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Le macronisme est un extrémisme qui mène la France vers l’abîme

Il se dit que le macronisme est un centrisme. En effet il rassemble aussi bien les jeunes diplômés mondialisés que les retraités qui veulent être rassurés par le gendre idéal. Et il sait rallier le moment venu tous ceux qui veulent , quoi qu’il leur en coûte (leur retraite!), « faire barrage à l’extrême droite ». Il est le parti du mouvement qui conserve l’ordre mondialiste.

    De cette citadelle du bien on peut voir venir et lancer des assauts contre les extrêmes, en fait  contre ceux qui préparent le « retour des heures sombres ». Les accusations fusent: xénophobie, racisme, nationalisme, fascisme, nazisme. La position de modéré tolérant et ouvert permet de diaboliser, d’anathématiser en toute bonne conscience, de nazifier tranquillement les souverainistes, les patriotes qui menacent. Avec les héritiers d’Hitler tout est donc permis.

    On peut refuser de débattre; si la confrontation a quand même lieu on peut systématiquement couper la parole, on a le droit de diffamer, d’injurier. C’est dans cette posture que les masques tombent: le macronisme a fait reculer le dialogue argumenté, le débat de bonne tenue, il a étouffé la confrontation des idées et des conceptions, condition de la vie politique même dans un pays de notre civilisation.

    Cette régression de la vie politique qui va de pair avec l’effondrement de la langue et les progrès de l’inculture, repose sur l’intolérance des champions de la tolérance  qui n’hésitent pas, comme des racailles, à pratiquer systématiquement l’inversion accusatoire. Les pires régimes du XXe siècle ont fait reposer leur pouvoir sur ce procédé. Ajoutons qu’au cœur de tout extrémisme il y a un dogme mobilisateur qui peut devenir une croyance folle démentie par le réel. Pour la macronie l’Union européenne peut devenir une puissance et on envisage toujours de nouveaux sacrifices: le siège de membre permanent au conseil de sécurité, l’arme nucléaire partagée (comme si cela avait un sens !).

    Comme certains totalitarismes il est animé par une volonté de rompre radicalement avec le passé: ainsi le macronisme accélère les changements de langue, de mœurs, de peuple déjà engagés vers le mélange informe. Il s’accomplit dans cette transformation de la France qui nous anéantit. Là est sa folie furieuse, destructrice, présentée par le gestionnaire avisé, en langue technocratique, comme une « transition démographique », comme si de rien n’était. « Ne vous inquiétez pas, ça va bien se passer » nous font comprendre ces extrêmes-centristes.

   Comme dans certains funestes régimes, le dogme mobilisateur, ici celui de l’ouverture, de l’accueil de principe semble, dans la macronie comme dans LFI, se renforcer comme chez des croyants de plus en plus aveuglés. Le macronisme se radicalise. Malgré la montée des périls devenus maintenant manifestes (il arrive à certains de ces dévots de reconnaître un lien entre immigration et insécurité), le fanatisme consiste à entériner et même laisser s’accélérer la submersion migratoire et l’effondrement civilisationnel qui va avec. La nouvelle loi que concocte le centrisme macronien va les « encadrer », rassurez-vous.

    L’extrême-centre macronien irrite et désespère la nation en lui imposant de vivre dans le scandale permanent : Alsthom, Benalla, Mac Kinsey, éoliennes, nucléaire délaissé, tarif européen de l’électricité, OQTF non exécutées, clandestins accueillis, payés, régularisés, frontières  maintenues ouvertes au pire moment de la circulation du virus chinois, médecins à écouter et à suivre inquiétés, diffamés, maltraités, médecins de plateau, de pouvoir, de big Pharma médiatisés, décorés même, libertés fondamentales bafouées, engagements solennels reniés, Darmanin aux obsèques de Lola, Dupond-Moretti et le « sentiment d’insécurité », Pannier-Runacher qui propose de brancher les véhicules électriques sur le réseau pour pallier aux pannes,  figures féminines de la diversité placées à des postes en vue mais qui n’inspirent que le malaise ou  même l’effroi, la Seine St Denis vue comme « la Californie sans la mer », les mises en cause réitérées de la France et des Français devant des auditoires étrangers, Pape NDiaye ministre de l’éducation, les plus de 50 000 €/an dépensés pour chaque soi-disant mineur soi-disant isolé, une déclaration de patrimoine personnel étonnante rapportée aux activités et aux revenus antérieurs, la France qui avec la colonisation « a commis un crime contre l’humanité », l’endettement abyssal, « la France a toujours été un pays d’immigration », et comme si ça ne suffisait pas, « c’est dans son ADN ».

    L’extrémisme macroniste fait en plus planer régulièrement l’ombre de Pétain et d’Hitler sur ses adversaires. Or qui a soumis économiquement la France à l’Allemagne ? Qui remet sans cesse sur le tapis l’accusation d’antisémitisme comme si on était dans les années 30 sans jamais dénoncer l’antisémitisme musulman ? Qui a l’obsession de la « diversité », des quotas raciaux ? Qui accepte sans rien dire qu’on fasse de tels décomptes dans un public ? Qui encourage la discrimination (présentée comme positive) ? Qui encourage la différence des droits (au nom du droit à la différence) ? Qui tolère et même couvre les actions violentes des milices à caractère fasciste (qui se prétendent antifascistes) ? Qui exclut des carrières, de toute visibilité ceux qui ne font pas allégeance au dogme de l’ouverture ? Qui abandonne des zones entières de la France à l’occupant ? Qui organise la censure et restreint la liberté d’expression ? Qui donne une orientation de plus en plus personnelle et autoritaire au régime ? Et ils osent accuser Zemmour de pétainisme ! L’inversion accusatoire repose sur l’impudence.

