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Comme au Portugal en 1974, il va falloir que l’armée débarrasse notre peuple des corrompus

Il serait presque ridicule de répéter, ici, combien la situation politique et sociale de la France est calamiteuse, combien le crime prend le pas sur l’ordre, combien les citoyens honnêtes sont détroussés du fruit de leur labeur, à la fois par les agents étrangers à la tête de la nation, et par les exactions incontrôlées et désormais volontairement incontrôlables de populations allogènes , combien la classe dirigeante se transforme en caste pour mieux écraser toute tentative de contestation, combien la révolte gronde pour se transformer en désespoir impuissant et combien chacune et chacun des patriotes souhaitent voir dégager les profiteurs et les agioteurs soutenus par de véritables grossiers histrions médiatiques. Qu’ils s’en aillent ! Qu’ils partent et vite ! Ils nous trompent en nous avilissant , entendons-nous de mille échos.

Et alors ? Tout semble-t-il a déjà été essayé pour que le « Régime » survive : Gauche et droite et droite et gauche. Manifestations dures ou festives sabotées, débats brouillons et truqués, manigances syndicales et patronales, substitution de populations, destruction des valeurs françaises, deuxième mort de Clovis…

Le peuple français est en état de légitime défense et à l’heure où j’écris, encore une fois, un travailleur doit tirer sur son agresseur car les gouvernements successifs ont démoralisé la police et phagocyté la justice. L’état de droit a disparu laissant aux hiérarques « le fait du prince », marque de l’injustice et de l’oukase.

Qu’on ne vienne surtout pas nous parler de révolution populaire! Révolution avec qui ? Les partis de la gauche extrême représentés à l’assemblée, toujours prêts à vociférer contre leurs alliés libéraux mais si prompts à se vendre pour une misérable place de conseillers municipal ? Les traîtres à la cause ouvrière, spécialistes de discours enflammés une écharpe rouge autour du cou, au grand air, et de capitulations de couloir le cigare au bec ? Il suffit messieurs les complices !

Tout serait donc fini ? La France devient-elle l’égale de la principauté de Monaco avec ses intrigues de palais et ses courtisanes dépravées ? Oui le basculement s’est fait mais comme sur l’échafaud, il suffit maintenant de laisser tomber le couperet.

L’UMP Eric Doligé a déclaré avoir «un instinct meurtrier». Avec sa tronche réglementaire de maire, conseiller général, député puis sénateur et membre de la commission des finances, le voyez-vous faire le coup de feu ? C’est à se tordre de rire. Si ce type éternue, il perd sa perruque poudrée.

Soyons sérieux.

La chute du régime est une des conditions majeures pour atteindre nos buts : rétablir les préceptes de notre république laïque. C’est le préalable. 

Depuis toujours, dans la mesure où l’on souhaite vraiment la transformation d’une société, et c’est le cas aujourd’hui, cela ne peut se faire sans un renversement « radical », seulement possible par la violence. Seule une organisation armée, secrète et centralisée peut prendre le pouvoir contre «  l’élite et les privilèges » et entraîner ensuite le peuple. Ce fut le cas au Portugal le 25 avril 1974. L’armée, par la «  Révolution des œillets », débarrassa le peuple des corrompus. L’insurrection armée est un concept central pour tous les résistants épris de liberté et de justice. L’insurrection représente la forme la plus haute de la lutte politique. L’armée ai-je dit ? Oui, car tout le monde en parle partout. Dans les journaux, sur les sites internet, sur les réseaux sociaux, dans les écoles de cadres, dans la police et même au plus haut sommet de la hiérarchie militaire.

Alors j’en conviens, la première question qui se pose est de savoir la définition de ce qui est juste. Est-ce qu’il existe une différence entre ce qui est juste « juridiquement » et ce qui est juste « moralement » ? Une société peut-elle se construire en dehors du droit  légalement établi? C’est-à-dire en dehors des lois juridiques en cours ? Cela pose, du coup ,deux autres questions : Existe-t-il des sociétés désireuses de liberté en dehors de la structure étatique ou bien est-ce que seul l’État se révèle comme la condition nécessaire et suffisante à la liberté de toute société , en tous lieux et tous temps ?

La réponse est limpide : Si l’État joue son rôle régalien et impartial, il est le garant de la Justice et l’on ne peut juridiquement contester sa légalité sinon il devient un État délinquant et l’insurrection est le plus sacré des devoirs conformément à la DDH du 24 juin 1793.

Mais pourquoi l’armée ?

L’armée et la police restent encore les seuls corps capables de réagir détenant les moyens pour cela. Un putsch alors ? Horreur, malheur ? Non , car pas d’autre choix vraisemblablement.

Quand les procédures constitutionnelles démocratiques en place sont respectées et offrent des moyens pacifiques institutionnalisés de résoudre les conflits internes, de représenter équitablement toutes les opinions politiques, de changer de politique et pas seulement de gouvernement, et de demander des comptes aux officiels, il y a moins de risque de coup d’État. Si les problèmes internes sont relativement limités et peuvent se résoudre par des moyens pacifiques et institutionnalisés, le risque est également réduit.

De même, s’il s’agit de conflits graves qui peuvent être abordés de manière non-violente plutôt que par une violence interne, il n’y a plus de prétexte de « putsch » pour un groupe s’appuyant sur la promesse de mettre fin à la violence et de rétablir l’ordre. Si les « politique » s’efforcent de servir la société et de lutter contre la corruption, l’un des éléments « justifiant » un « coup » manque . Mais à cette heure , nous sommes à l’opposé de ces concepts basiques du fameux « vivre ensemble » car ces conditions ne sont pas réunies. Les bases des systèmes politiques démocratiques sont superficielles et érodées. Le gouvernement est perçu comme illégitime, ses « performances » provoquent un sentiment général d’insatisfaction. Il est accusé d’incompétence, de corruption ou d’indécision en temps de crise. Il y a un manque de confiance général dans la capacité des procédures démocratiques détournées et bafouées à améliorer la situation.

Les institutions civiles non officielles de la société (associations, partis politiques, institutions éducatives indépendantes, organisations religieuses, syndicats), à part l’Islam, sont faibles ou inexistantes, ou réduites à la repentance. Les citoyens ne participent plus activement au système politique. Dès lors, il n’y a pas de groupes ou d’organisations capables de s’opposer à une emprise de l’appareil d’État. La société a de graves problèmes internes liés à la violence. La sécurité, le premier des droit, n’est plus assurée. Donc constatant les troubles sociaux sévères, les problèmes économiques permanents, les conflits politiques profonds, les violences intérieures et les assassinats, la majeure partie de la société est en train de souhaiter un nouveau gouvernement fort, qui promette de « rétablir l’ordre » et de sortir de la crise. Les conditions économiques adverses, liées aux facteurs politiques, la dépendance excessive au marché international inconstant rendent la société prête au coup d’État.

Cette prise du pouvoir, grâce à des moyens non constitutionnels, imposée par la survie de la nation s’appuiera sur tout ou partie de l’armée et de la police, bénéficiant au départ du soutien (bien évidemment muet et neutre) d’au moins une partie de la classe politique et de la société civile.

Nous pouvons dès à présent différencier trois moments délicats lors de cette opération : avant l’exécution, pendant et après. Machiavel, lui-même se réfère à la conjuration de Catilina, écrite par Salluste, pour montrer que les conspirations contre un État n’échouent pas dans l’organisation même du complot, mais souvent dans son exécution. Il s’agira , selon la fameuse formule, d’user de la « violence chirurgicale ». Rapidité, fermeté, intégrité, détermination, discipline.

Pour un républicain, le Coup d’État est-il un souhait ? Je répondrais avec clarté. Certainement pas. Mais, et c’est un principe physique, les forces considérables exercées sur le peuple induisent nécessairement une déformation douloureuse qui entraîne une perte de confiance dans le « miracle démocratique ». Nous avons vu dans l’Histoire, et même récemment, des peuples à l’agonie soutenir leur armée contre un gouvernement  « légal » précisément parce que celui-ci, ivre de sa toute puissance, en oublie le premier de ses devoirs : être l’épée et le bouclier de la nation pérenne.

Comme disait Victor Serge « Il est minuit dans le siècle ».

