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Zemmour diabolisé par les diaboliques

Au moins deux questions semblent se poser après le dernier discours d’Éric Zemmour : pourquoi les médias et la classe politique mondialiste réagissent-elles avec autant de rage et pourquoi Éric semble vouloir désormais brûler tous ses navires de secours, se jetant ainsi, sans grand espoir, dans la gueule du loup ?

Pierre Cassen a déjà avancé une série de réponses pertinentes. Il me semble que la réalité désormais se rapproche du cauchemar le plus ahurissant.

Éric, loin de souhaiter le massacre généralisé, s’évertue depuis des années à tenter d’avertir la population française et plus largement la civilisation occidentale des dangers mortels qui provoqueront leurs extinctions barbares et définitives. Ceux qui ont suivi avec objectivité son travail depuis plusieurs années savent que la référence la plus pertinente, bien qu’apparemment surprenante, est celle des Contes de Perrault.

Perrault développe une morale passablement pessimiste qui soumet brutalement le lecteur au principe de réalité. Ce sont des « contes d’avertissement », genre bien connu au XVIIe siècle. On vous prévient de ce qui peut arriver. Et si vous n’en tenez pas compte, vous serez engloutis tout crus comme le Petit Chaperon rouge…

Alors vous vous dites que les tenants des pouvoirs sont trop sots, aveuglés, prétentieux pour constater et comprendre cette évidence. Mais la réalité est bien plus effroyable. En effet si nous suivions les recommandations d’Éric, nous pourrions étouffer le serpent dans l’œuf. Nous pourrions assurer la paix et la prospérité à notre nation. Nous serions capables de conjurer les périls. Bref après la remise en ordre de l’État et de ses priorités, après la victoire contre les ennemis de la patrie, nous entrerions dans une ère de paix.

Mais voilà, c’est l’exact contraire que désire le Léviathan.

À l’heure où j’écris ces lignes, nous semblons arriver au bout d’un cycle ou plus exactement les superstructures étatiques ont mené la planète dans une impasse toute particulière voulue :  la guerre comme solution aux contradictions insurmontables de la « mondialisation ».

Nous sommes donc obligés de bien concevoir que le rapport dit « de la Montagne de fer » (Report from the Iron Mountain on the possibility and the desirability of peace) paru en 1967 est bien l’ossature de notre modernité.

La permanence du terrorisme présenté comme un invariant sociologique, les migrations incontrôlées volontairement, les répressions policières d’une violence inouïe, les médias transformés partout en outils de propagande et de contrôle « des masses » ne nous laissent aucun espoir sur l’issue souhaitée.

Rappelons les objections du rapport sur un désarmement partiel ou total des États et de leur fonctionnement :

« Aucun programme de conversion économique vers le désarmement proposé ne prend suffisamment en compte l’ampleur unique des ajustements nécessaires qu’il entraînerait.

Les propositions visant à transformer la production d’armes en un système avantageux de travaux publics sont davantage le produit d’un vœu pieux que d’une compréhension réaliste des limites de notre système économique existant.

Les mesures fiscales et monétaires ne permettent pas de contrôler le processus de transition vers une économie sans armes.

Une attention insuffisante a été accordée à l’acceptabilité politique des objectifs des modèles de conversion proposés, ainsi que des moyens politiques à utiliser pour effectuer une transition.

Dans aucun des plans de conversion proposés, aucune considération sérieuse n’a été donnée à la fonction non militaire fondamentale de la guerre et des armements dans la société moderne, et aucune tentative explicite n’a été faite pour trouver un substitut viable à celle-ci. ».

Ainsi, l’apparition de personnels politiques, « météores interchangeables », imposés par un conglomérat de banques n’a pour objet que de provoquer un chaos si profond que seule une Troisième Guerre mondiale apparaîtra comme la solution idoine.

La persécution de Zemmour et de tous les patriotes en est la conséquence inéluctable. Ceux qui avertissent sur l’imminence de l’abîme peuvent provoquer un sursaut qui empêchera le chaos planifié de se produire. C’est une action concertée au niveau planétaire. Nous voyons comment aux États-Unis se met en place un processus de destruction de Trump. Celui-ci ne s’y trompe pas.

Il a déclaré lundi : « le démocrate Adam Schiff, qui supervise l’enquête d’impeachment au Congrès, doit être arrêté pour trahison, tout ceci est un travail d’espion, c’est un véritable coup d’État » Il a ajouté que les États-Unis allaient sombrer dans la guerre civile, s’il était destitué… Nous voyons donc l’ampleur des enjeux. Trump avec sa méthode faite d’imprécations, de décisions « viriles » et de négociations courageuses et magistrales est un pacifiste convaincu que l’on nous présente comme un ogre. C’est le Zemmour américain.

Alors Éric qui sait tout cela se jette avec l’énergie du désespoir dans ce combat titanesque. Il connaît les risques. Il sait que la guerre est déjà mondiale et que les mondialistes pédophiles et partouzeurs se traînent avec gourmandise dans les lupanars saoudiens.

À ce stade de conscience, il sait aussi que toute réflexion originale semble désormais de plus en plus difficile. Alerter les populations, engager une démarche philosophique planétaire sont des actions constamment brouillées par la cacophonie orchestrée des « experts » et des journalistes gamellards et girouettes.

Seul, au fond de lui-même, Éric pense-t-il, peut -être, que comme dans l’admirable film « Fahrenheit 451 », nos îles d’espérance seront les livres interdits que nous nous échangerons sous le manteau et que nous apprendrons par cœur avant le grand autodafé ?

Croit-il qu’il nous reste encore une petite marge de liberté ou que, forteresse isolée, entourée de troupes hostiles comme Massada, nous, patriotes français irons-nous jusqu’à préférer le suicide à la reddition ?

Cher Éric, comme tu aimes à le dire, la France en a vu d’autres.

« Chenit Matzada lo tipol. »

« Massada ne tombera pas une nouvelle fois. »

Jean-Marc DESANTI




Livre de Thérèse Zrihen-Dvir : quand on a mal, on gueule…

Thérèse Zrihen-Dvir, en consacrant une étude sur le livre de Shlomo Sand, « Comment le peuple juif fut inventé », illustre parfaitement la colère qui parfois s’empare de nous, lorsque nous vivons une grande douleur, comme le criait le grand Jacques. À lire attentivement l’ouvrage critique de Thérèse Zrihen-Dvir, on ne peut être que frappé par la similitude des attitudes. Brel s’attaquait au Diable (ça va), aux Flamandes, aux bourgeois ou à lui-mêmeb Grand Jacques (c’est trop facile) pour aller loin dans la sincérité dépouillée de toutes concessions.

Thérèse prend Shlomo comme on choisit un partenaire de haute volée pour un débat complexe qui engage, au-delà du sujet, les deux contradicteurs dans un voyage au plus profond d’eux-mêmes. De quoi nous parle ce livre ? Bien sûr on pourrait y voir une polémique, seulement une polémique et un échange « musclé » à grands coups d’arguments et de certitudes. Certains y trouveront des références, des idées, des convictions religieuses, un répertoire savant pour répondre à une thèse autant dérangeante qu’audacieuse. Avec une certaine évidence il pourrait être question de judaïsme n’est-ce pas ? Peuple juif, terre sainte, Torah, puissance des mythes et des ancêtres, pérennité du peuple juif… Et pourtant ? À la fin de la lecture, moi qui reste insensible à la révélation, si peu enclin à m’embarrasser d’une foi quelconque, je garde le souvenir d’un moment intense. La clé me paraît être, sans vouloir imposer la moindre grille de compréhension, une réflexion littéraire essentielle sur une interprétation humaniste du sionisme.

Thérèse Zrihen-Dvir part, d’un bel élan, des textes, des sentiments et même des passions parfois liées au religieux pour glisser lentement vers un message universel de paix et de fraternité. À la lire avec beaucoup d’attention on décèle, très vite, que son reproche majeur fait à Sand est l’impression, selon moi, de la désacralisation du message fondamental porté par les Tables de la loi. Oui, je sais, on me dira qu’il y a des messages proprement juifs, des préoccupations que d’aucuns nommeront tribales et, peut-être, un certain réductionnisme dans sa position philosophique « anti Sand ». C’est là une subjectivité assumée fondée sur la conviction que « détruire le peuple juif » c’est aussi lourd de dangers pour la destruction d’autres peuples. Pour Thérèse Zrihen-Dvir, nier l’existence d’une communauté c’est adopter l’héritage nazi d’une dislocation de l’être alors que toute activité intellectuelle doit, au contraire, œuvrer à l’intégration de chacun dans l’humanité commune.

Ce serait une erreur de considérer ce livre comme une conception banale judéo-centrée. En passant par le prisme religieux qui détermine, à l’évidence, sa culture et le substrat de sa pensée, Thérèse Zrihen-Dvir nous amène, en réalité, à nous interroger sur l’abandon progressif d’une véritable éthique de la foi qui provoqua bien des génocides en rompant « le fil qui nous reliait à la tradition » comme disait Arendt.

