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Réflexions après "La colère d'un Français" : depuis 1995, je n'attends plus rien de cette gauche !

Monsieur Maurice Vidal,
Il est de saines colères. La vôtre l’est. J’espère seulement qu’elle atteindra le but que vous vous fixez. La France, son histoire, la civilisation qu’elle a inventée au fil des siècles le méritent. Mais ce mérite n’est pas le réel. Ayant éprouvé il y a près de vingt ans la colère qui vous anime, je doute que quelque réaction que ce soit se produise qui irait dans le sens de votre colère. J’ai été témoin il y a trente-cinq ans et pendant plus de dix ans, dans trois pays d’Afrique, Egypte, Maroc, Côte d’Ivoire, de ces événements, faits, réalités qui, à juste titre, vous indignent, quand, après qu’on leur a eu fait traverser la Méditerranée, ils deviennent le quotidien d’un grand nombre de « quartiers », « cités, « zones », « banlieues » et même « villes » et « centres ville » de France et d’Europe. Dès mon retour en France, en 1988, j’ai tenté d’alerter les « consciences » laïques et « républicaines » : toutes ont fait la sourde oreille, quand elles n’ont pas exprimé à mes thèses une sourde hostilité : la FCPE évidemment, la LDH évidemment, les différentes FOL évidemment, et à un degré moindre, les chevènementistes, Défense laïque, IR (Initiative républicaine), première mouture de Respublica…
Depuis 1995, j’ai renoncé, las de ces aveuglements, dans lesquels se complaît paresseusement toute l’intelligentsia, universitaire, éditoriale, journaleuse, à alerter les « bien pensants » sur les dangers de l’islam. En 1989, j’en étais tout ébahi ; aujourd’hui, je n’en suis plus étonné. Ce qui se nomme « la gauche » est collabo et l’a toujours été. Elle était à Vichy ou elle se résignait par pacifisme à la collaboration, quand, comme les communistes, entre 1939 et 1941, elle n’approuvait pas l’alliance entre l’URSS et le IIIe Reich ; elle a porté au pouvoir en 1981 une épave du pétainisme ; le fascisme sort de ces entrailles ; elle a fait les guerres coloniales ; elle s’est lavé les mains de la torture ; elle a été colonialiste et antisémite (elle l’est redevenue) ; elle a mis fin, avec la « démocratie associative » (invention des années 1970) à la seule démocratie possible, la démocratie représentative, que la France a inventée avec l’Angleterre. Nourrie de ces corpus, pensant avec ce paradigme, elle ne peut pas ne pas sombrer dans l’islamolâtrie, comme elle a sombré dans l’idolâtrie de l’URSS, de la Chine, des pays satellites, de Pol Pot, de la Corée, de Cuba…
A mon sens, la seule position possible devant ce désastre avéré est celle de Soljenitsyne, quand il adresse en 1974 une lettre ouverte, insolente bien entendu, aux dirigeants de l’URSS, et ce quelques mois avant qu’il ne soit expulsé de son propre pays. Nos dirigeants de l’URSS à nous, ce sont les bien pensants dits « de gauche », nos « élites », nos gouvernants depuis 1974 et surtout depuis 1981, les députés qui ont voté toute une série de lois dont l’objet est l’islamisation de la France, la complaisance de Mitterrand en 1982-83 avec les émirs saoudiens qui ont sauvé son régime de la banqueroute, etc. A ses dirigeants, Soljenitsyne a déclaré (en substance) qu’ils pouvaient décider ce qu’ils voulaient, vivre comme ils l’entendaient, abuser de leurs privilèges et avantages, que cela ne le regardait pas, qu’il s’en désintéressait totalement, qu’il était en « dissidence » et que, de toute façon, ils étaient « morts », que leur idéologie n’était plus que cendres froides, qu’ils n’en avaient plus pour longtemps, qu’ils faisaient bien d’en profiter. En somme, comme Ruy Blas : « Bon appétit, messieurs » et j’ajouterai : « que cela vous étouffe ».
Pour ce qui est du contenu de votre livre, lu la semaine dernière, et sur le sens duquel je ne puis être qu’en accord, j’exprimerai, non pas des réserves, mais des compléments. L’islamisme n’existe pas en arabe : ni le mot, ni la chose. C’est une forgerie d’un orientaliste français, professeur au Collège de France, Barthélemy d’Harbelot, en 1697, qui était désireux de désigner la religion des musulmans d’un nom français : islam est un nom arabe, il l’a francisé en y ajoutant le suffixe – isme de christianisme, bouddhisme, et de tous les noms désignant une religion. Le « concept » d’islamisme, comme réalité distincte de l’islam, est une fabrication des islamologues français et européens dans les années 1980, après le succès du livre d’Etienne (dont le titre islamisme radical signifie « l’islam à la racine » et ne désigne pas une « mouvance » ou une « déviation » de l’islam ou un faux islam), qui, par complaisance, esprit de collaboration, lâcheté, aveuglement, servilité, etc. ont décidé de distinguer l’islam vrai, qu’ils ont nommé islam, de l’islam qu’il ont jugé « faux » et qu’ils ont nommé islamisme. Par principe, il ne faut pas employer la langue des ennemis, qui est toujours « frelatée » : c’est déjà entrer dans leur jeu, c’est cantonner sur leur terrain, c’est les combattre avec leurs propres armes, c’est accepter sa défaite.
Il en va de même du nom Allah, qu’il faut s’interdire, comme le font musulmans, journaleux et islamologues, de traduire par Dieu : les concepts qui sous-tendent ces deux termes sont hétérogènes et n’ont quasiment rien en commun. De même, l’islam n’est pas « religion », mais din : ordre totalitaire, sans transcendance, tout immanent, juridique, social et politique, et dont tous les principes, fondements, « valeurs » sont incompatibles avec ceux de la « République », de la France, de l’Europe.

