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Réponse à Macron, qui ose se dire patriote pour stigmatiser le nationalisme

LA  FABLE  DU  BON  PATRIOTE  ET  DE  LA  MECHANTE  NATIONALISTE

La girouette Macron, fidèle à son « en même temps » A et non A, n’a pu s’empêcher d’appliquer sa pratique du zig zag gauche/droite à l’amour de notre France, s’affirmant patriote après avoir dédaigné nos ancêtres qui ont fait la France, avec son sinistre « il n’y a pas une culture française ». Conscient de la part grandissante de Français qui veulent réhabiliter l’amour de notre patrie et de notre nation, il tente de glaner aussi leurs voix.

Ainsi, sans vergogne, Macron a déclaré lors de sa première réaction à la suite du 1er tour : « Je souhaite, dans 15 jours, devenir […] le président des patriotes face à la menace des nationalistes ». Avant de récidiver dans sa conclusion : « Mes chers concitoyens il n’y a pas plusieurs France, il n’y en a qu’une ! La France, la nôtre, la France des patriotes dans l’Europe qui protège » (1). Double appel à un patriotisme français. Au-delà de l’hypocrisie et de la duplicité d’un bonimenteur du mondialisme et de l’UE, cette mise en avant du thème du patriotisme confirme que des lignes ont bougé (2).

Pour autant cette différence artificielle entre patriotisme et nationalisme n’a plus lieu d’être, même si les adversaires de la souveraineté de la nation y recourent allègrement. Ils confondent nationalisme et ce qu’on devrait nommer ultranationalisme. Déjà lors du débat télévisé réunissant les 11 candidats à la présidentielle, Macron avait fait appel à la même ficelle. Face aux critiques de Le Pen envers l’UE, Macron avait rebalancé l’argument éculé et émotionnel dépourvu de rationalité  du « le nationalisme, c’est la guerre » (3) (4).

Sauf que le nationalisme, ce n’est pas la guerre ! Le principe du nationalisme est d’abord apparu avec les Lumières, concomitamment d’ailleurs avec l’universalisme des philosophes, ce qui montre ainsi que les deux ne sont pas forcément contradictoires, mais qu’ils doivent s’associer de façon dialectique.

La première manifestation de ce qu’on nommera plus tard nationalisme réside dans la volonté de la nation. Cette volonté doit s’exprimer dans la souveraineté de la nation. « Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément. » (article 3  de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789).

Le nationalisme est donc d’abord la volonté d’émancipation des individus, qui face aux forces de l’aristocratie et du clergé doivent s’organiser en nation pour atteindre cet objectif. La confirmation de cette réalité se trouve dans la dénomination adoptée par les députés du tiers-état aspirant à la révolution : ils créent « le parti national », appelé aussi « le parti patriote ». « « Le patriote combat pour la liberté », est-il évoqué (5).

C’est ce nationalisme qui concrétise le principe du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, à travers les mouvements nationaux qui se répandent dans toute l’Europe, à la suite de la révolution française et des guerres napoléoniennes. Il aboutit dans un premier temps, à l’indépendance des peuples belges et grecs, et surtout au printemps des peuples de 1848, vaste mouvement européen qui tente de s’opposer aux dominations féodales, aristocratiques et dynastiques de monarchies multinationales (Habsbourg, russe, ottomane…). A noter que ce dernier mouvement se fait conjointement à l’idéologie du libéralisme tant politique qu’économique. C’est l’Europe des révolutions.

Le nationalisme est donc l’émancipation des nations. Sans nationalisme, pas de révolution française, pas de république française. Pas plus qu’il n’y aurait eu toutes les entreprises de décolonisation effectuées au XX° siècle, qui se réclameront d’ailleurs du nationalisme, même celles imprégnées d’islam ou de marxisme.

Dans le cas de la France, la nation n’est pas un regroupement ethnique. Théorisée par Renan en 1882, elle est « une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n’en font qu’une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs ; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis. » Le nationalisme, comme politique consistant à la formation d’une nation souveraine et émancipée, est donc aussi un outil indispensable pour favoriser le vivre ensemble au sein d’un territoire.

Il est donc bien regrettable que le mot nationalisme ait aujourd’hui perdu son sens premier vertueux et qu’il soit désormais automatiquement assimilé de façon pavlovienne à fauteur de guerre ou de haine. En effet les 2 guerres mondiales ont placé le nationalisme comme responsable de ces tragédies (6).

En fait, le responsable des guerres n’est qu’un dévoiement du nationalisme qui s’effectue progressivement à partir de la 2° moitié du XIX° siècle : nationalismes ethniques qui se confrontent (pangermanisme contre panslavisme) ; manipulations de monarques contre l’étranger bouc-émissaire pour détourner un mécontentement populaire ; revanchisme français ; prise en main du nationalisme, face à la montée de l’internationalisme socialiste, par des milieux conservateurs, monarchistes, antiparlementaires ou catholiques, mais dans une veine xénophobe (7).

Pour reprendre une formule de l’historien Winock, le nationalisme libérateur devient un nationalisme dominateur. C’est dans cet esprit, commun à la majorité des Français d’alors, y compris à gauche, ironisant par exemple sur les présupposées bêtise et lourdeur de l’esprit germanique, que la portée universelle des droits de l’homme portés par la nation française est oubliée. Le fruit est mûr, si on y ajoute les visées impérialistes des grandes puissances, pour que la conflagration éclate en 1914 (8).

Alors ne soyons pas paresseux, effectuons l’effort, de nous rendre compte que le pseudo nationalisme du XX° siècle, le « nationalisme » conquérant, impérialiste, exclusif, fermé aux autres cultures, est un ultranationalisme, un national-chauvinisme agressif, qui n’a rien à voir avec le nationalisme émancipateur du XVIII° siècle.

Un combat culturel doit être mené pour réhabiliter le nationalisme des origines respectueux de l’autre. C’est un nationalisme qui doit respecter les droits du citoyen, sa liberté individuelle, son autonomie dans l’espace privé, tout en lui permettant d’être l’acteur de sa communauté nationale afin d’être mieux protégé. C’est un nationalisme qui doit encourager le débat contradictoire, ouvert aux opinions de l’autre, afin d’en tirer le meilleur pour renforcer la nation. C’est un nationalisme qui doit permettre à tout individu d’être en tension entre la possibilité de réaliser son épanouissement personnel et l’acceptation d’un minimum de contraintes collectives sans lesquelles la cohésion nationale ne peut se réaliser. C’est pourquoi même ouverte, la nation ne peut se permettre de ne pas combattre culturellement les idéologies qui souhaitent sa disparition.

Certes certains diront que le patriotisme permet déjà de réaliser cela. Rien n’est moins sûr. Car en rejetant avec mépris le terme de nationalisme, inconsciemment c’est également le concept de la nation qui est dévalué. Et rejeter la nation, c’est permettre à d’autres groupes d’occuper le vide créé, par un excès d’individualisme aboutissant à l’atomisation de la société. C’est alors faciliter l’implantation du communautarisme et à moyen terme la libanisation de la France. Donc réhabiliter le mot « nationalisme » n’est pas un débat oiseux, mais c’est dans une perspective gramscienne, un des passages obligés de la réhabilitation de la nation, préalable à la préservation de la culture française comme prédominante en France.

On peut comprendre la répulsion de certains à réutiliser ce mot de nationalisme tant pollué par les abjections commises en ce nom. Pour autant, le travail doit être réalisé en distinguant nationalisme et ultranationalisme. Si la tâche paraît insurmontable, pourquoi ne pas créer le terme de « nationisme » ? En tout cas rappelons et faisons l’éloge de la première conception du nationalisme, un nationalisme vertueux qui permet l’épanouissement individuel du citoyen, tout en exprimant tout le dégoût que peut nous inspirer le nationalisme perverti, décrit ci-avant.

A défaut, ce serait la libanisation des esprits et le climat de défiance entre des individus de communautés différentes dont une, aujourd’hui et demain, aspire à dominer les autres. En effet, le national-chauvinisme le plus actif aujourd’hui, préservé de toute critique comme c’est étrange, est l’islam mahométan. La nation de l’oumma revendique un ultranationalisme fermé, exclusif et de supériorité, ce genre de nationalisme dévoyé, qui, lui, conduit bien à la guerre : « Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Allah. Si les gens du Livre croyaient, ce serait meilleur pour eux, il y en a qui ont la foi, mais la plupart d’entre eux sont des pervers », a déclaré Mahomet dans le coran (s3,v110).

Pour finir de montrer le sophisme que constitue cette distinction factice entre nationalisme et patriotisme, on constatera qu’il est singulier que les adversaires du terme nationalisme aient préféré adopter le terme patriotisme. En effet, ils font souvent partie d’une famille idéologique qui n’a jamais cessé de dénoncer les nostalgiques de la terre et des racines, d’ironiser sur « la terre, elle, ne ment pas », comme autant de symptômes d’une France rance. Or, en choisissant le terme de patriote, ils contribuent à un éloge de la terre, puisque le patriote étant le dévouement d’un individu envers sa patrie et que cette dernière, étymologiquement, est la terre des pères, le patriotisme est le dévouement de l’individu pour sa terre.

