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Le 13 juin, votation suisse sur la loi Covid : une première au monde !

C’est avec plaisir que nous avons repris contact avec Jean-Luc Addor, conseiller national suisse, et par ailleurs avocat de Riposte Laïque, quand notre site était basé chez nos amis helvétiques…

Riposte Laïque : On vous a entendu, sur Russia Today, commenter la spectaculaire rupture des négociations entre la Suisse et l’Union européenne, qui duraient pourtant depuis sept années.

https://www.youtube.com/watch?v=tbQNP9hJa-Y

Le gouvernement suisse est enfin sorti de son esprit de soumission à l’UE

Pouvez-vous expliquer à nos lecteurs ce qu’il s’est passé ?

Jean-Luc Addor : Je dirais que notre Gouvernement a enfin ouvert les yeux. Après des années de « négociations » avec un esprit de soumission dans une position sujet/maître, il a enfin compris que l’accord-cadre institutionnel Suisse-UE, que l’Union européenne croyait pouvoir refuser de renégocier, était un accord colonial inacceptable pour les Suisses.

L’estocade, ce sont sans doute les syndicats qui l’ont portée. Car après des années passées à se voiler la face, les représentants des travailleurs ont compris qu’ils ne pouvaient plus cacher aux travailleurs que cet accord porterait un coup décisif à leurs conditions de travail, qui seraient inexorablement alignées à la baisse sur celles qui prévalent dans les pays de l’UE.

Avant la défection tardive des syndicats, les patriotes qui avaient les yeux ouverts avaient toutefois compris depuis longtemps que cet accord colonial sonnerait le glas de notre démocratie directe qui déplaît tant à l’UE (pensez donc, un peuple, le pays réel, qui conserve le droit de se dresser contre le pays légal qui n’en finit pas de courber l’échine devant l’UE et les élites mondialistes !) et marquerait le fin de la souveraineté de la Suisse dans des domaines aussi cruciaux que la gestion de l’immigration, les conditions salariales ou encore la politique agricole, entre autres.

La rupture des négociations sur cet accord colonial marquera, je l’espère, la fin d’une époque durant laquelle l’UE a cru pouvoir s’imposer par la menace. Avec le Brexit, tous les États membres de l’UE et avec eux des États comme la Suisse qui heureusement ne le sont pas ont compris que dire NON à l’UE, défendre sa souveraineté et exiger des négociations entre partenaires plutôt qu’entre sujet et maître ne conduisait pas à la mort, mais juste à un surcroît d’indépendance et de liberté pour les peuples européens.

Les syndicats suisses ont enfin compris que l’immigration massive allait tuer leur modèle social

Riposte Laïque : Vous évoquez l’arrogance des négociateurs européens, et l’esprit de soumission qui a trop longtemps dominé, chez les dirigeants suisses. Mais en dehors de la forme, il y a surtout le fond, non ? Vous expliquez notamment que vous ne souhaitez pas subir l’invasion migratoire qu’organise l’Union européenne…

Jean-Luc Addor : Évidemment ! Même les syndicats l’ont tardivement compris : consentir à cette invasion migratoire, ce serait sacrifier les intérêts des travailleurs de notre pays. Surtout, abandonner notre souveraineté dans la gestion de l’immigration, c’est abdiquer face à ce Grand Remplacement qui, en Suisse comme dans toute la Vieille Europe, menace les fondements de notre civilisation, de la civilisation européenne dont avec vous Français, avec les autres peuples d’Europe, nous sommes les héritiers.

Pourquoi je combats la loi Covid, avec des militants de l’UDC

Riposte Laïque : Le dimanche 13 juin, vos compatriotes s’exprimeront sur une votation, qui comprendra cinq points, dont la loi Covid. Pouvez-vous, sur cette question particulière, expliquer les enjeux aux Français ?

Jean-Luc Addor : À la mi-mars 2020, le monde entier a été surpris – ou s’est laissé surprendre par un virus chinois aux origines troubles dont les conséquences, au départ, alors que personne ne semblait rien en savoir, semblaient catastrophiques (en gros, nous risquions tous de mourir). À ce moment-là, sous l’effet de la panique, on a fait peur aux gens et au lieu de fermer les frontières, on a isolé les gens chez eux. Or, des gens qui ont peur et qui sont isolés sont malléables. C’est une clé qui permet de comprendre beaucoup de choses dans la gestion de cette crise, de la docilité des citoyens à celle des politiciens.

Au moment où, en Suisse comme d’ailleurs presque partout en Europe et dans le monde, le Gouvernement, invoquant la loi sur les épidémies et des compétences constitutionnelles d’exception, a instauré une sorte d’état d’urgence, nous n’oublions pas que le Parlement fédéral était en pleine session. Eh bien malgré tout, ce Parlement fédéral, saisi comme le reste du pays par la peur, s’est littéralement effacé devant l’Exécutif en décidant d’interrompre sa session, sans même se réunir en plénum pour en décider. S’est ainsi instaurée ce qu’il n’est pas excessif de qualifier d’une forme de dictature sanitaire, dont le visage (ce n’est pas son trait le moins inquiétant) était moins les élus politiques que l’administration (à commencer par l’Office fédéral de la santé publique) et la Task force sanitaire, cénacle singulier de spécialistes censés conseiller le Gouvernement mais qui, à des moments cruciaux, c’est arrogé le droit d’intervenir dans le débat public.

Il a fallu des mois au Parlement pour « rentrer dans le jeu », si l’on ose dire, et reprendre la main, si peu que ce soit. Plutôt peu, d’ailleurs. En effet (et nous sommes là au cœur de l’enjeu de la votation du 13 juin sur la loi Covid-19), ce régime d’exception dont on essaie de nous faire croire qu’on l’aurait fait sortir par la porte, on l’a fait rentrer par la fenêtre : au moment où le Parlement devait reprendre la main, il a en réalité émaillé cette loi d’une multitude de clauses de délégation de compétence, avec pour conséquence qu’au lieu de marquer le retour à une situation un tant soit peu ordinaire, cette loi urgente consacre la prolongation de la dictature sanitaire. Certes sortie de la situation dite extraordinaire, la Suisse n’en finit pas moins de ne pas sortir de la situation particulière qui, aujourd’hui encore, avec hélas l’aval pour ne pas dire la complicité d’une large majorité du Parlement fédéral, confère au Gouvernement fédéral des pouvoirs qui, depuis plus d’un an, ont donné lieu à des mesures largement disproportionnées qui ont mis le pays à genoux et dangereusement menacé le lien social tout en faisant glisser la Suisse, de traçage de masse en passeport sanitaire, dans une société marquée par un contrôle toujours plus grand et envahissant de l’Etat sur les citoyens.

Voilà pourquoi, avec une poignée de résistants tous issus de mon parti l’UDC, j’ai constamment combattu la loi Covid-19 et refusé ce chantage qui, lui aussi, est au cœur de la campagne, une campagne durant laquelle on aura constamment tenté de nous faire croire que pour donner une base légale à des aides dont pourtant pas un seul parlementaire ni un seul parti ne conteste le principe, nous devrions sacrifier une part de nos libertés.