Pour ce qui est de la fatwa pondue par l’UOIF en novembre 2005 (le 8 ou le 9) pour calmer les incendiaires d’écoles, de bibliothèques, de bus, d’édifices publics, etc. et même de personnes, elle fait référence à quatre versets du Coran, dans lesquels Mahomet condamne en effet « les semeurs de désordre » et les « fauteurs de trouble ». Il suffit de lire ces versets en entier (ils font chacun 4 ou 5 lignes) pour prendre conscience de l’infamie de cette fatwa et de la nature du Coran : dans trois versets sur quatre, les semeurs de désordre et les fauteurs de troubles sont les juifs (oui, les juifs) ; dans un verset, ce sont les « associateurs », noms donné dans le Coran aux chrétiens, parce qu’ils associent à « Allah » deux entités, le Fils et le Saint Esprit. Autrement dit, en 2005, une organisation regroupant de pieux et vrais musulmans rend responsables les juifs et les chrétiens des incendies et destructions d’écoles, gymnases, biens publics et privés, etc. sans que quiconque proteste.
Vous posez la question du racisme, à juste titre. Mais il faut définir désormais le terme et rappeler que le concept implique l’existence de « races », « peuples », civilisations, religions, etc. et surtout une hiérarchie établie entre celles-ci, avec des supérieurs et des inférieurs, et l’autorisation accordée aux premiers de soumettre, opprimer, humilier, etc. les seconds. Le racisme, dans son sens vrai, est consubstantiel de l’islam, du Coran, des hadiths, de la charia et de toute l’histoire de l’islam, jusqu’à la fin du XIXe siècle. La parenthèse de la « modernité » propre au XXe siècle est fermée. L’islam redevient ce qu’il a toujours été, du VIIe au XIXe siècle. Il n’y a qu’à lire les « constitutions » et codes de loi des pays musulmans : c’est à vomir. Il faut aussi poser la question de la « sixième obligation » de l’islam, dite aussi « obligation absente », mais qui a fait l’histoire de l’islam pendant quatorze siècles, à savoir le « djihad ». Les musulmans expliquent que le djihad prend deux formes : une forme guerrière, celle qu’ont choisie de nombreux musulmans (Qaïda, Hezbollah, Hamas, FIS, Djihad islamique, etc.), et une forme juridique et symbolique : celle qu’ont adoptée 70 à 80 % des musulmans établis en France : le voile, le hidjab, la burqa, la nourriture hallal, la construction de mosquées, l’apartheid, la drogue, la violence « sociale », la contestation des programmes scolaires, la diffusion de l’arabe à l’école, etc. C’est le djihad light, sans doute le plus dangereux, celui qui va durer des siècles, et qui est résumé par cette obligation de l’islam : « là où vit un musulman, la loi islamique doit être appliquée ».
La réalité démêle les choses et elle a un mérite, quand on la regarde, telle qu’elle est, sans œillères, ni bandeau, ni verres déformants, de faire apparaître les « élites » de France et d’Europe pour ce qu’elles sont, à savoir fidèles à ce qu’elles ont toujours été, en particulier entre 1940 et 1945. L’heure est, hélas, à la soumission. Le peuple rechigne, mais l’accepte. Mérite-t-il de survivre ?
Jean-Gérard Lapacherie




Mieux comprendre la monstruosité d'El Banna, de la famille Ramadan et des Frères musulmans

