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A Poitiers, Tariq Ramadan engueule les musulmans !

Aujourd’hui 1er juin, à Poitiers, Tariq Ramadan était l’hôte de marque des musulmans de la Vienne qui organisent des conférences pour faire connaître la fameuse religion d’amour, de tolérance et de paix… Et dire que nous avons failli être privés d’un tel événement !

Une salle, où ça ?

En effet, plusieurs salles, plus ou moins municipales pour l’essentiel, se sont fait porter pâles ! Poitiers la socialiste serait-elle devenue un haut lieu de la résistance à l’islam, emboîtant le pas aux courageux jeunes Identitaires ? On se souvient qu’en octobre dernier, ils avaient occupé le toit du chantier de la mosquée. Quelques jours plus tard, la venue à Poitiers d’Hani Ramadan, frère de Tariq et grand défenseur de la lapidation, n’avait ému personne ; au contraire, La Nouvelle République, notre feuille de chou locale, s’était fendue d’un article élogieux et complaisant.

Retenons de ce cafouillage que le travail et le courage de ceux qui dénoncent l’idéologie islamique commencent à porter leurs fruits : Tariq Ramadan boudé par nos Vallaud-Belkacem et autre Valls, les édiles locaux retournent leur veste sans état d’âme.

Ouverture ratée

Au final, une modeste salle de l’hôtel Mercure au Futuroscope a fait l’affaire : la conférence, bien qu’annoncée de longue date, n’a pas réuni plus de cent cinquante personnes. Un échec si l’on se souvient du premier volet avec Hani Ramadan ! Échec aussi concernant l’objectif visé qui est de permettre aux « Gaulois » de comprendre l’islam : ils n’étaient que trois !

ramadan prêcheurLa presque totalité des femmes constituant le public étaient voilées et vêtues de longs pardessus informes, les hommes quant à eux vêtus à l’européenne. D’ailleurs le voile est de plus en plus présent dans les rues de Poitiers et la Maghrébine « en cheveux » se fait rare sous nos climats…

Tous des nuls

Au début de son exposé, Tariq Ramadan n’a pas manqué d’exprimer sa rage et son dépit. Lui, le grand homme, baladé de salle en salle, rejeté comme un vulgaire vagabond ? Une fois achevé son couplet « stigmatisation des musulmans », il se ressaisit et développe le thème de l’éthique musulmane, ce pour quoi il était venu.

De cet exposé long et ardu, je retiens que les musulmans n’ont rien compris à la charia ! Selon Ramadan, la charia n’est pas un ensemble de règles à appliquer de manière binaire : haram/halal. Il dénonce chez le musulman l’obsession de la règle, notamment l’obsession du haram, de l’interdit, qui fait perdre le sens de la règle.

Il invite le musulman à cesser de faire le musulman ! Au lieu de cultiver et d’accentuer ce qui le différencie des autres, son vêtement, son alimentation, etc., Tariq Ramadan lui propose au contraire d’incarner les valeurs universelles de justice, de compassion et de bonté. Ainsi, plutôt que d’importuner le voisinage avec une pratique bruyante du ramadan, il propose de parler avec ses voisins du jeûne comme d’une pratique partagée par toutes les religions, dans une démarche de compassion. Le musulman doit être celui qui réforme le monde en étant un être de bien et en sortant de l’étroitesse de la règle ! Le musulman comme miroir de l’autre dans ce qu’il a de meilleur ! Rien de moins !

Ce djihad-là est un cheval de Troie

Tariq Ramadan propose donc au musulman de se fondre dans le paysage occidental en réduisant la différence avec l’autre et d’être celui qui, incarnant le mieux les valeurs universelles, saura attirer l’autre à lui en étant exemplaire. Pour reprendre les termes de Ramadan, il faudrait que les musulmans « passent d’une éthique de la différence à une éthique de la distinction ». Quand on connaît le caractère suprémaciste de l’islam, on peut dire que Ramadan propose là une sorte de djihad élégant et raffiné !

Pipi caca

Je doute que ce programme ambitieux puisse un jour être appliqué par la masse musulmane. Ce qui fait tenir l’islam, ce sont justement ces innombrables règles qui empêchent de prendre de la hauteur et de penser. Toute sa vie durant, à chaque minute, à chaque seconde, le musulman doit veiller à la bonne application de règles sous peine de se retrouver en enfer.

