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J’ai une raison supplémentaire de ne pas être Charlie : Obono !

J’ai aujourd’hui une raison supplémentaire de ne pas « être Charlie » ; c’est que ceux-ci, producteurs à la chaîne, ce qui est tout à fait leur droit, de caricatures jusques et y compris ordurières parfois, ont fait sans honte chorus, car Charlie est de gôche, n’est-ce pas, avec tout ce que la France compte de bien-pensants de gauche, de droite, du centre et d’ailleurs, pour tomber à bras raccourcis sur l’hebdomadaire Valeurs Actuelles au prétexte de « racisme ».

Or, ou bien ces gens n’ont pas lu le feuilleton, ou bien ils ont fait semblant de ne pas le comprendre, ce qui, dans l’un comme dans l’autre cas, est le signe indubitable de leur malhonnêteté intellectuelle ; c’est qu’en effet ledit feuilleton mettait en scène, au XVIIIe siècle, en tant qu’esclave effectivement, la chère Obono, justement parce qu’elle et ses complices indigénistes passent leur temps à se dire descendants d’esclaves et victimes des Blancs d’alors et de leurs descendants d’aujourd’hui ; sauf que ledit feuilleton donnait de l’esclavage et de la traite négrière la version vraie, à savoir la vente aux négriers par les « rois nègres » eux-mêmes de leurs propres sujets ou de captifs, les négriers se contentant d’attendre, dans les « factoreries » (implantations côtières de commerce et d’échanges multiples) qu’on leur livre la marchandise (mercuriales consultables par exemple dans l’ouvrage Voyage en Guinée et dans les îles Caraïbes en Amérique de Paul Erdman Isert, Karthala, 1989).

Les négriers européens n’allaient pas à la chasse aux captifs, à la différence des Arabes et des tribus noires islamisées du Sahel qui eux, pratiquant des razzias, se fournissaient directement sur le terrain et ne payaient donc rien ; enfin, outrage des outrages, ladite Obono est finalement délivrée de son sort par un missionnaire appartenant à l’un de ces ordres dits « de rédemption des captifs » qui se donnaient pour tâche de racheter en espèces sonnantes et trébuchantes, à leurs possesseurs, maures notamment, pour les libérer, les esclaves qu’ils possédaient… J’ajoute que selon le feuilleton, son dernier maître n’a même pas abusé d’elle ; des mauvais esprits diront qu’il n’y a vraiment pas de quoi s’étonner… La vérité feuilletonesque m’oblige à dire qu’en vérité, ce maître arabe était, chose qui selon Alexandre Vialatte remonte, comme bien d’autres, à la plus haute antiquité, quelque peu « gay » !

Est-il utile de préciser qu’à mes yeux, l’Obono qui hier encore « niquait la France », ne mérite aucun égard. Son retour au Gabon, d’où elle est venue de son plein gré sans corde au cou, serait une excellente chose. On peut penser, ne serait-ce que parce qu’elle n’avait pas craint de se plaindre de ses émoluments de misère en tant que député (25 000 € par mois au minimum plus les avantages) qu’elle n’en fera rien, résolue à endurer au quotidien les souffrance qu’on lui inflige, à elle et à ses semblables, dont on se demande bien pourquoi ils sont aussi nombreux, sachant à quels mauvais traitements ils s’exposent, à vouloir eux aussi venir se faire maltraiter.

Jean-Pierre Dupont

NB : pour 32,00 € frais de port compris, n’hésitez pas à lire Esclavage, l’histoire à l’endroit, dernier ouvrage de Bernard Lugan.

Non, dimanche, je ne serai pas Charlie…

D’abord, parce que les malheureuses victimes de cette tuerie n’en croiraient pas leurs yeux, s’ils pouvaient y assister, et seraient morts de rire, ce qui eût été préférable, de voir le gotha de la politicaillerie se rassembler pour rendre hommage à ceux qui, à juste titre, les conchiaient de semaine en semaine, sans égards, sans remords et sans scrupules ;

Ensuite parce qu’il est plus que révoltant de constater que ces politicards pourris, ces journaleux véreux et vilipendés, assistés de toutes sortes de « bêtes à bon dieu » affublées d’oripeaux ridicules et de costumes carnavalesques, vont essayer d’exploiter la légitime émotion du peuple français en y allant de leurs discours aussi creux que larmoyants afin de tenter de récolter quelques voix de plus aux élections qui se profilent et de conforter ainsi leur train de vie déjà très correct, tout en se ménageant une retraite heureuse et exempte de tous soucis pécuniaires ; même écœurant est un vocable trop faible pour qualifier le comportement de cette « merde en bas de soie », selon une formule célèbre, que le sort de la Nation indiffère au plus haut point ;