Le 13 juin, grâce à un référendum lancé par une organisation citoyenne, les Amis de la Constitution (une constitution qui, il est vrai, ne compte hélas plus assez d’amis dès lors qu’il s’agit des libertés des citoyens face à l’État), ce sera la première fois que les Suisses auront l’occasion (unique au monde) de se prononcer, formellement sur cette loi et avec elle sur des enjeux tels que le traçage de masse ou le passeport Covid, mais aussi sur la manière dont le Gouvernement fédéral et les Exécutifs cantonaux ont géré cette crise. Il n’est pas exagéré de dire que le 13 juin, ce sera une sorte de référendum pour nos libertés. J’espère que mes compatriotes, tous ceux qui sont frappés par des mesures depuis longtemps disproportionnées, tous ceux qui perçoivent les dangers de la surveillance électronique de masse et de cet inquiétant outil de discrimination qu’est le passeport Covid, sauront montrer au Gouvernement et à un Parlement docile à quel point ils tiennent à leurs libertés en disant NON à cette loi Covid-19 !

Propagande d’État autour de la dictature sanitaire : la Suisse ressemble à la France

Riposte Laïque : Comment la Suisse, avec la particularité de son système et ses cantons, a-t-elle géré, depuis plus d’un an, la crise sanitaire ? Pourriez-vous comparer les méthodes et le bilan de votre pays avec celui de la France ?

Jean-Luc Addor : Les comparaisons sont souvent délicates et il est toujours hasardeux de faire la leçon à un pays étranger. Reste que le Gouvernement français a pris – et partiellement maintenu – des mesures encore plus drastiques que celles qui ont été prises en Suisse. La France s’en porte-t-elle mieux pour autant ? Rien, à ma connaissance, ne l’indique, bien au contraire.

Ce qui m’a frappé et continue de m’inquiéter, c’est de constater qu’en ces temps de crise, l’Exécutif, c’est-à-dire les gouvernants élus, probablement par crainte de devoir assumer la responsabilité de refuser d’ordonner les mesures préconisées par les « spécialistes » (Coluche parlait de technocrates…), ont semblé trop souvent soumis à l’administration, c’est-à-dire à des personnes sans doute compétentes, mais sans légitimité populaire et qui n’auront jamais de comptes à rendre au peuple. Tout aussi inquiétante est leur incapacité à garder leurs nerfs ou à les retrouver depuis ces longs mois où, après l’effet de sidération provoqué par l’irruption d’un virus inconnu, nous avons compris que nous n’allions pas tous mourir et qu’on ne peut pas paralyser à ce point des sociétés, des pays parce que des gens, malheureusement, meurent, au demeurant pas, loin s’en faut, au point où d’aucuns, aujourd’hui encore, essaient de nous le faire croire.

La Suisse a un point commun malheureux et inquiétant avec la France : un impressionnant appareil de propagande d’État qui mobilise encore évidemment les médias d’État, mais aussi presque tous les autres, après avoir insinué la peur, martèle la nécessité de se soumettre aux mesures qu’on nous impose formellement ou par la contrainte sociale (comme la vaccination et autres mesures de traçage de masse par le passeport vaccinal) et discrédite systématiquement (ou alors n’en parle jamais) tout ce que nous pouvons faire pour stimuler notre immunité ou pour traiter le Covid comme le préconise un homme comme le professeur Raoult que pour des raisons pour le moins troubles, le Système trouve intérêt à rejeter.

Élu depuis six ans, je constate l’effritement de nos libertés individuelles

Riposte Laïque : Vous êtes conseiller national du Valais depuis 2015. Quel bilan tirez-vous de cette expérience ?

Jean-Luc Addor : Un bilan inquiétant, d’abord. Au Parlement fédéral, je suis aux premières loges, depuis bientôt six ans, pour assister à l’effritement de nos libertés et, comme dans tous les pays liés à l’UE, membres ou non, à notre soumission toujours plus grande à cet Empire technocratique qui, en réalité, n’est que le visage européen de ce mondialisme qui pour moi est une machine à broyer les peuples et les identités.
D’au autre côté, j’ai la chance unique, l’honneur aussi, d’essayer, modestement, de porter au Parlement fédéral les préoccupations des citoyens de mon canton et de mon pays. C’est cela qui me donne de l’énergie et la force de ne jamais désespérer, de ne jamais abdiquer dès lors que sont en jeu les intérêts des Suisses, de la Suisse et d’une civilisation qui nous est commune et dont encore une fois nous sommes les héritiers.

Riposte Laïque : Vous êtes avocat, vous avez défendu, entre autres, Riposte Laïque, quand notre site était basé en Suisse. Pouvez-vous établir une comparaison entre la liberté d’expression, dans votre pays, et en France ?

Jean-Luc Addor : Avec un peu de retard (mais était-ce vraiment un retard ?), la Suisse a suivi la France et adopté une disposition pénale réprimant la « discrimination raciale » (dont le champ d’application a été récemment étendu à la répression de l’ « homophobie »). Par là, tournant le dos à Voltaire, elle a consacré un pur délit d’opinion et provoqué une répression dont les victimes sont avant tout les patriotes.

Heureusement qu’en Suisse, nous n’avons pas encore donné le droit à des associations à la légitimité discutable de se constituer parties civiles, pas plus que nous ne connaissons encore les rigueurs des lois qui sont en train de frapper, après d’autres, Génération Identitaire !

Tout cela pour dire que si, en Suisse, la liberté d’expression semble encore plus étendue qu’en France pour les patriotes, nous suivons cet inquiétant mouvement, pas loin derrière la France et constamment talonnés par la censure des fournisseurs des réseaux sociaux, Facebook et autres.

Même le droit de détenir des armes est contesté, en Suisse

Riposte Laïque : Vous êtes également président de l’association PROTELL https://www.protell.ch/fr, qui réclame notamment davantage de droits pour posséder des armes à feu. Nous pensions pourtant que la législation suisse était très libre, sur cette question.

Jean-Luc Addor : Elle l’était, oui. Mais elle l’est de moins en moins, en particulier depuis qu’en mai 2019, les Suisses, malgré le référendum notamment lancé par PROTELL, ont approuvé la mise en œuvre d’une directive européenne à l’origine de laquelle on trouvait… la France. Reste qu’à chaque fois qu’on parle du droit des citoyens de détenir, voire de porter des armes, on touche à un enjeu infiniment plus large qui rejoint d’autres enjeux évoqués dans cet entretien : les rapports entre le citoyen libre et l’État.

Je m’inquiète pour l’avenir de la France

Riposte Laïque : Bien qu’élu suisse, vous portez toujours un regard attentif sur la situation française. Êtes-vous inquiet sur le présent et surtout l’avenir de notre pays ?

Jean-Luc Addor : Je m’inquiète autant que Riposte Laïque et que les patriotes français de l’avenir de la France qui, malheureusement pour elle, semble avoir pris sur la Suisse de décisives longueurs d’avance dans la décadence de notre civilisation et dans le Grand Remplacement.

L’espoir, ce sont toutefois toutes ces personnes qui, en France et ailleurs en Europe, ont le courage de voir les choses en face et de se battre pour rester debout et défendre cette civilisation qui nous réunit !

Riposte Laïque : Souhaitez-vous ajouter quelque chose, Jean-Luc ?
Jean-Luc Addor : Une seule chose : souhaiter beaucoup de courage aux patriotes que nous sommes tous, le courage de continuer à nous battre avec honneur et fidélité pour ce que nos Anciens nous ont laissé.

Propos recueillis par Pierre Cassen




Après les minarets, les Suisses interdisent la dissimulation du visage


Le 29 novembre 2009, avec le soutien de l’UDC, le Comité d’Egerkingen https://egerkingerkomitee.ch/, comité citoyen qui regroupe majoritairement des membres de ce parti pour combattre l’islam politique, alors à peu près seul contre tout l’establishment politique suisse, surprenait le monde en réunissant une majorité de 57,5% du peuple et de 19,5 cantons sur 23 à l’appui d’une initiative populaire tendant à interdire la construction de minarets. Il vient de rééditer ce succès le 7 mars 2021 en rassemblant 51,5% du peuple et 18 cantons autour d’une initiative « Oui à l’interdiction de se dissimuler le visage » https://www.bk.admin.ch/ch/f/pore/vi/vis465t.html.

