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Théo le Noir, Théo le Blanc

Théo le Noir, Théo le Blanc
Sur cette photo prise le 7 février 2017 à l’hôpital Robert Ballanger à Aulnay-sous-Bois, le Président François Hollande rend visite à Théo Luhaka. Celui-ci a été opéré après son arrestation. Il revendiquait qu’un policier lui a causé de graves blessures anales et un traumatisme crânien avec sa matraque © Arnaud Journois / LE PARISIEN / AFP

À quelques années d’intervalle, deux Théo ont fait l’actualité. L’un dans une affaire de « violence policière » qui date de février 2017, l’autre dans un crime atroce qui l’a frappé il y a quelques jours. Ces deux Théo sont tous les deux français. Ou plutôt l’était pour le second, puisqu’il est mort. Mais ils ne sont pas de la même couleur. L’un est noir, l’autre était blanc.


« Vous vous intéressez à la couleur des gens maintenant ? », pourrait-on me reprocher. Je vais me gêner, tiens ! Le « camp du Bien » dans son ensemble ne fait qu’en parler depuis des lustres et sans vergogne. Alors pourquoi ne pas me mettre au niveau des gens « bien » ?

Reprenons.

En février 2017, à Aulnay-sous-Bois, ville du département de la Seine-Saint-Denis, autrefois banlieue industrielle et ouvrière majoritairement française, aujourd’hui commune largement arabo-afro-musulmane et fortement racaillisée, un contrôle de police dérape.

Théo Luhaka, jeune d’origine congolaise et membre d’une famille d’escrocs aux subventions publiques en faveur des quartiers, s’embrouille avec les forces de l’ordre en intervenant dans un contrôle de stups qui ne le visait pas. Il veut jouer au défenseur de ses « frères » ciblés par les keufs. Mal lui en prend. Sans doute énervés, les policiers interpellent rudement Théo, tandis que lui-même oppose une résistance butée. Au cours de l’altercation, il reçoit un coup de matraque très mal placé qui lui blesse le canal anal. Il dit qu’il en garde comme séquelle de l’incontinence.

Hollande se déplace au chevet de Théo

Très vite, cette affaire provoque un emballement médiatique dopé par la visite de François Hollande au chevet de Théo.

La thèse développée par les médias de façon directe est subliminale : « des flics blancs racistes ont violé avec une matraque un jeune et gentil Black qui ne faisait de mal à personne ». Violence policière typique et typée pour presque tous les médias télé, radio, numérique et presse.

On aura droit à l’« affaire Théo » pendant des semaines avec une interrogation profonde sur la brutalité des forces de l’ordre à l’égard des minorités. Seule la campagne électorale va mettre entre parenthèses cette saoulerie médiatique pour ce qui, au regard des faits, n’aurait dû être qu’un fait divers. « Fait divers », vous savez ce terme qui couvre des meurtres atroces, des violences inouïes, une sauvagerie quotidienne… Curieusement pourtant, quand les flics sont impliqués dans un incident ou un drame rarissime, ce ne sont jamais des faits divers mais des événements nationaux révélateurs de vrais phénomènes systémiques !

Et la saga Théo va rebondir. Les médias nationaux, qui n’accordent en général aucun intérêt aux suites judiciaires d’affaires pourtant gravissimes lorsqu’elles n’ont pas un côté emblématique, vont suivre la procédure judiciaire pas à pas. « Le Défenseur des droits », institution qui devrait ajouter « des minorités, des migrants illégaux et des racailles » à son fronton afin de refléter sa véritable vocation, instrumentalise hardiment le cas Théo Luhaka pour s’en prendre à nos forces de l’ordre.

Une invraisemblable embrouille liée à une facture Bouygues Telecom

Mieux : quand Théo sort un album complètement naze en février 2021, toute la presse s’en saisit pour rappeler les malheurs de ce jeune homme. Le Mouv’, station musicale totalement « blackbeurisée » du groupe Radio France, lui accorde une interview victimaire à souhait.

Pensez-vous ! Il faut bien que nous ayons aussi nos avatars de George Floyd, se disent les Blancs français repentants qui n’ont franchement pas grand-chose à se mettre sous la dent. Et pour cause : nos policiers et gendarmes mais aussi le peuple historique font preuve d’une retenue remarquable et probablement unique au monde face à la racaillisation de masse et à la violence ethnique très majoritairement anti-blanche de notre société.

Passons à présent à l’autre Théo qui vient de faire l’actualité il y a quelques jours. Ce Théo-là a été sauvagement poignardé par Ousmane Diallo, Sénégalais de 62 ans dont le titre de séjour arrivait à expiration fin juillet 2021. Immigré au casier judiciaire épais comme un Bottin, il a pourtant vu sa carte de résident régulièrement renouvelée pendant plus de 20 ans ! Une invraisemblable embrouille liée à une facture de téléphone que conteste Diallo éclate dans la boutique Bouygues Telecom à Claye-Souilly (77) où va se produire ce drame. Éconduit par deux jeunes vendeurs de la boutique, Dany et Théo, le type revient avec un couteau et les frappe. Fatalement pour Théo, jeune bachelier de 18 ans, qui est tué sur le coup. La photo de Théo va furtivement apparaître dans quelques médias qui en parlent 2-3 jours. Puis tout retombe. Théo est très vite oublié.

On ne s’intéresse ni à sa vie, ni à sa famille, ni à son entourage. On ne vous fera pas des interviews de ses potes ou de ses voisins qui vanteraient sa gentillesse, son aide aux personnes âgées, etc. Non. Ça, c’est réservé aux terroristes islamiques.

Par contre, ce qui obsède BFM TV, c’est… Mohammed, qui a participé à l’arrestation de ce forcené avec trois autres personnes, dont un agent de la BRI et un agent pénitentiaire. Mais ces derniers étant blancs, ils n’intéressaient pas BFM TV. C’est tout comme si ce média voulait démontrer qu’il ne faut pas voir dans ce drame une conséquence de notre folie migratoire puisque Mohammed, oui Mohammed, donc un immigré, a été un héros. Mais oui, mais oui, un héros. Ils étaient quatre dont trois Blancs mais le héros c’est uniquement le Maghrébin !

Théo restera une statistique. Un de ces innombrables Français de souche européenne victime de la criminalité immigrée. Je corrige : pas immigrée au sens large. Les immigrations qui sont sur le podium de la violence terroriste ou simplement criminelle viennent du continent africain, du Moyen-Orient et de l’Asie islamique. Je n’y vois aucune explication génétique ou systémique. Mais c’est juste la réalité.

Les statistiques ethniques interdites en France

Aux États-Unis qui nous « GeorgeFloydisent » depuis des mois, les statistiques ethniques sur la criminalité, officielles là-bas, nous livrent des chiffres saisissants.

Selon les chiffres du FBI, voici le profil des 392 562 personnes arrêtées pour « violent crime » en 2019, 146 734 étaient noires, soit 37,4 % du total des personnes arrêtées. Pour mémoire, les Noirs ne représentent que 14 % de la population américaine. Florilège des justifications donnés par les « progressistes » à ces chiffres : « c’est la faute à l’esclavage » (qui n’a jamais existé dans les États du Nord et a été aboli il y a 150 ans dans ceux du Sud), « c’est la faute au racisme des Blancs qui poussent les Noirs au crime ». Soit. Mais dans ce cas, pourquoi les Asiatiques, qui sont 5,5 % de la population ne représentent que 1,5 % des crimes violents ? Les Blancs seraient sélectivement racistes ? Ben voyons !

La société américaine est très violente car elle est très armée, très inégalitaire mais aussi parce qu’elle met face à- ace Blancs et Noirs dans une difficile cohabitation de masse. En France, nous sommes peu armés et bien moins inégalitaires. Mais nous avons aussi le face-à-face, cher à Gérard Collomb, entre la population européenne, de souche ou immigrée assimilée et la masse grandissante de l’immigration du continent africain et d’autres zones du tiers-monde, le tout dans un contexte d’islamisation profonde. Le sort de Théo le Noir blessé par un flic blanc continuera régulièrement à être évoqué. Théo le Blanc assassiné par un migrant noir sera bien vite oublié. Le premier est un symbole. Le second est un fait divers gênant qu’il faut bien vite glisser sous le tapis.

Cet épisode tragique, comme tant d’autres avant lui, m’a convaincu de la nécessité de faire des statistiques ethniques sur tous les sujets qui nous préoccupent. Je ne pense pas qu’elles doivent être permanentes. Faisons une bonne fois pour toutes un bilan de 50 ans d’immigration et tirons-en des conclusions.