A l’inverse, le nationalisme, étymologiquement, est une conception tournée vers les hommes, puisque c’est la solidarité et le dévouement à l’égard d’un « ensemble de personnes vivant sur un territoire commun, conscient de son unité ». Leur souci habituel de l’humain par-delà la terre aurait dû donc leur faire préférer l’appellation de nationalisme.

Pour finir, Macron devrait savoir que ses scrupules ne l’empêcheront pas d’être critiqué par tous les cosmopolites ou internationalistes, qui ne font pas de différences entre patriotisme et nationalisme (9). Ainsi était-ce le cas de Guy de Maupassant : « Si la guerre est une chose horrible, le patriotisme ne serait-il pas l’idée-mère qui l’entretient ? » Alors, Macron, le patriotisme, c’est la guerre ?

Jean Pavée

 

(1) http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/04/23/35003-20170423ARTFIG00251-macron-je-veux-etre-le-president-des-patriotes-face-a-la-menace-des-nationalistes.php

(2) Effectivement, les lignes bougent. Trop lentement, mais elles bougent. Les patriotes ont su imposer le débat sur le souverainisme, la remise en question de l’omnipotence de l’UE et le retour à l’amour de la France. Pour capter les voix des patriotes et les détourner du FN, le premier fut Sarkozy, mais son amour de la France ne fut que paroles, paroles. Vers la fin de la campagne de 2007, Royal avait senti le danger de délaisser totalement l’idée de la nation à gauche. Aussi timidement, avait-elle alors introduit le drapeau tricolore et La Marseillaise dans ses meetings de campagne.

2012 avait marqué une pause, sauf chez Marine Le Pen ; la dynamique a repris de plus belle pour cette campagne de 2017 ; il n’y a qu’à voir le grand nombre de candidats ayant achevé leur discours par un « vive la République, vive la France », le grand nombre de drapeaux français dans les meetings et même la reprise de la Marseillaise chez Mélenchon ; sans oublier la critique de l’UE de la part de tous les candidats, y compris Fillon et Hamon qui disent qu’il va falloir l’amender… Sauf Macron qui ne lui a jamais fait le moindre reproche.

(3) http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/le-nationalisme-c-est-la-guerre-lance-emmanuel-macron-a-marine-le-pen-930883.html

(4) Récidive ce mercredi soir dans un meeting à Arras, où hystérique cette fois-ci il hurle que Le Pen nous mènerait à la guerre : https://www.youtube.com/watch?v=9Jk-jrHZH3w

« le nationalisme, c’est la guerre », vieille antienne de Mitterrand lorsqu’il s’agissait de faire peur tout en instrumentalisant le FN à ses propres ambitions. Dans le même genre, on ressort parfois la citation de l’écrivain gaulliste Romain Gary : « Le patriotisme, c’est d’abord l’amour des siens, le nationalisme, c’est d’abord la haine des autres. » ; citation sans doute inspirée de celle de de Gaulle en 1951 : « Le patriotisme, c’est aimer son pays. Le nationalisme, c’est détester celui des autres. » Comme quoi, même les meilleurs d’entre nous peuvent se tromper. Et je ne parle pas de Juppé.

(5) C’est dans ce sens que le mot nationalisme va être utilisé pour la 1ère fois dans la langue française, pour être d’ailleurs condamné en tant que mouvement révolutionnaire, par l’abbé Barruel en 1798 qui le perçoit comme une immoralité du « patriotisme jacobin ». Le Grand Dictionnaire universel de Pierre Larousse en 1874 présente le nationalisme dans le même sens : « l’existence propre des peuples à l’état de nations indépendantes ».

(6) De façon paresseuse pour certains, par intérêt dans le cas des communistes et des libéraux, idéologies internationalistes rivales, l’appellation « nationalisme » en devint l’unique responsable.

Pourtant le nationalisme émancipateur de la nation n’est en rien responsable des drames futurs, malgré les efforts entrepris par des historiens pour démontrer faussement que la Terreur de 1793 était forcément inscrite dans 1789, que la conscription de 1792 pour défendre la nation contre les armées contre-révolutionnaires de la 1ère coalition européenne était annonciatrice de l’inéluctabilité des futures guerres, via les mobilisations générales, etc.

(7) En Allemagne s’est développé un nationalisme ethnique qui conduit à la vision du pangermanisme. Or certains territoires européens étaient multiethniques. Ainsi un pangermanisme va-t-il se heurter frontalement à un panslavisme. Le concept de nation est parfois confondu avec le concept de race. Des monarques s’emparent du nationalisme, les idées nationales se révélant très mobilisatrices pour manipuler les sujets de l’empire allemand ou russe, en les dressant vers l’étranger transformé en bouc-émissaire. Des haines entre nationalités sont ainsi entretenues par les États voulant détourner un mécontentement populaire.

Dans le cas de la France, le nationalisme laisse la place à un revanchisme, qui d’un rejet de l’Allemand à partir de la défaite face à la Prusse en 1870, va glisser progressivement à un nationalisme qui exclut l’étranger. Jusque-là c’était avant tout la gauche républicaine et sociale qui avait mis en avant le nationalisme. On le voit encore partiellement à cette époque avec son refus, à l’image de Gambetta, de baisser les armes devant l’envahisseur allemand. Ou bien avec l’œuvre du début de la Troisième République, portant sur l’école obligatoire et la conscription, ainsi que l’usage du français généralisé.

Pour autant, une partie de cette gauche, est devenue internationaliste avec le développement des idées de Marx et la création des Internationales. Face à ce qu’ils ressentent comme un danger, les milieux conservateurs, monarchistes, antiparlementaires ou catholiques vont progressivement s’approprier à leur tour le nationalisme, mais dans une veine xénophobe. La métamorphose est consommée à partir de la crise boulangiste et de l’affaire Dreyfus. Le terme de nationalisme va être alors abandonné par la gauche à ce qu’on nommera désormais l’extrême-droite. Ce qui conduira à un autre sens du mot nationalisme apparu déjà dans le Grand Dictionnaire universel de Pierre Larousse en 1874 : « Préférence aveugle et exclusive pour tout ce qui est propre à la nation à laquelle on appartient ».

(8) Mais ne nous y trompons pas, le patriotisme enseigné par les hussards de la République a des points communs avec ce nouveau nationalisme, qu’on devrait plutôt nommer national-chauvinisme. Le sentiment que la nation française est supérieure aux autres nations, et qu’elle a un rôle civilisateur à mener, d’où son entreprise de colonisation. Et les Clemenceau patriotes, amoureux de leur patrie sans sentiment de supériorité, ne sont pas majoritaires. Pour reprendre une formule de l’historien Winock, le nationalisme libérateur devient un nationalisme dominateur.

C’est dans cet esprit, commun à la majorité des Français d’alors, ironisant par exemple sur les présupposés bêtise et lourdeur de l’esprit germanique, que la portée universelle des droits de l’homme portés par la nation française est oubliée. Le fruit est mûr, si on y ajoute les visées impérialistes des grandes puissances, pour que la conflagration éclate en 1914. Ah oui au fait l’impérialisme économique ? Mais pourquoi diantre, puisque l’impérialisme économique est aussi responsable de la guerre, M. Macron n’indique-t-il pas que « le libéralisme, c’est la guerre ». Parce qu’il sait très bien que l’impérialisme, ce fut aussi un libéralisme dévoyé, de même que l’ultralibéralisme actuel, qui ne repose pas sur la libre concurrence entre partenaires dans une situation de départ équilibrée n’a rien à voir avec le libéralisme proposé par les théoriciens libéraux.

(9) ou de Voltaire : « Il est triste que souvent, pour être bon patriote, on soit l’ennemi du genre humain » ; ou du socialiste antimilitariste, futur fasciste, Gustave Hervé en 1911 : « mépris, arrogance et égoïsme sont les trois éléments fondamentaux du patriotisme » ;

ou Alphonse de Lamartine contre la nation : « Je suis homme avant d’être Français, Anglais ou Russe, et s’il y avait opposition entre l’intérêt étroit de nationalisme et l’immense intérêt du genre humain, je dirais, comme Barnave : « Périsse ma nation, pourvu que l’humanité triomphe ! ».

La France parlementaire (1834-1851) : œuvres oratoires et écrits politiques, Alphonse de Lamartine, éd. A. Lacroix, Verboeckhoven, 1864, vol. 2, p. 382




Puisqu’il aime ses enfants, Hamon devrait écouter Aldo Stérone

A propos de l’intervention du candidat socialiste Hamon à la présidentielle ce mardi à Villeurbanne, affirmant que si les électeurs aiment leurs enfants, ils ne peuvent pas voter Marine Le Pen, il serait bon de l’informer d’une ancienne intervention d’Aldo Stérone relatée sur notre site.

Aldo y dénonçait la rigidité intellectuelle de nos élites accrochées à leurs dogmes, ainsi que le comportement moutonnier des masses bien conditionnées qui leur emboîtaient le pas.