Jean-Marc Desanti




La Syrie, c’est la crise cubaine du 21e siècle

« Si Washington n’intervient pas et accepte la position de la Russie et de la Chine, il en sera fini des États-Unis comme candidat au poste de superpuissance unique. C’est la raison pour laquelle je pense qu’Obama va intervenir en Syrie. Mais si la Russie reste à l’écart et accepte l’intervention américaine et trahit, éventuellement, Bachar al-Assad, ce sera immédiatement un coup très dur pour la politique identitaire russe. Après cela, une attaque sur l’Iran deviendrait possible et aussi une autre dans le nord du Caucase. Parmi les forces séparatistes dans le nord du Caucase, il y a de nombreux individus qui reçoivent des aides des Anglo-américains, des Israéliens et des Saoudiens. Si la Syrie tombe, ils mèneront immédiatement la guerre en Russie, dans notre patrie. Il se peut que nous vivions actuellement la crise majeure de l’histoire de la géopolitique moderne . » ( Alexandr Dugin )

Les évènements de Syrie sont, sans doute, au  XXIsiècle ce que la crise de Cuba fut au  XXsiècle.

On sait ce qu’il advint de la crise cubaine : si Castro garda le pouvoir , bien évidemment aucun missile russe ne fut déployé et les américains purent tranquillement continuer d’occuper l’île et de lancer des opérations de subversion à partir de « Guantanamo Bay Naval Base ».

Il existe bien un bras de fer entre la puissance continentale qu’est la Russie et la puissance maritime américaine, héritière du grand Empire naval britannique. Cependant l’analyse rapide et triomphante qui se résume à « la fin du monde unipolaire » est aussi dénuée de sens que les prédictions d’holocauste nucléaire. Certes, en apparence, la Russie ou plus exactement Poutine semble avoir, pour une fois encore, après les crises tchétchène et géorgienne, limité les dégâts. Le volontarisme politique d’un homme a, parait-il, grippé la lourde machine du complexe militaro-industriel Occidental. Un homme contre une marionnette en représentation : Obama. Le triomphe de l’Homme contre la machine et la victoire du droit international contre le complot belliciste … Rien que ça !

Évidemment, nous voudrions dire : Si seulement ! Mais voilà, la réalité, comme toujours, se cache derrière les plus vertueuses apparences. Bien que soutenu par une majorité de russes ( mais quand les coûts de l’aide seront révélés, que se passera-t-il ? ) , Poutine est un homme politiquement seul. La classe politique russe et pas seulement « l’opposition » est pro-occidentale. Choisir d’intégrer l’OMC, l’OCDE et le Protocole de Kyoto sont des exemples probants de son influence et de sa volonté de s’intégrer à « l’économie de marché » mondiale . Les « politiques » russes veulent que la baisse des droits de douane, de 10% à 7% d’ici 2015, permettent aux pays étrangers d’investir le marché russe de produits bon marché, mais signeront ainsi l’arrêt de mort de nombreuses industries « nationales » héritées de l’époque soviétique. La logique structurelle économique russe va bien vers plus « d’américanisation ». N’oublions surtout pas qu’aujourd’hui, au regard des investissements étrangers, si la Chine est la deuxième destination des flux derrière les États-Unis, la Russie n’est qu’à la neuvième place. C’est la raison pour laquelle l’état russe entame quatre réformes structurelles proposées par le FMI : la réforme du secteur financier (restructuration des banques, développement du secteur privé), la restructuration industrielle (libéralisation de l’investissement direct étranger et du commerce international), le resserrement de la gestion budgétaire, et l’amélioration de la compétitivité, de la transparence et de la responsabilité des monopoles d’infrastructure. Nous sommes bien loin de la préparation à une confrontation directe et violente avec « l’Occident ». Un nain économique peut-il être un géant politique ?

D’autre part si un rapport du renseignement britannique indique que Poutine se déplace à l’étranger avec sa nourriture apportant même sa propre eau avec lui car il craint d’être empoisonné ( il s’y connaît en la matière), à Moscou aussi, dans ce domaine, des précautions drastiques sont prises. Le fantôme de Staline est décidément une plante fort vivace.

Tout cela la coalition des puissances hostiles au régime syrien ( l’axe Washington/Paris/Ankara/Doha/Riyad … Sans oublier Londres nous verrons ) le sait, elle y joue même un rôle prépondérant.

D’aucunes manières, elle n’a cessé de vouloir procéder à des frappes afin d’affaiblir les capacités militaires de la Syrie et d’accélérer la défaite d’Assad.

Bien sûr que les missiles S 300  sont dangereux ainsi que les S400 plus avancés et bien supérieurs ! Bien sûr que les 400 lance-missiles 24-Barrel d’une portée de 60 km ( classés comme l’arme de l’artillerie la plus développée en son genre) peuvent causer des dégâts considérables … mais lors de combats au sol et sur un espace très restreint. Les horreurs ont déjà épuisé le peuple syrien et rompu définitivement son précaire « contrat social ».

La guerre en Syrie ne pourra donc faire apparaitre des réalités inattendues comme l’arrêt définitif du cancer islamiste que la région connaît ou l’échec de la politique anti-chiite développée par les Occidentaux en collaboration avec leurs alliés sunnites ou encore la confirmation du statut de la Russie comme protectrice des chrétiens d’Orient et des minorités en Syrie … Non, précisément non, car si des risques considérables d’embrasement de la région existent, c’est toujours une lourde erreur que de prendre les « yankees  » pour des imbéciles.

L’état mercenaire « américain » veut un chaos pour redécouper la zone et non pas une guerre mondiale. Il n’a de cesse de préparer une défaite militaire de l’État syrien face aux rebelles. Inévitablement alors, le pays s’enfoncera dans une anarchie sur le modèle irakien et une prise de pouvoir par des fondamentalistes, ce qui ne représentera aucun danger ( comme certains le prétendent ) tant pour la région que le monde. Il suffit de mettre un cordon sanitaire autour et de laisser les factions s’entretuer … Ça marche très bien partout après « les révolutions arabes ». C’est juste un peu plus délicat.

Répétons-le encore, c’est de bonne pédagogie : la Syrie, comme l’Irak, s’enfoncera à son tour dans la violence, en attendant sa dislocation. Celle-ci commencera par la sécession kurde. Le Kurdistan « Syrien » accèdera à l’indépendance pour se rattacher au Kurdistan « irakien », conformément au projet de remodelage du « Greater Middle East », doctrine que George W. Bush a d’abord évoqué le 26 février 2003 devant une réunion de néoconservateurs à l’American Enterprise Institute (AEI), avant de la développer le 9 mai 2003 dans un discours à l’Université de Caroline du Sud.

La carte de la région commencera à changer radicalement …

Car ils savent faire les néo-cons du «  Global Order ».

Les négociations semblent aboutir ? Les russes semblent triompher ? Oui mais les « faucons » du Pentagone obtiendront finalement gain de cause. Il faut, et c’est vital, sinon l’Empire s’effondre, montrer la force de l’Amérique. Il faut rester la fidèle «  Call girl » des amis banquiers Qataris et Saoudiens. Il faut soutenir certains dirigeants Israéliens qui pensent ou feignent de penser que le chaos participera à la sécurité de l’état hébreu en limitant l’influence du Hezbollah via l’Iran.

De nouvelles exigences seront fixées aux Syriens comme, par exemple, de laisser circuler les soldats de l’OTAN librement dans tout le pays pour assurer le démantèlement de l’arsenal chimique ou la demande qu’Assad, toujours désigné, comme responsable de l’attaque chimique du 21 août, soit traduit sans délai, devant le TPI. Ils ne manqueront pas d’idées.

Quant aux innocents sacrifiés, égorgés et qui se débattront de toutes leurs forces entre les mains du crime ? On leur demandera de se consoler avec l’adresse d’Amin Maalouf :  « Vous étiez innocents ? De quoi préserve-t-elle, l’innocence ? Même le Créateur nous dit d’égorger les agneaux pour nos réjouissances, Jamais les loups … »
Jean-Marc DESANTI




Le camp des éternels vainqueurs et celui des derniers rebelles

Operation pedalo 1« Qui n’a jamais eu l’impression que sa vie attend un exaucement inconnu ,un complément pour se parfaire ? »

Ernst Jünger (Polarisations )

Nous y arrivons enfin. L’Occident va donc intervenir en Syrie et les Russes vont laisser faire. Bien des capucins inconditionnels de la Russie, bien des militants délicats et précieux admirateurs du viril Poutine vont encore déchanter. Il y aura toujours des thuriféraires du Tsar pour expliquer que c’est de la grande politique et que nous allons bien découvrir des surprises de la part du chasseur d’ours et pêcheur au torse nu.

Mes doux camarades, les parachutistes russes ne sauteront pas sur Damas ou sur SainteMèreEglise pour venir délivrer les pauvres peuples de la peste islamiste. Il ne faudra compter que sur nous-mêmes, je dis bien « nous », en éclipsant l’armée, qui n’existe plus et la police que l’on paralyse. Certes, mourir pour Damas n’a pas plus de sens, au fond, que « mourir pour Dantzig ». Les élites complices de la planète ont pacifié tout ça depuis. Trop de dégâts. Maintenant on compte surtout sur des mercenaires, des volontaires, des harkis que l’on manipule et qu’on abandonne tout aussitôt.