Surtout parce que toute cette funeste engeance va essayer ainsi de se dédouaner de ce qui est son indéniable responsabilité, à savoir être aussi coupables que les criminels eux-mêmes dans les tueries de « Charlie » et de la « Porte de Vincennes »; car ce sont eux qui, depuis plus de cinquante ans, ont tout fait pour favoriser l’islamisation de la France ; coupables, car contrairement à ce qu’ils affirment de façon mensongère et réitérée, l’islam et l’islamisme sont parents comme le sont père et fils ; l’islamisme naît, croît et ne prospère qu’en terre musulmane, terres déjà conquises ou terres en voie de conquête comme c’est le cas pour presque toute l’Europe ; sans islam, sans « peuple » ou « communauté » musulmane installée, pas d’islamisme ; à preuve : outre les pays islamisés de longue date, n’est-ce pas dans les pays qui ont accueilli récemment des migrants musulmans (USA, Canada, Australie, Royaume-Uni, Belgique, France, Allemagne, Espagne, Italie, certains pays nordiques, etc.) que le terrorisme islamique se développe ? Dans les pays où il n’y a pas de « communauté » musulmane, il n’y a pas d’islamisme ; a-t-on entendu parler d’islam ou d’islamisme en Amérique du Sud ? Non. Pourquoi ? Parce que ce territoire est exempt de musulmans…

Parce que, enfin, je ne veux pas entendre pour la xe fois le discours doucereux, ronronnant, lénifiant, qui dit qu’il ne faut pas amalgamer, stigmatiser, confondre, etc., merveilleuse « boîte à outils sans usage » commune à tous nos dirigeants, de droite comme de gauche, dont le slogan en tout et depuis toujours est « qu’on ne peut rien faire », mais qui clament haut et fort qu’il faut les élire à nouveau pour qu’ils puissent continuer.

Persiste et signe.

Toulouse, le 10 janvier 2015.

Jean-Pierre Dupont




Il faudra détruire Carthage

carthage2Les bonnes âmes bien pensantes ont semblé s’émouvoir de la querelle, “violente” disent-ils, qui a opposé à Beauvau l’Imam cathodique de Drancy au président des étudiants musulmans. On comprend très bien que cette scène ait pu heurter “l’intelligence” de nos idiots utiles qui appellent de leurs vœux et croient voir émerger un “islam de France”, démocrate, pacifique, œcuménique, respectueux des différences, tolérant, gentil quoi, lequel n’a jamais existé et n’existera jamais.
Si ces gens étaient moins stupides, ils auraient pu voir dans cette confrontation l’équivalent, pour l’instant verbal, des affrontements qui sont ceux que l’on constate aujourd’hui dans tout le monde islamisé ; car c’est le propre des régimes totalitaires de procéder à l’élimination, par couches successives, de ceux déclarés tièdes, déviants, hétérodoxes,… Nous avons eu là sous nos yeux en “soft” (désolé pour l’anglicisme) ce que serait l’Europe islamisée : après l’élimination des non musulmans et la dhimmisation des rescapés, l’affrontement sans merci des diverses obédiences toutes convaincues d’être les seuls représentants légitimes du dieu puissant et miséricordieux et du prophète, habilitées par conséquent, l’islam étant une religion de tolérance de paix et d’amour comme on le sait et comme on le constate chaque jour, à éliminer la concurrence.
Combien d’années de guerres en perspective avant que le genre humain tout entier soit nivelé et chaque individu réduit à l’état de robot écervelé et fanatique ? A l’instar de Caton l’ancien, je pense que pour notre survie, “il faut détruire Carthage”.
Jean-Pierre Dupont