Ces dogmes sont le relativisme culturel conduisant au multiculturalisme et à la déculturation des indigènes européens, l’islam établi comme religion d’amour de tolérance et de paix et écarté du champ critique, le choix d’un internationalisme mercantile, monde sans frontières dans lequel les individus sont interchangeables…

Et Aldo de conclure que, tant que nos responsables irresponsables préfèreront leurs dogmes à leurs enfants, ils seront incapables de prévoir un avenir assurant davantage de sécurité à ces derniers, et la situation s’empirera.

Car en effet, Benoît Hamon n’a rien compris. La question n’est pas de savoir qui aime le plus ses enfants, mais qui est capable d’être lucide quant à la prévision de l’avenir de la France. Et comme gouverner c’est aussi prévoir, Hamon ferait un très mauvais président de la République, comme tous les candidats immigrationnistes.

C’est justement parce qu’ils aiment leurs enfants, petits-enfants, nièces, neveux, ou enfants d’amis, que de plus en plus d’électeurs, se déconditionnant, vont voter contre le catéchisme des dogmes pré-cités. Ils refusent la poursuite de l’application de ces dogmes qui conduirait au Grand Changement culturel, à savoir la mise en minorité de la culture française en France face à un islam totalitaire et conquérant, à la libanisation du pays et son atmosphère de guerre civile perpétuelle. C’est parce qu’ils aiment leurs enfants qu’ils veulent leur laisser un avenir serein.

Hamon, les arguments affectifs, de soi-disant mauvais parents, ou d’une peur fantasmée d’un retour à un ultranationalisme fasciste, portent de moins en moins quand les citoyens libres décident de penser par eux-mêmes, constatant que le totalitarisme le plus actif et vigoureux en France et dans le monde est islamique. Cette manipulation dénote tout simplement que vous n’avez plus d’arguments, reposant sur la réalité de notre pays, à opposer.

Le lien sur l’article développant la vidéo d’Aldo Stérone : https://ripostelaique.com/jour-europeens-aimeront-plus-leurs-enfants-leurs-dogmes.html

Jean Pavée




Dictature : l’inquiétant lynchage de Nicolas Canteloup

Bien sûr, Riposte Laïque peut témoigner de ce vent mauvais qui fait glisser la France vers la dictature. 27 procès intentés contre le journal dans le but de le museler définitivement, en l’obligeant à disparaître faute de moyens financiers pour poursuivre. Le crime de notre site : dénoncer le totalitarisme du discours coranique et l’islamisation de la France. Ce crime est la version ressuscitée du blasphème. Notre journal ose blasphémer contre la nouvelle religion en vogue, le rêve d’une société où tous s’aimeraient les uns les autres et seraient des gentils, où toutes les pratiques et cultures s’équivaudraient et seraient sans conséquences négatives. En application de cette illusion, oser affirmer que l’islam n’est pas cette religion d’amour de tolérance et de paix, le slogan tant martelé dans les médias, est un blasphème.

Les mêmes qui n’ont que le mot démocratie en bouche méprisent le débat démocratique, ne convoquant dans leurs émissions que les adeptes du mondialisme, alors que s’adressant à l’ensemble de la population, ils devraient donc représenter toutes les idées présentes au sein de la nation. Devenue la 1ère tendance politique de France, avec près d’1/3 des Français qui y adhèrent, la pensée souverainiste de droite (FN, DLF) n’est jamais entendue dans ces émissions (1), si ce n’est pour y être dénigrée et déformée par ses adversaires. Ses soutiens ne sont jamais invités. Où est par conséquent le débat contradictoire inhérent à toute démocratie ?

Dans les dictatures, il ne restait plus souvent aux populations soumises que l’humour pour supporter l’absence de liberté. Mais c’en serait encore trop pour les tartuffes contemporains du « Je suis Charlie ». Ils ont décidé de discriminer les humours. Il y a des humours sanctifiés et des humours à proscrire.

Nicolas Canteloup vient d’en faire les frais. Imitant la voix de François Hollande, il fait dire à ce dernier que ce n’est pas la peine que les gays cherchent un logement à Aulnay, la police ne recommencera plus (2). Sacrilège ! Blasphème ! Tabou ! Canteloup a osé se moquer de l’homosexualité ! L’accusation d’homophobie tombe, l’hérésie contemporaine. Aujourd’hui, plus le droit de se moquer des homosexuels parce qu’homosexuels, des musulmans parce que musulmans … Demain plus le droit de se moquer des politiques parce que politiques, des patrons parce que patrons, des policiers parce que policiers, du pape parce que pape … de moi parce que moi ? L’ironie interdite de séjour parce que forcément se moquant d’un alter, et donc discriminante.

Les  cuistres dévots, ceux des nouveaux « poulaillers d’acajou, et des belles basses-cours à bijoux », y sont donc allés de leurs tweets indignés pour pourfendre l’humoriste. Et comme aux plus belles heures du bloc soviétique, la station Europe 1 et le producteur de Canteloup y sont allés de leur autocritique publique et penaude.

Ils ont dû se plier à une confession publique pour obtenir l’absolution de la bien-pensance, seule condition pour éviter la mort sociale, excommunication de notre époque. Et comme les méchants sont des gentils qui s’ignorent, le camp de rééducation n’est plus très loin. De même qu’on brûlait vif l’hérétique pour tenter de sauver son âme, il faut sauver l’âme de celui qui pense mal. A quand les patriotes envoyés dans des lieux dits de déradicalisation ?

Si les chochottes liberticides revendiquent le soi-disant choc ressenti pour interdire tel ou tel propos, c’est toute la liberté d’expression qui est remise en cause. Si seul le bon goût est toléré et le mauvais goût invoqué condamné au silence, alors la liberté d’expression n’est plus. Etre libre de s’exprimer, c’est aussi être libre de se tromper, être libre de ne pas être drôle, être libre d’agacer, et même être libre de choquer. Si c’est pour faire consensus, la liberté d’expression n’a plus aucun intérêt. Son intérêt, ce n’est pas la gentillesse d’accorder la parole à tous, c’est de rendre possible le débat contradictoire, la confrontation des arguments, seule condition d’un vrai progrès, qui n’a rien à voir avec le « progressisme » bisounours.

Décidément, chère France, la dictature te menace.

Jean Pavée

(1) A l’exception des émissions à la raison d’être exclusivement politique, où sont invités exclusivement les hommes politiques, émissions soumises à un strict contrôle du CSA.

(2) «Le rôle de la police, ce n’est pas de mettre des matraques dans les fesses. Maintenant je tiens à m’adresser tout de même à la population gay de ce pays, une population qui me tient à cœur : j’ai fait le mariage gay aux côtés de Christiane Taubira. (…) Je voulais leur dire ceci: «Amis gays, ce n’est pas la peine non plus de chercher un deux pièces dans Aulnay centre, la police ne recommencera plus». C’était un accident, je tiens à le préciser, ce n’est pas une pratique courante sur Aulnay-sous-Bois. Pour Théo, j’ai rendu possible le mariage gay. Après l’épisode de la matraque, après réflexion, s’il se découvre des sentiments sur le policier qui lui a introduit la matraque, ils pourront grâce à moi s’épouser.»

http://tvmag.lefigaro.fr/programme-tv/affaire-theo-malaise-et-consternation-a-europe-1-apres-un-sketch-de-nicolas-canteloup_de486ed4-ede2-11e6-a6e3-2617e758eaf4/




Lecteur de RL, il faut mener le combat sur les sites adverses

Lecteur de Riposte Laïque, tu es lucide sur les dangers de la religion islam. Tu connais les dangers de ce totalitarisme. Et tu lis RL, comme tu as lu le coran et des biographies de Mahomet pour y puiser des arguments afin de convaincre les ingénus qui te vantent une religion soi-disant d’amour, de tolérance et de paix. Cette escroquerie ne pourra tenir dès que la liberté d’expression sera de retour en Europe. Nos arguments démonteront ce mythe de la RATP.

Tu ne perds pas une occasion qui se présente pour exposer à ton entourage tes arguments contre l’islam, mais aussi en dénoncer ses conséquences désastreuses pour la France, c’est-à-dire une immigration majoritairement musulmane et l’insécurité croissante afférente pour les populations de notre territoire. C’est très bien. Mais ton dynamisme positif ne touche pas assez encore de monde.

Un moyen de convaincre bien plus de monde est d’atteindre le public des médias mainstream, avec leur potentiel de dizaines voire de centaines de milliers de lecteurs, et de millions d’auditeurs. Lecteur, amoureux des valeurs de ton pays et soucieux de les défendre, c’est ton devoir de communiquer à autrui ce que tu sais et de contrecarrer la propagande massive mensongère des politiciens et des journalistes umps, en partant à l’assaut des médias mainstream.

L’urgence est là. Le compte-à-rebours a commencé. Ces élections de 2017 vont être essentielles pour l’avenir de la France. Il nous reste 5 mois pour persuader. Peu importe, pour le moment pour qui tu as l’intention de voter, FN, DLF ou le nouveau Fillon (mais souvenons-nous du précédent de l’enfumage Sarkozy en 2007). Des  contributeurs de RL sont d’ailleurs partagés à ce sujet.