De temps en temps, dans les armées des grandes puissances, quelques morts, mais point trop et puis basta… Par ici la monnaie. Depuis quand d’ailleurs les guerres seraient-elles des œuvres de bienfaisance ?

Tiens, nous venons d’apprendre que l’Arabie Saoudite offrait des contrats mirifiques à Moscou si la Russie laissait tomber Assad. Donc parfait. Le monde peut tourner. Tout est une question de rapports de force. Je te menace, tu me menaces mais n’allons pas trop loin dans l’escalade. Chacun a un ami qui joue le médiateur pour que ça ne dégénère pas trop. Obama est le clone de Bush , Hollande celui de Sarkozy et même si c’est difficile à admettre Poutine celui d’Eltsine. Croyez-vous encore qu’au festin des « grands » on laisse entrer les clochards ?

Fabius qui, en France, paraissait à tout jamais perdu pour le « pouvoir » disserte et décide, distribue les bons points en matière d’éthique. BHL collait aux basques du petit Nicolas maintenant Laurent ouvre les hostilités avant Hollande. Au fait, pour donner l’exemple, peut-être demandera -t-il à son fils Thomas qui exhibait des liasses de 500 euros, aux « Caves du Roy », la célèbre boîte de nuit à Saint-Tropez de se porter volontaire pour aller combattre les vilains syriens laïques ?  Cependant son rejeton sera en taule bientôt. Quoique les fils des Versaillais, même avec une information judiciaire pour « faux », « escroquerie » et « blanchiment »,  se réfugient plus facilement en Suisse ou au Qatar que dans la Légion Étrangère.

Mais ne désespérons pas les citoyens. Il y a toujours des élections dans les pays « démocratiques ». Bientôt les municipales au pays d’Astérix. Les Français vont donc pouvoir se défouler. Et… Voter Front National sans crainte. Florian Philippot demande à la maire de Bollène de respecter la loi… Entendez par là que les homosexuels (les invertis en Russie) n’ont rien à craindre. Je m’en tape moi de la sexualité des uns et des autres, je pense seulement aux veilleurs matraqués ou à Dominique Venner et je me dis que le Philippot va bientôt gagner sa place dans une émission de Ruquier ou sur le divan de  Drucker. Il a choisi le camp des vainqueurs le bougre.

Rien à voir avec notre archange Hélie Denoix de Saint Marc qui disait : «  Un ami m’a dit un jour : tu as fait de mauvais choix, puisque tu as échoué. Je connais des réussites qui me font vomir. J’ai échoué, mais l’homme au fond de moi a été vivifié. ».

Mais je dois vieillir, je le concède. Plus jeune il m’arrivait encore en revêtant quelque uniforme de croire que mes actions changeraient le cours des choses et qu’il était important de prendre ce putain de pouvoir. Aujourd’hui, je sais que le « pouvoir » est une boutique de luxe où, tout au plus, je servirai de vigile. Je n’ai pas le goût des chiens, je préfère les loups. Tout combattant pour la cause de son peuple sait, de manière instinctive, qu’il ne restera plus, dans un monde « normalisé », que la lutte dans un groupe paramilitaire. Je le répète. On ne laisse aux honnêtes gens aucun autre choix que de se muer en tigres comme  la « Srpska dobrovoljačka garda » (la Garde des volontaires serbes) d’Arkan et de terminer humiliés devant un quelconque TPI. Chateaubriand disait : « la liberté disparue, il reste un pays, mais plus de patrie » Nous n’avons qu’une seule liberté, celle de nous taire et de nous montrer magnanimes et humanistes en faisant des marches blanches réclamant aux bourreaux, criminels de la finance, traîtres à la nation, ou assassins de sang de devenir « meilleurs ».

Alors, à tous les fils de leur terre, à tous les bouseux, à tous les amoureux du recours aux forêts, à ceux qui arpentent le désert, à tous les lecteurs du Traité du Rebelle, aux derniers ouvriers, aux derniers paysans, aux derniers jeunes inconscients, aux patriotes trahis, aux anticonformistes, aux résistants des causes perdues, aux maudits du mondialisme, aux inadaptés du sens de l’Histoire, je dis ceci : « retrouvez la conscience perdue de vos identités éparpillées au quatre vents de vos désastres par ceux qui se proclament vos chefs. Partout et en tous lieux, regagnez les parcelles volées de vos libertés ».

C’est le seul langage à tenir car nous sommes en guerre, non pas symboliquement mais totalement. Une guerre de démembrement de toutes les mémoires : la mémoire franque comme la mémoire germanique, la morale juive comme celle de la Réforme , la mémoire des deux guerres mondiales comme celle des révolutions. Les désastres des villages d’Orient, les enfants étrangers alignés comme des poissons morts à l’étalage préfigurent encore plus de morts parmi les ruines des civilisations dernières. Sommes-nous condamnés à attendre d’évoquer nos morts parmi nos cimetières bouleversés ? Retenons ces paroles d’Anna Sprengel :  « Mais comme nous nous levons, chaque matin, pour assurer notre subsistance, il est plusieurs chemins possibles, qui ne sont pas forcément contraires à notre salut, qui ne nous amènent pas nécessairement à la catastrophe, mais des chemins de traverse qui nous forgent jour après jour un destin. C’est à les choisir que la personne engage le plus grand courage ; c’est de la découverte de ses ressources, des mythes ancrés en nous, que naissent tous les Rebelles, rares hélas, qui nous ouvrent au lendemain. »

Sachons mes camarades retrouver l’esprit des SAS : de sales gosses fidèles en amitié pour qui l’honneur est de chasser en meute, pour qui la mort n’est qu’un songe héroïque apprivoisé, pour qui les décorations comme les grades, les généraux comme les politiques ne sont pas les bienvenus au club.

Jean-Marc DESANTI




Le triomphe béat des élites et le sacrifice des serviteurs

« Quiconque couche avec la bête sera puni de mort ».
( Exode, XXII, 18-20 )

Au moment même où la gauche fêtait son triomphe dans des élections législatives où 44% des français refusaient de se rendre aux urnes, deux femmes gendarmes étaient assassinées par un voyou «  déjà bien connu des services de police et de gendarmerie ».
Quel symbole et quel carambolage pour l’histoire politique française. Les tenants de la compassion pour les criminels se noyaient dans le champagne pendant que deux innocentes agonisaient dans leur sang. Comment donc ? Il faudrait éviter toute « récupération » et laisser les explications à la destinée quelque peu sorcière ? Ne nous faisons aucune illusion, les partisans de l’UMP aussi trouveront qu’il est indécent de lier les deux évènements. Il est vrai que plus rien ne les distingue de leurs jumeaux humanistes de gauche lorsqu’il s’agit de ne jamais reconnaître les conséquences d’une idéologie autant pernicieuse que délétère.
On peut donc, en France, frapper, prendre une arme, puis abattre des représentants des forces de l’ordre en étant un individu désarmé et isolé ? Nous voyons déjà poindre l’ignominie misogyne chez ceux-là même qui se veulent les représentants « des nouvelles classes en lutte », féministes, immigrés et homosexuels. Il y aurait une faute de la hiérarchie que d’avoir envoyé en intervention deux femmes. Femmes avant d’être gendarmes ?
A regarder les vidéos des polices américaines ou australiennes, systématiquement archivées pour servir de preuves, les femmes-policiers de ces nations n’hésitent pas une seconde pour abattre un délinquant dangereux et menaçant. Alors quoi ? Il y a un déterminisme génétique français qui rend nos femelles moins déterminées, incapables et, disons-le, lâches devant des situations de crise ?
Tous les policiers, hommes ou femmes indiquent, et les faits divers sont nombreux à illustrer leurs propos, que leur première idée en cas de violence est de se demander si « la légitime défense » est et sera justifiée juridiquement et judiciairement. Inutile de revenir sur les derniers cas révoltants de policiers mis en examen après avoir abattu des récidivistes braqueurs agressifs.
Dans tous les états forts, respectueux de la vie des serviteurs de la nation , on enseigne aux représentants de la loi, à la fois la conscience qu’il doivent avoir de leur redoutable pouvoir, mais aussi la différence fondamentale et philosophique, sans laquelle aucune société ne peut être pacifiée, entre la force et la violence, très vieille distinction qu’avec brio Hegel fit, il y a des siècles déjà.
Sur notre territoire, on instille le doute, on distille la culpabilisation avant le devoir chez « les soldats de l’intérieur », hommes ou femmes.  
Il n’y a rien de naturel ou de fatal dans les faits écœurants qui viennent de se dérouler. C’est bien le « présumé coupable », cette bête humaine, qui devrait être mort et non pas de jeunes âmes s’étant dévouées au service du bien commun et de la sécurité de tous.
Que les fêtards du 17 juin se rassurent, ils vont pouvoir traiter impunément de « fascistes » ceux qui, comme moi, réclament la peine de mort pour les assassins de ce genre. Une fois de plus dans ce pays de France qui ne cesse d’agoniser, l’inversion des valeurs aura permis à la classe politique décadente et corrompue de se sortir indemne d’un crime d’état.
Lançons donc une souscription nationale pour acheter des mouchoirs séchant les lourdes larmes de crocodiles des ministres en exercice. Prions pour les innocentes, pardonnons et soyons dignes, encore et encore jusqu’à la nausée …
Je ne crois plus en la justice immanente, je ne sais pas si demain tous ces attentats contre la dignité de la patrie et de ses serviteurs seront sévèrement et justement punis. J’espère seulement. J’espère.
En 1894, dès l’accession au trône de Nicolas II, lors des fêtes du couronnement, des milliers de personnes furent écrasés. La sagesse populaire y vit alors une prédestination à la catastrophe. Dès lors il y fallut un peu de temps mais le tsar finalement courut à sa ruine jusqu’à la tragédie finale et à l’effondrement total de son pouvoir. Le peuple ne connut alors aucune clémence pour les soutiens de son régime.
Ne dit-on pas, comme Christian Rossi :« C’est intéressant de voir comment l’histoire bégaie parfois ».

