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Bientôt une mosquée de 3000 m2 à Villejuif : qui va payer ?

« Le jeudi 24 janvier au soir, le conseil municipal de Villejuif (majorité communiste) a validé le projet de protocole d’échange du terrain de l’ancienne gendarmerie avec le conseil général du Val de Marne (majorité communiste) dans le but d’en faire une grande mosquée. En échange, la ville donnera au département 12 ou 12 logements nouvellement construits pour des programmes d’insertion. Une fois le terrain du 132 bd Maxime Gorki propriété de la ville, il pourrait être loué à l’Association des Musulmans de Villejuif avec bail emphytéotique. Le projet de l’AMV est de réaliser une mosquée de 3000 m 2 pour un coût estimé à 3 millions d’euros. Les fidèles auraient déjà réunis 30% de la somme.

Nous sommes ici hostiles à tous projet de construction de bâtiments religieux impliquant des financements publics. En effet, au stade ou en est le projet, il y aurait cession d’un terrain public avec un bail emphytéotique. Ce système, déjà vu ailleurs, permet de concéder un terrain à un tarif extrêmement avantageux. Si le prix est bien en déjà du prix du marché, il s’agirait en fait d’une « subvention déguisée ».  Ce qui ne serait pas admissible si cela devait advenir. D’autant que ce terrain est situé dans un secteur central de la ville à deux pas des transports, sur un axe ultra-passant. Ne pourrait-il pas servir à d’autres activités pour bénéficier à l’ensemble des habitants de Villejuif plutôt qu’à une communauté religieuse ?

Il resterait encore les 2/3 du budget à trouver.  Il n’est donc pas impossible que les participations financières publiques ne s’arrêtent pas là. En effet depuis Jack Lang et la cathédrale d’Evry  de nombreux établissements confessionnels ont été subventionnés au motif qu’ils contenaient des équipements culturels. Pour cela, il suffit d’installer une bibliothèque, un salon de thé pour financer ce qui est au final un véritable établissement religieux. Cela s’est encore vu près de Villejuif pour la grande mosquée Créteil. Non seulement la mairie socialiste a accordé un bail emphytéotique de 16500€/an, mais elle a financé la mosquée  par une subvention de 1 millions d’euros d’équipements culturels et une garantie d’emprunt de 1,5 millions d’euros. Là aussi, la mosquée occupe une place centrale dans la ville, au bord du lac, le long d’un axe très fréquenté. Donc, pour Villejuif, d’autres fonds publics sont-ils à venir ? Ou bien il y aura-t-il une intervention financière étrangère comme l’a fait la si tolérante Arabie Saoudite avec la Grande Mosquée de Lyon ?

En bref, si des organismes religieux veulent des lieux de cultes, ils doivent les financer eux-mêmes quel que soit la religion concernée ! S’ils n’en ont pas les moyens, cela veut peut être dire que leur taille est sur dimensionnée par rapport aux besoins réels des supposés fidèles. Cela veut peut être dire que dans l’exemple présent, les populations de traditions musulmanes ne sont pas aussi impliquées dans le religieux que certains l’aimeraient. Si ces populations estiment qu’elles n’ont pas besoin de cotiser pour financer des lieux de cultes, c’est qui ne lui sont peut-être pas si utiles que cela. Les français de traditions musulmanes ont eu aussi le droit de regarder la religion avec distance. Alors, pourquoi demander à tous les Français, même non musulmans, de financer ces lieux de cultes ? »

Laurent SIMON




La terrible symbolique de l’Aid, quand Noël commémore une naissance

AID EL KEBIR, une symbolique glaçante

 

L’aid el kebir est la fête la plus importante de l’Islam.

Il est de tradition pour les musulmans de tuer un mouton afin de le partager en famille et auprès des nécessiteux. Pour ceux qui vivent cette tradition c’est un moment de joie et de félicité. Mais pourquoi tue-t-on le mouton lors de l’aid ? C’est pour fêter la soumission d’Abraham (Ibrahim en arabe) à Dieu.

En effet, l’ancien testament, commun aux trois religions du livre, relate comment Abraham a noué l’alliance avec Dieu. Pour éprouver la soumission d’Abraham à son égard, Dieu lui demanda de tuer son propre fils, Isaac.

Abraham emmena son fils dans la montagne et l’attacha à un bûcher. Au moment fatidique où il allait le tuer, l’archange Gabriel l’en empêcha, jugeant qu’Abraham craignait suffisamment Dieu.

Isaac eut la vie sauve et fut ainsi remplacé par un mouton. Tout est bien qui finit bien dira-t-on.

Dieu, via l’archange, apparaît ainsi magnanime. Il n’en reste pas moins qu’Abraham était prêt à tuer un enfant.

Et le sien qui plus est. N’est-ce pas effrayant ? Et le Dieu de l’ancien testament a noué alliance avec un homme capable de tuer un enfant.

N’est-ce pas glaçant ? Dieu rechercherait la soumission aveugle d’hommes capables de tuer un enfant ? Cette légende biblique ne fait-elle pas donc l’apologie du fanatisme, de l’obéissance aveugle ? Et vous ? Si Dieu vous demandait de commettre un tel acte par amour de lui, le feriez-vous ?

J’aurais aimé que cette histoire se déroule autrement.

J’aurais aimé qu’Abraham se lève et refuse de commettre un acte atroce.

J’aurais aimé que Dieu lui dise ensuite : « Abraham, tu as bien fait de ne pas m’obéir. En te demandant de commettre cela, je voulais tester ta probité, ta bonté, ta conscience. Tu m’as prouvé que tu es un homme de bien. Je peux nouer alliance avec toi ».