De toute façon, on verra vite au fur et à mesure de la campagne électorale, qui est qui, et ce qui comptera c’est de voter pour celui qui aura l’audace, par son évocation, de critiquer des notions de l’islam qui contredisent les valeurs de la France. Ce qui comptera, c’est de voter pour celui qui refusera toute nouvelle immigration, pour celui qui lancera une politique d’incitation aux naissances, pour celui qui prendra les mesures permettant de faire baisser très nettement la délinquance. Ce qui comptera, ce sera de voter pour celui qui s’engagera à assurer la transmission de la culture française auprès des jeunes générations, pour enrayer l’entreprise de déculturation mortifère déjà bien engagée. Ce qui comptera, ce sera donc de voter pour celui qui prendra les problèmes à bras le corps.

Aussi, lecteur de RL, ton devoir est de contribuer à la réinformation des citoyens en propageant toutes ces idées au maximum de Français. Inscris-toi dans des forums de discussion sur internet, et chaque jour, prend ¼ d’heure pour diffuser tes idées, pour informer des dangers de l’islam et d’une immigration qui ne pourra conduire à plus ou moins long terme, si elle n’est pas interrompue, qu’à la mise en minorité de la culture française en France. C’est maintenant qu’il faut agir.

Ton champ de bataille peut être des forums de discussion sur des grands sites d’opérateurs ou de fournisseurs de services sur internet comme Orange, Yahoo, Free …, sur des sites de programmes de télévision (http://www.programme-television.org/) (http://www.programme-tv.net/programme/programme-tnt.html), sur des forums d’émissions de tv comme ceux de France Télévision (http://forums.france2.fr/) …

Et bien sûr, tous les sites de la presse écrite. Seul problème, la plupart sont devenus payants, aussi bien pour l’accès à la lecture que pour la rédaction de réactions à ces articles. Par contre celles-ci sont lisibles par n’importe quelle personne accédant au site. Car si l’article n’est lisible qu’en partie (les premiers paragraphes) toutes les réactions de lecteurs apparaissent, ce qui est un magnifique terrain de transmission de nos thèses. Un abonnement d’une quinzaine d’euros est un sacrifice qui en vaut la peine, en regard des enjeux considérables pour nos générations futures.

Inutile d’aller sur le Figaro ou Valeurs Actuelles dont les lecteurs sont quasi tous convaincus du danger que nous évoquons. Plus intéressant est d’aller sur les terres des socialo-gauchos bénats (les benêts béats), le Monde, l’Obs, Libération ou des libéraux déraisonnables du Point et de l’Express ; ou de décomplexer les lecteurs laïques de Marianne qui n’osent pas aller au bout de leur logique.

Le lecteur me rétorquera que c’est peine perdue, le boulot étant immense et la plupart des lecteurs de ces feuilles de chou étant incorrigibles. En raisonnant ainsi, autant baisser les bras, car à l’échelle de la société française, le boulot paraît encore plus relever de l’impossible, les mainstream et l’inertie de trop de compatriotes s’opposant à nos thèses de façon écrasante.

Pourtant le mouvement de bascule est possible. Les travaux en psychologie sociale de Moscovici, Lage et d’autres ont mis en évidence ce qu’ils appellent l’influence sociale minoritaire (1). Ils montrent qu’un groupe restreint proposant une pensée minoritaire peut finir par parvenir à convaincre certains membres appartenant à un groupe beaucoup plus nombreux dont la pensée majoritaire est opposée à la pensée minoritaire que cette dernière est plus pertinente. Plus largement, une pensée nettement minoritaire dans une société peut finir par convaincre et devenir majoritaire.

Pour cela, la persuasion s’obtient par la persistance et la consistance de certains individus face aux groupes conformistes. Que nos militants persistent par la consistance de leurs arguments et certains indifférents ou certains de nos adversaires abandonneront leur conformisme bisounours, ou tout au moins connaîtront le doute, ce qui en ferait déjà des abstentionnistes, moindre mal que celui de mal voter.

C’est ce qui est arrivé par le passé. Au début des années 60, la pensée baba-cool  ne concerne que très peu de Français. A partir des années 90 elle s’impose très majoritairement dans la société, ayant irrigué successivement différentes catégories d’âge, catégories professionnelles et sociales. Ce que les soixante-huitards ont opéré, nous pouvons le faire, et de minoritaires, devenir majoritaires.

Cette consistance de nos arguments ne reposera que sur la qualité de ceux-ci. Pour cela, beaucoup sont fournis par notre journal RL. Il faudra par contre éviter la véhémence, ce que ne sait pas toujours éviter RL. Il s’agit de convaincre celui qui ne pense pas comme nous, et pour cela, lui rentrer dedans n’est pas la meilleure méthode. Il faut simplement le brutaliser en lui montrant les conséquences calamiteuses des politiques actuelles et que son comportement moutonnier va nous conduire à un désastre.

De plus l’écueil éventuel est la censure opérée par les modérateurs. Votre serviteur en sait quelque chose. Ayant choisi de sévir sur leMonde.fr, il voit environ 1/5 de ses réactions ne pas apparaître sur ce site. Peu importe, la persévérance permet que les 4/5 apparaissent sur cette nouvelle Pravda. Le résultat, c’est qu’au bout de 2 ans de ce travail, les réactions de lecteurs allant dans notre sens sont de plus en plus nombreuses. Eh oui, même sur le Monde.

Ne négligeons pas pour les plus patients, prêts à patienter à un standard, la possibilité d’intervenir à une émission de radio, qui laisse parfois la parole aux auditeurs. Là, il faudra ruser auprès de la personne vous prenant en charge au standard ; il s’agira de ne pas l’affoler par nos thèses et des arguments de diversion bien plats seront nécessaires pour avoir une chance de passer à l’antenne.

Plus traditionnel et à la portée plus réduite, écrire à son député n’est pas négligeable, à la condition, pour qu’il commence à remettre en cause son opinion, d’être une vingtaine à lui avoir communiqué un message de même teneur, ce qui est beaucoup plus incertain. Mais rien n’est à négliger, alors pourquoi pas.

Allez, au boulot. Et si vous voyez d’autres endroits intéressants où argumenter, dites-le nous.

Jean Pavée

 

(1) Parmi les expériences les plus intéressantes, celle-ci :

Cette expérience de Moscovici, Lage et Naffrechoux en 1969, s’inspirant de l’étude sur le conformisme d’Asch, mettait en scène 6 participants qui devaient émettre un jugement sur la couleur et l’intensité lumineuse de six diapositives bleues. La condition expérimentale était constituée de quatre sujets naïfs et de deux complices des expérimentateurs. Chaque participant donnait sa réponse l’un après l’autre et à voix haute. Les complices répondaient en position 1 et 2 et donnaient à chaque fois une réponse erronée : vert à la place de bleu. Les participants se ralliaient à la réponse erronée émise par les complices dans 8,25 % des cas contre 0,25 % dans les groupes contrôles. Les groupes contrôles étaient composés de six sujets  naïfs  qui indiquaient leurs réponses par écrit.

On voit donc que même dans le cas d’une réponse totalement absurde, des gens se font influencer par une minorité.




A quand une vraie commémoration du 11 novembre ?

Comme chaque 11 novembre, depuis une vingtaine d’années, les médias vont nous servir une soupe qui tronque une partie fondamentale de l’histoire de la 1ère guerre mondiale. Tous, voués au renoncement à l’éloge de la défense de la patrie, inspirés par un internationalisme pacifiste soixante-huitard, se contenteront d’évoquer les répétitifs rappels des mutineries de 1917, de montrer les images de traumatisés et de gueules cassées.

Comme dorénavant dans notre société, la primauté sera donnée à la victimisation, les héros étant considérés implicitement comme des anomalies. On insistera sur les fusillés pour l’exemple, les déserteurs frappés d’indignité qu’il faudrait réhabiliter. On fera semblant d’oublier qu’il existait des Fonck, Guynemer, Driant, Carré (l’enfant soldat), Ygon et Dumont (à Douaumont) et bien d’autres. Bref l’exemple de la lutte à mener pour défendre la démocratie ne sera toujours pas à l’ordre du jour, alors que le pays est pourtant en guerre.

emile-driantC’est une insulte aux sacrifices fournis par nos anciens. Car si au sortir de cette guerre, la quasi-totalité dénonçait la stupidité de cette boucherie et aspirait au pacifisme, il ne faut pas oublier qu’ils s’étaient battus avec la résolution de défendre la patrie envahie. C’est cette « résolution du devoir à accomplir » selon l’expression de l’historien Jean-Jacques Becker, aujourd’hui passée sous silence, qui leur avait permis de tenir plus de 4 ans dans la rudesse des tranchées, de l’inconfort et du froid, du deuil des compagnons et de la brutalisation. C’est cette résolution qui avait fait de certains des héros à présent négligés.

Hormis les 1,5 % de réfractaires à la mobilisation générale de 1914, ce fut le consentement au conflit qui prévalut. Et si des poilus refusèrent de monter à l’assaut en 1917, ce ne fut qu’après plus de 3 ans de guerre et par refus d’obéir aux ordres aberrants de sanglantes offensives décrétées par un état-major déconnecté de la réalité du terrain. La volonté de poursuivre le combat se maintint, une fois la garantie obtenue de ne plus recourir à de stériles attaques.