Jean-Marc DESANTI




Le déclin fait roi : Nous avions le choix entre le de Gaulle de 1962 et le Pétain de 1940

«  Un journal de Budapest me critique, suis une figure pathétique et parait-il irresponsable, et salue l’attitude du Parti communiste chilien qui prend des décisions  responsables. Comme j’aimerais arriver au pouvoir, uniquement pour démasquer les lâches et les laquais et leur mettre le museau dans leurs cochonneries »
( Che Guevara Journal de Bolivie 8 septembre 1967 , un mois avant son assassinat par les bérets verts US de la CIA, avec l’aide constante et directe du KGB )

Le corps électoral ( je n’ose dire les Français) a choisi Culbuto contre Zébulon. Il y avait le choix, en effet, entre de Gaulle et Pétain. Le de Gaulle de 1962 et le Pétain de 1940. Le choix entre la défaite et la capitulation, entre le lâche soulagement et le soulagement lâche.  Ce soir des milliers de personnes vont faire la fête et nous rejouer la liesse moisie de 1981. Nous en vomissons déjà tripes et boyaux et si nous pardonnons, bien volontiers, aux jeunes âmes, comment supporter alors le crétinisme veule de ceux qui eurent vingt ans, un certain 10 mai, au vingtième siècle, et qui cette nuit nous feront une rechute de cocus  ?
Mais quoi ? Faut-il encore s’étonner que des Français se couchent tard avec la gueule de bois plutôt que de se lever tôt l’arme à la bretelle ? Aucun des deux candidats siamois ne les appelaient à rejouer Valmy ,Verdun, les Glières ou  le Vercors .
On ne dira jamais assez, malgré la première et la seconde guerre mondiale et leurs catastrophiques conséquences sur « le moral » français, qu’une des clés reste l’Algérie .
Charles de Gaulle dit un jour de 1960 : «  Les français n’auront pas le courage de combattre des siècles… Alors on dégage et tant pis pour le pétrole et l’avenir … Nous aurons la bombe et le nucléaire » Tout est dit. Et nous voilà ce soir … Rideau tiré.

Il prolongeait la politique de Montoire  qu’il avait fustigé : Jouer le rôle de bouclier, épargner des vies, gérer l’hexagone.
Autrement dit, il continua de transformer le peuple de Bouvines en résidents anxieux  de maisons de retraite. Un chef aurait dit :  « Nous n’aurons que ce que nous saurons prendre  !».
Beaucoup pensent que les lendemains de cette mascarade seront salvateurs, que le bon peuple se réveillera, s’insurgera même. Il n’est pas interdit d’espérer que les crapauds se transforment en chevaliers à la cuirasse rutilante et à l’épée tranchante mais les contes bercent autant les enfants que les gâteux chevrotants. Il fallait se révolter de suite et, au moins, suivre l’exemple révolutionnaire islandais : chasser la droite au pouvoir en assiégeant le palais présidentiel, puis la « gauche libérale » parce qu’elle entendait mener la même politique que la droite, avant d’imposer un référendum pour déterminer s’il fallait rembourser les banques … Référendum où le « non » l’a emporté à hauteur de 93% …
Oh bien sûr en pays latin il y a des risques ! Certes dans une nation sous tutelle américano-bruxelloise , on peut craindre des réactions violentes des structures collaborationnistes étatiques. Mais quoi donc ? On ne meurt plus sur une barricade en France ? Ou dans un maquis rural ou urbain ? Non. Pour les politiques et les philosophes médiatiques, on meurt sur la route, c’est horrible, du sida, c’est insupportable, du cancer , c’est malheureux, d’un AVC ,c’est effroyable, d’une MST, c’est épouvantable mais honorable, ça prouve qu’on connait du beau monde de Lille au FMI.
Bref, mourrons d’accord, mais sans gloire et comme disait l’ami Georges : « Mourrons pour des idées d’accord, mais de mort lente », mais de mort très très lente alors…
Déjà les gauchistes bobos piaillent : « Pas trop ! Pas trop tôt ! » Que leur répondre sinon : « Pas trop peu ! Pas trop tard ! »
La modernité nous offre généreusement l’agonie en cheveux blancs. Les masses africaines, pour se réconcilier, viennent mettre leurs couches aux vieillards européens se gavant de fraises tagada en regardant une misérable émission de télé-réalité sur des écrans plasmas, fabriqués par des asiatiques exploités, mais « aux coûts de travail tellement rentables » pour les capitalistes incestueux.
Notre nation fut longtemps guidée par Corneille : « À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. » Culbuto nous propose une variante d’obèse : « A jouir sans péril, on s’essouffle sans gloire. » Nous ferons donc des efforts « périlleux » pour plus de matérialisme, pour toujours profiter du barbecue du dimanche et comme dit si justement un camarade rugbyman : « pouvoir baver Allez l’OM ! A quelle heure est la Star AC ?… Z’avez vu Camping 2 ? ».
Les spécialistes, les commentateurs vont nous les briser avec les courbes, les statistiques, les réalités économiques, la dette, le marché euro-atlantique, l’intendance quoi !
Ils pourraient s’économiser en disant simplement que pour l’électeur qui remet sa liberté entre les mains moites d’un président aux ordres de la finance, vivre misérablement vaut mieux que mourir avec gloire.
Avez-vous vu, juste avant le vote, le débat entre Henri Guaino et Régis Debray ? C’était pathétique et tellement parisien : Henri costume classique dévoré de tics et Régis déguisé en ouvrier d’opérette, pantalon rouge, blouse bleue sur chemise prolétarienne rayée…  En conclusion nos plumes se félicitaient mutuellement de n’avoir pas eu de chance… Leurs mots si magnifiques dans la bouche de princes qui ne les méritaient pas. Et Debray de conclure goguenard et méprisant : « on fait avec ce qu’on trouve ».
La politique pour ne pas dire le politique se résume à cela : des auteurs prétentieux au service de tribuns corrompus.
Alain de Benoist dans un article sur l’anarchiste de droite Jean Cau écrivit ces lignes qui peuvent nous servir de boussole : « Deux ans plus tôt, en 1979, surgissant d’où on ne l’attendait pas, il publie Une passion pour Che Guevara. A cette date, le révolutionnaire cubain a depuis plus de dix ans été abattu. Jean Cau y célèbre un homme qui a mis sa peau au bout de ses idées: « Guevara était certes un utopiste, mais il était possédé par une foi et il est allé jusqu’au bout de son sacrifice ». Era un hombre … « Ta foi, Che, n’est pas la mienne, ajoute-t-il, mais tu passes et ton allure me saisit; je me découvre au bord du sentier et te salue ». Dans Le Monde, Bertrand Poirot-Delpech parlera de « détournement de cadavre ». Réponse de Jean Cau: « Ils étaient habitués à passer en se signant devant la chapelle de saint Che, et voilà qu’ils y découvrent des fleurs avec ma carte de visite. Ils les piétinent. Colère de bigots ».

Je ne sais si Guevara lisant Camus et Saint-Exupéry, à ses guérilleros, en crachant ses poumons dans la jungle bolivienne était de droite ou de gauche.  En tous cas Culbuto restera insensible à ses paroles : « Qu’importe où nous surprendra la mort ; qu’elle soit la bienvenue pourvu que notre cri de guerre soit entendu, qu’une autre main se tende pour empoigner nos armes … Qu’importe les dangers ou les sacrifices d’un homme ou d’un peuple, quand ce qui est en jeu c’est le destin de l’humanité .»
Oui insensible car elles sont si françaises parce qu’universelles.

