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Le Bourgeois gentilhomme, de Molière, ne serait-il pas islamophobe ?

Tous Charlie « ? Slogan  « consensuel » qui masquait bien des ambiguïtés.

Prenons le temps  d ‘écouter, dans cette excellente version du Bourgeois gentilhomme, la bouffonnerie savoureuse de la fin d’une pièce sans complexes ; donnée ici par la Comédie française en  1958 !  avant la mode des borborygmes au théâtre, quand les acteurs prononçaient encore les mots et les phrases !

La séduction actuelle de l’islam auprès des bobos altruistes et /ou profiteurs de l’argent du Golfe (pensons à Jack Lang qui a fondé sa notoriété dans les années 70 sur un théâtre violent, hyper-contestataire à Nancy)…

Cette attirance a toute une histoire… La France ayant été au cœur d’une politique favorable, mais plutôt machiavélique, à cet égard.

Car l’Ancien Régime n’est jamais allé aussi loin qu’aujourd’hui dans la veulerie et le masochisme aveugle.  La politique ne se drapait pas encore dans les Droits de l’homme et l’ouverture inconditionnelle à l’Autre.

Avec des déclarations d’amour aux Invalides, des nounours et des bougies, dans le contexte des égorgements et des explosions.

François 1er passant en 1536 une alliance avec  le souverain de l’Empire ottoman, Soliman le Magnifique pour contrer l’Autriche, avait mis en place un système qui va durer jusqu’à la Campagne d’Égypte de Bonaparte.

Cet accord était alors qualifié d’« alliance impie », ou d’« union sacrilège de la fleur de lys et du croissant ».

En travaillant sur les archives du grand savant, mathématicien, physicien, juriste, philosophe Leibniz (1646-1716) on a découvert récemment un courrier adressé au Roi Louis XIV où, pensant qu’il valait mieux tourner ses forces vers un ennemi extérieur pendant qu’il est affaibli, plutôt que de faire une guerre cruelle ô combien ! aux Allemands et de persécuter les protestants de France, Gottfried Wilhelm Leibniz préconise une expédition contre le Grand Turc,  avec un plan d’invasion de l’Égypte. Le roi Louis lui fait répondre que « la France ne fait plus de Croisades »…

La pièce de Molière est un cimeterre de Mamelouk à N tranchants ; son but n’est pas seulement de tourner en dérision les bourgeois qui rêvent d’ennoblissement ;  ni seulement dans le plaisir de parodier l’ambassadeur turc qui avait fait grand effet ; c’est tout cela à la fois, plus autre chose encore… c’est aussi montrer le ridicule du despotisme oriental (concept défini plus tard par Montesquieu) et de la religion mahométane comme on disait alors. Notons avec un grain de sel que c’était le bon vieux temps et demandons-nous si nous aurions encore le droit de rigoler là-dessus : ils chantent : ALLAH ! ALLAH !  et  voilà M. Jourdain converti, devenu « mahométana » !

https://www.youtube.com/watch?v=J9nrQ1glm7M

https://www.youtube.com/watch?v=J9nrQ1glm7M

Ces mots tabous mis à la gaudriole ! qui seraient des blasphèmes au XXIe  siècle en Europe. Nos audacieux casseurs de codes d’aujourd’hui  qui « hardis sont », se gardent bien de faire pareil. Et ce théâtre-là est remisé dans les tiroirs.

Pauvre France ! qui craint les fatwas contre la Comédie-Française ! (ou alors gageons qu’un metteur en scène créatif et post-moderne saurait inverser le sens de cette histoire et en faire une charge contre l’islamophobie…).

Bien sûr, dira-t-on, au XVIIe siècle, on ne pouvait guère se moquer ni du Roi et ni du Pape, c’est clair. Et la galère royale entre Menton et Marseille, c’était pour de vrai. Néanmoins il faut noter ceci :  « indirectement » quand on ridiculisait ainsi le despotisme oriental, les fastes des Grands et la comédie du Pouvoir, la charge se retournait aussi contre la cour de Versailles avec cette  question : « et si nous étions aussi grotesques que les Ottomans ? »

Question en suspend reprise au XVIIIe siècle dans les Lettres persanes. Voltaire, plus tard aussi, avec son Mahomet restera ambigu : il visait d’abord Rome en s’attaquant à la Mecque… (il n’en reste plus que des traces : les francs-maçons sont en général plus complaisants avec Mahomet qu’avec Jésus…). Quoi qu’il en soit, si on fait un peu de comparatisme, même superficiellement, entre les deux civilisations, l’occidentale chrétienne et l’orientale musulmane, non seulement la paix, l’amour et le partage ne sont pas les fondamentaux de la seconde comme le serine la doctrine officielle d’aujourd’hui, jusqu’à poursuivre devant les tribunaux de la République ceux qui prétendent le contraire, mais il apparaît que dans la première, malgré ses crimes et ses travers, largement étudiés et relevés, on avait des poches de liberté, des éléments de vie bonne même pour les petites gens ; et des ferments critiques qui font totalement défaut aux autres, sans parler de l’invention de la Science : Chine, Inde, Islam.