Une grande partie de ces règles appartiennent à la « charia des latrines » dont le Père Zakaria nous explique le sens : « Il s’agit des règles strictes régissant les lieux d’aisance et leur orientation par rapport à la Mecque. On y trouve aussi les directives concernant la manière de pénétrer dans ces lieux secrets, la façon de se soulager, les positions recommandées, le nombre de cailloux nécessaires pour se nettoyer, comment le faire et avec quelle main, les mots qu’il faut prononcer, etc. Toute une réglementation est par ailleurs réservée aux gaz intestinaux dont l’émission peut invalider la prière. En effet il est spécifié que les démons lors de la prosternation profitent de l’occasion pour s’introduire dans le rectum provoquant ainsi le relâchement des gaz, la gravité de “l’infraction” étant bien entendu proportionnelle à la quantité de bruit généré. »

En guise d’exemple, voici comment le musulman doit procéder pour uriner ou déféquer : « Après les besoins et/ou l’urine, on veillera au nettoyage des parties intimes : après avoir uriné ou fait ses besoins, il faut laisser du temps aux impuretés pour qu’elles soient complètement éjectées et évacuées (après avoir fini d’uriner : attendre trois à quatre minutes par exemple jusqu’à ce que les dernières gouttelettes d’urine aient disparu puis s’essuyer trois fois ou plus avec du papier hygiénique (par exemple) (avec la main gauche bien sûr). Puis utiliser de l’eau et nettoyer soigneusement le sexe (ou le vagin) (l’endroit de sortie de l’urine). Après avoir fait ses besoins, s’essuyer trois fois ou plus avec du papier hygiénique (par exemple) puis nettoyer à l’eau l’anus. »

Réfléchir ? contre-productif !

L’application de ces règles occupe une grande partie des journées d’un musulman ordinaire et elles sont par ailleurs une cause de terreur. Mahomet lui-même expliquait au sujet des souffrances de la tombe : « “Une grande partie du châtiment de la tombe est du fait que l’on ne se protège pas des éclaboussures de l’urine” ; et passant devant deux sépultures :“Ces deux morts sont en train d’être châtiés, l’un pour médisances, et l’autre pour ne pas s’être protégé des éclaboussures de l’urine.” » Rapporté par Muslim (676) et Al-Bukhârî 218.

Ainsi, comment s’étonner que le musulman soit un être qui fait peu travailler son cerveau, plutôt peureux et soumis, l’enfer le guettant au moindre faux pas ? Il suffit pour s’en convaincre de parcourir les forums musulmans où on disserte à longueur de pages sur la façon dont on doit s’essuyer le derrière ou d’écouter les grands docteurs de l’islam qui examinent les fonds de culotte pour savoir si les menstrues ont réellement commencé auquel cas le jeûne de la femme serait invalidé… Pauvre musulman qui ne sait plus où donner de la tête au point d’en oublier le djihad !

Intellectuel et musulman, l’impossible sérénité

Et il souffre, notre Tariq. Il souffre de la médiocrité de ses coreligionnaires. Il peine à cacher sa déception et son dégoût. Il les trouve bêtes, incultes et souhaiterait tellement qu’ils ouvrent un livre de temps à autre… il les encourage même à soigner leur apparence et leur hygiène et à faire moins de bruit aussi… Est-ce pour cela qu’il se plaît à le dire dans un langage savant, hors de portée de son auditoire, essentiellement populaire ? Comme pour s’élever au-dessus de la masse, de crainte d’être confondu avec elle, tel un aristocrate parmi les manants.

Je crois que Ramadan n’est pas le seul à ressentir cet embarras face à la populace à laquelle il redoute d’être assimilé. On sent la même gêne chez Abdennour Bidar ou Abdelwahab Meddeb qui professent un islam chic, plus acceptable pour eux-mêmes et pour l’Occident.

Je doute que ces préciosités de langage aient eu un impact sur les esprits des participants à cette conférence.

Ils étaient venus pour vivre un grand moment de communion islamique ! Pas pour se faire engueuler !

Leila Syam

 




Thierry et Yannis se vantent d’avoir violé la loi pour adopter deux enfants colombiens

Dans « 7 à Poitiers », gratuit d’information locale, nous avons la surprise de lire le témoignage de Yannis Delmas et de Thierry, couple d’homosexuels qui vient d’accueillir deux enfants. Il s’agit de deux frères âgés de 9 et 10 ans originaires d’Amérique du Sud. Ces deux hommes témoignent à visage découvert, donnant leurs noms et professions.

