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UDMF : 100 candidats en mission contre la France

UDMF : le grand retour ?

Les élections législatives le nouveau bal masqué de l’UDMF

Voici mon troisième article sur l’UDMF (Union des Démocrates Musulmans français). Je ne vais donc pas revenir sur l’organisation de ce parti communautariste qui compte aujourd’hui quelque 1 350 adhérents.

Pour lire ou relire ces deux premières parties, les lecteurs peuvent les consulter en suivant les liens ci-dessous :
UDMF : Un parti politique musulman qui veut se faire passer pour laïque ! (29 août 2017)
UDMF : un parti politique musulman qui se veut laïque et républicain ! (7 décembre 2019)

Depuis mon dernier article, deux événements majeurs se sont produits : la candidature avortée de Monsieur Nagib Azergui à l’élection présidentielle et l’annonce de la participation de l’UDMF aux élections législatives.

1/ Candidature à l’élection présidentielle :

Monsieur Nagib Azergui, président de l’UDMF, affirme régulièrement que son mouvement n’est pas un parti confessionnel et encore moins un parti communautariste. Mais au travers de toutes ses interventions, on ne peut que constater que l’Islam et les musulmans sont bien au centre de toutes ses préoccupations. Il tient en permanence un double langage et avance comme à son habitude masqué, utilisant chaque fois que possible la « taqîa », cette arme redoutable des musulmans. D’ailleurs le parti ne veut-il pas faire de la « lutte contre l’islamophobie et la xénophobie » sa priorité ? L’UDMF est d’autre part, régulièrement pointée du doigt comme étant une émanation des Frères musulmans.

Le loupMonsieur Nagib Azergui entend promouvoir le droit de vote pour les étrangers aux élections locales, le développement du halal pour créer de l’emploi, le déploiement de la finance islamique pour assainir l’économie. Il veut aussi revenir sur l’interdiction du port du voile à l’école. Il milite activement pour l’enseignement de la langue arabe et pour l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne… mais aussi pour la libération sans condition de la Palestine. Tout cela n’a rien à voir avec l’Islam bien sûr !

Monsieur Nagib Azergui qui affirme que « nous vivons, plutôt survivons dans une république malade qui sombre inexorablement dans un délabrement généralisé » a décidé de prendre ses responsabilités et de se présenter à l’élection présidentielle pour faire « face au dangereux virage identitaire qu’empruntent les politiques, des confins de la gauche jusqu’à l’extrémité de sa droite et à une République malade qui sombre inexorablement dans un délabrement généralisé ». Pour lui sa candidature est « la seule réponse possible à ce déferlement de haine est de porter haut la voix des opprimés, des Français musulmans et de tous les citoyens déçus par ce système politique corrompu ». Il parle bien sûr surtout des citoyens français de confession musulmane dont il veut « porter la voix »… les autres ne l’intéressent apparemment pas. Seul candidat à la présidentielle se réclamant d’un parti musulman, il a annoncé sa candidature le 17 novembre 2021 sur YouTube. La retranscription complète de cette annonce se trouve en fin d’article [1] . Dans cette vidéo, il affirme qu’il veut lutter contre le « génocide intellectuel qui en appelle sans réserve à la haine et qui est diffusé du matin au soir sur tous les JT ». Face à ce « génocide », il annonce « ne pas rester plus longtemps silencieux ». Il veut aussi s’opposer aux « pyromanes [qui] couvent le feu d’une nouvelle guerre de religion désignant un ennemi de l’intérieur sous les traits du musulman ».

Puis le 18 novembre 2021 Ouma.com annonce « Un candidat musulman en lice pour la présidentielle 2022 !». On peut lire sur ce site : « animé par des convictions inébranlables, Nagib Azergui est fermement déterminé à agir pour insuffler un souffle politique nouveau, pour défendre tous les citoyens désillusionnés, opprimés et appauvris, notamment les Français de confession musulmane, outrageusement livrés à la vindicte, et pour que les grands principes républicains, foulés aux pieds par Zemmour et consorts, l’emportent sur une islamo-diversion insidieuse et pernicieuse ».

La même déclaration est parue également le 21 novembre dans le journal algérien « L’expression ».

L'expression

Mais plus révélateur de sa triste personnalité et de sa duplicité est l’entretien qu’il a donné à la chaîne de télévision Aljazeera Mubasher le 21 décembre 2021. La retranscription complète se trouve en fin d’article [2]

Aljazeera Mubasher

D’emblée, il annonce que sa « candidature est devenue une nécessité à l’heure où l’ensemble des candidats à l’élection présidentielle ont décidé de s’attaquer principalement aux musulmans et aux immigrés ». Puis il accuse M. Éric Zemmour, d’avoir « pris pour cible exclusivement les Français musulmans et les a même invités à renoncer à l’Islam ». Ensuite, il s’en prend à Madame Valérie Pécresse « qui souhaite interdire le voile dans la rue, ce qui signifie que, par exemple, les femmes musulmanes du Proche-Orient souhaitant visiter la capitale ne pourraient plus le porter ». Et enfin à Monsieur Dupont-Aignan à qui il reproche de dire « que l’apprentissage de la langue arabe dans les écoles publiques est un premier pas vers le terrorisme ». Mais pas un mot sur Marine Le Pen. Il s’attaque donc directement à plusieurs millions d’électeurs et s’étonne ensuite du rejet de l’Islam !

Mais ce n’est pas tout, dans cet entretien il a voulu sensibiliser les chefs des États du Moyen-Orient sur l’horrible sort subi par les Français de confession musulmane, puis il leur a demandé d’exercer des pressions diplomatiques sur le gouvernement « pour faire changer la politique française à l’encontre des musulmans », et mettre ainsi un terme aux discriminations qui leur sont continuellement infligées en France. Voici un candidat à la présidence française qui aime tellement la France qu’il demande aux pays musulmans de s’ingérer dans les affaires de l’état français ! Selon lui cela se justifie, car en France « On insulte et violente des femmes seules dont l’unique crime est celui de se couvrir les cheveux, on agresse en bande organisée des personnes âgées et à mobilité réduite en raison de la visibilité de leur croyance, on profane, on brûle à visage couvert des mosquées, on détruit à la mitraillette des commerces musulmans à la nuit tombée, on frappe au ventre une femme enceinte, parce que voilée, jusqu’à lui faire perdre son bébé, on poignarde un père de famille sous les yeux apeurés de son épouse » [3] .

Pour un parti qui se veut ouvert à toutes les religions, Monsieur Nagib Azergui n’a même pas dit un seul mot sur les persécutions de millions de chrétiens dans des pays musulmans où ils sont attaqués, voire tués en raison de leur foi et leurs églises souvent brûlées. Combien de musulmans sont morts en France à « cause de leur religion » ? Quelles sont les libertés qui existeraient dans les pays musulmans, mais pas ici en France ?

Les musulmans vivent-ils si mal en France ? À titre d’exemple, prenons le Maroc qui compte aujourd’hui plus de 36 millions d’habitants, mais seulement 30 000 chrétiens (environ 20 000 catholiques et 10 000 protestants) alors qu’ils étaient plus de 500 000 en 1950… où sont-ils passés ? En 2010, 150 chrétiens, accusés de faire du prosélytisme, ont été expulsés du Maroc…
Le 12 mai 2022, au Nigeria, des musulmans ont tué par lapidation une étudiante chrétienne, puis brûlé son corps, après l’avoir accusée de blasphème contre le prophète Mahomet.

Qui risque le plus sa vie : un musulman en France ou bien un chrétien dans un pays musulman ? Il faut vraiment que Monsieur Nagib Azergui arrête de jouer les pleureuses et cesse d’accuser la France de tous les maux. Il est vrai que sans les musulmans la France ne serait pas ce qu’elle est !

« Seuls les musulmans défendent leurs croyances en brûlant des églises, en tuant des gens et en détruisant des ambassades. Cette façon de faire ne donnera aucun résultat. Les musulmans doivent se demander ce qu’ils peuvent faire pour l’humanité, avant d’exiger que l’humanité les respecte. » (Wafa Sultan)

Monsieur Nagib Azergui devait se douter que sa candidature à la présidentielle avait peu de chances d’aboutir. D’ailleurs, son programme était très orienté et plutôt flou. N’ayant obtenu que très peu de parrainage, il s’oriente maintenant vers les législatives.

2/ Législatives 2002 :

Législatives UDMF

« Osez l’UDMF, votez pour vos libertés et pour préserver votre dignité ! » tel est le slogan de l’UDMF sur Oumma.com. Pour lancer la campagne des législatives, Monsieur Nagib Azergui a de nouveau fait appel le 6 mai au site Oumma.com. Il est vrai qu’il s’adresse en priorité aux musulmans ! La liste de l’ensemble des candidats figure à la fin de l’article paru sur Oumma.com.

Sur la page de l’UDMF ne se trouvent que des critiques sur l’action politique de la France. Le parti annonce avoir investi une centaine de binômes de candidats aux élections législatives : « 100 femmes et 100 hommes de 24 à 70 ans, issus de la société civile et prêts à modifier durablement l’échiquier politique traditionnel et archaïque de notre pays ». Le choix de l’affiche, une femme voilée, montre clairement que le parti est ouvertement islamiste et qu’il entend faire du foulard son étendard.

Pour Nagib Azergui « cette affiche est le symbole de l’oppression envers les libertés des Français et particulièrement envers celles des citoyens de confession musulmane. Depuis la loi dite sur “le séparatisme”, entre les dissolutions arbitraires, l’ingérence de l’État dans le culte musulman et le bannissement du voile, les musulmans ont été particulièrement affectés dans leurs droits ».

Pour Romain Tardieu, référent UDMF du Var « le foulard reste le signe extérieur de la spiritualité, il indique la liberté vestimentaire et surtout le refus d’un monde matérialiste corrompu et corrupteur. Il est une véritable libération, un retour vers la profondeur de l’âme qui s’affranchit des pesanteurs du paraître. Le foulard est le signe d’une féminité digne, respectable et respectée, dès lors, effectivement, il peut se déchaîner ».

Sans surprise, c’est en Île-de-France avec 48 candidats, en Auvergne-Rhône-Alpes avec 16 candidats, dans la région Grand Est 8 candidats et en Bretagne 5 candidats que l’UDMF compte capter le vote communautaire. Jamais le mouvement, qui entend « endiguer les discriminations et inégalités qui touchent spécifiquement les citoyens de confession musulmane », n’avait investi autant de candidats. En comparaison, l’UDMF n’était présente que dans dix circonscriptions lors des dernières législatives.

Ces élections permettront peut-être au parti d’obtenir des sièges à l’Assemblée nationale mais il ne faut pas oublier qu’il est directement en concurrence avec LFI qui brigue aussi les voix des musulmans. Qui sera perdant dans cette affaire. En tout cas l’UDMF pourra toujours compter sur les subventions que la loi accorde à ceux qui ont au moins obtenu 1 % des voix dans un minimum de 50 circonscriptions…

Johan Zweitakter


 

[1] Candidature de Nagib AZERGUI à la présidentielle 2022 17 novembre 2021 sur Youtube.
« Citoyennes, citoyens, vous êtes de plus en plus nombreux à vous inquiéter de la situation inédite que traverse notre pays engendré de toutes pièces par des fondamentalistes de tous bords. Face à ce génocide intellectuel qui en appelle sans réserve à la haine est diffusé en continu du matin au soir sur tous les JT, nous ne pouvons plus rester plus longtemps silencieux. Alors que des pyromanes couvent le feu d’une nouvelle guerre de religion désignant un ennemi de l’intérieur sous les traits des musulmans j’ai décidé de prendre mes responsabilités en portant ma candidature à l’élection présidentielle. Le moment est venu, car l’instant est grave en effet après plus d’une décennie peu glorieuse de lepénisation des esprits, le coup de grâce à la république est aujourd’hui porté par la folie extrémiste d’un Zemmour et de ses adeptes. Ma candidature s’inscrit donc non seulement seulement dans un éveil des consciences, mais surtout dans une continuité citoyenne. J’en appelle donc solennellement à tout citoyen délaissé, mais désireux de retrouver une république dont les fondamentaux sont aujourd’hui quotidiennement bafoués, pire encore dénaturé par des extrémistes, à venir nous rejoindre. Nous ne pouvons plus continuer à regarder notre pays sombrer dans l’obscurantisme sans nous mobiliser pour défendre l’état de droit et à la république. Combien de dissolutions d’association au prétexte fallacieux devrons-nous encore subir. Combien d’entorses à la laïcité comme l’ingérence de l’état sur le culte musulman devrions-nous feindre de ne pas voir de peur d’être la prochaine cible de cette cabale qui ne dit pas son nom. Il est intolérable sous la 5e république que les citoyens soient ainsi dépossédés de leur liberté de leurs droits en raison de leur origine, de leur couleur de peau, de leur patronyme ou de leur croyance avérée ou supposée. À l’heure où notre pays traverse de nombreuses crises économiques, sociales, sanitaires, démocratiques, il est temps de mettre une fin à cette islamodiversion pour nous attaquer réellement aux réelles problématiques de l’ensemble du peuple de France. C’est donc dans cette dynamique que j’organise un tour de France citoyens pour aller vers vous, peuple de France aux mille et un visages, car là ou réside la servitude se développe et triomphe la vraie libération. Vive la république, vive les citoyens de France évidemment».

