1

Pourquoi si peu de mobilisation après la première décapitation islamique ?

JesuisleprochainAu lendemain du rassemblement, je m’interroge : pourquoi si peu de monde? Pourquoi pas mille, dix mille, cent mille personnes ?

Cela voudrait dire que la décapitation (mes doigts peinent à taper ce mot), serait bien navrante, certes, nécessitant notre facile indignation, désignée comme barbarie, mais acceptée comme une fatalité ?

Sommes-nous simplement en train de nous habituer à cette violence inouïe qui se rapproche inexorablement de nous? Nous, les pays qui se disaient civilisés, non-violents, nous qui pensions avoir (enfin), acquis la bienveillance, l’empathie, la générosité envers l’Autre, bercés par les rêves du « vivre ensemble » et de la mondialisation ?

On s’habitue… et on finit par accepter?

Pensons : comment la famille de Hervé Cornara explique-t-elle aux enfants la mort de leur papa ?

Comment des parents, en France, en Europe, parlent-ils aux petits, aux ados, de cette monstruosité arrivée sur leur sol, dans leur région, dans leur village ?
Et personne ne bouge ou si peu !
On s’habitue… et on finit par accepter.
Des amis que je sollicitais pour le rassemblement d’hier n’ont pas souhaité rejoindre ceux que les médias bien-pensants qualifient d' »extrême droite »: Riposte laïque et Résistance Républicaine.

Mais est-ce bien le moment de savoir qui, de droite ou de gauche ou d’ailleurs rend hommage à un homme torturé, assassiné de la pire façon?

Et que faire dans cette situation dramatique où seule la prétendue extrême droite appelle les barbares par leur nom ?

Est-il honteux ou nuisible de scander « non à la charia« ?
Laurence Nguyen



Sous la presssion d’Euro-Palestine, Valls interdit une manifestation pacifique contre le terrorisme

Dimanche 30 juin, à l’initiative d’associations amies d’Israël, s’était tenue une manifestation, devant le musée du Jeu de Paume à Paris, qui expose, pour les glorifier, des photos de terroristes palestiniens ayant tué des civils israéliens. Des photos de terroristes (qu’ils appellent « martyrs » selon la terminologie islamiste), ayant assassiné des civils : cette agression propagandiste nous concerne tous.

Nous étions 400, nous étions dignes, nous avons, après quelques prises de parole, proposé une minute de silence à la mémoire des victimes du terrorisme, à la mémoire des victimes civiles de ces assassins qualifiés de « combattants » par le musée. Cette minute, à elle seule, a justifié la présence, l’engagement, de ceux qui refusent l’apologie du terrorisme, imposée par un musée national, sous couvert d’art et de liberté d’expression, au mépris des lois.

La place de la Concorde, soudain silencieuse inscrira dans la suite de sa longue histoire, l’hommage recueilli d’une foule, émue mais décidée, à toutes les victimes du terrorisme.

Dimanche 7 juillet, nous pensions être plus nombreux, car de nouvelles voix se joignent aux organisateurs.

L’Association Française des Victimes du Terrorisme qui écrit : « Nous ne cesserons de répéter qu’il n’existe aucune cause justifiant le fait de se faire exploser au milieu d’une foule… un acte terroriste n’est jamais libérateur, il n’est que destructeur ».

Le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme qui « alerte sur le danger d’une telle association du crime avec l’idée de foyer ; condamne la propagation d’une idéologie dévastatrice justifiant et encourageant de fait le terrorisme ; proteste contre le parti-pris des commissaires de l’exposition ».

Mais le samedi 6 juillet, la préfecture de police, qui avait autorisé la manifestation, a donc retiré son accord au prétexte de «risques de troubles à l’ordre public». Mais qui trouble ?

Les organisateurs expliquent et diffusent : «ATTENTION :  Suite aux menaces d’agression d’Europalestine, la manifestation, qui était autorisée, vient d’être interdite par le Préfet de police de Paris. Europe-Israël déplore que les autorités françaises aient cédé aux menaces d’un groupuscule tel qu’Europalestine qui n’avait déposé aucune demande de manifestation et n’avait donc aucune autorisation. Cette interdiction sous la menace est un nouveau recul de la démocratie et de l’exercice du droit de manifester pourtant inscrit dans notre Constitution.»

En effet, si l’on consulte le site de CAPJPO-Europalestine on peut lire leur appel à une visite collective du musée, dimanche après-midi, afin de s’opposer aux « voyous », au « terrorisme sioniste », aux « bandes armées », ce qu’ils ont fait, très nombreux, bien au-delà des limites du nombre d’entrées autorisé. Ils racontent :«Quelques trublions sionistes ont été repérés à distance, mais ils n’ont pas osé s’approcher du musée, où le dispositif policier « filtrait » les visiteurs». On s’interroge sur la méthode de «filtrage».

