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Peut-on vraiment interdire l’islam ?

C’est une question qui revient sans cesse dans les discussions entre patriotes ou les articles de la patriosphère : que peut-on faire pour interdire le Coran, voire l’Islam ? D’ailleurs on ne serait pas en présence d’une religion mais d’une idéologie totalitaire, ce qui devrait d’autant plus faciliter une telle interdiction.

Cette dernière affirmation, si elle est compréhensible, est excessive. Dès lors que l’on croit en un dieu créateur de l’univers, donc de l’humanité, qui jusqu’à la fin des temps dirigera chaque évènement, chaque destin ; un dieu avec lequel on communique par la prière, que l’on rejoint après la mort si on le mérite, à défaut de quoi on va en enfer ; un dieu dont les exhortations sont contenues dans un livre par là même sacré, comment peut-on dire que l’on n’a pas embrassé une religion ?

Certes l’islam n’est pas qu’une religion. Parce que ses règles englobent toute la vie des individus y compris dans ses formes d’organisation sociale, il est un système, que l’on peut qualifier de politico-religieux. Parce qu’il ne laisse aucune place à l’autonomie de la volonté, ce système est totalitaire.

Mais l’interdire est une proposition qui a besoin d’être précisée afin d’en cerner les difficultés et les limites.

Utiliser la justice contre le Coran ?

C’est le sujet qui revient le plus souvent. Sans attendre un changement politique, pourquoi ne pas attaquer en justice un livre dont bien des passages tombent sous le coup de la loi ?

Ce souhait est parfaitement justifié. Quiconque a lu le Coran en connaissant les limites à la liberté d’expression posées par le droit de la presse, ne peut que s’étonner que l’on puisse librement se procurer un tel livre. On y trouve en effet de façon répétée des provocations à la violence, la discrimination, la haine, à l’égard des non-musulmans et des femmes (pour l’homosexualité il faut se référer aux hadiths). Se trouve donc applicable l’article 24 de la loi du 29 juillet 1881, si souvent utilisé au profit de la bien-pensance :

– alinéa 8 : « Ceux qui… auront provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, seront punis… »

– alinéa 9 : « Seront punis… ceux qui, par ces mêmes moyens, auront provoqué à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou de leur handicap ou auront provoqué, à l’égard des mêmes personnes, aux discriminations prévues par les articles 225-2 et 432-7 du code pénal. ».

Il est donc légitime de s’étonner qu’un livre illégal dans toute l’Union Européenne (la législation sur ce point y étant peu ou prou commune) y soit diffusé sans entrave, tandis que ceux qui le critiquent risquent de se voir appliquer la loi à laquelle le livre échappe. C’est le comble de l’arbitraire, digne de l’Ancien Régime.

Obstacles pratiques

C’est qu’il ne suffit pas qu’un délit soit commis pour que les auteurs se retrouvent par magie devant un tribunal : encore faut-il que quelqu’un prenne l’initiative des poursuites. Or une personne ne peut poursuivre un délit dont elle n’est pas personnellement victime, donc la plainte d’un citoyen serait ici irrecevable. Seuls peuvent agir :

– Le Parquet, autrement dit les Procureurs de la République. Il ne faut pas rêver. Dans une matière aussi sensible, aucun magistrat quelles que soient ses convictions personnelles ne touchera à un tel brulot.

– Une association déclarée depuis au moins cinq ans et dont les statuts prévoient la lutte contre le racisme ou contre les violences et discriminations fondées sur le sexe. De telles associations existent, nous les connaissons bien, et c’est pourquoi nous savons qu’il n’y a rien à en attendre. Leur objectif est de protéger le Coran en poursuivant (quand c’est possible) ceux qui le critiquent, par un renversement des valeurs dont on a peu d’exemples (voire aucun) dans les systèmes qui se veulent démocratiques.

Une association comme Résistance républicaine pourrait le faire dès qu’elle aura atteint cette ancienneté, sans se cacher les mille embûches à surmonter.

D’abord on ne fait pas un procès à un objet (le livre) mais à une ou des personnes. En l’occurrence pourraient être poursuivis : imprimeurs, éditeurs, vendeurs, annonceurs, responsables de sites internet et hébergeurs. Or chacun d’eux ne peut être poursuivi que pendant un délai d’un an après la mise en vente, la mise en ligne ou l’annonce. Autant dire que pour tous les exemplaires déjà vendus ou mis en ligne, ce délai de prescription est écoulé depuis longtemps. Quant à ceux achetés individuellement à l’étranger, aucune parade puisque la possession d’un livre n’est pas un délit et ne doit pas l’être dans un régime de liberté.

Ensuite se poserait le problème de la consignation fixée par le juge d’instruction, somme que le plaignant partie civile (l’association en l’occurrence) doit consigner au greffe du tribunal. Dans ce cas elle serait probablement très lourde, aucun barème légal n’existant.

Enfin, comment être confiant quant à l’issue de l’instruction et éventuellement dans le jugement, quand on sait les formidables pressions qui s’exerceraient sur les juges, dont la majorité penche d’ailleurs à gauche ?

Et après un changement politique ?

Seul un changement de personnel et d’orientation politique pourrait apporter un résultat significatif. Nul besoin alors de légiférer, puisque la loi existante, telle que vue plus haut suffit. Elle serait éventuellement modifiée pour protéger la liberté d’expression (disparition de la notion de « haine » trop vague ; précision restrictive de la notion de « discrimination ») mais devrait être maintenue pour le reste.

Dès lors le Garde des Sceaux donnerait instruction aux Parquets d’engager des poursuites contre les personnes citées précédemment, mais uniquement pour les actes à venir : impression, édition, vente, publicité, gestion de site, et la loi pourrait y ajouter l’importation même à titre gratuit . Ces poursuites seraient précédées d’une sorte de préavis donné par le Garde des Sceaux afin que tous sachent que la passivité des pouvoirs publics a pris fin, après quoi chacun prendrait ses responsabilités.

Resterait entier le problème des nombreux exemplaires déjà en circulation, de ceux achetés individuellement à l’étranger, et des sites internet dont certains sont hébergés en dehors du territoire. Peu importe : dans l’ensemble du dispositif, cette présence résiduelle qui irait en se réduisant ne serait pas gênante.

 Que signifie interdire l’Islam ?

Comme dit plus haut, la loi ne peut interdire que des actes concrets. Dès lors un texte interdisant « l’islam » n’aurait aucun sens. Il devrait viser certains agissements découlant du culte musulman qui sont incompatibles avec les valeurs de notre république, à commencer par la laïcité. Lesquels ?

On ne peut interdire le respect des cinq piliers de l’islam

Rappelons-les : la profession de foi : « il n’y a de dieu que Dieu et Mahomet est son prophète » – c’est la formule que l’on prononce devant un imam et qui marque l’entrée d’une personne dans le culte musulman ; la prière ; l’aumône ; le ramadan ; le pèlerinage à la Mecque.