[2] Entretien de Nagib Azergui à la chaîne de télévision Aljazeera Mubasher le 21 décembre 2021.
[Présentatrice] « Nagib Azergui, a annoncé sa candidature. Il sera ainsi l’un des premiers candidats d’origine arabe à la présidence française. Voyons plus détail les raisons de sa candidature et son programme politique en direct de Paris. Bienvenue à vous Monsieur Nagib Azergui. Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à déclarer votre candidature à l’élection présidentielle, alors que vous connaissez parfaitement le contexte d’animosité envers l’islam et les musulmans en France, entretenu par certains acteurs reconnus et dont le président, lui-même, fait également partie ? » [Nagib Azergui] « Pour commencer, je voudrais vous remercier pour l’invitation de ce soir. En réalité ma candidature est devenue une nécessité à l’heure où l’ensemble des candidats à l’élection présidentielle ont décidé de s’attaquer principalement aux musulmans et aux immigrés. Cela est devenu, non pas un problème religieux, mais plutôt un enjeu politique en France. Vous avez par exemple Éric Zemmour, dont vous avez parlé à l’instant, qui a pris pour cible exclusivement les Français musulmans et les a même invités à renoncer à l’Islam. En parallèle, vous vous avez Valérie Pécresse qui souhaite interdire le voile dans la rue, ce qui signifie que, par exemple, les femmes musulmanes du Proche-Orient souhaitant visiter la capitale, ne pourraient plus le porter. Dans cette droite ligne, vous avez encore Monsieur Dupont-Aignan, qui explique que l’apprentissage de la langue arabe dans les écoles publiques est un premier pas vers le terrorisme. Enfin, et cela depuis un an, nous avons un gouvernement qui dissout tes associations musulmanes pour des raisons qui n’ont strictement rien à voir avec le terrorisme ou l’extrémisme. Il était donc de ma responsabilité de présenter ma candidature à cette élection présidentielle afin de porter enfin une voix différente et alternative, pour contrer ces discours de haine à l’encontre des citoyens musulmans. » [Présentatrice] « Monsieur Nagib, vous présidez un parti qui s’appelle l’Union des Démocrates Musulmans Français, et si on ajoute à cela que vous êtes musulman et d’origine arabe, en quoi cela a un impact sur votre candidature à la présidence française ? » [Nagib Azergui] « Malheureusement en France, l’histoire se répète souvent. Vous savez, il n’y a pas si longtemps, nos compatriotes de confession juive étaient considérés comme des ennemis de la France et aujourd’hui, nous voyons la même tragédie se répéter en désignant un nouvel ennemi de l’intérieur sous les traits du musulman. Dans un pays qui se targue d’être pourtant la patrie des droits de l’homme, de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, toutes ces valeurs sont aujourd’hui en totale contradiction avec tous ces discours de haine. Voilà pourquoi, ma candidature est d’abord un appel pour interpeller l’opinion publique française et internationale sur ces dérives. Je profite de votre invitation pour lancer un appel en direction des États, des nations et des populations qui nous regardent ce soir et particulièrement en direction du monde musulman et arabe. Vous pouvez agir depuis l’extérieur en faisant pression pour faire changer cette politique française à l’encontre des musulmans. En effet, il y a une semaine, Emmanuel Macron est revenu d’une tournée au Proche-Orient empochant des contrats juteux en armement de plusieurs dizaines de milliards d’euros. Vous pouvez nous soutenir en faisant pression sur un plan diplomatique hors de nos frontières et contre cette campagne de haine raciste et de discriminations dont sont victimes les musulmans en France. » [Présentatrice] « [Présentatrice] «  entre le discours sur les conditions de vie désastreuses des musulmans, et la force électorale qu’ils représentent, comment expliquez-vous cet acharnement contre eux de la part de la plupart des candidats à l’élection présidentielle ? » [Nagib Azergui] « Ce que nous sommes en train de vivre en France depuis plus d’une dizaine d’années est une stratégie orchestrée par les gouvernements qui se sont succédé et qui ont décidé de s’attaquer à la visibilité des musulmans pour ne pas avoir à se justifier sur leur incapacité à endiguer les différentes crises. Le gouvernement Macron est aujourd’hui confronté à une triple crise, à la fois économique, sociale avec les Gilets jaunes ou sanitaires avec le Covid. Il y répond en détournant l’attention des Français pour les orienter vers les musulmans accusés de tous les maux. C’est une stratégie qui consiste à fabriquer un bouc émissaire qui endossera, lui, la responsabilité de tous les problèmes. Le gouvernement s’attaque ainsi à une proie facile puisque les Français de confession musulmane ne sont pas suffisamment organisés ni représentés politiquement. De surcroît, c’est l’électorat qui vote le moins en France. Ils ont donc compris que pour gagner des voix et des sièges, cette stratégie de division était efficace. Voilà aussi pourquoi j’en appelle au rassemblement des citoyens de confession musulmane et à leur participation active à ce scrutin électoral décisif pour leur avenir, et celui de la France. Je les appelle à voter massivement pour ma candidature afin de faire entendre leurs voix. J’appelle également tous les Français qui ne veulent pas voir se répéter les pires chapitres de notre Histoire à entrer en résistance contre cette stratégie électoraliste. Tels sont mes principaux objectifs pour ma première campagne à l’élection présidentielle. [Présentatrice] « Merci, Monsieur Azergui pour votre intervention en direct d’AI Jazeera depuis Paris. »

[3] Lettre à la France de Nagib Azergui, fondateur de l’UDMF (16 juillet 2016).




Le voile, c’est comme l’iceberg : on voit la partie visible, mais pas la partie cachée !

Le voile, c’est comme l’iceberg : on voit la partie visible mais pas la partie cachée

L’Islam ressemble de plus en plus à un iceberg. Il en est la partie émergée, celle qui est visible au-dessus de la surface. Mais la partie immergée sous les eaux glacées et troubles s’étend bien au-delà du périmètre visible et présente d’énormes dangers. Cette partie est l’islamisme intransigeant qui se veut à la fois religion, état et société. Mais c’est aussi l’islam dans toute sa logique, dans toute sa rigueur. Le secret bien gardé vient donc de la partie cachée de l’iceberg, dont 90 % du volume se trouve sous la surface de l’eau.

Pendant que les politiciens, médias, artistes de tous genres, sportifs et associations favorables à l’Islam se déchirent sur le problème du voile et maintenant du burkini, l’Islam en profite pour avancer tranquillement et sûrement ses pions sur l’échiquier de la charia, sans être inquiété. L’Islam a le temps, il a tout le temps, il a toute l’éternité. Mais un jour la charia sera en place et il sera trop tard ! Le musulman a en lui la certitude d’avoir raison, de posséder la vérité. Chaque petite concession ou accommodement raisonnable d’un élu est un pas en avant vers la charia et vers un statut de « dhimmitude ».

Le voile et le burkini ne sont en fait que la partie émergée de l’iceberg politico-religieux islamique qui plonge ses racines à la fois dans l’expansion de l’intégrisme musulman à travers le monde, et dans nos sociétés occidentales totalement désarmées face à la question religieuse et à une immigration musulmane non maîtrisée. Derrière le voile intégral et le burkini, le vrai danger, c’est la partie immergée de l’iceberg.

Le voile et le burkini génèrent d’innombrables discussions et agitations sur les plateaux des télévisions, dans les journaux et sur Internet. Ils sont même à l’origine d’altercations et débats houleux dans les assemblées nationales depuis des décennies. Mais ils sont aussi l’arbre qui cache la forêt en permettant aux politiques de ne parler que des effets et de ne jamais aborder les causes… il faudrait parler d’Islam, du Coran, de la sîra et des hadiths… mais chut le sujet est trop tabou en France. D’ailleurs personne n’ose citer ces documents de peur des représailles que cette belle religion pourrait mettre en œuvre. Les citoyens pourraient découvrir que le mal est bien au cœur du Coran. Nos politiciens, journalistes et autres islamophiles préfèrent généralement ne pas savoir et faire comme les trois singes « ne pas voir, ne pas entendre, ne rien dire ». Le discours dominant est rassurant et voudrait que l’islamisme et le terrorisme ne touchent qu’une infime minorité des musulmans et que les autres vivent leur religion de façon paisible en bons citoyens. Nos politiques tentent de nous faire croire que sans l’Islam la France ne serait pas ce qu’elle est et qu’il est détestable, haïssable, nauséabond, raciste, homophobe, xénophobe, islamophobe, antirépublicain… que des Français « populistes » puissent critiquer les « valeurs universelles » de cette belle religion d’amour, de paix, de justice, d’indulgence, de miséricorde, de bonheur, de bonté, de pardon, de tolérance… Même dans ce contexte, il est à douter que les valeurs de l’islam soient de portée universaliste comme l’humanisme, la non-violence, la liberté de penser, le respect de la vie et l’amour de l’autre, respect de celui qui est différent, l’égalité entre les hommes et les femmes, le respect de l’enfant…. Qu’a réellement apporté l’islam à la France en termes de droits de l’homme et surtout de la femme, de liberté de conscience et d’expression, de philosophie, de progrès humains et sociaux, qu’a apporté l’islam à la médecine, à l’industrie, aux arts, à la science et à la connaissance ?

Il est grand temps d’ouvrir les yeux. Nos politiciens et journalistes sont souvent très mal informés sur les fondements religieux de la haine islamique de l’Occident et de ses valeurs libérales. Les autorités gouvernementales et les médias occidentaux sont terrifiés à l’idée de s’attaquer à ce problème, car ils ne veulent pas enfreindre les règles du politiquement correct. Il est vraiment temps qu’ils se réveillent et apprennent sur l’Islam tout ce qu’il faut afin de ne plus être dupé et aveuglé par l’idée d’une religion d’amour, de paix et de tolérance. La principale faiblesse des Occidentaux réside dans leur vieillissement démographique et dans leur ramollissement mental, leur passivité, leur crainte de se défendre, un syndrome qui avait frappé les Romains à partir du IIe siècle. Leur civilisation s’est ensuite effondrée. L’islam s’est souvent imposé par la force et ne cède en général qu’à la force. C’est un fait : historiquement l’islam s’est souvent étendu par la contrainte et la violence. D’ailleurs, l’islam ne divise-t-il pas le monde en deux : la demeure de l’islam (dar al-Islam) et celle de la guerre (dar al-harb) ?

Le Titanic européen, qui renie l’existence même de l’iceberg islamique, risque fort de sombrer dans les eaux noires de l’histoire. La survie de notre civilisation pourrait fort bien dépendre du réveil des peuples du monde occidental mais « il ne faut pas compter sur ceux qui ont créé les problèmes pour les résoudre (Albert Einstein) ».

Johan Zweitakter

L'iceberg de l'Islam




GCO-A355 : une arnaque strasbourgeoise qui a réussi !

GCO-A355

Le contournement de la ville de Strasbourg par une voie rapide est un problème qui occupe l’esprit des Strasbourgeois depuis plus de quarante ans ! Les premières mentions du Grand contournement Ouest (GCO) remontent aux années 70, et la réalisation du projet est depuis jalonnée de débats, études, et remises en cause… Ceux qui souhaitent connaître tous les aléas de ce projet peuvent consulter les pages Internet suivantes : France Bleu ou GCO non merci.

Après de très longues et certainement coûteuses procédures, cette autoroute qui aura tant fait couler d’encre est enfin ouverte. Le « Grand Contournement Ouest » (A355) de Strasbourg, long de 24 kilomètres, a été inauguré en grande pompe le samedi 11 décembre matin, en présence de Jean Castex et de nombreux élus alsaciens, mais pas de Jeanne Barseghian et Pia Imbs, respectivement maire (EELV) de Strasbourg et présidente de l’Eurométropole de Strasbourg, qui n’ont même pas souhaité se faire représenter car elles ont toujours été opposées à ce projet. Le Premier ministre a indiqué que le GCO sera ouvert à la circulation le 17 décembre 2021. Pour plus d’information sur le GCO, lire le dossier de presse (juin 2019).