Critique et auto-critique : cette disposition interne très originale (bien notée par Marcuse, par exemple, dans Culture et société) est devenue le prétexte d’un auto-dénigrement outrancier et injuste.  De façon très nietzschéenne, il s’agit désormais du retournement contre soi d’une volonté de puissance, ersatz tardif de l’impérialisme et de l’éthnocentrisme occidentaux mécaniquement inversés. Pour parler vulgairement: il ne reste à beaucoup, en matière de domination mondiale, que la joie mauvaise « de se chier dessus ». On dit que Chirac « aimait les gens » ; mais il avait pris en grippe notre passé occidental, et particulièrement le christianisme dont on sous-estime bien sûr le caractère de matrice culturelle et de monogramme central (voir le livre de Jean-Louis Harouel, le vrai génie du Christianisme, Jean-Cyrille Godefroy, livre qui constitue une bonne base de réflexion en dépit du fait qu’il fige le problème de façon arbitraire), Chirac se détachait de nos « racines » lointaines au point d’idéaliser les peuples traditionnels dits « premiers » (de la classe) : tandis qu’il mangeait sa tête de veau en Alsace, il refoulait volontiers le constat d’une universalité du cannibalisme chez ses amis les sauvages. Ce que fait d’ailleurs l’État aujourd’hui en cautionnant une mémoire des ancêtres dans les îles du Pacifique, mémoire qui insiste sur leurs vertus écologiques et tait poliment, péché véniel, les coutumes alimentaires et mystiques afférentes. Comme on tait dans les collèges, les médias et partout les immenses méfaits de l’Islam, bien plus immenses que de manger son prochain.

Jean-Paul Guillaume

 




La nouvelle condamnation d’Éric Zemmour est très grave

La condamnation de Zemmour fait peur !  Rien ne change, au contraire, la soumission se banalise.

Pourquoi cela ne saute-t-il pas aux yeux que c’est grave ?

Où sont les pétitionnaires libertaristes de Gauche ? « Où ? n’en quel pays » vierges morales d’antan ?

Comment ne pas voir l’incompatibilité de cette religion foncièrement asymétrique, non pas seulement dans sa théologie, mais aussi dans sa politique concrète, en discordance avec nos principes égalitaires de réciprocité ?

Comment des juges peuvent-ils ainsi déjuger nos fondamentaux, leurs bases idéologiques mêmes ? (j’aimerais savoir ce qu’en pense Bilger qui n’est ni un imbécile, ni un pourri ?…).

C’est le grand mystère actuel de l’ignardise islamophile et de la bonté masochiste européenne. (les mystères chrétiens étaient plus poétiques).

Le Droit utilise des catégories et des distinctions qui tantôt reprennent les éléments du sens commun et tantôt établissent des différences formelles qui peuvent noyer la question politique.

Alors, oui c’est un truisme : les avocats utilisent des arguments qui sont adaptés au cadre juridique. Il y a une mise en scène et une mise en forme,  mais qui profite ici aux « méchants » ! honte ! Shouma !

Car manifestement cela ne marche pas en faveur de notre liberté de penser, de dire, et surtout, surtout, de la simple liberté de VOIR ce que nous voyons !

Sa condamnation nie les faits : l’Islam est hostile ouvertement et/ou alors il  déguise son hostilité ; ça s’appelle le baiser du serpent.

Alors je fais une  suggestion : ne pourriez-vous pas, sur RL, publier in extenso le texte des plaidoiries concernant différents cas – comme pour Christine Tasin ? Je crois que ce serait très instructif.

On pourrait s’interroger sur les failles de nos argumentaires respectifs.

Les lecteurs pourraient évaluer l’écart qui existe entre leurs observations empiriques, leurs convictions profondes et ce « qu’il faut dire » au vu des articles du code… pour être entendu des juges.

Entendus ou pas, justement.

Nous avons parfois le sentiment (sans doute trompeur) que les avocats pourraient « faire mieux » mais la question qu’on se pose également, c’est celle du degré de corruption de l’esprit des magistrats dans le sens où leur respect de l’Islam dépasse tout ce que peut « tolérer » la liberté en république ;  leur ignorance de cette doctrine complète (la Sunna) les rend inaptes à se prononcer.

Sans parler des faits de guerre, des « attentats » qui ne sont pas pour de rire.

La question des faits prime sur les avis ; or Zemmour est condamné à la fois pour une opinion  – mais qui dans son esprit repose sur des faits – et pour la conséquence pratique qu’il en tire : exiger un choix explicite pour la France de la part des musulmans.

Cela rappelle évidemment le calamiteux épisode des prêtres jureurs sous la Révolution. Évidemment il est difficile d’envisager techniquement un tel passage de ces gens pour subir une sorte de test administratif…

Mais sous une forme biaisée, c’est concevable. Car, plus banalement, il existe bel et bien des procédés divers, des cérémonies officielles comme aux USA où une certaine pression est faite sur les demandeurs de nationalité pour qu’ils attestent de leur future fidélité au pays d’accueil. Les modalités de cette SOUMISSION (osons utiliser leur mot à eux et faire un return the sender !) à nos propres normes, pourraient ne pas exiger directement le renoncement à l’Islam ; mais INDIRECTEMENT les « coincer » sur un point précis de leur intolérance : par exemple leur faire cosigner et admettre l’article 18 de la Déclaration universelle concernant le droit de changer de religion.

Cela les gênerait beaucoup ! Ainsi que les imams, si on exigeait le rappel de cet article et son acceptation publique.(phrase à afficher en petite place sur les bâtiments religieux de France).

Article 18 : Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction, seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites.

Je trouve d’ailleurs cet article pas bon du tout (car il est trop favorable aux religions comme si toutes étaient bonnes, paisibles et citoyennes dans leur principe…). Mais tel quel il contient déjà une liberté INTERDITE par Mahomet sous peine de mort : à savoir le droit de QUITTER l’ISLAM  (les intégristes interprètent comme d’habitude, à cause de leur non-réciprocité essentielle, ce texte à sens unique : ce n’est que le droit des chrétiens de devenir musulmans).

Nous devons absolument être plus malins qu’eux ! Imiter leur taqîya. Il faudrait exprimer en clair le discours sous-jacent des juges islamophiles.

Personnellement je serais prêt à coller des affichettes de couleur verte avec ce simple mot, qui réveillerait (peut-être enfin ?) nos concitoyens

OUI à la CHARIA en France, vite !

Jean-Paul Guillaume




Prolétaires de tous les pays, émigrez-vous !