    Le mensonge fait donc l’univers du macronisme. Mentir à la nation, bien sûr. Mais à soi-même aussi, pour commencer. Cela conduit au déni de réalité qui caractérise les sectaires, les possédés (ici de Soros, de Davos, du Bilderberg). Cet extrémisme qui mène la France à l’abîme sous couvert de gestion raisonnable et protectrice fait tout pour que ce déni de réalité se prolonge au niveau collectif. Pour tenir, la macronie n’a qu’à espérer que les citoyens restent le plus longtemps possible, en majorité, de bons con-so-mmateurs. Le macronisme peut compter sur l’enseignement, de la maternelle à l’Université, sur les cultureux et sur toute la com.

 Jean-Noël Gaudy




Lola victime du grand remplacement


Comprendre c’est souvent mettre en relation ce que nos représentations juxtaposent ou séparent.
Pour saisir toute la portée de l’horrible meurtre de la jeune française Lola, je propose de mettre
en relation trois séries d’informations récentes.
Tout d’abord, celles qu’on a pu entendre dans une interview accordée à Sud Radio sur les
Obligations de Quitter le Territoire Français (O.Q.T.F.).

L’incroyable multiplication des précautions (obstacles) juridiques qui précèdent ces OQTF et plus
encore leur exécution révèle la volonté de l’appareil d’État de ne pas les faire aboutir. Il ne le dit
pas, il ne faut bien sûr pas le dire mais c’est sa propre impuissance et son propre discrédit qu’il
organise dans les faits.

On apprend que les quelques clandestins malgré tout renvoyés sont ceux qui acceptent de profiter
de l’argent (2 000 euros) que la généreuse France alloue à ceux qui veulent bien partir.
On apprend qu’une OQTF qui n’a pas été suivie d’effet, l’immense majorité donc, peut être
acceptée comme preuve qu’on réside sur le territoire depuis une certaine durée, ce qui donne le droit
de prolonger son séjour : c’est-à-dire qu’une obligation de quitter le territoire non exécutée par le
clandestin lui donne le droit de rester plus longtemps.
On comprend pourquoi tout le gouvernement veut étouffer dans l’œuf ces révélations qui sont
autant de scandales que la mort de cette jeune française a mis en lumière.

Deuxième série d’informations : les tweets du Président de la République.
Au moment où était révélé le meurtre, il rendait hommage aux prétendues victimes algériennes
d’un prétendu massacre lié à la guerre d’indépendance. L’africaniste B. Lugan a démontré comment
a été fabriqué cet événement qui est utilisé pour culpabiliser une fois de plus les Français et pour,
dans le contexte actuel, donner des gages supplémentaires d’humiliation à l’Algérie en vue
d’obtenir probablement un peu plus de gaz de ce pays qui, on le sait, ne nous veut que du bien.
Il s’est fendu aussi d’un autre tweet pour se réjouir de la récompense accordée à un joueur de foot
d’origine algérienne parfaitement assimilé, un beau modèle, au comportement et au patriotisme
exemplaires.

Dernière information datant de quelques jours : le président de la République a annoncé la
planification de la « transition démographique » , appellation technocratique et fallacieuse du grand
remplacement.

Car il s’agit bien en fait de cela. L’oligarchie (économique, politique, institutionnelle, médiatique,
universitaire, éducative) est mue par une rage remplaciste dont Lola est une des victimes. Si tous
ces Tartuffe ne veulent pas qu’on parle de Lola et de tout ce que le crime révèle, c’est qu’il ne faut
pas remettre en cause le grand remplacement, leur crime, qui constitue l’alpha et l’oméga de leur
politique.

Evoquer Lola et toutes les victimes qui l’ont précédée, avoir une pensée pour elles, mettre en
lumière l’enchaînement des causes qui aboutit à ces crimes et à l’ensauvagement du pays, se
rassembler pour Lola, c’est rendre hommage aux victimes des clandestins et, au-delà, manifester
notre volonté de ne pas mourir des effets du grand remplacement.

Jean-Noël Gaudy



Macron et Mélenchon partagent l’essentiel : le Grand Remplacement

Quels premiers enseignements tirer de la réélection de Macron?

Premier enseignement, en forme de rappel: le système qui détient intact le pouvoir de susciter les émotions collectives détient le pouvoir politique.

La transe pro-ukrainienne, en fait otanienne, atlantiste, a pu être communiquée à une opinion gallo-ricaine à qui on fait prendre prendre pour les siens les intérêts américains. On l’amène ainsi à délaisser les intérêts de la France au nom des droits de l’homme, à se préoccuper plus des autres que des siens, plus de l’immédiat que du long terme.

Gavée ainsi au présentisme, à l’événement (augmenté, minoré, falsifié, fabriqué), sidérée ainsi par les soi-disant bombardement d’une centrale nucléaire, massacres et autres génocides, le troupeau des électeurs dont on entretient la tension émotionnelle et la grégarité conformiste a été mobilisé contre le malade, le dérangé, le fou, le nouvel Hitler, etc…Tout candidat suspecté de quelque accointance avec le diable Poutine a ainsi pu être vilipendé, discrédité avec profit.

Mais le système n’a pas assuré la victoire de son candidat par les seules émotions provoquées par la dernière actualité. Il a surtout fait fond sur des logiques archaïques, des émotions collectives irrationnelles cyniquement entretenues. Ce sont les anti-racistes patentés (macronistes et insoumis) qui ont systématiquement suscité et entretenu les logiques de diabolisation et d’exclusion sans lesquelles on ne peut pas déclencher le mécanisme de bouc-émissaire. On connaît les noms de leurs victimes.

