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Comment gagner un procès en démontrant qu'on est sexiste et rétrograde

Une affaire jugée au tribunal de grande instance de Lille, le 1er avril dernier, a retenu mon attention (1). Le tribunal a prononcé l’annulation d’un mariage, accédant ainsi à la demande du plaignant, le mari, dont le seul grief contre sa nouvelle épouse était : « Elle n’est pas vierge ». Impropre à la consommation, en quelque sorte, un peu comme on rapporterait un rôti de porc (ah non, justement, pas de porc !) périmé au supermarché.
Ce jugement peut surprendre, au moment où l’on célèbre le 40è anniversaire de mai 68, ses fleurs, ses interdictions d’interdire, ses brûlages de soutien gorge (tiens d’ailleurs, on fête également cette année les 50 ans de la marque Aubade, pardon, je m’égare). Mais cela nécessite un peu de décodage.
Tout d’abord, un mariage civil est un contrat, conclu entre 2 parties (pas plus de 2, n’insistez pas). Si l’une des parties estime avoir été dupée, elle peut demander sa rupture, sous certaines conditions néanmoins. Celles-ci sont inscrites dans le code civil, article 180, dont le dernier alinéa est celui-ci (2) :
« S’il y a eu erreur dans la personne, ou sur des qualités essentielles de la personne, l’autre époux peut demander la nullité du mariage. »

C’est donc ce passage qui a été utilisé pour annuler le mariage. L’époux a fait valoir qu’il s’est trompé sur une des « qualités essentielles » de sa femme. Libération va plus loin dans la confidence et nous rapporte le « drame » de la nuit de noces (3) :
« X et Y (ils veulent rester anonymes) sont des musulmans français «pas du tout extrémistes», précise l’avocat du mari. Lui est ingénieur, la trentaine. Elle était étudiante quand ils se sont rencontrés. «Elle lui a été présentée comme célibataire et chaste», note le jugement lillois. Y, elle aussi, assure à X qu’elle est pure comme il le souhaite et n’a jamais eu de relations sexuelles. C’est ce que croit toute sa famille. Le mariage se fait en grande pompe, comme il se doit. La nuit de noces, le marié découvre que son épouse a menti. Au bout de quelques heures, il débarque au milieu des invités qui sirotent un dernier jus. Il n’a pas de drap taché de sang à exhiber. Son père ramène immédiatement Y, sa belle-fille, chez ses parents. Tout le monde se sent déshonoré. »
Voila de bons citoyens français, musulmans mais « pas intégristes » (bah tiens.. le pire, c’est que c’est vrai, c’est l’islam tout entier qui est arriéré), bien intégrés et pas voués à l’obscurantisme, si on en juge par le niveau d’études. On notera néanmoins qu’ils « sirotent un jus » lors d’un mariage, eh oui, champagne verboten. Et surtout, on remarquera cette charmante coutume tellement « intégrée » et « moderne » de prouver à l’assemblée sa virilité, ainsi que la pureté de la mariée, en exhibant à tout le monde le fameux drap conjugal, taché du sang d’un hymen sauvagement supprimé. Drap qui, au bled, se retrouve d’ailleurs accroché au balcon des jeunes mariés, afin d’en rajouter dans le romantisme nuptial. Pourquoi les jeunes français ne feraient il pas preuve de tolérance, et de leur goût pour l’exotisme, en adoptant cette charmante coutume ? Je m’étonne d’ailleurs que la Halde n’ait pas fait encore rendu un jugement « de tolérance » en ce sens pour briser les velléités contestataires.
Revenons-en au jugement. La jeune mariée a vite admis, pour accélérer l’ « enquête », qu’elle avait menti car elle SAVAIT que son promis refuserait de l’épouser sinon. La duperie, quelle qu’elle soit, a donc été avérée, facilitant la tâche du tribunal. On peut assez facilement deviner que le juge a rendu un grand service à cette jeune femme en accédant à la demande du mari.
Faut-il se scandaliser d’une telle décision de justice ? J’en doute. La duperie a été avouée, le contrat était donc signé sur de mauvaises bases. Car après tout, il ne s’agit que d’un contrat. On pourra néanmoins se poser la question de la recevabilité du procès, car enfin, la justice a encore l’option de déclarer la plainte irrecevable ! Madame Dati elle-même a estimé, par l’intermédiaire de son porte parole (4), que c’était une décision de justice normale, que-l’islam-n’a-rien-à-voir-dans-tout-ca, et n’a pas du tout relevé le fait que ce procès était tout simplement… anachronique et sexiste. Car ce qui est intéressant, c’est qu’on a là un homme qui n’a pas hésité à aller au tribunal en démontrant son sexisme et son mépris des femmes, et qui grâce à ces tares, a eu gain de cause ! Il est là le tour de force : les sexistes obscurantistes les plus primaires n’ont même plus honte de leur condition.