Les migrations massives du XXIe siècle ne sont pas l’effet d’un complot fomenté de toute pièce, mais étant le résultat de plusieurs facteurs au sein de la mondialisation très inégalitaire qui advient.  Elles représentent une opportunité formidable pour des puissances d’argent qui ne sont pas vraiment extra-terrestres. Et sous ses allures de fatalité anthropologique, avec la caution du thème éternel de  » l’homo viator  » l’homme se déplaçant depuis toujours, nous sommes tous des Blacks venus d’Afrique (et qui n’a pas rêvé de voyager un jour ?) le phénomène est provoqué, accompagné, amplifié : pour une bonne part, donc, il n’est pas le mouvement spontané de fuite qu’il paraît être ; et n’oublions pas de dire qu’il a toujours été, et déjà au siècle dernier, fortement inspiré par des intérêts capitalistes concernant le coût du travail.

Le salarié reste une variable d’ajustement en dépit des robots ; quoique aujourd’hui , et là gît un facteur très nouveau, il s’agisse probablement moins d’un besoin de main-d’œuvre industrielle ; et certains ont déjà fait cette remarque  que le fait de disposer d’un lumpen prolétariat d’importation est très utile à l’État stationnaire non-équilibré (ESNE) des classes sociales, de telle façon que  » tout change pour que rien ne change » comme disait L. Visconti.  Elle n’est pas naturelle cette incitation par divers biais et divers pouvoirs à faire venir en Europe, par extension de tout pays pauvre –  on évitera de dire « de merde » comme Trump – des migrants vers les pays dits « riches », là où les couches basses et moyennes plongent lentement vers un déclassement social. Les intérêts supérieurs des riches et des puissants sont la composante majeure de ce que les Anglo-Saxons appellent  les  » push factors », les facteurs qui font qu’on quitte son pays.

Et la psychologie qui dit qu’on rêve toujours d’un ailleurs est au service de ces forces-là.

Depuis 40 ans le capitalisme mondialisé et le patronat ont organisé la délocalisation massive de toutes les industries susceptibles d’être installées ailleurs en Chine, Malaisie, Tunisie, partout ailleurs, car rien n’est moins raciste qu’un conseil d’administration. Le vieux Marx (on s’en fiche ici de le justifier ou pas) ne disait pas « que des conneries ». La mise en concurrence mondiale des emplois est devenue monnaie courante. Quand on pouvait lire dans de bons articles,  vers les années 70,  qu’un ingénieur coréen très qualifié, expatrié sur des chantiers en Arabie, était traité comme un petit chien en cage par les employeurs avec un salaire au tiers des nôtres, il fallait se dire : cette concurrence là va nous détruire. Si on examine l’ensemble des données, il est vrai que  » les acquis sociaux  » en Occident obligent les dirigeants économiques à chercher ailleurs le moyen de sauver l’investissement. C’est donc aussi la gourmandise et les privilèges des travailleurs d’Europe qui ont forcé les responsables à chercher ailleurs. Il est normal désormais qu’ils paient le prix de leurs fameuses « avancées » sociales.

Il y a un rapport, signalé par beaucoup,  entre la délocalisation des moyens de productions vers des pays sans protection sociale et le courant de symétrie inverse : l’appel d’air auprès de populations d’Orient et du Sud comme pour illustrer de plus en plus l’expression libérale merveilleuse de  » libre circulation des personnes et des biens » ; et faire des ces flux devenus constants non pas une crise passagère mais une donnée pour ainsi dire « stable » de la condition humaine (comme si le sédentaire avait toujours été un parfait abruti, en marge de l’histoire déconstructive). Avec l’apologie de l’immigration, venue du Sud et d’Orient vers l’Europe, c’est donc le 2e volet de l’opération géniale, cynique, machiavélique mais drapée du lin blanc de la Morale altruiste, l’opération magique et moderniste du vieux : diviser pour régner.

Opération qui utilise des situations variées (guerres, bourgeoisies comprador ultra-corrompues, violence internationale des marchés etc.) et en dernier tour d’écrou l’impérialisme conquérant de l’Islam réel. Aux arguments altruistes, humanistes, compassionnels, le citoyen français n’ose plus objecter son misérable « égoïsme », son identité moisie et nauséabonde ; il craint par-dessus tout de passer pour un nouvel Hitler. Ce qui n’est pas bien, on est d’accord. Donc il se tait.

Cependant, des Clubs supérieurs,  des Penseurs, des Partis, des Banques toutes pleines d’Amour comme Johnny, tel aussi le Pape, tous pour le migrant, tous dressés contre la fermeture, la frilosité des peuples nantis d’Occident. (Je n’ai pas dit ici: « Macron  » mais avouez qu’on y pense). Les grands profiteurs de la mondialisation ont trouvé un argument qui met K.-O., qui tue d’un coup  tout le progressisme classique, pris dans ce que les théoriciens de Palo Alto ont nommé un double bind, une sorte de mâchoire qui vous empêche de faire un choix clair. Ils prennent le parti des plus pauvres (il prennent la place vacante du communisme ! Il y a d’ailleurs pas mal de trotskystes et de maos chez ces nouveaux patrons internationalistes…) dressés contre l’embourgeoisement des ouvriers occidentaux. Ils sont pour le déraciné, l’homme abstrait des Droits de l’homme tout seul sans même sa valise en carton, tous unis à rebours contre le salarié qui a, lui, des papiers administratifs et qui ose même parfois avoir sa petite maison et sa bagnole, s’étant habitué à l’idée anhistorique qu’il pourrait garder une certaine maîtrise personnelle sur la suite de son existence et transmettre un petit bien à ses enfants. (le libéralisme en Marche veut s’attaquer aux héritages : des anarchistes, vous dis-je).