Pas besoin de bosser, il y a l'Unef, Sos Racisme…

Valls-CambadelisA propos des réformes scolaires, il est bon de se souvenir que les socialistes ne manquent pas toujours de suite dans les idées, surtout lorsqu’il s’agit d’idées malveillantes qui deviendront des actions malfaisantes : qu’on se souvienne en effet que fin 2013, Vincent Peillon (fils très légitime du banquier communiste directeur général de la célèbre “Banque commerciale pour l’Europe du Nord” qui abritait les comptes bien approvisionnés de toute la nomenklatura française ; cf. notamment Jean Montaldo et Jean-François Revel) avait voulu s’en prendre aux classes préparatoires aux grandes écoles, bien évidemment et comme d’habitude au nom de l’égalité, de la solidarité, de la justice, etc. Ne s’agissait-il pas déjà, à l’époque, de s’attaquer aux privilégiés,… M. Peillon ne s’était évidemment pas avisé (à moins qu’il ne s’en soit que trop avisé, au contraire, allez savoir) que ces cursus qui relevaient de ce qu’on qualifiait “d’ascenseur social” avaient permis à des centaines de jeunes, issus des classes populaires et des classes moyennes d’accéder, par leur mérite et leur travail acharné, à des emplois pas forcément parmi les plus lucratifs, mais socialement valorisants.
Quel intérêt devait se dire le fils du banquier, ces filières universitaires, puisque pour accéder à des fonctions fort juteuses, à l’utilité discutable et ne demandant pas en tout état de cause un fort quotient intellectuel, il existe une filière typiquement socialiste, commode et très empruntée, pour ne pas dire largement encombrée, celle, d’abord des syndicats lycéens (NB : sont acquis, dans les projets “agit-prop” du PS en vue de la présidentielle, les syndicats collégiens et écoliers ; la discussion porte encore sur les maternelles et les crèches) puis des syndicats étudiants (avec les mutuelles médicales qui vont avec et qui peuvent verser de belles rémunérations) puis la gouvernance des associations multiples et variées (qui savent elles aussi gratifier généreusement ceux qui font l’effort de s’y investir pour le plus grand bien de tous) puis l’assistanat parlementaire qui ouvre assez vite la voie des cabinets, avec en perspective la gouvernance du pays, sans avoir jamais exercé le moindre “métier” au sens noble et combien valorisant que ce mot avait naguère dans l’esprit et le cœur des gens du peuple, Français de souche ou immigrés. (*)
Et n’allez surtout pas imaginer que le schéma ci-dessus est applicable, avec parfois des variantes, à qui que ce soit des actuels apparatchiks menteurs et/ou malhonnêtes et/ou incompétents qui ont pris la Nation en otage.
Jean-Pierre Dupont
(*) on relira à ce sujet avec intérêt “Les Ritals” de François Cavanna, ce grand honnête homme (un des rares de l’infernale équipe de Hara Kiri et de Charlie ?) dont on se dit presque soulagé qu’il soit parti avant que les actuels détenteurs du titre ne deviennent riches, très riches, lui qui est mort comme il a vécu, génialement, et modestement.




Chez Taubira, aucun aveuglement, juste la volonté de détruire une France qu'elle hait