Cette adoption a été réalisée sous le signe du mensonge : seul Thierry est parent aux yeux de la loi. Mais afin de pouvoir adopter ces deux enfants, il a préalablement rompu son Pacs avec son  compagnon Yannis (les autorités colombiennes refusant l’adoption aux couples homosexuels).

Ils semblent satisfaits d’avoir joué un bon tour au pays d’origine de leurs enfants ! Ainsi Thierry raconte qu’une trace de son union figurait sur un document d’état civil mais, nous explique-t-il : «Heureusement, les instances locales ont cru que Yannis était un nom de femme ». Ainsi, non seulement on peut mentir et s’en amuser ouvertement… A noter la petite nuance de mépris que l’on sent dans cette phrase : ces Sud-Américians sont suffisamment bêtes pour tomber dans le piège qu’ils ont pris soin de leur tendre !

Tout heureux d’avoir trouvé une bonne combine pour se procurer des enfants, l’un d’eux ajoute : « Si j’ai un conseil à donner aux couples homos, c’est : « ne vous mariez pas avant d’avoir adopté ! »

Ainsi, pour parvenir à leurs fins, ces deux personnages ont d’abord trompé les services de l’Aide sociale à l’enfance de la Vienne qui accorde les agréments d’adoption, puis les autorités du pays d’origine des enfants, mais surtout ceux qu’ils considèrent comme leurs enfants puisque Thierry explique complaisamment qu’il a caché sa situation aux enfants au moment de l’adoption de crainte qu’ils révèlent le « subterfuge »

Mensonge, dissimulation, traîtrise… mais, tout ça, c’est par amour !

Leila Syam

Article paru dans le N° 157 de 7 à Poitiers :

accès direct à l’article, sans le chapo, ni l’édito sur la page d’accueil

–  n°téléchargeable (rubrique archives, en bas de la page d’accueil) sur le site du journal




Bande dessinée Mahomet : Merci Charlie Hebdo, Merci Charb !

Charb n’est pas ma tasse de thé : gauchiste, mondialiste, complaisant avec les forts, impitoyable avec les faibles ! Mais après avoir lu sa vie de Mahomet en bande dessinée, je m’incline !

Il a fait œuvre utile et les musulmans, au lieu de le menacer, devraient le remercier.

Le Christ jouit d’une iconographie riche. La peinture religieuse a illustré sa vie de mille manières et la sculpture aussi en porte témoignage. Pourquoi Mahomet n’aurait-il pas droit lui aussi à une iconographie qui lui serait consacrée ? Charb a réparé cette injustice !

Mahomet ne pouvait être laissé pour compte. Il mérite, à l’égal du Christ, d’être représenté. L’Occident est fasciné par l’image. Mahomet est pris dans ce tourbillon, difficile d’y échapper… Le musulman moyen, même dans les pays islamiques, a été aspiré par cet amour des images. Un détail est révélateur à ce sujet. Dans mon enfance, les parents musulmans prenaient très rarement des photographies de leur progéniture. Lorsque cela se produisait, on sentait un malaise, fait de culpabilité, gagner peu à peu comme si on transgressait un interdit. On avait, bien ancré au fond de soi, le poids de la censure. S’il y a interdit de la représentation, il ne concerne pas seulement Mahomet, mais tous les musulmans, ce qu’ils semblent avoir oublié quand on voit leur engouement pour les smartphones et autres petites merveilles créées par l’Occident ! Je me demande s’il n’y aurait pas là matière à édicter une fatwa… Après tout, on est musulman ou on ne l’est pas !

Il faut se rendre à cette évidence : Mahomet, c’est l’image ! Obsédé par son apparence, il était fou de son corps. Il maquillait ses yeux, teignait ses cheveux et sa barbe, faisait sa raie au milieu, et non sur le côté comme les juifs. Il était très pointilleux sur l’hygiène. Le soin du corps est codifié à l’extrême dans le coran ; ce que certains appellent le « coran des latrines ». Les actes les plus intimes (toilette du corps, ablutions, positions à adopter pour la miction et la défécation, lavage des parties intimes, etc.) y sont détaillés avec crudité. On ne trouve rien de tel dans la vie de Jésus, pauvre hère sans feu ni lieu, jeté sur les routes et en butte à la cruauté de ses contemporains.