Aux termes de cette initiative, nul ne peut se dissimuler le visage dans l’espace public ni dans les lieux accessibles au public ou dans lesquels sont fournies des prestations ordinairement accessibles par tout un chacun, à l’exception des lieux de culte et d’autres exceptions justifiées par des raisons de santé (pensons au masque facial) ou de sécurité, par des raisons climatiques ou par des coutumes locales. Nul ne peut non plus contraindre une personne à se dissimuler le visage en raison de son sexe. Une loi d’exécution devra être élaborée dans les deux ans.

Par-là, la Suisse rejoint des pays comme la France, la Belgique et l’Autriche et même divers pays musulmans qui ont eux-mêmes interdit dans l’espace public des tenues comme le niqab ou la burqa qui dissimulent le visage.

La veille de la journée internationale des droits des femmes (quelle meilleure manière de la marquer ?), une majorité des Suissesses et des Suisses ont ainsi réaffirmé leur attachement, au-delà même du principe constitutionnel de l’égalité entre hommes et femmes, au respect et à la liberté des femmes. Il faut dire que cette initiative a rassemblé, bien au-delà des électeurs de l’UDC, nombre de personnalités féministes ou proches des milieux féministes, y compris de gauche. L’argument féministe, à l’évidence, a porté. Alors que les organisations féministes se prenaient les pieds dans le tapis, notamment en acceptant en leur sein le collectif pseudo-féministe des Foulards violets https://lesfoulardsviolets.org/2020/02/20/agenda-14-mars-2020-atelier-de-formation-au-feminisme-ne-me-libere-pas-je-men-charge/, les Suisses ne s’y sont pas trompés : on ne peut pas de manière crédible un jour défiler à la Grève des Femmes avec un badge violet et le lendemain légitimer le niqab, symbole de soumission et de discrimination de la femme ; il est tout autant incompréhensible, pour des femmes, de s’opposer à une interdiction manifestement libératrice pour leur épargner une forme de criminalisation alors que rester les bras croisés dans l’espace public, c’est être complice de ce qui, généralement, est imposé dans l’espace privé.

Avec intérêt, on relèvera encore l’engagement, aux côtés du Comité d’Egerkingen et de l’UDC, d’un comité « A visage découvert » https://a-visage-decouvert.ch/, qui regroupait diverses personnalités romandes elles aussi engagées contre la dissimulation du visage, mais souhaitant de distinguer de l’UDC. Parmi elles, une figure s’est détachée : Mohamed Hamdaoui, ancien journaliste radio, socialiste avant de rallier le parti Le Centre mais surtout… musulman. Un tel engagement, de même que celui de… l’imam de la Maison des Religions de Berne https://www.haus-der-religionen.ch/fr/, aura peut-être aussi convaincu que l’initiative n’avait aucun objectif discriminatoire, mais que sa cible, c’était une forme ostentatoire extrême de l’islam politique.

Un argument qui semble avoir également porté, c’est l’idée qu’une personne libre montre son visage et que se présenter dans l’espace public le visage découvert, c’est une question de civilisation : chez nous, on veut pouvoir identifier les personnes évoluant dans l’espace public et voir leurs expressions. Ces valeurs, elles sont consacrées dans notre Constitution, notamment lorsque celle-ci consacre la liberté personnelle et l’égalité entre hommes et femmes. Les Suisses étaient soumis à un défi : avoir le courage de réaffirmer leur attachement à ces valeurs et que chez nous, ce sont nos règles qui s’appliquent, pas des règles d’un autre âge venues d’ailleurs. Un défi semblable était lancé aux musulmans de Suisse : se distancier de leur frange radicale, à peine d’entretenir le flou, pour ne pas dire le doute, au sujet de leur position face à ce que les Suisses – qui depuis l’an dernier ont compris que leur pays est lui aussi une cible pour le terrorisme islamique – considèrent comme une menace.

Bien entendu, on a objecté à l’initiative l’argument du nombre : pourquoi inscrire dans la Constitution fédérale une interdiction qui ne concernerait que quelques dizaines de femmes dans le pays ? La réponse était simple et sans doute majoritairement acceptée : face à une question de civilisation, le nombre importe peu ; c’est le principe qui doit l’emporter, avec dans l’idée que mieux vaut prévenir quand il est encore temps que d’en être réduit à guérir alors qu’il est déjà tard, voire trop tard – comme en France.

Je risque encore l’hypothèse qu’en ces temps de dictature sanitaire, alors que nous en sommes tous réduits à expérimenter presque dans notre chair à quel point le masque facial qu’on nous impose limite notre liberté, les Suisses ont pu profiter de cette votation pour manifester leur mauvaise humeur face à cette muselière.

Que va-t-il se passer maintenant ?

En recueillant non seulement la majorité du peuple, mais aussi une écrasante majorité des cantons, l’initiative, qui introduit dans la Constitution fédérale des règles applicables uniformément dans toute la Suisse, a consacré la légitimité d’une loi d’application fédérale. Pareille solution est d’ailleurs dans l’esprit, pour ne pas dire dans le texte, accepté par les Suisses.

Et pourtant.

Voici que le Conseil fédéral annonce son intention de se défiler et de confier aux cantons la responsabilité de mettre en œuvre dans leur propre législation (il y en aurait donc juste… vingt-six, autant que de cantons et de demi-cantons !). Ce serait une manière particulièrement perverse de fouler aux pieds la volonté du peuple et des cantons ; car ceux-ci ont justement exprimé leur intention de ne pas laisser les cantons, dont certains l’ont déjà fait, de manière très diverse comme au Tessin https://m3.ti.ch/CAN/RLeggi/public/index.php/raccolta-leggi/legge/num/25 (mais aussi pas du tout), réglementer en ordre dispersé une problématique qui concerne tout le pays et même notre civilisation tout entière.

Dans un sursaut identitaire rassurant, les Suissesses et les Suisses viennent de donner un signal fort contre la progression de l’islam radical. Nous ne laisserons pas le Conseil fédéral confisquer aux citoyens suisses la victoire que ceux-ci viennent de remporter sur l’islam radical.

Jean-Luc Addor
Conseiller national UDC
Membre du comité d’initiative




Suisse : la Haute Cour me condamne, suite à une dénonciation d’un islamiste

À l’heure où, en Europe et même en Suisse, on poignarde, on égorge, notre Haute Cour veut à son tour me bâillonner, me faire taire. Sur dénonciation de qui ? Du Conseil central islamique de Suisse de Nicolas Blancho, fraîchement condamné pour propagande islamiste. Eh bien non, je me tairai pas, je continuerai à défendre notre pays et notre civilisation.




Suisse : élèves tête nue dans les écoles publiques, l’UDC ne lâche pas !

En décembre 2017, le Grand Conseil déclarait irrecevable l’initiative populaire de l’UDC « pour des élèves tête nue dans les écoles publiques valaisannes ». C’était une gifle sans précédent aux Valaisannes et aux Valaisans, à qui on interdisait ainsi de voter sur une proposition dont le débat faisait peur à certains. En 2018, le Tribunal fédéral avalisait cette forfaiture. L’UDC n’a pas souhaité saisir la Cour européenne des droits de l’homme. Mais elle ne lâche pas, restant toutefois sur le terrain politique : notre conseiller national Jean-Luc Addor, avec le soutien de son collègue haut-valaisan Franz Ruppen, vient en effet de porter la problématique sur la scène fédérale en déposant une initiative parlementaire 19.454 « Pour des élèves tête nue dans les écoles publiques ».