Ri7taubira vengeresse 001LETTRE A VALEURS ACTUELLES
Selon vous, Mme Taubira serait “coupable d’aveuglement, de laxisme et d’incompétence”. Elle pècherait donc par défaut. Et bien non, pas du tout. Bien au contraire, Mme Taubira est parfaitement lucide, volontaire et compétente et elle s’acquitte à merveille de la tâche qu’elle s’est fixée depuis toujours : nuire par tous les moyens à la France et aux Français, ces “blancs” colonialistes, esclavagistes, etc.
Car Mme Taubira, qui voit rouge dès qu’elle voit blanc, est devenue une ennemie irréconciliable de la France dès qu’elle a pris conscience qu’elle même, produit typique des métissages intervenus dans la zone américano-caribéenne, n’était pas et ne serait jamais totalement “blanche” ; animatrice, avec son époux Delannon, d’un mouvement terroriste guyanais, n’ont-ils pas tenté, entre autres, d’incendier les dépôts de carburant de Cayenne ? Ne s’est-elle pas organisé jadis, aux frais du contribuable, une tournée des capitales africaines aux fins de dénigrement de la France et des Français esclavagistes qu’il convenait de punir ? N’est-elle pas à l’origine de la loi qui qualifie la traite européenne, notamment la française, de crime contre l’humanité, mais ne dit mot de la traite arabe autrement plus meurtrière ? A-t-elle jamais cessé de dénoncer “l’Etat colonial” oppresseur qu’elle n’a pas hésité à accuser, lors des émeutes guyanaises de 1996 qu’elle soutenait, d’avoir organisé et mis en scène, pour lui nuire, l’épopée de son jeune fils qui déambulait en scooter, les poches pleines de bijoux que dans un réflexe patriotique bien compréhensible, il venait de dérober après casse dans une bijouterie ? Ne s’est-elle pas rendue, en 2009, en Guadeloupe où elle n’avait rien à faire, sinon soutenir, poing levé à la tête des émeutiers, le dénommé Domota, fonctionnaire et syndicaliste et donc, cela va de soi, leader indépendantiste ? N’a-t-elle pas intrigué, des années durant, pour finalement obtenir que soit débaptisé l’aéroport “Rochambeau” de Cayenne, au prétexte que ce nom était celui d’un blanc esclavagiste, alors qu’il s’agissait de l’un des héros français de la guerre d’indépendance américaine ?…
Ceci pour l’essentiel, étant observé qu’il est difficile de ne pas constater que tout, dans ses propos, dans ses écrits, dans ses actes, porte le sceau du ressentiment. Non, Mme Taubira n’est pas l’ingénue, béatement gauchisante, que certains imaginent ; aucun de ceux qui l’ont approchée, de près ou de loin, n’est disposé à gober cette édifiante fable créole ; installée au cœur du système étatique, Mme Taubira poursuit inlassablement son objectif, nuire à la France, en s’employant à ravager le système judiciaire, à désagréger le tissu social et à “pourrir” le quotidien des ces Français blancs qu’elle déteste, tout ceci avec la complicité d’un certain “syndicat” de magistrats lui-même depuis longtemps à la tâche. Or, ceux qui l’ont nommée aux fonctions régaliennes qu’elle exerce aujourd’hui ne pouvaient rien ignorer de tout cela. Que faudrait-il en déduire ?
Jean-Pierre Dupont
(abonné) Toulouse
PS : Mme Taubira s’est prononcée contre l’éventuelle peine “d’indignité nationale” ; ce qui se comprend, car elle serait la première à qui il faudrait l’appliquer, à défaut du crime de haute-trahison qui n’existe plus en droit franco-européen, semble-t-il.
NB : copie au journal en ligne “Riposte Laïque”




Francophobie : la victoire de Taubira, qui ne supportait pas que l’aéroport de Cayenne s’appelle Rochambeau !

En Métropole, le fait sera passé totalement inaperçu. Pourtant, Mme Taubira a tout lieu d’être fière d’avoir obtenu, après treize ans de combats, que l’aéroport de Cayenne, qui portait le nom de Rochambeau, soit débaptisé et s’appelle désormais Félix Eboué. Rochambeau, Félix Eboué, deux grands noms de l’histoire de France. Alors, pourquoi ce changement obtenu finalement début janvier 2012 de Nicolas Sarkozy, qui préparait son voyage en Guyane, intervenu dans les jours qui ont suivi.

L’aéroport de Cayenne a été crée en 1943 par les USA pour rapprocher leur aviation des côtes d’Afrique ; le nom de Rochambeau lui a été attribué en hommage au maréchal Jean-Baptiste Donation de Vimeur, comte de Rochambeau, commandant du corps expéditionnaire français durant le guerre d’indépendance américaine et compagnon du Marquis de La Fayette.

Il faut se souvenir que Mme Taubira, qui a passé sa vie à dénigrer – le terme est faible – la France sur les cinq continents, est à l’origine de la loi aussi scélérate que mémorielle de 2001 “tendant à la reconnaissance des traites et des esclavages comme crime contre l’humanité”. Fort bien direz-vous. Non. Car cette loi, finement ciselée, évite soigneusement toute allusion à l’esclavage autochtone, institutionnel dans toute l’Afrique pré-coloniale, au négoce lucratif pratiqué par les rois-nègres qui étaient les collecteurs et les vendeurs d’esclaves, à la traite arabe enfin, la plus nombreuse, la plus cruelle et la plus longtemps, très longtemps, pratiquée… Qui cette loi vise-t-elle exclusivement ? La France, évidemment.