TarifLes Bas-Rhinois avaient mis beaucoup d’espoir dans ce contournement et espéraient enfin voir le trafic de transit baisser sur l’A35 et résoudre le problème récurant des bouchons sans fin. Ils espéraient un contournement sans péage ou alors un péage modeste. Mais quelle ne fut pas leur surprise lorsque les tarifs définitifs de l’A355 ont été publiés au Journal officiel le dimanche 5 décembre. Les réactions ont été entre surprise et colère. Ils se sentent trahis par des élus qui s’intéressent plus aux marchés financiers qu’à leurs administrés. Les tarifs très élevés de cette autoroute ont beaucoup de mal à passer, notamment auprès des riverains. En effet, le GCO est la deuxième autoroute la plus chère de France avec 5 € le trajet complet soit 20,83 centimes du kilomètre. L’Alsace ne comptait jusqu’à ce jour aucun péage, sauf un petit tronçon de l’A4 qu’il est très facile d’éviter.

Ce nouveau péage pourrait concerner 70 000 navetteurs qui se rendent tous les jours à Strasbourg dans le cadre de leurs déplacements domicile-travail. Même si Vinci proposera des formules d’abonnement pouvant aller jusqu’à 30 % de réduction pour les véhicules légers  (selon le nombre de trajets réalisés mensuellement), ce péage représente un nouveau coup de couteau dans le pouvoir d’achat des ménages ! Comme d’habitude, ce seront surtout ceux qui travaillent qui seront fortement impactés, car ils seront obligés d’utiliser l’autoroute en heure de pointe. À titre d’exemple : pour quelqu’un qui fait l’ensemble du parcours en heure de pointe, cela représentera par année un surcoût de 1470 euros (210 jours travaillés à 10 euros pour l’aller-retour avec 30 % de réduction).

Signalétique

Mais ce qui est encore plus déplorable, c’est que pour rentabiliser ce racket, une signalétique incomplète a été mise en place pour orienter les automobilistes, à leur insu, vers l’A355 et donc vers l’un des péages les plus chers de France tout en les obligeant à faire un détour d’environ 18 km, ce qui n’est pas très écologique, il faut l’avouer. Les touristes désirant se rendre à Strasbourg en sont les premières victimes. En effet, le nouveau panneau installé sur l’A4 pour les usagers en provenance du nord n’indique que la commune de Schiltigheim (Illkirch si on vient du sud), alors qu’il est possible de gagner directement Strasbourg par cette voie en moins de dix minutes. Qui sont les responsables de cette arnaque ? La maire écologiste de Strasbourg qui veut ainsi réduire le nombre de véhicules se rendant à Strasbourg pour réduire la pollution ou Vinci qui veut se remplir plus rapidement les poches avec la complicité de l’État ? Le concessionnaire espère réaliser en 15 ans un milliard d’euros de chiffre d’affaires (source DNA). La polémique sur les panneaux n’indiquant plus Strasbourg enfle et plus de 6 500 personnes ont déjà signé la pétition (mise en ligne le 27 décembre) pour que soit remis « Strasbourg-nord » et « Strasbourg-sud » sur les panneaux.

Maintenant qu’il est possible de se rendre à Strasbourg par le GCO tant décrié par les écologistes, il n’est pas du tout exclu qu’ils envisagent par la suite de limiter l’accès à l’ancienne autoroute afin de la transformer en boulevard urbain entouré de parcs. L’A35 (maintenant M35) est depuis le 1er janvier 2021 propriété de l’Eurométropole. Des études ont déjà été réalisées dans ce sens. D’ailleurs, depuis l’ouverture du contournement, une partie de l’autoroute M35 (anciennement A35) est passée de 90 à 70 km/h pendant les heures de pointe (6 à 10 h et de 16 h à 19 h). De quoi décourager encore un peu plus les automobilistes et à les encourager à prendre la A355 pour se rendre à Strasbourg contre monnaie sonnante et trébuchante.

Quant aux camions, ils devront supporter un tarif kilométrique autour de 50 centimes d’euros (30 % de plus qu’une autre autoroute). De plus, ils devront faire face à une vente forcée, car ils n’auront plus d’autre solution que d’emprunter le contournement et s’acquitter d’un généreux péage ou s’ils empruntent l’ancien itinéraire, malgré l’interdiction, d’avoir à régler une amende conséquente [1] (sauf desserte locale). Vinci compte certainement sur les poids lourds pour rentabiliser ses investissements et satisfaire ses actionnaires. Ces tarifs sont potentiellement incitatifs… à chercher à éviter l’A355.

Les promoteurs du GCO avaient mis en avant que l’A355 allait proposer un gain de temps conséquent aux usagers qui emprunteront cette nouvelle infrastructure et fiabiliser ainsi leur temps de parcours. Mais comme toujours les plus belles promesses n’engagent que ceux qui les écoutent. Dès son ouverture les premiers bouchons sont apparus… et en plus maintenant il faut payer !

Johan Zweitakter


[1] L’amende est de classe 4 (135 €) avec immobilisation possible du véhicule. Son montant est également en cours de discussion à l’Assemblée Nationale pour le porter à 750 €.




C’est en Alsace que la vie est la plus belle pour les musulmans de France

Strasbourg, ville « muslim-friendly »

Heureux comme Allah en Alsace.

L’Alsace est-elle vraiment un paradis pour les musulmans ?

En 2006 la population originaire de pays à tradition musulmane était estimée entre 80 et 100 000 personnes, soit 4 % de la population totale. Plus de la moitié est issue de pays du Maghreb, 30 % de Turquie et 10 % d’Afrique subsaharienne et du Moyen-Orient. En 2012, Saïd Aalla, président de la Grande mosquée de Strasbourg, annonce 140 000 à 160 000 fidèles (dont 40 000 à 60 000 dans l’agglomération de Strasbourg). La répartition par origine n’a pas changé. Selon le conseil régional du culte musulman d’Alsace (CRCM), il y a aujourd’hui entre 150 000 et 200 000 musulmans qui fréquentent les 120 lieux de culte recensés en Alsace. Les musulmans arabes, turcs et africains représenteraient 10 % de la population alsacienne. Il est aussi à noter que 55 % des étrangers vivent en dehors des grandes villes. Rien que ces chiffres montrent que les musulmans se sentent bien en Alsace… en quinze années leur nombre a pratiquement doublé ! L’immigration, en progression constante dans les grandes villes alsaciennes, atteint presque le niveau des banlieues parisiennes de Seine-Saint-Denis [1] .

Statistiques

« Aux croyants et aux croyantes, Allah a promis des Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, pour qu’ils y demeurent éternellement, et des demeures excellentes… » [coran 9,72]. L’Alsace ne serait-elle pas ce paradis promis par Allah aux musulmans… mais sur terre.
Louis XIV n’avait-il pas dit : « Quel beau jardin !  » en découvrant l’Alsace, il répétait alors les mots de César qui devant l’opulence du terroir aurait dit : « Optimus totius Galliae », le meilleur de toute la Gaule.

Les musulmans se sentent-ils mieux en Alsace qu’ailleurs en France ? C’est fort probable, car en Alsace, mais aussi en Moselle, subsiste le Concordat [2] qui est utilisé par certains musulmans comme un véritable cheval de Troie et ceci avec l’aide d’une partie de nos élus et islamos-collabos toujours prêts à satisfaire d’éventuels électeurs. Avec le vote des musulmans, il est possible d’infléchir la balance et toutes les promesses sont bonnes à faire, même celles qui sont nuisibles pour l’avenir de l’Alsace et de la France.

Quant aux musulmans, ils sont prêts à signer n’importe quel texte spécifiant qu’ils respecteront la laïcité, les valeurs de la république, la démocratie…, le problème est qu’ils ne perdent pas de vue leur objectif principal qui est la déstabilisation de la démocratie en vue d’instaurer un régime islamique et de rétablir la charia. Quand on a affaire à des musulmans, ce qui compte n’est pas ce qu’ils disent, mais leurs intentions réelles. Certains imams réclament aujourd’hui le bénéfice des privilèges concordataires.

Le concordat, véritable cheval de Troie !

cheval de Troie

Le concordat de 1801 conclu entre Pie VII et Bonaparte restera en vigueur jusqu’en 1905, date à laquelle il n’est plus reconnu par la France après le vote de la loi de séparation des Églises et de l’État, sauf en Alsace et en Moselle qui en 1905 étaient alors rattachées à l’Empire allemand. Ce concordat ne concerne que les quatre cultes installés en 1801 : catholique, protestant luthérien, réformé, israélite. L’islam n’y est pas intégré, preuve qu’il n’était pas présent à l’époque ou alors de façon très marginale. Les musulmans veulent prétendre le contraire, mais l’histoire ne leur donne pas raison.

Outre la rémunération des ministres des Cultes par l’État [3] , c’est-à-dire les prêtres, les évêques, les pasteurs et les rabbins, le Concordat permet aussi l’enseignement religieux à l’école ou des cursus de théologie protestant et catholique aux universités de Metz et Strasbourg. Ce n’est pas tout : la loi du vicomte de Falloux, qui date de 1850, s’applique encore en Alsace-Moselle. L’enseignement religieux reste obligatoire à l’école publique et les familles des écoliers qui souhaitent y déroger doivent obtenir une dispense. Chaque élève se trouve ainsi fiché selon son appartenance religieuse, sans que cela ne choque aucun bien-pensant. La CNIL a validé ce fichage en 1995.

Si le culte musulman n’est pas reconnu par le régime concordataire, il jouit malgré tout de nombreux avantages dont il ne pourrait bénéficier dans le reste de la France où est appliquée la loi de 1905. Mais les élus savent aussi la contourner en transformant le cultuel en culturel comme le sait si bien faire Madame Hidalgo [4] . C’est donc par ce régime d’exception qu’une mosquée, ou n’importe quel autre bâtiment religieux en Alsace et Moselle peuvent se faire financer. Pour cela, les musulmans peuvent s’organiser en association de droit local alsacien-mosellan et recevoir des subventions, puisque le financement des cultes est autorisé.

C’est ainsi que les municipalités usent du droit local des cultes alsacien-mosellan pour intégrer les cultes non concordataires. La « jurisprudence strasbourgeoise » — édictée en 1999 sous Catherine Trautmann qui avait d’ailleurs proposé qu’on élargisse à l’islam le statut concordataire dans un soi-disant « souci d’égalité » — permet de financer des lieux de culte à hauteur de 10 % de leur coût par la mairie. Les mairies peuvent aussi faciliter l’obtention de terrains via des baux emphytéotiques (bail immobilier de très longue durée), modifier le plan local d’urbanisme pour permettre les activités cultuelles… et mettre en place des menus hallal dans les cantines scolaires. À Strasbourg 25 % des élèves prennent des menus hallal… mais les autres élèves doivent se soumettre aux contraintes du hallal [5] . Tout cela n’est possible que grâce au concordat !

C’est pour cette raison que les musulmans, mais aussi les islamophiles de tous bords, souhaitent que le Concordat puisse s’appliquer dans toute la France. Par exemple, Jacques Fernique (EELV) sénateur du Bas-Rhin veut aussi élargir le Concordat à l’islam… au nom « du principe d’égalité entre les cultes ». M. François Grosdidier avait même déposé le 29 juin 2006 un projet de loi visant à intégrer le culte musulman dans le droit concordataire d’Alsace et de Moselle.

Vraiment la vie est plus belle pour les musulmans en Alsace que dans le reste de la France

Pour s’en rendre compte, il suffit de regarder les sommes gigantesques investies, sans contreparties, par l’État et les collectivités locales dans la construction de lieux de culte. L’exemple de la grande mosquée de Strasbourg est édifiant.

« Quiconque construit une mosquée en souhaitant l’agrément d’Allah, il lui en sera construit l’équivalent au Paradis » [rapporté par Boukhari]

Le coût initial de cette « mosquée-cathédrale » au toit de cuivre, qui est l’une des plus grandes de France, était de 8 700 000 euros, mais le coût final se monte à un plus de 10 millions d’euros ce qui a entraîné mécaniquement un coût supplémentaire pour les collectivités. Elle a été inaugurée le 27 septembre 2012 en présence de nombreuses autorités locales, nationales, européennes et étrangères [6] .