Les généraux de cet état-major, au mépris du respect de la vie humaine de leurs troupes, prenaient les poilus issus du peuple pour de simples variables d’ajustement à leur volonté de prestige individuel. On retrouve d’ailleurs ce même mépris parmi les élites économiques et politiques actuelles. Nos aristocrates des temps contemporains négligent les vies brisées par les licenciements provoqués par leurs politiques mondialistes ne s’opposant pas aux délocalisations. Ils négligent tout autant les vies brisées par les conséquences négatives d’une immigration déraisonnable qu’ils appellent de leurs voeux (victimes de la délinquance, personnes d’origine européenne devenues minoritaires dans leur quartier, baisse de la valeur de leur propriété, montée d’un communautarisme étranger à l’esprit républicain, etc.)

Pour paraphraser donc Clemenceau qui affirmait que la guerre est une chose trop sérieuse pour être confiée aux militaires, et surtout aux traîne-sabres de l’état-major, il nous faut, nous, membres de la Nation reprendre en main notre destin pour ne pas le confier à des élites indifférentes à nos peines. Le reprendre passe d’abord par le retour à une authentique commémoration de ce qu’ont effectué nos anciens.

Or l’utilisation du mot commémoration pour le 11 novembre est devenue malheureusement une imposture. Comme tous les mots commençant par « com », ce terme suggère la mise en mémoire avec l’autre. Or évoquer la Grande Guerre de la manière actuelle, ce n’est plus l’évoquer avec nos poilus, avec ce qu’ils ont vécu. C’est l’évoquer en falsifiant ce qu’ils étaient. En occultant la priorité de leur résolution à se battre pour défendre leurs acquis, on trahit leur mémoire, on les abandonne dans les fosses de l’histoire. Il est cynique d’employer alors le terme de commémoration.

Réhabilitons l’héroïsme des poilus. Evoquons quelques grandes figures de la Grande Guerre, leur courage et leur esprit d’abnégation. Mais évoquons aussi la résolution de quasi tous à se battre pour défendre leur France. Même s’ils n’étaient pas tous de super combattants, ils firent tous de leur mieux. La patrie ne s’y trompa pas en édifiant le tombeau du soldat inconnu.

Dans les temps difficiles que nous allons vivre, cette commémoration est indispensable.

Jean Pavée




Les aristocrates escamotent la victoire d’Orban

 

ViktorOrban2

La nomenklatura politique, juridique, intellectuelle et médiatique au pouvoir actuellement se comporte comme les aristocrates de la fin de l’Ancien Régime. D’un point de vue étymologique, les membres qui la composent se comportent comme des aristoï, les plus vertueux, les « meilleurs » de la société ; et en vertu de ces qualités qu’ils se prêtent, ils estiment que le kratos (le pouvoir) leur revient. Eux savent, le peuple manant ne peut savoir.

Mais ces aristocrates d’aujourd’hui doivent composer avec une apparence de démocratie.  Ils ne peuvent à la fois revendiquer d’une manière incantatoire des droits de l’homme vidés de leur substance originelle (lire “Les droits de l’homme contre le peuple » de Jean-Louis Harouel) et supprimer la démocratie, la ficelle serait trop grosse. Alors il s’agit de trouver tous les tours de prestidigitation leur permettant de transformer la démocratie en une coquille vide.

Cela passe essentiellement par le refus de consulter les citoyens par référendum. Pour ces aristos, les décisions politiques sont une chose trop sérieuse pour être confiées au peuple. Confiez-nous le pouvoir pour 5 ans, et le reste du temps, faites mumuse avec les prestations sociales et le foot, version moderne du pain et des jeux garantis par l’empire romain.

La formule de Brecht n’est même plus d’actualité : « puisque le peuple vote contre le gouvernement, il faut dissoudre le peuple. » En effet tout opposant à la politique du bonnet blanc ps ou du blanc bonnet ump type libéral mondialisme « heureux » est psychiatrisé extrémiste, rendant impossible l’accès aux 50 % + 1 voix requis pour remporter une victoire présidentielle. Donc le peuple peut mal voter, il n’est pas besoin de le dissoudre, puisqu’il n’a aucune chance de remporter les élections, trop d’électeurs lambda étant pétrifiés à l’idée de se percevoir comme un « méchant » extrémiste ; nos aristos contemporains peuvent donc le mépriser comme les aristos de 1789 méprisaient le tiers-état.

Et si d’aventure, par ci par là, un référendum est encore entrepris, les aristos s’assoiront sur les résultats. Le dernier référendum entrepris en France concerna en 2005 le projet de traité établissant une constitution pour l’Europe. Le peuple français rejeta ce qui mettait fin à l’exercice de sa souveraineté nationale, avec près de 55 % de non. Qu’à cela ne tienne, le bonimenteur Sarkozy effectua, avec l’aide de son assistant Hollande, l’escamotage de la décision nationale et accoucha du traité de Lisbonne, qui alla à l’encontre de la volonté du peuple.

C’est toujours cette escroquerie intellectuelle qui s’exerce pour escamoter les décisions populaires. Après le Breixit, n’était-il pas un temps question de faire revoter les Britanniques.

La victoire du camp Orban lors du référendum de ce week-end n’échappe pas à la règle. Quoique, excusez du peu, 98 % des votants hongrois aient indiqué refuser que l’UE impose l’accueil d’un quota de réfugiés à la Hongrie, la presse au service des aristos sans-frontièristes a claironné que c’était un échec pour Orban et les souverainistes hongrois.

Le truc de l’escamotage repose cette fois-ci sur une disposition de la Constitution hongroise (article 8 du chapitre sur l’Etat) qui stipule qu’un référendum national ne peut être validé que si plus de la moitié de tous les électeurs ont valablement voté. Un choix constitutionnel qui participe d’une intention louable : faire participer au débat le maximum d’électeurs. Mais un choix qui s’avère malencontreux si des partis politiques détournent l’intention du départ en décidant de torpiller le référendum.

C’est ce qu’ont choisi de faire les fédéralistes hongrois pro-immigration. Certains d’être minoritaires et défaits sur cette question, ils ont choisi de faire échec à Orban en refusant le jeu électoral. Ils ont donc fui le champ démocratique. Ainsi, il n’y eut que 40 % de participation au référendum, les immigrationnistes boycottant le scrutin, rendant ainsi impossible la validation du référendum.

L’abstentionnisme est important traditionnellement en Hongrie. Ainsi, pour l’élection la plus importante de ce pays, les législatives, en 2014, il y eut 38 % d’abstentionnistes. On peut donc raisonnablement penser, qu’ils ne se sont pas plus déplacés pour le référendum. Il ne reste alors plus que 22 % d’abstentionnistes, au mieux, qui ne se seraient pas déplacés pour marquer ainsi leur refus de la politique de défense hongroise, vis-à-vis d’une immigration musulmane.

40 % d’Hongrois anti-immigration contre 22 % d’Hongrois pro-immigration, la victoire du camp Orban est très nette. Pourtant sans vergogne, la caste journalistique escamote cette victoire en défaite d’Orban. Il n’aurait pas su mobiliser, disent-ils.

Quel raisonnement étrange ! D’autant plus étrange que les européo-béats se gardent bien de l’appliquer à d’autres circonstances qui leur seraient cette fois-ci dommageables.

Pourquoi ne lit-on pas, au lendemain des élections européennes, sur les manchettes de nos quotidiens : « Défaite des partisans de l’UE qui ne parviennent pas à mobiliser les Européens ». Que l’on en juge : lors des dernières élections européennes en 2014, il y eut 56 % d’abstention en France, 53 % en Allemagne, 63 % aux Pays-Bas et … 71 % en Hongrie ! Sur les 28 pays membres de l’UE, seuls 8 auraient atteint le fameux 50 %, quorum demandé pour le référendum !

Alors, suivant votre raisonnement, messieurs-dames de l’UE, la désignation des actuels députés européens n’aurait donc pas de légitimité ?!

Jean Pavée

 

 

abstention par pays aux élections européennes de 2014

 




M6 a bien levé un tabou sur l’islam en France

On avait déjà entrevu dans des émissions tv, par intermittence et subrepticement, des éléments défavorables à l’islam. Mais ils étaient la plupart du temps édulcorés en les faisant apparaître pour anecdotiques comme s’ils ne concernaient qu’une frange très réduite de la population musulmane en France.

Ce mercredi, enfin, sur M6, un documentaire produit pour l’émission «Dossier tabou», par sa durée, ses nombreux et divers témoignages, a montré sans dissimulation une réalité de l’emprise islamique sur le territoire français. Le journaliste Bernard de La Villardière a effectué une réelle investigation sur l’avancée du renoncement à nos valeurs laïques et républicaines, de la part de gens qui n’ont que le mot république à la bouche.

https://www.youtube.com/watch?v=hoG4WCKQHb8

Même les séquences, gages à la bien-pensance pour ne pas encourir la disgrâce médiatique, consistant à évoquer la réalité de musulmans dits « modérés », étaient riches d’enseignements. Ainsi de la scène se déroulant au sein d’un repas familial, avec de jeunes femmes chaleureuses et sympathiques en pleine opération charme.

