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J’ai vu l’islam à l’étranger, je n’en veux pas en France

Ces quelques expériences et anecdotes sont vécues. Les histoires des autres restent les leurs. Il m’a été donné de voyager ces dernières années dans certains pays du Moyen-Orient, de l’Afrique et de l’Asie qui ont une communauté musulmane plus ou moins implantée.

L’Iran est le pays le plus radical que j’ai pu visiter, il est pourtant plutôt modéré selon certains. Les villes sont sales, poussiéreuses (c’est la région qui veut ça mais bon). Il n’y a pas grand-chose à faire dehors, même à Téhéran. Les femmes sont toutes voilées et se font discrètes (il est obligatoire de porter le foulard dès la sortie de l’avion et la police est là pour vérifier), des groupes d’hommes traînent un peu partout : vendeurs de rue, gens oisifs, taxis, etc. J’ai vu très peu d’enfants par contre, peut-être sont-ils à l’école coranique ? Séjournant dans deux villes là-bas, j’ai passé toutes mes soirées à l’hôtel. Concernant les interdictions, il y en a un sacré paquet : alcool, liberté de culte, médias occidentaux, de nombreux sites web bloqués, etc.

Les femmes ont officiellement le droit de conduire ou se balader seules (déjà devoir énoncer ça, on sent qu’il y a un problème) mais en réalité dès qu’une femme est sans homme, il y a plein de gars de la rue qui vont la harceler pour lui demander ce qu’elle fait là, où est son mari, et qu’elle ne devrait pas se balader toute seule, donc résultat, aucune femme ne se balade toute seule. Il est donc beaucoup plus facile de faire appliquer la charia dans la rue (comme dans les quartiers musulmans en France). Je ne me suis pas senti spécialement en danger, d’abord car j’étais sous la responsabilité d’une compagnie iranienne, et ensuite car je n’ai pas provoqué de situations à risques, bien que l’on m’ait proposé des sorties clandestines (on est tous humains, les jeunes Iraniens veulent boire de l’alcool de contrebande, regarder des films américains et les filles qu’il y a dedans).

La jeune génération n’est à mon sens pas aussi intéressée par l’islam que leur pères, mais ils sont obligés de se plier aux lois islamiques et de ne rater aucune prière. Concernant les gens que j’ai côtoyés, je n’ai peut-être pas eu de chance, mais les deux « agents » détachés pour moi, c’était n’importe quoi : le premier avait toujours 30 minutes à 1 heure de retard (sous 40 degrés quotidiens) et l’autre a voulu carrément dormir dans ma chambre d’hôtel (à l’aéroport) pour voler son chef, ensuite, sur l’addition. Quand je lui ai fermé la porte au nez, il a essayé de me faire culpabiliser, car il allait devoir faire 2 heures de route pour aller chez lui. Fort de ces deux expériences humaines, je n’ai côtoyé que peu de monde finalement, la mine patibulaire des hommes en groupe et l’absence de femmes n’arrangeant pas les choses. Je ne parle pas de la nourriture, car il n’y a rien à en dire, type self. Il y a sûrement de très bon restaurants pour les riches Iraniens, mais c’était hors de mes cercles.

Pour parler rapidement des Émirats arabes unis, car je n’y ai séjourné qu’une semaine, j’étais loin de Dubaï et peu de temps pour moi. Là-bas on peut avoir, avec de l’argent, alcool, prostituées, jeux, etc. En revanche, dans l’espace public, la loi islamique règne et les sanctions sont très sévères concernant des infractions comme l’alcool. Je me souviens que j’avais pris l’habitude de traverser la route en dehors du passage clouté pour rentrer à l’hôtel (situé dans l’État de Sharjah) et ainsi éviter un détour. Un jour un local m’a repris, très sérieux, et me dit que je risque l’équivalent de 300 euros d’amende, discussion impossible sous peine d’emprisonnement. Malgré une vie un peu plus à l’occidentale des restaurants et de la vie, l’influence de l’islam est bien là et avec elle les interdits et la répression.

J’ai également visité des pays d’Afrique où la communauté musulmane est très influente, mais où ce n’est pas (encore) une religion d’État, tels que le Sénégal ou la Côte d’Ivoire. On y voit dans toute la ville des processions de femmes voilées, des prières de rue (avec le mégaphone), des constructions de mosquées, commerces halal, etc. De nombreux fidèles sont facilement convertis par l’idéologie ou l’argent car l’imam distribue des primes pour ceux qui vont à la mosquée assidûment.

Concernant les dimension économique de tous ces États, ceux qui ont richesses et du pétrole ont de la chance, les autres tombent dans la pauvreté et la soumission. Je ne sais pas si c’est lié à leur religion, en tout cas privilégier les croyances et traditions au réel, au bon sens, à la science n’est pas ce que je souhaite pour mon pays.

Il y a 20 ans, en France, on ne se sentait pas trop concerné. On voyait à la télé des faits divers sur des problèmes de vivre-ensemble. Puis un jour le réel est à notre porte : les premières femmes voilées même dans les villes les plus à l’ouest de la France, en groupe dans la rue ou sur les plages, avec leurs triples poussettes et leur burkini. Les Caf remplies d’étrangers, les agressions toujours par la même communauté. Des mosquées se construisent et rapidement, dans ces quartiers, ça ne parle plus qu’arabe et les filles évitent d’y passer.

Ma lecture (en cours) du Coran ainsi que ces expériences me confortent dans mon idée : je ne veux pas de l’islam en France. C’est une idéologie à mon sens contraire à toutes nos valeurs, intolérante et raciste : non merci !

Julien Chevalier