Grande mosquée de Strasbourg

Financement mosquéeLe dossier de presse de la mosquée de Strasbourg, paru en 2012, donne des indications précises sur le financement :
– Dons des fidèles : 2 490 000 €
– Subventions des collectivités territoriales 2 229 400 € : dont la ville de Strasbourg : 858 400 € ; Conseil Régional : 685 500 € ; Conseil Général : 685 500 €.
– Subventions étrangères : 5 334 000 € dont Maroc : 3 934 000 € ; Arabie saoudite : 900 000 € ; Koweït : 500 000 €.

Mais si on tient compte également du fait que le Code général des impôts aux associations cultuelles d’obtenir des avantages fiscaux comme la déductibilité des dons des personnes physiques ou morales (ce qui revient à faire cofinancer le « denier du culte » par l’État à hauteur de 60 % à 66 %), l’exonération de la taxe foncière pour les édifices du culte, le bail emphytéotique administratif (le loyer peut être « modique », selon la jurisprudence du Conseil d’État, ce qui revient à subventionner partiellement la construction). L’édifice est construit sur un terrain de plus de 10 000 m² attribué par la ville au titre d’un bail emphytéotique. Les collectivités ont donc versé des subventions beaucoup plus importantes !

La mairie de Strasbourg a failli récidiver dans ce domaine en voulant accorder une subvention pharaonique, à hauteur de 2,5 millions, à une association ouvertement islamiste, Millî Görüş, pour l’aider à construire la plus grande mosquée d’Europe dont le coût est estimé à plus de 32 millions d’euros. Cette mosquée sera construite dans une architecture ottomane et surmontée de deux minarets qui culmineront à 40 mètres de hauteur. En 2012, lors de l’inauguration de la grande mosquée, M. Ries, maire de Strasbourg, avait déclaré publiquement vouloir rendre l’islam plus visible à Strasbourg en autorisant la construction d’un minaret sur la nouvelle mosquée. Maintenant il y en a deux ! Les bâtiments annexes (3 000 m²) seront dotés d’une architecture alsacienne avec des maisons à colombages typiques de la région… taqiya quand tu nous tiens ! Mais pour une fois la polémique alimentée par les médias a fait réagir jusqu’au haut sommet de l’État poussant même Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, à saisir la justice pour empêcher l’attribution de cette subvention, pourtant habituelle pour ce type de projet dans la capitale alsacienne. Les autres collectivités territoriales se sont rapidement désolidarisées.

La mairie de Strasbourg a failli récidiver dans ce domaine en voulant accorder une subvention pharaonique, à hauteur de 2,5 millions, à une association ouvertement islamiste, Millî Görüş, pour l’aider à construire la plus grande mosquée d’Europe dont le coût est estimé à plus de 32 millions d’euros. Cette mosquée sera construite dans une architecture ottomane et surmontée de deux minarets qui culmineront à 40 mètres de hauteur. En 2012, lors de l’inauguration de la grande mosquée, M. Ries, maire de Strasbourg, avait déclaré publiquement vouloir rendre l’islam plus visible à Strasbourg en autorisant la construction d’un minaret sur la nouvelle mosquée. Maintenant il y en a deux ! Les bâtiments annexes (3 000 m²) seront dotés d’une architecture alsacienne avec des maisons à colombages typiques de la région… taqiya quand tu nous tiens ! Mais pour une fois la polémique alimentée par les médias a fait réagir jusqu’au haut sommet de l’État poussant même Gérald Darmanin, ministre de l’Intérieur, à saisir la justice pour empêcher l’attribution de cette subvention, pourtant habituelle pour ce type de projet dans la capitale alsacienne. Les autres collectivités territoriales se sont rapidement désolidarisées.

D’autres mosquées de quartier ont vu les jours ces dernières années : la mosquée de Hautepierre, la mosquée de la Robertsau et la mosquée de Neuhof. D’autres projets en cours vont être subventionnés par la Ville. En plus des mosquées, un des objectifs des musulmans est d’ériger à Strasbourg un complexe scolaire comprenant à la fois une structure d’enseignement de la maternelle jusqu’à l’enseignement supérieur, avec un internat, un centre culturel et d’exposition, une bibliothèque, une salle multifonctionnelle, un restaurant pour les élèves et ouvert aux habitants du quartier et un espace de boutiques et d’artisanat, et une salle de prière.
L’université de Strasbourg est la première en France à avoir proposé en 2009 un Master en Finance islamique. D’autres formations en rapport avec l’islamologie et le dialogue interreligieux sont dispensées par cette université.
En outre, le projet de créer une chaire de théologie musulmane dans le cadre de l’Université Marc-Bloch de Strasbourg, est porté non seulement par des enseignants musulmans, mais aussi par des universitaires non musulmans.

Complexe scolaire

La loi française interdit les cimetières séparés et n’autorise que les carrés confessionnels à l’intérieur des cimetières communaux sauf…. à Strasbourg où les musulmans disposent depuis 2012 de leur propre cimetière entièrement géré par la collectivité, et ce grâce au droit local en vigueur en Alsace-Moselle.

Depuis 2008, la Ville de Strasbourg a ainsi accordé 22 millions d’euros de subvention aux différents cultes.

Certains élus à la recherche de voix pour assurer leur réélection, ne se gênent nullement d’accorder des facilités au nom de la laïcité, en contradiction avec les lois de la république. Les deniers publics ne cessent d’alimenter les écoles confessionnelles et les lieux de cultes. Les pouvoirs publics participent au développement du communautarisme musulman qui malheureusement est déjà bien installé dans certaines de nos villes qui ressemblent de plus en plus aux villes de « Dar al-Islam ». L’Islam est la seule religion dont l’État assure en toute connaissance de cause l’expansion sur son propre territoire.

Il est vraiment temps d’abroger le Concordat d’Alsace-Moselle !

Le Concordat n’a rien à voir avec le droit local (issu du droit allemand) [7] , il serait donc possible de l’abroger sans problème. Il est à noter que les dispositions concordataires ont déjà été modifiées sur plusieurs points, notamment le délit de blasphème abrogé seulement en 2017. Cela démontre que l’argument d’une tradition immuable ne tient pas.

D’ailleurs un sondage récent de l’IFOP (avril 2021) montre que 78 % de l’ensemble de la population est favorable à l’abrogation, ainsi que 52 % de celle de l’Alsace-Moselle. À Strasbourg même, 60 % des sondés sont aussi favorables à cette abrogation. Cette enquête vient briser les idées reçues véhiculées sur le sujet depuis des années, infirmant ainsi les propos d’une personnalité comme Roland Ries qui, il y a quelques années, affirmait appartenir « à la très grande majorité des Alsaciens et Mosellans, d’obédiences religieuses diverses, laïques ou même athées, qui soutiennent le régime concordataire ».

Sur un plan de justice fiscale, il apparaît dans ce sondage que 83 % des Français ne trouvent « pas normal » que le financement du Concordat soit pris en charge par l’ensemble des contribuables français. En effet, c’est avec leurs impôts que sont payés les ministres du Culte en Alsace et en Moselle à hauteur de 55 millions d’euros. Si la laïcité est un pilier de la République, il faudra leur expliquer pourquoi elle ne peut pas s’appliquer sur tout le territoire national.

L’afflux massif de musulmans en Alsace, tout comme l’afflux massif de n’importe quels étrangers au sein d’une population donnée est une atteinte à la qualité de vie des autochtones et conduit tout simplement au communautarisme.

L’immigration aujourd’hui est d’une importance telle qu’elle peut tout simplement déstabiliser tout un pays.Certains pays l’ont bien compris et s’en serve à dessein.Alors aux démocraties de ne pas avoir la main qui tremble : à l’État de fixer des quotas et aux régions de décider qui et combien ils peuvent accueillir. Un étranger qui vient s’installer en France n’est pas un touriste qui se déplace où et quand il veut et fait ce qu’il veut ; il a des droits, des devoirs et des comptes à rendre. Le but étant qu’il s’intègre au plus vite et si tel n’est pas son objectif il doit repartir.

L’abrogation du régime concordataire est fortement souhaitable. Ce qui a manqué jusqu’à présent, c’est du courage politique. Sa suppression privera d’argument les anti-laïques qui réclament l’extension du système concordataire à d’autres religions ou d’autres territoires.

Johan Zweitakter


[1] Voir le site France Stratégie qui donne des chiffres précis et impressionnants sur l’immigration en France et son évolution de 1968 à 2015.
[2] Un concordat est un traité de droit international par lequel le Saint-Siège, d’une part, et un État souverain, d’autre part, règlent l’ensemble des questions concernant les institutions et les activités de l’Église catholique sur un territoire donné.
[3] Les curés, les rabbins et les pasteurs reçoivent tous un salaire compris entre 1 621 et 2 624 euros net en fonction de l’ancienneté. L’évêque d’Alsace est rémunéré 4 171 euros par mois après 4 ans en poste.
[4] Déclaration de la maire de Paris, Anne Hidalgo : « Le ramadan est une fête qui fait partie du patrimoine culturel français. Le célébrer fait partie du partage et ne contrecarre pas la laïcité ».
[5] Les jours où le menu comportera un service de poisson ou d’œuf, il ne sera pas servi de repas hallal. Pour cette raison il est demandé que l’usage de vin pour la cuisson du poisson soit proscrit, ces mêmes jours il ne sera pas servi d’entrée comportant de la charcuterie. (Cahier des Clauses techniques particulières — 32 pages)
[6] Inauguration de la grande mosquée : Said Alla, Président de la Grande Mosquée ; Abdellah Boussouf, Secrétaire d’État au Conseil de la Communauté marocaine à l’étranger ; René Gutman, Grand Rabbin de Strasbourg et du Bas-Rhin ; Mgr Jean-Pierre Grallet, archevêque de Strasbourg ; Jean-François Collange, président de l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine ; Mohammed Moussaoui, Président du Conseil français du Culte musulman (CFCM) ; Philippe Richert, président du Conseil Régional ; Guy-Dominique Kennel, président du Conseil Général ; Roland Ries, maire de Strasbourg ; Ahmed Taoufiq, ministre marocain des Habous et des Affaires islamiques ; Catherine Trautmann ; Manuel Valls, ministre de l’Intérieur.
[7] Il touche principalement la réglementation professionnelle de l’artisanat et de l’apprentissage, le notariat et le livre foncier, la législation en matière de remboursement des dépenses de santé, l’organisation de la justice et des tribunaux, les procédures de faillite civile, les jours fériés spécifiques, le droit de la chasse, les établissements de crédit, l’aide sociale aux démunis et le droit des associations. (Wikipédia)




Le saviez-vous ? Le Premier ministre vietnamien était en France début novembre

Le Premier ministre vietnamien Pham Minh Chinh était en visite officielle en France du 3 au 5 novembre 2021.

Pourquoi le gouvernement a-t-il fait le black-out sur cette visite ?

Le Premier ministre vietnamien Pham Minh Chinh était en visite officielle en France du 3 au 5 novembre 2021 sur l’invitation de son homologue Jean Castex. Il est fort probable que vous n’en avez pas entendu parler, car il était impossible de le savoir ! La presse française n’a pratiquement pas écrit une ligne sur cette visite. Pas une information n’a filtré sur les chaînes de télévision et de radios. Même pas une ligne dans les journaux indépendants, sauf Causeur.fr. Quelques titres spécialisés ont rédigé des articles sur les accords de coopération et contrats signés lors de cette visite… mais rien sur son déroulement.

Pour voir des photos de cette visite, il faut se rendre sur les sites vietnamiens !

En revanche, il en était tout autrement lors de la visite du Premier ministre indien Narandra Modi en 2015 sous la présidence de M. Hollande. Depuis trois ans un contrat est en négociation entre les deux pays, portant sur la vente de 126 avions de combat du groupe Dassault Aviation, dont 108 seraient fabriqués sur des chaînes de montage indiennes selon un transfert de technologie inédit. Un jackpot pour la France. Le Premier ministre a été même convié à un dîner d’État franco-indien.

Rien de tout cela pour le Premier ministre vietnamien ! Monsieur Pham Minh Chinh n’était pas venu en France pour passer de tels contrats mirifiques. Sa visite officielle en France avait surtout pour but de renforcer les liens entre le Vietnam et la France qui est d’ailleurs l’un des premiers partenaires commerciaux du Vietnam dans l’UE.

Après son arrivée, le chef du gouvernement vietnamien est allé déposer une gerbe de fleurs devant le buste du Président Hô Chi Minh au parc Montreau et a visité l’espace Hô Chi Minh à Montreuil. Ce buste offert par le musée d’Hanoï est l’unique sculpture de cette personnalité en France.