L’humoriste Samia Orosemane y révèle là, à l’opposé de ses prestations théâtrales destinées à banaliser le port du foulard, la nature profonde du foulard, à savoir l’exaltation, puisque nous dit-elle, il s’agit d’une relation avec son créateur, et qu’elle espère que le foulard s’imposera (sic) dans le paysage français.

Au milieu de toutes les femmes présentes enfoulardées, sa sœur ne le porte pas. Mais on comprend en l’entendant que ce n’est que partie remise, et qu’il lui sera difficile de résister à la pression quotidienne de son entourage, même si elle s’exerce de façon souple. Elle n’est pas prête, dit-elle, à porter le voile. Peut-être, comme souvent, suffira-t-il qu’apparaisse son prince des mille-et-une nuits pour qu’elle y succombe et s’amende de son ancienne vie dissolue à l’occidentale selon les critères coraniques.

Samia Orosemane et Bernard de La Villardière
Samia Orosemane et Bernard de La Villardière

On saisit mieux pourquoi 1/3 des musulmanes françaises portent un hidjab ou tissu assimilé. « Je crains mon dieu », j’ai peur des autres, témoignent certaines.

La présentation du modéré imam Abdelali Mamoun est également évocatrice. Aujourd’hui quand il s’agit de présenter une voix de l’islam modérée, on fait toujours appel à lui, comme on faisait appel auparavant à l’imam Chalghoumi. Pourquoi toujours le même, et pas un autre ? En l’entendant prêcher dans différentes mosquées, les vertus de la France et de la République, on est frappé de constater les visages polis, mais impassibles de fidèles qui n’ont pas l’air de partager son enthousiasme, c’est le moins qu’on puisse dire.

Le modéré aumônier musulman de la prison filmée (modéré, peut-on penser si on le laisse travailler en prison) laisse également perplexe, lorsqu’évoquant les attentats, il parle de « bêtises » commises. Consternant.

Se succèdent des scènes rappelant la réalité des territoires perdus de la République. Cette dernière se montrant incapable de faire appliquer la loi de 2010 interdisant le port de la burqa ou du niqab. Des images montrent des fantômes déambulant dans des rues de nos villes. Les rares amendes dressées étant payées par un Algérien, Rachid Nekkaz, qui a renié sa nationalité française, et qui avait eu le culot de porter plainte pour discrimination contre 39 députés ayant déposé une proposition de loi pour empêcher des tiers de payer les amendes. On rappelle opportunément qu’1 musulman sur 4 n’est pas opposé à ce port du voile intégral.

Dans tel hôpital de la région parisienne, sont évoqués les incidents qui peuvent dégénérer jusqu’à la violence, lorsqu’une patiente (ou son cornac) exige d’être soignée par une femme. Le personnel soignant est également gangrené, des infirmières ou des médecins voulant imposer l’exhibition de foulards ou de barbes salafistes. A chaque fois est testée la résistance de l’administration à s’opposer à l’implantation de ces emblèmes dans un espace public.

La présentation de la galaxie UOIF est symptomatique des dégâts. On y découvre ses grands rassemblements dans des parcs d’exposition rassemblant des milliers de sympathisants. Des femmes en burqa y déambulent. C’est l’occasion de venir écouter des prédicateurs ultra-radicaux dont certains n’auront finalement pas l’autorisation de venir en France, de collecter des dons pour la création d’écoles musulmanes en France ou d’appeler au boycott d’Israël. On a l’occasion de découvrir un Tariq Ramadan bien loin de l’image habituelle véhiculée per les médias d’un interlocuteur bien élevé au discours lisse ; il s’y montre là très agressif.

A l’UOIF, on pense aussi plan de conquête de la France. A propos des musulmans vivant en France, on ne parle pas de Français, mais de natifs en terre française. On cultive le Nous et les autres, c’est-à-dire les fidèles au milieu des mécréants maudits, et il s’agit de ne pas se mélanger pour ne pas devenir impurs ; il s’agit donc de constituer un pays dans le pays, en attendant l’étape d’un Etat dans l’Etat, avant le grand dessein une France entièrement islamisée.

Pour cela, il faut former parmi la jeunesse musulmane actuelle, l’élite islamique de demain. D’où la formation d’un système éducatif islamique, dont bien peu d’établissements sont en contrat avec l’Etat français. La venue de prédicateurs saoudiens y constitue tout un programme qui n’aboutira pas à la formation de démocrates. Ainsi, au collège Averroès à Lille, on ne cache pas qu’on veut former des élites pour accéder aux postes sensibles de la République.

Toute cette conquête islamique est facilitée par l’incompétence, la bêtise et la veulerie des élites politiques et de trop nombreux cadres fonctionnaires. Une affligeante galerie défile, dépeignant la démission, voire la complicité de ceux qui ont pourtant l’autorité et les moyens permettant de s’opposer au constant recul de notre pays face au totalitarisme.

Cela va d’un proviseur-adjoint d’un collège public, véritable chiffe molle qui ne cesse de s’excuser auprès d’élèves en foulard ou en casquette, alors qu’ils sont proscrits par le règlement intérieur. Ces lascars s’amusent à tester la patience de ce représentant d’une autorité de pacotille. Puisque les élèves sont informés du règlement, on se demande bien pourquoi les sanctions ne tombent pas !

Cela passe ensuite au directeur de prison, dont la personnalité semble nous présenter un individu bien plus à même à tenir des discours de sociologie que d’être confronté à des durs en détention. En passant par le doyen de la faculté de médecine de Bobigny, pris en flagrant délit de collaboration, lorsqu’il désapprouve le refus de la direction d’un hôpital de laisser un étudiant en médecine salafiste poursuivre sa pratique dans leur établissement.

Le pompon de l’esprit collabo est remporté haut la main par le maire de Sevran. Par clientélisme selon un opposant du Front de Gauche, il a laissé s’implanter une mosquée radicale au cœur d’une cité. D’où la fameuse scène où, de La Villardière venant y enquêter, est bousculé si violemment par quelques sympathiques djeuns, qu’il est obligé de battre précipitamment en retraite.

L'insignifiant Gatignon
L’insignifiant Gatignon

De façon générale, Gatignon, le maire de Sevran, couve des associations musulmanes locales, salafs ou assimilées uoif, organisées en réseaux. Il laisse ainsi s’effectuer, en infraction avec la loi de 1905, des cours de formation en islam dans un local municipal, géré par le service municipal de la jeunesse. Il accorde aussi un terrain municipal à des salafistes pour qu’ils ouvrent une école privée musulmane, par le biais d’un bail au montant ridiculement bas et quelques jours avant son élection.

Son excuse est piteuse. Il explique que devant le nombre élevé d’enfants musulmans en déscolarisation, le mieux est d’œuvrer à l’ouverture d’une structure salafiste. On croit rêver. Comme s’il n’avait pas les moyens d’agir ou de déléguer d’autres acteurs pour obliger tous ces enfants à être scolarisés. Pas étonnant que Sevran soit donc une des plus grandes fabriques de djihadistes en France. Ce personnage est si falot qu’il n’est même pas capable de s’expliquer devant des parents de djihadistes, désemparés, venus lui réclamer des comptes. Il fuit lâchement.

Hidalgo, maire de Paris est citée aussi avec son institut culturel islamique dans le XVIII° arrondissement, paravent du financement d’une grande mosquée. Avec ces entorses à la loi de 1905, les responsables musulmans peuvent plastronner en empêchant de La Villardière d’interroger les pratiquants de cette mosquée, y compris dans la rue. La police islamique en œuvre dans Paris, donc. Et une Hidalgo, qui dans l’impossibilité de se justifier, déserte en refusant de répondre aux questions du journaliste.

Si les lecteurs de Riposte Laïque, de Fdesouche, confrontés à la lecture des régulières conquêtes islamiques en France n’ont rien appris de neuf, l’émission devrait être une révélation pour les ingénus et les autruches qui trouvaient le moyen jusque-là de minorer, voire de ne pas connaître l’étendue des dégâts.

Un grand merci donc à M6 et à Bernard de La Villardière, qui encourt les foudres de la caste bien-pensante. La preuve, cela n’a pas traîné, avec l’Obs dans son rôle de police politique, qui a déjà pondu un article au service de Gatignon.

Jean Pavée




Le Conseil d’Etat donne son aval à la propagation de la propagande musulmane

Resistants-collabos-une-lutte-a-mortLe Conseil d’Etat a donné son avis (1). Saisi par la Ligue des droits de l’homme (LDH) et le Comité contre l’islamophobie en France (CCIF), il s’est prononcé, vendredi 26 août, contre l’arrêté « anti-burkini » de la commune de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes). C’est une défaite pour la Résistance au totalitarisme islamique. Par-delà l’argumentation juridique, les conseillers, malgré les attentats et la forte croissance du nombre de burkinis ou de foulards, n’ont toujours rien compris à la nocivité de ses tenues.

Pourtant à l’image de Florian Philippot, qui ce 26 août sur les ondes de RMC, a évoqué l’interdiction de tous les signes religieux ostensibles dans l’espace public en cas de victoire du FN en 2017, de plus en plus de Français prennent conscience de l’intolérable prosélytisme que constituent ces affichages de voiles et foulards islamiques. Et même si l’avis du Conseil d’Etat ciblait le burkini, la même logique est à l’œuvre en ce qui concerne le voile.