Jean-Marc DESANTI




La vie de nos enfants ne vaut-elle pas davantage qu’un baril de pétrole ?

« Le Juif français est le punchingball de proximité des antisionistes » (Raphaël Delpard )

Mohamed Merah est donc mort. Il a fini comme Khaled Kelkal, autre terroriste islamiste franco-algérien, abattu par les forces de l’ordre le 29 septembre 1995 à Vaugneray dans un échange de coups de feu meurtrier. Le parallèle entre les deux hommes est saisissant. La même origine, le même âge, le même parcours délinquant précoce et chaotique, le même entrainement dans des maquis islamistes à l’étranger et le même mode opératoire, au début, en commençant par des assassinats ciblés. Une question se pose à laquelle nous avons la réponse mais dont on ne semble pas tirer toutes les conclusions : Sont-ils nés « islamistes » ? La réponse est non, bien évidemment, mais il convient d’ajouter immédiatement que, comme tous les combattants djihadistes, ils sont nés dans la culture islamique. Ils ont été élevés dans les « valeurs » de l’Islam. Et très curieusement, rares, sont ceux qui poussent le raisonnement plus loin. Oui l’Islam a des « valeurs ». Le grand penseur israélien Yeshayahou Leibowitz disait fort justement d’une façon quelque peu iconoclaste : « Hitler avait d’excellentes valeurs mais je ne les partage pas … ». Il n’existe pas, même si on peut s’en offusquer, de valeurs universelles.  Les valeurs sont relatives, ni « bonnes », ni « mauvaises ». Elles correspondent à la cohérence d’un système de pensée auquel chacun de nous participe, compte tenu de son histoire personnelle et collective. Toute l’Histoire de l’humanité est le récit dramatique de la confrontation de celles-ci.

Le fait d’être « musulman » n’entraîne pas obligatoirement le basculement dans la délinquance, le fanatisme religieux et le crime barbare. Nous avons enterré deux paras musulmans fidèles serviteurs de leur patrie et devons-nous le redire encore et encore : si admirable et tragique fut l’engagement de milliers de musulmans pour l’Algérie française …

Mais ces éléments patriotes en France ou dans tout autre pays et que nous devons aimer et honorer sont l’illustration parfaite en mathématiques de la la « courbe de gauss ».  Quand nous calculons une moyenne, c’est que nous avons constitué un échantillon et que nous cherchons à avoir une grandeur unique représentative de tout  notre échantillon : par exemple le rapport à la violence d’une classe d’age dans une communauté.

Si notre échantillon suit la « loi normale »  68% environ des jeunes musulmans ont  une attitude neutre c’est à dire qu’ils se trouvent  « dans le haut » de la courbe de Gauss. Mais aux deux extrémités nous aurons, d’une part, une minorité de patriotes engagés et, d’autre part, une minorité de Djihadistes. Minorité mais minorité incompressible.  Or là où tout se complique, c’est lorsque la violence dépasse un certain seuil. A ce moment la majorité « neutre » peut « pencher » d’un côté ou de l’autre et les exemples historiques nous prouvent alors que le réflexe communautaire et identitaire jouant à fond , c’est du côté des djihadistes que le majorité bascule ( Algérie, Tchétchénie, Afghanistan, Bosnie, Kosovo etc…).

Tout le travail des fondamentalistes consiste donc à faire monter le taux de violence et de tension pour provoquer ce fameux phénomène d’identification ( on annonce à cette heure des rassemblements spontanés « hostiles » dans la cité de Mohamed Merah).

Les Djihadistes connaissent parfaitement ces phénomènes. Comme tout salafiste Merah jouait sur plusieurs tableaux. Il pouvait, en attendant, « faire la fête », se montrer voisin serviable, boire de l’alcool et même manger du cochon ( c’est d’ailleurs le conseil donné dans les camps de formation ). Puis comme il l’expliqua à la directrice de France 24 « pouvoir frapper au moment où le réseau est constitué, où les armes sont à disposition et où la situation politique est favorable ». On peut alors, de même qu’en Espagne, le 11 mars 2004, au moment d’élections, ressortir les sujets clivant sources de douleurs et de tensions comme le voile islamique, l’engagement armé dans des pays musulmans et le problème palestinien.  

A ce moment on réactive les connexions avec le banditisme tout en se conditionnant pour agir avec la pire des cruauté. On peut ainsi rappeler ici que Yacef Saadi et « Ali la Pointe », chefs des réseaux bombes pendant la Bataille d’Alger étaient de jeunes proxénètes travaillant avec leurs lots de prostitués ou de jeunes femmes « sous contrôle ». Le processus est identique : agents dormants ayant carte blanche pour frapper quand ils veulent, où ils peuvent et au moment qu’ils jugent opportun.

Leur but est moins de tuer que de provoquer le basculement de la population désignée comme devant être soumise à leur vision idéologique. C’était le raisonnement qui provoqua les massacres volontairement abominables et barbares de civils du Constantinois des 20 et 21 août 1955. Depuis, cette action a été théorisée par les Djihadistes. Elle est présentée comme exemplaire politiquement, idéologiquement et militairement.

Leur morale et la nôtre …

Ainsi la présence massive de masses musulmanes pose un problème de sécurité important. Soyons clair, une fois encore, les individus ne demandent qu’à vivre tranquillement mais tolérer sur nos sols des provocateurs qui ne songent qu’à nier le musulman comme être autonome, qu’à le sortir de sa sphère privée pour l’obliger à entrer dans une fourmilière et à abandonner son libre-arbitre est une faute impardonnable pour les dirigeants de nos pays. Il faut frapper de manière « chirurgicale » mais impitoyablement quelques coupables pour sauver la majorité des innocents.

C’est une problématique où le temps est un facteur décisif. Le passage du sacré dans le domaine du profane et de la laïcité est en train d’opérer en Islam comme partout. C’est précisément pourquoi la violence islamique est de plus en plus féroce. Nous vivons des moments historiques intenses, le chaudron boue, la folie ne demande qu’à prendre tous les pouvoirs. Alors partout, je dis bien partout, il nous faut soutenir les musulmans laïques qui sont les premiers massacrés. Une fois de plus, les manipulations américaines pour mendier de l’énergie et en priver la Chine dans une guerre qui ne dit pas son nom ne nous concerne en rien. Ouvrons les yeux ! Arabie Saoudite, Qatar, Pakistan et autres émirats peuvent bien périr.  Défendons nos enfants ! Leurs vies valent mieux qu’un baril de pétrole non ?