On peut dire que Charb rend un bel hommage à Mahomet dans son souci du corps et de l’apparence, comme s’il avait saisi ce trait si marquant de la personnalité du prophète des musulmans. Son travail iconographique, même s’il s’agit d’une modeste BD, offre à Mahomet une visibilité sociale. Ainsi, chacun pourra juger « sur pièces ».

Pour revenir sur l’interdit de la représentation, il ne touche que les musulmans, les non-musulmans ne sont en rien concernés par cette limitation. La simple logique pousse même à dire que les champions de l’image, ce sont les musulmans : dans l’islam, l’habit fait le moine. Il n’est que de voir le souci exacerbé des musulmans vivant en Occident de ressembler physiquement à leur prophète : port de la barbe, longue robe, henné et khôl pour les hommes et, pour les femmes, chignon porté bas sur la nuque, longs voiles à l’image des épouses de Mahomet. Le musulman reproduit l’apparence même du prophète, preuve s’il en est de son attachement à l’image, quand le chrétien a le souci d’imiter les vertus morales du Christ !

Pourquoi les musulmans se plaignent-ils de cette publication fidèle aux textes sacrés qui fait connaître leur prophète ? Qu’y a-t-il de mal à « voir » Mahomet dans ses œuvres ?

Leila Syam




La famille Merah : une famille musulmane presque ordinaire

Curieuse impression en lisant la biographie familiale d’Abdeghani Merah intitulé Mon frère, ce terroriste (Calmann-Lévy, 239 p., 17 €) où il tente de comprendre la dérive meurtrière de son frère Mohamed. Comme lui, je suis d’origine maghrébine et je peux affirmer que la famille musulmane ordinaire, c’est la famille Merah dont on soustrait quelques éléments hors normes :

– le degré des violences intrafamiliales : parents qui  frappent leurs enfants, enfants qui terrorisent leur mère, enfants qui s’affrontent quasiment jusqu’à la mort,

– le soutien affiché au djihad d’Abdelkader et de Souad Merah… (et pourtant il tend à se banaliser dans notre société),

– le passage à l’acte terroriste de Mohamed Merah.

Une fois la soustraction réalisée, ce qui reste, ce sont les ingrédients qui entrent dans la composition de toute famille musulmane ordinaire :

– la haine des juifs : elle n’a pas besoin d’être expliquée. C’est comme ça, tout simplement ! La langue quotidienne témoigne de cette haine : nombre de « réprimandes » adressées par les parents à leurs enfants (même tout petits), nombre d’insultes entre adultes consistent à traiter l’autre de juif,

– la difficulté à se sentir responsable de ses actes : l’islam n’est pas une culture de la culpabilité. Alors que le chrétien porte en lui tout le poids du péché originel, le musulman cherche la cause de son malaise ou de ses difficultés à l’extérieur de lui-même : il désignera les djinns, la malédiction, le mauvais œil, le voisin, la société… ce qui implique une perpétuelle lutte contre l’autre, agresseur « par principe ».

– le racisme : il s’exprime ouvertement et surtout à l’encontre des Noirs. C’est un racisme viscéral, physique, exprimé avec crudité. Les Blancs sont quant à eux à la fois enviés et jalousés : blancheur de la peau et beauté sont synonymes.

– la haine de tout et de rien ! Une haine souvent sans objet, sortie du fond des âges et qu’on se transmet de génération en génération… On n’est pas heureux quand on est musulman !

Abdelghani Merah est assurément courageux et touchant – il est important de le souligner –, mais la sympathie et la compassion qu’il inspire ne doivent pas nous faire perdre tout esprit critique. Malgré sa volonté de faire de sa famille une famille extra-ordinaire, la famille Merah est, hélas, presque ordinaire ! Ce qui la distingue des autres familles musulmanes est affaire de degré, pas de nature !

Abdelghani Merah a le tort de dédouaner l’islam de toute responsabilité dans les meurtres cruels dont son frère Mohamed est coupable. Pour le musulman, religion et univers social, culturel, familial… ne font qu’un. Ainsi les actes de terrorisme de Mohamed sont à lire à la seule lumière de l’islam, sans recourir au rôle de telle ou telle secte extrémiste.