Cela en dit long sur l’existence, en France, d’une mentalité rétrograde complètement anachronique avec la société française, et qui malgré son éducation a été complètement incapable de s’adapter à son milieu d’accueil et à en adopter les principes et l’humanisme. Cela démontre malheureusement l’incompatibilité scandaleuse entre une mentalité importée, et la conception de l’individu, de l’être humain, qui devrait être la base de l’éducation de tous les enfants scolarisés en France. Elisabeth Badinter a eu le courage d’aller au-delà du jugement rendu par le tribunal, pour dénoncer cette mentalité, et pour fustiger les conséquences du jugement rendu, qui risque d’accentuer un peu plus les pressions sur les jeunes filles musulmanes, et qui semble légitimer des revendications rien moins qu’animales et insultantes pour la moitié du genre humain… « je pense à cette malheureuse jeune fille, humiliée, publiquement humiliée, revenant dans sa famille, ce qu’elle a dû vivre a dû être épouvantable. J’ai honte que la justice française n’ait pas pris a coeur de défendre toutes ces jeunes filles». (5)
On peut d’ailleurs noter les termes exacts du procès : la future « lui a été présentée comme célibataire et chaste », on ne parle donc pas seulement de la virginité en tant que telle, mais bel et bien de la prescription religieuse de chasteté. En outre, ce n’est pas la concernée qui s’est présentée comme chaste, mais bel et bien sa propre famille qui en a fait « l’article » selon ces termes. On nage en pleine foire aux bestiaux.
Qu’est ce qu’on rigolerait si ca avait été l’inverse, si pour une fois le mâle avait été obligé de justifier qu’il n’était pas vierge, qu’il avait été humilié pour sa « non-pureté », et que sa virginité perdue ait été exhibée à la France entière. Et non, c’est bel et bien un domaine qui n’accuse que les femmes, qui constitue en soi une vraie discrimination sexiste qui se traduit, dans les faits, par un jugement au tribunal. Mais que fait la Halde ? Trop occupée à défendre l’islam, elle est probablement bien embêtée dans ce cas précis.
On remarquera qu’on se trouve là ironiquement dans un cas qui rentre directement dans le cadre des nouvelles directives anti-racistes de l’union européenne, dans leur définition de la définition de la « discrimination directe » : « une personne est traitée de manière moins favorable qu’une autre ne l’est, ne l’a été ou ne le serait dans une situation comparable ». (6) Effectivement, le « serait » peut s’appliquer dans ce cas aux hommes : jamais un homme ne « serait » jugé pour cela, par conséquent d’après nos fonctionnaires bruxellois, cela constitue une discrimination manifeste ! C’est, quoi qu’il en soit, une bonne démonstration des contradictions et de l’incompétence des « autorités » qui sont censées nous apprendre la tolérance.
En conclusion, nous apprenons grâce à cette affaire, plusieurs choses :
– la justice française a ses limites quand il s’agit de défendre la République et ses principes. Les islamistes ont d’ailleurs déjà utilisé notre système judiciaire pour bafouer la République, par exemple en défendant l’imam de Vénissieux, qui enseignait pourtant comment battre sa femme en islam, ou contre Fanny Truchelut, obligée de mettre la clé sous la porte pour ne pas avoir accepté de femmes voilées dans les parties communes de son gîte. Cet exemple de la « mariée non conforme à la charia » n’en est que plus frappant. La justice ne s’occupant que de la forme, et non du fond de la requête, légitime ainsi la plus barbare des arriérations. Oui, cela pose problème. Oui, cela aura des conséquences sur l’islamisation de la société française, et le recul du droit des femmes.
– Des musulmans, pourtant « hautement éduqués », « bien intégrés » et « loin d’être intégristes » considèrent toujours que l’honneur des familles se situe entre les cuisses des femmes. Caroline Fourest l’avoue à ses dépends (7) : c’est probablement un point assez malheureux, car ce ne sont pas des personnes rustres ou intégristes qui ont conservé cette conception « bouchère » de la femme, mais des musulmans « modérés » et ayant fait des études supérieures en France. Quelle meilleure démonstration des fondements sexistes de l’islam ? Et malgré cela, on trouve à nouveau les irréductibles idiots utiles de l’islam pour nous rabâcher que « ca-n-a-rien-à-voir-avec-l’islam » ! Effectivement, le jugement n’est pas lié à l’islam, mais à la conception islamique de la femme par le plaignant, comment dès lors refuser tout rapprochement entre la dissolution du mariage, et l’islam ? En ce qui me concerne, n’importe quel abruti qui serait capable de gaspiller le temps de la justice française, pour ses superstitions rétrogrades et insultantes, devrait gagner immédiatement un aller simple vers la terre d’islam. La charia en France, on n’en veut PAS !
Jérémie Ménerlach
1- http://www.europe1.fr/Info/Actualite-France/Justice/Elle-n-etait-pas-vierge-son-mariage-a-ete-annule/(gid)/139165
2- http://www.divorce-famille.net/divorce-famille/textes-de-lois/code-civil-mariage.htm
3- http://www.liberation.fr/actualite/societe/328802.FR.php
4- http://www.presse.justice.gouv.fr/index.php?rubrique=10461&article=14967
5- http://www.liberation.fr/actualite/societe/328837.FR.php
6- http://www.ripostelaique.com/Halde-la-20-Apres-la-promotion-du.html
7- http://www.dailymotion.com/video/x5lqcy_la-mariee-netait-pas-vierge_news