Cette intervention demande que soit créée une base constitutionnelle permettant d’imposer une tête nue dans les écoles publiques de notre pays.

Voici en quels termes elle est formulée :

Le 15 décembre 2017, le Grand Conseil valaisan a déclaré irrecevable une initiative populaire cantonale « Pour des élèves tête nue dans les écoles publiques valaisannes », initiative conçue en termes généraux qui demandait l’élaboration d’une loi imposant une tête nue dans les écoles publiques valaisannes.

Le 20 août 2018, le Tribunal fédéral a rejeté le recours des membres du comité d’initiative et confirmé l’irrecevabilité de celle-ci (ATF 1C_76/2018). Dans son arrêt, il a considéré qu’une disposition ayant pour but ou pour effet d’empêcher le port du voile par des élèves dans les écoles publiques porterait une atteinte disproportionnée à la liberté de religion garantie par l’article 15 de la Constitution fédérale.

Pourtant, ni par son titre ni par son texte, cette initiative populaire – et le texte de la présente initiative parlementaire – n’opère de discrimination de nature religieuse. Ces deux textes n’en opèrent aucune non plus entre groupes de personnes, en particulier entre élèves de sexe féminin ou masculin.

L’objectif de la présente initiative parlementaire est uniquement de donner aux écoles publiques de notre pays et à leurs enseignants les moyens nécessaires pour combattre certaines formes de communautarisme, un phénomène qui a tendance à se développer et qui est l’exact contraire de l’intégration visée par l’article 15 Cst. (ainsi que par l’art. 41 al. 1 let. g Cst.), à laquelle il constitue même un obstacle, entre autres lorsque le port de certains effets vestimentaires (sweat à capuche ou encore casquette de travers) a pour effet sinon pour but de permettre aux représentants de certains groupes, bandes ou communautés d’identifier les leurs et de les pousser à rester entre eux.

Ajoutons qu’en Suisse et dans la civilisation occidentale en général, se découvrir lorsqu’on entre dans un espace fermé comme une salle de classe est un signe communément admis de bienséance et de respect, à l’instar de tout autre vêtement importun ou choquant. Ce qu’il faut bien considérer comme une règle ne vise personne ni aucun groupe en particulier ; elle a au contraire vocation à s’appliquer à tous, sans distinction d’aucune sorte (JdT 2016 I 67 consid. 8.2.1 p. 82).

Si l’on veut parler du hijab, relevons qu’à côté d’une portée religieuse au demeurant très subjective (car elle dépend de la pratique personnelle des femmes ou des jeunes filles concernées), il est avant tout un signe politique. Dans ce sens, le professeur honoraire de droit constitutionnel Étienne Grisel a écrit que « le port du voile n’a que des rapports lointains avec la religion, si bien que la question ne doit pas être tranchée à la lumière de la liberté religieuse » (Le Temps du 30.09.2010). Ce constitutionnaliste poursuivait en soutenant que « dans la mesure où elles affectent la vie civile, les manifestations extérieures peuvent être réglementées, surtout lorsqu’elles n’ont qu’une relation subjective avec les convictions spirituelles ». Parmi les motifs justifiant une telle réglementation, il précisait ceci : « Il est de plus en plus admis que, du moins sous certaines formes extrêmes, le voile islamique a quelque chose de choquant et, par suite, d’asocial ». Dans un contexte scolaire, ce besoin de réglementation, exprimé d’une autre manière, découle de la liberté religieuse négative des autres élèves et de leurs parents, liberté qui inclut celle de se tenir éloigné d’une croyance qui n’est pas partagée (JdT 2016 I 67 consid. 8.2.2 p. 82). Le hijab soulève en outre d’importantes questions sous l’angle de l’égalité des sexes (art. 8 al. 2 et 3 Cst.) et, s’agissant de mineurs et parfois d’enfants, de leur liberté personnelle (art. 10 al. 2 Cst. et 5 CEDH).

Nombre d’enseignants et de responsables d’établissements scolaires soucieux de cohésion sociale (et de celle de leur classe ou de leur établissement), qui en sont aujourd’hui réduits à accepter que restent lettres mortes des dispositions de règlements scolaires qui vont dans le même sens que la présente initiative parlementaire, attendent la création de cette base constitutionnelle qui en l’état fait défaut.

UDC du Valais romand
Cyrille Fauchère, président, député
Jean-Luc Addor, vice-président, conseiller national




Heureusement, la Suisse ne subit pas la nuisance des associations « antiracistes »


Une semaine après le procès de Pierre Cassen, où le rôle des Suisses a été contesté par la justice française, à quelques semaines du procès en appel d’Alain Jean-Mairet, condamné par la 17e Chambre comme directeur de publication de Riposte Laïque, il nous a paru intéressant de rencontrer Jean-Luc Addor, conseiller national UDC du Valais, par ailleurs avocat de Riposte Laïque Suisse…

La Justice française s’autoproclame gendarme mondial de la liberté d’expression

Riposte Laïque : Vous étiez juge d’instruction. Vous êtes aujourd’hui avocat et conseiller national UDC du Valais, ce qui correspond en France à la fonction de député. Le 29 novembre 2016, vous avez écrit au Ministre français de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, suite à la condamnation de votre compatriote Alain Jean-Mairet, en avril 2016, par la 17e Chambre du Tribunal de Grande Instance de Paris. Qu’est-ce qui a motivé votre démarche ?

Jean-Luc Addor : Pour mémoire, dans un jugement contre lequel Alain Jean-Mairet a fait appel, cette juridiction française s’est reconnue compétente pour juger – et condamner – un citoyen suisse en raison du contenu d’un article écrit par un Tunisien et publié depuis la Suisse sur un site d’informations édité par une association (Riposte Laïque Suisse) ayant son siège en Suisse. Je n’entendais évidemment pas – et n’entends toujours pas – m’immiscer dans la marche de la Justice d’un pays qui n’est pas le mien. Mais il m’a paru que ce jugement comporte une atteinte à la souveraineté territoriale de mon pays, la Suisse. Et le motif invoqué pour justifier une telle atteinte (les articles diffusés sur le site Riposte Laïque sont accessibles en France…) m’a semblé porter en germe une forme d’impérialisme judiciaire des autorités pénales françaises.

N’ayons en effet pas peur de le dire : la condamnation d’Alain Jean-Mairet constitue, dans le domaine de l’application de la loi pénale dans l’espace, une véritable révolution par laquelle la Justice française s’autoproclame gendarme mondial de la liberté d’expression, pour ne pas dire police mondiale de la pensée ; elle ouvre dans l’ordre juridique international une brèche dans laquelle pourraient ensuite s’engouffrer – pourquoi pas ? – des pays dans lesquels certaines violations de la charia sont passibles de châtiments corporels ou de la peine capitale. Que resterait-il alors de la liberté d’expression chère aux Lumières dont la France est si fière ?

Voilà, en substance, l’objet de la préoccupation dont je me suis permis de faire part au Ministre de la Justice en lui disant que je serais très intéressé à connaître sa position sur ce que je considère comme une atteinte très grave non seulement aux droits de l’un de mes concitoyens, mais aussi à la souveraineté de mon pays.