Mais ce n’est pas ce qui est écrit dans l’ancien testament. Je rappelle que cette légende est commune aux trois religions du livre. Mais ce qui est déroutant, c’est que l’Islam en ait fait la symbolique de sa plus grande fête. Si l’histoire du christianisme ne manque pas d’être émaillé d’obscurantisme, il n’en reste pas moins que sa plus grande fête commémore la naissance d’un enfant le 25 décembre. La symbolique est tout autre.

Laurent Simon




Cannabis : la mise en régie sous contrôle de l’Etat me paraît la seule solution pragmatique

En tant que buraliste en banlieue parisienne, je suis membre malgré moi de la filière chiticole française. En effet, c’est nous qui vendons le papier à joint, le fameux OCB long qui peut être vendu aussi en rouleau pour des pétards géants. Et nous avons aussi des blunts pour des joints parfumés.

Je peux donc témoigner que le cannabis concerne T.O.U.T L.E M.O.N.D.E !!! Mes clients qui me demandent un paquet de Marlboro, Philip Morris ou Camel avec un « ocb slim » ou un « ocb long » sont légions et de toutes les catégories sociales, du jeune de banlieue, à l’ouvrier du bâtiment jusqu’à l’employé de banque etc… Les estimations de l’observatoire des drogues et toxicomanie http://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/dcc2012.pdf) ne me surprennent absolument pas. 3,8 millions de personnes ont consommés du cannabis dans l’année. 1,2 million en consomment régulièrement et 550 000 tous les jours.

Ces données et ce que je constate tous les jours me font admettre la faillite totale de la politique de prohibition du cannabis. N’importe qui peut se fournir n’importe quand. Notamment dans les cités à côté de chez moi. L’Etat n’a pas les moyens de sa politique. Pour que la prohibition fonctionne, il faudrait déployer des moyens en force de l’ordre et justice tels qu’un Etat exsangue ne peut les avoir. Et s’il veut les mettre, au dépend de quel autre service publique devra-t-il les prendre ? Et s’il veut vraiment être efficace dans l’interdiction, quelle mesure coercitive faudra-t-il employer vis à vis des consommateurs en sachant que presque 14 millions de français en ont consommés ? Le risque politique n’est-il pas évident pour des gouvernants de gauche et de droite timorés ?

La question n’est plus de savoir si le cannabis c’est bien, c’est mal ou s’il faut l’autoriser. Oui, évidemment que le cannabis a des effets délétères ! Évidemment que dans un monde parfait il faudrait le supprimer ! Mais comme l’Etat n’en a pas les moyens aujourd’hui on fait quoi, alors ?

Pour l’instant rien. Statu quo. Le trafic est donc entre les mains de trafiquants de banlieue qui gagnent plus à trafiquer qu’à travailler. Ils gagnent ainsi plus que leurs profs ou plus que les policiers. Comment mener une politique d’intégration et d’insertion dans ces conditions ? Comment susciter l’effort quand la facilité est là ? Comment rétablir la république quand les bandes ont un intérêt économique direct à leur emprise sur un territoire ?

A mes yeux, la seule politique qui est possible c’est la mise en régie du cannabis par l’Etat avec délivrance et consommation en coffee shop. Stéphane Gatignon, Daniel Vaillant entre autre ne sont pas loin de ce concept. Pour moi, c’est la seule politique capable d’éradiquer les trafiques dans les banlieues et de « couper l’herbe » sous les pieds des nouvelles mafias. Certes, c’est autoriser la vente d’un produit délétère. Mais avons nous le choix pour éradiquer ces mafias ? La prohibition ne fonctionne pas. Et d’ailleurs, en tant que buraliste, je constate qu’à cause de la lutte anti-tabac qui rend le tabac prohibitif, 21% des cigarettes fumées en France en 2012 sont issues du commerce illégale et pour les trois quarts de la contrefaçon. L’Etat s’engage dans une politique de prohibition et ça profite à qui ? Aux trafiquants !!! En 10 ans 6000 buralistes ont disparu ainsi que 20 000 emplois. Combien de trafiquants sont apparus ? A qui va leurs bénéfices ?

En bref, en matière de cannabis on a deux choix. Soit une politique de guerre ouverte ultra répressive qui nécessite des moyens considérables et de gros risques politiques. Soit une mise en régie et une vente sous contrôle d’Etat pour éradiquer les trafics économiquement. Mais attention ! Que ce soit l’une ou l’autre des politiques, la question principale et centrale reste : qu’est-ce qu’on va faire des dealers et de tous ceux qui gravitent autour de la vente du cannabis en banlieue ? Vous croyez qu’ils vont se laisser dépouiller de leur manne sans rien dire ou sans rien faire ? A quelles émeutes de 2005 puissance 10 ont se risquerait alors ? Comment allons nous remplacer ces revenus qui irriguent les cités ? Croyez-vous un seul instant que ces petites « cailleras » vont accepter une formation pour avoir un vrai travail à 1000E/mois ? N’est-ce pas pour cela qu’on est dans le statu quo actuel du ni-ni ? Le commerce du cannabis est circonscrit aux banlieues ou personne ne veut aller et ou personne ne va. Ces zones votent peu. Vivez ailleurs et tout va bien. Cela ne vaut-il pas mieux qu’une guerre civile ? Peut-être ? Après tout !

Mais qu’en est-il de l’idéal de la République ? De cette République soit disant indivisible mais si divisée car sa loi ne s’applique pas dans ses territoires de ses villes les plus déshéritées.

Laurent Simon