Ce sont les indigénistes, les insoumis, les amoureux de l’humanité qui se sont montrés les plus haineux, les plus vindicatifs et qui ont ainsi porté au plus haut toutes ces passions basses, indignes, qu’amène la logique de bouc-émissaire : ils ont appelé à laisser passer Macron et même à faire voter pour lui pour faire barrage à celle qui menaçait « les valeurs de la République ».

Ainsi ceux qui se réclament le plus du progrès, des conquêtes émancipatrices ont professionnellement exploité les pires mécanismes des « heures les plus sombres ». Ils prétendent pourtant à chaque fois nous mettre en garde contre leur retour dont ils sont en fait les odieux pourvoyeurs. Jamais l’inversion accusatoire n’a été aussi indécente, choquante.

Pourquoi aller jusqu’à une telle bassesse? Pourquoi ont-ils été conduits à cette accumulation d’incohérences insolentes? Rappelons qu’ils ont de fait favorisé l‘élection du candidat du système (soumis à l’Union européenne) qui entend reporter l’âge de départ à la retraite à 65 ans alors que LFI prétendait, au premier tour, rétablir la possibilité du départ à 60 ans.

C’est que macronistes et insoumis partagent l’essentiel: le désir de grand remplacement. Face à ceux qui veulent sauver la France, notre vie, il leur faut à tout prix sauver le grand remplacement, foyer de cette pulsion de mort qu’ils ont en partage. La mise en scène de l’avènement de Macron II a eu beau faire appel aux jeunes en procession, à la tour Eiffel en fond de décor, à toute l’organisation d’un contre-Trocadéro, on ne sentait aucune ferveur, aucun enthousiasme authentiques. Fût-elle travestie en énergie, en rassemblement, la pulsion de mort, toutes les passions basses, toutes les émotions fabriquées qui avaient fait la victoire rendaient la cérémonie froide, ennuyeuse, vide à l’image de celui qui en était le centre.

La France a plus que jamais besoin d’émotions positives, nobles, celles de la volonté de perpétuer et de transmettre ce qui a fait sa grandeur.

Jean-Noël Gaudy




Macron : les paroles et les signes d’une perversion destructrice

Si on fait le bilan de ce quinquennat calamiteux en portant notre attention sur la seule communication du président de la République, on peut mesurer à quel point il a corrompu, dégradé l’esprit public ainsi que la représentation que la France peut se faire d’elle-même.

Dès la cérémonie du Louvre suivant sa victoire en 2017 il a montré que le « en même temps » était la forme suprême de la contradiction provocatrice érigée en système, que l’incohérence était une manière de se rendre insaisissable et de désarmer l’adversaire. Il s’est fait filmer dans le saint des saints de notre héritage culturel et politique après avoir déclaré quelque temps plus tôt qu’il n’y avait pas de culture française. Or le Louvre, ancien palais royal, concentre les acquisitions d’œuvres initiées par les rois ainsi que tous les efforts d’accroissement et d’exposition des régimes qui ont suivi. Il a donc profité de la sacralité associée à ce lieu hautement symbolique après avoir mis en cause la culture française. Il s’est revêtu d’un prestige, d’une grandeur qu’il avait préalablement profanés. Il y a là quelque chose de malsain qui relève de la jouissance perverse. De la part du président de la République c’est inacceptable et cela provoque l’indignation et le dégoût. Mais ne tombe-t-on pas dans son jeu si on monte sur ses grands chevaux ? Il faut s’en tenir au mépris et tout faire pour que lui ou un clone politique issu de l’oligarchie ne nous impose à nouveau de telles humiliations.

Le choix des lieux de cérémonie, de célébration en dit long sur celui qui a exercé la fonction de président de la République. Une constante apparaît : déplacer, destituer, dévaloriser, désacraliser pour profaner, déconstruire. Se placer ainsi, par une sorte de bon vouloir monarchique, au-dessus de tous et de tout. En finir avec les usages, disposer comme on veut de l’héritage. Or il n’en a la charge qu’à titre transitoire et ne peut en disposer à sa guise.

Choisir Sibeth N’Diaye comme porte-parole du gouvernement, remplacer le drapeau français par le drapeau de l’Union européenne au-dessus de la tombe du Soldat inconnu, rendre hommage à Jean Monnet, agent des Américains, lancer en ballon d’essai le partage de notre siège au Conseil de sécurité, décorer Merkel (papesse de l’euro et de l’invasion migratoire) de la Légion d’honneur, inviter un groupe improbable et ridicule à l’Élysée le jour de la fête de la Musique, inviter des adolescents attardés réputés influenceurs dans le palais de la République pour y bavarder par pure démagogie, accepter de poser dans des selfies où s’affiche le mépris de la France à travers la personne ridiculisée de son président : l’ordre symbolique et protocolaire, les lieux de prestige  auront été exploités pour être retournés, piétinés de manière toujours renouvelée.

Ce dérèglement symbolique a pu prendre des formes moins spectaculaires mais aussi vicieuses. On a accordé ainsi les honneurs des Invalides à un acteur populaire (qui a été certes cascadeur). C’est excessif et inapproprié dans ce haut lieu associé à la longue mémoire militaire de la France et à toutes les vies données pour elle au combat. Organiser d’autre part une grande cérémonie funéraire à la Sorbonne (fût-ce pour ce professeur mort décapité pour avoir enseigné le programme de sa discipline) en faisant la part belle au parcours biographique, en célébrant le savoir, les Lumières, c’est détourner l’indignation et étouffer l’esprit de défense qui consiste à désigner l’ennemi et organiser la contre-attaque. On flatte la France, sa grandeur intellectuelle (passée !) pour l’endormir dans les louanges et l’affaiblir dans la déploration, pour se faire valoir, encore une fois, aux dépens de notre pays et de ses intérêts fondamentaux.