Il est plus simple de se réfugier dans l’athéisme, la philosophie des Lumières et la fin du sacré plutôt que d’exiger de soi un rapport avec le religieux mêlant célébration du divin et expériences personnelles (« Ce qui me ramène invariablement à feu mon grand-père»), telle pourrait être la ligne générale de l’ouvrage.
Thérèse Zrihen-Dvir se fiche de la mode moutonnière d’une rationalité totalitaire. Elle nous invite au voyage, au miraculeux, au merveilleux, à quelques magies fantasmagoriques, sûrement, pour les plus sceptiques d’entre nous.
Mais pour tous ceux qui aiment chalouper, s’éloigner des rivages rassurants où brillent les phares parfois suffisants d’une doxa universitaire, alors il faut s’embarquer sur ce rafiot.

Nous y serons en bonne compagnie comme tous les amoureux de Gide : « J’ai souvent pensé, interrompit Édouard, que seuls comptent ceux qui se lancent vers l’inconnu. On ne découvre pas de terre nouvelle sans consentir à perdre de vue, d’abord et longtemps, tout rivage. Mais nos écrivains craignent le large ; ce ne sont que des côtoyeurs …».

Jean-Marc DESANTI




La révolution ou le gouffre

« Nous n’allons pas au monde en doctrinaires pour lui apporter un principe nouveau. Nous ne lui disons pas : Voici la vérité. Tombez à genoux ! »

Karl Marx (lettre à Ruge 1843)

En politique, il est des orgueilleux cupides qui de leur vivant érigent des statues de marbre corsetées de béton. Ils sont comme ces marins égarés ayant rencontré une méchante vague porteuse. Comme le mouvement perpétuel, elle les ramène inévitablement au même endroit. Cette fixité, capable de durer indéfiniment, est la marque des doctrinaires intransigeants qui manifestent un parti pris :

« Nous ne bougeons pas donc les idées ne bougent pas, ainsi votre intérêt est toujours de se fier à notre boussole infaillible que suivent nos opinions. »

Les ombrageux intellectuels, commentateurs, journalistes médiatiques cumulards (un journaliste, c’est souvent au chômage ou c’est une pute ), grands spécialistes des « opinons » sentencieuses ( il est vrai qu’ils opinent et font opiner du bonnet ) ont décidé depuis des mois que Macron était élu. Dans le réel cela consiste à manipuler les braves « gens » qui ne feront que se soumettre à la mascarade électorale écrite d’avance.

Considérant leurs hautes qualités usurpées nous pouvons affirmer que le Front National peut cependant arriver au pouvoir. Il suffit d’écouter ces Attali, Duhamel, Bergé, Aphatie, Calvi, Elkrief, Salamé et autres BHL, qui soliloquent le contraire pour en avoir la certitude. Leurs prévisions s’avèrent régulièrement fausses, la dure réalité est plus forte que leur propagande de corrompus.

Rosa Luxembourg disait :« l’existence détermine la conscience ».

Le FN a d’abord dû se construire, puis résister aux ouragans des politiciens professionnels qui voulaient l’abattre. Il en est sorti grandi et respecté, par les français, au grand désespoir de la Bourgeoisie comme classe. Jean-Marie Le Pen a tenu bon le cap vers le pouvoir, à sa manière, avec son caractère d’homme, naturellement bigarré de défauts et de qualités, mais en bon disciple de Gramsci, sachant que « La conception du processus révolutionnaire est caractérisée par deux traits fondamentaux que Romain Rolland a résumé dans son mot d’ordre : Pessimisme de l’intelligence, optimisme de la volonté. »

Mais faut-il le redire une fois encore ? Sans son énergie stupéfiante et sa sûreté de jugement, le Front ne serait resté qu’un groupuscule de nostalgiques avinés ( Gustave Le Bon écrivit: « L’intelligence montre toutes les possibilités pouvant se produire. Le jugement discerne parmi ces possibilités celles qui ont le plus de chance de se réaliser. » )

Il est stupide d’affirmer que Jean-Marie Le Pen « ne voulait pas le pouvoir ». En bon matelot, il méditait les paroles de Mitterrand, « il y a ceux qui veulent le pouvoir et ceux qui se contentent d’en humer l’écume » . Il faut, avec un bateau, un planeur ou un parachute « savoir faire avec les vents », c’est une école de la patience, une pratique du stoïcisme. Toute prise de pouvoir est un composé de patience et d’obstination. Les stratèges politiques veulent, veillent et guettent.

Marine Le Pen en bonne élève se forgea donc un caractère de tigresse : Attendre puis bondir.

Alors la voilà attaquée, par les docteurs de la foi cathodique, comme d’habitude sur les prétendus résidus de « fascisme » ou sur son absence de qualité « d’experte » reconnue en économie pour appliquer un programme non conforme aux diktats de la « mondialisation ».

Les experts, évidemment, sont toujours les Hollande, Moscovici, Copé, Parisot, Gattaz, Pompili, Hue, Bayrou … Thierry Pech, Laurent Berger and Coo ! Les experts en faillite, les génies du chômage, les érudits de la destruction du service public, les diplômés de la délinquance, les agrégés de la désinformation. Les diplômés en arrivisme.

On veut nous refiler les vieilles occasions, les spécialistes de l’escroquerie, ceux qui sont ou ont été aux affaires et dont nous connaissons et subissons les résultats calamiteux.

On nous vend la grande révolution française de 1789 comme l’aube du renouveau européen. Mais la force des Robespierre et des Saint Just, c’était précisément de n’avoir jamais été, auparavant, aux affaires.

Ce qui semble échapper aux médiatiques causeurs des beaux quartiers, c’est que le FN est

« historiquement » le porteur de la rupture. Le FN n’est pas un parti « révolutionnaire » à priori. Il le devient par obligation sociale, économique et patriotique.

Le règne des gestionnaires s’effondre et la nature a horreur du vide.

Avez-vous oublié ? Lénine n’était qu’un petit bourgeois social-démocrate vagabond et désargenté mais il accepta, contre tous, le poids de l’inévitable révolution. Il fallait bien reprendre les commandes de la folle locomotive russe désertée.

Nous sommes dans un cas de figure comparable. Le processus révolutionnaire français désigne ses chefs. Comme disait Lénine, « Le bolchevisme est un socialisme de soldats » et non pas un pique-nique champêtre pour élus débonnaires. La révolution s’empare du Front National comme outil. C’est elle qui choisit, on ne la choisit pas. Il n’y a que Mélenchon pour avoir cru que son écharpe rouge bobo et ses discours flamboyants lui conféraient une stature d’insurgé.

On nous parle, ici et là, de l’accord, plus ou moins tacite, après les présidentielles, des « insurgés », des vrais gaullistes, des syndicats (lesquels ?) pour mener à bien l’entreprise d’un troisième tour social. On se trompe et on nous trompe, on nous a déjà fait le coup avec Sarkozy et Hollande. Le peuple de France n’a plus aucune alternative car sinon, n’en doutez pas, ce sera Macron pendant cinq ans avec « les forces de l’ordre » et les médias pour domestiquer les travailleurs.

Malgré sa diversité, sa patience policée, ses contradictions, le peuple de France s’insurge librement. Les « rouges » rejoignent en masse la vague bleu-marine. Notre peuple a le goût des parisiennes parfumées, des vins de terroir, des vacances à la campagne et des plages inondées de soleil, mais il véhicule aussi, dans son patrimoine génétique, la fièvre de Hoche, Kléber et Marceau, la foudre des foules brandissant leurs piques, le courage des Gavroche sur les barricades et le silence des résistantes sous la torture.

La Nation choisit Marine comme naguère elle reconnut Jeanne pour préserver son identité. Il ne s’agit plus, aujourd’hui, d’immigration mais de migrations. Les nouvelles grandes invasions sont en train de faire craquer toutes les faibles digues érigées en vain par tous les régents d’Europe. C’est pourquoi les patriotes se lèvent comme leurs aïeux les poilus en entendant à l’oreille murmurer :

« Debout les morts ! »

Alors macronistes réactionnaires de l’heure dernière, experts ignobles, sans identité autre que le prix des choses, quittez notre terre. Laissez-nous les champs de ruines, nous reconstruirons, entre pauvres gens à qui « tout est peine et misère ».

Emportez la patrie à la semelle de vos escarpins de luxe. Partez vite, car la France éternelle, malgré vos trahisons et vos spoliations, est de retour.

Mais pour Le Font et pour Marine, la responsabilité de la révolution est écrasante. Il ne faudra ni trahir l’émancipation sociale, ni freiner la destruction du capitalisme, ni plier devant les barbares français ou étrangers, ni sous prétexte d’une « laïcité » gangrénée d’exiger des chrétiens et des juifs de se faire discrets sur leur terre millénaire sous prétexte de « ménager » la susceptibilité de la Grande Mosquée de Paris (qui vient d’appeler à voter Macron !!).