Le voile et le burkini sont des drapeaux ambulants qui imposent la propagande de l’islam dans l’espace public. C’est un harcèlement auquel sont soumis quotidiennement les Français. L’exhibition de ces tenues est analogue à une campagne électorale permanente en faveur de l’islam.

Cette exhibition va à l’encontre de l’esprit de la loi de 1905. En effet si l’article 28 de cette loi « interdit, à l’avenir, d’élever ou d’apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l’exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions », c’est bien pour qu’aucune religion ne puisse marquer son territoire dans l’espace public, afin qu’elles n’exercent aucune pression et influence sur les passants.

1905

Ne parlons pas non plus du caractère discriminant, sexiste et séparatiste de ce foulard islamique, portant atteinte aussi bien à la dignité de la femme, en sous-entendant que la femme est impure par l’expression de sa féminité, qu’à la dignité de l’homme en l’assimilant à un étalon prêt à sauter sur toutes les femmes.

Mais au lieu d’être alertés par l’extension du danger du totalitarisme islamique, les conseillers d’Etat ont préféré capricieusement axer leur réflexion sur la notion de liberté. Ils ont considéré que « l’arrêté litigieux a ainsi porté une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales que sont la liberté d’aller et venir, la liberté de conscience et la liberté personnelle ».

Ce faisant, ces conseillers ont fait preuve de confusion mentale. En quoi la liberté de conscience de ces burkinibées est-elle remise en cause ? Elles peuvent toujours déclarer leur croyance, pratiquer leur culte dans un espace privé. Par contre on leur demande de ne pas harceler autrui dans l’espace public.

De la même manière, il ne leur est pas empêché d’aller et venir sur la plage si elles revêtent une tenue non religieusement ostentatoire. Si on raisonne de la même manière que ces conseillers, il est alors attentatoire à la liberté d’aller et venir des naturistes, que de légiférer en interdisant le naturisme !

La mauvaise foi est manifeste à travers la façon dont les conseillers ont appréhendé la notion d’ordre public : « Il ne résulte pas de l’instruction que des risques de trouble à l’ordre public aient résulté, sur les plages de la commune de Villeneuve-Loubet, de la tenue adoptée en vue de la baignade par certaines personnes. […] En l’absence de tels risques, l’émotion et les inquiétudes résultant des attentats terroristes, et notamment de celui commis à Nice le 14 juillet dernier, ne sauraient suffire à justifier légalement la mesure d’interdiction contestée. Dans ces conditions, le maire ne  pouvait, sans excéder ses pouvoirs de police, édicter des dispositions qui interdisent l’accès à la  plage et la baignade alors qu’elles ne reposent ni sur des risques avérés de troubles à l’ordre  public ni, par ailleurs, sur des motifs d’hygiène ou de décence. »

Donc pour eux, il est hors de question de tenir compte des attentats commis en France. Faudrait-il attendre qu’un trouble à l’ordre public ait été commis à Villeneuve-Loubet pour que le maire de cette commune ait le droit de sortir un arrêté ? Faut-il attendre que chaque maire de France attende l’accident ?

Leur ingénuité s’explique en grande partie par le refus de voir que ces tenues constituent une propagande et un soutien à l’islam de Mahomet. Or la liberté d’expression n’est pas la liberté de manifestation. Celle-ci est pleinement encadrée. Qui supporterait d’être en permanence confronté à des slogans politiques, en croisant des militants qui les tiendraient. Personne ! La démocratie ne serait plus viable. On n’a connu cela que dans les régimes totalitaires. C’est pourtant ce type de harcèlement que nous subissons avec les foulards islamiques & co qui sont en campagne électorale permanente !

Le droit est fait par le peuple. Donc le combat continue. A nous de faire prendre conscience à encore plus de Français que les 64 % de Français déjà opposés au burkini sur la plage, que le port du voile est un harcèlement et un message politique anti-républicain ! Et la loi sera modifiée. La liberté a ses limites et elle ne peut donc être étendue à la propagation d’une idéologie opposée à l’exercice de la pleine liberté pour les non-musulmans.

Jean Pavée

(1) http://abonnes.lemonde.fr/societe/article/2016/08/26/le-conseil-d-etat-suspend-l-arrete-anti-burkini-de-villeneuve-loubet_4988472_3224.html




L’imposition du foulard islamique au regard de tous, c’est du harcèlement

FOUL

Une nette majorité de Français (64 %) est opposée au port du burkini sur les plages, selon un sondage qui vient d’être mené par l’Ifop pour Le Figaro. La question mériterait d’être posée également en ce qui concerne le port du foulard dans l’espace public et les espaces privés à vocation publique tels les commerces.

En effet, la nocivité des vêtements marqueurs de l’islam s’impose progressivement aux Français, jusque-là anesthésiés car n’y ayant vu qu’un vêtement banal et accordant la priorité aux libertés individuelles. Ce caractère banal s’estompe dorénavant et les augures, ayant prévenu les premiers du caractère fasciste de l’idéologie inhérente au foulard islamique, sont dorénavant entendus.

Le foulard, rappelons-le, est aussi tout à la fois le symbole de la soumission de la femme à l’homme islamique, un marqueur de discrimination sexiste puisqu’exclusivement imposé à la femme, un message adressé à l’homme non musulman pour lui dire qu’il ne sera jamais le conjoint potentiel d’une femme « enfoulardée », sauf à se convertir, un affront fait à toute femme puisque selon cette scandaleuse vision islamique son pouvoir naturel de séduction est assimilé à de la prostitution et enfin un affront fait à tout homme, en assimilant celui-ci à un étalon en rut incapable de se contenir à la vue de la chevelure d’une femme. Bref, c’est l’avatar d’une ceinture de chasteté !

Nous ne nous étendrons pas davantage ici sur ces méfaits d’ordre éthique, déjà amplement condamnables. Nous ne tiendrons pas compte non plus des raisons ingénues ou saugrenues (pudeur, servilité religieuse …) qui poussent ces femmes à se couvrir du foulard, ni du fait qu’il est imposé à certaines. Nous nous intéresserons plutôt aux conséquences de l’intrusion des foulards sur notre territoire, dans le cadre du combat culturel que l’islam, à chaque fois, impose aux non-musulmans.

Toutes les armées du monde disposent depuis la nuit des temps d’étendards, de drapeaux, d’emblèmes, de bannières, d’écussons, etc. La plupart sont représentés par des étoffes. C’est à la fois un signe d’identification et de communication, comme l’ont compris les grandes entreprises qui les utilisent par des tee-shirts ou des drapeaux frappés de leur logo. C’est aussi et surtout un marquage du territoire, qui témoigne de la conquête de ce dernier. Le foulard islamique se situe dans cette logique.

Le voile est porteur d’une propagande qui s’impose quotidiennement aux personnes confrontées à une présence islamique dans leur quartier. Plus les foulards seront visibles dans l’espace public, plus cet espace sera influencé par l’islam, du fait de la pression découlant de cette visibilité. Les islamistes du FIS algérien ne s’y étaient pas trompés, puisque dans les années 90, leur stratégie préalable avait consisté, pour montrer leur puissance, à occuper les rues par l’usage de prières dans la rue et la multiplication de femmes enfoulardées. Une publicité en guise de campagne électorale qui leur avait réussi, puisqu’ils avaient emporté le 1er tour des élections législatives de 1991, prélude à 10 ans de guerre civile.

L’avantage du foulard, c’est qu’il permet  UNE  CAMPAGNE  ELECTORALE  PERMANENTE. Les femmes voilées jouent sans cesse le rôle de ces hommes-sandwich, dont le torse et le dos sont couverts par des panneaux publicitaires. Un principe déontologiquement controversé puisque la mairie de Madrid, en 2008, avait décrété que « l’utilisation de personnes comme supports publicitaires [était] une infraction très grave », « portant atteinte à la dignité de la personne ».

Cette campagne électorale permanente, à travers l’exhibition de ces femmes-foulards-étendards servant la cause musulmane contourne les limites fixées aux usages de tout autre type de propagande. Le conditionnement publicitaire commercial est ainsi limité par des contraintes financières. Les campagnes publicitaires radio et télévisuelles sont limitées dans le temps du fait de leur coût élevé ; les gadgets portant les logos de ces marques aussi. Les drapeaux de celles-ci sont limités à l’emplacement de l’entreprise.

Les moyens de propagande politique sont également dorénavant très limités, suite aux excès des années 70 et 80. Les distributions et collages pléthoriques de tracts et d’affiches conduisaient à une dégradation de l’environnement. De plus, le financement de ces campagnes coûteuses était devenu opaque. Les partis recevaient des dons des entreprises, en contrepartie d’avantages (autorisations administratives, contrats d’équipements, etc.) accordés parfois frauduleusement. Depuis 1988, des lois successives ont réduit considérablement les finances des partis politiques, et ce faisant, la propagande et la visibilité des partis politiques est devenue réduite, même lors des campagnes électorales.

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Seule exception, la propagande islamique ne connaît aucune de ces contraintes. « Je vote islam », « Mahomet le beau modèle », « il n’y a de dieu qu’Allah et Mahomet est son prophète », nous proclament ces foulards en s’imposant à notre regard. On leur déroule ainsi le tapis rouge et laisse le champ libre.