L’interdiction de ces cinq pratiques n’est ni possible ni nécessaire. Comment et pourquoi empêcher quelqu’un de réciter une formule rituelle, de prier même plusieurs fois par jour, de verser de l’argent à sa communauté, de jeûner, de voyager où il veut ?

En revanche la loi doit veiller à ce que ces pratiques n’interfèrent pas sur la vie sociale, pour trois d’entre elles. Cela implique :

– L’interdiction de toute prière dans l’espace collectif, ce qui inclut non seulement l’espace public, mais l’entreprise et l’école, entre autres.

– Une surveillance vigilante pour s’assurer qu’aucune pression n’est exercée sur les pratiquants afin qu’ils versent « l’aumône », faute de quoi on serait en présence d’un impôt communautaire, pour ne pas dire d’un racket.

– L’absence de toute complaisance pour le ramadan. Aucun avantage, aucune dérogation ne pourrait être accordée pour ce motif dans la vie sociale. Le salarié qui pour cause de ramadan serait somnolent, absent, irascible, serait traité comme tout autre salarié dans les mêmes circonstances.

On peut interdire nombre d’autres pratiques.

On ne saurait les citer toutes, mais seulement les plus significatives.

– L’abattage rituel. Rien de plus facile ni de plus légitime que de mettre un terme à cette pratique barbare, qui concerne également le Judaïsme. Cela entrainerait ipso facto la disparition des rayons halal et casher dans les grands magasins, comme des plats halal dans la restauration (c’est plus rare pour le casher).

– Les menus différenciés dans les lieux de restauration collective. Qu’il s’agisse de l’entreprise, de l’école, des self-services, plus de menus « avec » ou « sans porc ».

– Les tenues vestimentaires exprimant l’appartenance religieuse. On ne devrait plus pouvoir se montrer dans l’espace collectif avec un hidjab, une djellaba, un kami, une kippa… Les cas litigieux seraient tranchés par les tribunaux et feraient jurisprudence Seuls les ministres du culte échapperaient à l’interdiction, leur tenue religieuse étant en quelque sorte une tenue de travail, et leur nombre modeste.

– Les mosquées constituent le cas le plus délicat. Interdire la construction de mosquées serait contraire au principe de laïcité figurant dans le préambule de la constitution, dès lors que les autres édifices religieux ne font pas l’objet d’une interdiction identique.

Il serait possible en revanche d’interdire : le financement de l’étranger ; le financement public déguisé par le biais des prétendus centres culturels, dès lors qu’ils comportent un espace dédié, ou pouvant être dédié à la prière ; les minarets et naturellement l’appel à la prière ; les formes architecturales qui ne s’intègrent pas à notre environnement.

Que faire des mosquées existantes ? Il n’est pas sérieux de prétendre les détruire comme on le lit ici et là. Ce que les bolchéviques ont fait avec les églises orthodoxes, un Etat de Droit ne peut se le permettre. L’expropriation généralisée serait également impossible car la loi qui la déciderait serait contraire à la constitution, notamment là encore au principe de laïcité.

Mais un texte pourrait autoriser des inspections inopinées dans les centres culturels ayant reçu un financement public, afin de vérifier qu’il ne s’y trouve pas de salle de prière. Toute fraude découverte (et nous savons qu’il y en aurait…) entrainerait une injonction de modification des lieux sous peine de fermeture administrative. Dans ce dernier cas le bâtiment serait ensuite saisi et transféré au Domaine public.

 Le coup de grâce : la liberté d’expression

Les mesures légales ci-dessus énumérées ne feraient pas disparaître l’islam, mais entraveraient fortement sa pratique. On reviendrait à la situation qui était celle des années 70-80 approximativement, quand un nombre plus réduit de musulmans pratiquaient dans la discrétion sans rien revendiquer.

Mais une arme redoutable s’y ajoutant serait fatale à la religion du prophète : la liberté. Une fois que les associations « antiracistes » auraient perdu le droit de se constituer partie civile et donc de déclencher les poursuites contre tout critique de l’islam ; que les parquets auraient instruction de poursuivre non plus les patriotes mais les manifestations illégales de l’islam ; que les médias, subissant le changement politique, auraient été contraints de se déboboïser partiellement, le libre examen de l’islam emportera ce qui resterait de cette croyance anachronique. Aucun système totalitaire ne résiste à la libre critique, sinon il n’est pas totalitaire.

En relisant cet article je ne peux m’empêcher de penser au titre du roman de Marc Levy : Et si c’était vrai ?

Julien Thémis




Une avocate musulmane en foulard et robe professionnelle dans une mosquée

La lente islamisation de la justice se poursuit. J’ai exposé dans un précédent article comment les juges ont capitulé devant les musulmanes voilées qui au mépris des usages se présentent ainsi dans les salles d’audience des tribunaux, ce qui a entraîné de facto la disparition de cette marque de respect traditionnelle voulant qu’on se découvre en ce lieu.

http://ripostelaique.com/je-suis-avocat-et-je-refuse-de-recevoir-des-personnes-ayant-une-tenue-religieuse.html

Le Barreau n’est pas en reste puisque dans le même article j’évoquais le sujet d’examen de la session 2012 pour l’entrée au Centre Régional de Formation Professionnelle des Avocats de Créteil. Les candidats devaient rédiger une note de synthèse sur la finance islamique, à partir de dix documents dont un extrait du coran.

http://www.dreuz.info/2012/10/scoop-dreuz-luniversite-de-creteil-prepare-discretement-les-futurs-avocats-a-pratiquer-la-sharia-le-droit-islamique/

Un pas supplémentaire vient d’être franchi. Le Parisien du 25 février nous apprend avec un enthousiasme non dissimulé, que la grande mosquée d’Argenteuil a organisé en son sein une journée d’information sur les métiers à l’intention des « jeunes ». On évite de dire « jeunes musulmans » pour ne pas avoir l’air discriminant, mais qui s’y trompe ? Les professionnels qui animent cette journée sont « tous musulmans » : cette fois on le dit.

Rappelons-nous. La mosquée Al Ihsan d’Argenteuil a été inaugurée en Juin 2010 par le premier ministre François Fillon, au mépris du principe de laïcité qui l’aurait empêché d’inaugurer une église ou une synagogue. C’était la première fois sous la Vè République qu’un chef de gouvernement inaugurait une mosquée, déclenchant une polémique bien vite étouffée par les médias bien-pensants.

http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2010/06/fillon-devait-il-inaugurer-la.html

A cette occasion, Fillon s’était surpassé dans la dhimmitude, coupant le ruban aux côtés d’une petite fille voilée, puis prononçant un discours qui faisait l’éloge de l’Islam, « religion d’amour, de paix et de tolérance ». Qu’on songe au cataclysme qu’aurait provoqué un discours tenu dans une église et faisant l’éloge du catholicisme.