Au final seule la refondation d’un nouveau Conseil National de la Résistance pourra définitivement unir la nation contre les parasites de son patrimoine.  L’ordre libéral bourgeois trébuche, il faut donc le pousser au son du refrain de Montesquieu : « Je n’aime que ma patrie ; je ne crains que les dieux ; je n’espère que la vertu. »

Jean-Marc DESANTI




Etats-Unis : la révolte des petits Blancs méprisés

hillarydepart
Fraternité !

God bless America, land that I love

« Dans les assemblées du gouvernement, nous devons donc nous garder de toute influence exercée par le complexe militaro-industriel. Le risque potentiel d’une désastreuse ascension d’un pouvoir illégitime existe et persistera. Nous ne devons jamais laisser le poids de cette combinaison mettre en danger nos libertés et nos processus démocratiques. Seule une communauté de citoyens prompts à la réaction et bien informés pourra imposer un véritable entrelacement de l’énorme machinerie industrielle et militaire de la défense avec nos méthodes et nos buts pacifiques, de telle sorte que sécurité et liberté puissent prospérer ensemble. » (Dwight D. Eisenhower le 17 janvier 1961- discours de fin de mandat)

Ça, c’est fait ! Voilà une première réaction populaire et même un peu populiste mais qui convient tellement bien à la situation. On pourrait aussi ajouter : « c’est chaud » ! car tout commence aujourd’hui.

Avant toute chose, nous allons déjà bien rire des « experts » qui, tous, avaient prévu Clinton gagnante évidemment (hier encore pour Sam Wang aux USA ou Philippe Berry en France : « Clinton a entre 70 % et 99 % de chances de gagner » et ce matin jusqu’à la dernière minute sur toutes les radios et télévisions) et qui comme toujours, vous allez voir, vont se contorsionner en expliquant qu’il y avait des signes montrant que, dans les derniers jours …

La réalité est que ces manipulateurs d’opinion ne sont pas là pour réussir des prévisions ou se tromper mais bien pour influencer les votes et les sentiments des humbles lecteurs, auditeurs et spectateurs. Alors amusons-nous, pour l’heure, de leur fatuité de cabotin et de leur nullité grassement rémunérée.

Trump quarante-cinquième président. Forcément chez les patriotes de toutes les nations cela va provoquer des espoirs immenses. Le système a tremblé sur sa base. L’alternance, la vraie, serait donc possible ?  Nous avons connu ça en France avec les élections de Mitterrand et de Sarkozy. Mais les faits politiques ont démontré que « le système » avait plus d’un tour dans son sac et que le Mondialisme, cette globalisation heureuse que chantent les « experts », savait se rattraper aux branches vermoulues. Alors nous verrons bien.

Il convient à cette heure de bien comprendre ce qui a pu se passer. Les mondialistes avaient leur candidate qui se devait de perpétrer les turpitudes et le brigandage du capitalisme transnational dirigé par les banques avec, transformés en leurs mercenaires, les grands corps de l’Etat : Le Pentagone, la CIA, le FBI. Or c’est à l’intérieur même de ces institutions que le schisme s’est produit. Des patriotes écœurés par la corruption et les manipulations, les guerres criminelles et les soumissions aux islamistes ont décidé, par relais interposés, comme par exemple Steve Pieczenik, de rétablir l’honneur de l’Amérique. Ils ont donc volontairement fait « fuiter » des informations révélant l’ampleur de l’escroquerie de la prétendue démocratie  américaine depuis de nombreuses années. Corruption et perversion des élites mais aussi détournement des moyens militaires et sacrifice de centaines de milliers de vie uniquement au profit de la nomenklatura mafieuse déguisée en vertueux. Bush père, Bush fils, un métis transformé en prétendu noir et après Clinton le priapique, sa femme l’hystérique Hillary. C’était prendre le risque pour la planète entière d’entrer dans une période de guerres encore plus incontrôlables qui pouvait mener à des confrontations chaudes avec la Russie ou la Chine. Les patriotes ont alors trouvé un personnage atypique mais bourré d’audace (pour bâtir un empire aux USA il ne faut pas être un enfant de chœur), un type capable d’haranguer les foules, un type assez riche pour être indépendant, un mec assez brutal pour, dans sa jeunesse à l’école militaire de Cornwal-on-Hudson, devenir un des piliers de l’équipe de football américain mais aussi assez roublard pour échapper à la guerre du Viet Nam.

C’est assez inédit dans l’Histoire cette alliance entre le petit peuple et de jeunes révoltés ayant des hautes responsabilités dans les pouvoirs régaliens. On appelle ça en général une Révolution qui répond d’ailleurs à ce que ces insurgés ont nommé « le coup d’état civil des corrompus de Washington ».

Je ne suis pas américain, je n’ai pas de sympathie particulière pour Donald mais je pense aux intérêts de ma Nation et de mon continent, l’Europe. J’attends donc de voir si nous allons assister à une alliance entre les Etats -Unis et la Russie, je guette l’heure où ce président va donner l’assaut ultime contre Daesh, je souhaite que nous trouvions enfin à nos côtés des américains qui abandonnent leur alliance funeste avec les saoudiens et nous aident à mettre au pas les sunnites qui veulent détruire notre civilisation.

D’autre part, j’espère que le même processus se produira dans la vieille Europe, c’est-à-dire que des membres des armées, des polices et des services de renseignements révèleront, à leur tour, toutes les capitulations et les soumissions au nouvel ordre mondial des gouvernants affairistes depuis des décennies.

De ce fait, tout peuple digne de ce nom, dont l’âme est éprise de morale publique, de liberté identitaire et d’indépendance nationale ne devrait porter au pouvoir que des dirigeants qui, jamais, n’ont exercé de responsabilité dans les gouvernements inféodés à un appareil économique et social briseur de patries.

Et puis les élites mondialisées de la planète nous l’ont assez répété ce sont les blancs et ajoutent-ils, avec dédain, « les petits blancs » qui ont voté Trump, voilà donc une raison supplémentaire de se réjouir du réveil des européens partout dans le monde.

Comme dit le Rav Haim Dynovisz : « Blancs, défendez-vous ! »

Jean-Marc DESANTI




Plutôt la guerre civile et son lot d’horreurs que la soumission

 PinatelhollandeaupiedJ’ai pour devise cette maxime qui peut sauver parfois : «  Ce que tu redoutes n’arrivera pas, il arrivera pire « .

Ce qui se joue aujourd’hui est un bal bien cruel où se mélangent intérêts troubles étatiques, conséquences d’un angélisme de plusieurs décennies et pression démographique du Sud vers le Nord. Le mot guerre ne me gène pas, mais il convient de le définir.

D’une part, « l’État profond » mène des guerres de rapines pour contrôler les ressources énergétiques, et d’autre part, la déstabilisation de l’Oumma provoque, en réaction, une guerre de type terroriste asymétrique (avec les moyens du bord – peu de matériel , outils désuets) mais dopée par une détermination sans faille et sans pitié à la mode islamiste (hystérisation des personnels, des comportements et des actions). Bon, ça c’est de l’analyse à trois sous, immédiatement perceptible, comme la partie visible de l’iceberg.

Venons-en maintenant à la réalité moins immédiatement tangible mais dont les manifestations ostensibles se développent, insidieusement, depuis des années. Nous payons aujourd’hui le refus de l’Europe, au moment de la décolonisation, de s’acquitter du prix de la puissance. Continuer à se battre, perdre des jeunes gens, écraser les particularismes nationaux et religieux de l’ennemi exigeaient des sacrifices que les « Blancs » pensaient inutiles. D’où le néocolonialisme.

On délègue alors la gestion économique des territoires à des dictateurs corrompus, on ne se préoccupe plus des structurations mentales et religieuses. On accepte l’invasion de travailleurs ou chômeurs étrangers pour, à la fois, écraser le syndicalisme revendicatif et annihiler la conscience identitaire. Nous ne sommes plus Européens mais « United Colors of Benetton ». Les conséquences ? On nous frappe et nous chantons l’amour et la terrasse des cafés. C’est triste à dire, mais en refusant d’assumer le despotisme des empires, nous sommes réduits à transiger sur les fondements de notre civilisation. L’Europe, c’était à la fois la miséricorde et les massacres des sarrasins.

Quelle est la situation objective ?

Des millions de musulmans, dont la grande majorité ne veulent et ne peuvent pas s’assimiler, entament la prise du pouvoir. On ne choisit pas Hanouna contre l’Oumma.