Entrevue avec le président Emmanuel MacronPuis durant son séjour en France, le Premier ministre Pham Minh Chinh s’est entretenu avec le Premier ministre Jean Castex. Il a ensuite eu une entrevue avec le Président Emmanuel Macron (aucune photo officielle sur le site de l’Élysée). Par la suite, il a également rencontré le président du Sénat Gérard Larcher, le président de l’Assemblée nationale Richard Ferrand, la directrice générale de l’UNESCO Audrey Azoulay, la directrice générale du programme Covax Aurélia Nguyên et la secrétaire générale de la francophonie, Louise Mushikiwabo. Il s’est aussi rendu à l’Institut Pasteur de Paris qui entretient de très bons liens avec le Vietnam.

Il a participé au Forum d’affaires Vietnam-France et a assisté à la cérémonie de signature de 29 accords de coopération entre des ministères, secteurs, organisations et entreprises du Vietnam et des partenaires de France et de certains pays européens. Il a donc été parfaitement visible dans l’espace politique et médiatique.

Signature des accords de coopération.

Pourquoi un tel silence dans l’ensemble des médias et des politiques ? C’est peut-être parce que les Vietnamiens ne posent pas de problème en France et qu’ils n’ont jamais eu d’exigences de repentance. Il est vrai que les Vietnamiens ont battu l’armée française, ce qui leur donne de l’assurance et leur évite de mariner dans la rancœur pour finalement revendiquer des excuses et des réparations comme le font régulièrement les Algériens qui, eux, n’ont pas vaincu militairement la France. C’est à l’Algérie de prendre ses affaires en main et de cesser enfin d’accuser éternellement la France de tous ses problèmes actuels.

Les populations qui ont fui le Cambodge ou le Vietnam sont venues en tant que réfugiées et se sont installées en France dans les années 1950-60. La situation catastrophique dans leurs pays leur a coupé toute possibilité de retour, ils ont donc fait leur vie en France.
Les immigrés vietnamiens sont restés invisibles en France. Invisibles pour la plupart des services sociaux parce que peu demandeurs d’aide sociale. Invisibles pour l’homme de la rue, parce que généralement perçus comme « des gens discrets », « sans histoires ». Invisibles parce que « assimilés ».

Ceux qui se sont établis en France, non seulement s’intègrent parfaitement, mais encore s’assimilent et parviennent à utiliser sans problème l’ascenseur social. Cette communauté s’approprie les valeurs de notre République, par l’école, par le travail. Le taux de chômage, autre indicateur de l’intégration, semble peu concerner cette population. Leurs enfants ont souvent de meilleurs résultats à l’école que les jeunes Français d’origine. Pour ne pas stigmatiser les descendants d’immigrés subsahariens et turcs… je ne vais pas en parler… mais il suffit de regarder le classement PISA [1] .

Ils ne se victimisent pas en permanence et n’exigent pas que la France s’adapte à leur culture. Pas de demande spécifique dans les cantines scolaires, dans les entreprises ou dans les piscines. Personne n’a encore été égorgé par l’un d’entre eux au cri de « Bouddha est le plus grand »… je laisse aux lecteurs le soin de compléter la liste des demandes faites régulièrement par les adeptes de la religion de paix, d’amour et de tolérance…

La France a connu plusieurs vagues d’immigrations européennes (polonaise, portugaise, espagnole, italienne…), juive, asiatique. Toutes ont connu la réussite économique, se sont intégrées sans problème et ont peu à peu fusionné avec la société d’accueil sans avoir recours durablement aux aides de l’État. Les enfants des immigrés non musulmans parlent parfaitement le français après une ou deux générations, mais c’est malheureusement loin d’être le cas pour une partie des musulmans qui refuseront toujours toute assimilation ou intégration. Peut-être tout simplement parce que leur religion l’interdit ! Mon sentiment est que les jeunes Vietnamiens se sentent français à part entière, alors que certains musulmans fantasment toujours après leur « bled » où tout est plus merveilleux qu’en France… mais où ils ne veulent surtout pas rester.

Les Vietnamiens considèrent qu’ils ont une dette envers le peuple français, envers la France qui les a accueillis, qui leur a donné la chance de s’y installer, d’y travailler et d’y vivre dignement.

Johan Zweitakter


[1] Pisa 2018 : les pays asiatiques occupent les premières places du tête du classement. La France est classée 23eme sur 79 pays évalués. Turquie : 40eme – Émirats arabes unis : 46eme – Jordanie : 55eme – Qatar : 60eme – Albanie : 61eme – Bosnie-Herzégovine : 62eme – Arabie Saoudite : 65eme – Maroc : 73eme – Liban : 74eme – Kosovo : 75eme. Lors du PISA précédent l’Algérie était classée 70eme.

Pour plus d’information sur PISA, vous pouvez lire ou relire mon article : Et si les mauvais résultats scolaires de la France étaient dus à son islamisation ?




Souvenirs de vacances dans le Bade-Wurtemberg: l’invasion muzz

Le Land préféré des gourmets et des épicuriens a de quoi séduire grâce à la conjugaison de ses paysages variés, de ses richesses culturelles, de sa gastronomie, de ses vins et de ses bières.

On se régale chez les étoilés, qui subliment avec simplicité la gastronomie allemande tout comme dans une simple ferme-auberge avec le fameux jambon fumé, ou encore en dessert, la délicieuse Forêt Noire, cette génoise gourmande fourrée de cerises à l’eau-de-vie et de crème fraîche.

« Der Schwarzwald » « La Forêt Noire », est bien connue des amoureux de la nature et prisée des randonneurs, baigneurs, kayakistes, vététistes, parapentistes et autres amateurs de sensations fortes et tient aussi une grande place dans le cœur des fins gourmets.

Mais voilà que cette région doit subir une population qui « détonne quelque peu » dans ce paysage idyllique, par sa tenue vestimentaire et son comportement.

Loin de toutes règles de bienséance, du respect le plus élémentaire des us et coutumes du pays hôte, cette population s’impose, pour les femmes, par une tenue vestimentaire totalement inadaptée à la pratique d’activités physiques et pour les nombreux enfants qui les accompagnent, par une absence totale d’éducation.

Dans les parcs d’attractions, voilées de noir de la tête aux pieds, ces dames pratiquent la luge d’été toutes voiles dehors, alors qu’il est recommandé de ne rien laisser dépasser de la luge (membres comme vêtements) cela représentant un danger d’accrochage dans les passages en sous-bois.

Dans les espaces aquatiques elles se baignent, recouvertes de la tête aux pieds d’une tenue, type combinaison de plongée sur laquelle flottent d’amples vêtements noirs et font du toboggan, en dehors de toutes règles d’hygiène les plus élémentaires et surtout de sécurité. Rappelons-nous les recommandations vestimentaires qui nous prescrivent une tenue de bain correcte et adaptée à la baignade et excluent tous maillots extra-courts comme extra longs dits boxer-shorts, car trop amples donc peu hygiénique. Mais cette règle ne s’applique évidement pas pour tous…

Cette population s’impose également par leurs nombreux enfants qui les accompagnent. Ceux-ci, essentiellement des garçons n’ont que faire de votre présence et par leurs cris, leurs hurlements, on pourrait penser qu’ils sont venus se baigner non pour profiter de la baignade et de ses attractions, mais tout simplement pour « emmmerder » tout le monde. En effet, ils y réussissent : dès leur arrivée les plus gênés s’en vont et obtiennent ainsi ce qu’ils recherchaient : avoir la piscine pour eux seuls. Les surveillants de baignade d’habitude si prompts à réprimer, voire chasser le moindre contrevenant, ont à cet instant subitement disparu ou tournent le dos… il ne faut surtout pas créer de problèmes ! Il est bien loin le merveilleux « vivre ensemble » des politique ! Surtout lorsque certains ne veulent pas vivre avec vous.

Peut-être qu’ici aussi, comme dans tant d’autres pays que nous connaissons bien, au nom de la paix sociale ont-ils reçu des consignes du style : « Mieux vaut voir partir les papis mécontents et entendre leurs petits-enfants pleurer que de risquer de créer une émeute, en tentant de faire respecter le règlement à ces sauvageons et à ceux qui les accompagnent ».

Vous, comme moi lorsque nous choisissons notre lieu de détente, de vacances, c’est bien en fonction de nos goûts et pour profiter de tout ce que celui-ci peut nous offrir ; tout en mettant un point d’honneur à respecter les biens et les personnes qui nous accueillent et si affinités nouer des contacts avec la population locale.

Alors la question se pose : pourquoi venir dans un lieu festif, de détente, avec une tenue inadaptée, de surcroît religieuse ?

Pourquoi ne pas se conformer aux règles les plus élémentaires de notre mode de vie en commun sans lesquelles rien n’est possible ?

Pourquoi ne pas comme le fait naturellement tout un chacun respecter l’autre, son hôte et le bien d’autrui ?

Un tel comportement est tout simplement celui de l’envahisseur qui au lieu de venir vous combattre par les armes, vient vous combattre par son attitude, au nom de sa religion, en vous imposant ses femmes en burqa voire en burkini.

Ces femmes et leurs enfants sont bien sûr le bras armé de ces envahisseurs dont le but est bien de nous envahir, pour mieux nous soumettre et nous asservir !

Et ce n’est pas la peine d’aller en Autriche pour passer des vacances comme avant… là aussi la tenue halal est de rigueur.

Johan Zweitakter




Une enseignante berlinoise menacée de décapitation par un écolier

Mêmes causes, mêmes effets ! Un article de Bild parle du professeur d’histoire Samuel Paty.

Où qu’ils soient dans le monde, les musulmans suivent invariablement le même modèle, même si tous les musulmans ne sont pas à mettre dans le même sac ! Ils font partie de l’Oumma qui regroupe l’ensemble des musulmans, sans prendre en compte la nationalité ou l’ethnie de l’individu, au profit de l’appartenance religieuse. Un fait divers qui se passe à un endroit peut se répercuter, largement amplifié, dans l’ensemble du monde musulman. Cette situation est à rapprocher du célèbre « effet papillon » [1] qui veut qu’un battement d’ailes dans un coin de la planète provoque un tsunami à l’autre bout du globe.

Les musulmans sont-ils plus sensibles à « l’effet papillon » que d’autres ?

Il n’est pas rare de constater que des événements sans importance pour nous peuvent mettre à feu et à sang des pays à majorité musulmane (Algérie, Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Iran, Jordanie, Koweït, Libye, Mauritanie, Maroc, Pakistan, Palestine, Qatar, Tunisie, Turquie, Yémen et certainement d’autres pays).

D’ailleurs, les récentes déclarations du Président Macron sur le sujet des caricatures ont provoqué un tollé dans les pays musulmans lorsqu’il a déclaré comprendre que des musulmans puissent être « offensés » par les caricatures de Mahomet, mais qu’elles ne justifiaient en aucun cas la violence. Plus grave encore, il a réaffirmé son soutien à la publication des caricatures pour la défense de la liberté d’expression. Suite à cette prise de parole, des caricatures d’Emmanuel Macron (mais aussi de Brigitte) sont apparues dans les rues, des drapeaux français et des effigies de M. Emmanuel Macron sont piétinés et brûlés [2] . Ces manifestations qui ont duré des jours n’ont fait que nourrir un sentiment de haine déjà existant contre l’Occident. C’est une illustration dramatique de cet « effet papillon ». C’est aussi une nouvelle preuve de l’extrême sensibilité, voire nervosité, d’une partie du monde musulman face à toute atteinte à sa religion. De ce fait, on ne peut nier que les caricatures agissent comme des catalyseurs de tensions dans le monde islamique.

Caricature d’Emmanuel Macron

La décapitation de Samuel Paty, professeur d’histoire à Paris, en octobre a suscité l’horreur dans une partie du monde. Alors que dans les mosquées française des imams condamnent l’assassinat du professeur, dans des écoles allemandes des élèves musulmans ont exprimé leur satisfaction, car le professeur « a insulté le Prophète et il brûlera en enfer pour cela ». Le thème du blasphème est tragiquement mobilisateur et meurtrier dans l’islam.

En Allemagne, il n’est pas rare que les enseignants du primaire constatent que leurs élèves de la diversité n’ont reçu ni éducation ni bonnes manières à la maison. Ils remarquent immédiatement quels enfants rejettent « les infidèles » et la pensée « occidentale ». À cela s’ajoute le lavage de cerveau que subissent les enfants dans les mosquées environnantes, qu’ils fréquentent déjà régulièrement depuis leur plus jeune âge. Parmi ces élèves, nombreux sont ceux qui ne pensent pas, même en rêve, à s’intégrer correctement et à obtenir au moins une bonne formation pour rejoindre par la suite le monde du travail.