Or il faut savoir que pour un grand capitaliste sincère, les retraites garantie par l’État (de quoi il se mêle ?) sont une rente bourgeoise très inappropriée, (pourquoi un salaire donnerait-il droit à une rente ?) c’est une anomalie d’après-guerre,  qui représente un fond financier puissant qu’il convient vite de rapatrier, de faire remigrer vers son lieu naturel d’origine : le capital financier privatif.  C’est tout le discours anti-inégalitaire du progressisme social  qui se trouve ainsi retourné comme une chaussette par les Dominants, à la faveur de ce troisième terme : le pauvre venu d’ailleurs. Admirons le coup de génie tordu. Qui nous étouffe.

La précarité pourtant est déjà très « ressentie » chez nos concitoyens supposés nantis. Combien sera-t-elle  amplifiée avec la migration massive que nous connaissons tous les jours ? Parce que la concurrence des salaires tels quels et des prestations va devenir insupportable au plan interne comme au plan externe : tous les acquis sociaux de l’Europe doivent donc s’effondrer. « La joie de détruire est elle-même constructive » Bakounine. Notre gouvernement met en place un incroyable transfert de l’aide sociale qui, en voie de réduction pour le peuple de souche (bête comme une souche) devra servir à l’accueil des autres, accueil qui en toute hypothèse ne sera jamais princier, il faut le rappeler en dépit de certains exemples d’un profitage scandaleux : les nouveaux venus auront surtout pour moyens de survie et d’entrisme actif : le chantage aux aides publiques, sinon la casse, l’endoculturation radicale dans l’islam réel, les mafias communautaires et les trafics afférents, l’intimidation auprès des indigènes gaulois, tout cela moins parce qu’ils seraient des monstres (il y en a ) mais surtout parce qu’ils sont aussi des êtres humains, c’est-à-dire pas des anges. Ne voyons-nous pas, chers Gilets jaunes (qu’on soupçonne  de chemises brunes alors qu’il s’agit plutôt de croissant vert ou de caleçon rouge… Voir quand le salafiste crie à Finkelkraut : « la France est à nous »!  mais  qui donc est ce « nous » ? Nous les manifestants indéterminés ? Il est clair que c’est à « nous » l’islam, à nous, les musulmans, à nous les fidèles d’Allah, à qui Allah livre l’Europe !! Aidés des idiots utiles du gauchisme dur et mou dont on s’occupera plus tard) ; sachez donc, chers GJ  que si le Gouvernement et l’UE exigent des sacrifices de votre part, vous qui êtes à sec, c’est  aussi pour mieux opérer un transfert de la « solidarité »… en faveur des flux migratoires incessants et de plus en plus forts ; comme pour vous dire –   » vous, petits Blancs nantis, Français de souche, identitaires privilégiés, POUSSEZ-vous ! PAYEZ et TAISEZ-vous ! Sinon on dira que vous êtes racistes ! »  Que vous êtes des Hitlers !! Et jusqu’ici ce chantage a bien marché ! Noyant la Gauche bobo dans le flot migratoire de ses mensonges !

Dans l’hypothèse paisible et favorable, un « pauvre gars » (ou femme) venant d’Afrique va accepter un salaire de misère en espérant tout doucement « faire son trou ». Mais celui-là est encore un immigré à l’ancienne mode. La nouvelle immigration est massive et agressive : largement conditionnée par les médias de la charia, la chaîne Al Jazeera, entièrement acquise à l’idée que l’Occident doit la redevance à Mahomet ; à l’islam vrai de la (re)conquête. Étant ainsi  fortement incitée à constituer des zones de l’entre-soi hors les lois, chassant exprès les Fromages blancs des environs (au point que Stéphane Plaza serait bien inspiré de nous faire un état réel du conditionnement du marché immobilier par le facteur répulsif « banlieue », grand non-dit de notre sociologie économique…) on peut même dire qu’ils n’auront guère le choix de faire autrement. Ce calcul machiavélique du capitalisme entraînera le monde du travail dans une chute sans limite. Et nos pays de refuge encore organisés et viables vont se tiers-mondiser économiquement, culturellement, administrativement de sorte que ces « avantages » qui attirent les étrangers vont être ruinés assez vite, en une génération (30 ans).

C’est le paradoxe de ceux qui viennent ici, attirés par un ordre qu’ils rêvent de détruire, important ce qu’ils ont fui, afin qu’on deviennent tous comme eux-là bas, sous un despotisme invivable et un désordre chronique. Il n’y a donc pas de racisme dans l’inquiétude légitime qu’inspire une immigration massive et disproportionnée (à rebours des accusations de l’islamo-gauchisme et de ceux  qui ont déjà besoin des voix des migrants pour être élus). Ce sont eux qui vont monter les gens les uns contre les autres grâce aux « sous-payés ». C’est donc eux les vrais diviseurs du peuple français ! Quand cette pseudo-gauche mondialiste se réveillera, si elle se réveille, il sera trop tard, même pour elle ! Et quand les exaltés du cassage des codes vont-ils se rebiffer contre le Code coranique-ta mère ?

Jean-Paul Guillaume

PS1 : policier, depuis quelques années la France compte 270 tués et plus de 1 000 blessés suite à des attentats (devinez qui le fait ?)  A-t-on le droit de se méfier des migrants ? Des gens à qui on est bien incapable, avec notre fausse charité,  bénie par le pape, de procurer les moyens de vivre décemment.  Et combien de tueurs sont arrivés sur notre sol dans ces vagues migratoires ? Comment supporter une religion agressive, inégalitaire et arrogante, véritable cerise sur le gâteau du désordre social? L’ÉTAT ne nous protège plus, refusant d’être simplement « national » ce qui est sa raison d’être. Exigeons vite  la fermeture des frontières et l’arrêt des arrivées incontrôlées. Associons-nous aux pays (Autriche, Hongrie, Pologne, Danemark) qui redécouvrent le bon sens et ne sont pas fascistes pour autant.

