobos, des ecclésiastiques (le Père Toulat, l’abbé Pierre), et quelques élus de la droite honteuse.

Deux siècles d’histoire ont recouvert le chant de Rouget de Lisle d’une patine précieuse qui reflète les heures inoubliables de notre roman national : les révolutions de 1789 à 1870, Front Populaire, Résistance, Libération. Changer son texte, c’est trahir ce glorieux passé. Et par quoi le remplacer ? Un hymne national qui n’est pas composé dans un moment fort de l’histoire ne peut être que fade. Et qui déciderait du nouveau texte ? Aucun consensus ne se dégagerait jamais. Un hymne national est imposé par les évènements, il n’est pas choisi par consultation.

Et puis s’il fallait se formaliser de cette violence, il faudrait aussi changer la date de notre fête nationale. La prise de la Bastille fut un évènement certes symbolique, mais barbare et inutile. Après avoir libéré sept prisonniers de droit commun (et aucun détenu politique) la foule a sauvagement massacré la garnison et le gouverneur qui s’étaient pourtant rendus sans combattre afin de ne pas faire couler le sang. Et le roi projetait déjà de démolir cette vieille bâtisse médiévale presque vide.

On pourrait donc remplacer le 14 juillet par d’autres dates de la Révolution, tout aussi symboliques mais sans connotation violente : 26 août 1789 (déclaration des droits de l’homme), 21 septembre 1792 (proclamation de la république)… Alors après la Marseillaise, les repentants vont-ils s’attaquer à la fête nationale ? Qu’ils nous fichent la paix, ces verts/rouges et autres Front de Gauche qui en refusant de chanter la Marseillaise, en acceptant qu’on la siffle, rejettent non pas un texte, mais ce qu’il représente : la nation française et son passé.

C’est justement pourquoi nous le défendrons.

RENONCER A NOTRE SIEGE PERMANENT AU CONSEIL DE SECURITE

Encore une proposition des verts/rouges, qui dans leur haine de la France débordent d’imagination. La France est depuis 1945 l’un des cinq membres permanents du Conseil de Sécurité. Certes la composition de ce dernier, avec les cinq vainqueurs de la 2è guerre mondiale, peut être considérée comme anachronique. Reste que sa modification n’est pas pour demain, compte tenu de la foire d’empoigne qu’elle réserve. Et que pour la France c’est un motif de fierté que d’être encore parmi les cinq « grands » en ce lieu.

Fierté de la France ? Inacceptable aux yeux de ses ennemis de l’intérieur. Lesquels proposent ni plus ni moins que de faire remplacer le siège de la France (et le Royaume Uni ? On aimerait entendre nos verts/rouge à son sujet) par un siège européen. Pour l’instant ils se heurtent à leurs alliés socialistes et communistes. Pour l’instant.

RENONCER A NOTRE FORCE DE FRAPPE

Michel Rocard a fait dans sa culotte en juin dernier, suivi par son camarade Paul Quilès. Nos deux socialistes ont imaginé de ressusciter un débat clos depuis les années 60, celui de la force de frappe nucléaire, à laquelle il faudrait renoncer sous prétexte que c’est cher et que cela ne sert à rien. A l’heure où l’Iran cherche à se doter de l’arme nucléaire, où l’imprévisible et dangereux Pakistan islamiste en dispose déjà, ils nous proposent d’affaiblir la France. Il y a là de quoi donner des arguments aux partisans de l’Eurabia.

La guerre froide est finie, et alors ? D’autres dangers ne sont-ils pas apparus ? D’autres ne peuvent-ils apparaître ? Quelle serait la place de la France dans le monde si elle renonçait unilatéralement à la dissuasion nucléaire ?

On retrouve là à la fois une autre tendance de l’antimilitarisme de la gauche, et un nouvel angle d’attaque contre ce qui reste de la puissance française. Une France qui n’aurait plus ni siège permanent au Conseil de Sécurité, ni armement nucléaire, tandis qu’un état islamiste et peut être un deuxième disposeraient de la force de frappe, et que le monde musulman ferait son entrée au Conseil de Sécurité : voilà ce qu’ils veulent.

DONNER LE DROIT DE VOTE AUX ETRANGERS

Tout a été dit sur la catastrophe nationale que serait le droit de vote des immigrés, et il est inutile d’y revenir. Mais en ce 14 juillet qui suit de près le retour au pouvoir d’une gauche immigrationniste, le patriote se demande si ce n’est pas la dernière fois que la fête de la nation est célébrée avec un corps électoral exclusivement national. Et qu’on ne nous dise pas qu’il s’agit uniquement des élections locales, ce qui de toute façon est déjà inacceptable. Car une fois la boîte de pandore ouverte elle ne se fermera plus, et bien vite la revendication d’une participation aux élections nationales apparaîtra.