Les « progressistes » voudront se pencher sur les inégalités et les discriminations. Dont acte, mais la majorité des Français veut des données par origines sur le chômage, le décrochage scolaire, le recours aux minimas sociaux, aux HLM, le harcèlement de rue des femmes, les transferts de fonds hors de France et bien sûr le couple délinquance/criminalité. Nous verrons bien si certaines immigrations nous enrichissent tant que cela. Nous verrons bien aussi si elles contribuent pacifiquement au vivre-ensemble.

Jean Messiha

Théo le Noir, Théo le Blanc

Voir également :




Avec Marine, neuf années de dédiabolisation…

Rassemblement national: Zéro + Zéro = Zéro

Rassemblement national: Zéro + Zéro = Zéro
Marine Le Pen le 27 juin 2021 à Hénin Beaumont © FRANCOIS GREUEZ/SIPA Numéro de reportage : 01025631_000005

Neuf années de dédiabolisation. Et moi, et moi, et moi… Une tribune libre de Jean Messiha.


Les Français ont accueilli qui indifférents, qui goguenards, qui atterrés, les affligeants chiffres de participation aux élections régionales et départementales. Ils sont indéniablement choquants. Notre pays est une démocratie. Une démocratie sans votants n’en est plus une, car c’est alors une infime minorité de citoyens qui choisit pour tout le monde.

Nous avons connu dans la première moitié du 19e siècle le suffrage censitaire qui accordait le droit de vote à une poignée d’électeurs suffisamment riches pour payer l’impôt. Il fut remplacé par le suffrage universel. Mais avec la désertion des urnes par une grande majorité d’électeurs, ce sont à nouveau des citoyens très minoritaires qui déterminent le sort du pays. Et c’est insupportable.

Ceci étant posé, l’enseignement le plus frappant de ce simulacre d’élection c’est bien le collapsus du Rassemblement national.

Nous eûmes la débâcle combinée de 2017, marquée par les 33% au deuxième tour de la présidentielle (malgré des sondages à 42% juste avant l’élection), et des huit malheureux députés élus à l’Assemblée Nationale (sur 577), alors que l’on en espérait 80. Il n’aura juste manqué qu’un zéro… Huit députés, chiffre inimaginable pour un parti dont la candidate a été finaliste à l’élection élyséenne. En tout cas une première dans l’histoire de la Vème République, et probablement de la République tout court. Premier parti d’opposition de fait, mais incapable de former un groupe parlementaire faute d’élus suffisants. La France Insoumise y est arrivée, elle.

Marine Le Pen en avait tiré la conclusion qu’il fallait « tout changer du sol au plafond » et avait promis de remettre le mouvement en ordre de marche pour le match retour de 2022.

Jean Messiha prononce un discours à Paris, 20 février 2021 © ISA HARSIN/SIPA 

Certes, les européennes de juin 2019 furent gagnées. Mais d’extrême justesse devant un parti présidentiel qui aurait dû être essoré par la longue crise des « gilets jaunes ». D’ailleurs, la totalité des médias n’a pas parlé de victoire du Rassemblement national, se contentant de souligner une place d’ex æquo avec la liste Renaissance conduite par l’inepte LREM Nathalie Loiseau.

Avec moins de 24% des voix, le RN se trouvait à 10% en dessous de son partenaire italien La Lega de Matteo Salvini qui, contre toute attente, devenait la première force politique du groupe souverainiste au Parlement Européen avec 29 sièges contre 23 pour le RN et en prenait très logiquement la tête.

Neuf années de « dédiabolisation »

Suivirent les municipales. En 2011, la nouvelle présidente de ce qui était encore le Front National, avait fixé comme objectif central du parti, l’ancrage local. En 2014, premier test. Un peu plus de 1 500 conseillers municipaux élus sur plus de 500 000. Et la conquête de neuf villes dont la plus importante, Fréjus, compte environ 50 000 habitants. Modeste, mais il faut bien commencer quelque part.

En 2020, brutal retour sur terre. Le « premier parti de France » n’est en mesure de présenter que 411 listes pour les communes de plus de 1 000 habitants.  La France en compte près de 10 000. Neuf années de « dédiabolisation ». Et pourtant une immense réticence à s’afficher au niveau local avec l’étiquette lepéniste, même renommée « Rassemblement ». Au final, les villes RN sont conservées et Perpignan est conquise. Mais le nombre de conseillers municipaux tombe à 827 pour les communes de plus de 1 000 habitants. Moins que ceux du PCF (1 426). Marine Le Pen pointait déjà l’abstention due à la crise sanitaire comme responsable de ce résultat médiocre. Soit. Mais alors comment expliquer que dans exactement le même contexte, le parti Europe-Ecologie-Les Verts fait la conquête de Lyon, Strasbourg, Poitiers, Tours, Bordeaux, Annecy, Besançon et conserve Grenoble (rien que cela !) ? Allié au PS, EELV gère également Paris, Marseille, Montpellier, Nantes, Nancy, Rennes. On peut bien sûr se gausser de leurs bourdes et dénoncer leurs dérives. Mais les résultats sont là. La droite, comme la gauche d’ailleurs, conserve quantité de bastions. Ils sont aux manettes ; le camp national, lui, fait des claquettes.

Comme il faut avoir des élus locaux pour avoir des sénateurs, le RN se retrouve avec un seul sénateur sur… 348, au terme des élections sénatoriales de fin septembre 2020. Un miracle dû à l’acharnement et à la combativité de Stéphane Ravier, promis à l’éviction du palais du Luxembourg après la perte de sa mairie du 7ème arrondissement.

Le RN n’a donc qu’un seul et unique sénateur. Vous savez combien le PCF, grand brulé de la politique française, en compte ? Une quinzaine !

Ces municipales m’ont ouvert les yeux sur la gestion du Rassemblement national.

Poussé par quelques cadres du mouvement, je me suis déclaré prêt à porter les couleurs du RN pour la bataille de la capitale de la France. Ma notoriété médiatique avait pris de l’ampleur en raison des innombrables invitations dont je bénéficiais, mon nombre d’abonnés explosait sur les réseaux sociaux. Les militants parisiens me réclamaient.

Décision de la présidente du RN : ne présenter personne, soutenir un candidat externe inconnu et qui faisait autant envie qu’un sandwich au concombre dans une soirée de rugbymen. Résultat la plus monumentale raclée du RN à Paris depuis des lustres : 1.47% !

Nous voici donc arrivés à la dernière marche avant la présidentielle, les élections combinées régionales et départementales. Des sondages flatteurs, comme à chaque fois. Six régions gagnables, dont une presque garantie : PACA.

Et patatras. Les électeurs ne se déplacent pas. Et tout particulièrement ceux du RN. Ils avaient, moyennant un petit effort, la possibilité de placer Marine le Pen en orbite haute pour la présidentielle ; la possibilité, comme disent les politologues, de créer une dynamique. « Nan ! On va à la pêche, on reste chez nous, on bricole, on jardine, on se balade. Mais on ne se déplace pas pour voter pour le RN ». Dingue.

En PACA, Thierry Mariani s’est bien battu. Mais au final c’est une défaite sans appel.

Dans les Hauts-de-France, c’est l’effondrement avec Sébastien Chenu qui fait 24% au premier tour contre 40% en 2015. Et au deuxième tour, les résultats ne s’améliorent pas. Il avait déjà pris une veste monumentale aux municipales à Denain, où la maire socialiste a été réélue dès le premier tour. Qu’à cela ne tienne ! Il est investi tête de liste aux régionales.

En Ile-de-France, Marine le Pen avait décidé d’envoyer son « dauphin » bardé de son Bac ES pour affronter la « techno » ultra-compétente Valérie Pécresse. 13%, 5 points de moins que Wallerand de Saint-Just en 2015 au premier tour et moins de 11% au deuxième. Qui aurait cru possible de faire bien pire que le cruchon à qui le parti doit sa déliquescence à Paris ? Difficile, par ailleurs, de mettre ce résultat sur le dos du remplacement de peuple car l’abstention la plus forte a été précisément enregistrée dans les départements où la proportion d’immigrés est la plus forte, Seine Saint-Denis en tête.

En Auvergne-Rhône-Alpes, le score très honorable de 2015 (25%) est divisé par deux.

En Grand-Est, où Florian Philippot avait dépassé les 36% en 2015, le RN se retrouve à 28%.

En Occitanie, c’est le PS qui est arrivé en tête au premier tour, se payant le luxe d’augmenter son score de 16% à 40% alors que celui de Marine Le Pen chute de 9%. Le deuxième tour est un plébiscite pour la présidente socialiste.