Jean-Marc DESANTI




Les leçons du 18 juin


« Avant de dire qu’il y a de la grandeur dans un peuple, il faut attendre qu’il ait subi l’épreuve de l’adversité. Pour les nations comme pour les individus le véritable héroïsme consiste dans le sacrifice de soi. » ( Pascal Paoli )
Juin, mois si particulier, avec son avant goût de vacances, qui adoucit de ses parfums nostalgiques les plus affreux des reîtres.
Au sacre du 7 juin 1654 de Louis XIV à Reims répond la formation du gouvernement Blum du 4 juin 1936, et comme un caprice de l’Histoire, le décret de Prairial du 10 juin 1794, marquant le début de la grande Terreur, semble donner la clé des raisons pour lesquelles le Front Populaire ne sut s’imposer comme tournant révolutionnaire radical.
Juin des années sombres illuminé par les explosions de couleurs des bombes, des projectiles et des obus du débarquement allié du six, où 177 fusiliers marins du commando Kieffer se sont illustrés, combattant, aux coude-à-coude avec les anglo-américains, dans des sanglants Corps à corps contre les troupes allemandes d’occupation. Juste et suite logique d’un grand moment, le 18 juin 1940, l’appel de Londres du général de Gaulle.
Pourtant dans cette dernière séquence mémorielle bien française, passent souvent à la trappe, au moins deux jours de juin : le 14, entrée des allemands à Paris et le 17 juin 1940, demande de l’armistice par le maréchal Pétain.
Remarquons qu’on abuse, par trop, du terme « historique », concernant bien de ces évènements.
Le 18 juin historique ? Certes, surtout pour raconter une histoire conforme, comme il se doit, à l’honorabilité et l’héroïsme du camp des vainqueurs.
Mais pour bien mesurer, non pas le caractère historique, mais les causes et les conséquences des faits, essayons d’imaginer un échange des discours. C’est la grande permutation, Pétain appelle à la résistance. Nous sentons immédiatement l’impossibilité et le ridicule de la situation parce que le 17 juin la capitale est réduite, les soldats en déroute, les généraux en fuite. Il eût été grandiose d’ appeler chaque homme et chaque femme à se faire tuer sur place, plutôt que de reculer, à édifier partout des barricades, à brûler les villes et les villages pour ne pas ravitailler l’ennemi et faire de chacun un partisan saboteur.
Mais qui dans l’Histoire demanda un tel sacrifice ? Pas même Napoléon mais Adolf Hitler, nous le constatons.
Le 17 juin fut ce lâche soulagement d’un peuple de Quarante millions de pétainistes . Pétain, comme tous les « grands hommes » ne fut rien. Ni de Gaulle qui ne manqua pas de souligner qu’à Londres à cette époque, lui le maurrassien hautain était entouré « de juifs, de Canaques, de pauvres types, les marins de l’île de Sein et de francs-maçons ».
C’était approprié à la période et à la loi de l’Histoire universelle : une minorité qui résiste et une majorité qui veut survivre, quitte à vivoter, au mieux en se retirant dans un exil intérieur, au pire en collaborant. Et qui serions-nous pour les en blâmer ?
En Pologne aussi, une majorité de juifs, respectueux des « lois », obéissait aux ordres des SS et s’opposait à une minorité de « terroristes » sionistes. Il en sera ainsi jusque dans l’insurrection du ghetto de Varsovie. Sur 71 000 personnes restantes après les déportations massives ( au départ plus de 450 000 juifs ), selon Marek Edelman, seul commandant rescapé, il n’y eut que 220 combattants filles et garçons fors l’honneur : « My nie chcemy ratować życia. Żaden z nas żywy z tego nie wyjdzie. My chcemy ratować ludzką godność » (« Nous ne voulons pas sauver notre vie. Personne ne sortira vivant d’ici. Nous voulons sauver la dignité humaine »).
Minorité contre majorité. Concept abstrait contre instinct de survie. Fors l’honneur ! Dans le Pacifique, le 17 juin 1944 les américains s’emparent de l’île de Saïpan. Bloqués par la mer et refusant le déshonneur d’une occupation 8000 civils se jettent du haut des falaises. Tout le monde n’est pas japonais …
On trouva en France, pour réconcilier le peuple du désastre, ce merveilleux fabliau de l’épée et du bouclier : de Gaulle et Pétain. Cela évita de conter une réalité moins épique.
Le pauvre général, bien conscient des choses humaines, eut par la suite des jugements pour le moins cruels sur le peuple français. Il alla même jusqu’à tolérer la stupéfiante campagne traitant les chefs de l’OAS de nazis pour camoufler le fait que si nous étions passés du Piou Piou au Poilu en 1916, fin 1962, la plupart des appelés étaient devenus des bidasses.
Nazis les chefs de l’OAS ? Bidault, président du CNR après la mort de Jean Moulin ? Chateau-Jobert, commandant de SAS parachutistes des FFL ? Degueldre résistant communiste FTP à 17 ans ? Godard , commandant du groupe de bataillons du plateau des Glières ? Jouhaud, chef d’Etat-Major des FFI pour la région de Bordeaux ? Soustelle patron du BCRA de la France libre ?
On voit jusqu’où peut mener cette simple évidence : Quitter le troupeau c’est devenir minoritaire et le minoritaire est toujours un paria, ce n’est en rien une question idéologique mais un trait de caractère.
Aujourd’hui encore des histrions décernent des labels de « gaullisme ». Le général botté de quarante , mille fois oui, mais le retraité de 1958, venant au secours du système pour finir par déclarer en 1969 : « La France est une grande chose mais les français ? La France , en vérité, est un espace surnaturel. Elle est très grande ou très petite, c’est selon, mais parler des français c’est toujours, plus ou moins un abus de langage … ».
Sage vérité qui nous renvoie à cette confidence faite à François Mauriac en mai 1968 : « La machine à laver,la télévision, la deux-chevaux sont devenues les signes visibles d’un paradis qui se manifeste durant les trois semaines des congés payés. Non certes, les français ne sont pas devenus un peuple sans Histoire, mais un peuple sans histoires et qui n’a d’autres soucis en tête que de n’en plus avoir jamais. »
A-t-il fallu tout ce temps à l’homme du 18 juin pour prendre conscience de la précarité de ces rêves de France , de cette « certaine idée » ?
On peut, au contraire, croire que la désillusion sur les français accompagna chez lui une conscience claire et désespérée de la condition humaine.
On peut se demander alors pourquoi, progressivement, son choix se porta du côté si conformiste de la majorité.
L’OAS ou les contestataires de mai 68, en apparence si irréversiblement dissemblables, exprimaient, cependant, l’irruption de la révolte contre le sens de l’Histoire, présenté comme inéluctable. Un sursaut de vie iconoclaste dans l’ordre parfaitement agencé de la fourmilière.
On apprend, aujourd’hui, que régulièrement la gendarmerie déloge, sans ménagement, les « indignés » de la Bastille. Nos néo-gaullistes au pouvoir devraient méditer cette adresse de Maurice Clavel, le libérateur de Chartres à la tête des FFI, au général le 10 juillet 1968 : « Mon général, chacun a voulu « être » à l’heure même où notre société de voitures et de réfrigérateurs, que vous flétrissez tant, allait finir de l’annihiler. Et si je vous disais que ce mal salutaire fut si violent et minoritaire parce que ces révolutionnaires « ressucitants » s’accordent avec la nature spirituelle de notre patrie, ne concevriez-vous pas quelque regret ou remords de votre médication par voie de police ou de passé ? »
En 2011, il apparaît, comme le note Bernard Conte « que ce sont les élites au pouvoir qui ont bâti l’asservissement par la dette. La sortie de l’esclavage et de sa logique de tiers-mondisation impliquera forcément le changement des élites qui ne se fera certainement pas sans violence. »
Alors lorsque nous voyons une certaine jeunesse rejeter l’immonde maxime capitaliste « tout est à vendre, ce n’est qu’une question de prix » et préférer la phrase de Nietzsche : « tout ce qui a un prix n’a que peu de valeur. »; ne devons-nous pas nous demander : « ne sont-ils pas des gaullistes minoritaires de 1940 ? »
Je refuse le Bon Pasteur, déguisé en mondialiste, parce que je ne suis pas un mouton. Tel pourrait être leur crédo et notre crédo, à nous tous, résistants modernes condamnés aux catacombes. « Malin » signifie « apte à faire le mal », mais a pris le sens « d’intelligent ». « Benêt » signifie « bienfaisant » mais a pris le sens « d’idiot ». Le divorce entre nos valeurs théoriques et nos valeurs réelles est évident.
La Libération est encore à l’ordre du jour. Il serait inconfortable de se compter, nous serons toujours trop peu car comme disait Céline :« Rien n’est gratuit en ce bas monde.. Tout s’expie, le bien comme le mal, se paient tôt ou tard. Le bien c’est beaucoup plus cher … forcément ».
Les risques existent, ils sont considérables mais hormis les coups, il y a un monde à gagner.
« Quoi qu’il arrive, la force intérieure de la résistance des Français ne doit pas faiblir »
Jean-Marc DESANTI




Marie-Neige Sardin : Une femme française debout !