PS2 : accessoirement , regardons où sont les vrais racistes aujourd’hui !

https://ripostelaique.com/ni-flash-ball-ni-grenade-contre-ceux-qui-hurlaient-egorgez-les-juifs-en-plein-paris.html




Benalla travaille-t-il pour le Maroc ?

Les journalistes pérorent sur le cas Benalla, sur des fautes finalement moins graves que celle qui serait en cause plus sérieusement, à savoir qu’il est un agent double ou triple ; nos éditorialistes officiels, pourtant enclins à la spéculation, évitent d’évoquer les explications « complotistes »  qui en l’occurrence sont peut-être réalistes.

C’est pourquoi je parle ici d’hypothèses ; je ne dis pas qu’il faut être parano ; je dis qu’il faut être méfiant, surtout quand c’est un métier : il appartiendrait alors aux services compétents de vérifier cela. Mais ces agents ont-ils la mission officielle de se défier de l’islam en général ?

Pour ce quasi-barbouze, ami personnel des Macron, le fait de s’occuper désormais de « sécurité » en Afrique, à partir des réseaux français et à titre d’agence privée, est une indication assez suspecte quant à ce qu’il envisageait déjà de faire dans le poste précédent. Car les boîtes privées de sécurité internationale n’ont pas intérêt, pas plus que les dirigeants corrompus de ces pays pauvres qui en sous-tirent des aides extérieures, aucun intérêt à la disparition complète de Boko Haram.

Premier « soupçon » : Benalla est-il oui ou non un espion au service du Maroc ? Infiltré dans les plus hautes sphères de l’État français ? Le président Macron serait moins étourdi s’il écoutait un peu cette déclaration de Hassan II (voir la vidéo ci-dessous) concernant la loyauté ultime d’un Marocain bien intégré ; la question de la double-nationalité peut devenir cruciale selon les circonstances… Ici sa Majesté ne fait pas dans le détail multiculturel ; ce n’est pas que ce roi ait eu l’habitude de dire la vérité ; mais dans ce cas du moins est-il « sincère » pour ainsi dire ; ce qui est pathétique, c’est de voir notre président s’imaginer que c’est lui le maître dans cette relation amicale avec un subordonné, comme si ce lien interpersonnel affectueux était déjà le gage du triomphe de l’Occident sur l’intégrisme islamique…

De plus il y a, depuis le début de l’affaire, cette allégation de la presse algérienne ; on connaît les antagonismes entre ces deux pays, qui pourraient inciter les Algériens à l’intox ; et d’habitude là aussi, la « vérité » n’est pas facile à trouver dans cette presse très contrainte. Néanmoins, à cette occasion, il se pourrait aussi qu’ils touchent juste. J’aurais tendance à les croire. À vérifier là aussi. (voir le lien ci-dessous)

Deuxièmement, et là j’admets qu’il s’agit d’une imputation hasardeuse, mais je me fonde sur un « détail » verbal : ce Franco-Marocain a-t-il choisi  (quand ? comment ? choisi par son père ?) le patronyme provocateur qui sonne comme Ben Allah ?   » Fils d’Allah »  n’est pas un titre acceptable en Islam, c’est presque un blasphème ; (Allah ne peut pas être père (37.152 ; 112.3) ) ; et si c’était une  provocation verbale à l’endroit des « chrétiens », datant de la décolonisation ?  contre ceux qui croient que Dieu (ou qui croyaient, dirais-je en aparté) a eu un fils et qui se disent eux-mêmes « enfants de Dieu » ?

(petite note d’érudition : le stoïcien païen Épictète revendique lui aussi ce titre d’ « enfant de Dieu »…).

 » Libé dénonce les rumeurs »… autour du patronyme Benalla comme étant sans fondement et inventées par la fachosphère. Sans être expert de quoi que ce soit, je rappelle que l’état civil moderne au Maroc date du protectorat ; bien malin qui, en France, connaît leur ancien système d’appellation de type oriental.

Ayant vu à Casablanca en 1988 des plaques professionnelles avec des noms farfelus comme « Tac-Tac » ou autres blagues que j’ai oubliées, j’ai eu cette explication d’un « Pied-Noir » M. WALTER, décédé, fils de l’ancien commissaire principal de police français de cette capitale : lorsque l’Administration a voulu établir des registres et devant la répétition des mêmes noms, qui prête à confusion, nos fonctionnaires ont demandé qu’on leur propose des variantes (ce qui s’est fait aussi en France jadis et ce qui a donné des apocoristiques divers) ; certains Marocains, pour montrer leur rejet de l’occupant, auraient fourni des noms bizarres, volontairement, par dérision ; et certains les auraient gardés ensuite par fierté, en signe de rébellion… c’est l’explication qu’on m’avait donnée ; et c’est en fonction de ces informations-là qu’il serait légitime de se demander si nom de Benalla n’a pas été « trafiqué », car il sonne faux comme me l’a confirmé une autre personne qui s’y connaît un peu.

Je n’en sais pas plus mais j’admire que « Libé  » rétablisse la vérité dans un domaine où l’imprécision administrative et la fantaisie ont joué un certain rôle.

Ces pistes nous conduiraient-elles au-delà, c’est-à-dire vers des sympathies plus ou moins profondes de Benalla  pour le djihad et la radicalisation ? Est-ce délirant ? pas sûr.

Car on imagine toujours que, entre l’islam dit apaisé et l’islam meurtrier combatif, il n’y a aucune porosité, ce qui est faux. Beaucoup de musulmans désapprouvent – faiblement, et en réalité ils se taisent ; (note : à quand une association militante publique des musulmans partisans des Lumières et de l’abrogation des versets meurtriers?…), ils désapprouvent du bout des lèvres le djihad ultraviolent, mais du fond de leur croyance, ils donnent raison « dans le principe »  à ces « combattants » qui sont peut-être égarés ; mais le principe, qui est la guerre sainte, ne peut être récusé par aucun musulman.  Seuls les menteurs islamophiles d’Occident peuvent y croire ou faire semblant d’y croire. Tout musulman « comprend » « le terroriste », même s’il le juge inopportun ou excessif.