La déconfiture est générale

Oh, bien sûr, la République en Marche a pris une « branlée » encore pire. Mais elle et son champion ou inversement avaient quand même réussi en 2017 à ravir l’Élysée et 308 sièges à l’Assemblée nationale. Pas mal pour un monsieur inconnu trois ans avant son élection et un parti créé en avril 2016. Il y une différence entre décrocher la médaille d’or et patauger ensuite, et patauger tout le temps.

Dimanche 27 juin, au soir du deuxième tour, le bilan du RN pour cette double élection territoriale est clair : ZÉRO + ZÉRO= ZERO. Car ce que nous a caché le buzz autour des régionales, c’est une bérézina pire encore. Le RN ne gagne AUCUN conseil départemental sur les plus de 100 que compte notre pays. En tête dans quelques cantons, il n’a été en mesure de remporter une majorité départementale nulle part. Effarant ! D’autant que cette collectivité est celle que le camp national privilégie et à juste titre car elle est à la fois proche des administrés et héritière de la construction historique de la République. Un petit incident pour l’anecdote. Savez-vous que notre pays a connu 20 élections législatives partielles depuis l’été 2017 ? Bilan pour le RN ? Devinez !

On se demande partout : mais pourquoi le peuple RN ne s’est pas déplacé ? Les leaders du parti racontent que leurs électeurs ne s’intéressent pas aux élections locales. Mais c’est faux. En 2015 le parti avait enregistré des gains majeurs grâce à une forte mobilisation ce qui avait permis au FN de s’implanter fortement dans les conseils régionaux et départementaux, créant ainsi une vraie dynamique pour 2017. En 2021, le RN va voir sa représentation locale régresser fortement ce qui va, par ailleurs, accroître ses difficultés financières.

Je connais le peuple français. Il est courageux. Il est dur à la tâche. Il n’hésitera jamais à prendre une heure ou deux pour aller voter un dimanche. Mais voter pour quoi ? Voter pour qui ? Pour un mouvement qui se « chiraquise »? Qui commence à dire que l’islamisation de masse n’est pas une régression ? Que la CEDH ce n’est pas un problème ? Que l’on va s’accommoder de l’UE sans faire d’histoires ?

Le RN a préféré faire le choix de la sécurité comme leitmotiv électoral. Il n’y a qu’un malheur : la sécurité n’est que marginalement dans la compétence des régions et des départements… Mais le comble est que la sécurité figurait malgré tout et d’après un sondage réalisé par l’institut Opinion Way quelques jours avant le scrutin régional, au premier rang des préoccupations des électeurs. Cela n’a pas suffit à les faire se déplacer pour le parti qui est supposé l’incarner le mieux.

Un second rôle éternel ?

Mais là n’est peut-être pas le plus grave. Ce peuple, il a besoin de chair et d’âme, de présence, du contact avec celle ou celui qui est censé(e) l’incarner. Moi président du RN, j’aurais arpenté la France en long en large et en travers, levé tôt, couché tard, parlé, écouté, discuté, bu un coup, blagué et compati avec cette France qui souffre et espère tant. Je l’ai tellement fait. Je n’aurais pas fait des apparitions éclairs, des visites d’une petite heure, souvent sur un marché, une conférence de presse vite torchée, un petit tour chez un agriculteur et zou on reprend vite le train pour Paris. Je ne me serais pas uniquement montré dans des bourgs ou des hameaux bien tranquilles où il n’y a pas de risque de face-à-face avec des adversaires qui vous chahutent et qu’il faut savoir affronter plutôt qu’éviter. Bon sang, la France c’est aussi les villes : 50% des Français vivent dans une commune de plus de 10 000 habitants !

Mais au-delà des choix de candidats, des thèmes et du type de campagne, il y a en politique, et tout particulièrement dans un mouvement populaire, l’incarnation. L’incarnation : tout est là. C’est un subtil mélange de charisme, de compétence, de sacrifices, de travail acharné et il faut le dire de chance. Et ça, ça ne s’invente pas. Pas plus que ça ne s’acquiert. On l’a ou on ne l’a pas. Pour réussir cette rencontre magique avec le peuple il faut savoir parler à ses tripes, à son cœur et à son cerveau. Chacun des présidents de la Ve ont eu, à des degrés divers, ce don. Même le bien mièvre François Hollande a eu en 2012 ce coup de génie de se poser en « ennemi de la finance », dans un contexte qui s’y prêtait parfaitement, tout en assénant cette redoutable anaphore « moi président » qui a enseveli Sarkozy lors de leur débat. Bref, il faut être « bon ». Mais pas seulement. Pour être la ou le meilleur, il faut s’entourer des meilleurs. Car c’est à leur contact que l’on s’élève… à condition de les écouter et de les lire. S’entourer de beaucoup de médiocres, qui ont le mérite d’être fidèles et flatteurs, pour se grandir est une erreur capitale. Car ce faisant, on cumule le manque d’émulation, de remise en cause et on n’inspire pas confiance à un peuple qui sait qu’un président est un chef d’orchestre.

Marine Le Pen a pris les rênes du parti il y a 10 ans. 10 ans après c’est un parti financièrement exsangue. Je lisais il y a quelques jours que LREM venait d’acheter un siège de 2.800 m2 dans Paris pour 35 millions d’euros. Contraste ! 10 ans après, la présidente du Rassemblement national n’a pas tout à fait tout raté. Mais elle n’a rien réussi vraiment. Elle a solidement installé le RN et elle-même sur la scène politique française en tant que figurant, second rôle et parfois tête d’affiche. Mais jamais comme producteur, scénariste, réalisateur et metteur en scène.

Elle a gagné la bataille de certaines idées. Mais n’a jamais convaincu les Français qu’elle et son équipe étaient capables de gouverner une région ou un simple département. « Vous n’avez jamais voulu me confier ne serait-ce que la Lozère. Mais je vous demande de me confier la France ». Voilà ce qui pourrait être le slogan de 2022. La présidente du RN a concédé vendredi dernier sur France Info qu’« il faudra récréer une dynamique » pour la présidentielle. Elle a une certaine habitude des montagnes russes. Mais cette fois-ci le chariot a-t-il encore assez de puissance pour remonter une énième pente ?

« Vous réglez vos comptes avec elle », va-t-on me reprocher. Pas du tout. Je ne règle pas des comptes. Je FAIS les comptes. Qui suis-je pour me le permettre ? En quittant le RN, à regrets, j’ai fondé avec une petite équipe de fidèles ultra-compétents, un think tank qui en sept mois a réuni près de 2000 adhérents, et une jolie brochette d’experts qui m’apportent idées et propositions. Les comptes de mes réseaux sociaux connaissent une croissance exponentielle et il n’est pas de jour où dans les rues, partout en France, des femmes et des hommes de tous âges, de toutes origines et de toutes conditions me saluent, m’encouragent et me remercient. Alors oui, à mon modeste niveau, je crois pouvoir donner un avis sur une personnalité qui a reçue en héritage une organisation solide et a bénéficié du sens de l’histoire.

J’ai beaucoup rencontré à travers le pays ces militants, adhérents électeurs du RN qui se battent pour que la France reste la France. Et franchement, ils méritent mieux. En fait c’est toute la France qui mérite mieux que ce qu’est le Rassemblement national aujourd’hui. Ce mouvement, allié à d’autres, porte en lui l’espoir d’un avenir meilleur. Mais encore faut-il qu’il soit dirigé par les meilleurs. Que faire alors ? Encore un peu de patience. On en reparle très bientôt.

Jean Messiha

Rassemblement national: Zéro + Zéro = Zéro

 




Football : l’idéologie diversitaire à l’offensive en équipe de France

Un remplacement « En Marche » forcée…

Football: l’idéologie diversitaire à l’offensive en Équipe de France
Le choix du rappeur Youssoupha (photo) pour l’hymne de l’équipe de France de foot est critiqué © SADAKA EDMOND/SIPA Numéro de reportage : 00777135_000025

Dans la sélection de Karim Benzema en Équipe de France et dans le choix du rappeur Youssoupha pour la chanson des Bleus, Jean Messiha a vu une offensive de l’idéologie diversitaire. Il compte ne pas regarder la compétition. Tribune.


Pendant la soirée des César 2020, l’actrice Aïssa Maïga, invitée pour remettre le prix du meilleur espoir féminin, déclarait devant le gotha du showbiz français « compter le nombre de Noirs dans la salle », citant tour à tour les quelques personnes de couleur présentes, comme le réalisateur des “Misérables” Ladj Ly. Je me suis donc permis de faire pareil, mais cette fois-ci de compter les « Blancs » plutôt que les « Noirs » et de le faire dans le foot et non pas dans le cinéma.