L’article de BILD ci-dessous met en lumière l’effet papillon dans le monde islamique et montre que l’extrémisme islamiste pose également de très nombreux problèmes dans les écoles allemandes.


Traduction de l’article paru dans BILD le 14 novembre 2020.

Berlin — Des menaces de mort contre des enseignants dans des salles de classe allemandes — proférées par des élèves d’écoles primaires ! Une nouvelle choquante qui suscite l’horreur chez les enseignants et les parents. Un cas survenu à Berlin a fait connaître le phénomène dans toute l’Allemagne : un élève musulman (11 ans) de l’école primaire Morgenstern a menacé sa maîtresse de la décapiter.

CE N’EST PAS UN CAS ISOLÉ !

« Il existe des signes inquiétants de menaces et d’intimidation à l’encontre du personnel enseignant en Allemagne », déclare Heinz-Peter Meidinger (66 ans), président de l’Association des enseignants allemands. Il met en garde : « Ces incidents existent, et ils ne diminuent pas, ils augmentent plutôt. » Le psychologue Ahmad Mansour (44 ans) a fait également un constat similaire : « Les enseignants nous contactent tous les jours pour demander de l’aide, car ils ne savent pas quoi faire avec ces enfants et leurs parents. »

L’élément déclencheur de la vague de menaces des élèves : une minute de silence organisée pour le professeur Samuel Paty († 47), décapité en France. En effet, l’incident survenu à l’école primaire Morgenstern a mis en lumière d’autres incidents similaires. « J’ai reçu des informations de cinq collègues d’autres écoles de Berlin selon lesquelles des menaces de mort explicites ou à peine voilées avaient également été proférées en lien avec le meurtre de Paty », a déclaré le vice-directeur de l’école Martin Malaczek au Tagesspiegel.
BILD a interrogé la sénatrice de l’éducation de Berlin, Sandra Scheeres (50 ans) et a demandé : que fait-on contre l’extrémisme religieux ? Un porte-parole a déclaré qu’ils étaient au courant de « l’intolérance religieuse dans les écoles de Berlin » depuis des années. C’est pour cette raison « qu’il y a 14 ans, un cours de morale a été mis en place à l’école ». Lors de l’incident à l’école Morgenstern, un imam et un rabbin se trouvaient par hasard sur place pour promouvoir la tolérance religieuse.

L’islamisme dans les écoles primaires — un problème qui ne se pose pas seulement à Berlin. Ingrid König, ex-directrice d’une école primaire à Francfort, a rapporté en 2019 des plaintes de mères musulmanes selon lesquelles leurs enfants avaient été « souillés » par une visite dans un monastère.
L’Office bavarois pour la protection de la Constitution est « au courant de cas individuels d’élèves qui présentent des signes de radicalisation islamiste ». Un agent du service de protection de l’État du land de Rhénanie-du-Nord–Westphalie à BILD : « Après l’école, les plus jeunes fréquentent de plus en plus les écoles coraniques. Là-bas, ils apprennent qu’il ne faut pas insulter le Prophète et le transposent à l’école. »

Le directeur général de la CSU, Stefan Müller (45 ans), exige donc la fermeture de ces écoles coraniques : « On y encourage la radicalisation de toute une génération de jeunes musulmans »


TÉMOIGNAGE D’AHMAD MANSOUR (expert en extrémisme) : une réalité que nous ne voulons pas admettre !

BILD : M. Mansour, des enfants qui menacent leur institutrice de décapitation — s’agit-il de cas isolés ? Ou y a-t-il un problème structurel ?
Ahmad Mansour : La menace de décapitation est certainement un cas isolé en termes de violence. Mais le rejet de nos valeurs, de la liberté d’expression, comme lors du conflit sur les caricatures de Mahomet, est très répandu. Tous les jours, des enseignants nous contactent, car ils ne savent pas quoi faire avec ces enfants et leurs parents.
BILD : Comment les enfants arrivent-ils à avoir des fantasmes aussi violents ?
Mansour : Les enfants n’agissent pas dans le vide. Ils répètent ce qu’ils entendent des autres. Et quand ils l’entendent de la bouche d’autres élèves, à la maison et à l’école coranique, ils le répètent et le considèrent comme juste et normal.
BILD : S’agit-il d’un problème d’éducation ?
Mansour : Il s’agit d’un type particulier de parents musulmans qui rejettent nos valeurs, qui adhèrent à une certaine conception de l’islam et qui transmettent cette vision du monde à leurs enfants qui la diffusent ensuite dans les écoles. Ce que nous voyons ici est une réalité que nous ne voulons pas admettre : nous regardons toujours les très nombreuses réussites et non plus le fait qu’il y a un groupe dans la société qui est là depuis des générations ou qui n’est là que depuis peu de temps, qui n’est pas intégré et qui ne veut surtout pas s’intégrer.


TÉMOIGNAGES DE PARENTS 

Bild s’est renseigné auprès des parents pour savoir ce qu’ils pensent des menaces envers l’institutrice et de l’ambiance dans l’école Christian Morgenstern.
De telles menaces ne sont pas nouvelles dit Joana (31 ans) dont le fils fréquente l’école. Des bagarres dans la cour d’école sont quotidiennes et son fils est déjà rentré à la maison avec un œil au beurre noir. Une grande partie des élèves est éduquée selon l’islam : « Mon fils a été traité de mangeur de porc parce qu’il avait du jambon dans son sandwich ».
Christianne H. (33 ans) : « c’est effrayant qu’un élève de 11 ans puisse menacer si violemment son institutrice ». Elle n’est pas satisfaite actuellement de l’école dans laquelle est scolarisé son fils Julian (10 ans). « Mon fils avait une énorme bosse à la tête, on lui avait fait un croc-en-jambe dans la cour et les enseignants ne prennent pas ça au sérieux ».
Claudia H. (32 ans) tire des conséquences de cet incident : « Mon fils devait rejoindre l’école Christian Morgenstern, car elle a une bonne réputation. Mais après cet incident il va rester dans son ancienne école ».

Johan Zweitakter


[1] « Effet papillon » est une expression qui résume une métaphore concernant le phénomène fondamental de sensibilité aux conditions initiales de la théorie du chaos. La formulation exacte qui en est à l’origine fut exprimée par Edward Lorenz lors d’une conférence scientifique en 1972, dont le titre était : « Le battement d’ailes d’un papillon au Brésil peut-il provoquer une tornade au Texas ? »
[2] Voir l’article : https://ripostelaique.com/les-musulmans-demandent-du-respect-mais-eux-respectent-ils-les-non-musulmans.html




Tribune des généraux : Et si pour une fois…

« La France, la patrie dont je ne saurais déraciner mon cœur. J’y suis né, j’ai bu aux sources de sa culture. J’ai fait mien son passé, je ne respire bien que sous son ciel, et je me suis efforcé, à mon tour, de la défendre de mon mieux » (Marc Bloch)

Et si pour une fois…

Et si pour cette fois nos politiques avaient le courage de regarder les choses en face, avec honnêteté, sens des responsabilités et amour de leur pays ?

De quoi s’agit-il ?

Un certain nombre de militaires, gradés ou pas, en activité ou en retraite, qui, comme leurs frères d’armes ont délibérément fait le choix de défendre leur pays au péril de leur vie, constatant que celui-ci est aujourd’hui en danger, prenant leurs responsabilités et là aussi quoi qu’il leur en coûte, se sont fait le devoir d’en alerter la classe politique dans sa globalité.

« Celui qui accepte le mal sans lutter contre lui coopère avec lui » (Martin Luther King)

Ils lancent alors un appel pour un retour de l’honneur et du devoir au sein de la classe politique.

Les critiques les plus affligeantes dévoyant outrageusement le sens de cet appel ne se sont pas fait attendre.

Ainsi, Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon, Pierre Laurent, Éric Coquerel, lisent dans cette lettre :
– un appel à l’insurrection, à la sédition de l’armée,
– une chasse aux sorcières,
– une menace de guerre civile,
– une menace de coup d’État militaire,
– etc. etc.
Madame Agnès Pannier-Runacher,  quant à elle, a évoqué « un quarteron de généraux en charentaises ».
Trop accaparés par la sauvegarde de leurs intérêts personnels, ces hauts dignitaires n’en sont plus à une malhonnêteté intellectuelle près si tant est qu’elle puisse consolider leurs assises !

« La politique n’est pas l’art de résoudre les problèmes, mais de faire taire ceux qui les posent. » (Henri Queuille)

Quant aux membres du gouvernement et notamment vous, Madame la ministre de la Défense, il est affligeant d’observer combien vous n’avez rien compris au sens du devoir ancré en tous militaires et sans lequel le don de sa vie pour son pays ne pourrait être supportable.
Personne ne peut nier que notre pays est en danger, du citoyen de la rue au président de la République et que la prochaine intervention de nos forces armées sera pour le défendre contre un ennemi qui est en son sein.

Chaque jour des notes et comptes-rendus vous alertent sur les menaces et risques encourus. Gérard Collomb, en quittant son ministère, avait souhaité faire passer un message lourd de sens au Premier ministre : « Aujourd’hui, on vit côte à côte, je crains que demain on puisse vivre face-à-face ». Chaque jour la presse s’en fait l’écho et de nombreux ouvrages nous informent sur ces sujets. Je n’en citerai qu’un : « Osons l’autorité » de Thibault de Montbrial.

« Celui qui ne sait pas est un ignorant. Celui qui sait et qui se tait est un criminel. » (Bertolt Brecht)

Aussi, Madame la ministre, le plus affligeant est votre réponse adressée à des hommes et des femmes responsables et dont le devoir est précisément aussi d’alerter leur supérieur sur tous les dangers qui menacent la France et ses citoyens. Se taire serait une trahison. La bassesse de vos propos et les menaces de sanctions (comme dans une cour d’école) vous déshonorent ; ils paraissent bien injurieux face aux risques encourus, face à la mort que certains d’entre eux et elles ont côtoyée de près et salissent la mémoire de ceux et celles qu’elle a emportés. Je soumets à votre méditation ce témoignage de Charb (Stéphane Charbonnier) : « Ils savent, ils peuvent, mais ils ne le font pas ». Et il en est mort.

« Celui qui s’incline devant des règles établies par l’ennemi ne vaincra jamais. » (Léon Trotski, Leur morale et la nôtre)

Johan Zweitakter




Hamtramck : un laboratoire à ciel ouvert du « grand remplacement » américain !

Hamtramck, Michigan — le premier conseil municipal à majorité musulmane d’Amérique décrète progressivement l’application de la charia.

« Il y a un peuple et presque d’un seul coup, en une génération, il y a à sa place un ou plusieurs autres peuples. C’est la mise en application dans la réalité de ce qui chez Brecht paraissait une boutade, changer de peuple. Le Grand Remplacement, le changement de peuple, que rend seul possible la Grande Déculturation, est le phénomène le plus considérable de l’histoire de France depuis des siècles, et probablement depuis toujours ». (Renaud Camus)

Le 12 février 2021, dans L’Info du vrai, le rendez-vous d’information de CANAL+ en clair, Yves Calvi a présenté son docunews qui s’intitule : « Islam city ». Après la diffusion du documentaire, Yves Calvi le commente en compagnie de Madame Sophie Gherardi [1]. Ce docunews sans l’entretien peut aussi être visualisé sur YouTube.

En début d’émission Yves Calvi mentionne le premier amendement de la Constitution des États-Unis qui accorde une liberté totale aux religions aux États-Unis : « Le Congrès n’adoptera aucune loi relative à l’établissement d’une religion, ou à l’interdiction de son libre exercice ; ou pour limiter la liberté d’expression, de la presse ou le droit des citoyens de se réunir pacifiquement ou d’adresser au Gouvernement des pétitions pour obtenir réparation des torts subis ». Cet amendement conduira peu à peu à la destruction de ce pays, comme le montre la suite du reportage,… pour le moment il n’y a que 6 millions de musulmans (autant qu’en France ?) pour 328 millions d’habitants. Les musulmans représentent moins de 2% de la population du pays, mais plus de 40 % dans les deux villes de la région métropolitaine de Detroit, Hamtramck et Dearborn.