Ceux qui rêvent de brader notre souveraineté oseront-ils franchir le Rubicon ? Il semble que leur majorité soit insuffisante au parlement pour représenter les 2/3 des suffrages indispensables à toute réforme de la constitution, et le référendum serait alors indispensable. Jugeront-ils que les circonstances le permettent, ou la prudence l’emportera t’elle encore ?

FALLAIT-IL SUPPRIMER LE SERVICE NATIONAL ?

Un sondage paru le 14 juillet indique que 62 % des Français regrettent le service militaire. Fallait-il en 1997 supprimer l’armée du peuple, ce facteur de cohésion nationale, cette occasion inégalable d’inculquer à une partie de la jeunesse les valeurs de discipline, sacrifice, patriotisme ? La question se pose avec acuité au moment où de toutes parts on propose de recourir à l’encadrement militaire des délinquants mineurs, avec un début d’application depuis le 1er janvier 2012.

Certes la plupart des grands pays occidentaux a fait de même, mais chez nous la conscription, créée par la Révolution, supprimée par les régimes postérieurs et rétablie par la III è république, a une valeur symbolique qu’elle n’a pas ailleurs. Et du reste même chez nos voisins le bien-fondé de cette suppression commence à être discuté, comme en Grande Bretagne. Les arguments économiques qui avaient été avancés en faveur d’une armée exclusivement professionnelle sont à mettre en balance avec le coût économique et social de l’absence de repères dans une certaine jeunesse. L’argument tiré de la disparition de la menace soviétique peut sembler bien optimiste.

Peut-être l’avenir obligera t-il à rouvrir ce débat.

Ce tout d’horizon n’est hélas pas exhaustif. On aurait pu y ajouter par exemple les intrusions sans cesse renouvelées de la législation européenne sur notre politique migratoire ou notre identité nationale. C’est que les racines du mal sont anciennes. « Nous n’avons pas pu apprendre à la bourgeoisie le sens de l’intérêt national » disait de Gaulle à Michel Debré au soir du 27 avril 1969, avant d’annoncer sa démission. Encore péchait-il par optimisme, lui qui un peu plus tôt pensait pouvoir prophétiser : « dans trente, trente cinq ans on redécouvrira la France ». Trop court mon Général. Près de quarante deux ans après votre disparition, la France doit encore lutter pour sa survie.

Jean de la Valette




Corbière et ses amis miliciens de la pensée s’en prennent à présent à Métronome, de Lorànt Deutsch

Ces dernières semaines, une série télévisée a suscité l’intérêt des amateurs d’histoire : l’adaptation du livre de l’acteur Lorànt Deutsch, « Métronome », paru en 2009 et qui a connu un succès foudroyant avec près de 2 millions d’exemplaires vendus à ce jour en comptant le DVD qui a pris le relais. En quatre épisodes de 50 mn commentés par l’auteur lui-même, on se promène dans l’histoire de Paris selon une idée originale. Deutsch, passionné d’histoire, a imaginé de faire le tour des stations de métro de la capitale, et à partir de leur nom, explorer la tranche du passé qu’il évoque. Dans cette adaptation télévisée, le spectateur peut visiter, guidé par l’auteur, les lieux historiques qui ont été le cadre de chaque période.

Certes à l’écran l’exposé est parfois confus ou décousu compte tenu de la méthode utilisée ; le commentaire est perfectible, entre débit rapide et Français douteux. Mais il en ressort une histoire de Paris et de la France vivante, imagée, qui doit être du goût de la ville de Paris et de la RATP puisque l’une et l’autre ont patronné l’initiative et ne semblent pas le regretter.

Voilà qui est parfait direz-vous, quoi de mieux que de donner le goût de l’histoire de notre pays, fût-ce à travers sa capitale ? Ce serait compter sans les sentinelles de la pensée gauchiste, qui du haut de leurs miradors tirent à vue sur tout ceux qui voudraient sortir du périmètre autorisé.

Le procès en sorcellerie contre Deutch

La première salve était tirée dès le mois de mai par le site Rue 89, qui après avoir dénoncé des erreurs (possibles) de l’auteur, s’en prenait à sa vision de l’histoire, fruit de ses convictions royalistes et catholiques « ultra ». Une part trop belle serait faite aux saints, rois, empereurs et « chefs » (sic), au détriment de la révolution française, bref du peuple. Cette vision de l’histoire est donc « idéologique ». Sous entendu : la vision de gauche ne l’est pas…

http://www.rue89.com/rue89-culture/2012/05/20/le-metronome-de-lorant-deutsch-un-livre-ideologique-231697

Le relais était pris en juin par un obscur Comité de Vigilance face au Usages Publics de l’Histoire (CVUH). Cette milice intellectuelle a été formée selon son site, après que le gouvernement Chirac ait tenté en 2005 de faire insérer dans les programmes scolaires d’histoire une partie sur les « aspects positifs de la colonisation ». On se souvient que devant les protestations vertueuses des pseudos-humanistes, mais aussi de l’Algérie, le gouvernement avait piteusement fait marche arrière.