Toujours animée par le seul sentiment qu’elle connaîsse, le ressentiment, Mme Taubira, qui a de l’histoire des visions aussi partielles que partiales, a donc entrepris de réclamer aux gouvernements successifs le changement du nom de l’aéroport, au motif que ledit Rochambeau avait participé à la répression de la révolte des esclaves de Saint-Domingue menée par Toussaint-Louverture. Manque de chance, c’est du fils du précédent, le général Donation Marie Joseph de Vimeur qu’il s’agissait ; argument que Mme Taubira balaya d’une main vengeresse en clamant qu’il serait “inconvenant et grossier, à l’égard des Guyanais, de leur histoire – l’esclavage – et des jeunes générations de se livrer à ce jeu familial” ; on notera au passage, encore une approximation, que pour Mme Taubira, l’histoire de la Guyane se confond avec celle de l’esclavage, alors que les Amérindiens, peuples autochtones, n’ont jamais été ni esclaves, ni asservis.

Pour parvenir à ses fins, Mme Taubira n’a pas hésité à faire flèche de tous bois : un concours scolaire est lancé. C’est le nom de Cépérou, chef amérindien du XVII° siècle, qui l’emporte. Pas bon. car si le mouvement de Mme Taubira, qui lutte inlassablement contre la colonisation française, l’Etat français, les fonctionnaires français, etc., porte un nom amérindien (Walwari = éventail) aucun amérindien ne se reconnaît dans ce mouvement de métis qui ignore que les Amérindiens sont les vrais autochtones alors que les ancêtres noirs et blancs de Mme Taubira et de ses affidés n’ont été que les seconds occupants…; nouvelle offensive en mai 2001, lors du Salon du Livre de Cayenne : aux dires de certains, les écrivains haïtiens – lesquels ? –  invités du salon auraient été choqués par le nom de Rochambeau, ce que personne n’avait encore jamais observé jusque là, chez les milliers de Haïtiens qui transitent ou débarquent chaque année à Cayenne.

Que faire ? Mme Taubira s’est alors avisé qu’il serait souhaitable de mettre à l’honneur un Guyanais trop peu connu, Félix Eboué… Peu connu de qui, on se le demande, puisqu’en la seule ville de Cayenne, sa statue est érigée place des Palmistes, une rue porte son nom, le plus grand lycée de la ville également et qu’une maison-musée lui est consacrée. C’est que ce n’est pas en tant que “petit fils d’esclaves” comme se plait à le ressasser Mme Taubira (ce dont, à la différence de cette dernière, il ne fit jamais le moindre complexe semble-t-il) que le nom de Félix Eboué est connu et inscrit dans l’histoire de France, mais comme authentique patriote français ; car devenu par son seul mérite administrateur colonial, ce noir gouverna – abomination – pour le compte de la France, diverses colonies, dont la Guadeloupe et la Martinique, et ensuite le Tchad qu’il rallia au général De Gaulle, puis toute l’AEF en qualité de gouverneur général ; il contribua ainsi grandement à la Libération de la France et fut, à ce titre “Compagnon de la Libération”.

Et c’est ici que l’on voit toute la perversité de l’entreprise puisque Mme Taubira fait d’une pierre deux mauvais coups en éradiquant du sol guyanais la mémoire de deux pages glorieuses de l’histoire de France : gommer, à travers le nom de Rochambeau, la part prise par la France dans l’accession des USA à l’indépendance, d’une part ;  occulter ce qui a été l’honneur de Félix Eboué, son irréprochable patriotisme, en découvrant aussi nouvellement que soudainement en lui un “illustre humaniste guyanais” (!) d’autre part.

Pour avoir su utiliser le candidat Sarkozy, au prix peut-être de la promesse de quelques voix des autonomistes-indépendantistes, pour “dénationaliser” l’aéroport de Cayenne, Mme Taubira aura bien mérité de devenir Ministre de la Justice du gouvernement Hollande-Ayrault.

Mais au fait, Mme Taubira ne peut pas l’ignorer, il y a à Cayenne une rue Christophe Colomb qu’il conviendrait à coup sûr de débaptiser au profit du célèbre empereur du Mali Bakari II qui partit sur l’Atlantique en 1375 avec mille pirogues et qui fut le premier découvreur de l’Amérique, même s’il réussit, par quel miracle, à éviter les îles du Cap Vert restées désertes jusqu’à leur prise de possession par les Portugais en 1456.

Jean-Pierre Dupont

PS : Mme Taubira, député de la Guyane, ne se représente pas et Walwari ne présentera pas d’autre candidat. Tiens, et pourquoi donc ? Parce que le fond du discours électoral de Walwari est anti-Français, anti-Etat, anti-colonialiste,… difficile à concilier avec l’accession de son éminente présidente aux fonctions actuelles.