Le capitalisme, quant à lui, ne se préoccupe pas des croyances. Il fait des affaires et, nous le constatons, flatte les dirigeants dépravés et pervers du Golfe, alimentant les fondamentalistes, contre des sommes considérables qui permettent de « fluidifier » la démocratie en nourrissant les caisses des partis politiques. Nous aurions tort de penser que la préoccupation des dirigeants européens est grande concernant la mort de leurs ressortissants. C’est une gène, un petit caillou dans leurs chaussures. Pas plus. Ils ne saisissent pas cet Orient compliqué. Ce n’est pas faire une fixation que de rappeler qu’un agent israélien, chargé de la sécurité, est mortifié par la perte d’un compatriote et la vengeance est toujours immédiate et disproportionnée. C’est difficile à vivre humainement (contrairement à ce que pensent les antisionistes), mais c’est justement ressenti comme une affaire de famille. Soyons concrets. Nous avons vu, après les attentats, partout, de grandes cellules de crise, généreusement filmées, avec président, Premier ministre, ministres, généraux de pacotille, chefs de renseignement (gendarmerie, police, ambassades), patrons de forces spéciales (GIGN,  RAID… etc.). En Israël, on pleure moins, mais le chargé de renseignement exploite directement avec son staff les informations recueillies : Il prend, en quelques minutes, lui même, la décision appropriée : arrestation ou neutralisation. Pourquoi ? C’est très simple : un terroriste ne peut réussir qu’en étant soutenu par des équipes qui le protègent et lui permettent de bouger sans cesse. Donc, une fois localisé on frappe vite. Enlèvement , interrogatoire violent, exécution, rares remises à la Justice. Imaginons nos pauvres humanistes face à de telles « horreurs »… De plus, chaque cinéma, magasin, café, parking a son service de sécurité. On paye une taxe (genre un euro) pour absorber le coût du service. Bref, on fait la guerre. Évidemment que la guerre menée par Sion, qui nous a longtemps précédé dans le malheur, n’est pas Juste  »en soi. Et alors ? Tout le problème est là. Connait-on des guerres justes ? Oui… Mais c’est le vainqueur qui décide.

Chez nous, on nous transforme en eunuques humanistes. Rien à voir avec l’existence. Aucun rapport au réel. Lorsque Jelko Rajnatovitch (Arkan) massacrait avec ses « tigres » des centaines de musulmans en Bosnie et au Kosovo, il devenait un criminel de guerre et les polices européennes le pourchassaient. Résultat : fin de l’ex-Yougoslavie et avènement de l’Etat mafieux islamiste du Kosovo. Il est à craindre que de nombreux innocents, partout, y compris en Grande Bretagne et en Allemagne (c’est une question d’agenda), ne fassent encore les frais de la lâcheté et de la corruption de nos gouvernants (nous attendons déjà Ali Juppé et son alliance déclarée avec les socialistes). La seule question à se poser devient : la guerre civile – avec son cortège d’atrocités- ou la soumission ? Je me rappelle du témoignage de Daniel Rude, mon très cher ami, commandant de l’Etat Major des CRS de Bourgogne et intégrant le stage de Commissaire… Les formateurs leur dirent le premier jour: « Messieurs, vous croyiez être des digues ? Dites-vous bien que vous n’êtes que du papier buvard. C’est fini. » Ce qui nous ramène à la saillie profonde de Céline : « La grande révolution du vingtième siècle ? C’est la soubrette bretonne qui se fait enculer par le facteur nègre« .

Moi, je veux bien que nous ayons le droit d’aimer la diversité, je veux bien même reconnaître les apports de toutes les cultures et je crois aux histoires d’amour entre des humains issus de différentes ethnies. C’est d’ailleurs la seule sauce aigrelette que l’on nous sort d’un menu frelaté pour excuser  »les déséquilibrés en mal de chaleur humaine ».

Mais ces mêmes prédicateurs lettrés nous rappellent aussi sans cesse que le nazisme est le mal absolu et que les procès de Nuremberg avec leurs condamnations à mort d’officiers, de soldats, d’hommes politiques étaient largement justes et justifiés.

Alors ? C’est à nous encore une fois de redire que nos ennemis d’aujourd’hui sont bien des nazis, oui des nazis par leur antisémitisme, leur homophobie, leur négation des droits de la femme, leurs crimes de masse touchant tout autant des prisonniers, des enfants, des minorités ethniques, culturelles ou religieuses. Nous ne conseillerons jamais assez de lire l’ouvrage de Stefano Fabei le faisceau, la croix gammée et le croissant pour se rappeler que le nazisme n’est pas mort en 1945. L’Histoire ne connait que le temps long.

Certains gauchistes, licrastes, journalistes moralisateurs cocaïnomanes ou philosophes dandy, confondant le FN et la Gestapo, rêvent de Maquis, d’exécutions sommaires et de triomphe de jeunes gens aux brassards bleu, blanc, rouge. Nous leur disons ceci : vous êtes déjà en retard, prenez garde de ne pas devenir des résistants de la dernière heure et de vous contenter de jouer les bravaches avec de pauvres femmes tondues.

Vous nous fatiguez avec vos bonnets vissés sur vos têtes, avec vos look , vos styles étudiés en guise d’affirmation de virilité perdue. Votre modernisme larmoyant nous donne la nausée. Nous affirmons nous comme Péguy :  »Le modernisme est un système de complaisance. La liberté est un système de déférence. La liberté est un système de courage. La liberté est la vertu du pauvre. »

Plus que jamais, liberos vivere, aut mori !