Relativisme Cultuel

Mais que sont réellement nos croyances ? Qu’est-ce qui distingue une superstition d’un dogme religieux ? Qu’est-ce qui nous pousse à définir comme « respectable » sans aucune condition ni réserve la moindre pensée religieuse, fut-elle sexiste et obscurantiste ? Qu’est-ce qui nous pousse à soustraire au jugement humaniste et républicain tous les endoctrinements spirituels, fussent-ils violents et xénophobes ? Il est grand temps de prendre les cultes pour ce qu’ils sont, c’est-à-dire… de relativiser leur légitimité et de les confronter à leur haute improbabilité.
Pour ce faire, j’appelle à la barre deux contemporains, Pat Condell et Richard Dawkins. Le premier, pour les nombreuses vidéos iconoclastes et sarcastiques qu’il a pu poster sur Youtube ou Dailymotion (1). Le deuxième, pour ses nombreux ouvrages sur « Dieu », en particulier « The God Delusion », qui vient d’être traduit en français sous le titre évocateur de « Pour en finir avec Dieu » (2).

Dieu, la menace fantôme

Pat Condell a certes une dent contre l’islam, religion la plus souvent mise en cause dans les conflits de notre quartier / ville / pays / planète (rayez les mentions inutiles, si seulement il pouvait y en avoir), mais son analyse va beaucoup plus loin. Dans une dernière vidéo, il s’attaque aux croyances en général et au christianisme en particulier (à tout seigneur tout honneur, cette religion étant la plus répandue sur la planète). Le concept est simple – Dieu vous aime, mais si vous ne l’aimez pas, il vous enverra rôtir en enfer et ne lèvera pas le petit doigt pour vous. Je dois bien avouer qu’en tant que futur-rôti, cet enseignement « chrétien » m’a toujours paru assez étonnant de la part d’un Dieu qu’on voudrait bienveillant et juste. Victor Hugo lui-même, déiste (il croyait en un « être suprême » sans vouloir pour autant adhérer à une quelconque religion ni mettre un nom dessus), ironisait : « à en croire les religions, Dieu est né rôtisseur ».
Et finalement, cette peur-chantage est la première cause de survie des religions : c’est celle qui pousse les croyants à ne pas oser les remettre en cause, à imposer le même bourrage de crâne à leurs enfants génération après génération, « pour leur bien »… ou bien pour que la pilule qu’on leur a donnée dans leur propre enfance, passe mieux ? Pour qu’ils ne soient jamais confrontés au ridicule de leurs dogmes en perpétuant l’aveuglement sur les jeunes cerveaux encore malléables ? Pat Condell s’offusque qu’on s’en prenne ainsi aux enfants pour leur imposer, à un âge où ils ne peuvent de toute façon pas juger de quoi il retourne, le carcan handicapant et castrateur d’une chape de plomb religieuse. Chérie, j’ai rétréci les gosses !
D’ailleurs, sans préjuger le moins du monde du contenu d’un dogme ou d’une théorie politique, comment pourrait on accepter qu’il soit imposé par la peur d’une menace type « enfer / paradis » ? Le meilleur des projets humains est irrecevable s’il s’appuie sur un abrutissement des masses ! Qui sont ces religions qui nous préfèrent idiots et soumis, même dans un but de paix, plutôt qu’intelligents et « trop » curieux ? Ces idéologies-là, en vérité, sont bien loin d’être des humanismes… en plus de nous prendre pour des C… (il faut bien l’avouer… jusque là, ca a plutôt bien fonctionné !)

Et des idioties, on nous en a tellement fait gober, que nous ne les prenons plus du tout pour des idioties. A une amie qui venait me voir, bouleversée et désemparée parce que sa mère lui avait déclaré « parler avec des anges », je rétorquais : « et alors, ce n’est pas si grave, il y en a bien qui pensent que Dieu a envoyé l’ange Gabriel engrosser une jeune fille vierge en Galilée il y a 2000 ans ». Cette amie, prompte à renvoyer au domaine psychiatrique les illusions de sa mère, a bien failli me boxer pour cette agression contre ses propres illusions, pourtant pas forcément plus plausibles (j’aurais tendance à dire : beaucoup moins…).
De même, je me suis souvent amusé à constater à quel point les croyants de n’importe quelle religion étaient goguenards et moqueurs face aux billevesées des camps adverses, tout en étant incapables d’admettre le ridicule de leurs propres inventions surnaturelles. Pas touche ! La liberté d’expression elle-même s’y casse les dents aujourd’hui. On a le droit de s’attaquer à des choses prouvables, mais quand des idées ne sont absolument pas appuyées sur un quelconque début de réflexion ou de rationalisme, on doit « les respecter », c’est-à-dire ne pas les contredire. Et même, plus elles sont dépourvues de raison et de sens, plus il est « irrespectueux » voire, maintenant, « raciste » (!!!) de les attaquer. Comme si on avait peur de confronter les croyants à ce qu’ils professent eux-mêmes, de leur mettre le nez dans leur propre ex-rationalité. On vit une époque formidable. A la découverte de l’ADN et à la conquête spatiale ont succédé la glorification de l’obscurantisme et la construction d’un piédestal pour tous nos délires psycho-hallucinés. Osez déchirer un Coran en public, et revenez ensuite me contredire… En France, pays de l’anticléricalisme par excellence, le rétablissement du délit de blasphème n’est pas loin !

Dieu, c’est comme l’homme invisible. On lui a collé tellement de « vêtements » sous la forme de légendes, de lois religieuses, de protocoles ecclésiastiques, de bouquins sacrés, de codifications sacerdotales et de récitations mécaniques, qu’on a fini par habiller complètement l’homme invisible. Et résultat, l’homme invisible, on le voit ! Mis à part que… ce que l’on voit, ce ne sont que ses vêtements. Et qu’on est tellement obnubilés par ces vêtements qu’on oublie complètement que dessous… il n’y a que du vide.

Pour en finir avec Dieu

« The God Delusion », de Richard Dawkins, maintenant disponible en français sous le titre « Pour en finir avec Dieu », est une mine d’or. Il devrait être distribué à la sortie de toutes les églises, temples, mosquées, synagogues, et assemblées nationales. Moi qui pensais que l’agnosticisme était la position la plus sincère et raisonnable, j’en ai pris pour mon grade. Effectivement, l’agnosticisme en tant que tel ne sert à rien. Il préfère répondre à la question de Dieu en disant « on ne saura jamais » et s’en lave les mains, en laissant sous-entendre qu’il y a autant de chances pour que Dieu existe, que pour qu’il n’existe pas.
Autant dire que ce comportement botte en touche dans le seul sujet qui le concerne, la foi – même s’il a pour lui une incontestable honnêteté intellectuelle. Or, Dawkins, qui a oublié d’être con et de laisser son cerveau aux bonnes œuvres des cléricaux de tous poils, a décidé de remettre en question l’entièreté du magma religieux qui nous entoure, que nous soyons élevés dedans ou pas. A ce sujet, Dawkins s’offusque au même titre que Pat Condell, qu’on continue à utiliser les expressions « un enfant juif », « un enfant musulman », « un enfant chrétien », plutôt que « un enfant de parents juifs », « un enfant de parents musulmans », « un enfant de parents chrétiens ». La nuance est de taille. Un enfant n’a pas de religion. Il gobe ce qu’on lui raconte, mais il est bien incapable de comprendre et d’analyser, voire de contredire, les concepts qu’on lui présente comme « éducatifs ». Le grand retour des religions à l’école le prouve : c’est tellement plus facile de s’attaquer à un esprit innocent…

Et on fabrique au cœur de l’école laïque et républicaine, des enfants « communautarisés » qui ne mangent que la nourriture de leur « clan » et ne suivent que les cours permis par leur « caste ». Bon sang, à l’école, il n’y a que des écoliers-futurs-citoyens, pas des « enfants musulmans » ou des « enfants zororastres » ! L’apprentissage de la vie en communauté passe justement par l’acceptation de l’idée qu’on fait partie d’une communauté dont les participants ont les mêmes droits, les mêmes devoirs, les mêmes chances. Laisser la religion s’immiscer là dedans procède exactement de l’inverse. Cessons de prétendre qu’un enfant « appartient » à une religion. Non seulement c’est incongru et castrateur pour son jeune cerveau, mais c’est également ségrégationniste et devrait tout simplement être interdit. Un écolier ne devrait pas avoir à subir la pression religieuse de ses parents, et l’école de la république devrait être ce havre a-religieux où il peut s’épanouir au milieu de ceux qui seront ses concitoyens.