Hamtramck est une cité située en plein cœur de Détroit. C’est la ville la plus densément peuplée du Michigan. Ses 25 000 habitants s’entassent dans des rangées de maisons à un étage datant du début du 20e siècle dans cinq kilomètres carrés. En 2013 Hamtramck devient la première ville américaine à majorité musulmane et en 2015, elle est la première ville américaine à élire un conseil municipal à majorité musulmane.

Comment en est-on arrivé là ? L’histoire d’un grand remplacement.

À la fin du 18e siècle Hamtramck n’est qu’un petit village. Les premiers habitants sont des marchands venus de France qui commercent avec les Indiens. Jean-François Hamtramck, un officier d’origine française donnera son nom à la ville. Rapidement, les Français sont remplacés par des fermiers allemands qui avaient fui la misère et les persécutions religieuses. Il faudra attendre le début du 20e siècle et l’ouverture d’une usine  de montage automobile par les frères Dodge pour qu’Hamtramck prenne le visage d’une ville avec l’arrivée massive de migrants polonais à la recherche d’un travail. En 1910, il y avait 3000 habitants et en 1920 48 000. Pendant plus de 70 ans, les Polonais, majoritaires, imprègnent la cité de leur culture et de leurs traditions. La ville a alors l’atmosphère de petite ville européenne à l’ancienne. Si quelqu’un s’arrêtait pour demander son chemin, il y a de fortes chances qu’on lui réponde en polonais. Dans les années 1970, ils représentaient 90 % des habitants… aujourd’hui ils ne sont plus qu’environ 11 %… que s’est-il passé ?

Au fur et à mesure que leur communauté devenait plus riche, les Polonais et d’autres ont quitté la ville pour s’installer dans les banlieues plus cossues aux alentours de Détroit en laissant des logements vacants. À partir des années 90, ces nombreux logements vacants et surtout bon marché ont attiré des Bangladais et des Yéménites qui ont remplacé les Polonais dans les usines de la ville. Entre 1990 et 2000, la ville a connu d’autres vagues migratoires musulmanes ce qui a entraîné rapidement des changements démographiques importants : la population musulmane a plus que quintuplé, tandis que sa population traditionnelle polonaise a chuté de plus d’un tiers. Hamtramck la cosmopolite affiche alors fièrement sa différence. Karen Majewsky, la maire d’Hamtramck et seule femme du conseil municipal, voit la ville comme un échantillon du monde, comme la ville la plus diversifiée de l’état du Michigan. On estime que 27 langues sont parlées dans les écoles publiques et que plus de quatre religions sont présentes. Le slogan de Hamtramck est d’ailleurs, « la diversité du monde dans deux miles carrés ». Selon une musulmane interviewée dans le documentaire, la majorité des migrants est originaire de pays du tiers monde et vient ici pour trouver une vie meilleure et surtout vivre le rêve américain [2].

le rêve américain

Avec le départ des Polonais, le visage de la ville a beaucoup changé. Des enseignes en bengali, arabe et bosniaque rivalisent avec quelques enseignes en polonais et en anglais. On y trouve désormais un large assortiment de restaurants ethniques et halals, de marchés alimentaires halals, de boutiques vendant des saris, des robes musulmanes à paillettes, des foulards et des voiles, y compris le niqab, qui couvre tout sauf les yeux.

La ville de Hamtramck est aujourd’hui musulmane à 65 % : le début de la fin.

La descente aux enfers a commencé le 28 avril 2004 lorsque le conseil municipal a approuvé une ordonnance autorisant les mosquées à diffuser l’appel islamique à la prière par haut-parleurs dans les rues en dépit de vives objections d’une partie de la population. Le vote unanime du conseil en fait l’une des rares villes des États-Unis à approuver cette pratique. Les musulmans n’avaient pas besoin d’une majorité pour obtenir ce droit. Ils l’ont gagné avec l’aide des membres du conseil non musulmans, des idiots utiles qui pensaient que ce serait un geste bienveillant en direction de cette minorité paisible. Selon l’ordonnance, l’appel à la prière n’est autorisé qu’entre 6 heures et 22 heures. Cela ne correspond pas toujours avec les heures de prière, mais c’est un compromis que les mosquées se disent prêtes à faire… mais jusqu’à quand ? Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent !
Lorsque l’appel à la prière a été lancé pour la première fois, la gêne n’était pas encore trop importante, car il n’y avait pas beaucoup de mosquées ou de centres islamiques qui le diffusaient. Mais au fur et à mesure que les musulmans devenaient plus nombreux, le nombre de mosquées augmentait aussi et l’appel à la prière devenait de plus en plus gênant pour les non-musulmans qui le considèrent maintenant comme un affront fait aux non-musulmans.
Joanne Golen (68 ans), une résidente de longue date de Hamtramck, a déclaré « qu’elle trouvait le contenu de l’appel musulman à la prière offensant, car il dit qu’Allah est le seul et unique Dieu. Je suis chrétienne et je dois écouter cinq fois par jour un appel à la prière pour un Dieu qui n’est pas celui en qui je crois. » En réponse Masud Khan, secrétaire de la mosquée Al-Islah, a déclaré que « le but de l’appel, qui dure moins de deux minutes, n’est pas de faire du prosélytisme. Nous n’invitons pas les non-musulmans. Nous appelons notre peuple musulman pour lui rappeler qu’il est obligatoire de venir prier ». Les musulmans d’Hamtramck espèrent que les non-musulmans finiront par s’habituer et qu’ils accepteront l’appel à la prière qui selon les musulmans équivaut à la sonnerie des cloches d’église. Les opposants contestent cette comparaison. Ils disent que les cloches des églises aujourd’hui sont utilisées pour marquer l’heure de la journée et n’ont aucune signification religieuse. Si les cloches sont un problème pour les musulmans, ils sont prêts à les faire taire.
L’appel à la prière peut être entendu ailleurs dans la métropole de Detroit. La ville de Dearborn, qui abrite l’une des plus grandes communautés musulmanes, a également autorisé l’appel en vertu de son ordonnance générale sur le bruit, sans amendement spécifique. Les musulmans de Dearborn sont en grande partie arabes, tandis que la population musulmane d’Hamtramck est en grande partie yéménite et bangladaise. Mais cela n’a pas d’importance, ils sont avant tout des musulmans et, quel que soit leur pays d’origine, ils font tous partie de l’« oumma ».

Les réfugiés syriens ont été accueillis à bras ouverts à Hamtramck.

Hamtramck, comme la ville de Dearborn, a milité pour un accueil massif des réfugiés syriens. Ils ont été nombreux à s’y rendre. Une fois sur place, ils ont été étonnés de trouver le même environnement dont ils jouissaient au Moyen-Orient, en mieux : des voisins arabophones, des restaurants halal et des magasins remplis de produits et de vêtements islamiques. C’est d’ailleurs ce que dit avec ravissement Haer Hoshan, 40 ans, qui a fui la Syrie en 2012 avec sa famille : « Je ne savais pas à quoi m’attendre, mais une fois arrivé ici, j’ai été surpris de voir à quel point c’était confortable. Il y a une mosquée juste au coin, l’appel à la prière, la plupart des gens parlent notre langue. Dans cet endroit, on se sent comme à la maison ». On peut constater que le « melting-pot américain » a bien fonctionné… : on vit à Hamtramck comme… au Moyen-Orient.

Le visage de Hamtramck change à vue d’œil !

Après leur élection, les nouveaux membres du conseil municipal d’Hamtramck ont nié qu’ils mettraient en œuvre des mesures liées à la religion (musulmane). Pour enfoncer le clou Saad Almasmari, a déclaré : « Nous allons représenter tout le monde. Nous allons nous occuper de tout le monde, chrétiens, juifs, musulmans, de tout le monde ». Mais, malgré cela, une bonne partie de la communauté blanche et non musulmane de Hamtramck reste méfiante à l’égard de ce qu’ils appellent une « prise de contrôle de la charia » ou une « invasion musulmane ». Certains ont même surnommé Hamtramck « Shariaville » ou « Hamtramckstan », convaincus que la loi islamique est sur le point de remplacer la loi américaine. Il n’est pas rare de constater qu’une fois qu’ils sont au pouvoir, le suprémacisme islamique règne. Certaines décisions du conseil municipal montrent clairement cette dérive. Après la mise en place de l’appel à la prière, des petites zones charia sont mises en place.
Les commerces situés dans un rayon de 150 mètres autour des mosquées de Hamtramck ne sont plus autorisés à vendre de l’alcool, une évolution notable dans ce lieu où les bars et débits de boissons ont continué de fonctionner normalement même pendant la prohibition. Ces restrictions risquent de nuire au projet de faire du centre-ville un lieu animé. Les femmes vêtues à l’occidentale sont déjà en danger dans les rues aux mains des adeptes de la vraie religion. Mais ce n’est pas tout : depuis peu la nouvelle majorité veut également faire fermer les magasins qui vendent des dérivés du cannabis thérapeutique ou non. Cette vente est légale, mais certains membres du conseil municipal veulent en interdire la vente pour des raisons religieuses, car cette vente pourrait perturber la communauté musulmane… c’est leur seul argument. Le conseil prévoit d’organiser un référendum sur la question lors des prochaines élections municipales en novembre. Avec 65 % de musulmans, le résultat est connu d’avance.
Dans de nombreux établissements scolaires d’Hamtramck, les repas servis sont halals pour tous, pas de repas de substitution pour les non-musulmans ! Des salles de prières sont également disponibles pour les enfants qui le souhaitent et les filles peuvent également porter le voile.

Ian Perrotta est l’un des rares conseillers municipaux non musulmans. Il a été élu en 2015, la même année que la nouvelle majorité. Et, depuis le début de son mandat, il se sent bien seul lors des délibérations. En effet, dès qu’une demande soumise au conseil va à l’encontre de l’Islam, elle est systématiquement rejetée. Il a baissé les bras et il est fort probable qu’il ne se représentera pas en novembre.

Karen Majewski, maire de la ville, avait plaidé en 2004 pour que les mosquées puissent diffuser l’appel à la prière. Elle commence seulement à comprendre pourquoi certains habitants non musulmans ont du mal à s’adapter à ce nouvel environnement totalement étranger à leur culture : « Les gens ont le sentiment que les musulmans sont différents, confie-t-elle. C’est une question de culture, ils se demandent quel genre d’endroit va devenir Hamtramck. C’est assurément de la peur et je la partage dans une certaine mesure. C’est un traumatisme pour eux ».

Pamela Geller [3] : « Les musulmans sont le seul groupe d’immigrants à venir dans les pays occidentaux avec un modèle de société et de gouvernement (charia) prêt à l’emploi qu’ils croient supérieur à ce que nous avons ici, et ils travaillent à l’instaurer. Pourtant, partout où les musulmans ont détenu le pouvoir politique, les non-musulmans ont souffert — ont subi des pertes en vies humaines, en biens, en revenus, en situation sociale ou en égalité devant la loi. Nulle part, dans aucun pays à majorité musulmane, les non-musulmans ne jouissent d’une pleine égalité de droits avec les musulmans. Beaucoup supposent que les musulmans des États-Unis sont différents et ne croient pas aux lois islamiques qui conduisent à cette discrimination, mais il n’y a aucune base pour cette hypothèse : il n’y a pas de forme américaine d’islam différente de la forme qui prévaut dans le reste du monde ».

Mais il y a aussi des idiots utiles comme Greg Kowalsky, directeur du musée d’Hamtramck : « Il y a beaucoup de gens qui disent ce n’est plus comme avant Hamtramck. Moi, j’ai grandi ici, avant il n’y avait que des Polonais, c’était parfait : on disait ça tout le temps. Les gens ont peur de ce qui se passe, beaucoup ont peur des immigrés parce qu’ils ne les connaissent pas, ils ne comprennent pas, donc tout ce que tu ne connais pas, tu le crains et ce que tu crains, tu le détestes  : c’est une chaîne. Tu casses un des liens et tu gagnes la bataille contre la haine. C’est l’ignorance qui est la responsable de tout ». Effectivement, seule une bonne connaissance de l’Islam peut faire comprendre le danger qu’il représente. Il est temps que M. Kowalsky ouvre les yeux. Est-ce que quelqu’un qui est véritablement informé de la nature et de l’ampleur de la menace pense vraiment qu’avec un conseil municipal à majorité musulmane ça va aller mieux ?

Comme dans le monde islamique, la population non musulmane n’aura bientôt que le choix entre se convertir pour profiter des avantages de cette situation, rester et accepter le statut de dhimmi ou quitter la ville.