Jean-Marc Desanti




Les assassins ne sont pas musulmans, donc pas de colère contre l'islam…

PINATELCharlie« Ne pas nommer les choses c’est ajouter aux malheurs du monde » (Camus )
Historique ! Le mot revient à la une des journaux français et étrangers et dans la bouche même des participants aux marches de Charlie. Hier, c’était le temps de la compassion, de l’unité nationale, de cette spécificité française où l’on a pu voir côte à côte un juif avec une pancarte accrochée au cou : « je suis juif et j’aime les musulmans » et un musulman lui tenant la main avec cette autre pancarte : « je suis musulman et j’aime les juifs ».
France pays unique, pays que le monde entier regarde d’un œil surpris, irrité, envieux, amoureux mais jamais indifférent.
Ceux qui ne comprennent pas cette particularité de ne pas se livrer à des ratonnades après d’épouvantables et symboliques massacres, ce qui dans bien d’autres nations apparaît comme une faiblesse, voire une lâcheté, ignorent encore les conséquences planétaires, toujours d’actualité, de la grande révolution française et de la Déclaration des Droits de l’Homme.
Il faut bien avouer que pour l’Histoire, pour les photos et les films qui font et feront le tour du monde, « ça a de la gueule ». Oui, sans doute aucun, mais nous vivons dès aujourd’hui l’après et l’après s’annonce moins angélique que l’avant.
Nous sommes déjà avec le concours des hommes politiques et des journalistes dans la grande manipulation sémantique. Le ton a été donné par le « gentil » Hassen Chalghoumi : musulmans ? Islamistes ? Non satanistes ! Et les médias se réjouissent déjà de la trouvaille. C’est vrai que dans islamiste j’entends Islam . Et puis les premières victimes de ces attentats , au cas où cela vous aurait échappé , ce sont les musulmans de France, et par delà, les musulmans du monde entier. Après les « allahouakbaristes » , « les déséquilibrés », ceux qui rentrent en prison en criant « je nique la France » et en ressortent en criant « je nique la France … au nom d’Allah »… attendons-nous à une épidémie de « satanistes ».
Souvenons-nous de ceci : lors des opérations de Tsahal, cet été, contre les satanistes du Hamas ( j’essaye de me mettre à la page) on a pu hurler dans les rues de Paris : Mort aux juifs ! Non pas mort à Tsahal ou mort aux sionistes mais bien mort aux juifs ! On stigmatisait alors toute une partie loyale de la population, on insultait toute une religion mais l’on nous expliquait que ces « débordements », certes condamnables, étaient bien compréhensibles : il fallait tenir compte du fait que des juifs, évidemment religieux, étaient au combat et que c’était une réalité.
Curieusement, une fois de plus, nos politiques et la plupart des journalistes nous disent aujourd’hui le contraire : les assassins ne sont pas musulmans donc pas de colère contre l’Islam… Le plus extraordinaire c’est que ce sont les victimes qui décident qui est ou n’est pas musulman pour « le vivre ensemble ». Alors que les tueurs comme  Kelkal, Merah, Nemmouche ou ceux du gang de Roubaix comme Christophe Caze, Lionel Dumont, Mouloud Bouguelane, Omar Zemmiri, Hocine Bendaoui, Seddik Benbahlouli, Saad Elahiar, Nuri Altinkaynak, Amar Djouina …. ou Hayat Boumediene, leurs émirs, leurs commanditaires et financiers se réclament de l’Islam, nous devons évidemment en ignorer la profession de foi.
C’est sans doute la raison pour laquelle nous avons eu droit dans la manifestation parisienne en première ligne avec Hollande et « les grands de ce monde », suivant la cohorte ravagée de douleur des parents de victimes, à la présence des bédouins en babouches.
Que vaut la vie de quelques humains face aux affaires que les états de cette planète mènent avec les Émirats, l’Arabie Saoudite ou le Qatar ? Croyez-vous que les enturbannés pensent être en contradiction en venant jouer les pleureuses à Paris après avoir participé aux filières financières du Djihad ? Ils continueront demain car demain encore les affaires seront florissantes avec « l’Occident ». Et pensez-vous un seul instant que nos gouvernements cesseront les contrats et les ventes d’armes à ces crapules ? Non car ce n’est pas l’honneur ou le courage qui gouvernent mais bien la duplicité.
Alors la sémantique frappe et nous éclaire encore même chez Benjamin Netanyahu, n’en déplaise à certains: « Israël soutient l’Europe dans la lutte contre le terrorisme et le moment est venu pour l’Europe de soutenir Israël dans l’exact et même combat ».
Nous y voilà : le terrorisme ! Chacun au gré de la nécessité de sa politique indiquera qui sont les terroristes. Il ne s’agit déjà plus de mettre en lumière la réalité mais d’avancer sa vérité pour continuer, en renforçant les mesures de contrôle sur les individus, à diriger des politiques uniquement basées sur les intérêts économiques transnationaux qui profitent toujours aux mêmes : la minorité des capitaines d’industries, les classes de techniciens aux service de leurs monopoles et leurs chiens de garde, états ou mercenaires.
Hier les patrons des islamistes étaient dans Paris, main dans la main, avec les cyniques de Bruxelles. Hier nous avons vu une masse qui défilait pour un journal titrant dans son numéro 266 : « Joyeux Noël ! Chiez dans les crèches, fusillez les militaires, étranglez les curés, écrabouillez les flics ! ».  Au moins certains de leurs vœux ont été exhaussés …
Mais c’est ça – aussi- la France.
Parfois je redeviens un nostalgique de la Russie, parfois même je trouve Poutine sympathique en relisant son fameux discours adressé à la Douma du 4 aout 2013 : « En Russie, vivez comme les Russes. N’importe quelle minorité, de n’importe où, si elle veut vivre travailler et manger en Russie doit déjà parler le Russe et doit respecter les lois Russes. Si elles préfèrent la loi de la Charia et vivre comme le font les musulmans alors nous leur conseillons de ne pas se rendre chez nous.
La Russie n’a pas besoin de minorités musulmanes. Et nous ne leur accorderons aucunes faveurs spéciales, nous ne changerons pas nos lois pour qu’elles reflètent leurs désirs, peu importe le volume de leurs cris contre la « discrimination ». Nous ne tolèrerons aucun manque de respect envers la culture Russe. Nous devons apprendre des suicides de l’Amérique, de l’Angleterre, de la Hollande et de la France, si nous voulons survivre en tant que Nation.
Les musulmans prennent le contrôle de ces pays mais ils n’obtiendront pas la Russie. Les coutumes et traditions russes ne sont pas compatibles avec le manque de culture ou les manières de vivre primitives de la loi de la Charia et des musulmans.
Quand cet honorable corps législatif suggère de créer de nouvelles lois, il faut avoir avant tout l’intérêt national russe à l’esprit, et non pas les minorités musulmanes qui ne sont pas Russes. »
C’est limpide et parfaitement logique pour tout peuple attaché à son identité. Il n’y a pas si longtemps de jeunes femmes et de jeunes hommes se battaient et mourraient pour l’identité de leur patrie et l’universalité de ses valeurs.
Dans les maquis du Vercors et des Glières mais aussi dans les rizières d’Indochine comme sur les pistes de l’Atlas algérien. Tous bretons, corses, alsaciens, sœurs et frères de toutes nos provinces, asiatiques et berbères, d’instinct, savaient qu’après leur sacrifice viendrait le temps des grandes trahisons et des grandes barbaries.
Je n’ai d’estime que pour les musulmans qui s’offrent en sacrifice pour la patrie comme ceux tombés sous les balles  des frères Kouachi, comme les harkis abandonnés aux égorgeurs en Algérie et abandonnés dans des camps en France, comme ceux du Commando Georges tous merveilleux FSNA« Français de souche nord-africaine » dont après le cessez-le-feu, les autorités refusèrent leur rapatriement en métropole ! Ils furent massacrés par des « satanistes ».
Alfred de Musset dans l’Acte V de la scène 2 de Lorenzaccio écrit : « Je ne méprise point les hommes, je les connais. Je suis très persuadé qu’il en existe très peu de très méchants, beaucoup de lâches et un grand nombre d’indifférents. » Il se trompait un peu. J’écrirais  moi : «  Je ne méprise point les hommes, je les connais. Je suis très persuadé qu’il en existe très peu de très méchants, beaucoup de lâches et un grand nombre de bernés par l’Histoire »
Je suis un « Français de souche nord-africaine » .
Jean-Marc DESANTI 




Les musulmans ne peuvent être exonérés de l’assassinat de Hervé le montagnard

herve-gourdel« Frères, vous pouvez croire dans des pierres si vous le voulez, pourvu que vous ne me les lanciez pas » (Wafa Sultan)

Hervé le montagnard est mort décapité. Ceux qui, comme moi, ont vu la répugnante vidéo peuvent constater toute l’humanité du bonhomme : sa respiration saccadée, son regard déjà lointain, le lent mouvement de sa tête vers la gauche pour tenter d’apercevoir ses bourreaux qui pendant de trop longues minutes lisent un texte d’une voix blanche monocorde et puis son maintien, quand même, à ce moment où toute son animalité sait qu’il n’échappera pas à cette bestialité qui s’annonce. Nous ne saluerons jamais assez le courage de ceux qui devant une mort humiliante savent « se tenir ».

Évidemment deux types de réactions sont immédiatement apparus : A Londres  l’ex-agent des services de renseignement algériens, Karim Moulai accuse les généraux Toufik, Redouane et Rafik du DRS d’être les responsables de l’assassinat mais à Alger Ali Zaoui, ancien militaire, expert en questions sécuritaires et lutte antiterroriste indique que le rapt  a été monté de toute pièce par les services secrets français afin d’entraîner l’Algérie dans la lutte contre Daech et que, rien moins que ça, Hervé était « sans doute un agent français bien rusé ».

Autrement dit les services français assassinent leurs agents.

Deux types de réaction pour ne jamais mettre en cause la responsabilité directe d’islamistes conscients et totalement responsables de leurs actes. Nous attendons à cette heure la mise en cause du Mossad et de la CIA.

Bien entendu des contrefeux sont mis en œuvre. Quelques « responsables » musulmans vont dire leur horreur. Dalil Boubakeur et le président de l’association culturelle des musulmans de Drancy, Hassen Chalghoumi , traitent les assassins de barbares. C’est un minimum.

Si un musulman (innocent ou coupable d’ailleurs) est victime d’une « bavure » , ce sont, partout en France, des milliers de manifestants qui battent le pavé en conspuant les racistes « français ». Si Tsahal, en Israël, mène des opérations militaires faisant des victimes, ce sont alors des dizaines de milliers de manifestants qui englobent dans leur colère antisémite l’ensemble des juifs de France.

J’attends alors aussi des milliers de femmes et d’hommes criant leur haine des racistes musulmans. Mais voilà , curieusement cela n’arrivera pas. Je dis bien n’arrivera pas et pour un sociologue honnête ce devrait être le début d’une brillante analyse enrichie de sombres interrogations.

Il y aurait donc deux poids et deux mesures ? Serait-il si évident que ça que l’homme occidental ne puisse plus exprimer librement sa colère ? Il n’y aurait donc jamais de racistes musulmans ? On pourrait décliner à l’infini ce type de raisonnement : La déresponsabilisation de l’Islam.

Le judaïsme est responsable, le christianisme est responsable, l’Occident est responsable, la France est responsable et c’est parfaitement « normal » … L’islam ? Ni responsable, ni coupable… Seulement victime.

Les musulmans français, eux-mêmes, se doivent de chercher les causes profondes de ces atrocités répétitives. L’égorgement, la décapitation, la ritualisation systématique sont des signes évidents d’un enracinement historique dans la démonstration religieuse violente. L’inspiration et l’instrumentalisation de la terreur, partout sur la planète, par des musulmans, comme moyen politique prosélyte devraient provoquer dans « la communauté des croyants » la sortie de foules immenses dans les rues de nos villes pour marquer le désir de rompre définitivement avec cette interprétation pathologiquement sanguinaire d’une religion. Mais une fois encore est-ce possible ?  « Le langage de l’islam est négatif, écrit Wafa Sultan, un langage de mort, qui n’exprime que la violence, la haine, et le racisme. L’homme est le produit du langage, le résultat d’un langage négatif ou positif auquel il a été exposé… » Est-ce criminel de rappeler que le Prophète a ordonné l’assassinat de la poétesse Asmaa bint Marwân, mère de cinq enfants ?