La communication léchée (mais souvent assommante et infantilisante) des annonces COVID (aérer souvent, ne pas oublier les gestes-barrière) a donné dans le grave et le solennel tout en se combinant récemment avec la vulgarité provocatrice. Le protecteur de l’Académie française a encore une fois délibérément fait fi du niveau de langue associé à sa fonction pour piétiner des principes politiques et juridiques fondamentaux (qui sont le propre des régimes non totalitaires) et valider des réflexes de désignation et d’élimination des boucs émissaires. Le représentant de l’antiracisme patenté, de « l’ouverture à l’autre », qui craint le « retour des heures sombres » recourt aux procédés inacceptables qu’il dénonce et, en plus, dans une langue indigne. On a la nausée.

Jamais l’insolence, la provocation n’avaient été à ce point au service d’un Narcisse nihiliste qui fait le mal depuis des sommets qui se veulent jupitériens. L’ordre symbolique de la nation a souffert de ses caprices et d’un désir de liquidation propre à toute la caste qu’il représente.

Il faut que nous puissions être à nouveau fiers de notre pays. Le seul candidat en mesure de l’emporter pour défendre la France et son ordre symbolique doit avoir notre soutien.

Jean-Noël Gaudy

 




Les journalistes unis contre Zemmour et contre la France

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Lorsque l’imbécile de journaliste montre son doigt, il faut lever les yeux pour regarder la lune.

Le proverbe chinois nous dit: « lorsque le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt ». Quand on a dû subir les commentaires sur les chaînes d’information en continu à propos du remarquable meeting d’Eric Zemmour ce dimanche 5 décembre 2021 on ne peut que retourner le proverbe chinois, évacuer la sagesse et faire hélas la place (et un sort) à l’imbécillité malveillante du journalisme dominant.

Déclinons le proverbe:

Lorsque Zemmour redonne un sens historique et trace un destin pour une France à la dérive, le journaliste braque immédiatement son regard sur des provocateurs infiltrés rejetés légitimement  par les spectateurs.

Lorsque Zemmour évoque la disparition à venir de notre pays, le journaliste s’inquiète du sort des journalistes de Quotidien, un des foyers du ricanement déconstructeur, qu’il a fallu protéger et exfiltrer.

Lorsque Zemmour insuffle de l’enthousiasme, le journalisme de ressentiment fait la gueule et revient sur les « erreurs », « les semaines difficiles », le « passage à vide »,  l’amateurisme du candidat « clivant » adepte des « dérapages ».

Lorsque Zemmour ouvre l’horizon, le journalisme du système fait tout pour nous faire tout voir par le petit bout de la lorgnette.

Lorsque Zemmour se bat pour que vive la France le journaliste du système travaille pour la pulsion de mort, pour le néant représenté, comme l’a très dit le Z., à la tête de l’Etat.

Lorsque Zemmour nous fait entendre un discours enraciné dans notre histoire, il donne immédiatement la parole aux marionnettes de l’éphémère et du bavardage.

Lorsque la France se trouve une voie pour le redressement, le journaliste du système fait tout pour que puisse continuer la marche à l’abîme.

Reprenons donc pour le clergé journalistique le mot que Voltaire destinait à l’obscurantisme clérical de son époque: « écrasons l’infâme ».

Zénon Gironde




Face à Zemmour, Pena-Ruiz s’est comporté en inquisiteur

Henri Pena-Ruiz confronté, hier 4 octobre 2021, à Eric Zemmour a été présenté par Christine Kelly comme « philosophe ». Elle a fait référence à un de ses ouvrages sur la laïcité et elle aurait pu dire qu’il cherche à exercer une sorte de magistère sur cette question. Ses efforts viennent au moment où ce qu’on appelle la «gauche» cesse précisément d’être la gauche, en particulier parce qu’elle trahit la laïcité: on se souvient en effet que dès 1989 Jospin avait laissé le voile entrer à l’école. Mais ce monsieur est encore invité pour quelques débats théoriques dans lesquels il joue pour la gauche devenue gauchiste le rôle du surmoi (les grands principes, le combat de toujours contre l’Eglise catholique) face au ça indigéniste (le racialisme, la créolisation, le grand remplacement en fait). Succès garanti auprès des « boomers » de gauche qui adorent les prédicateurs qui pourfendent l’Eglise, non pas pour son immigrationnisme, mais pour la menace permanente qu’elle exerce en France en 2021, on le sait, sur les corps et les esprits.

L’invité face à Eric Zemmour s’est-il comporté en philosophe comme on aurait pu le croire? Est-il resté dans le champ de l’argumentation rationnelle, sur le terrain de la laïcité et de ses fondements historiques? Aucunement: l’argumentation a été remplacée par l’indignation qui a culminé sur la question du grand remplacement qu’il a lui-même évoqué. Il n’est aucunement revenu sur les termes injurieux de son article publié dans Marianne, dans lequel il accuse Eric Zemmour de « salir » la laïcité, parlant ainsi, lui, au nom de la « propreté », de la pureté idéologique. L’injure, l’obstruction, le passage d’une affirmation à l’autre ont été ses moyens, faire taire et intimider son but. On est très loin de l’attitude philosophique.

A t-il écouté son interlocuteur pour accepter la confrontation? Il l’a très souvent interrompu pour recouvrir ses propos qu’ils jugeait plus inconvenants que discutables. Lui, qui s’est réclamé de ses origines espagnoles et qui est revenu sur la violence de l’inquisition en Espagne, s’est comporté en fait comme un petit Torquemada « dont l’intransigeance a fait de lui le symbole du fanatisme », Robert 2).

Il ne s’est donc pas comporté en philosophe mais en inquisiteur drapé du titre de « philosophe » et a parfaitement incarné la gauche (LFI et consors) dogmatique, arrogante et d’autant plus agressive qu’elle est maintenant aux abois. Emporté par son dogmatisme, il n’a même pas mis en cause le voile islamique dans l’espace public! Pas un mot, d’après ce que j’ai pu entendre, pour Samuel Paty de la part de ce professeur de philosophie.