La bible, info ou intox ?


Dawkins nous fait également profiter de sa grande connaissance des légendes bibliques et de l’historique de sa rédaction, pour mettre à mal la belle homogénéité que nous lui conférons, et la légitimité que certains vont lui donner jusque dans les tribunaux. Depuis les licences poétiques de l’ancien testament jusqu’au non-sens de la rédaction du nouveau, bricolé de façon totalement arbitraire au mépris de la plus simple rigueur factuelle (par exemple, la naissance de Jésus, qui devait être à Bethléem et non à Nazareth, pour coller avec la légende, ou bien la parenté de Joseph avec le Roi David, donnant lieu à de croustillants mélangeages de pinceaux religieux), le livre-référence de 2 milliards de croyants perd de sa superbe pour devenir aussi « sincère » et fidèle à la réalité qu’un prospectus distribué sur la ligne 2 station Pigalle (3).

Et puis, diantre, qui s’est permis de sélectionner 4 évangiles seulement, parmi au moins une douzaine, en nous interdisant de chercher le « message de Jésus » dans les autres évangiles dits apocryphes ? Evangiles qui se trouvent être… plus gênants, dirons nous. Par exemple, l’enfant Jésus aidant son père en allongeant miraculeusement une poutre ou transformant ses camarades de classe en chèvres… Les ecclésiastes sélectionneurs ont dû trouver que, quand même, les gogos risquaient de se rendre compte de quelque chose. Grâce à leur subtile sélection des meilleurs mélanges, 2000 ans après, le gogo en redemande.

La théière céleste de Russell

Pour illustrer de façon concrète le nécessaire relativisme cultuel, et la remise en cause de dogmes admis, Dawkins nous rappelle l’hypothèse faite par Bertrand Russell (4) :
« Prenons l’hypothèse suivante. Je déclare qu’entre la Terre et Mars, une théière céleste en porcelaine décrit une orbite elliptique autour du soleil. Je prends la précaution de préciser que cette théière est trop petite pour être détectée par le plus puissant des télescopes. Alors, personne ne peut prouver que ma « foi » ne tient pas debout. Pourtant, face à ce cas, n’est il pas légitime de se déclarée athée, ou plutôt a-théière ? » Ce n’est pas aux incroyants de prouver que les théories avancées par les croyants sont fausses. C’est aux croyants de prouver qu’elles sont vraies ! Maintenant, si d’anciennes écritures mentionnaient l’existence de cette théière céleste, et que chaque dimanche, un culte lui était voué, il est fort probable que le ridicule de cette hypothèse farfelue se réduise à une peau de chagrin, voire que le culte de la théière céleste poursuivrait pour blasphème tous ceux qui oseraient le contredire.

Ainsi, le ridicule des dogmes religieux qui sévissent aujourd’hui, ne nous apparait plus si évident. Cela ne les rend pas moins ridicules… tout comme le dieu de la boue, à qui on sacrifiait des femmes de cro-magnon (c’est toujours plus facile de taper sur les femmes, à n’importe quelle époque…), ou comme toutatis, la loufoquerie (parfois dramatique) de ces superstitions finit toujours par éclater au grand jour. Aux journalistes qui lui demandent s’il est athée, Dawkins répond par une question : « n’êtes vous pas athée en ce qui concerne Zeux, Apollon, Amon Râ, Mithras, Baal, Thor, Wotan, le Veau d’or, et le « flying spaghetti monster (5) » ? Eh bien, je suis juste athée pour un dieu de plus ».

Alors, finalement, pourquoi est-il si difficile de s’avouer athée aujourd’hui, et de se moquer des « grandes religions » actuelles ? Pourquoi ne les prend-on pas pour ce qu’elles sont, c’est-à-dire des hypothèses surnaturelles farfelues destinées à calmer l’angoisse de l’être humain devant la vanité terrible et pathétique de sa vie ? On pourrait rajouter dans le lot d’autres mythes tels que la licorne, le dahu ou bien la petite-souris-des-dents, toujours est-il que, je ne sais pas vous, mais moi, tous ces bigots commencent sérieusement à m’escagasser les racines dendritiques. Les voir se disputer l’espace public et tenter de légiférer nos vies me faisait rire, maintenant cela m’épouvante. L’être humain est il si bête que cela pour trouver son bonheur dans le fait de se laisser manipuler et escroquer en disant… « Amen » ?
Jérémie Ménerlach
1_ à déguster sur http://youtube.com/watch?v=fWfCOsmpWI4 ou http://www.youtube.com/user/patcondell?ob=1
2_ disponible sur amazon.fr : http://www.amazon.fr/Pour-en-finir-avec-Dieu/dp/2221108930/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1210554553&sr=8-1
3_ http://www.moryc.net/roman/divers/magopinaciophilie/page.php
4_ http://en.wikipedia.org/wiki/Russell’s_teapot
5_ http://www.venganza.org ou bien http://en.wikipedia.org/wiki/Flying_Spaghetti_Monster