Le ballon rond est une passion populaire presque partout dans le monde. Y échappent les États-Unis, plus adeptes de leur forme ultra-violente de rugby, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, terres de vrai rugby, ainsi que les pays du sous-continent indien qui, de leur côté, ont fait du cricket leur sport national.

Ailleurs, et bien sûr en France, c’est le foot. C’est un sport populaire. Son exercice est peu coûteux : une paire de chaussures à crampons, un short, un t-shirt, un ballon que l’on peut se partager à plusieurs et hop, le match peut commencer. Il faut certes des terrains. Mais notre pays en compte des milliers depuis longtemps et en particulier dans les quartiers populaires. Universellement, ce sport est à l’image de son peuple. En France, plus que tout autre domaine, le football reflète le changement de peuple en version accélérée. La dernière sélection, celle annoncée par Didier Deschamps il y a quelques jours, compte neuf joueurs d’origine européenne, c’est-à-dire « blancs », comme dirait un certain Youssoupha. Neuf… sur 26 ! Je les nomme Hugo Lloris, Benjamin Pavard, Léo Dubois, Clément Lenglet, Lucas Hernandez, Lucas Digne, Adrien Rabiot, Antoine Griezman et Olivier Giroud. Tous les autres sont d’origine africaine, récente ou lointaine, ou encore maghrébine. Cela ne remet évidemment pas en cause leurs qualités de jeu et la légitimité de leur sélection. Mais dans un pays où il devient de bon ton de compter les Blancs, de leur reprocher à demi-mots d’être encore là, c’est assez parlant.

Say no to racism

Ce lent et inexorable déclin de la présence de joueurs d’origine européenne au point de devenir franchement minoritaire dans un pays dont plus de 80 % du territoire et 96 % de la population est sur le continent européen est exceptionnelle. Aucun autre pays participant à l’Euro de foot ne présente une telle caractéristique. Pas même la Belgique, pourtant ancienne puissance coloniale fortement marquée par une immigration extra-européenne. Pas même l’Angleterre et sa « diversité » légendaire. Il faut dire la vérité : le foot français a fait l’objet d’un véritable nettoyage ethnique, savamment et patiemment entrepris depuis des années par le milieu des associations sportives pétries d’immigrationnisme et de discrimination positive en faveur des minorités. Le tout supervisé par la Fédération française de football (FFF). Être un jeune Blanc dans les clubs des quartiers populaires est, à la longue, devenu une erreur de casting. À moins d’avoir des parents qui peuvent vous payer une école de foot, mieux vaut oublier pouvoir y briller. La doctrine « progressiste » a posé le postulat que ce sport, où l’on peut gagner beaucoup et devenir une star, devienne le domaine de prédilection des jeunes « racisés » afin de créer ce que les Anglos-Saxons appellent les « role models ». Mais comme il faut ne pas trahir l’idéologie immigrationniste et malgré le fait que notre pays compte un nombre considérable de talents pétris de rêves de gloire sportive, la France va continuellement chercher en Afrique noire et au Maghreb de nouveaux joueurs pour la Ligue 1, la Ligue 2 et même la ligue nationale, ex-troisième division, qui compte quelques clubs pros. Une immigration du sport totalement irrationnelle.

Cette année, à l’occasion de l’Euro 2021, nous avons également eu droit à une initiative de la Fédération française de football, initiative destinée à acter le basculement de ce sport dans l’après-France. Le choix d’un rappeur congolo-français, né à Kinshasa et vivant en Côte-d’Ivoire, Youssoupha Mabiki Zola, pour interpréter l’hymne des « Bleus » à l’Euro 2021, était tout sauf le fruit du hasard.  Soyons juste : l’homme est certes injurieux, racialiste, sexiste au point d’en être ordurier (contre Marine Le Pen), haineux et menaçant (contre Éric Zemmour), anti-flics et anti-France, mais ses textes sont plutôt plus riches et moins débiles que la grande majorité du rap. Cela lui vaut d’être vénéré par tout ce que la France compte de francophobes. C’est ainsi depuis des années : quand un immigré noir ou maghrébin rappe son vomi et souvent sa haine sur notre pays, les femmes, les forces de l’ordre et les Blancs de façon outrageusement grossière et dans une langue de décharge, il fait frissonner de joie les apôtres de l’humanisme, les grands prêtres de la bienveillance et les souverains-pontifes de la tolérance. Quand même : ils doivent reconnaître que c’est trash, même pour eux. Avec Youssoupha on a à peu près le même type de message, mais avec toutefois plus de mots en français et qui arrivent à s’aligner dans des phrases. Mais oui, mais oui : des phrases, miracle ! Alors, il faut le mettre à l’honneur. Une équipe de France majoritairement non-blanche soutenue par la chanson d’un rappeur noir :  le rêve pour l’extrême-gauche, la gauche ou ce qu’il en reste et bien sûr la Macronie qui a envoyé sa ministre des Sports Roxana Maricineanu promouvoir ce « coup » de la FFF.  Et puis il y a Karim Benzema, l’Algérien de cœur et d’âme, suspecté d’être maître chanteur dans une affaire de sextape, qui préférerait jouer pour « son pays », celui de ses parents, l’Algérie, mais qui, comme le pognon est de ce côté-ci de la Méditerranée, n’a pas eu à hésiter. Le cœur au Maghreb, le portefeuille en Europe.

Offensive diversitaire

L’objet de cette tribune n’est pas de demander le changement de composition de notre équipe nationale de football. Dans l’absolu, nous pourrions exiger une discrimination positive qui favorise l’accès des Blancs à l’équipe de France. Car après tout, pourquoi la discrimination positive serait-elle réservée à toutes les couleurs de l’arc-en-ciel sauf au Blanc ? Malgré cela, nous ne sommes pas pour les quotas, à la différence des racialistes qui les réclament en faveur des non-blancs. Les Français qui en ont marre de cette imposture peuvent faire le choix très simple de ne plus la regarder à la télévision. Un tel boycott serait plus que symbolique. Ce sport-business devenu l’étendard du remplacement ne vit, en effet, que de l’énorme manne financière rapportée par les recettes télévisuelles. Il ne survivrait pas à la « grève » des remplacés qui l’alimentent avec leur pognon. À chacun de se déterminer. Personnellement, je regarderai autre chose.

Au-delà de la façon dont nous voulons réagir à cette offensive diversitaire, il reste que cette formation illustre de façon aveuglante la réalité du changement de peuple. Mais en version accélérée. On nous dira qu’elle a toujours compté des immigrés comme Michel Platini, Youri Djorkaeff et bien d’autres. Je le sais bien, moi qui fus longtemps un fan de nos Bleus. Mais ils étaient issus de l’immigration européenne que nous considérons depuis très longtemps comme une mixité naturelle à l’échelle de notre continent commun, l’Europe. Elle comptait aussi des joueurs géniaux issus de la diversité extra-européenne comme les Marius Trésor, Jean Tigana, Marcel Desailly ou encore le formidable Zinédine Zidane. Mais à l’époque, la France en bleu ressemblait encore à la France. Aujourd’hui, elle représente à la fois une réussite et une étape de plus dans la marche vers l’annihilation identitaire de la France historique. Pourquoi une étape ? Car lorsque l’on regarde les équipes de la « relève » alignée par la FFF, les U19 ou U20, nous pouvons programmer la quasi-disparition des joueurs européens dans l’équipe de France d’ici la fin de la décennie. La France Black-Beur. Amputée de ses Blancs. Le rêve ultime de la grande majorité de ces élites qui nous demandent de leur redonner cinq ans de plus en 2022 pour continuer le boulot. On me dira que la France a bien d’autres problèmes que la couleur de son équipe de foot. C’est vrai. Mais alors qu’ils cessent de nous dire que nous fantasmons le « Grand Remplacement ». Qu’ils admettent sa réalité au lieu de le nier de façon grotesque. Sans cela, il sera impossible d’avoir un débat politique honnête sur l’immigration et l’identité. Ce débat interdit laisse la France interdite.

Jean Messiha

https://www.causeur.fr/football-lideologie-diversitaire-a-loffensive-en-equipe-de-france-201731?

 




Affaire Tapie : quand l’immigration enrichit brutalement les élites

Sous un feu roulant de critiques pour avoir fait le lien entre immigration et délinquance après la violente agression du couple Tapie, le président de l’Institut Apollon persiste et signe : il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.

Il s’agit bien sûr de l’agression sauvage et odieuse dont son épouse et lui-même ont été victimes dans leur magnifique demeure du Moulin-de-Breuil à Combs-la-Ville il y a quelques jours.