Hier soir, il a fait honte à la philosophie, à la tradition socratique; il n’a même pas eu l’habilité d’un sophiste mais il a été, malgré son ton doucereux (quand il ne montait pas sur ses grands chevaux) aussi brutal et borné qu’un idéologue de la lignée stalinienne.

La philosophie et sa tradition qui nous sont si précieuses n’étaient pas de son côté. Elles étaient, je crois, du côté d’ Eric Zemmour, le « polémiste d’extrême droite »,  dont il faut se méfier des « idées nauséabondes » et qui « salit » les principes sacrés de la gauche dès qu’il les touche.

Et maintenant à chacun d’exercer son jugement.

Jean-Noël Gaudy




Islam et gauchisme : pourquoi les deux font la paire ?

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Pourquoi le gauchisme (politique et culturel) qu’on peut définir comme forme de la gauche dégénérée (autrefois laïque et émancipatrice à la Jaurès) peut-il se combiner à ce degré avec l’islam intrinsèquement obscurantiste et totalitaire? Examinons leur convergence et ses conséquences point par point.

En terme de civilisation l’islam est, on le sait, porteur d’un projet de conquête qui trouve une énergie redoublée dans toutes les formes de consentement alimentées par le gauchisme et sa version molle, le progressisme: l’appel du muezzin retentit maintenant en 2021 à Cologne. Le gauchisme, qui n’a plus rien à voir avec l’internationalisme de la défunte gauche, est complètement mondialiste ce qui le rapproche de l’islam qui vise à fondre les peuples dans la communauté de l’oumma sous l’autorité du prophète. Le gauchisme dans sa version écologiste entend, lui, rassembler les populations par la crainte de l’apocalypse environnementale scientifiquement prévue. L’obligation de conquérir de nouveaux territoires chez les uns est à rapprocher du droit qu’exigent les autres pour « les réfugiés climatiques » de s’installer ailleurs (en Europe de l’ouest en fait). Dans cette légitimation du grand remplacement étayée de manière soi-disant scientifique se libère, au nom des bons et grands sentiments, toute la haine de soi que le gauchisme vise à accroître dans la population occidentale.

Ces deux haines de notre civilisation (endogène et exogène) sont faites pour s’entendre. Le gauchisme et l’entreprise islamique ne peuvent que collaborer, pas à égalité cependant. C’est le gauchisme qui est fasciné par l’islam et non l’inverse. En effet le non-Européen musulman tend à devenir l’idéal du moi de l’Européen travaillé par le gauchisme: en attestent toute la propagande européiste et mondialiste, la quasi-totalité des productions culturelles et toutes les publicités qui imposent cette fascination pour l’extra-Européen, le non-Gaulois dont les figures préparent la légitimation de l’islam sur les terres européennes.

Dans l’ordre culturel le gauchisme est le ciment de la classe qui assure l’hégémonie idéologique. On en arrive à d’étonnantes contradictions: c’est dans l’immense population des éducateurs de tout poil, des cultureux de toutes sortes, des enseignants(gnan-gnan) de la maternelle à l’université que l’on pousse le plus loin le dénigrement de l’autorité des maîtres, de la légitimité d’instruire et d’assimiler, le sourd mépris pour les disciplines qui assureraient l’ancrage culturel (les lettres). La dépossession culturelle qui mine l’Europe de l’ouest est assurée par ceux-là mêmes qui devraient prendre en charge, assumer la transmission de l’héritage de notre civilisation. Ils n’ont pu, là encore, que se mettre au diapason de tous ceux qui n’entretiennent que de l’indifférence ou du mépris pour la langue et la culture des incroyants (kouffars). L’arabe entendu de plus en plus dans l’espace public et l’anglo-américain qui s’étend partout, en particulier dans toutes les disciplines de mondialisation (anglais, marketing, com, etc…) contribuent à l’effacement du français et donc de la France en France même. C’est ainsi que progresse la décivilisation (R. Camus).

Qu’en est-il des comportements au quotidien? Depuis ces deux pôles (gauchisme et islam) rayonne tout un mépris pour l’espace public d’une société qu’on refuse, qu’on rêve de bouleverser ou de remplacer. Beaucoup de musulmans qui « zonent » trouvent sale l’espace public qu’ils ont pourtant largement contribué à salir (par les crachats, les papiers, les emballages abandonnés): ils ne sentent aucune obligation vis-à-vis d’un espace qu’il faut d’abord occuper et souiller avant d’en prendre le contrôle comme territoire. Le souci de de la retenue, de la propreté, ne s’impose que dans l’espace domestique et, bien sûr, à la mosquée.

Le gauchiste profane à sa manière l’espace public par la pratique de l’enlaidissement mais accompli au nom de l’art (de rue) ou de « l’animation » de l’espace urbain. Les tags et les inscriptions sont des marques d’appropriation territoriale qui imposent au regard des caractères grossiers, des couleurs criardes, manifestations agressives d’egos prétentieux qui souillent les plus belles pierres, le béton de belle qualité de nombreux ouvrages d’art, et même les toits d’ardoise qui perdent leur belle couleur et la géométrie de leurs lignes. Si on ajoute le sabotage des armoires de télécommunication, la peinture de portions de chaussée aux couleurs LGBT, on voit comment deux populations très différentes travaillent à étendre la saleté, la laideur, la propagande et des formes de délinquance pour s’imposer à nous.