Bouillon de multiculture à l'école

J’ai eu la joie de participer à un diner d’école ce vendredi. Le but, louable s’il en est : financer le voyage à Barcelone d’une quinzaine d’élèves. Les moyens : des plats préparés par les élèves et leurs parents, sous la forme d’un « buffet multiculturel » avec des plats en provenance du Maghreb, d’Afrique noire, d’Afrique pas noire, ou encore d’Iran ou du Pakistan. J’oublie un plat, une tarte russe, qui se demandait un peu ce qu’elle faisait là.
Ma foi, plutôt une bonne idée même si cette multi culturalité là me paraissait quand même un peu « orientée ». Ayant déjà vu justifier l’inattaquabilité des cultures allogènes au prétexte qu’elles contenaient des cuisines délicieuses (1), je me mets assez vite en alerte comme quand il s’agit de nous vanter les couleurs chamarrées des burkas pour mieux nous vendre la soumission de la femme, ou pire, quand on met en exergue l’hygiène intime pour nous imposer en douceur les mutilations génitales (2). La suite de la soirée allait malheureusement confirmer mes craintes.
Après une courte, mais réussie, démonstration de danses multiculturelles (cette fois ci, réellement multiculturelles) les lumières se sont éteintes pour laisser la « scène » à un sketch multiculturel.
Enfin, multiculturel…
L’entrée en scène : 6 « jeunes » prennent la salle en otage, à grand renforts de pétards et flingues menaçants, se déploient dans toute l’assemblée et miment une prise d’otages grandeur nature – avec, dans le rôle non voulu des otages, nous. Spectacle plutôt réussi, si on omet le fait que nous n’avions rien demandé, et que mettre dans la main de gamins de 15 à 18 ans des armes à feu, même factices, peut parfois soulever un début de désapprobation chez les réacs-qui-n’ont-rien-compris et qui estiment que la violence est une notion à bannir de la société en général, et d’une école en particulier.
Fort heureusement, ces réacs ont maintenant largement disparu, et ont laissé la place à des néo citoyens qui estiment depuis que la loi de celui-qui-a-les-plus-gros-biscottos doit faire réfléchir, et que les menaces de mort sont un moyen légitime pour faire taire un méchant caricaturiste-qui-n’aurait-pas-du-utiliser-sa-liberté-d’expression-pour-blesser-certaines-mentalités. La liberté d’expression elle-même s’est restreinte au permis de dire des choses qui plaisent à tout le monde, c’est vous dire si ces fameux réacs, dont je fais partie (la honte et la colère d’Allah soient sur moi), ont tort.
Passée cette entrée en matière, et une fois la salle plongée dans un mélange de curiosité amusée et de franche trouille, le « chef » des preneurs d’otage commença son discours. Il nous raconta sur un ton larmoyant, mais coupé par des touches d’humour irrésistibles telles qu’un besoin pressant (irrésistible, lui aussi) chez l’un des preneurs d’otage, l’histoire d’une femme qu’il aurait du épouser un an auparavant.
Ecoutons un peu la litanie telle que j’ai pu la noter.
Cette femme, une femme voilée, donc pure, si belle derrière son voile, pure comme la neige que personne n’aurait piétinée (sic), aurait un jour décidé de se suicider à cause du regard des méchants blancs intolérants qui, on le devine au travers de la profondeur élaborée du discours, auraient eu de l’animosité vis-à-vis de son accoutrement, ou pire : de ses coutumes religieuses.
S’ensuivit une diatribe contre « les gens de la rue », les « blondes » qui ne respectent pas les étrangers (avec pointage de doigt sur certaines personnes de l’assistance, qui ont dû être ravies d’être désignées coupables d’office, juste parce qu’elles étaient blanches – Mais traiter un blanc de raciste est une exception dans notre mentalité où prime pourtant la présomption d’innocence, depuis que le Mrap a déclaré sans rire que « tous les Français sont plus ou moins racistes » (3), sans se rendre compte que cette phrase raciste était tout aussi condamnable que de dire que « tous les Algériens sont plus ou moins voleurs » ou bien « tous les Moulouds sont plus ou moins crétins »).
Je pensais qu’on avait touché le fond avec ce discours puant, mais l’enseignante de ces élèves s’est crue obligée d’apporter sa caution, et pire : d’en rajouter une couche juste après, une fois les « comédiens » partis en emmenant un otage choisi « au hasard » parmi le personnel de l’école, flingue sur la tempe, devant des sourires mi figue mi raisin.
Cette dame a lu ce qui semblait être un « communiqué » des élèves ayant préparé ce sketch – communiqué dont voici le résumé en deux points :
1- On est désolés pour les gros mots
2- Il faut arrêter de prendre les Arabes pour des terroristes (on s’amusera du fait qu’ils aient choisi un acte terroriste pour illustrer leur propos, un peu comme ces jeunes musulmans des cités qui menacent de violences tous ceux qui prétendraient que l’islam est violent, ou rend violent)
Et l’enseignante de marteler ad nauseam : « nous ne devons pas avoir peur des Arabes, de leur culture, de leur religion, mais plutôt avoir peur de nous-mêmes et de notre intolérance ». Discours classique d’auto flagellation qui voudrait nous faire croire que si les « jeunes » ont beaucoup plus de problèmes avec la police, c’est parce que la police est raciste, que les statistiques sont racistes, ou bien que si le trafic de drogue concerne majoritairement les mêmes « jeunes », c’est parce que le haschisch est raciste.
Voila un petit peu les messages de la soirée, résumés par mézigue :
1- Le voile permet aux femmes de rester pures, « non touchées », les femmes voilées sont donc supérieures aux femmes non voilées
2- Les blancs sont racistes – jeter un mauvais regard à une femme voilée est un acte raciste. Les militants féministes apprécieront le sort qui leur est réservé. D’ailleurs, l’ONU ne vient il pas de classer comme « raciste » le fait de critiquer le port de la burka ? (4)