Trois ans plus tard, cette mosquée démontre avec éclat ce que nous ne cessons de répéter : une mosquée n’est pas qu’un lieu de culte. Elle est un foyer du communautarisme musulman : à la fois centre social, école, mairie bis, lieu de rencontre. C’est pourquoi elle prend souvent le titre de « centre culturel », plus proche de la réalité, et qui lui permet aussi d’obtenir des aides à la construction de la collectivité en tournant l’interdiction du financement public des lieux de culte.

Il s’agit par conséquent d’un lieu où se déconstruit la République, ce qui donne toute la mesure du scandale que constitue son inauguration par un premier ministre de la République, qui lui tresse des lauriers de surcroit. Que pèse l’âme de la France face au poids électoral de l’islam ? Demandez donc à Hollande, élu par 94 % des électeurs musulmans sous le regard envieux de la droite.

C’est donc dans un tel espace qu’a eu lieu la manifestation communautariste relatée par le Parisien. En soi rien que de tristement courant au regard de l’islamisation croissante de notre société. Mais à un passage de l’article, le lecteur laïque bondit. Voilà ce qu’il lit :

« Les jeunes sont ravis de s’entretenir individuellement et de questionner ces pharmaciens, rois de la gestion ou de l’administration publique. La tête couverte d’un foulard et vêtue de sa robe d’avocate, Me Malika Toudji Blaghmi répond et rassure des dizaines de lycéens. Et souvent leurs parents. La juriste assume et « apprécie cette démarche communautaire ». « Il y a un fort déficit d’information et de valorisation de nos enfants qui n’osent pas viser de grandes carrières et de longues études à cause de leur milieu social, du poids de l’éducation et des traditions des familles musulmanes, regrette-t-elle. Je suis venue leur dire que, comme moi, ils peuvent eux aussi y arriver, à condition qu’ils y croient. »

Ainsi une avocate a pour la première fois officié en tant que telle dans une mosquée, revêtue de la robe qui symbolise sa fonction et du foulard qui marque son appartenance religieuse, dans une démarche qu’elle proclame sans vergogne communautariste. Ce faisant elle pourrait bien avoir violé au moins deux règles déontologiques. Voilà en effet comment la loi du 31 décembre 1971 définit l’avocat :

Article 3

Les avocats sont des auxiliaires de justice.
Ils prêtent serment en ces termes : « Je jure, comme avocat, d’exercer mes fonctions avec dignité, conscience, indépendance, probité et humanité ».
Ils revêtent dans l’exercice de leurs fonctions judiciaires, le costume de leur profession.

Première violation : celle de l’indépendance proclamée dans son serment. Afficher à la fois sa qualité d’avocat et son appartenance à une religion dans le lieu même ou se célèbre cette religion, en superposant le costume professionnel et le signe vestimentaire de sa religion, n’est-ce pas renoncer à son indépendance en se soumettant au primat de la religion ?

Deuxième violation : abus du port de la robe. Au cours de cette cérémonie communautariste, l’avocate n’était évidemment pas dans l’exercice de sa fonction judiciaire.

Des deux premières violations on pourrait déduire une troisième faute déontologique : « manque de délicatesse », motif fréquent de sanction disciplinaire. En effet cette avocate a engagé sa profession et l’image de celle-ci dans sa démarche.

On attend maintenant de savoir ce qu’en pense l’Ordre des Avocats du Val d’Oise. A cette fin, il convient de protester auprès de lui : on peut écrire en termes courtois mais sans concession, à l’adresse courriel suivante, en s’adressant à « Monsieur ou Madame le Bâtonnier ».

Aller sur le site http://www.avocat-95.fr/ puis cliquer sur l’onglet « contact » et « contactez-nous ».

Au cas où aucune réaction ne se manifesterait de la part de l’Ordre, le Parquet Général de la Cour d’Appel pourrait être saisi.

A défaut de suite donnée à cette affaire par les instances compétentes, une suite serait donnée à cette carence par les ennemis de la laïcité. Tôt ou tard, à n’en pas douter, le foulard sur la robe d’avocate ferait son entrée dans les prétoires. En attendant que les juges musulmanes fassent de même.

Laisserons-nous faire ?

Julien Thémis

http://www.leparisien.fr/argenteuil-95100/la-mosquee-se-lance-dans-l-emploi-des-jeunes-25-02-2013-2596383.php




Panique à l’école de Saint-Mihiel, après notre article dénonçant l’islamisation de l’enseignement

Le moins que l’on puisse dire c’est que l’article de Caroline Alamachère sur l’école privée de Notre Dame de Saint Mihiel, paru dans notre numéro de mardi, a été un véritable coup de pied dans la fourmilière.

http://ripostelaique.com/des-enfants-de-cm1-punis-leurs-parents-ont-refuse-quils-apprennent-une-sourate-du-coran.html

Le journal L’Est républicain dans son édition de mercredi s’en fait l’écho, à la manière habituelle des bien-pensants gauchisants qui pullulent dans la presse comme dans l’enseignement : désinformation et dénonciation de la supposée extrême-droâte.

Le titre à lui seul résume cet esprit : « Menacée après un cours sur l’islam ». Ainsi le lecteur qui ignore tout de l’affaire est instinctivement solidaire de la présumée victime, entendez la directrice de l’école.

Cette dernière nous dit-on, est « indignée et surtout apeurée » après l’article publié par RL qualifié d’abord de « radical » puis de « très bleu-blanc-rouge », trois couleurs qui pour le journaleux sont à l’évidence infâmantes. Un site dont – horreur – « les articles prônent ouvertement l’islamophobie ». Mais un site qui n’a pas de nom : on se garde bien d’encourager le lecteur à aller le consulter, car il pourrait bien être contaminé à son tour par le virus de la peste brune.

Notre directrice aurait donc pris à cause de nous, un « aller simple pour l’enfer » : boîte mail saturée par plus de 300 lettres d’insultes et de menaces personnelles, coups de fils menaçants.

[youtube]mu6RJkU31Pg[/youtube]

http://www.youtube.com/watch?v=mu6RJkU31Pg

Et d’annoncer que plainte sera déposée non contre les auteurs de ces menaces et insultes, mais contre… Riposte laïque. Non pour menaces et insultes, mais pour… diffamation. On s’y perd un peu mais pas le plumitif de service, dont le seul souci est de pouvoir terminer son papier pelure par l’habituelle incantation contre les « relents nauséabonds » censés émaner de toute critique de l’islam.

http://www.estrepublicain.fr/education/2013/01/30/menacee-apres-un-cours-sur-l-islam

Essayons donc d’y voir plus clair que lui, ce qui ne sera pas difficile.

Vous avez dit diffamation ?