Comme toute idéologie il faut se méfier des religions. Il ne s’agit pas de « modérer » l’Islam mais bien de le réformer. C’est plus que souhaitable, c’est la survie même de la civilisation musulmane qui est posée. En apparence la progression de l’Islam avec sa stratégie de terreur est puissante et inéluctable mais en même temps elle provoque un phénomène de compression dans les sociétés qu’elle touche. Les populations occidentales font le « gros dos », subissent ou tolèrent, acceptent ou excusent mais gare à la décompression !

Je répète encore un fois que la ligne rouge est franchie et que faute de retour rapide à des conceptions humanistes contemporaines, faute d’accepter une confrontation pacifique avec la modernité, l’islam connaîtra le sort du Japon impérial.

Alors ni l’Arabie Saoudite, ni le Qatar, ni les Émirats, ni même l’Iran ou le Pakistan ne seront à l’abri derrière leurs cavernes d’Ali Baba ou leur « nucléaire ». Les démocraties occidentales, certes imparfaites, ( mais la perfection est-elle de ce monde ? ) sont lentes à réagir, remplies de contradictions dans leurs alliances et alourdies dans leurs actes par les « opinions publiques », cependant l’Histoire nous a appris qu’une fois engagées dans un processus de guerre mondiale elles n’ont de cesse de combattre sans pitié jusqu’à l’écrasement total de leurs ennemis.

Pour tous les innocents à venir, de toutes origines, victimes toujours et toujours en première ligne nous nous devons encore, une dernière fois, de demander à nos sœurs et frères musulmans d’accélérer la réforme et d’étudier attentivement la vie et l’œuvre de Mustafa Kemal Atatürk aujourd’hui trahi par les dirigeants de sa grande nation et qui disait : « Rejetons le fez, qui est sur nos têtes comme l’emblème de l’ignorance et du fanatisme, et adoptons le chapeau, coiffure du monde civilisé ; montrons qu’il n’y a aucune différence de mentalité entre nous et la grande famille des peuples modernes ! ».

Jean-Marc DESANTI

 




Nemmouche, Merah, Kelkal : des bons petits gars juste un peu djihadistes

BIjihadistes« Jamais peut-être dans l’histoire on n’aura vu un peuple en démocratie fournir autant de résistance que le nôtre aux principes de dissolution que ses institutions lui apportaient. »

Jacques Bainville

L’affaire Mehdi Nemmouche n’est pas un simple fait divers sordide ou un acte antisémite de plus. Après  Khaled Kelkal , Mohammed Merah et d’autres à venir, elle marque l’installation du « djihad » des médiocres dans le paysage politique européen et l’accélération démentielle du déni de ce fait par les irresponsables médiatiques et les partisans de l’équivoque.

Il est stupéfiant de constater qu’à peine la nouvelle de l’arrestation annoncée, des journalistes se sont jetés sur « la vie et l’œuvre de Mehdi », ne retenant bien évidemment que son histoire de Cosette en babouches : pauvre enfant abandonné, sympathique, intelligent, respectueux des règles. Non, nous ne rêvons pas, nous avions été habitués. Nous nous rappelons les déclarations de Khaled Kelkal, recueillies le 3 octobre 1992 par un chercheur en sciences sociales allemand, dans le cadre d’une thèse sur les politiques d’intégration et relayées à l’époque par le Monde et Libération : Le lycée ? : «ça m’a pas plu. J’ai pas tenu. J’avais les capacités de réussir, mais j’avais pas ma place, parce que je me disais: l’intégration totale, c’est impossible, oublier ma culture, manger du porc, je ne peux pas. » Voler ? : « Quand vous volez, vous vous sentez libre parce que c’est un jeu . Après avoir fait de la prison, j’ai vu que j’étais perdant à 100%. J’ai bien réalisé, mais je me dis que je ne regrette pas.»

La taule ? : « J’ai appris beaucoup de choses, surtout question vie en groupe. J’étais avec un musulman en cellule. Là, j’ai appris l’arabe. J’ai bien appris ma religion, l’islam. Je ne suis ni arabe, ni français, je suis musulman.»

L’avenir ? : «Moi, j’aimerais faire une chose: quitter la France. Oui, pour toujours. Aller où? Ben retourner chez moi, en Algérie. J’ai pas ma place ici. Inch Allah, je vous jure que je quitte la France

Bon Kelkal n’a pas opté pour le retour au pays, il a été flingué avant par les gendarmes mais il était sympathique tout comme Merah dont on ne cesse de préciser que quelques jours avant ses assassinats , il aidait de braves vieux Français de souche à déménager. Nous allons bientôt apprendre que Nemmouche donnait gratuitement de son temps à la SPA …

Le plus extraordinaire en apparence c’est qu’il est probable que ces types soient parfois drôles, serviables et « sympas ». J’admets volontiers me refuser à les sortir de l’Humanité ou du moins avoir conscience que les monstres sont parfois humains et que les humains sont parfois monstrueux. Je n’ai aucune intention d’autre part de « stigmatiser » LE musulman. Les juifs ne sauraient être tous considérés comme des crapules parce que le docteur Baroukh Goldstein à Hébron en 1994 a tué une trentaine  d’arabes et de même pour les chrétiens parce que le très pieux Général Custer a massacré des milliers d’innocents durant les guerres indiennes.

Personne ne souhaite oublier, je l’espère, la défense des minorités religieuses en Syrie par l’Émir Abd el-Kader, grand-croix de la Légion d’honneur  ou le fait que la petite fille du chef du Hamas Abdul Salam Haniyeh, souffrant d’une grave inflammation de l’appareil digestif, avait été transportée à l’hôpital pédiatrique « Schneider » à Pétah Tiqwa et que les médecins israéliens l’avaient examinée attentivement et l’avaient soignée … ou encore le sacrifice exemplaire des moines de Tibhirine.

Qui veut rayer de la mémoire collective la grandeur qui peut éclore dans le contexte religieux ?

Mais là , de quoi s’agit-il ? D’attaques volontairement ciblées contre des innocents. D’une politique de terreur sur des populations que l’on décrète, à priori, comme indignes de vivre. J’entends bien que l’on massacre un peu partout au nom de n’importe quoi , je sais que des profiteurs , des corrompus et des valets d’intérêts financiers poussent aussi leurs criminels. Alors je ne dirai pas, je ne dirai jamais comme certains élus, intellectuels ou philosophes que nous devons défendre notre système de vie et nos valeurs « occidentales ». Je dis autre chose. Nos enfants, nos frères et sœurs, nos amis et camarades sont frappés indistinctement de leur croyance ou origine par des fanatiques qui ne veulent pas et ne voudront jamais entendre la moindre parole de diplomate. Alors nous sommes en état de légitime défense. Nous, les républicains laïques, nous les obscurs patriotes incorruptibles de toutes les nations, nous les victimes des exploiteurs, des copains et des coquins. Il n’y a aucune faiblesse à montrer, aucune pitié à avoir. Il s’agit bien d’éliminer ceux qui veulent nous tuer et nous soumettre par la paralysie et l’effroi.

Après, ou en même temps, il sera et il est de notre devoir de ne pas désespérer et de mener le combat pour une autre société plus juste où la raison l’emporte sur le torrent des passions qui ne servent qu’à mieux paralyser notre colère et nos forces créatrices.

Devant la déliquescence voulue par les fossoyeurs des nations un camarade dans un très beau discours disait aux Tuileries le 27 mai 2014 : « ORGANISEZ-VOUS ET TENEZ-VOUS PRÊTS ! »

Oui Tous, nous allons avoir besoin de tous.

Si nous tombons dans le piège communautaire , c’est bien le modèle « Occidental » qui triomphera. L’Europe n’a rien à voir avec « l’Occident ». La France , détonateur de l’Europe et que nous avons tant de mal à reconnaître dans sa physionomie n’est pas une image de carte postale surannée. La France est une idée. C’est même la seule idée neuve dans ce fatras de petites et grandes lâchetés qui s’accommodent des oukases des vieux empires agonisants et des nouveaux qui naissent.

Les victimes et la douleur des proches sont un défi d’envergure que nous présente l’Histoire. Certains rêvent encore de grandeur dans les Maquis , de combats chevaleresques et de Temples à bâtir en pensant que c’est au passé que se conjuguent leurs songes. Ils se trompent et ne valent pas mieux que les larves gavées de cocaïne qu’ils méprisent. Voulez-vous des synagogues, des cathédrales et des mosquées purifiées ? Chassez-en les psychotiques manipulés ! Ils sont faciles à reconnaître car derrière eux se cachent leurs maîtres spécialistes de l’or, experts en monnaie. Alors, après, nous chasserons ces marchands de nos temples ou de nos forêts.

Ne commettons plus jamais l’erreur de servir des chefs qui nous éblouissent de leurs toges dorées pour mieux nous plonger dans les tranchées des grands massacres.