3- Les Arabes n’ont rien à voir avec les violences ou les incivilités commises par les Arabes. Les coupables, ce sont les blancs qui sont intolérants, et qui génèrent ces violences par leur peur irrationnelle.
4- Il ne faut pas avoir peur de l’islam, puisqu’on vous le dit. Nota : tout débat contradictoire à cette question sera immédiatement fustigé comme étant raciste.
5- La prise d’otages est un moyen légitime de revendications. Par contre, les gros mots, pas trop.
6- Les blancs sont racistes (je l’ai déjà cité, mais on ne le répètera jamais assez).
7- Peut être que le racisme touche d’autres populations, mais les Arabes ont quand même priorité, ce sont eux qui sont « plus » victimes. Je précise que c’est l’enseignante elle-même qui a choisi de « discriminer » le racisme anti Arabes en ne parlant que de celui-ci et en occultant tous les autres, notamment le racisme anti Juif qui suinte à toutes les pages du Coran…
Nul besoin de préciser que je ne me suis pas attardé ensuite, pour savoir si les violences conjugales dans les couples musulmans sont également imputables au regard des voisins racistes, ou si le refus de la polygamie était un crime de lèse-multi culturalité. Je ne saurai donc pas quels autres messages véhicule le corps enseignant de cette école.
Gageons qu’ils sont très loin des messages de paix, d’égalité, d’efforts, de travail, et de vie en société, que des réacs ont un jour trouvés légitimes. Ce renversement des valeurs est hélas un classique aujourd’hui et tant de nos concitoyens se sont déjà laissés berner par les aberrations suivantes :
– Le voile, c’est ma liberté (5)
– Les intégrismes religieux n’ont aucun rapport avec la religion (6)
– La discrimination positive est un moyen de lutter contre les injustices (7)
– Les repas Halal dans les cantines sont un facteur d’intégration (8)
– Les burkinis sont un facteur d’intégration (9)
– La liberté d’expression n’autorise pas à offenser les convictions religieuses des croyants (10)
On ne peut que constater, à la lumière de ces exemples, que la bien-pensance antiraciste mais discriminophile et communautariste nous a probablement fait perdre les biens les plus précieux que nous avions : le bon sens et la raison. A force de virevolter au gré des bons sentiments en négligeant les principes de base de notre République, nous sommes devenus incapables de concevoir une société cohérente.
En dévoyant le mot « multiculturalisme » et en le proposant comme « valeur supérieure » non soumise à des principes communs tels que les Droits de l’Homme, nous avons assassiné l’idée même de cohérence. Et le lieu du crime n’est nul autre que l’endroit où des parents et des profs étaient allés passer une soirée « multiculturelle » qui a tourné à la prise d’otages : l’école publique….
Jérémie Ménerlach
(1) http://www.jahida.com/couscous-en-fete-30-recettes-de-couscous-delices-du-maghreb/product_info.php/products_id/1492
(2) http://www.islam-qa.com/index.php?ds=qa&QR=7073&ln=fre Dr Muhammad Ali al-Bar, membre des Facultés Royales de Médecine du Royaume Uni et conseiller au Département de Médecine Islamique au Centre Roi Fahd pour la Recherche médicale de l’Université Roi Abd al-Aziz de Djeddah, a dit dans son livre sur la circoncision : « la circoncision des nouveaux-nés (au cours du premier mois de leur vie) permet d’obtenir de nombreux avantages sanitaires dont voici les plus importants : Protection contre les inflammations du pénis (sic), Inflation des voies urinaires (sic), protection contre le cancer du pénis (sic)
(3) http://www.mrap-nord.org/article.php3?id_article=109
(4) http://www.humanrights-geneva.info/spip.php?article2807 Ainsi, le rapporteur spécial de l’ONU sur les formes contemporaines de racisme, Doudou Diène, déclare d’ores et déjà qu’énoncer une critique contre le port de la burqa constitue une agression raciste, que la laïcité est ancrée dans une culture esclavagiste et colonialiste et que la loi française contre le port des signes religieux à l’école participe du racisme antimusulman, renommé « islamophobie occidentale ».
(5) http://musulmana1994.skyrock.com/article_1440635963.html Ce voile c’est mon émancipation; Ce voile c’est ma pudeur; Ce voile c’est mon bonheur; Ce voile c’est ma féminité, ma personnalité, mon identité. Ce voile, c’est ma liberté. Ne touchez pas à mon voile!!!
(6) © C. Fourest http://www.lesinsoumises.org/dotclear/mp3/radio_insoumises_08032008_1.mp3
(7) http://www.eleves.ens.fr/pollens/seminaire/seances/discrimination/synthesediscrimination.htm La « discrimination positive » est un principe : il s’agit d’instituer des inégalités pour promouvoir l’égalité, en accordant à certains un traitement préférentiel.
(8) http://www.timesonline.co.uk/tol/comment/faith/article3160175.ece A Oxford, les parents d’élèves de la Rose Hill Primary School ont reçu une lettre de la direction les informant que de la viande « halal » serait servie à tous les enfants, et que cette décision faisait partie de la “politique d’intégration de l’école” (Janvier 2008).
(9) http://islamineurope.blogspot.com/2008/01/netherlands-burkini-good-for.html Le secrétaire d’état aux sports, Jet Bussemaker, estime que le burkini contribue à l’intégration des femmes musulmanes aux Pays-Bas.
(10) catholique-lyon.cef.fr/IMG/Chronologie_caricatures_060220.rtf le Vatican prend position en estimant que la liberté d’expression n’autorise pas à offenser les convictions religieuses et en déclarant que « la cohabitation des hommes exige un climat de respect mutuel pour favoriser la paix entre les hommes et les nations », ajoutant que le droit à la liberté d’expression ne comprend pas « le droit de blesser les sentiments religieux des croyants ».