« Ils soumettront de plus vastes territoires, ils accéderont aux plus hauts niveaux politiques de l’état et de l’administration, de manière légale, grâce aux failles de notre système (ils ont commencé). Ils exigeront de nouvelles lois favorables à leur expansion, imposeront leurs règles (ils ont commencé), leurs lois, leur justice, leurs tribunaux (comme c’est déjà le cas en Angleterre) et institueront leurs milices pour nous faire la guerre de l’intérieur, nous contraindre à nous convertir à leur idéologie ou à fuir, si nous en avons le temps, en vertu de leur bon vieux leitmotiv “la valise ou le cercueil”. » (Ivan Bartowski — « Les ravages civilisationnels régressifs de l’islam »)

Ce reportage permet de faire un voyage dans le futur de la France. Quelles seront les premières villes à tomber entre les mains des musulmans ?

Gérald Darmanin dans son essai « Le séparatisme islamiste. Manifeste pour la laïcité » a donné un début de réponse : « Les mécanismes de communautarisation et d’entrisme ouvrant la voie à la constitution d’écosystèmes islamistes échappant à tout contrôle citoyen. Aux dernières élections municipales, dans deux villes au moins de l’agglomération parisienne, le pouvoir a été près de basculer aux mains de listes communautaires ».

Johan Zweitakter


[1] Sophie Gherardi est la fondatrice du Cefrelco (Centre d’études du fait religieux contemporain). Ancienne rédactrice en chef à Courrier international et au Monde, elle a décidé en 2011 d’apporter de l’expertise sur les religions et la laïcité.
[2] Le rêve américain est l’idée selon laquelle n’importe quelle personne vivant aux États-Unis, par son travail, son courage et sa détermination peut devenir prospère.
[3] Pamela Geller, née en 1958 est une blogueuse, écrivaine et militante politique américaine, notamment connue pour ses positions anti-islamisme. Elle se veut une défenseur de la liberté d’expression aux États-Unis. Pour Arabnews, elle est l’une des militantes islamophobes les plus tonitruantes des États-Unis.




1948 : le plan d’Al Husseini contre la France en Afrique du Nord

Lors d’un passage dans une brocante, où j’aime bien flâner dans le rayon librairie, j’ai trouvé par hasard un journal paru en mars 1948. Parmi les articles se trouve un texte très intéressant qui relate le comportement du grand mufti de Jérusalem, El Husseini (Mohammed Amin al-Husseini) et de Faozi Kaodji (Fawzi al-Qawuqji), un ex-officier de l’armée française en Syrie pendant et après la Deuxième Guerre mondiale.

J’ai souhaité partager ce document avec les lecteurs de Riposte Laïque car il montre parfaitement la duplicité dont peuvent faire preuve certains dignitaires musulmans à l’égard de la France. Ces deux personnages illustrent parfaitement le double langage que tiennent une partie des musulmans pour faire avancer leur cause. Il ne faut pas attendre de la loyauté et du respect de la parole donnée de la part des islamistes. Il est souvent très difficile de savoir si un musulman est sincère, car le mensonge en islam n’est interdit qu’entre musulmans, aux mécréants on peut dire n’importe quoi… surtout en temps de guerre. D’ailleurs le Prophète a dit : « la guerre, c’est la ruse ». Il convient donc de ne pas trop se fier aux discours officiels destinés au public occidental, mais de les comparer, quand cela est possible, aux discours tenus « en interne » : la différence est souvent édifiante. Les musulmans sont prêts à signer n’importe quel texte spécifiant qu’ils respecteront la laïcité, les valeurs de la république, la démocratie…, Le problème est qu’ils ne perdent pas de vue leur objectif principal qui est la déstabilisation de la démocratie en vue d’instaurer un régime islamique et de rétablir la charia [1] . Quand on a affaire à des musulmans, ce qui compte n’est pas ce qu’ils disent, mais leurs intentions réelles.

« Que les croyants ne prennent pas, pour alliés, des infidèles, au lieu de croyants. Quiconque le fait contredit la religion d’Allah, à moins que vous ne cherchiez à vous protéger d’eux. Allah vous met en garde à l’égard de Lui-même. Et c’est à Allah le retour. » [Coran 3, 28]

Pour plus d’information sur le grand mufti de Jérusalem lire mon article « Petit cours à Aurélien Taché sur l’antisémitisme,le nazisme et l’islam… »

Document intéressant à consulter : « La taqiya, un concept religieux de la dissimulation » par Benjamin Lisan (277 pages).

Johan Zweitakter

[1] La nouvelle « charte des principes de l’islam de France » le montre bien.



INTER, l’hebdomadaire parisien de l’actualité n°1129, 31 mars 1948.

Un dignitaire arabe et un officier libanais traître veulent mettre l’Afrique du Nord à feu et à sang !

Dans quelques semaines vont avoir lieu les élections en Algérie. Une propagande haineuse y est faite contre la France. Les chefs d’orchestre en sont deux hommes qui doivent plusieurs fois la vie à notre pays. Ce sont le grand mufti de Jérusalem, El Husseini, et un ex-officier de notre armée syrienne, Faozi Kaodji. Tous deux sont complexes, fuyants, rusés et totalement amoraux. Vivant dans l’ombre, ils croient pouvoir agir avec discrétion. Des hommes pourtant les connaissent, les ont suivis à la piste, ont constitué des dossiers. Ce sont ces derniers qui vont être entrebâillés ici.

En mai 1939, on s’ennuyait ferme dans un poste-frontière palestinien. Les Français « gibernaient » sur les événements de Jérusalem où Arabes et juifs s’égorgeaient avec entrain. L’un des officiers rappela comment il avait échappé, par miracle, au massacre de la colonne Michaud où 1509 légionnaires ou partisans furent anéantis par suite de la trahison d’un « rallié » libanais chef d’un groupe d’irréguliers druzes.

LEGION D’HONNEUR

— Faozi Kaodji était naturellement aux côtés du grand mufti El Husseini, conclut le conteur pour qui les rivalités du désert n’avalent pas de secrets.
— Qui est donc ce Faozi ? interrogea un nouveau venu.
— En 1919, il vint offrir ses services au haut commissaire français en Syrie. Ayant servi contre les Alliés, dans l’armée turque, il portait la Croix de fer. Il sollicita son pardon, l’obtint et créa un corps de partisans druses. Il travailla si correctement durant trois ans que le général Gouraud lui remit la Légion d’honneur, le bougre était cabochard mais courageux… Il avait l’insolence de porter notre ordre national auprès de sa décoration allemande, cadeau de von Sanders… Agent double ou triple, il insurgea ses Druses contre nous : ce fut le drame dont j’ai parlé tout à l’heure, l’affaire de la ville de Soueida où nous avons perdu l’élite de nos troupes syriennes… Actuellement, sa tête est toujours mise à prix… mais il est rusé, il a dû se terrer pour attendre des meilleurs jours…
Il s’interrompit, un soldat se présentait :
— Mon lieutenant, dit-il, il y a là une espèce de curé arabe, il est en piteux état, il a une sale tête mais il insiste pour voir le chef de poste…
— Amène ton curé arabe…

LA CARRIERE DE « PAIN DE SUCRE »

Un être chafouin, petit, au regard faux entra et se prosterna :
— Je suis le grand mufti de Jérusalem, proscrit, mis à prix depuis hier… Faozi m’a trahi en passant au service des Anglais…
C’est ainsi que l’on sut qu’El Husseini, grand mufti grâce à sir Samuel, gouverneur anglais de Palestine, avait, pour remercier son bienfaiteur, organisé un massacre de ressortissants britanniques. Le haut commissaire français, M. de Martel, fut avisé. Il donna l’ordre d’installer à Djounie, à une heure d’auto de Beyrouth, ledit Mufti sous la protection de M. Meyrier et d’un officier des affaires indigènes plein de méfiance.
Sauvé une première fois de la potence par la France, El Husseini mijota sa prochaine trahison. Son crâne piriforme lui valut de la part des légionnaires le surnom de « pain de sucre ». Il ne quittait jamais son turban, même pour dormir, tant la forme de sa tête le gênait.
Clandestinement, il fit venir des agents allemands appartenant soit au service d’espionnage militaire de Canaris, soit aux organisations extérieures de la Gestapo d’Himmler. On fonda, dans le plus grand secret, l’Union pour la libération de l’Islam. Jamal, neveu du mufti et son ami Ashak Darzawa assurèrent la liaison avec Berlin… L’officier attaché à la personne du dignitaire réfugié, tenta de crier casse-cou… Ce fut en vain… L’avenir, hélas !, devait lui donner raison.
Vint la guerre, puis notre écrasement provisoire. Husseini jeta le masque, rallia Berlin début 1941, travailla en Irak lors de la révolte de Rachid Ali, secoua la Syrie et le Liban. Il fut une des vedettes envahissantes de la radio nazie. Le 30 mai 1942, anniversaire de son sauvetage par les Français en Syrie, il se surpassa dans l’ignoble en faisant appel aux Arabes contre la France et l’Angleterre, « ces pays soumis à l’abâtardissement juif ».

ENVOLEE SANS GLOIRE

Quand l’Allemagne fut à la veille de l’effondrement, le grand mufti quitta Berlin, tenta de se réfugier en Suisse, se fit expulser, retourna en Allemagne et, confiant en ses talents, rejoua le même jeu qu’en 1939 : il se fit à nouveau humble devant les Français… Les hommes auxquels il s’adressa connaissaient mal son histoire, de plus ils étaient occupés de leurs vaines querelles entre eux. Le mufti sut admirablement s’en servir, contrant les uns par les autres. Se sachant porté sur la liste des criminels de guerre (il avait organisé des sections de massacreurs S.S. destinés aux Balkans), il se fit tout petit et vint chercher asile non loin de Paris, exactement dans une villa de Louveciennes… Ayant la trahison dans le sang, il recommença à intriguer. Il fit venir son neveu auprès de lui et le chargea d’aller contacter, à Berlin, Kaodji, lui aussi ancienne vedette de la radio nazie et tueur de prisonniers français et anglais.

Il y avait près de la villa du mufti un camp d’aviation de la R.A.F. Un soir, Kaodji y débarqua… Il joignit son vieux complice… Il avait bien des choses à lui dire. Entre autres, il s’était rendu à La Réunion auprès d’Abd el Krim avec lequel, causant de cadavres français, il s’était fort bien entendu… Kaodji informa le mufti que, encore une fois, ayant joué des rivalités aiguës entre le Foreign Office et l’Intelligence Service, il avait persuadé le capitaine Stirling, successeur de Lawrence, qu’il était, lui, Kaodji, le seul à pouvoir, avec El Husseini, mater les chefs de l’Irgoun et de l’Haganah, à savoir Friedmann, Menachem, Marco Cohen, etc.

La fuite du mufti s’organisa et, le 8 juin 1946, il embarqua à bord d’un avion de la R.A.F. laissant dans son lit, à sa place de malade fictif, son neveu à tout faire. Il écrivit une lettre, restée non publiée, au directeur de la section Afrique Levant au Quai d’Orsay, il s’excusait de son départ, ne remerciait pas et recommandait que son neveu fût bien traité. Ayant pris sol en Égypte, il se plaça sous la protection du roi Farouk ; bientôt Abd el Krim vint le rejoindre. Puis Kaodji prit l’avion ouvertement pour aller retrouver ses deux complices en trahison : le mufti et Abd el Krim.

… ET LA GUERRE SE RALLUMA

De concert, ils reprirent leurs activités. Ils jouèrent en maîtres des rivalités du Moyen-Orient, aidés par des forbans, où les Allemands dominent, qu’ils ont embrigadés dans leurs formations terroristes : la Futuwa et le Nedjara. Auprès de ces formations de « mort subite », ils ont créé une police secrète, copiée sur la Gestapo, dont le rôle est de faire fermenter le monde arabe. Ce sont ceux-là qui ont précédé, ces jours-ci, les trois « associés » en Algérie et au Maroc… Cette police déblaie la route devant les trois « chefs » : Fawzi Dervish, l’émir Ozeinati, partisans d’une entente judéo-arabe, ont été tués à la mitraillette, les deux frères Nashashibi ont subi le même sort parce qu’ils étaient francophiles…

Des tracts circulent en Afrique du Nord, ils sont rédigés par le mufti, ils appellent les Arabes au massacre des Français… Abd el Krim, de son côté, a lancé un appel aux troupes nord-africaines pour qu’elles désertent la cause du pays auquel ils doivent tous deux de vivre… Faozi Kaodji vient d’embarquer ses troupes de choc sur des bateaux contrebandiers…

F. GONDOU.