L’opposition entre les gentils et les méchants de l’Islam tient donc plus à une question d’opportunité (la majorité dite paisible pense que ce n’est peut-être pas le bon moment pour frapper l’Europe de cette façon, par des attentats, faisant davantage confiance au Remplacement démographique :  – (« on va gagner la guerre des ventres ! » me disait avec le sourire un élève de Casablanca dans les années 80…), c’est une affaire de période, bien plus qu’une divergence fondamentale. D’ailleurs les bénéfices de la violence se font sentir au niveau du chantage à l’islamisation : les imams « pacifiques » sont extraordinairement valorisés par le contraste avec les violents. Le Français de base et ses dirigeants éberlués doivent alors se dire : « cet Imam est quelqu’un de merveilleux, puisqu’il pourrait ou devrait nous tuer et qu’il ne le fait pas ! » Le simple fait, donc, de s’abstenir de tuer des gens devient alors par contraste un mérite immense. Qui justifie des aides, des mosquées avec les honneurs.

Dire cela, est-ce se prêter à l’accusation d’islamophobie aveugle et sans nuances ?  et donc d’incitation à la haine devant des tribunaux ?  Chacun doit garder sa liberté de jugement et rester disponible d’esprit face à ces  » musulmans »  – un peu spéciaux, il en existe –  qui sont effectivement des adversaires du djihad anti-européen. Malheureusement ils sont rares. Il existe à l’inverse, car c’est dans le logiciel de cette religion, tant de musulmans qui démentent le discours du « rien-à-voir-avec » :  qui oscillent sans état d’âme entre les deux méthodes, puisqu’il existe une synergie entre elles : faire de l’entrisme « pacifique » par des revendications légales – en utilisant les droits de l’homme musulman, utilisant notre égalitarisme de façon inégalitaire – et faire entrer son propre système peu à peu, à la manière du voleur chinois dans les sociétés occidentales qui sont un ventre mou pour la charia, Belgique en tête ; ou alors comprendre, en sympathisant muet, qu’on use de la violence terroriste (car ça marche !! les gens de chez nous ont peur de s’opposer, ils veulent rester tranquilles !) : ainsi la terreur n’est pas « aveugle » ; elle a un but de guerre : soumettre nos populations par la peur de la mort. La mort prérogative d’Allah. Et compléter par coup de pouce brutal l’islamisation rampante.

Il conviendrait de se demander où en est M. Benalla dans ce dispositif complexe où la haine de l’Occident peut parfaitement s’associer avec une apparente assimilation complète,  une taqîya qui séduit tant les benêts. Allons plus loin : il peut à la fois aimer nos mœurs, profiter de notre licence sociétale et rêver du triomphe mondial de son prophète. Il peut même « aimer la France » dans cette mesure  où il la perçoit comme un fruit mûr.

Comment ne pas avoir à l’esprit que dans les attentats et les réseaux, hélas, des Marocains qui savent (ou savaient ?) aussi être bienveillants et civilisés par ailleurs, sont statistiquement parmi les plus ardents en Europe, cependant que nos élites altruistes jouissent de la Mamounia et des Riads de Marrakech en toute quiétude.

Jean-Paul Guillaume

https://www.youtube.com/watch?v=bsItfKAa2Us




Un peu de recul sur l’affaire Ben Allah

Nous ne pouvons pas dénoncer le rôle des media, leur façon de se substituer à la démocratie avec du matraquage de diversion et « en même temps » regarder avec faveur la curée actuelle sur cette affaire qui tombe si bien en plein été. La politique est confisquée au profit d’une contestation du Pouvoir qui table d’abord sur des réflexes archaïques et primaires : le sacrifice du Roi, vieux mécanisme anthropologique (dont a parlé Frazer). 

On pourrait faire tomber un Président avec « une affaire » (cf. le modèle du Watergate cher aux journalistes)… et après ? Qui ? Quoi ? 

Au lieu d’approfondir les motifs plus généraux qui pourraient pousser le peuple à rejeter davantage les politiques actuelles (je pense avant tout à la politique migratoire et à l’islamophilie des élites), on s’attaque plus volontiers à la personne, à des symboles et à des fautes surtout juridiques ou morales (anti-moralistes) des grands politiques exposés en image ; on offre ainsi aux gens une sorte de corrida spectaculaire contre le grand chef qui tient lieu d’analyse. On cherche la faille, on dénonce le grand dirigeant, pour éventuellement  le faire tomber (victoire de la Presse et de la TV, pas du peuple) et le remplacer par un autre avec lequel on recommencera le jeu de la dénonciation.

Dans l’affaire actuelle, cette précipitation politicienne à embarrasser Macron avec des « révélations » empêche d’approfondir le sujet. Oui ce haut fonctionnaire a abusé des titres et des fonctions ; oui il y a faute ; oui c’est inquiétant ; mais sa fidélité à Macron et à la Présidence ne sont pas en cause ; il n’est pas un danger immédiat au niveau de la Sécurité de l’Elysée. Il a pour ainsi dire fait du zèle, il a montré sa haine active de « la Gauche » qui se prétend debout ; très bien. Ce haut-fonctionnaire met étrangement la main à la pâte, assiste physiquement les flics de base (je pense à Oufkir mais bon… c’est une autre dimension du crime !!!); c’est assez troublant car, en un sens, son activisme tranche avec la distance des cols blancs qui se drapent dans leur fonction et ne prennent aucun coup sur le terrain…  

Alors on n’ose pas aller plus loin dans la mise en cause de Ben alla et pousser le soupçon jusqu’à s’interroger sur ses allégeances et sa double nationalité (au fait est-ce le cas ?). Légalement il est français comme vous et moi. La considération critique de son origine marocaine risque de faire passer celui qui l’évoquerait pour un raciste pur et simple…

Toutefois ici (récusant l’idée que c’est du racisme) je me cacherais derrière une déclaration très importante de sa Majesté Hassan II : même s’il est naturalisé français, un marocain gardera toujours sa loyauté ultime pour le Maroc. Hassan II mentait souvent ; ici il est possible qu’il ait parlé vrai.