Les défenseurs compulsifs de l'islam

Une des choses qui m’a toujours le plus surpris à propos de l’islam, lors de chaque débat, lors de chaque événement, ou dans n’importe quelle discussion anodine relevant un détail lié à l’islam, est le fait que les musulmans, y compris ceux qui picolent allègrement et avalent un jambon-beurre entre deux relations sexuelles hors mariage, semblent tous conditionnés pour défendre l’islam coûte que coûte et ce, en occultant systématiquement le débat d’origine. On ne trouve pas ce réflexe chez les croyants des autres monothéismes, qui la plupart du temps… se moquent pas mal de leurs croyances, voire en débattent « par tradition » dans le cas du judaïsme.
Les mariages forcés ? Apportez ce sujet à la table, et vous constaterez que la réaction musulmane systématique, avant même de plaindre les victimes ou de condamner cette pratique, est de dédouaner l’islam. Et ce même si le Coran indique que « le silence de la future épouse vaudra son consentement » (1). Pratique, ca : il suffit de bâillonner toutes les futures épousées pour complètement éradiquer le problème des mariages forcés !
L’excision ? Idem. Au lieu de s’offusquer qu’une telle barbarie soit encore pratiquée sur des femmes, les premiers voire uniques commentaires sont immédiatement « ca n’a rien à voir avec l’islam ». Et ce, même si Mahomet, loin d’interdire cette pratique, l’a encouragée et a déclaré qu’elle était « la pudeur des femmes tout comme la circoncision est la pudeur des hommes » (2).
Un terroriste se fait exploser au milieu d’une foule en criant « Allah Akbar » ? C’est la faute des Américains, des sionistes, des Libanais, des autorités marocaines ou algériennes, mais en aucune occasion on ne verra pointer les doigts musulmans vers les versets qui incitent au massacre de masse. On nous explique au contraire que le Coran stipule que « celui qui tue un innocent, c’est comme s’il tuait l’humanité entière »…. Ce qui est une citation complètement fausse (3) et même prise à l’envers, car le verset suivant explique que tous les juifs et chrétiens sont coupables d’office pour n’avoir pas voulu suivre les « preuves » envoyées par les « prophètes » !
Les caricaturistes danois déclenchent des émeutes, des morts, des incendies, des déferlements de violence ? Ce n’est certainement pas dû à la violence contenue dans l’islam, on nous explique que les coupables sont… les caricaturistes ! De même pour Théo Van Gogh, blâmé de façon écœurante pour son propre assassinat, de même pour Ayaan Hirsi Ali, de même pour Geert Wilders, de même pour Robert Redeker, ou Fanny Truchelut, coupables… de ne pas être d’accord avec l’islam et d’oser l’exprimer !
Dans chaque cas, les violences causées par des musulmans ne sont pas imputées à l’islam, mais à ceux qui… en dénoncent la violence. Comme déni de logique, de justice, et d’honnêteté intellectuelle, on est rarement allé aussi loin. Les musulmans nous le martèlent : l’islam est pur, parfait, et comme dans la civilisation occidentale la violence est rarement admise comme un critère de perfection, alors il faut absolument nier cette composante – au mépris de l’Histoire, des actualités, et du texte coranique lui-même ! Répétons-le tous en chœur et martelons-le aux oreilles de la jeunesse : « ca – n’a – rien – à – voir – avec – l’islam ! »
Il y a plus grave.
Que des adeptes d’une religion la défendent bec et ongles, on a déjà vu. Qu’ils le fassent à l’encontre de toute logique et de toute honnêteté intellectuelle, c’est pathétique mais encore compréhensible.
Qu’ils placent sa défense systématique AVANT le moindre sentiment humain, la moindre compassion pour les victimes, qu’elles soient étrangères ou bien de la famille (on pensera à ces crimes d’honneur qui se multiplient chez nous quand une femme du clan n’a pas respecté la loi coranique), quand on défend d’abord sa religion avant de défendre l’homme, on sombre dans le sectarisme le plus terrible et c’est alors inadmissible.
Mais que dire alors de tous ces idiots utiles qui emboîtent le pas à ces sectaires en tentant, depuis des dizaines d’années maintenant, de défendre l’islam à leur place ? Que dire de ces menteurs qui, sans avoir jamais lu le Coran, nous déclarent que l’islam c’est « peace and love », que d’ailleurs islam veut dire paix (ce qui est on ne peut plus faux : cela veut dire « soumission » – et on comprend mieux le sens du mot paix que voudraient faire passer nos collabos (4)). Pour ce qui est du monde politique, il a forcément intérêt à cacher cette composante de l’immigration liée à une différence de culture dangereuse et inacceptable – pour la sainte paix sociale, il vaut mieux que les Français soient ignorants.
Que des artistes qui-n-ont-jamais-lu-le-Coran prétendent que les talibans n’ont rien compris à l’islam (5) et continuent la litanie l’islam-c’est-fun-et-c’est-tendance, bah, ils vivent dans leur monde à eux fait de fleurs sans OGM et de petits oiseaux bien-pensants.
Mais les journalistes ? Quel est leur intérêt ?
Pourquoi, au lieu d’expliquer l’islam, catégoriser les croyants en diverses entités insaisissables, musulmans, islamistes, islamistes modérés, islamistes radicaux, sans jamais les définir, et en laissant croire que ces groupes obéissent à des dogmes différents ou immatériels ? A-t-on jamais vu un chrétien dire qu’il est « christianiste modéré » ou un bouddhiste se défendre de ne pas être « radical » ? Pourquoi reprendre sans la moindre vergogne le terme d’ « islamophobie » lancé par Khomeini et surtout, faire passer la critique de l’islam pour du racisme ? Pourquoi emboîter le pas aux musulmans en essayant de nier les caractéristiques fondamentales de l’islam et du Coran ? Pire, pourquoi vouer aux gémonies et à la honte populaire tous ceux qui essaient de démontrer, preuve à l’appui, que cette violence n’est pas due à un quelconque « gène racial » mais à une idéologie sectaire ?
Ironiquement, ceux qui veulent faire une différenciation entre la critique d’un dogme et celle des êtres humains qui l’appliquent, sont ceux qui sont taxés de racisme, alors même que leur démarche consiste à blâmer les dogmes et non l’ethnie ! Il ne viendrait à personne l’idée qu’un officier SS puisse devenir un boucher inhumain juste parce qu’il est allemand ?
Quand nos journalistes, non-musulmans, deviennent des idiots utiles qui ne savent que propager l’idée officielle que l’islam ne veut que le bien de l’humanité, on se demande quelle est leur conception du journalisme. Il suffit d’étudier cinq minutes la biographie de Mahomet et d’ouvrir les 3 premières pages du Coran pour avoir les faits, les preuves indiscutables que l’islam a toujours utilisé et encouragé la violence. Les prêches djihadistes qui gangrènent les cités n’ont-ils réellement pas la moindre once de début d’ombre de demi-responsabilité dans les embrasements que l’on connait maintenant régulièrement ?