Me basant sur des révélations de Valeurs actuelles reposant sur des sources policières, au demeurant jamais démenties par les Tapie eux-mêmes, j’ai indiqué que cet homme qui avait tant œuvré pour l’immigration et tant dénoncé les « amalgames » entre immigrations, venait d’en vivre la cruelle expérience.

Si on peut mettre en lumière un immigré africain parce qu’immigré africain pour un beau geste, alors pourquoi diable ne pas mettre un coup de projecteur sur les innombrables actes de délinquance et de criminalité d’autres Africains ?

Un déluge d’insultes et de critiques m’est tombé dessus. Y compris de journalistes, enfin si on peut les appeler ainsi, comme Jean-Michel Aphatie. J’ai subi un assaut en règle sur le plateau de « Touche Pas à Mon Poste » lundi 5 avril, Stéphane Tapie, fils de Bernard, m’invitant à rester chez moi et à fermer ma gueule. Et afin de clore le débat sur le lien immigration et délinquance, il cite le comportement exemplaire de Lassana Bathily lors de la prise d’otage meurtrière de l’Hyper Cacher en 2015, bien que le récit héroïque de ce migrant clandestin malien a été remis en cause par les otages eux-mêmes. Mais à supposer que Lassana Bathily ait été un véritable héros, si on peut mettre en lumière un immigré africain parce qu’immigré africain pour un beau geste, alors pourquoi diable ne pas mettre un coup de projecteur sur les innombrables actes de délinquance et de criminalité d’autres Africains ?

Plus généralement, les origines et la couleur de peau sont très régulièrement au cœur des indignations de la bien-pensance. Adama Traoré, Michel Zecler, Georges Floyd et plus anciennement les jeunes Ziad et Bounia… Autant de drames où il était question de Noirs, de Maghrébins, etc. L’immigration victimaire fait ainsi l’objet de toutes les attentions du système médiatico-politique, tandis que pour l’immigration tortionnaire le mot d’ordre pourrait être celui utilisé récemment par Audrey Pulvar : « Blancs, taisez-vous ! ».

Pire, un seul geste positif d’un immigré est immédiatement récupéré et instrumentalisé sans aucune décence par médias et politiques, donnant lieu souvent à la création d’une légende et… à une naturalisation dans la foulée ! Mais des centaines de milliers d’actes criminels ou délictuels émanant de l’immigration, là une omerta épaisse se met en place et gare à celui qui évente quoi que ce soit dessus ! Avec sa remarquable honnêteté intellectuelle et son approche profondément démocratique du débat d’idées, Cyril Hanouna m’a permis de venir me défendre le lendemain face à la meute habituelle de mes détracteurs.

Pour les antiracistes autoproclamés, donner le profil racial de leurs agresseurs est un crime de lèse-majesté

Mais revenons-en au début de cette polémique. De qui donc les policiers tiennent-ils que les agresseurs sont trois Noirs et un Maghrébin ? Eh bien du couple Tapie lui-même. Ô mais pour les antiracistes autoproclamés, donner le profil racial de leurs agresseurs est un crime de lèse-majesté. Il fallait dire « des jeunes ». Fort bien. Mais de quel type ? « Et bien du type jeune, c’est tout messieurs les flics ». Soit. Tapie aurait donc du présenter cette description aux policiers. Une description déracisée. C’eût été une belle posture antiraciste de sa part. Mais ça n’est précisément pas ce qu’il a dit. Du coup la famille Tapie et les médias me font grief d’avoir repris à mon compte la description des Tapie eux-mêmes !

Mais plus encore, ce qui m’a complètement abasourdi, ce sont les révélations d’André Bercoff, animateur de Sud Radio sur son entretien avec Bernard Tapie, dont il est l’ami de longue date, après les faits. L’homme très choqué, et on le comprend, lui avouait son désarroi : « Je leur ai dit que j’avais toujours été de leur côté », a dit Tapie à ses agresseurs dans l’espoir de les ramener à la raison. À cela, il n’a reçu pour toute réponse qu’un « va te faire enculer » méprisant, ses agresseurs continuant à cogner de plus belle, surtout sur son épouse.

Avoir été de leur côté aurait dû donc constituer une immunité aux yeux de Tapie. Eh bien non, cher Monsieur. Vous devriez faire un peu d’histoire. Les envahisseurs n’épargnent jamais très longtemps les naïfs ou les traîtres qui leur ont ouvert la porte.

Vous pensiez sans doute, comme toute la grande bourgeoisie française immigrationniste, que la populace blanche et immigrée assimilée était bonne pour le « vivre-ensemble » de masse, mais que votre fortune vous en épargnerait les affres et les dangers ? Pas de chance. Les murs de votre domaine ne les ont pas arrêtés. Et ils n’épargneront personne. Non personne.

On me reproche d’avoir relaté cette affaire en ces termes ? Je m’en fous. Au nom de quoi devrais-je donc taire le réel ?

Cela fait maintenant des années que le fait d’être blanc vous relie à l’esclavage, au colonialisme, au racisme et on vous dit que vous devez encaisser tête baissée parce que c’est la réalité de l’Histoire. Très bien. Eh bien la réalité d’aujourd’hui, c’est aussi que l’immigration arabo-afro-musulmane est considérablement surreprésentée dans la délinquance, la criminalité, le fanatisme religieux et je ne parle même pas du terrorisme. Alors maintenant, c’est réel contre réel, il n’est plus question de prendre des coups sans les rendre. Je suis un bon chrétien sauf sur un point : je ne tends pas l’autre joue. Je tends le poing. Politiquement bien sûr.

Je m’entête à parler du réel parce que le dissimuler nous empêche de régler les problèmes qui accablent notre pays. Depuis des années, nous vivons une immigration de peuplement arabo-afro-musulmane. Et on nous serine à longueur d’années que cela se passe très bien, qu’un vivre-ensemble serein et pacifique se met en place et mieux, que l’on s’enrichit de cette lente submersion. Eh bien, il est plus que temps de dire CE QU’IL FAUT.

Non, cela ne se passe si bien que ça. Non ce n’est pas si pacifique que ça. Et non, franchement, ce processus est très loin de nous enrichir. Parler ainsi nous entraînerait, paraît-il, vers la guerre civile.

C’est tout le contraire. C’est en arrêtant cet assaut pendant qu’il en est encore temps – et il ne nous en reste que très peu – que l’on pourra empêcher la guerre civile. Mais le camp de l’anti-France ne veut pas de cette résistance, car il veut que dans 20 ou 30 ans le peuple français n’ait plus d’autre choix que de se soumettre ou de se barrer parce que le nombre sera contre lui.

Je vais terminer par cette histoire de « stigmatisation » dont on nous rebat les oreilles. Avez-vous remarqué que chaque fois que des Gitans sont impliqués dans une affaire délictuelle ou criminelle ou de troubles à l’ordre public, les médias n’hésitent pas une seconde à désigner les auteurs comme des « gens du voyage » ? Là personne ne se scandalise de ce qui contribue à stigmatiser une population qui l’est déjà pas mal. Par contre, c’est un invraisemblable tollé si les mots « immigration », « Maghrébins » ou « Africains » sont prononcés. Pourquoi ? C’est très simple. Les Gitans sont des Blancs qui, en plus, ne vivent pas comme les autres Blancs. Alors les pointer du doigt, ça passe crème. Mais les Arabes et les Noirs, eux, sont sanctuarisés, presque déifiés.

Toute cette hypocrisie, c’est finie. Terminée. La gauche et la bien-pensance ont décidé depuis quelques années de mettre la race au cœur du débat politique, pour en désigner une, la race blanche, comme la mauvaise race coupable de tout et les autres comme victimes de tout. Le temps de la vérité est venu. On va tout mettre sur la table et les Français vont lentement sortir de la torpeur des sédatifs de la doxa pseudo-progressiste et anti-française. Nous sommes chez nous et nous allons nous battre pour rester ce que nous sommes là où nous sommes. C’est-à-dire rester et vivre Français en France.

Jean Messiha

Affaire Tapie : quand l’immigration enrichit brutalement les élites




Incompatibilité entre islam et République : réponse à un jeune musulman

J’ai décidé aujourd’hui de répondre publiquement à une lettre extrêmement touchante que m’a adressé un Français de confession musulmane né en France et qui se dit pleinement Français, laïque, patriote et attaché à l’histoire et à la culture françaises. Son engagement dans un des corps de réserve de nos armées témoigne incontestablement de ce patriotisme.