Cette milice donc, fidèle à son devoir de vigilance républicaine, monte au créneau et dénonce dans le travail de Deutch une œuvre scandaleusement réactionnaire.

http://cvuh.blogspot.fr/

Le réquisitoire est accablant selon les procureurs rouges. Deutsch, « qui affirme bien haut ses convictions royalistes et catholiques ultra, et milite pour un nouveau concordat », donnerait une vision « libérale » de l’histoire, appuyé par « deux grands groupes industriels, France Télévision et la RATP ». Le gros mot est lâché : le « libéral » d’aujourd’hui, c’est le « bourgeois » d’hier, terme que la faillite du marxisme a rendu anachronique. Et aujourd’hui comme hier, le grand capital finance l’endoctrinement du peuple. Témoin cette série scientifiquement médiocre, qui fait la part belle aux rois, à l’Eglise catholique, et réduit à la portion congrue les Lumières, les luttes du peuple pour son émancipation.

C’est alors que montent à l’assaut les élus communistes et Parti de Gauche du Conseil de Paris, en la personne d’Alexis Corbière, ce grand démocrate qui n’a de cesse de vouloir faire interdire toutes les initiatives qui lui déplaisent, depuis les Assises de l’islamisation le 18 décembre 2010 jusqu’à l’exposition des livres de Riposte laïque au salon du Bnai Brith.

http://www.gauchemip.org/spip.php?article14876

http://ripostelaique.com/le-stalino-melenchonien-corbiere-reussira-t-il-a-faire-interdire-le-bobo-jocelyn-et-rl-du-salon-du-bnai-brith.html

Staline-Corbières annonce qu’à la prochaine réunion du Conseil de Paris soit cette semaine, il dénoncera le soutien apporté par la ville à l’œuvre de Deutsch qui offre « une lecture idéologique très discutable » de l’histoire de France.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2012/07/06/01016-20120706ARTFIG00658-lorant-deutsch-attaque-par-des-elus-communistes.php

Les griefs sont les mêmes que ceux de la milice sus nommée : « nostalgie de l’Ancien Régime », à quoi s’ajouteraient « de nombreuses erreurs, des affabulations, des inventions historiques », Bref, une vision de l’histoire qui n’étant pas conforme aux canons de la gauche la plus dogmatique, ne devrait pas être promue (en attendant de l’interdire ?).

Le signal étant donné, on peut s’attendre à ce que d’autres procureurs montent sur l’estrade prochainement.

Des accusations sans fondement

Le portrait donné de Deutsch ressemble à tous ceux dressés par les terroristes de la pensée unique. Un homme de droite est un facho, un citoyen réservé devant l’immigration est un raciste. Deutsch, qui avoue ses sympathies pour une monarchie constitutionnelle calquée sur d’autres pays européens, serait donc un « royaliste » au sens où on l’entendait avant 1789. Et le fait corrélatif d’être catholique aggrave son cas pour nos censeurs pro-islam : c’est un dangereux réactionnaire qu’il faut surveiller avant de le réduire.

Pourtant l’auteur de Metronome affirme ses sympathies de gauche (tribut payé à la bien-pensance ?) qu’il estime parfaitement compatibles avec ses convictions monarchistes, à juste titre : les socialistes espagnols et belges, les travaillistes anglais, le démontrent. Mais allez donc raisonner avec des robots récitant une bande enregistrée.

Quant au contenu de son travail, il est conforme à l’enseignement historique tel que le diffusaient les « hussards noirs de la République », ces instituteurs passionnés par la France, souvent de gauche, et leurs successeurs jusque dans les années 70-80. L’Histoire de France forme un tout, depuis la Gaule jusqu’à nos jours. Notre pays s’est formé par agrégation progressive de territoires autour du domaine royal, lequel était initialement limité à l’actuelle Ile de France approximativement. Cette agrégation s’est accompagnée d’une lente construction de la nation et de l’Etat, grâce à l’opiniâtreté des rois capétiens qui durent vaincre toutes les oppositions féodales, toutes les résistances séparatistes ; naturellement l’absolutisme royal a aussi généré sa part d’arbitraire, dans l’air du temps. La Révolution hérita de cette France qui était alors « la Grande Nation », à laquelle les Lumières achevaient de donner son rayonnement. Les luttes sociales apparues avec la révolution industrielle, la colonisation puis la décolonisation, les deux guerres mondiales, ne peuvent être comprises en dehors de cet ensemble cohérent.