La diffamation est une « allégation ou imputation de nature à porter atteinte à l’honneur ou à la considération d’une personne », (loi du 29 juillet 1881 article 29), ce qui suppose le mensonge. Il n’y a pas de diffamation dès lors que l’on rapporte des faits avérés (sauf cas particuliers). Or la directrice de l’école n’a pas nié l’information donnée par Riposte laïque, mais en a donné un éclairage différent, ce qui est son droit. On cherche donc vainement la diffamation.

Quant aux commentaires que faisait Caroline Alamachère sur l’islam et son caractère totalitaire, ou l’endoctrinement des enfants dans notre système éducatif, ce sont des jugements de valeur relevant de la liberté d’expression. Faut-il rappeler ce que la gauche a dit et écrit pendant plus d’un siècle sur « l’école bourgeoise » qui inculquait aux enfants les valeurs propres à servir les intérêts du capitalisme ? « Tout condamné à vivre aura la tête bourrée » disait Prévert, détournant l’article 12 du Code Pénal d’alors : « tout condamné à mort aura la tête tranchée ».

Et maintenant que la gauche est devenue hégémonique dans tous les secteurs de la communication à commencer par l’école, on serait coupable de diffamation en critiquant l’enseignement comme elle le faisait ? Voilà bien là la conception hémiplégique de la liberté qu’on a chez les bien-pensants sûrs de leur légitimité morale. C’est ce terreau qui a nourri le système soviétique, et il n’est pas étonnant que ceux qui l’avaient trouvé à leur goût se pâment maintenant devant le totalitarisme musulman.

Victime de qui ?

A en croire la directrice, elle est apeurée par les messages qu’elle a reçus, dont certains seraient menaçants et insultants. En quoi RL serait-il responsable de ces menaces et insultes – si elles sont avérées ? Notre site appelle à réagir, pas à intimider. Et quel rapport avec la prétendue diffamation qui elle, ne semble pas troubler son sommeil ?

Il lui appartient si elle l’estime nécessaire, de donner une suite judiciaire aux faits dont elle est effectivement victime. A moins que ses véritables intentions ne soient de nuire à un site dont l’audience croissante suscite l’inquiétude chez les prétendus humanisto-progressistes à sens unique. Dans ce cas qu’elle enlève le masque.

Julien Thémis




Je suis avocat et je refuse de recevoir des personnes ayant une tenue religieuse

J’exerce dans un petit barreau dont l’environnement n’est pas le pire au regard de la « diversité » et ses conséquences, délinquance et islam notamment. Rien à voir avec Marseille ou la Seine Saint Denis. Pourtant ici comme partout, la religion d’amour de tolérance et de paix tisse sa toile patiemment, où se laissent prendre toujours plus de naïves créatures qui volaient vers le vivre ensemble et se retrouvent roulées dans la soie avant d’être servies au festin d’Allah

Les commerces sont de plus en plus nombreux à être rachetés par des musulmans. C’est le cas dans le quartier de la gare des deux cafés-restaurants qui autrefois ne désemplissaient pas. En passant à proximité du premier récemment, mon regard a été attiré par des hommes en kamis et sandales qui palabraient sur le trottoir. Je m’approchai et ne reconnus pas ce lieu où je déjeunais de temps à autre quand j’habitais près de là. Plus une femme, seulement des barbus dont plusieurs en tenue salafiste. Finie l’effervescence des heures de pointe, remplacée par le lent écoulement des heures rythmées par les cinq prières quotidiennes.

En face, son concurrent fait presque figure de gaulois avec son personnel certes barbu, mais habillé à l’européenne, ce qui attire une clientèle moins homogène et un peu plus nombreuse. Merveilleuse diversité de l’offre : désormais le consommateur-roi a le choix dans cette rue entre un restaurant musulman intégriste et un autre « modéré ». Plus belle la vie.

Les rues sont de plus en plus « bigarrées » comme disent les amateurs d’euphémismes islamolâtres. Foulards et autres hidjabs, kamis et sarouels, couleurs neutres et corps informes, s’affichent comme là-bas. Moins belle la France.

Pas seulement dans la rue. Désormais les palais de justice goûtent au charme de la diversité vestimentaire jusque dans leurs salles d’audience. Les professionnels de la justice savent mieux que quiconque combien l’immigration est une chance pour la France. Mais naguère, sur les bancs du public où spectateurs et proches des prévenus assistent impuissants à la répression judiciaire post-colonialiste, on respectait le lieu. A l’entrée de la salle, l’huissier audiencier demandait à chacun (s’il ne l’avait fait spontanément) d’enlever son couvre-chef, comme le veut une règle de politesse ancestrale. Cela valait notamment pour les racailles qui croyaient pouvoir garder leur casquette à visière, y compris pour se faire juger.

Vers la fin des années 90 on a commencé à voir des femmes voilées (foulard, hidjab…) s’asseoir tranquillement dans les rangs du public, et même rester ainsi quand elles étaient jugées. La plus élémentaire dignité de la part de notre société eut été qu’on leur demande d’enlever le haut quand c’est possible, ou de ne pas les admettre dans la salle dans le cas contraire. Mais voilà : cela demande un peu de courage, ingrédient qui face à l’islam se dissout comme l’eau de rose dans le loukoum. Alors on a laissé faire, avec sa conséquence inévitable : on ne demande plus à personne de se découvrir. Car comment justifier une discrimination en faveur des musulmanes ?

Excellent exemple de l’enrichissement censé découler du mélange des cultures. La France s’intègre à ses immigrés en adoptant leurs coutumes, et par là même renonce à celles des siennes qui leur sont contraires, comme cette absurde habitude de se découvrir en certaines circonstances. Désormais le vivre-ensemble remplace le savoir-vivre.

Mais l’éducation des mécréants qui contribuent à la justice n’allait pas s’arrêter en si bon chemin. Chaque victoire encourageant une nouvelle offensive, les cabinets des praticiens libéraux allaient à leur tour devoir s’ouvrir à la tolérance à sens unique. On vit arriver des femmes couvertes de pied en cap au rendez-vous qu’elles avaient pris téléphoniquement, toujours accompagnées, en général d’un homme.

La première fois j’eus un choc. Je me trouvai face à un spectre noir dont même le visage était entièrement recouvert par un voile, qui en l’occurrence était plutôt un voilage, à travers lequel l’apparition m’observait sans même que je puisse voir distinctement ses yeux. Pire que la burqa. J’appris plus tard qu’il s’agissait d’un sitar, qui signifie en arabe « rideau ». J’avoue que la surprise m’empêcha de réagir, et dieu merci (si j’ose dire) ce rendez-vous n’eut pas de lendemain.

Je fus surpris encore trois fois par la suite avant que je me décide à adopter une position de principe. Désormais je refuserais de recevoir toute personne ayant une tenue religieuse ostentatoire. Après tout je suis chez moi et nul n’a le droit de m’imposer sa foi si sa manifestation extérieure me choque.