Ramy – c’est son prénom – commence par m’avouer sa gêne quand je parle de l’incompatibilité entre l’islam et la République. Il évoque son inquiétude devant l’amalgame entre islam et islamisme et son angoisse à l’idée que puisse advenir une ère où les musulmans seraient traités comme les Juifs le furent durant les heures sombres. Il ne veut pas d’un clivage « eux » contre « nous », « eux » étant les musulmans catalogués « ennemis de l’intérieur » et « nous » entendez les Français du peuple historique et assimilés. Il argue que de nombreux immigrés issus du Maghreb et d’Afrique se fondent parfaitement dans le creuset national.

Il reconnaît aussi, et je le cite, « que nous avons un problème avec une partie de notre population, qui sont les Maghrébins et les Noirs » et que « ce problème est culturel et nullement religieux ». Ce sont ses mots. Il pense que « cela résulte du recul de nos valeurs, par cette gauche putride qui pendant des décennies, a détruit les symboles que réunissait tous les Français, au profit du communautarisme. »

Il souhaite une règlementation de l’islam en France, comme l’a fait Napoléon avec les Juifs, et l’instauration d’un islam de France qui respecte les valeurs de la République, et ne veut pas de ce qu’il appelle « l’intervention de ces bédouins du Moyen-Orient qui se veulent le porte-parole de l’islam en France ».

Cher Ramy, je veux vous répondre point par point.

Vous faites partie de toute cette frange de l’immigration arabo-afro-musulmane qui est devenue pleinement française et qui a, en effet, enrichi notre pays. Cela est incontestable et indiscutable. Mais cette frange de l’immigration ne saurait être l’arbre qui cache la forêt. Ici comme ailleurs, il faut éviter les amalgames. L’immigration « richesse » ne saurait représenter à elle seule toute l’immigration en France. La vérité est cruelle : une grande partie de l’immigration arabo-afro-musulmane ne nous « enrichit » pas, bien au contraire. Et nous le constatons tous les jours.

Affirmer qu’il n’existe aucun lien entre l’immigration, l’islamisation, la radicalisation et le terrorisme relève d’une inquiétante cécité ou de la pure bêtise

S’agissant du lien entre immigration, islam et islam radical, j’ai eu maintes fois l’occasion d’expliquer ma position, basée sur une analyse factuelle. L’immigration massive de ce dernier demi-siècle, et en particulier depuis le tournant des années 80, est principalement musulmane. On sait qu’au sein de toute population musulmane il existe un pourcentage de moins en moins négligeable d’adeptes de l’islam radical et, au sein de ces derniers, d’une minorité prête à passer à l’acte terroriste. Il n’est évidemment pas question de dire que tous les musulmans sont des radicaux ni que tous les radicaux sont des terroristes. Il n’y a pas un périmètre défini où pourraient se loger de manière entière et symétrique l’islam, l’islamisme et le terrorisme. En clair, on ne peut ni dire ni écrire « islam = islamisme = terrorisme ».

Mais il y a bien un continuum, un lien causal entre les trois, résumé par la formule désormais consacrée : « tous les musulmans ne sont bien évidemment pas des terroristes, mais en France tous les terroristes sont des musulmans ». Affirmer, comme le font les « progressistes » et autres gauchistes, qu’il n’existe absolument aucun lien entre l’immigration, l’islamisation, la radicalisation et le terrorisme relève d’une inquiétante cécité quand ce n’est pas de la pure bêtise.

A lire aussi, du même auteur: Pourquoi je continuerai d’aller chez Cyril Hanouna

Le risque de la séparation et de l’hostilité mutuelle que vous pointez du doigt dans votre lettre, cher Ramy, existe bel et bien. Le cas échéant, elles seraient terribles pour les femmes et les hommes comme vous et moi venus d’ailleurs et devenus d’ici. Ils seraient piégés entre d’une part ceux qui leur ressemblent extérieurement mais sont les adversaires de la République française et d’autre part, un peuple historique qui « en a marre de ces immigrés », tous pour l’occasion mis dans le même sac.

Le risque d’un face-à-face, pour reprendre les termes de l’ancien ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, n’a rien d’inévitable et il faut tout faire pour l’éviter. Il existe un moyen d’exorciser un tel scénario qui est aujourd’hui clairement du domaine du possible et peut-être même du probable.   

Avant d’y arriver, dressons d’abord un diagnostic équilibré. La République française a été fondée par un peuple et sur sa civilisation. Le peuple était celui qui vivait sur cette terre depuis toujours. Il était européen et le reste encore majoritairement mais de moins en moins. Sa civilisation était un savant mélange de christianisme, de judaïsme et d’agnosticisme voire d’athéisme. L’islam n’a pas plus participé à la fondation de la nation française qu’à la création de sa République. Et il est plus que probable qu’une France musulmane ne serait jamais devenue la République laïque qu’elle est depuis 1905. L’islamisation est récente et a été rapide à l’échelle de notre histoire. Elle ne résulte pas de la conversion massive du peuple historique à l’islam, mais bien de l’immigration.

Il existe d’ailleurs déjà une forme d’islam de France : c’est celui des gens comme vous. Comme la quasi-totalité des Français « de souche » votre foi est discrète et je n’imagine pas votre compagne voilée pour témoigner de sa soumission à Allah ou pour afficher sa « pudeur ».

Hélas, vous n’êtes pas majoritaire et vous le savez. La majorité de l’islam en France est d’inspiration wahhabite et parfois salafiste, dominé par la pensée néfaste des Frères musulmans. Cet islam est d’ailleurs davantage incompatible avec la société française qu’il ne l’est avec la République du même nom.

Face à cette dérive qui transforme chaque jour le visage identitaire de notre pays, il y a effectivement des remèdes.

La réglementation de la religion du Prophète ne me parait pas une bonne solution car l’Etat laïc n’a pas à s’ingérer dans l’organisation d’une foi religieuse quelle qu’elle soit. Il ne peut ni ne doit exiger des musulmans davantage que ce qu’il exige des autres croyances dans notre pays. En revanche, il faut fermement et vertement opposer à l’impérialisme salafo-wahhabite une laïcité de combat qui ne passe rien et ne cède sur rien.

D’aucuns affirment que le « séparatisme » islamique et indigéniste, qui est en fait  un colonialisme ethno-identitaire, a d’importantes causes sociales telles que la « ghettoïsation » et le chômage. C’est sans doute en partie vrai. Ce que je conteste dans cette analyse est le doigt accusateur pointé vers la France. Il faut le dire et le répéter de la manière la plus catégorique et solennelle qui soit : non la France n’a jamais « parqué » personne dans des quartiers réservés ; non la France n’a pas provoqué un chômage élevé chez les immigrés arabo-afro-musulmans.

Il y a une invraisemblable aporie consistant à s’acharner à franciser l’islam en France tout en s’acharnant à défranciser la France

Ces immigrés se sont installés là où leurs faibles revenus leur permettaient de se loger et leur taux de chômage élevé résulte très majoritairement d’un niveau d’études en moyenne inférieur à celui de la population d’origine européenne et asiatique. Bien sûr, comme dans toute situation socio-économique les causes sont complexes.

Mais le succès de l’intégration des communautés chrétiennes d’Orient, indochinoises et chinoises ainsi que d’une partie des autres immigrations extra-européennes montre qu’il n’y a pas d’obstacles structurels posés par les « Blancs » à l’égard des « non-Blancs ». Vous et moi, mon cher Ramy, en sommes des preuves d’autant plus emblématiques que nous ne sommes pas les seuls, très loin de là !

Le retour à la croissance et au plein emploi peut être un facteur majeur d’intégration pour tous ceux qui veulent s’en sortir et vivre Français en France. La qualité de la politique économique menée à partir de 2022 sera donc, sur ce point en tous cas,  déterminante.

L’école de la République a été salopée dans des territoires entiers de notre pays. Elle doit être nettoyée de ses errements différentialistes et vidée des voyous qui en perturbent le fonctionnement en particulier dans les quartiers qui n’ont plus de populaires que le nom mais sont bel et bien alter-identitaires. Ainsi, l’école peut redevenir la belle machine assimilatrice qu’elle fut.

Mais la condition sine qua non de toute résolution durable de la fracture identitaire qui nous mine c’est un changement drastique de notre politique migratoire.

On ne peut pas espérer une francisation de l’islam si chaque jour débarquent dans notre pays des femmes et des hommes qui charrient l’islam rétrograde du Maghreb ou du Moyen-Orient et je ne parle même pas de l’Asie islamique (Afghanistan, Pakistan, Tchétchénie, etc.). Il y a une invraisemblable aporie consistant à s’acharner à franciser l’islam en France tout en s’acharnant à défranciser la France !

De surcroît, on ne peut espérer résorber la pauvreté si chaque jour débarquent des gens dénués de tout et qui viennent alourdir la charge pesant sur un système social déjà à bout de souffle.