Opérer une division entre islam modéré et islam intégriste est une imposture : les deux s’abreuvent à la même source, le Coran, parole même de Dieu, qui, en raison de son caractère incréé, ne supporte aucune interprétation. Il n’y a pas de double lecture du Coran, il n’y a pas de sens caché : « tuez-les » ne signifie rien d’autre que « tuez-les ».

Enfin, Abdeghani Merah, pour se dédouaner d’avoir fermé les yeux sur l’engagement djihadiste de son frère dont les preuves devenaient à ses yeux évidentes, explique que son jugement était troublé par l’amalgame entre musulmans et islamistes dont se seraient rendues coupables droite et extrême-droite ! Plutôt que de chercher en lui-même la cause de son aveuglement, il a trouvé un bouc-émissaire : ici encore, le coupable reste l’autre !

Leila Syam




Hani Ramadan à Poitiers, trois semaines après la « profanation »

Coup de tonnerre dans le ciel poitevin : Hani Ramadan est l’invité d’honneur, ce dimanche 11 novembre, d’une série de conférences intitulée Comprendre l’islam, organisée par les musulmans de la Vienne en réaction à l’occupation du chantier de la future mosquée de Poitiers par Génération identitaire. Hani Ramadan, c’est l’homme de la lapidation, considérée par lui comme un commandement divin qui ne saurait être discuté !

C’est par un article de La Nouvelle République, daté du samedi 10 novembre, que j’apprends sa présence à Poitiers. Je m’interroge : pourquoi apprend-on si tard l’organisation d’un tel événement ?

Pour tenter d’en savoir plus, je contacte par téléphone l’organisateur et lui fais part de mon étonnement. L’annonce a été faite par tracts dans la ville de Poitiers et, « au national », par PagesHalal.com. Il ajoute qu’il a été interviewé à ce sujet dès jeudi par La Nouvelle République.

Sans prêter de mauvaises intentions à La Nouvelle République, peut-on imaginer qu’elle a délibérément différé l’annonce pour empêcher toute opposition au sulfureux Hani Ramadan ? Allons, allons ! Pas de paranoïa… Pourtant, il existe un précédent récent : Hani Ramadan a dû annuler sa participation à un rassemblement de ce type à Mérignac, au mois de mai dernier, face à un mouvement de protestation (Riposte laïque s’en faisait l’écho).

Faute de pouvoir dénoncer ce scandale, je me résous à assister à ces  conférences, d’ailleurs explicitement ouvertes aux non-musulmans.

La salle de la Hune (800 places) n’est qu’à moitié occupée : hommes majoritaires, femmes et nombreuses fillettes dûment voilées. Il y a une sorte de partition dans la salle : hommes d’un côté, femmes et enfants de l’autre ; division probablement due au fait que des salles de prière non-mixtes ont été aménagées de part et d’autre. Quant au possiblement non-musulmans, ils sont tout au plus une dizaine.

Je me croyais partie pour assister à une série de conférences au sens classique du terme. Or, là, elles étaient entrelardées de rites religieux, prières, invocations, appel du muezzin.…

En guise de hors-d’œuvre, nous écoutons l’exposé de la théologienne Nassima Prudor. Elle semble utiliser l’islam comme un rempart contre la violence des hommes. Son propos peut se résumer ainsi : comment survivre à l’islam quand on est une femme. Tous ses efforts tendent à fabriquer, à grand renfort de sourates, un portrait idéalisé de la femme musulmane : sorte de figure désincarnée, intouchable et sanctifiée… qui ne rend pas compte de la douleur d’être une femme musulmane, souvent pauvre, ignorante, humiliée, asservie, excisée…

Puis vient la pièce maîtresse : Hani Ramadan himself ! Et là, surprise : le public ne montre pas de déférence particulière à l’égard du grand homme. Combien savent-ils qui il est ? Il y aurait aussi beaucoup à dire sur le comportement de ce public : indiscipliné, bavard, bruyant… au point de contraindre les organisateurs à plusieurs rappels à l’ordre !