Frappons d’abord la première ligne constituée par les terroristes puis entrons dans la deuxième ligne : les Tourelles tenues par les argentiers apatrides. Les apatrides ont des bureaux, des voitures et n’aiment pas les avions pour se rapprocher du ciel mais parce que leurs yeux pervers croient y deviner une absence de frontières. Ils n’aiment aucune nation car ils en ignorent les émotions. Ils les détruiront toutes sans exception si le sang du roi David, de Charlemagne ou d’Abd el-Kader s’échappe à jamais de nos veines.

Jean-Marc Desanti




Les dessous du nationalisme ukrainien

Au moment même où par le monde, il n’y a plus d’indépendance pour les états, limités qu’ils sont dans l’exercice réel de leur liberté par les contraintes financières et les pressions politiques, où Jacques Attali indique dans La Tribune :«  Les métropoles devront savoir attirer une classe moyenne grandissante, mais aussi composer avec une élite hypernomade et sans attache, et avec des populations de travailleurs toujours plus itinérantes, déménageant au gré de la demande de main d’œuvre. Elles supplanteront les nations », on assiste paradoxalement à une montée des nationalismes qui vient des profondeurs et se manifeste par des violences apparemment incontrôlables.

C’est le cas de l’Ukraine depuis plusieurs mois. On nous vend un conflit entre des pro UE et des nostalgiques de l’Urss. Quoique les communicants ukrainiens pro UE savent y faire : ils peuvent sortir de leur sac une charmante jeune femme au discours bien calibré.

Nataliya Gumenyuk, boursière du gouvernement suédois, qui à 21 ans fit un master de journalisme à l’université d’Örebro, ancienne journaliste de la télévision publique ukrainienne, créatrice de la télé libre sur internet le jour des premières manifestations, invitée à Davos dans le groupe des « Global Shapers » (ces jeunes élites dont le Forum économique mondial considère qu’elles sont déjà en train de façonner le monde de demain) vient de demander une aide concrète de l’UE  en développant une argumentation imparable : « le problème n’est pas la Russie mais l’injustice, la corruption, le népotisme et l’intolérance ».

Les pions de l’UE sont donc placés.

Tout d’abord le sympathique et courageux boxeur Vitali Klitschko qui déclare bien avoir une carte de résidant en Allemagne mais ajoute qu’il est néanmoins un patriote et n’est guidé que par les intérêts de son pays … Guidé dit-il ? Pourquoi ne pas préciser alors à ses concitoyens qu’il n’a pu créer son parti Udar que grâce à la « Fondation Konrad Adenauer » piloté par le  Bundesnachrichtendienst (BND ) le service de renseignement allemand directement placé sous l’autorité de la Chancelière ?

Le créateur et premier chef de ce remarquable « service » ne fut autre que Reinhard Gehlen, général de brigade sous le troisième Reich, chargé des opérations de renseignement et d’action à l’Est, puis travaillant avec Allan Dulles, patron de l’OSS ( la future CIA ) au soutien des Werwölfe ( les loups-Garous ) groupes clandestins agissant dans les pays de l’Est spécialement en Ukraine ( le pays frontière ) avec le « Werwolf Edelweiss Piraten » formé d’ancien SS encadrant l’Armée Insurgée Ukrainienne.

On comprendrait peut-être mieux alors ses hésitations quant à son positionnement avec le parti Svoboda dont les milices font preuve d’une extrême violence et sont en première ligne pour la prise des édifices gouvernementaux, dont le chef Oleh Tyahnybok, dans son fameux discours de 2004 à la mémoire de l’Armée Insurgée Ukrainienne, combattant les soviétiques dès 1942, massacrant de nombreuses communautés juives et active jusqu’en 1954, glorifie « ces hommes des bois pourchassant les  youpins ». Le même sbire qui en avril 2005 demanda dans une lettre ouverte une enquête parlementaire sur « les «activités criminelles de la communauté juive en Ukraine », et dont « l’idéologue » Yuriy Mykhalchyshyn dans son livre « le social-nationalisme » qualifie l’holocauste comme « une période de lumière dans l’histoire » …..Mais dont le programme comprend « l’adhésion à l’OTAN ».

Bien entendu rien de choquant dans tout cela. La CIA fait son travail, et de plus en plus en toute lumière, que ce soit lors des révolutions orange (déjà en Ukraine en 2004) , dans le programme de formation des cadres des gouvernements occidentaux (Young Leaders) ou dans la pénétration des milieux de « jeunes issus de l’immigration » dans les cités européennes avec l’aide et l’argent du Qatar et de l’Arabie Saoudite.

D’ailleurs la CIA est devenue une ONG. On la visite, elle conseille et produit rapports et statistiques de bonne valeur qu’il convient de ne pas mépriser. Qui n’a pas connu, ne connaît ou ne connaîtra pas un « agent » de l’honorable agence ? Certes , convenons qu’elle se fait discrète pour les coups vraiment tordus … Ceux-ci sont assez rares quantitativement parlant.

Le secret est très largement d’un autre siècle : WikiLeaks ? Snowden ? Tiens on vient de libérer Anat Kam, la “Snowden” israélienne … Et alors rien ne bouge. Les peuples décimés dans leur identité ont tellement de mal à s’unir, à surmonter leurs divisions pour se muer en force de frappe …

Aujourd’hui les « agences » « managent » le présent.

En Ukraine c’est bien le quotidien des « affaires » que l’on gère. Les admirateurs de Poutine, ceux qui n’ont pas assez marché au pas en cadence et qui préfèrent le parrain mafieux chassant l’ours au black dégingandé qui tance pour rire la NSA ne comprennent pas ou font mine d’oublier que Poutine n’est rien d’autre que ce mystérieux coupe-jarrets d’Eltsine, ripaillant et passant d’agréables vacances avec les oligarques d’alors en se disputant leurs putes ukrainiennes.

Les causes de la crise sont apparemment élémentaires : un accord d’association et de libre-échange avec l’UE contre un projet d’Union douanière avec la Russie ayant vocation à devenir une union économique eurasiatique. Sauf que la violence se catalyse aujourd’hui autour du projet d’intégrer l’OTAN comme cela a été le cas en Géorgie.

Il n’y a pas de risque de guerre entre la Russie et les USA , l’OTAN marque la limite des impérialismes. On pouvait croire que le capitalisme transnational avait triomphé et que les États n’en étaient plus les objets de convoitises . C’est en partie vrai mais il demeure des tenanciers de banques régionales. C’est comme à Lyon, Marseille, Grenoble, Naples… Il y a des accords solides entre le grand banditisme mais dans les quartiers de petits caïds veulent leur part du gâteau… Après tout, ce sont eux qui veillent à la bonne marche des affaires et font le sale boulot, assez dévalorisant, au quotidien. Alors la mafia leur concède quelques miettes mais s’ils sont trop gourmands….

Dans ce jeu pervers étatique de récolte de fonds pour la Banque c’est la même chose. Des hobereaux veulent leur part et le grand boss doit en tenir compte. Poutine a ses féodaux ainsi que l’UE et Obama. Dans tout système qui marche il y a des intermédiaires plus ou moins gourmands et fidèles. Mais on habille ces bassesses d’idéologie… Ça occupe les peuples. Le mouton veut bien encore se faire tondre et mourir pour le drapeau, ne lui dites pas que c’est pour des cyniques plaisantant et fumant des havanes sur des canapés en cuir… Pourtant la mèche a été vendue il y a bien longtemps par Marx , Anatole France ou Jünger et Henry Kissinger, cette vieille canaille, nous le rappelle à sa manière dans White House Years : « Le profane spécule en terme d’absolu. Pour lui le bien et le mal sont nettement définis. Le leader politique ne peut s’offrir ce luxe. Il atteint son but par étapes et chaque pas est toujours moralement imparfait. Le mal et la barbarie perdent leur caractère d’absolu. ».

Mais alors comment se fait-il que l’on puisse trouver encore des officiers, des femmes et des hommes d’élites qui se prennent au jeu de ces manipulations putrides au service d’êtres dépravés ? Francis Lennox , ancien responsable de l’antenne asiatique de la CIA de 1951 à 1967 y répond : « L’humanité ne saura jamais à quoi elle a échappé … Toute la suffisance qui nous animait tient dans cette profession de foi, cette escroquerie d’idéologues . L’aveuglante certitude. Le mal perd son nom au service du bien. En cela la foi qui nous guidait était celle dont se gavaient les prêtres de l’Inquisition pour aller jusqu’au bout de leurs crimes. Il y a pire. Je sais aujourd’hui que le dédain vertigineux que nous inspirait la naïveté de ces simples mortels dont nous avions la garde n’avait d’autre raison que de masquer notre propre puérilité. Nous étions des joueurs infantiles prêts à tout pour ne pas laisser se terminer la partie. La cause ne comptait plus. L’essentiel était de poursuivre le jeu. Le jeu délectable de la guerre : le Krisgsspiel. »

Il est, dit-on, des choses qui ne sont pas bonnes à remuer. On ne dérange pas le tigre. Je pense le contraire. Je pense que l’Histoire est dépourvue de raison, de sens et de morale. Elle n’a de vérités que celle que lui prêtent les hommes. Sûrement que les questions qu’elle soulève n’appellent pas de réponses. Seulement d’autres questions et cela à l’infini. C’est ainsi, déroutant et effrayant, nous risquons le sort d’Icare mais c’est notre prix pour une simple esquisse de liberté.