Marie en procès ! L’impensable ! L’inconcevable !
Lorsque mes lointains ancêtres, de parfaits métèques, fuyant les pogroms, l’injustice et la misère arrivèrent sur le sol de France, ils furent subjugués par la beauté des lieux mais surtout à jamais bouleversés par la devise au fronton des mairies : Liberté, Égalité, Fraternité.
Alors ils ne choisirent pas « l’intégration » mais « l’assimilation » pour cette patrie si tendre et si exceptionnellement accueillante.
Ils aimèrent tant ce pays que beaucoup d’entre eux choisirent le métier des armes et que tous servirent le drapeau tricolore dans toutes les guerres menées ou subies par la France. Depuis il est de tradition chez nous de marcher, sac au dos, le fusil à la bretelle, sur la terre de notre pays et d’apprendre à vagabonder les nuits froides de janvier. Là, où sur les champs désertés, sur les branches mutilées qui jalonnent les chemins, il y a encore de la neige … Marie.
Marie Neige Sardin , Libraire dans le « neuf trois » a été insultée, agressée, cambriolée, violée par des barbares incapables de la moindre sensibilité, au risque de ne jamais trouver chez eux une parcelle d’humanité.
Alors, comme disait Brel à qui on reprochait d’avoir écrit des textes durs, mais plein de vérité comme les singes ou les flamandes : « Quand on a mal , on gueule ! ».
Son corps et son âme en lambeaux, Marie a eu mal, très mal. La « Justice » l’accuse de cette souffrance, de dire, avec des mots, sur son blog http://le-bourget.over-blog.com/ ce qu’elle ne peut exprimer par la parole tellement la douleur est vive et la rend vulnérable.
Malgré tout cette femme menacée, parce que française et laïque refuse de céder. Elle croit en la littérature, en l’art et la culture, ces outils pour combattre l’ignorance. Elle reste dans son quartier, dans sa petite boutique, cette utopie, cette incertitude de rêves montés mais chaque jour brisés. Elle dérange par la transmission de toutes les cultures dans un univers hostile et sur un territoire où la France n’est plus la France.
Elle ne vit pas en zone libre comme les magistrats des beaux quartiers qui la persécutent. Elle vit en zone occupée.
En refusant de mettre au pas et de repousser hors des frontières les coupables qui piétinent les lois de notre république et les lois séculaires de la bienséance et de la civilité , la justice « française » se conduit comme une instance de bon plaisir et non comme une institution garante de l’article 2 de la DDH : « Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression » .
Après Jeanne d’Arc mais aussi les parachutistes Jeanne Bohec, Marie-Laure Cloarec, Eugénie Djendi, Suzanne Mertzizen du BCRA de la France Libre ou Raymonde Tillon des FTP, c’est encore une femme qui nous montre, à nous français et européens, comment et jusqu’où on doit lutter pour défendre chaque parcelle de nos patries.
Aujourd’hui, Marie Neige Sardin devient étrangère dans son propre pays. C’est un bien grand honneur que d’être traitée ainsi par des « juges ».
Elle peut, et nous avec elle, légitimement rétorquer comme Marcel Langer le 23 juillet 1943 au réquisitoire impitoyable de l’avocat général Lespinasse : « Je suis français d’abord, c’est vous l’étranger ! ».
Un poète, victime d’un procès inique, dénoncé aujourd’hui, avec un courage par l’avocat général Philippe Bilger dans un grand livre écrivit quelques jours avant son exécution son célèbre « Jugement des juges » .
Il y disait notamment : « Oui, tous, les soldats, les bandits, on leur fera bonne mesure, Ne craignez pas, hommes de bien, ils seront jugés eux aussi.
Mais c’est à eux, pour commencer, qu’il convient de parler ici,
Car la parole est tout d’abord à ceux qui courent l’aventure,
Et non à ceux qui pour juger se sont satisfaits d’être assis,
De poser sur leur calme front leur toque noire ou leur képi,
Et de payer d’un peu de sang leur carrière et leur nourriture. »
Dans les dernières guerres, on avait l’habitude de dire : « Les planqués sont à l’arrière et les hommes au front. ».
Considérant les aventures extérieures menées par notre état à la sauce mondialiste et la situation de populations terrorisées sur le territoire national, nous pouvons affirmer que les généraux planqués sont au front et qu’il faut rapatrier les soldats à l’arrière, au pays, là où se mène la lutte pour notre indépendance, notre souveraineté et notre identité.
C’est en yiddish, langue que parlaient les résistants du ghetto de Varsovie, symbole de lutte pour tous les ghettos de ce monde que nous devons dire à Marie : « Ich han dich lib ».
Marie est un « mensch » et chaque survivant des « Lohamei Haghetaot » savent à quel point ce compliment est rare à partager de la bouche d’un combattant.
Jean-Marc DESANTI




Indignados : ce n'est pas avec des fleurs qu'on en finira avec le FMI, l'OMC et l'UE !

Ni de droite, ni de gauche : « Democracia real ya »
« Peuple, toi que l’on craint, que l’on flatte et que l’on méprise; toi souverain reconnu, qu’on traite toujours en esclave, souviens-toi que partout où la justice ne règne pas, c’est que le peuple a changé de chaînes et non de destinées ! »
Robespierre dernier discours 8 Thermidor AN II
Surtout en parler le moins possible.
Tel semble être le mot d’ordre de la classe politico-médiatique concernant le mouvement des Indignés.
Après la Grèce, où de très violentes manifestations rythment, désormais, la cavalcade du gouvernement vers l’abime, le Portugal, c’est au tour de l’Espagne de voir pousser des campements sauvages de citoyens. Le mois de Mai est ensoleillé, il fait chaud et les « indignados » sont plutôt jeunes. Cela rassure les experts des polices européennes qui expliquent que pour l’instant nous naviguons entre Woodstock et Mai 68. Pas de quoi, en effet, affoler les parvenus qui scrutent avec délice la venue de l’enfant Sarkozy. Notre monarchie se porte à merveille, un héritier nous est promis. Carlitta l’italienne s’apprête à mettre au monde un nouveau roi de Rome au royaume de Napoléon le petit, dirait Hugo, dans l’enfer de Néron disent les Jovenes sin futuro », les jeunes sans avenir. Tout va bien. On croit en l’essoufflement du petit peuple.
Sauf que.
Sauf que, la police, à la Puerta del Sol, a très violemment dispersé les 15000 puis 25000 personnes qui selon El Païs déployaient leurs slogans « Somos ciudadanos y tenemos derecho indignamos », « indignamos y organisados ! ».
Sauf qu’on veut étouffer la parole qui se libère : « Nous sommes la jeunesse de l’Europe de demain ? Oui avec 35% de chômeurs et la précarité comme horizon ».
Mais voilà qu’à Athènes 15000 grecs se retrouvent devant le siège du parlement aux cris de « Espagne, nous sommes réveillés! Quelle heure est-il ? L’heure qu’ils s’en aillent ! » , « Voleurs ! Dehors la junte du FMI ! »
A Paris, Toulouse, Bordeaux, Marseille, Grenoble des comités de liaison s’organisent. Venus de Tunisie et d’Espagne des jeunes gens font remonter la révolte du printemps des peuples vers le Nord. Ils expliquent que la lutte continue au Maghreb, que rien n’a changé, que les manipulateurs des agences mondialistes répriment dans le silence des médias, en toute impunité cette fois-ci.
Alors on déploie des banderoles jusqu’à Rennes où 300 personnes hurlent devant la mairie: « Ils prennent l’argent ? Prenons la rue ! »
Alors le pouvoir use de jeux de masques. Le faux bipartisme des « socialistes » et des « libéraux » cache le vrai pouvoir des banques et du marché, véritables dictateurs de lois iniques de paupérisation : Germinal de Zola triomphe encore au vingt et unième siècle.
On comprend l’élan romantique de ces « Misérables » pour faire tomber l’Ancien Régime. Donc s’attaquer aux grands bourgeois du G8 de Deauville puis prise d’assaut de Bruxelles, de la city de Londres, de Wall Street et enfin de Washington ?
Brider de court les fous, qui se prétendant les successeurs légitimes des grands hommes, veulent entraîner la civilisation dans l’abîme de la ruine et de la barbarie ?
N’est-il pas là le piège ? Montrer l’ampleur d’une tache impossible ? Expliquer que frapper à la tête est insurmontable parce que tout est hors de portée ? Winston Churchill répondrait : « Agissez comme s’il était impossible d’échouer ! ». Car la vraie question est celle-ci : « Que veut-on ? ».
Les traditions ont largement évolué compte tenu d’une déconsidération pour les valeurs culturelles locales. La culture est de moins en moins transmise aux nouvelles générations, préférant les biens de consommation modernes. Nous sommes pourtant, encore et toujours, dans une logique de développement « matérialiste », et de préférence hédoniste, sans changer le modèle économique actuel qui passe par une croissance économique (que d’aucuns considèrent comme infinie) liée à une consommation de biens de plus en plus forte. Nous ne pourrons cependant plus ignorer très longtemps la notion de décroissance soutenable, de dématérialisation ou, plus simplement, de moindre consommation.
Fait-on une grande révolution pour plus ou moins d’écrans plats, pour plus ou moins de « portables », pour plus ou moins de bruits, pour plus ou moins de silence ? Savons-nous qu’il faut 0,9 kWh pour produire une canette en aluminium, soit l’énergie nécessaire pour faire fonctionner une lampe économique de 15W pendant 60 heures ? Que les émissions de gaz à effet de serre dues à la production d’un kg de bœuf équivalent à celles d’un parcours de 70 km en voiture ? Que fabriquer une voiture d’une tonne produit 5500 kg de CO2 ?
Voulons-nous vraiment être libre, manger à notre faim et investir notre énergie dans l’éducation qui ne rapporte rien ? L’agriculture française et européenne peut alors réaliser ce programme. Mais convenons alors que nous ne serons pas bien « riches » et que notre République deviendra une sorte de socialisme autogestionnaire où l’industrie du luxe n’aura pas sa place.
Nous serons une nation de paysans-soldats, isolée, en but au risque « d’interventions étrangères », aux sabotages, aux déstabilisations, aux contre-révolutions financées par des agents à la solde des ploutocrates.
Le veut-on ? En ont-ils pleinement conscience les braves indignados ?
Sommes-nous prêts à faire le coup de feu derrière les barricades dans un premier temps puis à organiser des milices populaires dans les villes, les campagnes et les montagnes ?
Sommes-nous prêts à déployer notre armée en maquis opérationnels sur tout le territoire ?
Sommes-nous prêts à construire des abris et des tunnels pour, si besoin est, nous enterrer et ainsi permettre une défense farouche contre les mondialistes ?
Notre jeunesse est-elle prête à cheminer, en armes, sur les routes et les sentiers, nuit et jour, par tous les temps et en toutes saisons ?
Sommes-nous prêts au scoutisme d’état ? Tout un peuple, jeunes et vieux qui campe sur sa terre, par rotation.
Sommes-nous prêts à accueillir les révolutionnaires du monde entier dans des camps de formation et de devenir les maudits résistants à l’ordre mondial ?
Sommes-nous prêts à être plus Suisse que les suisses et plus viets que les vietnamiens ?
Si la réponse est oui, alors c’est possible car personne ne veut mourir pour Georges Tron ou Nicolas Sarkozy. Il ne faudra alors pas plus de trois semaines pour que les marionnettes nous rejouent la fuite à Varennes …
Mais si c’est non, il est à craindre que les cyniques comme Poutine, qui soutiennent Christine Lagarde et abandonnent la Libye aux prédateurs, puissent contempler avec un méchant rictus de jeunes leaders singer Cohn-Bendit en attendant de vieillir en Bernard Tapie.
Un peuple prêt à supporter toutes les humiliations et à perdre tous ses droits pourvu qu’il n’est pas à prendre les armes et à risquer sa vie, se trouve à son dernier soupir.
Une authentique révolution ne laisse pas en héritage une nostalgique mode vestimentaire ou des posters « made in USA » pour des bipèdes en mal d’acné. Elle laisse des têtes comme Maximilien Robespierre. Pour l’instant on loue le pacifisme et l’esprit de responsabilité des indignados de tous les pays. On voit le résultat des « révolutions arabes ». Les mercenaires de l’empire encore plus puissants.
Ce n’est pas avec des fleurs que l’on va se payer l’OTAN, le FMI, l’UE, l’OMC et la NSA.
Oh que non ! Car il s’agit bien de ça !
No pasaran !
La libertad o la muerte ! La libertad y la muerte !
Jean-Marc DESANTI