Hani Ramadan commence néanmoins son exposé intitulé : Islam, religion de paix et d’ouverture. Il a l’habileté de présenter des valeurs et des principes qui ont une portée universelle : la bonté à l’égard du prochain, l’aide au plus pauvre que soi, la miséricorde face à la personne malade, la protection due aux sans-papiers, la tolérance à l’égard du non-musulman, le respect dû aux animaux. Nous avons même eu droit à l’anecdote sur la pécheresse envoyée en enfer pour avoir maltraité sa chatte, témoignage ultime de l’infinie bonté de l’islam… Tant de bonté, on s’ennuierait presque…

Je relève cependant deux points forts :

– Hani Ramadan encourage les jeunes musulmans à rejeter l’islam pratiqué par leurs parents qui n’a « rien à voir avec le vrai islam ».  Il est vrai que les anciens avaient pour certains une pratique relâchée : les femmes n’étaient pas voilées et bien rares étaient ceux qui s’astreignaient aux cinq prières quotidiennes parmi les travailleurs immigrés des années soixante et soixante-dix… un  peu à l’image des Français, qui ne vont plus à l’église tout en conservant une croyance en Dieu. Hani Ramadan met en garde les jeunes générations contre « l’imitation aveugle des traditions familiales » et leur propose de se tourner vers Ibn Taymiyya, grand pourfendeur du soufisme, Abdelwahab, fondateur du wahabisme saoudien, et bien sûr vers son propre grand-père Hassan El Banna, fondateur des Frères musulmans… En bref il les incite à « faire un retour aux sources »,

– il propose une sorte de mode d’emploi  aux musulmans vivant dans les sociétés occidentales. Il leur conseille de s’y intégrer et de « participer à l’élan démocratique » [sic], l’islam recelant, selon lui, des trésors de démocratie, mais sans jamais oublier que la « volonté populaire ne peut être au-dessus de la volonté de Dieu ». Il insiste sur le fait qu’il faut œuvrer continuellement pour l’islam en intégrant des mouvements islamiques afin de ne pas être « contaminé » (mot qui semble lui avoir échappé !) par l’environnement occidental et de prendre le risque de perdre son identité. À la manière d’un Dominique Strauss-Kahn qui déclare se demander chaque matin comment il pourra se rendre utile à Israël, Hani Ramadan propose à chaque musulman de s’interroger : « Qu’ai-je fait cette semaine pour l’islam ? »

Ainsi Hani Ramadan s’est montré sous des allures débonnaires. Un bon père de famille, en somme. Si je n’avais pas eu connaissance de ses écrits et de ses conférences, je lui aurais donné le bon Dieu sans confession tant sa parole, doucereuse et soporifique, annihile tout esprit critique… ça doit être l’effet taqîya

C’est en cela qu’il me paraît bien plus inquiétant que son frère Tariq dont il est plus facile de déjouer les pièges en raison de son besoin irrépressible de séduire, de faire des œillades appuyées à toute caméra qui l’approche… Avec Hani Ramadan, il faut être sur ses gardes… Il est parvenu à s’introduire à Poitiers, à y distiller son poison, sans que nous en soyons prévenus, comme par effraction… Faisons en sorte qu’il n’y ait pas de deuxième fois, sachant qu’Abdelmajid Amzil, le président de l’association organisatrice Abchir, l’a chaleureusement invité à venir prêcher la bonne parole deux fois par an…

Je quitte ces lieux avec un sentiment amer. Que laissons-nous à nos enfants ? Nos élites se chargent chaque jour de détruire un peu plus les bases de notre civilisation : attaques portées contre la famille, contre les sentiments patriotiques, contre l’identité sexuelle, contre l’héritage chrétien, etc. Pendant ce temps, la communauté musulmane s’organise, prospère et défend son identité, ses valeurs et ses croyances avec la bénédiction des mêmes élites…

Compte-rendu d’une autre tonalité, on s’en doute, dans La Nouvelle République de ce lundi 12.

Leila Syam




Poitiers : J’ai manifesté avec les « antifascistes »… mais je n’ai pas vu les musulmans offensés !

Samedi dernier, Génération Identitaire sur le toit du chantier de la mosquée de Poitiers. Ce jeudi soir, manifestation « contre le fascisme », quartier des Couronneries.

Les Couronneries, au nord de la ville : un de ces quartiers de grands immeubles construits dans les années 60-70, pour les classes moyennes et populaires. Actuellement à mi-chemin entre quartier poitevin et « quartier ».

La manifestation a été organisée non pas en centre-ville, mais ici, où se concentre une importante population musulmane à quelques centaines de mètres de la mosquée.