Ben Allah (il faudrait revenir sur la façon dont les patronymes ont été attribués et enregistrés lors du Protectorat…) est selon moi aussi un « espion  » du Maroc ; il transmettra à son pays d’origine tous les renseignements utiles sans état d’âme. L’accès aux codes n’est pas anodin… Mais il ne le fera pas avec haine et malveillance (en ce sens c’est très différent de l’agressivité de beaucoup d’Algériens). Je crois même qu’il aime sincèrement notre pays, mais à sa façon.  C’est complètement différent de ce qui fut en vigueur par exemple lors des hostilités entre la France et l’Allemagne dans l’Entre-deux-guerres. Chaque nation alors était exclusive de l’autre. Ben Allah lui est inclusif : il aime sincèrement la France ; il ne se perçoit pas comme un ennemi de notre pays, bien au contraire. Il souhaite tout simplement que la France s’islamise, le Maroc aidant… pour son propre bien à elle. Pour lui, aider le Maroc à exercer une emprise sur la France, ce n’est pas nous affaiblir ni nous trahir. C’est comme plus largement la marche de l’Europe vers l’islamisation, une façon de faire le bien du pays. Islamiser la France, ce n’est pas la brimer ou la détruire c’est au contraire la valoriser, et accessoirement  la sauver du Gauchisme qui la mine de l’intérieur. 

Pauvre Mélenchon ! dirais-je pour conclure. 

Jean-Paul Guillaume




Le sacrifice du gendarme renvoie nombre de Français à leur lâcheté

Ce gendarme gradé représente ce qu’on peut faire de plus noble face à ceux qui tuent : son sacrifice exemplaire montre à tous les musulmans que l’homme occidental n’est pas ce jouisseur lâche et nanti incapable d’affronter la mort, faute de croire en Dieu ; celui que décrit sans cesse la propagande des Barbus – non sans quelque vérité hélas, car il arrive au diable d’en dire des bribes – avec succès auprès des « jeunes des Banlieues  » qui interprètent nos lois comme une faiblesse. Avec cette caractéristique qui s’oppose terme à terme, radicalement, à la pratique tellement banale au Moyen Orient chez les Intégristes « Combattants », qui consiste à se protéger derrière des « boucliers humains » civils, en se cachant dans les hôpitaux et les écoles.

Ici, c’est exactement l’inverse.

Cependant, en essayant de ne rien dire qui puisse passer pour du dénigrement face à cet héroïsme, il nous appartient de nous interroger sur l’usage politique et idéologique qui va en être fait. Quelque chose d’abusif peut être tiré de ce cas par ceux qui nous invitent à subir sans combattre une islamisation rampante et violente, à la combattre par tous les moyens intelligents qui conviendraient (je le précise car il ne s’agit pas de faire n’importe quoi; pensons à l’échec formidable des Serbes avec leur Purification doublement insoutenable).

Peut-être le lieutenant-colonel. Arnaud Beltrame, catholique, Franc-Maçon, appelé au Ministère, était-il d’avis lui aussi qu’il faut ménager l’Islam et que la politique actuelle est la seule valable ?

Mais ce n’est pas offenser sa mémoire que de revenir sur cette question cruciale pour la France et l’Europe. Marx avait dit: « la honte peut-être un sentiment révolutionnaire ».

Pour certains d’entre nous, se projeter fièrement dans l’image de ce héros provoque un malaise; c’est plutôt l’occasion de regarder nos propres carences.

Son exemple peut être utilisé pour justifier non seulement la passivité d’un public voué régulièrement à des boucheries ponctuelles, mais aussi pour justifier, au-delà, le fait de devoir faire de plus en plus des sacrifices « pour la paix », le « vivre-ensemble » compassionnel (qui n’est même pas le degré zéro de la Cité), sans pouvoir combattre directement l’agresseur.

Le sacrifice extrême de cet homme nous indiquerait qu’il faudra approfondir nos reculs, nos démissions et céder la place elle-même par altruisme. Cette interprétation risque bien de devenir la note dominante dans les Media et au Gouvernement. Bien sûr la fonction publique de Sécurité inscrit ce geste dans le cadre restreint d’une éthique professionnelle, le citoyen n’est pas invité à en faire autant. Néanmoins le sens de l’événement déborde aussi par effusion vers une justification des politiques qui font tout pour exiger des français qu’ils sacrifient leurs réactions spontanées légitimes et les inciter encore et toujours à exonérer la religion qui est est derrière tout ça. Et là, ce serait bien un usage pervers de cette actualité tragique.

En s’avisant que sa mort est peut-être liée à beaucoup de lâcheté collective, il devient difficile à chacun, sauf imposture, de s’approprier le prestige de cet acte. L’identification à cet héroïsme reste douteuse. C’est au contraire le moment de se dire: « qu’avons-nous fait pour en arriver là ? » Berthold Brecht a dit un jour que, quand une société a besoin de héros, ce n’est pas bon signe. Admettons au moins que cela oblige à s’interroger davantage. Et à la Nation française, ce geste fait l’obligation de « se regarder dans les yeux » pour se dire: qui sommes-nous et que fait-on ? On peut voir qu’il y a un étrange retour du sentiment d’appartenance « ethnique », profondément tabou en Occident depuis le nazisme, et pour cause, qui est un démenti ironique objectif à ces valeurs abstraites qu’on oppose au républicain gaulois concret et à l’ouvrier primaire pour qu’il se taise. Bien qu’une telle psychanalyse collective soit contestable, il y a néanmoins des choses à observer : nos héros récents qui sont des chrétiens conciliaires d’un nouveau genre, comme par hasard, « ont les yeux bleus » : Jean d’Ormesson pour la culture (aristo-populaire); Johnny Hallyday pour les Beaux-Arts (de l’argent placé à l’étranger et de l’Amour, beaucoup d’amour) ; jusqu’ici c’était dans l’axe de la grande comédie humaine ; mais avec Arnaud Beltrame, on passe au niveau tragique supérieur : sa mort n’est pas la même. Son cas dépasse le mythe.