Riposte Laïque : Le Ministre Urvoas vous a-t-il répondu ?
Jean-Luc Addor : Non. Il n’a même pas accusé réception de ma lettre.

J’ai alerté le Conseil fédéral suisse, suite aux agissements des juges français

Riposte Laïque : Dans une intervention du 16 décembre 2016 au Parlement fédéral, vous avez interpellé le Conseil fédéral (donc le Gouvernement suisse) au sujet de cette affaire. Qu’attendiez-vous d’une telle démarche ?

Jean-Luc Addor : Je souhaitais que le Conseil fédéral prenne conscience du danger que représente le précédent créé par la condamnation d’Alain Jean-Mairet. J’espérais aussi que mon Gouvernement, sans s’immiscer dans les affaires (à plus forte raison judiciaires) d’un pays étranger, pourrait contribuer à protéger les droits de l’un de ses ressortissants, au moins en faisant part de sa préoccupation aux autorités françaises ou par toute autre intervention utile.

Riposte Laïque : Quelle a été la réponse du Gouvernement suisse ?

Jean-Luc Addor : Elle est tombée le 15 février 2017 https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20164156. Comme on pouvait s’y attendre, le Conseil fédéral est resté extrêmement prudent. Il s’est borné à indiquer qu’il suivait avec attention les développements concernant la compétence des tribunaux nationaux en matière d’atteinte aux droits de la personnalité via l’internet (sic), rappelant juste la possibilité dont dispose Alain Jean-Mairet comme tout citoyen suisse à l’étranger de bénéficier de l’assistance du Département fédéral des affaires étrangères et un conseil général adressé aux personnes concernées de recourir aux voies de droit disponibles dans l’Etat en question. Refusant d’intervenir tout comme de commenter le jugement de la 17e Chambre, il a tout de même indiqué qu’il continuerait à suivre les futurs développements de cette affaire. Peut-être est-ce déjà pas mal, surtout quand c’est exprimé en langage diplomatique…

Le droit suisse n’a pas institué de droit de recours des organisations dites antiracistes

Riposte Laïque : Le journaliste Eric Zemmour affirmait que la France est le pays où la liberté d’expression est la plus restreinte, en Europe. Qu’en est-il de la Suisse ? On peut penser que dans un pays où on vote tout le temps, on peut dire ce qu’on veut, non ?

Jean-Luc Addor : Malheureusement pas… ou plus depuis 1995, date de l’entrée en vigueur de l’article 261 bis du code pénal suisse réprimant la discrimination raciale (notre loi antiraciste à nous…). Et si l’on en juge par diverses interventions pendantes au Parlement fédéral, je dirais que selon la formule consacrée, on ne va pas vers le beau. Ainsi, un élu socialiste vient de parvenir à éviter le classement d’une intervention visant à étendre le catalogue des discriminations (aujourd’hui limité à la race, à l’ethnie et à la religion) à l’orientation sexuelle.

https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20130407.

Nous avons tout de même une chance en Suisse par rapport à la France : c’est que contrairement au droit français, le droit suisse n’a pas institué de droit de recours des organisations qui se prétendent dépositaires de la lutte contre la discrimination raciale ; pour l’instant en tout cas, nous avons donc échappé à ce système dont on ne voit que trop, avec la véritable stratégie de harcèlement et d’intimidation judiciaires dont Riposte Laïque est victime en France, à quels abus il peut conduire.

Heureusement, dans ce sens, que l’élu socialiste déjà cité a échoué à convaincre le Conseil national d’accorder à la Commission fédérale contre le racisme la qualité de partie dans les procédures fondées sur l’art. 261 bis CP. https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20143980. Et heureusement qu’un autre élu socialiste lui aussi, qui voulait aller encore plus loin et demandait qu’on en fasse autant avec les organisations de défense de minorités https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20150460, a connu semblable échec.

Marine Le Pen a sacrifié beaucoup de choses dans l’héritage laissé par son père

Riposte Laïque : Quel est votre regard sur la situation politique française ? Après la victoire de Trump aux Etats-Unis, pensez-vous que Marine Le Pen puisse gagner la présidentielle ?

Jean-Luc Addor : La situation politique qui prévaut respectivement aux USA et en France me semble totalement différente, tout comme le parcours respectif de Donald Trump et de Marine Le Pen. Le Front national, tout comme l’ensemble de la Droite nationale française, est encore traumatisé par l’échec de Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle de 2002. Ecoutant un haut fonctionnaire certes brillant issu de la mouvance de Jean-Pierre Chevènement, Marine Le Pen a sacrifié beaucoup de choses dans l’héritage laissé par son père.

Elle tout fait pour séduire l’électorat de gauche et, d’une manière, pour lisser son image, au risque de décevoir son électorat historique aujourd’hui incarné par Marion Maréchal-Le Pen. Mais elle se nomme Le Pen et son parti s’appelle toujours le Front national… Marine Le Pen me semble avoir de bonnes chances d’être présente au second tour et peut-être même de virer en tête à l’issue du premier. Mais on voit déjà se préparer à nouveau cette invraisemblable mobilisation qui, sous les oripeaux d’un prétendu « front républicain », avait barré la route à son père en 2002. Ce qui, à vrai dire, m’interpelle et doit préoccuper les Français patriotes, c’est qu’on a de plus en plus l’impression que quel que soit l’adversaire de Marine Le Pen au second tour, quelles que soient les affaires dans lesquelles il est empêtré, il sera assuré d’être élu Président de la République.

Immigration : le Parlement fédéral a véritablement confisqué la victoire populaire du 9 février 2014

Riposte Laïque : Avez-vous des actions politiques en cours, dans les prochains mois ? Un projet de votation ? Autre chose ?

Jean-Luc Addor : Je vais évidemment poursuivre mon engagement pour la défense de l’identité de la Suisse et de la civilisation européenne contre l’immigration de masse et contre l’islamisation dont celle-ci est le vecteur.

Mais de diverses manières, les projecteurs seront à nouveau dirigés contre l’Union européenne (UE), à laquelle une majorité de Suisses persistent à refuser d’adhérer mais dont, par l’effet de traités imprudemment signés et ratifiés par une classe politique mondialiste (sauf l’UDC…), ils sont réduits à subir toujours plus l’impérialisme juridique.

Ainsi, par une coalition suspecte de toutes les forces politiques sauf l’UDC, le Parlement fédéral a véritablement confisqué la victoire populaire du 9 février 2014. L’acceptation de l’initiative de l’UDC contre l’immigration de masse avait alors sonné comme un coup de tonnerre. Mais voici qu’en décembre 2016, le Parlement, en votant une loi qui n’aura presque aucun effet, a en substance refusé d’appliquer la volonté populaire (un comble dans un pays qui passe pour un modèle avec sa démocratie directe !) et ce qui est devenu partie intégrante de la constitution fédérale. Avec l’UDC, j’ai dénoncé ce que même un professeur émérite de droit constitutionnel a qualifié de coup d’Etat. Mais désormais, nous devrons aller plus loin. En effet, si le Parlement a foulé aux pieds la volonté populaire et la constitution, c’est par soumission servile à l’Accord sur la libre circulation des personnes (ALCP). Cet accord aux bienfaits économiques largement surestimés par les milieux mondialistes, mais érigé en tabou, est ainsi devenu une source d’atteinte à l’indépendance et à la souveraineté de la Suisse. Du même coup, il devient une cible pour ceux qui, comme moi et comme l’UDC, sont attachés à ces principes. Une initiative populaire est en cours d’élaboration pour dénoncer l’ALCP sous une forme et selon des modalités encore à définir.