Les patriotes européens nos frères d’armes !

Il faut que ça cesse ! A défaut d’être l’invitée des élites politico-médiatiques autoproclamées, Marine Le Pen est décrétée d’accusation publique et pire encore, elle est présumée coupable. Bien des magistrats parlent avec plus de considération à des prévenus présumés « innocents » violeurs assassins. Pour faire assaut de testostérone, c’est à celui ( ou celle ) qui la traitera, le plus, avec mépris, vulgarité et agressivité. On se doit de l’humilier tout en claironnant qu’au fond, elle est la fille de son père ( dixit Duhamel ) et que donc « mauvais sang » ne saurait mentir !

En dehors du fait que cet argument est d’une sottise incommensurable, cette bouillie vomitoire qui sert de pensée s’apparente surtout « aux heures les plus sombres de notre histoire ». On navigue en eaux contaminées en compagnie d’Alexis Carrel et de Walther Darré. Quoi donc ? Vous êtes une Le Pen ? Soyez maudite comme Lévy, Cohen ou Malka jusqu’à la fin des temps. De vous entendre, il ne peut être question, d’une simple écoute nous ne vous gratifierons pas.

Laissons plutôt s’exprimer les nouveaux antisémites de gauche ou de la gauche extrême qui condamnent « la politique criminelle d’Israël » et manifestent aux côtés des islamistes. C’est la Démocratie ça, mes camarades ! Avez-vous enfin compris ?

Alors, osons aller au fond des choses !

Jean-Marie Le Pen aurait commis de si grands crimes que sa fille jamais ne pourrait s’en purifier ?

Le lieutenant Le Pen, officier au 1°REP, est tellement anti-israélien que lui, le 6 novembre 1956, il risque sa peau, aux côtés de Tsahal, lorsque son régiment débarque à Port Saïd et Port-Fouad dans le cadre de la crise du Canal de Suez.

A cette époque, il était un exemple pour les « affreux » sionistes. Et puis, il serait devenu brusquement antisémite ? Vraiment ?

Il « faut tout dire ou se taire !». Alors disons !

A partir du moment où Le Pen Jean-Marie, avant tout le monde, alerta les européens du danger des flux migratoires, volontairement incontrôlés ( pour créer rapidement un prolétariat facilement malléable par le Patronat ), provoquant la baisse du coût de la main d’œuvre ; les médias à la botte, les « nouveaux philosophes » , les mondialistes dont une bonne partie de juifs égarés,suicidaires, naïfs et psychotiques ont sorti l’arme fatale : l’ultima Reductio ad Hitlerum.

C’est rapide,efficace,définitif ( On a fait aussi le coup à nos frères serbes patriotes, défendant leur terre ancestrale contre l’invasion islamiste). On le vit aujourd’hui avec Eretz Yisrael !

Alors « le Vieux » en bon breton, marchant plus au calva qu’à la marie-jeanne a piqué une colère sans limite. Il est monté au baston ne pouvant ravaler son égo.

Le cinéaste Claude Chabrol dit un jour, scandalisant, les mous du bide: « antisémite Jean-Matrie ? C’est un fout-la-merde magnifique, voilà un homme sincère! Il ne ment pas! c’est un type très costaud, très buveur aussi. s’il devient président de la République, je serai ministre de la Culture et de l’Agriculture, car il ne faut pas séparer les deux… Quand on pense … c’est apocalyptique, mais à la fois d’une telle drôlerie ! Mais, ne nous y trompons pas… les “déçus du socialisme” n’ont que ce qu’ils méritent. »

N’oublions pas, aussi, de brûler Serge Moati : «Le Pen, c’est un type marrant sympa et cultivé ».

Je me permets, en si bonne compagnie, de relater une anecdote personnelle. En 1974 le « Menhir »vint donner une conférence de presse en province. Jeune nationaliste judéo-pied-noir, je m’y rendais, avec d’autres camarades, chargés de la protection du bonhomme ( Le Pen n’était pas encore la célébrité Le Pen ).

Nous nous attendions à voir arriver un mec en blouson d’aviateur et le cheveu ras. A notre grande surprise, débarqua devant nous, un grand échalas hilare,en costume Mao brique avec des bottes à la Rastapopoulos, les cheveux bouclés encadrés de rouflaquettes à la rastaquouère …

Il nous dit « Ne restez pas devant la porte , venez bouffer avec nous, si les cocos nous cherchent, ils nous trouveront ensemble au coude à coude »

La conversation s’engagea, je découvris un type marrant sympa et cultivé et grand admirateur d’Israël.

Depuis lors, des coreligionnaires névrosés, parlant abusivement au nom de la communauté, lui ont porté des coups. Il a répondu … pas intelligemment. Une provocation en entraîne une autre. Mais alors que dire de l’interview d’Ariel Sharon par Amos Oz ?: « « You can call me anything you like. Call me a monster or a murderer. Just note that I don’t hate Arabs. On the contrary. Personally, I am much more at ease with them, and especially with the Bedouin, than with Jews. Those Arabs we haven’t yet spoilt are proud people, they are irrational, cruel and generous. It’s the Yids that are all twisted. In order to straighten them out you have to first bend them sharply the other way. That, in brief, is my whole ideology ».

…. Ou des propos de Rav Dynovisz : “Blancs, défendez vous !”

Et puis nous nous devons de rappeler que sont reçus en Israël Filip Dewinter (chef de file du parti flamand «Vlaams belang») ainsi que deux parlementaires du FPÖ autrichien. Ils y côtoient des élus « populistes » suédois et danois ainsi que René Stadtkewitz, le leader de la nouvelle formation allemande Freiheit Partei. Marine, comparée à ces sbires c’est Blanche-Neige contre Dark Vador !

Alors attention, pas de contradictions mortelles entre patriotes israéliens et européens ! Il ne peut être question de cautionner une dialectique du genre : là- bas, « on » s’arme et on s’allie avec des nationalistes européens mais en Europe « on » les désarme. Nous sommes les génies de la politique, du « diviser pour mieux régner ».

Non et non, camarades, amis, sœurs et frères ! Ou nous sommes avec les « collabos » et nous percevons déjà notre fin programmée ou nous sommes avec la Résistance européenne. Pas de double jeu !

Nous ne leur demandons rien d’autres, que d’être, avec nous, de bons soldats et d’être à leurs côtés de fraternels et fiables combattants. Il ne manquerait plus d’exiger d’eux une circoncision « cachère » …Non ?

Quant à « nos juifs » traitres, à nous de nous en occuper, sans les ménager, au prétexte qu’ils seraient … juifs.

Jean-Marc DESANTI