Plusieurs mois s’écoulèrent avant que j’aie l’occasion de mettre en pratique cette résolution, et la semaine dernière, voilà que se présentent deux femmes dont l’une était habillée à l’européenne quand l’autre était en hidjab marron. Dès l’entrée je leur dis que je suis prêt à recevoir celle des deux normalement habillée mais pas l’autre. Cette dernière consent alors de mauvaise grâce à enlever son voile, ne gardant que le bas du hidjab. Bon, pourquoi pas.

Elles entrent, mais aussitôt dans mon bureau, se répandent en protestations : je faisais de la discrimination, elles allaient porter plainte. Libre à elles, leur dis-je. Il n’y a aucune discrimination puisque je ne refuse nullement de recevoir une musulmane, dès lors qu’elle ne m’impose pas une tenue disant qu’elle veut être perçue d’abord comme telle.

Comme elles avaient besoin de moi elles mirent fin néanmoins à leur discours victimaire pour aborder l’objet du rendez-vous, lequel se déroula parfaitement, et nous nous séparâmes mieux que nous n’avions commencé. A ce jour pas d’autre réaction de leur part.

Mais combien d’auxiliaires de justice (avocats, notaires, huissiers…) adoptent-ils une telle règle de comportement ? A ma connaissance aucun pour l’instant. Et c’est d’autant plus regrettable que l’islamisation de la justice se poursuit sur d’autres terrains.

L’excuse du ramadan

Désormais chaque année, les tribunaux ne peuvent plus ignorer la période du ramadan. Il est de plus en plus fréquent qu’un prévenu qui va comparaître devant une juridiction pénale (tribunaux de police, tribunaux correctionnels, cours d’assises) demande que son affaire soit renvoyée à une date ultérieure parce qu’il est affaibli par le jeûne. Le renvoi est à la discrétion du tribunal, et cette demande est parfois satisfaite.

Le ramadan sert aussi de plus en plus de prétexte aux actes violents pour lesquels un prévenu musulman est jugé. Il est de moins en moins rare qu’un avocat (pas forcément musulman) plaide sur le thème : « mon client musulman était fatigué par le jeûne, il faut le comprendre, il n’a pas supporté telle remarque, tel comportement ». Avec un résultat difficile à apprécier car si pour l’instant aucun jugement (à ma connaissance) n’a osé atténuer officiellement la responsabilité d’un prévenu pour ce motif, il est impossible de savoir dans quelle mesure le dit motif n’est pas retenu par les juges, sans que cela soit dit.

L’islam en prison

L’importance du nombre de détenus musulmans dans les prisons françaises est un secret de polichinelle, et justifierait à lui seul un article entier. Mais ce qui est moins connu, c’est la sollicitude du monde judiciaire à leur égard, en violation flagrante du principe de laïcité. Le 11 décembre 2010, le Conseil Régional du Culte Musulman d’Ile de France organisait à Grigny (91) une table ronde sur le thème « l’exercice du culte musulman en prison ». Outre les dignitaires musulmans, au premier rang desquels le président du CFCM Mohamed Moussaoui, on trouvait notamment parmi les intervenants :

– Le directeur départemental de la sécurité publique de l’Essonne, autrement dit le « patron » de la police dans ce département

– Une magistrate, chargée de l’application des peines au Tribunal de Grande Instance d’Evry

– Un avocat membre du Conseil de l’Ordre et du Conseil National des Barreaux, qui en tant que tel représentait la profession d’avocat

On n’a aucune peine à imaginer le sens des interventions : la stigmatisation et l’ostracisme des musulmans, en prison comme ailleurs sont inacceptables, et il faut prendre des mesures.

Qu’on songe au tollé qu’aurait provoqué la participation des mêmes à un colloque sur l’exercice du culte catholique, ou juif, en présence de prêtres ou de rabbins. Mais lorsqu’il s’agit de l’islam, ce qui est inacceptable chez les autres paraît légitime.

L’islam chez les futurs avocats

Le site dreuz-infos révélait le mois dernier cette information sidérante, relative à l’examen d’entrée à l’Institut d’Etudes Judiciaires de Créteil, où l’on forme les futurs avocats. Il était demandé aux candidats de rédiger une note de synthèse à partir de dix documents qui leur étaient fournis, traitant de… la finance islamique.

http://www.dreuz.info/2012/10/scoop-dreuz-luniversite-de-creteil-prepare-discretement-les-futurs-avocats-a-pratiquer-la-sharia-le-droit-islamique/

Le premier de ces documents n’était ni plus ni moins qu’un verset du coran.

Combien de temps s’écoulera t-il avant qu’on fasse étudier aux candidats, à titre de culture générale, le coran lui-même ? Et on attend avec impatience la suite de l’islamisation judiciaire : la première avocate venant plaider la tête couverte, et la première magistrate siégeant pareillement.

A moins que d’ici là le peuple français fidèle à son histoire, ne dise sèchement aux élites boboïsées, comme Clémenceau : « on ne recule plus ».

Julien Thémis




Bijoutier cambriolé inculpé : une justice au service de la délinquance ?

C’est un fait divers tristement banal jusque dans ses conséquences, dans la douce France des Hollande et Ayrault. En ce samedi 21 juillet où le soleil fait enfin une timide apparition sur la capitale, on apprend la mise en examen pour homicide volontaire d’un bijoutier parisien qui avait abattu un homme armé le menaçant dans sa boutique. Le commerçant, âgé de 60 ans, en était à son troisième cambriolage. Quand l’homme a pointé sur lui son arme à feu, il a ouvert docilement son coffre-fort mais en a extrait un pistolet qu’il détenait légalement et a tiré à un moment qui reste à déterminer, tuant sur le coup son agresseur. Présenté au juge d’instruction au terme de sa garde à vue, il a été laissé en liberté sous contrôle judiciaire (liberté limitée par certaines obligations ou interdictions), avec interdiction de détenir une arme.

http ://www.leparisien.fr/paris-75/paris-le-bijoutier-qui-a-tue-un-braqueur-mis-en-examen-21-07-2012-2097839.php

Une fois de plus, par un renversement des valeurs auquel on voudrait nous habituer, l’agresseur devient victime et l’agressé est poursuivi. Que le commerçant soit placé en garde à vue puis qu’une information (instruction) judiciaire soit ouverte, c’est bien naturel dès lors qu’il y a eu homicide. Mais sa mise en examen, qui plus est pour « homicide volontaire » (c’est-à-dire pour meurtre, seul terme que connaît le Code Pénal) n’était pas nécessaire, tant les conditions de la légitime défense semblent réunies, Et cela malgré la prudence qu’il faut observer en l’état des informations disponibles.