A l’excellente présentation faite par M. Paul Landau de la « formation » de M. Ramadan et de la « généalogie » de la Confrérie dont il est un des piliers en Europe, il convient d’apporter quelques précisions, qui feront sans mieux comprendre la monstruosité d’El Banna, de la famille Ramadan et des Frères musulmans.
http://www.ripostelaique.com/Six-choses-que-l-on-ignore-au.html
La Confrérie a été fondée en Egypte en 1928. Alors, l’Egypte, contrairement à ce qu’affirment les militants de M. Ramadan et leurs idiots utiles, n’était pas un pays occupé, ni une colonie de quelque puissance que ce fût. C’était un pays libre, souverain et démocratique, qui s’est libéré en 1918 de quatre siècles de sujétion ottomane (une vraie colonisation), qui est membre de la SDN depuis 1923 (un des premiers Etats d’Afrique à le devenir et un des rares Etats arabes à l’être) et qui est une vraie démocratie avec élections libres, presse libre, liberté d’association…
Le gouvernement de l’Egypte alors n’était pas fondamentalement différent de la IIIe République laïque et franc-maçonne. L’Egypte était une terre d’asile pour des dizaines de milliers de persécutés : juifs ayant fui les pogroms en Europe du Sud-Est (et plus tard le nazisme), grecs-catholiques de Syrie et du Liban ayant fui les massacres de 1860 et 1861, Arméniens ayant fui les massacres de 1894-96 et ayant échappé au génocide de 1915, etc.

Elle était aussi une terre d’accueil pour des Italiens fuyant la misère de Calabre ou du Basilicate, de Grecs pauvres, de Français ayant fui les départements occupés entre 1914 et 1918, d’Alsaciens ayant préféré l’exil en 1871 plutôt que de vivre sous la férule du Reich, etc. C’est pour purifier l’Egypte de ces populations allogènes qu’El Banna a fondé sa Confrérie; c’est pour mettre fin à l’arrogance supposée des Juifs (environ 100000 pour 10 ou 12 millions d’Egyptiens) et les contraindre à quitter le Caire ou Alexandrie qu’il a formé des militants; c’est pour couvrir d’une haine sans limite les chrétiens et les coptes qu’il a écrit ses livres; et c’est aussi pour reconstituer le « califat » (le calife est le successeur de Mahomet), c’est-à-dire pour établir un Etat musulman qui réunirait tous les musulmans du monde, qu’il a affronté le pouvoir démocratique d’alors, n’hésitant pas à recourir à l’assassinat.
Bien entendu, les « islamologues », les « sociologues », les « spécialistes du monde arabe », les « arabisants », en bref les idiots utiles dont le prototype a été Berque et qui pullulent au « Monde diplomatique », dans l’Université, dans les associations prétendument « tiers-mondistes », dissimulent ces faits, uniquement pour faire accroire aux gogos que les Frères musulmans, qui forment un mouvement impérialiste et fasciste, au racisme primaire et viscéral, seraient « progressistes », qu’ils lutteraient pour « l’émancipation des musulmans », qu’ils auraient pour but l’amitié entre les peuples, et autres contes à dormir debout, ou pour justifier les alliances qu’ils ont passées avec eux.
Jean-Gérard Lapacherie




A Anne Zelensky et Pierre Cassen, avoir avoir écouté votre interview sur Radio Libertaire

Je lis depuis quelques mois vos prises de positions, lucides et, à dire vrai, courageuses, dans le site Riposte Laïque et j’ai écouté avec attention l’excellent entretien que vous avez donné à Radio Libertaire. Je me réjouis que vous ayez pris de conscience des dangers que font courir à la France et à ses habitants, aux Européens et à l’humanité tout entière, l’islam et plus particulièrement l’islam politique, si tant est bien entendu qu’il y ait un autre islam qui ne soit pas politique.