Toujours sur le « front » de l’UE, les centaines de milliers de tireurs, collectionneurs et chasseurs que compte la Suisse sont déjà en train de se mobiliser, après la récente révision de la directive de l’UE sur les armes, pour défendre leurs libertés ancestrales et combattre tout nouveau durcissement de notre droit sur les armes, un durcissement qui, sous prétexte de lutte contre les attentats qui ont ensanglanté la France notamment, frappera uniquement les honnêtes citoyens détenteurs d’armes déclarées, traités comme des criminels et désormais présumés dangereux ou fous, sans la moindre plus-value en termes de sécurité publique. Avec un collègue du Parlement fédéral, je viens de constituer un groupe parlementaire pour un droit libéral sur les armes qui a vocation à mener, au Parlement déjà, le combat pour nos libertés. Et si d’aventure le Parlement devait à nouveau capituler face à l’UE, les principales fédérations de tireurs, de collectionneurs et de chasseurs se préparent déjà à lancer un référendum contre toute loi d’application de cette directive liberticide. C’est notamment le cas de proTELL https://www.protell.ch/fr/, dont j’ai l’honneur d’être le vice-président romand. Et là encore, en ligne de mire, on ne voit que trop l’origine de cette nouvelle attaque contre nos libertés ancestrales. Il s’agit à nouveau d’un accord européen, cette fois-ci celui de Schengen, qui a fait de toutes nos frontières les passoires qu’elles sont devenues.

Et je ne parle pas, encore, de l’accord-cadre institutionnel que l’Union européenne veut imposer à la Suisse, que notre Gouvernement est hélas prêt à signer et qui nous soumettrait définitivement à ce monstre bureaucratique qui étouffe les peuples d’Europe. Là encore, l’UDC se retrouvera à la pointe du combat.

Je pourrais encore parler de l’initiative populaire de l’UDC « Le droit suisse au lieu de juges étrangers », qui demande que soit réaffirmée la primauté du droit suisse sur le droit international non impératif. Son aboutissement a été constaté le 6 septembre 2016. Depuis lors, elle attend toujours d’être traitée par le Parlement avant d’être soumise au vote.
Autant dire que ces prochaines années, ça va être chaud, en Suisse, sur les thèmes liés à notre souveraineté et à nos rapports avec l’UE !

Propos recueillis par Martine Chapouton




La Suisse invite un imam pour inaugurer le Tunnel du Gothard : je n’irai donc pas !

GothardMadame la Conseillère fédérale,

Je vous remercie pour votre réponse et prends acte de ce qu’au moins, les chrétiens réformés seront représentés. Je m’en félicite, évidemment. Et contrairement à vous, je n’y vois nul signe de division, mais la simple reconnaissance de la diversité des chrétiens de ce pays.

Cela étant, je me permets de vous rappeler que dans mon courriel du 11 mai dernier, j’avais soulevé une seconde question liée, elle, à la présence d’un imam pour la bénédiction de l’ouvrage qui sera inauguré le 1er juin.

A cet égard, permettez-moi de penser qu’il est inacceptable que pour participer à la bénédiction de ce que vous présentez comme la plus grande infrastructure que la Suisse ait jamais réalisée, donc pour un élément de fierté pour notre pays, vous invitiez un étranger (un Macédonien, si j’ai bien compris) à la représentativité douteuse (qu’est-ce, finalement que cette organisation faîtière dont il est président ?) et qui pourrait avoir pour le moins des liens avec des milieux islamistes radicaux à l’étranger. Permettez-moi-même d’aller plus loin et de contester la légitimité de la participation, à cette bénédiction, du représentant d’une religion qui, en Suisse, n’est ni traditionnelle ni officielle, qui est en réalité une religion politique dont certains principes sont incompatibles avec ceux de notre civilisation, voire de notre ordre juridique (je pense en particulier à une certaine idée de la dignité de la femme à laquelle nous sommes attachés – vous aussi, j’espère – dans ce pays).

Ainsi, je suis fier, évidemment, avec mes compatriotes, de ce que notre pays ait été capable de réaliser un tel ouvrage. Mais vous comprendrez, je l’espère, que je n’entends pas en revanche cautionner, même si ma présence serait fort modeste, ce que je considère comme une forme de soumission face à une religion politique conquérante dont certains représentants (peut-être d’ailleurs entre autres certains imams avec lesquels l’imam Bekim Alimi aurait des contacts si j’en crois ce que j’ai lu dans les médias) déclarent ouvertement leur hostilité à l’Occident chrétien et à notre civilisation.

Je vous prie en conséquence de bien vouloir excuser mon absence à la cérémonie et aux festivités du 1er juin.

Je vous remercie d’avance pour votre compréhension et vous prie de croire, Madame la Conseillère fédérale, à l’expression de ma haute considération.

Jean-Luc Addor

Conseiller national

 

ECHANGES PRECEDENTS

Monsieur le Conseiller national,

Je vous remercie de votre courriel auquel je réponds volontiers comme suit :

Je peux vous assurer que l’Église réformée n’a pas du tout été laissée pour compte. Bien au contraire, l’idée initiale était de montrer le caractère unificateur du tunnel dans la bénédiction. C’est pourquoi il était prévu qu’un représentant de chaque religion (mais pas de chaque confession) accomplisse la bénédiction : un chrétien, un juif et un musulman. Cette cérémonie interreligieuse aurait dû symboliser l’unité des chrétiens (un pour tous). À notre demande, le Comité de la Communauté de travail des Églises chrétiennes en Suisse (CTEC) a désigné à l’unanimité le Père Martin Werlen comme représentant de tous les baptisés et a approuvé que cette représentation par une personne symbolise l’unité des chrétiens.

Or force est de constater que cette idée n’a pas été comprise par de nombreux croyants. Apparemment, ce qui divise les confessions chrétiennes est plus fort que ce qui les unit. Pour cette raison, lors d’une réunion présidée par le DETEC, il a été décidé que les chrétiens seraient représentés par deux personnes, l’une issue de la tradition catholique et l’autre de la tradition protestante.

Dans l’intervalle, la Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS) a nommé Simona Rauch, pasteure réformée italophone, de Vicosoprano. Madame Rauch assurera donc la cérémonie en compagnie du Père Martin Werlen et des autres représentants (un rabbin, un imam et un représentant des personnes sans appartenance religieuse).

J’espère que ces explications auront dissipé vos préoccupations.

Veuillez agréer, monsieur le Conseiller national, l’expression de mes salutations distinguées.

Doris Leuthard

Conseillère fédérale

Madame la Conseillère fédérale,

J’ai lu ce matin, dans Le Temps, que la bénédiction du tunnel de base du Gothard, le 1er juin prochain, sera faite par l’Abbé d’Einsiedeln et que celui-ci sera assisté d’un rabbin et d’un imam ; il semble qu’aucun représentant des églises protestantes de Suisse n’a été convié à se joindre à cette bénédiction.

Auriez-vous l’obligeance d’indiquer au modeste protestant que je suis pour quel motif l’on tient ainsi à l’écart une communauté aussi importante que la communauté réformée et qu’en parallèle, l’on donne une telle place à une religion qui pose des problèmes grandissants dans notre pays ?

Je vous en remercie d’avance et vous prie de croire, madame la Conseillère fédéral, à l’expression de ma haute considération.