Qu’en est-il maintenant de la politesse, du respect des codes qui entretiennent la retenue grâce à laquelle la vie sociale se mettait à l’abri de la rudesse et bien sûr de la violence? Le gauchiste ne voit dans la politesse qu’un usage bourgeois hors de saison qui bride la spontanéité, empêche la familiarité permanentes, gages supposés de l’authenticité et du naturel. Cette disparition de la politesse, quelquefois revendiquée, ouvre de fait la voie à ce qu’on appelle pudiquement « les incivilités ». C’est Mac Donald qui nous donne en fait la clé de l’incivilité galopante propagée par le gauchisme et la conquête musulmane: « viens comme tu es ». On pourrait ajouter « partout où tu iras » et surtout « reste identique à toi-même ».

Du côté gauchiste tombe le mépris pour le « Français de base », « le Gaulois », « Le Céfranc ». L’arrogance idéologique qui caractérise le gauchisme et sa forme affadie du progressisme fait écho au sentiment de supériorité puisé dans l’islam. Le fidèle « est plein d’une sotte fierté de posséder ce qu’il croit la vérité absolue, heureux comme d’un privilège de ce qui fait son infériorité » (Renan, La science et l’islam, 1862)

Faits pour s’entendre et converger vers le même but, portés par l‘arrogance dogmatique et la logique totalitaire, le gauchisme et l’islamisme ne peuvent pourtant que rompre à terme. Entre ces deux intolérances celle qui relève du nihilisme et de la pulsion suicidaire sera anéantie par celle qui est portée par son désir millénaire de conquête.

Saisissons donc l’occasion qui semble devoir nous être bientôt donnée de sortir de ce face-à-face de cauchemar pour préserver la beauté, notre identité, notre dignité, nos libertés.

Jean-Noël Gaudy

 




Propagande : la dernière campagne de Véran…

Pendant les vacances d’été propices aux déplacements (et, hélas, aux accidents), le ministère de la « Santé et des Solidarités » (qui attire, on le sait, des figures politiques de premier ordre) diffuse à nouveau une campagne en faveur du don d’organes. Il s’agit d’inciter tout un chacun à se montrer altruiste, « solidaire », et à surmonter pour cela certaines conduites anthropologiques enracinées concernant un être cher défunt.

Mais sans avoir l’air d’y toucher, cette campagne vise d’autres conduites et représentations
anthropologiques. La question ethnique est abordée par cette production qui a eu l’aval des plus hautes autorités de la République.

Une première séquence se termine par la disparition d’un jeune homme en vélo, il était semble-t-il trentenaire, dans la trajectoire d’un poids lourd. Ce jeune, un « Gaulois », effacé d’un trait, laisse la place à ses parents éplorés. Le père est représenté en train de pleurer ; la mère, au visage défait, est hébétée.

Mais avec leur accord une chaîne médicale dynamique entre en action. Sa cheville ouvrière en est bien sûr le chirurgien. Il s’agit, en l’occurrence, comme c’est si souvent le cas, d’une femme, noire. Elle met en œuvre toute sa compétence et son sérieux. Le résultat est là, la transplantation est un succès total. En effet une belle jeune fille renaît à la vie, le teint frais, sereine et impose à l’écran sa présence muette mais radieuse.

C’est une jeune fille idéale, produite pour (et par) la télévision : elle ne relève en effet d’aucun un type ethnique identifiable (contrairement au Gaulois, le donneur). En tout cas elle n’est pas de type européen, c’est l’essentiel ; on le voit à ses traits, à la couleur de sa peau, et, mieux encore, à ses cheveux étrangement bouclés des racines aux pointes : ils sont presque crépus.

On voit bien ici ce qu’a financé l’argent public : une énième promotion du Grand Remplacement, véritable doctrine de l’État, au nom des « valeurs » de la République, aux dépens de la France.
Cette promotion du Grand Remplacement devient de plus en plus insolente dans des cérémonies officielles, sur les sites des services publics, (sans parler de toutes les publicités). Elle est ici assurée par le ministère qui impose actuellement le contrôle de la population au nom de la santé, elle est le produit de l’État profond.

Il faut donc considérer cette « communication du gouvernement » comme un document historique. Il faudra peut-être un jour y faire référence quand viendra le temps d’établir les preuves et les responsabilités. Voilà ce que toute une oligarchie a voulu, organisé et promu tout en le niant.

Jean-Noël Gaudy




Valls, Vallaud-Belkacem, Cohn-Bendit : halte à la double nationalité !

Qu’est-ce que le « en même temps » macronien ? Ne serait-il pas le point culminant de toutes les contradictions qui travaillent la politique engagée bien avant l’actuel président de la République? Pour celui-ci, le « en même temps » relève tout d’abord de l’habileté politique et de la ruse idéologique : occuper le centre permet de siphonner les électorats de droite et de gauche, de se mettre à distance des « extrêmes » et finalement d’être sous l’apparence d’un jeune homme, un Giscard d’Estaing.

Exemple : l’habile et les siens ont su mettre en regard la loi contre le « séparatisme » et la dissolution de Génération Identitaire. Ceux qui entendent défendre les frontières et dénoncer l’invasion migratoire sont donc présentés comme un péril à l’égal de ce « séparatisme », notion écran, terme lénifiant qui permet de ne pas désigner la conquête musulmane. Cette fausse symétrie permet de porter un coup à ceux qui veulent des frontières et, en même temps, de mettre à l’abri d’une désignation juste, appropriée, le processus de Grand Remplacement dont le fer de lance est l’islam. Le « en même temps » est le principe même de la « com’ » macronienne.

Mais il est aussi la formule qui permet d’imposer un degré toujours plus élevé de contradiction et même d’incohérence, signe de déclin. Comme il faut donner des gages à des groupes d’opinion de plus en plus divergents, on peut apprendre la dissolution du corps préfectoral et presque en même temps entendre un discours commémorant Napoléon. Celui qui tient actuellement le rôle de Premier ministre, emporté par un élan lyrique, a considéré comme une « héroïne » la fonctionnaire de police égorgée par un djihadiste quelques semaines seulement après que le Président dénonçait les « violences policières » (sans dire un mot des violences subies au quotidien par les policiers ni des violences qu’on leur a fait exercer contre les
Gilets jaunes). Il est vrai que c’était sur un média s’adressant aux « jeunes » qui sont (pour les médias) hostiles par définition à la police.