Jean Messiha




Si j’avais été sur le plateau d’Hanouna, voilà ce que j’aurais dit à Mélenchon

Il n’y a pas que Naulleau qui a été interdit de plateau à l’émission d’Hanouna par Jean-Luc Mélenchon. Apparemment, le chef des Insoumis n’a pas souhaité que Jean Messiha soit présent, lui non plus, sur le plateau. Sauf que, contrairement à Naulleau, l’ami Jean n’a pas décidé de se taire, au contraire !

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Seul un pouvoir national peut encore sauver la France… si les Français le veulent

Nous n’avons jamais caché la sympathie que nous inspirait, au Rassemblement national, Jean Messiha, dont nous savourions chaque passage sur les médias. Quelques jours après son départ du Rassemblement national, qui a fait beaucoup parler dans la mouvance patriote, et même plus largement, il nous a fait l’amitié de nous accorder un entretien.

Je n’étais pas français et la France a fait de moi un Français

Riposte Laïque : Vous êtes un haut fonctionnaire, vous êtes né en Égypte, vous avez obtenu la nationalité française à l’âge de 20 ans, vous dites avoir voté Chevènement en 2002, et avoir milité à gauche dans vos jeunes années. Et pourtant, vous avez rejoint le Front national de Marine Le Pen en 2015. Qu’est-ce qui vous a amené à une telle évolution ?

Jean Messiha :
C’est assez simple en fait. Ma famille a rejoint la France parce qu’elle représentait un idéal. Elle l’a d’ailleurs rejointe à l’invitation de la France. Pour ma famille, la France est une nation européenne, libre, sûre, forte, prospère, laïque mais d’héritage judéo-chrétien.

Contrairement à une idée répandue mais fausse, je n’ai jamais milité à gauche dans mes jeunes années. Je n’ai fait que coller des autocollants du mouvement des jeunes socialistes (MJS) dans mon lycée du 16e arrondissement de Paris qui votait majoritairement à droite. C’était par provocation, oui, mais certainement pas par conviction.
Par la suite, j’ai vu la France lentement se déseuropéaniser sous les coups de boutoir de l’invasion migratoire du Maghreb et d’Afrique, se soumettre à l’Europe fédérale, s’affaiblir économiquement par l’incompétence de nos élites, se délaïciser sous la pression de l’islam, etc.

Je me suis dit que j’allais me battre pour la France que mes parents m’avaient donnée comme cadeau, eux qui étaient venus comme invités et non comme des passagers clandestins.
Je n’étais pas français et la France a fait de moi ce que je suis devenu, c’est-à-dire un Français. Je me devais dès lors de faire en sorte que la France reste ce qu’elle est, c’est-à-dire française.

L’écrasante majorité de la fonction publique servira loyalement un gouvernement du camp national

Riposte Laïque : Philippe Martel, ancien haut fonctionnaire, comme vous, ancien directeur de cabinet d’Alain Juppé, puis de Marine Le Pen, vient de nous quitter prématurément. Il expliquait que son passage au FN avait brisé sa carrière professionnelle. Confirmez-vous cela, dans votre cas, et votre expérience vous permet-elle de dire que nombre de hauts fonctionnaires se comporteraient loyalement, si un gouvernement patriote arrivait au pouvoir ?

Jean Messiha :
Vous savez, de tout temps l’engagement politique du fonctionnaire n’a jamais été neutre. Tantôt il propulse sa carrière s’il s’engage dans un mouvement politique qui finit par exercer le pouvoir, tant il la ralentit s’il est dans un mouvement politique d’opposition. L’engagement au FN/RN ne change rien à la nature de la conséquence mais à son degré. Toutefois, quand vous avez le tiers du corps électoral qui vote pour un parti, ça n’est plus un groupuscule dont votre affiliation pourrait vous valoir des conséquences cataclysmiques sur votre carrière. En tout état de cause, mon engagement politique m’a attiré un nombre impressionnant de sympathies de la part de collègues dont je ne soupçonnais pas, pour certains, la politisation.

Mon devoir de réserve ne me permet pas de parler de ma vie professionnelle dans le détail mais je suis intimement convaincu que l’écrasante majorité de la fonction publique servira loyalement un gouvernement du camp national, à la condition que celui-ci respecte l’État de droit. Cet État de droit nous le respecterons, mais nous changerons le droit quand il ne permet pas au peuple d’exercer son droit souverain à disposer de son destin et l’application des politiques qu’il veut voir mises en œuvre. L’État de droit aussi bien que le droit de l’État doivent retrouver le chemin du service de la France et des Français.
Je le dis solennellement, nous respecterons toutes les libertés publiques à l’exception de trois :
– la liberté d’envahir  la France,
– la liberté d’enténébrer la France dans l’islam radical,
– la liberté d’ensauvager la France.

J’estime que la France métropolitaine est une terre historiquement européenne

Riposte Laïque : Vous avez donc rejoint le FN, devenu le RN, il y a cinq ans, vous en étiez devenu le porte-parole le plus apprécié des militants sur les plateaux, et vous venez d’annoncer votre départ, expliquant deux divergences majeures avec la présidente et la direction : sur l’islam, et sur l’identité. Pouvez-vous approfondir ces deux questions ?

Jean Messiha : Sur l’islam on y reviendra. Sur l’identité, c’est simple. J’estime que la France métropolitaine est une terre historiquement européenne et doit majoritairement le rester, ce qui ne veut absolument pas dire que les Français d’origine non européenne ne sont pas de vrais Français ou sont des Français de seconde zone. Nous sommes tous égaux. Mais pour que la France métropolitaine conserve son européanité déjà bien entamée, il faut drastiquement contingenter l’immigration nouvelle hors UE.

Je crois que cette vision européaniste de notre identité n’était pas du goût de Marine le Pen qui pense que cela pourrait vexer les Français d’Outre-Mer. À eux je dis très simplement que chaque territoire d’outre-mer a une identité forgée par l’Histoire ; une identité qui, à part à Saint-Pierre-et-Miquelon et partiellement en Nouvelle Calédonie, n’est pas européenne et qui n’en est pas moins belle et ni moins respectable. Unis dans la diversité territoriale de nos identités historiques. Voici ce que nous devons être.

Marine a accordé sa confiance à un groupe qui ne veut pas de moi

Riposte Laïque : Mais vous étiez très apprécié des militants, comme vous avez pu le vérifier lors de l’accueil qui vous était réservé dans les fédérations. N’auriez-vous pas pu rester dans ce parti, et essayer de défendre, à l’intérieur, vos positions ?  

Jean Messiha : Non, car Marine Le Pen a accordé sa totale confiance et son soutien à un petit groupe qui ne veut pas de moi car il considère que j’ai acquis une visibilité interne et externe trop significative. Elle a fait ce choix en conscience et je le respecte.

Il y a une limite à tout chose et il faut toujours la dépasser

Riposte Laïque : Quel est l’avenir, pour vous ? Vous dites que vous allez créer un think tank, appelé « Apollon», et vous laissez entendre que votre départ signifie un nouveau début, pour autre chose. Pouvez-vous nous en dire davantage ?

Jean Messiha : Quand on commence une aventure comme celle-là, c’est que l’on ressent une force qui vous pousse. Après, tout dépend de la cinétique de cette force et des soutiens que l’on reçoit. Votre question m’inspire cette belle citation du héros de l’aviation française, Georges Guynemer : « Il y a une limite à toute chose et il faut toujours la dépasser ».

Trump n’a pas compris que quand on devient président des États-Unis, on ne peut plus faire du Trump

Riposte Laïque : Quel est votre regard sur les élections américaines, et pensez-vous, comme le disent les médias, que c’est terminé, et que Biden a définitivement gagné ces élections ?

Jean Messiha : Oui, Biden a gagné cette élection et ce n’est pas de sa faute. Je pense que Trump a mené des politiques justes dans de nombreux domaines mais il n’a jamais vraiment incarné la dignité et la hauteur que requièrent la fonction de Président de la plus grande nation du monde. Il a montré que l’on pouvait remplir les promesses que l’on a faites à son peuple mais il n’a pas compris que lorsque l’on monte sur le trône de la démocratie, on doit faire preuve de la noblesse et de la tempérance d’un roi. Il était Trump et il devait devenir « President of the USA ». Mais il est resté Trump. Obstinément. Maintenant Trump a entamé toute une série de recours devant la justice américaine qui doit se prononcer avant le 8 décembre. Attendons de voir.