Jean-Luc Addor

Conseiller national

 




La France veut-elle imposer au monde la conception PS de la liberté d’expression ?

jeanlucaddorL’avocat suisse Jean-Luc Addor, conseiller national UDC du Valais, ancien juge d’instruction, réagit très vivement à la condamnation de son compatriote Alain-Jean Mairet par la justice française.

Pendant 4 minutes, il explique, avec beaucoup de pédagogie, les possibles conséquences d’un tel jugement. Il conclut en posant la vraie question : la France a-t-elle l’intention d’imposer la liberté d’expression version socialiste au monde entier ?

http://www.bvoltaire.fr/reportage/condamnation-de-riposte-laique-suisse-par-le-tgi-de-paris-vers-une-police-mondiale-de-la-pensee,249479

A écouter attentivement.




Suisse : le pays réel dérange le pays légal, et l’UDC est seule contre le système…

Votationsuisse2016A la veille d’une nouvelle votation, en Suisse, nous avons rencontré l’avocat de Sion Jean-Luc Addor, conseiller national UDC.

Riposte Laïque : L’UDC a impulsé une votation citoyenne, ce 28 février, afin que la Suisse expulse de son territoire les délinquants étrangers. C’est curieux, il nous semble que les électeurs ont déjà voté favorablement à cette proposition, en novembre 2010, non ?…

Jean-Luc Addor : Oui. Tout le scandale de cette votation est là. Je veux parler de cette forme de mépris de la volonté populaire qui fait que ce que le peuple avait décidé de manière limpide le 28 novembre 2010 (un renvoi obligatoire des étrangers condamnés pour diverses infractions) n’est pas véritablement appliqué et surtout que ce qu’il avait alors refusé tout aussi clairement (un contre-projet qui proposait un régime d’exceptions réduisant ce principe à néant) revient, si l’on peut dire, par la fenêtre après avoir été sorti par la porte. En effet, en été 2015, le Parlement fédéral a voté une loi (qui entrera en vigueur en cas de rejet de l’initiative UDC) qui réintroduit en substance une clause de soi-disant « rigueur » (en réalité, une clause de protection des étrangers criminels) qui, à côté d’autres éléments, au lieu de permettre l’expulsion d’un peu plus de 10’000 étrangers condamnés par les tribunaux suisses (comme le demande l’UDC), réduira ce nombre à moins de 4000  ; et encore, ce dernier chiffre pourrait être encore plus bas si, comme on a tout lieu de le craindre, les tribunaux transforment ce qu’on présente au bon peuple comme un régime d’exception en règle protégeant les criminels au détriment des victimes et de la sécurité publique.

Riposte Laïque : Le fait qu’il faille revoter n’est-il pas un grave recul du modèle suisse, dont tu vantais l’exemplarité lors d’une conférence de presse parisienne où tu étais notre invité ?

Jean-Luc Addor : Absolument. Il est effectivement très préoccupant pour les institutions suisses et pour l’avenir de la Suisse que le Parlement fédéral refuse sciemment d’appliquer une décision claire du peuple. Par la faute des autres partis (à vrai dire, tous sauf l’UDC !) et de tout le Système (une espèce de Sainte Alliance qui rassemble la gauche et le Grand Capital également mondialistes…), la Suisse risque de se rapprocher de l’Union européenne dans laquelle les peuples sont réduits au silence. On commence par ne plus tenir compte des décisions du peuple pour ensuite, peut-être, ne plus demander son avis du tout. Car le peuple dérange. Le pays réel dérange le pays légal. Mais voilà, peut-être que justement, malgré l’incroyable campagne que le ban et l’arrière-ban du Système a menée contre l’UDC, nous assisterons dimanche à la revanche du pays réel sur le pays légal. Peut-être que l’UDC se retrouvera seule, mais… avec le peuple.

Riposte Laïque : Avez-vous remarqué, depuis l’invasion migratoire dont la Suisse subit les conséquences, elle aussi, une progression spectaculaire de la délinquance d’étrangers qui justifie encore davantage cette votation ?

Jean-Luc Addor : Evidemment. Sans entrer dans les détails, quels que soient les indicateurs (proportion des condamnations frappant des étrangers, proportion d’étrangers en détention provisoire ou encore proportion des étrangers condamnés pour des crimes de sang ou contre l’intégrité sexuelle), les statistiques sont implacables : il y a un lien direct et objectif entre l’immigration et la criminalité. Et encore, si l’on considère que des naturalisations trop massives masquent certaines réalités de la criminalité étrangère, ce lien est encore plus évident. C’est dire à quel point les Suisses peuvent espérer augmenter concrètement leur sécurité en expulsant chaque année, au lieu de 500 seulement aujourd’hui, au lieu de guère plus avec la loi du Parlement, plus de 10’000 étrangers condamnés par nos tribunaux.

Riposte Laïque : Quelles sont les différences entre cette campagne et celle qui s’est déroulée il y a cinq ans ?

Jean-Luc Addor : En 2010, l’UDC était déjà seule contre tous. Mais peut-être qu’à ce moment-là, tous les partis, organisations économiques, magistrats, professeurs d’université et j’en passe qui ont déclenché cette fois-ci une mobilisation générale contre l’UDC avaient sous-estimé notre première initiative pour le renvoi des étrangers criminels. Cette erreur, ils ne l’ont manifestement pas répétée. Mais nous verrons dimanche si cette mobilisation extrême de tout un système pour, finalement, permettre à des milliers d’étrangers criminels d’échapper au renvoi, est efficace ou si elle n’aura pas été contre-productive. Ce sera le Système à l’épreuve du peuple (un comble, pourtant, dans une démocratie !). Et peut-être que finalement, le peuple dira à ses « élites » que contrairement à elles, il ne croit pas que les étrangers criminels soient une chance pour la Suisse et qu’il veut au contraire que l’on donne désormais la priorité aux intérêts des victimes et de notre sécurité sur les criminels.

Riposte Laïque : Avez-vous des garanties, en cas de victoire, que le vote des électeurs sera, cette fois, respecté ?

Jean-Luc Addor : Formellement, aucune. Mais si l’initiative UDC pour un renvoi effectif des étrangers criminels est acceptée dimanche, même à une infime majorité, si donc le peuple désavoue par deux fois ses « élites », cette victoire provoquera une déflagration telle que le Système devra bien commencer (ou recommencer) à laisser au peuple la place qui est la sienne dans une démocratie digne de ce nom : la première, celle de ce qu’on appelle le Souverain. Dimanche, le peuple a donc une occasion, ne parlons pas de reprendre le pouvoir, mais au moins de reprendre la main.