Dix-huit heures. Un groupe se forme. On sort les drapeaux des sacs : NPA, Mouvement des jeunes communistes, PC, Front de gauche, les Verts, CNT (Confédération nationale des travailleurs) et autres Alternatifs…

Figures imposées : l’étudiant avec son keffieh, la timide au T-shirt Che Gevara, le retraité de l’Éducation nationale (poils en broussaille et chaussures de marche Décathlon), les soixante-huitardes arborant les oripeaux de leur jeunesse.… et la vigilance discrète de la police.

Quid des offensés ? Où sont les musulmans ? Tous comptes faits, seuls quatre ou cinq badauds, de toute évidence habitants du quartier, se joindront timidement au cortège.

Prévue initialement pour être statique, la manifestation – un peu plus de cent personnes – finit par serpenter à travers les rues des Couronneries. C’est l’heure des courses, chacun vaque à ses occupations : jeune mère voilée poussant landau, mamies à cabas, « barbus » en kamis… Aucun ne prête attention à ces petits groupes de militants qui se connaissent de longue date, refont le monde entre eux, sans s’adresser à ceux qu’ils sont venus « défendre ».

Des mondes se côtoient, qui s’ignorent.

Leila Syam




Présente devant la mosquée de Poitiers, je constate la couardise et la dhimmitude d’un journaliste

Ce samedi 20 octobre, petit tour aux abords de la mosquée de Poitiers dont le toit est occupé par quelques dizaines de jeunes Identitaires. Première impression, tout est calme, sur le toit comme dans la rue et aux abords de la mosquée où de petits groupes de fidèles discutent, parfois âprement, mais sans élever le ton.  Parmi la quarantaine de fidèles présents, seulement deux ou trois sont vêtus à la mode salafiste. Quant aux forces de police, elles sont en petit nombre et discrètes.

Vers midi, sans doute suite à des tractations, les Identitaires évacuent le toit dans le plus grand calme, ils échappent alors à ma vue.

Apercevant un journaliste de radio, je m’approche pour lui demander s’il sait où ils sont passés. « A leur place, dans les cars. » Ne comprenant pas sa réponse, je demande :

– Quels  cars ?

– Dans les cars de police. Ces gens-là, c’est leur place !

Je réalise alors que ce journaliste : primo, condamne irrémédiablement les Identitaires, secundo, a d’emblée établi avec moi une connivence : je partage forcément sa condamnation ! A sa décharge, j’ai « une tête de faciès » (au passage : triste époque que la nôtre­ où l’on a le physique de l’emploi, où l’apparence est un marqueur indélébile…).

Oui, je le sais, la majorité des journalistes sont de gauche ou dans le courant dominant, on le dit et on le répète, mais en faire l’expérience de manière aussi abrupte, c’est accablant ! J’ai tout de même le souci de lui faire remarquer qu’il trahit la déontologie de sa profession qui exigerait une certaine distance avec les événements qu’il est supposé expliquer aux auditeurs de sa radio … Tout en reconnaissant qu’il essaie, dans son travail, de ne pas être « trop con » [sic], il ajoute que, quoi qu’on pense, les Identitaires, « c’est l’extrême droite, ils sont islamophobes , xénophobes, homophobes, tout ce qui est -phobe ». Je lui objecte qu’il n’est pas interdit d’être islamophobe, d’avoir peur de l’islam, et que je me considère moi-même comme une islamophobe !

Sa réaction me surprend : il me regarde affolé et me conseille la prudence… il se fait tout petit, son regard se tourne vers les groupes de fidèles de l’autre côté de la rue, à quelques mètres de nous… « Chut ! attention… ». Je lui fais remarquer que je me suis exprimée d’une voix normale et que je ne cherche pas à provoquer les fidèles présents. Ainsi ce journaliste a peur ! Il a peur de ceux dont de toute évidence il a pris le parti ! Je ne manque pas de lui rappeler que, en France, je dois pouvoir exprimer une telle opinion sans avoir peur et que sa réaction est bien la preuve que la peur est là, bien installée, et qu’il est le premier à s’y soumettre ! Est-ce cela que l’on qualifie de comportement de dhimmi ?

Pendant ce temps, les fidèles évacuent la rue, en petits groupes où les plus excités sont appelés au calme par certains « vieux » qui semblent avoir une certaine autorité sur eux. On entend cependant quelques Allah u akbar, rapidement réprimés par ces mêmes modérateurs.

Leila Syam