Les responsables musulmans le savent bien. En effet, les a-t-on vus demander une audience d’urgence suite aux tragédies terroristes qui éprouvent la France ? Non ! Par contre les grands manitous du CFCM se précipitent pour en demander une, suite au « dossier lié au burkini ». Et ce n’est pas en raison d’une « peur grandissante de la stigmatisation des musulmans de France », comme ils l’annoncent. Fadaises, c’est parce qu’ils ne veulent pas renoncer à leur meilleur moyen de propagande.

Que ne s’indignerait-on si à chaque sortie dans l’espace public, nous étions confrontés à des quidams qui, systématiquement, en nous croisant déclareraient : « Jésus est le fils de Dieu », « Jésus est ressuscité pour effacer nos péchés », « Ni dieu, ni maître », « les prophètes sont des imposteurs » … Cette répétition de slogans imposés à nos oreilles serait insupportable, si elle ne correspondait pas à nos convictions. Et gageons que très vite, nous répliquerions pour faire cesser ces pratiques.

Qu’est-ce que la répétition de propos et de comportements à notre corps défendant, si ce n’est du  HARCELEMENT . Et c’est bien à du harcèlement que nous sommes soumis avec ces foulards islamiques dont la vue nous est imposée plusieurs fois par jour.  Et ce n’est pas seulement 5 fois par jour comme l’appel du muezzin. Dans certains lieux ce sont des dizaines de fois par jour que des habitants doivent subir ce harcèlement.

Comment peuvent-ils réagir ? Il y a ceux qui vont céder à ce conditionnement. C’est le cas de ces ados des cités, minoritaires non musulmans au sein d’une majorité musulmane, qui vont finir par se convertir. Il y a ceux qui vont refouler le message exprimé par le foulard, souvent en sublimant par la mise en avant de la notion de liberté individuelle (« c’est leur droit de le porter ») : ce sont tous les islamo-béats multiculturalistes et des libéraux, qui ne connaissent quasiment pas l’islam ou en minorent les aspects despotiques.

Mais à ceux qui connaissent les dangers inhérents à l’islam, c’est une grande violence que de ne pouvoir éviter cette propagande. Le refoulement de ce désagrément  peut s’opérer par la capacité à se projeter dans l’avenir avec l’espoir de réduire à la portion congrue cette idéologie tyrannique en militant pour avertir des périls qui menacent la France. Pour d’autres, cela sera plus difficile, car le refoulement des émotions peut avoir des conséquences pathologiques. Mais de cela, qui s’en soucie ?

Pas nos politiques, puisqu’à l’exception de Marine Le Pen, personne n’a préconisé l’interdiction du port du foulard dans l’espace public.

A propos, qu’est-il prévu par la loi pour lutter contre le harcèlement ?

Jean Pavée




L’impuissance de Catherine Kintzler face à l’islam, son voile et son burkini

Catherine Kintzler à un débat de Marianne en 2015

Catherine Kintzler fait partie de ces penseurs, pour lesquels la loi de 1905 constitue l’alpha et l’oméga de la garantie de nos libertés. Très douée pour conceptualiser les différents tenants et aboutissants de la laïcité dans le contexte d’une république confrontée à un christianisme déclinant en France, elle est particulièrement impuissante pour s’opposer à la montée de l’islam. Pas parce que la laïcité ne serait pas la meilleure arme pour se confronter à ce totalitarisme. Bien au contraire, c’est notre meilleure arme !

Mais Catherine Kintzler réduit la laïcité à la loi de 1905, et celle-ci s’avère incomplète face à l’islam. Mme Kintzler oublie que la laïcité, bien au-delà de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat, c’est avant tout un esprit laïque, que les Français, croyants ou non croyants, avaient fini par adopter. Cet esprit, c’est la sagesse consistant à ne pas exhiber ses croyances dans l’espace public. Cette sagesse est l’aboutissement de l’héritage, inscrit même inconsciemment en chaque Français, d’un passé collectif constitué de guerres de religion désastreuses et du combat entre cléricaux et anticléricaux tout au long du XIX° siècle. Cette sagesse est donc le refus de tout ce qui pourrait diviser au niveau religieux.

Il n’est pas étonnant que le journal Marianne ait confié une tribune à cette philosophe. Comme cette dernière, Marianne, quoique conscient des dangers de l’islam à l’inverse des autres médias* (même s’il évoquera plutôt l’islamisme), ne prend pas le mal à la racine et refuse de recourir aux solutions les plus efficaces. Pour Mme Kintzler, le port du burkini est une provocation politique. Evoquant le refus du port du voile comme étant le refus d’une vision totalitaire du monde, elle partage nos préoccupations à propos d’un islam conquérant.

Derrière le burkini et le voile, elle perçoit « les déclarations d’appartenance close, le marquage communautaire des corps et des « territoires », le contrôle des mœurs, les entreprises d’uniformisation », « une tentative de banalisation du totalitarisme islamiste » et « un contrôle absolu et véritablement obscène du corps des femmes ».

Pour autant, ce refus du voile, de sa part, ne sera qu’un vœu pieux. Pour 2 raisons. D’abord Catherine Kintzler refuse de légiférer contre le port du foulard islamique. Elle décide donc de lutter en se liant les mains. Elle considérait en 2011 ceux qui voulaient l’effacement dans l’espace civil de tout signe religieux comme des extrémistes laïques (1). Elle faisait ainsi la différence entre l’espace public et les espaces participant de l’autorité publique.

La succession d’actes terroristes sur le sol français et l’islamisation croissante des territoires « perdus » de la République ne l’ont pas fait changer de perspective. Elle déclare ainsi dans Marianne : « le port du « burkini » ne soulève [pas] une question de laïcité. En effet, le principe réclamant l’abstention d’affichage religieux s’applique aux espaces qui participent de l’autorité publique, comme les tribunaux, les écoles publiques, etc. En revanche dans les espaces ordinaires accessibles au public (rue, transports, plages publiques, etc.), l’expression des opinions est libre dans le cadre du droit commun – par exemple, on a le droit d’y faire l’éloge de la servitude, de s’y déclarer anti-républicain. »

Et donc la banalisation du totalitarisme islamiste, qu’elle condamne pourtant, peut se poursuivre. Les femmes enfoulardées peuvent donc poursuivre leur propagande quotidienne dans l’espace public. Tout au plus, luttons, dit-elle, par « un cri réprobateur qui s’élève au vu de ces affichages totalitaires et ségrégationnistes ». Un peu maigre, Madame, surtout quand on ne précise ni la façon ni les mots de ce cri.

Ce qui nous amène à la 2° raison de son impuissance, qui réside dans son incapacité à percevoir les caractéristiques totalitaires de l’islam. Soucieuse de rester les mains pures, et ne voulant pas être flétrie par une accusation d’amalgame, elle est incapable d’accuser l’islam. Tout lecteur du coran et des hadiths sait pourtant que l’islam est totalitaire. Précisant que l’islamisme est un islam conquérant, elle ne perçoit toujours pas l’aspect impérialiste de l’islam, idéologie politique et religieuse.

Mais là encore, figée dans sa laïcité uniquement juridique, concentrée sur la loi de 1905, Catherine Kintzler oublie l’esprit laïque qui refuse l’affichage religieux. Elle se condamne donc d’avance à une défaite de la pensée, en attendant pire. Elle a oublié qu’avant la paix religieuse et la concorde des esprits dans les décennies suivant 1905, les laïques ont combattu le cléricalisme.

Ce fut un combat laïque, au moyen d’une violente argumentation, tout au long du XIX° siècle entre cléricaux et anticléricaux. Ces derniers, soucieux d’émanciper la société de l’emprise de l’Eglise catholique avaient même tendance à critiquer le christianisme dans son ensemble, et ne faisaient pas dans la nuance. C’est pourtant ce combat qui avait amené ensuite la concorde religieuse jusqu’à l’arrivée de musulmans revendicatifs.

C’est le même combat culturel que les laïques  et de façon plus large, tous les non-musulmans, doivent mener aujourd’hui face aux prétentions hégémoniques de l’islam en France. C’est un vrai débat d’idées qui doit être mené non seulement contre ce que dénonce la philosophe, mais plus largement pour dénoncer toutes les caractéristiques totalitaires de l’islam. Ce combat sera crucial : soit le libre débat contradictoire sera autorisé et l’islam sera forcément discrédité, soit on poursuit dans la dissimulation de la nature de l’islam et celui-ci vaincra.

Pour cela, il va falloir crever les murs, plafond et plancher de la boîte de la bien-pensance, pour que la libre parole puisse s’exprimer. Là est le combat préalable, et peut-être le plus difficile. Et il ne se fera pas à fleurets mouchetés. Sinon les indignations policées des laïques, sauce Kintzler, seront inefficaces et non entendues.

Jean Pavée

* A l’exception bien sûr de Valeurs Actuelles, le seul média mainstream qui ne pratique pas la langue de bois

(1) http://ripostelaique.com/les-propos-de-catherine-kintzler-confirment-les-insuffisances-de-la-loi-de-1905-face-a-lislam.html