Propos recueillis par Pierre Cassen




Suisse : l'UDC est le seul rempart contre l'invasion migratoire

Jean-lucoskarRiposte Laïque : Tu es militant de l’UDC en Valais, fief d’Oskar Freysinger. Tu viens d’être élu au Conseil national suisse, suite aux élections fédérales suisses. Peux-tu expliquer aux Français en quoi consiste cette fonction ?
Jean-Luc Addor : Le Parlement fédéral suisse se compose de deux chambres : le Conseil national (200 députés, dont je fais aujourd’hui partie), dans lequel chacun des 26 cantons est représenté selon sa population avec un minimum d’un élu et le Conseil des Etats (46 députés), dans lequel chaque canton dispose de 2 représentants quelle que soit sa population. Ces deux conseils ont exactement les mêmes compétences. Une loi ne peut ainsi être édictée que si elle est votée dans les mêmes termes au National et aux Etats. Les deux conseils se réunissent dans la même salle (on parle alors d’Assemblée fédérale) pour certaines décisions importantes et pour des élections (notamment celle des juges fédéraux) ; ainsi, le 9 décembre, l’Assemblée fédérale devra réélire le Conseil fédéral (donc, le Gouvernement suisse).
Riposte Laïque : La presse annonce une progression de l’UDC, qui ferait autour de 30 % des suffrages. Quelle est ton analyse sur cette progression, et la considères-tu, par rapport à la situation que connaît la Suisse et l’Europe, à la hauteur des enjeux ?
Jean-Luc Addor : L’UDC a en effet progressé tant en suffrages (+ 2,8% pour atteindre 29,4%) que surtout en sièges (+ 11 au Conseil national, qui compte désormais 65 élus UDC). Elle a sans nul doute bénéficié de l’actualité : à longueur de journée, dans les médias classiques et surtout sur les réseaux sociaux, les Suisses assistent depuis des mois à l’afflux de « migrants » qui submergent l’Europe ; l’immigration, qui est au cœur du programme de l’UDC (dont l’initiative contre l’immigration de masse a été acceptée par le peuple en février 2014), s’est imposée comme le thème phare de la campagne, reléguant au second plan d’autres enjeux certes parfois importants eux aussi. Certes réjouissante, cette progression renforce la position de l’UDC comme premier parti de Suisse. Mais un tiers des sièges au Conseil national, beaucoup moins au Conseil des Etats (dont la composition définitive ne sera connue que dimanche prochain), probablement 2 représentants au Gouvernement fédéral, ça ne suffira pas à l’UDC pour conduire seule la politique que les Suisses ont voulu renforcer ; il faudra en effet composer avec d’autres forces politiques qui n’ont pas toujours des positions aussi claires que l’UDC, loin s’en faut, sur des sujets tels que la lutte contre l’immigration de masse et contre l’adhésion à l’Union européenne. C’est à ces formations politiques, c’est-à-dire avant tout au parti libéral-radical (un peu les Républicains…) et au parti démocrate-chrétien, qu’il appartiendra de comprendre que la gravité des enjeux, particulièrement dans le domaine de l’immigration, exige que soit suivie la politique préconisée par l’UDC.
Riposte Laïque : Les journalistes bien-pensants français reprochent aux Suisses ce vote, considérant que ton pays n’est pas confronté à l’invasion migratoire, comme d’autres pays limitrophes. Que réponds-tu à cette remarque ?
Jean-Luc Addor : Malgré le vote du 9 février 2014 contre l’immigration de masse (que les autres partis font tout pour ne pas appliquer), rien n’arrête l’immigration ; dans ce pays d’un peu plus de 8 millions d’habitants qui compte près de 2 millions d’étrangers (1 sur 4 !), nous connaissons une immigration nette de l’ordre de 75’000 étrangers supplémentaires par an. Alors que la Suisse enregistre le 2ème taux de demandes d’asile en Europe (13,76 par 100 habitants au lieu de 4,55 en France et 3,87 dans l’UE), le nombre des demandes d’asile augmente de près de 50% ; aujourd’hui déjà, on ne sait presque plus où héberger ces personnes dont chacun sait que de fait, elles ne rentreront sans doute jamais au pays. Et si l’on considère l’afflux extraordinaire de migrants qui submerge les pays voisins (et dont un part, immanquablement, frappera aux portes de la Suisse) et la masse des personnes qui se sont déjà mises en mouvement vers l’Europe depuis des pays en guerre, on comprend pourquoi le nombre a augmenté des Suisses qui voient en l’UDC le seul rempart contre le Grand Remplacement.
Riposte Laïque : Tu es l’avocat de Riposte Laïque Suisse. Comment réagis-tu au véritable harcèlement judiciaire de l’Etat français contre le site de ton client ? Cela serait-il possible en Suisse ?
Jean-Luc Addor : Riposte Laïque, c’est un mouvement citoyen qui, avec des moyens infimes, s’engage pour avertir les Français et les peuples d’Europe des dangers de l’islamisation et de son vecteur essentiel, l’immigration de masse. RL dit tout haut ce que les médias officiels et, plus encore, les gouvernements essaient trop souvent de cacher aux citoyens pour des motifs qui méritent d’être réfléchis. L’islamisation, la France n’en a que trop vu les « fruits » sanglants ces derniers temps. Dans ce contexte, il est pour le moins surprenant, choquant même que le pays des Lumières et des droits de l’homme, le pouvoir en place semble tout entreprendre pour faire taire l’une des seules voix qui a le courage de dire aux Français et aux Européens ce qui les attend s’ils restent les bras croisés. Ce qui, effectivement, s’apparente à un véritable harcèlement judiciaire serait plus difficile en Suisse, où les procureurs ne sont pas soumis aux instructions du pouvoir politique en place. Mais chez nous aussi, l’espace de la liberté d’expression tend à se réduire, en particulier sous les coups de la gauche.
Riposte Laïque : Que va changer, pour les Suisses, cette avancée de ton parti, alors que le conseil fédéral se refuse à appliquer certains votes, et envisage de remettre en cause la démocratie directe de ton pays, sous la pression de l’Union européenne ?
Jean-Luc Addor : Avec une UDC renforcée et une gauche affaiblie, les citoyens disposeront, au Parlement fédéral, d’abord, mais aussi je l’espère au Gouvernement fédéral, d’une voix plus forte pour relayer leurs décisions et faire appliquer, entre autres, les initiatives contre l’immigration de masse et pour le renvoi des étrangers criminels. Si les Suisses sont de plus en plus nombreux à faire confiance à l’UDC, c’est sans doute parce qu’ils savent que ses représentants sont les seuls vrais défenseurs de ce que les peuples européens pliant sous le jour de Bruxelles et de leurs gouvernement nous envient : la démocratie directe, moyen extraordinaire dont dispose le pays réel face à un pays légal qui parfois l’oublie, une démocratie directe qui constitue un trésor inestimable face à l’Empire antidémocratique qu’est l’Union européenne.
Riposte Laïque : Crains-tu que la folie de la politique migratoire d’Angel Merkel ait des conséquences néfastes pour la Suisse ?
Jean-Luc Addor : Par ses promesses inconsidérées, Angela Merkel a provoqué un appel d’air qui a contribué à accélérer encore l’afflux de migrants vers l’Europe. Et quand les Allemands en auront marre d’être envahis et qu’ils fermeront à leur tour leurs frontières, alors la Suisse se retrouvera aux premières loges… C’est pourquoi, avec l’UDC, je vais continuer à m’engager pour que la Suisse restaure les contrôles systématiques aux frontières, au besoin avec le soutien de l’armée, et pour la dénonciation de l’accord de Schengen, une passoire qui désarme les peuples contre l’immigration de masse aussi bien que contre la criminalité transfrontalière.
Riposte Laïque : Quels vont être les principaux objectifs de l’UDC, suite à cette victoire électorale ?
Jean-Luc Addor : Mettre en œuvre les décisions du peuple (contre l’immigration de masse, pour le renvoi des étrangers criminels) et restaurer la souveraineté de la Suisse face à l’Union européenne et aux Etats-Unis. La Suisse, peuple d’Europe au centre de notre continent, doit retrouver un courage qu’elle semble avoir perdu : celui d’en finir avec l’esprit de soumission qui a marqué la politique de la Suisse ces dernières années et de faire valoir ses atouts (car elle en a !) pour renégocier, de partenaire à partenaire, des accords bilatéraux qui, comme leur nom l’indique, doivent permettre à chacun des partenaires (et pas seulement au plus grand) de trouver son intérêt.
Propos recueillis par Pierre Cassen