La mise en examen et la qualification juridique retenue ne sont pas nécessaires

La mise en examen (on disait « inculpation » jusqu’en 1993) a un caractère infâmant car même si on est juridiquement innocent tant qu’on n’est pas condamné, elle suppose que le juge retienne contre le suspect « des indices graves ou concordants rendant vraisemblable (qu’il ait pu) participer, comme auteur ou comme complice, à la commission des infractions dont il est saisi. » (article 80-1 du Code de Procédure Pénale). Autrement dit dans notre cas, le juge estime vraisemblable que le commerçant ait voulu commettre un meurtre.

Or la mise en examen n’est pas nécessaire pour qu’un juge d’instruction puisse interroger une personne, même soupçonnée : on peut être entendu en tant que « témoin assisté », c’est-à-dire avec la présence et l’assistance d’un avocat, qui a accès au dossier. Certes le contrôle judiciaire qui a permis la saisie de l’arme n’est alors pas possible, mais le Préfet peut toujours, indépendamment de toute procédure judiciaire, retirer une autorisation de détention d’arme quand son titulaire parait devoir en faire un usage illicite.

Et quand bien même la mise en examen eût été justifiée, pourquoi ne pas avoir retenu des « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner » ? Une telle qualification, qui reste de nature criminelle, n’a pas le même caractère de gravité que la précédente car il y manque l’intention de tuer.

Les conditions de la légitime défense semblent réunies

Rappelons les conditions de la légitime défense d’une personne ou d’autrui (article 122-5 al 1er du Code Pénal) :

« N’est pas pénalement responsable la personne qui, devant une atteinte injustifiée envers elle-même ou autrui, accomplit, dans le même temps, un acte commandé par la nécessité de la légitime défense d’elle-même ou d’autrui, sauf s’il y a disproportion entre les moyens de défense employés et la gravité de l’atteinte. »

Dans le cas présent, c’était arme à feu contre arme à feu : les conditions ci-dessus ne sont-elles pas réunies ?

En outre le bijoutier semble se trouver dans le cas prévu par l’article 122-6- 2° :

« Est présumé avoir agi en état de légitime défense celui qui accomplit l’acte :
1° ………………
2° Pour se défendre contre les auteurs de vols ou de pillages exécutés avec violence. »

Alors pourquoi cette mise en examen, sinon parce qu’elle est conforme à la politique pénale de la gauche, largement soutenue au sein de la magistrature ? Elle s’est tristement illustrée ces derniers mois par diverses décisions rendues en matière de légitime défense, et dans les premières mesures de Mme Taubira.

Existe-t-il encore une légitime défense quand un voyou est tué ?
La question mérite d’être posée, et même au-delà. L’impression qui se dégage quand on suit l’actualité, est que si un voyou décède au cours d’un contact avec sa victime ou la police, quelles qu’en soient les causes et circonstances, la personne qui a concouru à cette mort même indirectement (ainsi un policier au cours d’une poursuite, ou d’une collision) est sûre d’être poursuivie pénalement, avec un risque élevé de condamnation. Si le voyou était « issu de la diversité » la règle est encore plus vraie.

Dans ce contexte les dispositions pénales sur la légitime défense ne protègent que modérément celui qui a dû riposter. Tous les prétextes sont bons au juge pour le considérer avec suspicion. L’agresseur ne s’était pas encore servi de son arme (ah bon, il faut donc d’abord lui demander de bien vouloir commencer, et si on en réchappe, riposter ?). Son pistolet n’était pas chargé (comment le deviner ?). Une balle a atteint l’agresseur dans le dos (eh oui, dans le feu de l’action, on peut bouger très vite). L’agressé a tiré plus d’une fois. Et tant d’autres choses.

Les policiers sont les premières victimes de cette sévérité étrangement inversée, comme le montre le dernier épisode survenu le 21 juin dernier à Noisy le Sec. Un malfrat multirécidiviste recherché parce qu’il s’était évadé de prison avait été localisé à Noisy le Sec (93). Face à un policier, il sort une grenade qui se révèlera factice, ce que le fonctionnaire ne pouvait deviner, et une arme de poing. Le policier sort son arme et tire, le tuant sur le coup. Que croyez-vous qu’il s’est passé ? Gagné : notre flic facho est mis en examen et suspendu professionnellement.

http://www.francesoir.fr/actualite/faits-divers/noisy-le-sec-le-policier-mis-examen-pour-homicide-volontaire-216079.html

Le résultat est là : aujourd’hui les délinquants savent qu’ils n’ont pas à redouter les forces de l’ordre, et cela va jusqu’aux militaires en patrouille. On peut voir sur le net des scènes filmées furtivement dans des lieux publics (gare de Lyon à Paris entre autres) dans lesquelles des racailles prennent à partie (certes sans violence physique pour l’instant) des soldats qui tiennent pourtant leur fusil-mitrailleur à deux mains. L’auteur de ces lignes à lui-même assisté à une telle scène, probablement rare dans le monde.

Cette quasi-certitude des voyous que l’arme du représentant de la loi ne sera pas utilisée a conduit au meurtre des deux femmes gendarmes à Hyères en juin dernier.

http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/deux-femmes-gendarmes-tuees-dans-le-var-le-suspect-interpelle-7364191.html

Si le malfrat avait craint une seule seconde que l’une des deux fonctionnaires dégaine son pistolet et s’en serve, rien ne serait arrivé.

Présomption de légitime défense ?

Devant l’émotion causée dans la police par l’affaire de Noisy le Sec, la proposition a été avancée de créer une présomption de légitime défense au profit des policiers comme elle existe déjà au profit des gendarmes. Il s’agit d’une demi-fausse solution en dépit des apparences.

En effet l’existence de la présomption ne fait que renverser la charge de la preuve, rien de plus. Actuellement le policier doit démontrer qu’il était en légitime défense, tandis que le gendarme, présumé l’être, n’a rien à prouver : c’est à celui qui prétend que le gendarme n’était pas en légitime défense d’en faire la démonstration. Donc le parquet ou la victime (ou ses proches), peuvent provoquer l’ouverture d’une instruction judiciaire, et cela peut parfaitement aboutir à une mise en examen puis une condamnation du gendarme si des éléments semblent indiquer qu’il n’y avait pas légitime défense.

C’est ce qui s’est passé en 2010 quand un gendarme a tiré sur un véhicule qui avait forcé un barrage, tuant le conducteur qui se trouvait être un gitan. On se souvient que des émeutes avaient éclaté et une politique de rigueur à l’égard des roms et gens du voyage avait été appliquée (oh, pas longtemps), au milieu des cris d’orfraie de toute la bien-pensance. Malgré l’existence de la présomption, le gendarme fut poursuivi, mais fort heureusement on n’a pu prouver qu’il n’était pas en légitime défense, et un non-lieu fut prononcé par le juge d’instruction, confirmé en appel.

http://www.20minutes.fr/societe/897393-drame-saint-aignan-cousin-victime-condamne-deux-prison

C’est pourquoi le « permis de tuer » censé résulter de cette présomption n’est qu’un effet de rhétorique de la bien-pensance.