Par ailleurs il est inévitable que les « rois, saints , empereurs et chef » aient une place privilégiée dans le récit puisque la méthode choisie consiste en partant d’une station de métro, à visiter les sites historiques que le nom suggère. Dès lors il y a en effet pléthore de monuments d’avant la Révolution élevés par ou pour un tel personnage, notamment des lieux de culte chrétiens. Nos censeurs ignoreraient-ils que le Paris historique est essentiellement pré révolutionnaire ?

Même à gauche l’unanimité ne règne pas dans la condamnation de notre historien amateur. L’article de Rue 89 cite lui-même les journaux ou personnalités qui ont fait l’éloge de « Métronome » : Libération, le Monde, Nouvel Obs, Télérama, Robert Hue… C’est donc surtout dans l’ultra gauche qu’on trouve les censeurs. Malheureusement cette tendance est bien représentée chez les historiens.

Alors pourquoi ce procès ?

Pour les humanisto-progressistes, la vision de gauche du monde procède de l’évidence, tandis que toute autre vision est « idéologique », donc illégitime. Le traitement de cette série télévisée en est l’illustration. Et comment voient-ils l’histoire de notre pays ?

C’est simple : la France est née en 1789 (quand ce n’est pas 1792). Dans une émission télévisée d’avant l’élection présidentielle, Mélenchon alors chouchou des médias, l’avait affirmé sans ambages : la France d’avant 1789 n’est pas la France. Donc la (vraie) France n’a pas de racines chrétiennes.

Ensuite elle eut une existence digne pendant le siècle des révolutions soit jusqu’à la Commune, puis le capitalisme exploiteur se consolide avec la troisième république, et seules les luttes ouvrières sont dignes d’intérêt, à quoi s’ajoute la honteuse colonisation qui se poursuit en s’amplifiant. C’est alors la lutte contre le fascisme, la légendaire résistance due à la gauche comme chacun sait ; enfin la décolonisation qui voit les peuples opprimés vaincre héroïquement la puissante machine de guerre française. Fin du voyage, tout le monde descend. Mais ne partez pas car vous avez des comptes à rendre, comme la suite va vous le montrer.

L’Ancien Régime ? Une période indéterminée (10 siècles, 15, davantage ?) et obscure d’où émergent des silhouettes de tyrans indifférenciés, appuyés sur une Eglise chrétienne fanatique qui maintient les hommes dans l’ignorance et la servitude. Une période où le pire crime a été commis par la France (oui, quand nous commettions des crimes, nous étions la France) : réduire les Africains en esclavage.

Et pour la suite, on est prié d’en donner une lecture politiquement correcte. La Révolution, c’était les gentils républicains contre les méchants royalistes (et tant pis si en 1789 personne, pas même Robespierre n’était républicain). Napoléon ? Un dictateur esclavagiste qui ensanglanta l’Europe et dont le neveu, troisième du nom, ne sera qu’une médiocre copie. La Commune ? Un modèle de démocratie et de progrès social noyé dans le sang par le boucher Thiers au service de la bourgeoisie.

Mais ce qui émerge surtout du passé pour le progressiste auto-proclamé, c’est le crime imprescriptible qu’a été la colonisation, et son corollaire africain l’esclavage. Si on y ajoute l’obscurantisme de l’Ancien Régime, notre histoire est globalement honteuse. Seules les luttes contre l’absolutisme royal, l’exploitation des travailleurs, le fascisme, le colonialisme, sauvent (très partiellement) notre honneur. L’enseignement historique doit inculquer aux enfants ce sentiment de culpabilité, afin que les futurs citoyens qu’ils sont en tirent les conséquences : nous devons expier notre arrogance passée, notre racisme. Et pour ce faire, abdiquer notre identité en nous ouvrant aux peuples anciennement colonisés afin de créer une « nouvelle civilisation » (Martine Aubry).

Dès lors, évoquer la « grandeur » de la France, être fier de son passé depuis les origines, à fortiori de sa gloire, c’est avoir une vision « idéologique », comprenez réactionnaire. Et du réac au facho, il y a peu, comme on le sait.

Quoi d’étonnant à ce qu’un livre et surtout une série télévisée comme « Métronome » donne de l’urticaire à l’ultra gauche ? Tant que leur diffusion restait raisonnable il n’y avait pas lieu de s’en formaliser, mais après le succès de la série, il est temps de siffler la fin de la récréation. Et de veiller à ce que les Français gardent la haine d’eux-mêmes.

Jean de la Valette