Je voudrais ici réaffirmer solennellement mon opposition au reconfinement

Riposte Laïque : Vous n’avez pas évoqué, dans les divergences avec la direction du RN, ses différentes positions sur la crise sanitaire, où elle a défendu le premier confinement, certes en demandant la fermeture des frontières, puis le port du masque, puis le deuxième confinement, comme l’ensemble de la classe politique, alors que des médecins comme le professeur Raoult, Perrone ou Toussaient contestaient ces choix, et accusaient de conflits d’intérêt le Conseil scientifique. Votre ancien collègue Florian Philippot défend des positions totalement opposées. Comment vous situez-vous, dans ce débat ?

Jean Messiha : Je voudrais d’abord reconnaître que nous sommes dans une situation difficile. Je ne suis pas quelqu’un d’orgueilleux alors je dois avouer que je n’avais pas prévu une seconde vague aussi violente et disons les choses en vérité : si nos médecins et nos soignants, à qui j’adresse un vibrant hommage, n’avaient pas amélioré les protocoles de soins et fait baisser la mortalité en réanimation, nous serions face à une hécatombe.

Mais je voudrais ici réaffirmer solennellement mon opposition au reconfinement. Il faut laisser la vie continuer avec un respect scrupuleux des mesures barrières et sanctionner les irresponsables comme ils le méritent. Nos soignants doivent comprendre que la ruine de notre économie, c’est la ruine à moyen terme de notre système de santé. Je ne connais pas d’exemple de médecine de haut niveau dans un pays appauvri. Ce fut le cas de Cuba longtemps et ce n’est même plus vrai. Par contre il faut que les gens qui se battent dans les hôpitaux contre cette saloperie soient récompensés comme les héros qu’ils sont.

Il y a moyen de restaurer la compétitivité de la France en restant dans l’euro

Riposte Laïque : Quelle est votre position sur la question européenne ? En 2017, votre parti réclamait la sortie de l’UE, et suite à la présidentielle, il a changé de position. Comment expliquez-vous ce virage, et le partagez-vous ?

Jean Messiha : En 2017, Marine Le Pen était, selon ses propres mots, en plein « coup de foudre intellectuel pour Florian Philippot » qui avait imposé le Frexit comme ligne politique. Il prétendait que l’on pouvait sortir de l’euro en six mois et autres rodomontades du même style. Il n’était pas question de contredire le Maître du Palais sous peine d’être accusé de trahison. Avoir été devancée par Macron au premier tour a secoué Marine Le Pen et après avoir affirmé avec beaucoup de force pendant des années que la sortie de l’euro était la condition « sine qua non » de son programme, elle a annoncé entre les deux tours que ce n’était plus le cas. Sauf que si on reste dans l’euro, on voit mal comment on peut sortir de l’UE. Passons.

Sur la question européenne je vais être clair. Nous devons garder le marché commun donc le libre-échange entre les pays qui forment cette union. Mais nous devons pouvoir aussi nous protéger individuellement, en tant que nation souveraine, lorsque nous subissons des déficits exorbitants et structurels aux mains de certaines puissances économiques hors UE. C’est le cas de la Chine. L’Allemagne et quelques autres pays ne veulent pas de protection vis-à-vis de la Chine car ils y trouvent leur intérêt. Du coup, nous sommes tous obligés de nous incliner. Cela ne peut plus marcher comme cela.

La libre circulation et installation des Européens en Europe est un principe sur lequel il n’est pas question de revenir mais pour moi cela ne s’applique pas aux étrangers qui vivent en Europe. Si, par exemple, l’Allemagne décide de laisser venir en masse des migrants, il est hors de question qu’ils puissent se déverser sur la France quand l’envie leur en prend. Par ailleurs cette ouverture de nos frontières intérieures entre Européens ne fonctionne que si nos frontières extérieures communes sont protégées. Nous savons que ce n’est pas le cas. L’Espagne socialiste, l’Italie « démocrate » et « 5 étoiles » laissent leurs plages être celles du Débarquement. Mais pas celui de la Libération. Celui de l’Invasion. Les prétendus réfugiés sont ensuite plus ou moins discrètement dirigés vers notre frontière avec le soutien de Bruxelles. Il en fut de même quand la Grèce était aux mains de l’extrême-gauche mais c’est fort heureusement beaucoup moins le cas aujourd’hui. Alors tant que cette question ne sera pas réglée, nous devons temporairement réinstaurer des contrôles stricts aux frontières des pays de transit.

La Pac est aussi importante. Non parce qu’elle rapporte de l’argent à nos agriculteurs – n’oublions jamais que c’est indirectement notre argent qu’ils reçoivent – mais parce qu’elle organise le marché agricole européen qui, sinon, serait un vaste foutoir. Toutefois, il y a des réformes à opérer pour que nos agriculteurs puissent mieux vivre de leur travail.

Il faut également recadrer l’UE qui nous a conduits trop loin sur le chemin du fédéralisme. Le Conseil européen doit être la clé de voûte du système, la Commission doit être ramenée au rôle d’administration en charge de la gestion des règles communes que nous nous sommes choisies. Quant au Parlement européen, il devrait fonctionner comme notre Sénat. Un lieu de débat et de proposition mais qui, au final, ne doit pas pouvoir se mettre en travers des décisions du Conseil européen où la France et les autres grands pays fondateurs doivent disposer d’un droit de veto. Cela sera l’objet de négociations qui seront, je l’admets, très dures. Mais nous y arriverons car les Européens savent que sans la France, il n’y a plus d’Europe.

L’euro a fait du mal à notre économie mais le poids excessif des charges qui pèsent sur notre appareil productif en fait tout autant. Il y a moyen de restaurer la compétitivité de la France en restant dans l’euro. J’y reviendrai en temps voulu.

Je veux arrêter l’immigration qui alimente l’islamisation de la France, et renvoyer chez eux les fauteurs de troubles

Riposte Laïque : Nous avons donc bien compris que, contrairement à votre ancienne présidente, vous ne pensez pas l’islam compatible avec la France, ou la République. Supposons qu’en 2022, vous ayez de hautes responsabilités à la tête du pays, quelles solutions proposeriez-vous ?
 
Jean Messiha : C’est un point que je veux clarifier. Je n’ai jamais dit que les musulmans en tant que citoyens comme les autres et qui pratiquent (ou non) leur religion de façon paisible sont incompatibles avec la République. Ce que je pense intimement c’est que l’islam de masse, qui, grâce à l’immigration, se dirige lentement vers la majorité, est incompatible avec la préservation de notre identité profonde de peuple laïque, d’héritage chrétien, juif, agnostique ou franchement athée. Je veux arrêter l’immigration qui alimente l’islamisation de la France, et renvoyer chez eux les fauteurs de trouble. Mais il n’est pas question de stigmatiser ou marginaliser les musulmans de France. À la différence de Marine le Pen qui veut interdire le voile ou le foulard musulman dans l’espace public, c’est-à-dire partout y compris dans la rue, je veux que les usagers des services publics soient tenus de respecter la laïcité, c’est-à-dire de ne pas porter de signes religieux quand ils pénètrent dans un bâtiment de l’État (préfecture, mairie, école, université, etc.). Je veux que les établissements privés puissent également fixer des codes vestimentaires qui excluent pour leur employés comme leur clients les tenues qu’ils considèrent incompatibles avec leur valeurs. Et je soutiens qu’il est parfaitement légitime de considérer comme contraire à aux valeurs françaises l’envoilement d’une femme.

Riposte Laïque : Votre départ du RN va-t-il vous faire disparaître des plateaux de télévision, comme cela a été longtemps de le cas de Florian Philippot, avant la crise sanitaire ?

Jean Messiha :
Je considère que les médias télé, radio et autres sont des vecteurs essentiels pour partager son point de vue. Tant que l’on m’invitera, je serai là. Je pense aussi que les télévisions et les médias de manière générale invitent les gens en fonction de leur audience.

Il faut que les Français puissent faire l’expérience du camp national au pouvoir

Riposte Laïque : Vous avez dit que dans la situation actuelle, le RN ne pourrait pas gagner en 2022. Quelles solution appelez-vous donc de vos vœux, pour débarrasser la France de Macron et des mondialistes ?  

Je n’aime pas le terme « débarrasser ». Je préfère celui d’alternance. Il faut que les Français puissent faire l’expérience du camp national au pouvoir. Mais ils ne feront ce choix que si le camp national présente une femme ou un homme qui leur inspire confiance. Et qui les inspire tout court.
Je l’ai déjà dit à vos confrères : les Français veulent protéger leur identité en perdition et ils ont mille fois raison. Mais l’économie et tout ce qui en dépend (emploi, financement de la protection sociale et de l’État, etc.) est cruciale pour nos concitoyens. Ils veulent donc confier les rênes de la France à une femme ou un homme qu’ils sentent capable de la diriger.

Propos recueillis par Pierre Cassen