On aimerait aussi savoir quelles raisons avaient poussé le musée à fermer ses portes le dimanche 30 juin lors du rassemblement des opposants au djihad terroriste  et à les ouvrir grand aux apôtres de la violence.

On aimerait également  comprendre l’autorisation de manifester donnée aux partisans de Mohammed Morsi, de dimanche 7 juillet, à ces Frères Musulmans si peu fréquentables, qui massacrent les Coptes, enlèvent les jeunes filles chrétiennes (ainsi que le raconte le Figaro Magazine du 6 juillet)  et qui ont eu accès à la place du Trocadéro, tandis que la place de la Concorde nous était refusée.

Dimanche 21 juillet

Nous espérons la présence de toutes les associations qui refusent l’invasion de cette violence aveugle, en Israël comme ailleurs : les associations féminines et féministes, car les premières victimes du Jihad annoncé seront les femmes; les associations contre le terrorisme car leur présence est leur priorité; les représentants des religions, puisqu’il est dit qu’elles prônent toutes la paix; les personnalités des partis politiques qui, toujours, se disent « choquées » par les violences et auront à coeur de soutenir les manifestants et qui,  par leur présence, sauront mobiliser la presse.

Et bien sûr, les policiers qui nous protègent seront avec nous, car eux non plus n’aimeraient pas voir l’apologie de ceux qui ont assassiné les leurs, affichée sur les murs d’un musée de la République.

Laurence Nguyen




Cinq raisons pour lesquelles je participerai à la manifestation de Résistance républicaine

Pourquoi je participerai  Samedi 10 Novembre à la manifestation de Résistance républicaine ? Pour ces cinq raisons :

– parce que c’est le seul moyen laissé aux ennemis de la charia de se faire entendre, nos politiques ont peur ou sont aveugles, la presse est trop silencieuse.

– parce que je veux soutenir Riposte Laïque et Résistance Républicaine qui ont l’énergie de réaliser ce que nombre d’entre nous voulions faire, sans l’oser.

– parce que je veux pour ma petite fille une vie de femme aussi libre que fût la mienne et que cette liberté, comme disait Beauvoir, elle ne se demande pas, elle se prend.

– parce que je ne crains pas de côtoyer quelques « identitaires » si c’est pour la bonne cause de défendre ma civilisation. Le danger qu’ils pourraient représenter est infime, face au péril islamiste.

– parce que nombre de mes amis, c’est à dire des gens qui pensent comme moi, seront présents et que je veux être solidaire.

Je comprends que des associations ne veulent pas participer si elles ne sont pas assez convaincues pour engager leurs adhérents, mais je crois que chacun peut être présent à titre individuel, pour faire savoir que NON, on ne veut pas de charia en France.

Laurence Nguyen




Pourquoi j’ai renoncé à mon sac acheté en Israël pour sortir dans la rue

29 Octobre 2012. Une journée ordinaire.
Ce matin, je devais me rendre à un contrôle médical. On m’avait demandé d’apporter des radiographies anciennes. Je voulus les mettre dans un grand sac. Je trouvai un vaste sac plastique.
Le sac était celui du musée d’Eretz Israël à Tel-Aviv, visité le mois dernier, où j’avais acheté souvenirs et futurs cadeaux.
Alors, une réflexion soudaine, un réflexe plutôt, m’a fait voir l’impossibilité  sécuritaire de balader ce sac dans le métro.
Alors, une grande colère m’a secouée : oui,  je vais  balader ce sac où je veux et quand je veux et  la haine d’Israël en vogue dans mon pays ne doit pas me contraindre à dissimuler le choix de mes voyages.
Alors, je me suis trouvée ridicule d’être aussi craintive, peut-être que  j’exagérais, comme le souligne souvent la presse, ce danger.
Alors me sont venus en mémoire tous les récits d’attaques antisémites, ces rapports du SPCJ, liés ou non à l’image d’Israël, mais on sait bien que les deux vont  de pair.
Alors, j’ai pensé qu’il était stupide de jouer au petit soldat et de risquer des violences, verbales ou physiques et qu’on a le devoir de ne pas se mettre en danger.
Alors, j’ai réfléchi que je jouerais le jeu de l’ennemi, que j’agirais en dhimmi si je cédais à la peur imposée par les ennemis d’Israël, du monde juif, de la liberté, de toutes les valeurs qui me sont chères et que je défends, sans être juive moi-même, mais amie d’Israël.
Alors j’ai évoqué mes proches, agressés sans raisons apparentes, la semaine dernière et je n’ai pas voulu , comme eux, me faire recoudre la lèvre et soigner les ecchymoses à l’hôpital voisin.
Alors, j’ai changé de sac.
Qui me donnera raison ou qui me jettera cette fameuse pierre ?

Laurence Nguyen