Pour ma part, j’ai exercé de 1975 à 1986, en qualité de professeur de langue et de littérature française, dans différentes universités – au Caire, en Côte d’Ivoire et au Maroc. Au Caire, dans les trois universités de Guizeh, Aïn Chams et Al Azhar (langues : un séminaire de quatre mois en 1979), j’ai assisté, en première ligne et en ma qualité de rare témoin occidental, à l’islamisation de l’Egypte ou à sa ré-islamisation. J’ai été pris avec quelques collègues (surtout des femmes) dans une attaque de militants musulmans (300 au moins, barbus, vêtus de la même gallabeya grise, des gourdins à la main) contre l’université, le 31 décembre 77 : j’ai dû aider des collègues à sortir par une fenêtre pour leur échapper.
Une semaine plus tard, ces mêmes musulmans (ou leurs clones) ont interrompu une fête organisée par des étudiants coptes à l’occasion de leur Noël (le 6 janvier) : le chanteur de l’orchestre a été tué. Tous les syndicats d’Egypte ont été noyautés en moins de deux ans par l’islam politique : ceux des étudiants, des professeurs, des journalistes, des ingénieurs, des avocats, etc. A l’Université, les cafétérias ont été fermées; les salles de prière ont fleuri partout; les cours ont été interrompus par les appels à la prière; etc. En juin 1981, des ratonnades organisées dans un des quartiers chrétiens du Caire ont fait plus de 150 morts en trois nuits. Etc.
J’ai été témoin du même phénomène à Abidjan où je suivais des cours d’arabe à l’Institut culturel libanais (en fait, c’était la mosquée chiite de la ville); dans le nord de la Côte d’Ivoire, où l’islamisation était le fait des confréries sunnites; puis au Maroc, où elle s’est faite avec un peu de retard sur l’Egypte et souterrainement. Les mêmes phénomènes se sont produits partout à des degrés de violence différents : voile obligatoire pour les filles, burqua pour celles sur qui l’Arabie saoudite avait de l’influence, cafétérias fermées, islamisation des programmes scolaires et universitaires, éructations racistes contre les juifs (il n’y en avait plus dans les pays arabes mais ils étaient rendus responsables de tout), contre les Occidentaux, contre les chrétiens; haine des noirs et des asiatiques, croyances dans la supériorité absolue de l’islam (de la langue arabe, des peuples arabes, etc.) sur tout le reste de l’humanité… Je ne parle pas des discriminations ouvertes, publiques, massives qui frappaient étrangers et infidèles.
C’est pour cela que j’ai fabriqué (le premier peut-être, au tout début des années 1990, quand je suis revenu en France) le terme nazislamisme. Que ces phénomènes se passent en Egypte, en Iran, au Maroc, en Algérie, dans tous les pays arabes et musulmans, me laisserait indifférent, si ne vivaient pas dans ces pays des « minorités » dhimmies, traitées en sous-citoyens, méprisées, victimes d’avanies, de pogroms et, de temps en temps, de ratonnades. Mais que faire ?
En 1988, quand je suis revenu en France, j’ai constaté que ces mêmes phénomènes, identiques au kasra près à ceux que j’avais observés en Egypte quinze ans plus tôt, se produisaient en France, d’abord sous des formes larvées et embryonnaires, puis de plus en plus agressives. J’ai acquis la conviction, analyse de textes et rappel de faits historiques à l’appui, que ces faits ne se produisaient pas par hasard, mais qu’ils s’inscrivaient dans la logique de l’islam; en bref, que l’islam était une idéologie raciste, fasciste, conquérante, arrogante et sans pitié pour ceux qui s’y opposaient. J’ai tenté, dès le début des années 1990, de faire part de cela à mes collègues « intellos », laïques ou non. Leur seule réponse a été celle qui vous est objectée : vous (ou tu es) êtes raciste, xénophobe, islamophobe, etc.
Mes modèles sont les résistants de 1940; des collabos me renvoyaient l’accusation de fascisme. En 1987, les éditions Belfond ont publié un de mes romans, Khadija, qui a pour sujets, entre autres, la régression de la condition féminine dans les pays arabes et la montée de l’islam politique. Le roman s’est assez bien vendu, mais il n’a en rien éveillé les consciences. En 1992, j’ai écrit un autre roman, Lettres islamiques, sur le modèle des Lettres persanes de Montesquieu, qui a pour cibles et l’islam et ceux qui y manifestent de la complaisance. Il a failli être publié aux Belles Lettres : au dernier moment, le directeur de la maison d’édition s’est ravisé et a dit « non », craignant, m’a-t-on dit, d’être « étiqueté » « front national » ou quelque chose comme ça.
J’ai publié pour une revue littéraire un analyse de mes aventures éditoriales avec Belfond (pour le roman écrit en 1986), dans laquelle j’indique clairement les raisons « politiques » (protestation contre la haine dont les femmes sont la cible; montée en puissance de l’islam; aveuglement de l’intelligentsia occidentale) qui m’ont poussé à écrire ce roman et le suivant (resté à l’état de manuscrit).
Il m’est apparu très vite que le gros bataillon des collabos se trouvait à « gauche » : comme en 1940 – les pacifistes, les verts, les socialistes, les communistes, les gauchistes. Cela m’a amené à réexaminer tous les mythes politiques du « progressisme » et à réétudier l’histoire, à partir des premiers faits d’islamisation moderne en Syrie en 1860. Aucun des mythes progressistes ne résiste à l’examen… La gauche nie la réalité ou ne veut pas la voir et pour ne pas la voir, elle se gargarise de mythes, ceux-là mêmes qu’elle vous renvoie…
Continuez le combat.
Cordialement
Jean-Gérard Lapacherie
Professeur des Universités