La beauté et la valeur de certains lieux symboliques de la République sont habilement exploitées lors des hommages à certaines victimes du djihadisme (les Invalides, la Sorbonne) et en même temps d’autres peuvent être comme profanés. Lors d’une mémorable fête de la Musique, le jeune homme Président, en costume cravate, a laissé investir l’Élysée par une étrange troupe, en bas résille, choisie comme symbole de la modernité (comprendre merdonité) républicaine. Depuis l’Élysée même, sous les ors et dans un fauteuil XVIIIe, il a parlé au nom de la France pour répondre aux questions d’un quotidien étranger mais en anglo-américain et pour affirmer qu’il fallait « déconstruire » l’histoire de notre pays.

Ces « lieux de mémoire » de la France sont ainsi exploités pour légitimer l’américanisation et faire pleurer sur les conséquences de l’islamisation. Le « en même temps » est donc fondamentalement pervers et profanateur; il œuvre pour la soumission de la France sous couvert de perpétuer sa
grandeur.

Cette volonté de représenter la France, de la gouverner, de profiter du reste de prestige qu’elle peut apporter pour la déconstruire, en saper les fondements et en accroître la soumission à l‘ordre mondialiste, il n’en a ni le monopole, ni la primauté. En effet c’est tout un personnel politique (et médiatique) qui, depuis des décennies maintenant, est attiré par le pouvoir, veut prendre la lumière, pour régler des comptes avec la France. C’est le ressentiment contre la France qui anime beaucoup de ses dirigeants.

Ressentiment d’origine : un ancien président de la République ayant eu maille à partir avec la justice a ainsi regretté après le verdict de ne pas avoir été soumis à des juges de « sang mêlé » comme lui. Comment un ancien président de la République, à travers cette déclaration inouïe, peut-il encore ruminer ses origines étrangères, se sentir étranger ? Où en est-il de son assimilation ? D’où se sent-il ? Quelle est sa patrie ? Le diable est quelquefois dans les détails : on l’avait vu se faire prendre en photo en train de courir avec un tee-shirt « NYPD » (New-York Police Department). Quel vêtement pouvait mieux convenir à un des Présidents les plus atlantistes que nous ayons eu à subir?

Ressentiment de race : le parangon en est l’inénarrable Christiane Taubira dont la loi mémorielle sur l’esclavage a, on le sait, fait en sorte que « les jeunes Arabes ne portent pas sur le dos tout le poids de l’héritage des méfaits des Arabes ». On voit ici quelle est la population qu’on peut accabler, qu’il faut
accabler. Mais l’actuelle ministre Moreno, originaire du Cap Vert, n’est pas en reste en déclarant « qu’évidemment il y a un privilège blanc » en France alors même qu’on souffre déjà dans des services et des entreprises publiques de la discrimination dite positive.

Ressentiment de classe : on dit que le désir de revanche vis-à-vis de l’institution judiciaire de l’actuel ministre de la Justice aurait pour origine l’enquête qu’il juge bâclée à la suite de la mort inexpliquée de son grand-père immigré italien dont l’institution n’a pas fait grand cas à cause de son origine étrangère. Il a donc probablement, lui aussi, des comptes à régler avec la France et ce n’est pas pour rien s’il est aux avant-postes pour entretenir la détestation officielle envers un parti qui passe pour patriote.

Ressentiment des binationaux : Valls, ancien Premier ministre, donc détenteur d’informations stratégiques, poussé par le dépit, est revenu dans son pays d’origine pour y briguer un mandat électoral avant de retourner en France pour y reprendre la lumière, suite à son échec en Espagne, probablement poussé par un dépit et un ressentiment encore plus forts. Ne parlons pas de Najat Vallaud-Belkacem, Française et Marocaine et dont la maîtrise de l’orthographe a fait date, à qui on avait judicieusement confié le ministère de l’Éducation nationale. N’oublions pas Cohn-Bendit figure fondatrice, et encore bien encombrante, de Mai 68 qui fut l’acte fondateur de la détestation des institutions et de l’ordre symbolique qui avaient fait la France.

Jouissance du colonisé colonisateur : combien de « young leaders » et de produits de la « French american foundation » au sommet de l’État et dans les médias, dont la patrie est de l’autre côté de l’Atlantique ? Choisis par le centre de l’empire ou voulant s’en faire aimer, gallo-ricains et fiers de l’être,
ils œuvrent en France pour et par l’UE, succursale des États-Unis en Europe, et pour le gouvernement mondial.

Ces hommes et femmes de pouvoir et d’influence, Français par la nationalité mais d’ailleurs de cœur, exercent le pouvoir et veulent inlassablement « réformer », « moderniser » la France mais en fait pour l’aligner, la déconstruire et la faire disparaître dans la chimère de leur ordre mondial. Ils nous font payer au plus haut prix leur inconfort identitaire, leur double-(quelquefois triple) appartenance. Leur sinistre ressentiment, leurs passions basses sont ce qui les anime et tout cela nous conduit à la ruine.

Jusqu’où ? Jusqu’à quand ?

Jean-Noël Gaudy




Être patriote pour être républicain

J’entends le truculent blogueur-auteur-influenceur Papacito déclarer, non sans une part de provocation, que le déclin de la France dans lequel nous sommes engagés date de 1789.