On apprend dans un récent sondage que 36% des jeunes musulmans britanniques estiment qu’un musulman qui quitte l’islam doit être puni de mort (6) ! De même, le sexisme librement exprimé dans l’islam, n’aurait-il aucune responsabilité sur le gigantesque recul du droit des femmes dans les cités à majorité musulmane (7) ?. Et quand une journaliste nous explique que le problème de la virginité imposée aux femmes n’est pas lié à l’islam PARCE QUE des non-musulmanes ont également subi cette mentalité, on est dans la situation risible où on nous expliquerait que l’holocauste n’est pas imputable au nazisme parce que les pogroms ont existé avant et après Hitler.
En outre, il est assez « tristement amusant » de voir que celles qui s’offusquent, à juste titre, d’une inégalité de 10 ou de 20% dans les salaires hommes / femmes, refusent dans le même temps de voir que l’islam maintient la femme dans un statut de marchandise pondeuse coupée de la société et ne lui laisse même pas la possibilité d’espérer AVOIR un jour un salaire émancipateur ! C’est un peu comme si nos principes s’arrêtaient à l’endroit précis où commence l’islam, alors même que c’est l’inverse qui devrait se produire : les religions devraient s’arrêter net là où commencent les principes fondateurs de la République. Les croyances, d’accord, mais certainement pas si elles empiètent sur les droits fondamentaux des citoyens.
Mais les Français sont de moins en moins dupes. Cette réalité de l’islam, ils la vivent quotidiennement. Non seulement prennent-ils connaissance chaque jour des attentats commis au nom d’Allah, mais dans leur quartier, dans l’école de leurs enfants où les repas sont désormais soumis à l’apartheid, quand ce ne sont pas les toilettes, dans le bus, au supermarché, dans la rue où ils croisent des formes noires quasiment tenues en laisse par leur mari, dans les entreprises où les revendications islamistes sont en pleine explosion, toutes les alarmes sont en train de se déclencher.
Les politiciens et les idiots utiles ont essayé d’en couper les fils, mais ces alarmes là sont celles de notre liberté, de notre humanisme, du droit des femmes à ne pas être une marchandise, du droit des enfants et des adultes à ne pas se laisser dicter ce qu’ils doivent penser et croire. Il y aura encore des Théo Van Gogh tués pour avoir parlé, il y aura encore des fatwas, des menaces de mort et des ambassades brulées, mais l’islam n’en sera plus dédouané. Il faudra bien un jour que le Coran passe devant le tribunal de l’humanité.
Jérémie Ménerlach
(1) « `A’icha (qu’Allah soit satisfait d’elle) a dit : Je demandai à l’Envoyé d’Allah (pbAsl) si les vierges doivent être consultées par leurs parents au sujet de leur mariage. « Oui », répondit le Prophète. – « Mais, répliquai-je, si l’on demande son consentement à la vierge, elle aura honte et gardera le silence. » – « Eh bien, reprit-il, son silence sera un consentement ». Sahîh Muslim 2544
(2) Le Prophète a dit : « La circoncision est une sunna pour les hommes et l’excision est un honneur pour les femmes ». Rapporté par Ahmad »
« L’excision des filles est permise, si cela est fait selon les préceptes religieux. Son intérêt est de réduire l’appétit sexuel de la femme. Il (salallahu ‘alayhi wa salam) a dit : « Enlève une partie (du clitoris) sans faire souffrir, car cela embellit le visage et comble le mari » 12]. Rapporté par Al-Hakim, At-Tabarani et d’autres. »
Selon Sami A. Aldeeb Abu Sahlieh, expert de loi islamique suisse d’origine palestinienne :
« La narration la plus fréquemment citée relate un débat entre Mahomet et Um Habibah (ou Um Atiyyah). Cette femme, connue pour pratiquer l’excision de femmes esclaves, était l’une des femmes qui avait émigré avec Mahomet. La voyant, Mahomet lui demanda si elle continuait de pratiquer sa profession. Elle répondit par l’affirmative et ajouta : « à moins que ce ne soit interdit et que tu ne m’ordonnes de cesser. » Mahomet répondit : « Oui, c’est autorisé. Viens plus près de moi, que je puisse t’instruire [à ce sujet] – si tu coupes, ne coupe pas trop, car cela donne plus de rayonnement au visage et c’est plus plaisant pour le mari. » »
(3) Sourate 5, verset 32 : 32. C’est pourquoi Nous avons prescrit pour les Enfants d’Israël que quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes. Et quiconque lui fait don de la vie, c’est comme s’il faisait don de la vie à tous les hommes. En effet Nos messagers sont venus à eux avec les preuves. Et puis voilà, qu’en dépit de cela, beaucoup d’entre eux se mettent à commettre des excès sur la terre. 33. La récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et Son messager, et qui s’efforcent de semer la corruption sur la terre, c’est qu’ils soient tués, ou crucifiés, ou que soient coupées leur main et leur jambe opposées, ou qu’ils soient expulsés du pays. Ce sera pour eux l’ignominie ici-bas; et dans l’au-delà, il y aura pour eux un énorme châtiment,
(4) Salam – la paix, Islam – la soumission. Ces deux mots ont une racine commune, mais leur mélange traduit la conception de « paix » du « prophète » : tu auras le droit de vivre si tu te soumets. Nos politiciens ne font pas autre chose aujourd’hui… céder toujours plus pour ménager la paix… on se rend compte que c’est une gigantesque illusion !
(5) Renaud et Axelle Red : Manhattan-Kaboul : « Ils t’enseignaient l’Islam des tyrans. Ceux-là ont-ils jamais lu le Coran ? ». Particulièrement ironique de la part de quelqu’un qui ne l’a manifestement pas lu, mais qui voulait arriver à dédouaner l’islam des crimes talibans. Dans la même veine, on pourrait également louer les bienfaits du tabac sur le système respiratoire et la santé publique, ou encore affirmer que les FARC sont de Gentils Organisateurs de vacances-nature longue durée.
(6) [http://news.bbc.co.uk/2/hi/uk_news/6309983.stm
: 36% of 16 to 24-year-olds believe if a Muslim converts to another religion they should be punished by death, compared with 19% of over-55s
(7) Sourate 4, verset 11 : « Voici ce qu’Allah a enjoint au sujet de vos enfants : au fils, une part équivalente à celle de deux filles. » ou bien sourate 4, verset 34 : Les hommes ont autorité sur les femmes, en vertu de la préférence qu’Allah leur a accordée sur elles, et à cause des dépenses qu’ils font pour assurer leur entretien. Les femmes vertueuses sont pieuses : elle préservent dans le secret ce qu’Allah préserve. Admonestez celles dont vous craignez l’infidélité ; reléguez-les dans des chambres à part et frappez-les. Mais ne leur cherchez plus querelle, si elles vous obéissent – Dieu est élevé et grand – »