La solution réside donc dans la volonté politique des gouvernants. Les parquets étant soumis (contrairement aux juges du siège) à l’autorité hiérarchique du Garde des Sceaux, ce dernier devrait leur donner instruction de ne pas poursuivre systématiquement les policiers ayant fait usage de leur arme. Si la victime ou sa famille se constituent partie civile, provoquant ainsi l’ouverture d’une instruction judiciaire, les procureurs de la république auraient instruction de soutenir à l’audience le policier, sauf abus manifeste de légitime défense. Vis à vis des particuliers qui se sont manifestement défendus, des recommandations voisines leur seraient données avec naturellement la différence de degré qui convient par rapport aux fonctionnaires de police.

Une Garde des Sceaux au service des délinquants ?

Ce corset qui enserre les forces de l’ordre se place dans un dispositif d’ensemble : la culture de l’excuse et de l’impunité, qui n’est que l’un des aspects de l’influence de la gauche dans la justice, comme le montrait un article récent de RL

http://ripostelaique.com/condamne-pour-avoir-menace-de-bruler-le-coran-une-justice-de-plus-en-plus-politisee.html

Avec l’arrivée au ministère de la justice de Mme Taubira, on assiste à une accélération sur les chapeaux de roues de cette culture comme on n’en avait pas vu depuis longtemps, peut-être même dans les années Mitterrand. A peine avait-elle pris ses fonctions qu’elle multipliait les déclarations et initiatives démontrant son empathie avec le monde de la délinquance :

– Suppression des tribunaux correctionnels pour mineurs qui venaient d’être créés, car il faut privilégier les solutions éducatives (qui depuis 1945 nous ont menés au désastre d’aujourd’hui)

– Suppression des peines plancher pour les récidivistes

– Gel de la construction de 20 000 places de prison car « le tout carcéral ne fonctionne pas»

– Proposition de rencontres entre les auteurs d’infractions et leurs victimes dans un but de dialogue, car il faut se comprendre n’est ce pas, la répression ne résout rien.

– Présence de la ministre dans des manifestations démontrant son attention au bien-être des détenus. Dès le 18 mai, tout de suite après sa nomination, son premier soin fut d’assister officiellement à un match de basket entre détenus et gardiens, au cours duquel un détenu se fit la belle parce qu’il avait compris que la répression ne résout rien. Fin juin elle assistait à un concert donné par des détenus. On ne sait si elle a dansé avec eux. Il n’est pas scandaleux en soi d’humaniser les conditions de détention, mais l’attention empressée de la ministre à cet égard, combinée aux autres mesures prises et au contexte d’ensemble, revêt une signification qui n’échappe ni aux délinquants, ni à leurs victimes actuelles ou potentielles.

Face à une telle justice, incarnée de manière caricaturale par une telle ministre, laissons la conclusion à Alfred Jarry : « Les balances de la justice trébuchent et pourtant on dit « raide comme la justice ». La justice serait-elle ivre ? ».

Julien Thémis




Contrairement à Cortex, Achref Cherif, l’auteur des menaces contre Christine Tasin a été condamné

Ce mardi 24 janvier le tribunal correctionnel d’Auxerre jugeait le sieur Achref CHERIF, le courageux internaute de 23 ans qui bien abrité (du moins le croyait-il) derrière l’anonymat de la Toile, avait agoni d’injures grossières et menacé de mort Christine Tasin, présidente de Résistante Républicaine. Les numéros précédents de RL ont rappelé les faits, survenus en août-septembre 2010, qui avaient entraîné le dépôt de quatre plaintes. De longues investigations techniques avaient permis d’identifier un auteur : Chérif. L’une des plaintes visait Sébastien Gozlin, alias Cortex, rappeur de son état. Ce dernier comme on le verra, ne sera pas inquiété.

Le voilà donc à la barre, ce cavalier de l’islam qui sur un champ de bataille aux dimensions d’un écran a recherché la gloire des minables. Taille moyenne, tout de noir vêtu, mince, l’inévitable barbe de plusieurs jours, une esquisse de moustache. Et surtout un air obtus. Les sourcils froncés, il promène sur le juge, la procureure, les avocats, un regard à la fois interrogateur et courroucé, comme un simplet qui ne comprend rien à ce qu’il entend, et que cela agace. Il parle pourtant parfaitement le Français. On devine que sous ses cheveux il n’y a pas foule, mais on le savait déjà à la lecture de ses œuvres.

Le juge lit le PV de convocation, exposant les faits qui lui sont reprochés. Il résume ensuite l’affaire, en donnant connaissance des déclarations du prévenu pendant sa garde à vue : « vous avez reconnu les faits, précisant que vous vous étiez « lâché », et que les menaces de mort, c’était « une façon de parler ». Eh bien dites donc, drôle de façon de parler, qui en l’occurrence constitue une infraction pénale ! Qu’avez-vous à dire aujourd’hui ?». Chérif, qui avec son avocate s’est avancé à moins de deux mètres du juge, fait entendre une voix de fausset, tellement bas qu’on ne saisit rien à deux pas derrière lui, où se trouve l’avocat de Christine. Ce dernier demande au juge de faire répéter le prévenu, ce qu’il fait. On ne comprend toujours rien, mais le juge reprend ses propos : Chérif, revenant sur ses aveux en garde à vue, prétend maintenant ne plus être l’auteur des messages ! – « les bras m’en tombent dit le juge. Vous passez des aveux complets, puis un an et demi plus tard, le jour de l’audience, vous vous souvenez soudain que ce n’est pas vous ! » – « les policiers ont fait pression sur moi pour que j’avoue » miaule l’autre. – « Ah bon, et les PV d’audition que vous avez signés ? » – « On m’a forcé ». L’irritation se lit sur le visage du juge, qui n’aime pas beaucoup les fables à trois sous. – « vous savez dit-il, il ne suffit pas de se rétracter, j’aurai tout à l’heure à tirer les conclusions de cette rétractation ».

Chérif a choisi la ligne de défense de toutes les racailles à la cervelle de moustique comparaissant au pénal. Quelles que soient les preuves, même pris la main dans le sac (au propre parfois), ils nient. Ont-il fait des aveux en garde à vue, ils se rétractent en invoquant la pression policière, croyant bêtement que cela suffira à les faire sortir blancs comme neige. Sans la moindre notion de la crédibilité attachée à cette pauvre stratégie, et ignorant que seule compte l’intime conviction du juge, aveux ou pas.

Après quelques autres échanges, il n’y a plus rien à en tirer, les débats sont clos. Dans le public, on n’a strictement rien entendu des propos du prévenu, heureusement répétés par le juge. Le principe de publicité de l’audience en était pourtant affecté.