Formulée explicitement, cette thèse contre-révolutionnaire combattue depuis toujours résonne de manière particulière en 2021, à un moment où la France s’islamise toujours plus, qu’elle perd peu peu tous les attributs de la souveraineté tout en subissant une submersion migratoire sans précédent depuis des siècles. Une France traditionnelle du trône et de l’autel résisterait-elle mieux à la mondialisation ?

On peut répondre tout de suite en faisant remarquer que les régimes monarchiques qui ignorent les principes de la laïcité sont également atteints par la submersion migratoire et l’effondrement civilisationnel : ni la royauté, ni la religion chrétienne ne les mettent à l’abri.

Mais il faut néanmoins entendre la proposition et s’interroger à partir d’elle sur l’acuité particulière de la crise identitaire. La France est un pays qui est allé beaucoup plus loin que les autres dans son émancipation vis-à-vis de la religion chrétienne fondatrice. Et maintenant emportée par les forces de la déconstruction libérées par Mai 68, elle a liquidité son sacré de substitution qui rayonnait à partir du foyer scolaire. Le credo républicain reposait sur une morale chrétienne laïcisée, l’exercice de la raison, le respect du beau et du bien-dit, la connaissance de l’histoire et de la géographie. Tous les élèves faisaient chaque jour par la lecture tout un tour de France.

Or l’effondrement scolaire inauguré par Mai 68 nous a, en quelques décennies, privés de cette transcendance unificatrice. La culture n’est même plus la référence au sein même de l’institution scolaire devenue « système éducatif ». La voie est donc libre pour le Grand Remplacement. La Marseillaise est sifflée en France même, en présence des plus hautes autorités de l’État. Un professeur a été décapité pour ne pas avoir respecté les interdits musulmans. Le sacré républicain dont se parent des dirigeants et des élus inconsistants est en fait continuellement bafoué.

Dès lors la France n’est-elle pas irrémédiablement condamnée à la dépression, à la balkanisation et finalement à la disparition ?

Restaurer la religion catholique pour contrer le vide religieux et l’islam conquérant ? Comment des chrétiens européens du XXIe siècle, fussent-ils en nombre, toujours « ouverts à l’autre » et « prêts au dialogue « , pourraient-ils faire face à un système idéologique totalitaire qui associe morale, loi juridique et foi religieuse, qui s’est maintenant installé en retrouvant sa volonté de conquête intrinsèque ?

Et à supposer que nous redevenions croyants (chrétiens) nous ne sauverions notre identité qu’en reniant ce qu’elle est devenue. En effet, c’est par la singularité laïque que la France moderne se distingue, qu’elle a pu attirer des individus singuliers et talentueux et être un modèle pour les amoureux de la liberté. Cette laïcité devenue un trait essentiel de notre identité garantit, en principe, la neutralité de l’État et celle de l’espace public qui étaient tellement appréciables au quotidien. Cette qualité de la vie et de l’esprit publics avant l’effondrement culturel et le changement de peuple n’était pas plombée comme maintenant par l’esprit de sérieux, l’auto-censure permanente, la contrainte communautaire instaurés par le clergé de la bien-pensance associé à l’étouffement musulman.

Mais la laïcité maintenant démunie à cause de dirigeants qui favorisent la conquête musulmane avec le Grand Remplacement rend la France de plus en plus vulnérable. C’est au nom de la laïcité que se multiplient les mosquées, et avec elles, les censures, les tabous, le blasphème.

Le paradoxe est que nous ne pouvons plus sauver la France laïque que par du religieux (et non pas une religion), qu’en ranimant un sentiment d’appartenance étouffé, (éteint ?) par des décennies de déconstruction-dérision. Ce sentiment d’appartenance doit emprunter au religieux, recréer du sacré et produire de la ferveur. Il faut reconstituer un « nous » français et républicain qui doit rompre avec toutes presque les « valeurs » républicaines dont les mondialistes se parent.

Ils se sont en effet emparés des Lumières pour nous aveugler. L’article 1 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen a ainsi été détourné vers une xénophilie de principe orientée d’abord contre les Français dits de souche. Ils ont dressé l’individu contre le citoyen, instrumentalisé les minorités contre la majorité (dont on détourne ou bafoue les votes), remplacé la république sociale par la république sociétale. Ils ont été et sont d’autant plus républicains qu’ils n’aiment pas la France, qu’ils ne la voient qu’au passé. Ils ont voulu dissocier la patrie et l’avenir du pays : « la France est notre patrie, l’Europe notre avenir » avait déclaré le sinistre François Mitterrand.

Soyons donc des patriotes républicains par la promotion du citoyen qui doit l’emporter sur le consommateur, l’usager, le client. Faisons appel chez le citoyen au sens du devoir et au courage pour en finir à la fois avec le régime de l’individu-roi capricieux, égocentré et celui des communautés influentes en secret ou bruyamment revendicatives, partagées entre l’intimidation, l’agression et la victimisation.

Soyons républicains pour que la loi impersonnelle et la reconnaissance du simple mérite l’emportent sur l’émotion médiatique et les discriminations, fussent-elles présentées comme positives.

Soyons républicains par l’amour de la France, de sa géographie et de son histoire, de ses plus grandes figures, par l’amour de notre langue et de notre littérature. Il faut pour cela faire renaître l’instruction publique, exiger de ceux qui enseignent qu’ils redeviennent des maîtres et des professeurs au service du beau, du vrai, de l’esprit d’examen, de l’esprit critique, pour cesser d’être les pauvres porte-parole de l’idéologie dominante écolo-mondialiste.

Ainsi la France se donnera la possibilité de perdurer, de se régénérer. Que ceux qui veulent remplacer sa population et sa culture au nom de leurs « valeurs » partent ailleurs sur la planète dont ils invoquent d’autant plus l’avenir que la France est l’objet de tout leur ressentiment.

Jean-Noël Gaudy