Jean-Marc DESANTI 




Réponse à Ayrault : Hollande est aussi légitime que l’était Hitler, et alors ?

« Mieux vaut un lion féroce devant soi qu’un chien traître derrière » ( proverbe irlandais )

Ce ne sont plus des maladresses mais des aveux car comme l’indiquent les thérapeutes «  notre psychisme est dépendant de sa partie enfouie où affluent nos pulsions et s’enfouissent nos refoulements . Dans les conflits entre conscient et inconscient, nous pouvons percevoir l’origine d’un certain nombre de troubles psychiques. Faire émerger ces conflits permet de les dénouer ».

Ayrault a accusé Christian Jacob, de « remettre en cause la légitimité » de l’élection de François Hollande à l’Élysée : « Vous êtes en train de faire croire qu’il y a une crise institutionnelle. Mais de quoi parlez-vous ? Remettez-vous en cause la légitimité de l’élection présidentielle au suffrage universel ?Est-ce que vous mesurez la portée de vos discours ? Vous remettez en cause l’élection au suffrage universel du président de la République et que je sache, François Hollande est élu pour 5 ans président de la République. Alors, si vous voulez le contester, allez manifester avec ceux qui l’ont fait le 11 novembre sur les Champs Elysées »

C’est trop beau , trop évidemment stupide de balourdise mais alors, selon toute vraisemblance le « refoulement » se défoulerait ?

Ayrault fait référence aux manifestations du 11 novembre sur les Champs alors même que son patron a rappelé à Oyonnax l’importance de la manifestation des étudiants et lycéens parisiens à l’Étoile, le 11 novembre 1940,  payée de plus de 200 arrestations, dont certaines seront maintenues plus d’un mois dans les prisons de la Santé, de Fresnes et du Cherche-Midi.

Or, rappelons, simplement, l’évidence historique : Le 10 mai 1940, début de l’invasion, les allemands occupent Paris, les armées sont en déroute.
Paul Reynaud, président du conseil a démissionné, le président Albert Lebrun nomme à sa place Philippe Pétain qui forme un gouvernement et signe l’armistice. Le 10 juillet, le parlement vote les pleins pouvoir à Pétain.

Légitimité certes et alors ? Tout autant que le gouvernement national-socialiste de 1933… Ce serait faire insulte au premier ministre, professeur et marié à une prof, de penser, une seule seconde, qu’il est ignorant de ces réalités. Et c’est là que la tragédie débute. Car il s’agit bien d’une tragédie que de ne pas se servir des leçons que l’Histoire dispense gracieusement. Ce pouvoir comme tout pouvoir a une légitimité juridique. Néanmoins, aucun homme sensé, aucune femme cultivée ne sauraient affirmer que cette légitimité permet de poursuivre aveuglément une politique de déclin ou de ne pas tenir compte des révoltes qui s’installent et qui préparent la nation à une confrontation majeure. Bien sûr, dans la panique comme Louis XVI, on peut jouer les dictateurs fébriles et brouillons en arrêtant « préventivement » des manifestants et en niant l’inquiétante irruption de contestations radicales qui s’installent dans la durée.

C’est alors la certitude de mener ce pays tout droit vers la guerre civile. Je dis bien la guerre civile car si un gouvernement n’est pas là pour être seulement l’enregistreur des doléances ou le distributeur de câlins aux traumatisés de la crise , il ne doit certainement pas être l’outil aveugle d’une conspiration assassine pour la patrie, décidée ailleurs, par des étrangers, pour le coup sans légitimité aucune et insensibles à la souffrance et au désespoir des travailleurs de ce pays. Mais nous avons déjà connu ça sous Sarkozy et « la droite » tente de reprendre la main, non pas tant, comme elle le laisse penser contre les « socialistes » mais pour continuer à appliquer la stratégie libérale des collabos de Bruxelles tout en faisant baisser la pression par une sempiternelle ritournelle de « paroles verbales » qui nous font penser , non sans rage,  à une propagande imbécile qui clamait « La route du fer est définitivement coupée. » ou « emprunt de la défense nationale : souscrivez, il vaincra ! ».

La droite et la gauche sont arrivées au bout de l’action politique. Leurs commis sont désormais dans le registre de l’incantation et de la manipulation totalitaire. Celui qui est un véritable opposant est « d’ extrême droite » ou soutenu , manipulé, inspiré par « l’ extrême droite ». Nous connaissons l’adage « Tous ceux qui manipulent les mots manipuleront les corps. ». Nous devons donc nous attendre à une réelle répression touchant les patriotes. Les rentiers du système, michetons de la Banque, trouveront une idée, une provocation qu’ils penseront géniale pour écraser la Résistance française. A l’heure présente, ils concentrent leurs attaques contre le Front National mais, au bout du compte, ils visent bien à la criminalisation de celui-ci , c’est à dire de le rendre « justiciable » de la cour d’Assises et plus seulement, de temps à autre, du Tribunal correctionnel et ce que nous devons saisir, c’est la raison profonde de ces intrigues liberticides .

D’aucune manière ils ne pensent que le fascisme menace. Non, bien évidemment si le Front de Gauche était une alternative au chaos mondialiste, Si le Front de Gauche ou tout autre parti luttait contre « Un monde de crainte, de trahison, de tourment. Un monde d’écraseurs et d’écrasés », ce serait la même démarche. Mais le FG embourgeoisé jusqu’à la gueule joue son rôle de pleureuse et de briseur de luttes oubliant toutes les leçons de Lénine qui disait «  le temps n’attend pas car les faits sont têtus ».

Les bonnets rouges en vieille Bretagne, à Paris ou ailleurs ne sont ni sympathiques ni antipathiques, ni de droite ou de gauche, ni jacobins ou girondins … Ils crèvent. Ils crèvent de faim, du chômage, de la perte de leur vie de labeur, du saccage de leur territoire, de l’éradication des valeurs de leur peuple, de la destruction de l’Histoire française et de sa singularité : Liberté, Égalité, Fraternité … dans la Laïcité. Et comment faire autrement ?  Mustafa Kemal non seulement, refusa les capitaux étrangers : « le meilleur moyen de perdre son indépendance, c’est de dépenser l’argent qu’on ne possède pas. » mais il déclara la nécessité d’adopter la laïcité française : «  Mais pourquoi nos femmes s’affublent-elles encore d’un voile pour se masquer le visage, et se détournent-elles à la vue d’un homme ? Cela est-il digne d’un peuple civilisé ? Camarades, nos femmes ne sont-elles pas des êtres humains, doués de raison comme nous ? Qu’elles montrent leur face sans crainte, et que leurs yeux n’aient pas peur de regarder le monde ! Une nation avide de progrès ne saurait ignorer la moitié de son peuple ! Quoique la grande Révolution française, dont nous lisons les pages sanglantes avec admiration et enthousiasme, ait jailli du cœur de la nation française, ses résultats n’en furent pas moins d’une portée universelle.  On a vu d’un bon œil, en plein XXe siècle, qu’on affirme être le siècle du droit et de la justice, que le peuple de Turquie fût soumis à un régime d’oppression et de violence qui avait, à juste titre, soulevé la nation française cent trente ans auparavant. Le peuple de Turquie s’est soulevé pour défendre ses droits méconnus et foulés aux pieds. J’espère que les fils de la France d’aujourd’hui, de cette France révolutionnaire et patriote qui a, par sa dévotion à la défense des droits de l’homme, inspiré à l’humanité pensante ses principes les plus supérieurs, confirmeront par les faits la juste cause de la Turquie. »

Sachons remercier et reconnaître chez les autres nos mérites qu’ils essayent de faire vivre . Nous avons des ruines à relever, des ennemis à combattre, des principes à défendre, des chavirements à éviter, des mérites à préserver et oui, nous , citoyens français, nous ne pourrons être à la hauteur de ces actions héroïques sans allumer le défi dans le regard des rustres qui nous exploitent et nous trahissent. Ils tentent de se travestir en vertueux mais ne trompent plus personne et leur rage les fait se draper dans les oripeaux d’une légitimité souillée. Ils pensent échapper à la destinée des parjures et autres félons mouchards, alors qu’ils dégagent au plus vite, eux qui meurent tard et riches et qu’ils laissent le pouvoir aux malheureux de la terre , ceux qui pour mourir « commencent et s’y prennent vingt ans à l’avance et parfois d’avantage  ... »

Jean-Marc DESANTI