La Machine à mensonges (épargner Mahomet et son Coran) va ronronner partout, stipendiée, contrainte, enchantée, utilisant cet authentique héros pour justifier la SOUMISSION, parée cette fois d’une aura de chevalerie. Et si c’était justement ce rempart de mensonges et de légendes, dressé pour fabriquer jusque dans les collèges, un ISLAM de Big Brother ? Et si cette censure, honteuse au pays de Voltaire, était justement le facteur de faiblesse dans la lutte officielle contre le djihad ? Facteur d’affaiblissement idéologique national qui a pour corollaire d’exiger cet héroïsme-là plutôt qu’un héroïsme actif dans une auto-défense mieux calculée ? Les marchands de bougies et de nounours en peluches peuvent se frotter les mains : bien que les fichés S radicalisés ne soient pas censés faire ça (dit Tristophe Collomb), il le font quand même ! Mais « nous » avions raison d’avoir tort et de penser qu’ils ne le feraient pas, car nos critères d’évaluation erronés ont été respectés par les profileurs des fous d’Allah, la religion, surtout celle-là, n’étant pas une cause scientifiquement admise dans la sociologie des criminalistes. A nous donc de faire comme si de rien n’était en matière de Coran, de Sunna, de Communauté, pour rester fidèles à ce héros… ?

Bien que l’ISLAM soit bon et paisible, des pseudo musulmans, dit-on, le font « quand même ». En même temps et quand même : va-t-on redécouvrir une dialectique plus dure ? Français, encore un effort pour être républicains. A quel titre et en quel honneur nos dites « valeurs » font-elles obligation de laisser libre sur le sol national dans gens qui haïssent racialement ce pays et qui ont prouvé par leur projets et leurs attaches qu’ils rêvent de « tuer des gens » ( comme disait Sœur Emmanuelle, juive convertie) ?

Quelque chose de surréaliste se confirme partout maintes et maintes fois : le Christianisme oublié et relégué, méprisé, semble faire retour sous des formes dissimulées mais prégnantes. Et dans ce cas précis le modèle christique (Jésus est mort pour nous) agit de façon voilée et plus trouble que dans sa sphère religieuse propre. Un Christ méconnu par ailleurs va, comme d’habitude quand la Charité sécularisée se croit biocompatible avec l’hédonisme, fonctionner inconsciemment à plein, et de façon pervertie, profane et faussée : non seulement il faut se laisser faire; mais aller au-devant ; le courage total des uns doit mis au service de la lâcheté commune… Alors le monogramme civilisationnel de l’Occident, la Croix, fonctionne en sous-main, avec cette cinétique : plus on le rejette et plus il fascine. Mais ce faisant on disqualifie le plan politique et stratégique qui, lui, n’est pas d’essence évangélique.

Du point de vue des forces de police, on continue sans doute de croire que le forcené « aveugle » et mentalement dérangé peut tuer la femme ou le gendarme indifféremment (l’intéressé lui savait qu’il risquait bien davantage que cette « otage »). Bien sûr, l’aléa fait partie de cette pédagogie de la mort; mais il était condamné d’avance par sa tenue et son métier ; de même que l’autre n’a pas été abattu mais suicidé. Même les Terroristes qui « n’ont rien-à-voir-avec » l’Islam, respectent des restrictions pratiques d’inspiration religieuse, pour garder un principe au sein même de la barbarie, et bien montrer qu’ils sont liés à un Code, ce qui est perçu par leurs frères mais interdit de regard en francitude : « Tu ne tueras pas celui que tu ne dois pas tuer » (parole toute relative telle quelle et logiquement complétée par les injonctions à massacrer qui de droit) ; cette formule, un clergé catholique profondément corrompu l’assimile à l’absolu du 6° Commandement: « tu ne tueras pas ». Il y a dans les « attentats » toujours un résidu de contrôle de soi, et même une casuistique, y compris dans l’égorgement (l’homme occidental, autiste narcissique compassionnel, qui se dit tellement « ouvert à l’autre », « ami de la diversité » et des restaurants exotiques, s’imagine selon sa propre complexion que, pour égorger quelqu’un, il faut être fou de rage ; alors que l’Aïd El Kébir enseigne à égorger l’animal sans haine ni excitation, au nom du Tout-Puissant : nul vivant ne meurt sans qu’Allah l’ait décidé. On ne veut pas voir que les « terroristes » qui semblent massacrer aveuglément (ce peut être le cas, comme ils peuvent « avoir la haine » et c’est déjà autre chose qu’un Abdel Kader, c’est dans un islam modernisé et de contre-culture) ils suivent en général des consignes coraniques, à la fois rigides et souples, telles qu’on se refuse à les considérer « chez nous ». Telles qu’on ne doit pas les étudier.

Pour certains d’entre nous qui espèrent encore devenir la majorité un jour, la dénonciation directe de l’incitation au meurtre des mécréants qui figure dans le Coran et les Haddiths, et qui a marqué de fait toute la vie du prophète, c’est la composante essentielle à considérer dans la lutte contre les causes profondes à l’origine de cette mort du héros.

Jean-Paul Guillaume