Christine étant partie civile, son avocat plaide en premier. Il commence par situer l’affaire dans son contexte : Mme TASIN est fondatrice de l’association Résistance Républicaine, et c’est parce qu’elle ose critiquer l’islam qu’elle est victime de turpitudes diverses, dont l’affaire d’aujourd’hui n’est qu’un exemple. Le juge lève la main : « je vous arrête Maître, nous ne sommes pas là pour parler de l’islam. Je suis saisi de certains faits, je ne juge que ces faits. ». L’avocat répond qu’il est difficile d’apprécier le préjudice de sa cliente en excluant le contexte, mais le juge reste inflexible : les faits, rien que les faits. Soit.

Le défenseur évoque alors le grand absent de cette audience : le rappeur Sébastien Gozlin ( dit Cortex)., qui bien qu’ayant proféré à visage découvert des insultes et menaces proches de celles de Chérif, n’a même pas été interrogé par la police. Le juge lève à nouveau la main : – « je ne suis pas saisi à l’égard de cette personne mais seulement à l’égard de M. Chérif. Si vous avez des comptes à régler avec le Ministère Public, vous le ferez en dehors de cette audience ». – « Mais j’ai le droit, répond l’avocat, de m’étonner de ce qu’un autre auteur, que tout accable, n’ait pas été poursuivi ». – « dans ce cas il vous appartient de déposer plainte avec constitution de partie civile » (autrement dit, devant un juge d’instruction, ou en faisant citer S.G. devant le tribunal par huissier). – « Certes, mais cela entraîne des frais puisque la partie civile doit verser le montant d’une consignation, qui multipliée par le nombre de plaintes, est dissuasive ». Geste évasif du juge : ce n’est visiblement pas son problème. Bon, on passe. L’avocat décrit alors les conséquences pour la vie de sa cliente. La peur, le déménagement obligatoire, son honneur souillé par les propos orduriers proférés. Et conclut par une demande d’indemnisation financière, comme toujours pour une partie civile.

C’est le tour du Ministère Public. La substitut du Procureur commence par dire qu’elle n’a pas à s’expliquer sur les raisons pour lesquelles Sébastien Gozlin n’est pas poursuivi, la victime étant libre de le faire comme l’a rappelé le juge. Puis elle écarte la rétractation de dernière minute du prévenu, rappelle l’ensemble des éléments à charge, et demande une condamnation à hauteur de neuf mois d’emprisonnement assorti d’un sursis avec mise à l’épreuve de deux ans.

La parole est à la défense. L’avocate n’hésite pas : elle reprend à son compte la thèse douteuse de son client (qu’elle a inspiré ?). Il n’est pas l’auteur des messages, l’I.P. de son ordinateur retrouvée par les policiers est certes la sienne, mais il y a tellement de piratages, n’est-ce pas. Quand aux aveux du prévenu pendant la garde à vue, ils ont été bien entendu extorqués, il était sous la pression des policiers, et n’a pas compris ce qu’il signait. Et de poursuivre en évoquant la personnalité de Chérif, qui n’aurait absolument pas le profil qu’on veut lui faire endosser, avec son apparence tranquille, sa voix presque inaudible. Il semble que cette avocate n’ait jamais vu et entendu les yeux langoureux et la voix douce de Ben Laden. Elle demande la relaxe de son client.

Le jugement est rendu « sur le siège » c’est-à-dire immédiatement. Les réquisitions du Ministère Public sont suivies : Chérif est déclaré coupable et condamné à neuf mois d’emprisonnement, assortis d’un sursis avec mise à l’épreuve d’une durée de deux ans. Pendant cette durée, il devra déclarer son domicile, et a interdiction d’entrer en contact avec Christine Tasin par quelque moyen que ce soit. Toute violation d’une de ces règles pourra entraîner l’incarcération, et une nouvelle infraction commise pendant cinq ans pourrait avoir le même effet, en sus de la nouvelle condamnation prononcée. Il devra en outre verser à Christine Tasin 800 € de dommages intérêts, et 500 € à titre de participation pour ses frais d’avocat. Le prévenu a dix jours pour faire appel.

L’impression générale est mitigée. On ne saurait nier l’essentiel : justice est rendue puisqu’il y a eu condamnation, d’une sévérité conforme à la moyenne. On aurait cependant aimé voir élever le débat, ce qui visiblement n’est pas habituel dans ce petit tribunal provincial au charme suranné. On aurait apprécié d’entendre les débats de la salle. Mais surtout on reste perplexe quant à l’étrange impunité du dénommé Cortex. sur laquelle il n’est pas inutile de revenir.

Cet individu, qui se définit comme rappeur et sévit sur le Net par des vidéos agressives et ordurières, avait dans deux d’entre elles, proféré contre Christine ce genre de douceurs :
« demain quand je vais venir à Issy Les Moulineaux, on va voir qui va parler, bande de salopes que vous êtes, tiens ça dans ton gros c… salope ! » ; « je vais parler de cette grosse p… de Tasin, grosse p… « ; « là je parle avec la rage, je vous b… vos mères la p… » ; « la langue en fait faut faire attention quand on parle, parce que la langue on te la coupe, avec un ciseau, un hachoir (geste joint à la parole) » ; « Tasin, si tu te fais menacer de mort c’est ta faute tout ça, espèce de grosse salope ».

Il n’y manque que les menaces de mort pour égaler Chérif, mais Cortex se félicite ouvertement de celles proférées par ce dernier. Rappelons que ce triste sire n’en est pas à son coup d’essai. Il a fait l’objet de plusieurs condamnations pour des faits violents, et le 5 juillet 2011 pour menaces envers Marine Le Pen, à qui il avait promis de l’égorger, et de la « b… dans des tournantes ». Pour ces derniers faits, le Tribunal correctionnel de Paris l’a condamné à… 500 € d’amende, et 1000 € de dommages intérêts. Sévère n’est-ce pas ?

Pourtant, alors que l’adresse et même le numéro de téléphone de cet individu figurent dans le dossier envoyé à Christine, le Procureur a donné instruction à la police de ne pas l’interroger « pour l’instant ». Un instant devenu éternité. L’avocat de Christine a écrit au Procureur pour souligner tous les aspects du dossier accablants pour Cortex, en les qualifiant : injures pour les uns, menaces pour les autres, et a demandé qu’il soit mis en cause. Il n’y eut ni réponse, ni suite.

Quelles conclusions en tirer ? Faut-il croire que le fait qu’il habite aux Pyramides dans l’Essonne, cité dite « sensible » fait craindre le courroux de son milieu dont le prurit émeutier est connu ? Dans les zones dites de non droit, la police parait-il, hésite à entrer. En serait-il de même à présent de la justice ? On aimerait se tromper. Si ce n’était pas le cas, cela voudrait dire que la République a mangé son pain blanc, et la disette menace. Alors, les émeutes de l’opinion citoyenne seraient à redouter. Celles qui comptent dans l’histoire d’un pays.

Julien Thémis