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Paris : la place Mohamed Bouazizi rebaptisée "Place des soldats français sacrifiés en Afghanistan"

Le 30 juin dernier, le Conseil de Paris a inauguré, dans le XIV ème arrondissement, une place Mohamed Bouazizi, du nom de ce jeune tunisien dont le suicide par le feu avait été l’élément déclencheur de la « révolution » tunisienne.
Le Projet Apache, groupe jeune et parisien affilié au Bloc identitaire, trouve que Delanoë en fait un peu trop pour célébrer la « révolution » tunisienne, et aussi pour accueillir aux frais des Parisiens les clandestins qui paraissent bizarrement la fuir.
Plutôt que de saluer un « héros » tunisien, ils pensent qu’il aurait mieux valu rendre hommage aux soldats français sacrifiés en Afghanistan.
Ils sont 63, figurez-vous, sacrifiés aux intérêts américains  !
Ils n’ont eu droit à aucun hommage de la mairie de Paris. Alors, des mains anonymes ont réparé cet oubli :

Voilà le résultat. Pas mal, hein ?

Et voilà le tract du Projet Apache revendiquant et expliquant cette action :

Léonidas
Paris : la place Mohamed Bouazizi rebaptisée « Place des soldats français sacrifiés en Afghanistan » ; agence Novopress, article du 13 juillet 2011
Communiqué du Projet Apache (affilié au Bloc Identitaire), auteur de cette action.




Marseille : Zeribi enfonce son chauffeur de bus insulté et agressé

Les faits
Un chauffeur de bus de la RTM, la régie des transports marseillais, qui avait demandé à une ou deux passagère(s) de retirer son (leur) voile(s), a été violemment pris à partie, insulté et frappé, lundi 11 soir par des voyageurs aux environs de 18h30 sur la ligne 19, au niveau du rond-point dit «de David», aux abords de la plage du Prado (1), (2), (3), (4). Il est lâché par sa hiérarchie, en la personne du président de la RTM Karim Zéribi, d’Europe Écologie Les Verts. Ainsi que par le syndicat Force Ouvrière en la personne d’Alain Requenat, secrétaire général Force ouvrière de la RTM.
Deux femmes ont souhaité monter dans le bus. D’après Le Parisien, les deux sont intégralement voilées. Une seule d’après la Provence. Aucune d’après une troisième version des faits qui se fera jour après-coup (voir plus loin).
Le machiniste leur a demandé de se découvrir, puis, elles ont fini par quitter le bus, suivies par une bonne partie de ses occupants, solidaires. Plusieurs passagers ont alors agressé le chauffeur, le traitant notamment de «raciste». Le machiniste a été frappé d’un coup de poing au visage. Il est actuellement en arrêt de travail.
Les agresseurs se sont enfuis avant l’arrivée de la police. Une enquête est ouverte pour « violences volontaires en réunion dans un moyen de transport public sur une personne protégée ». Au Parquet de Marseille, on estime que les deux incidents ne sont pas en lien direct.
D’après La Provence, Karim Zéribi, président de la RTM, évoque, de son côté, « une réaction inappropriée du chauffeur », alors que consigne aurait été donnée aux conducteurs de ne pas intervenir sur une personne voilée validant un titre de transport. Il confirmera aux Grandes Gueules (avant l’émission) cette scandaleuse  inversion accusatoire.
Manipulation totale aux Grandes Gueules
Une émission des Grandes Gueules fut consacrée au sujet. Y participaient  Franck Tanguy, Sylvain Grandserre, Johnny Blanc (chroniqueurs) ; Philippe Bilger (avocat général) et Alain Requenat (responsable FO de la RTM). Cette émission fut d’une grande confusion et d’une totale mauvaise foi. On signalera d’abord qu’en était absent celui qui aurait eu le plus de choses à dire, à savoir Karim Zéribi, responsable de la RTM, celui-la même qui trouve « inappropriée » l’attitude du chauffeur. Or, ce même Zeribi se trouve être aussi un chroniqueur habituel des Grandes Gueules. Et il se débrouille pour être absent précisément le jour où le sujet le concerne ! Tout absent qu’il est, il s’exprime : il a été interviewé avant l’émission, et son message est transmis. Il fait savoir que le machiniste n’avait pas à demander aux femmes de se dévoiler.
La solidarité ne fut pas meilleure du côté d’Alain Requenat, secrétaire général Force Ouvrière de la RTM ; il contesta que le machiniste ait eu affaire à une femme en voile intégral et dit au contraire que, sur les deux femmes concernées, l’une avait le visage découvert et l’autre à moitié. En d’autres termes, il présente le machiniste comme ayant outre-passé son pouvoir. Cette information, à la supposer exacte, aurait du être communiquée aux autres intervenants avant l’émission, et les moyens de la vérifier auraient du leur être donnés. Au lieu de cela, ils furent pris totalement par surprise. En particulier, Philippe Bilger, favorable au machiniste, fut totalement déstabilisé, ne sachant sur quelle version des faits s’appuyer. Les critiques, eux, se déchaînèrent, confortés par cette nouvelle version qui présentait le machiniste comme ayant tancé une personne coiffée d’un voile ordinaire (quoique … c’est quand même bizarre, ce visage qui n’est ni couvert ni découvert, mais qui est voilé à moitié). Le chauffeur apparut donc, au mieux comme quelqu’un qui s’était mis dans un mauvais cas en faisant du zèle, au pire comme un suppôt du Front national.
Karim Zéribi : un politique membre d’Europe Écologie Les Verts
On ne peut qu’être choqué de la réaction du président de la RTM, Karim Zéribi, dont un agent a été tabassé, et qui ne trouve rien de mieux à faire que de l’enfoncer en jugeant sa réaction « inappropriée », sans même avoir le courage de venir à l’émission pour répondre aux questions et affronter la contradiction.
Cette réaction doit être soulignée, car Zéribi (6), (7), (8), (9) est un politique, et son manque de soutien l’engage pleinement, ainsi que son parti (Europe Écologie les Verts) sauf si ce dernier se désolidarise.
Ancien footballeur professionnel, Zeribi est membre d’Europe Écologie Les Verts, ainsi que du Think Tank Terra Nova, qui préconise que la gauche oublie la classe ouvrière et s’appuie sur les jeunes, les femmes et les immigrés. Marianne 2 lui a reproché sa « prolophobie ».
Zeribi agit souvent en militant des quartiers, par exemple pour demander la gratuité des transports en faveur des jeunes (4).
Il intervient souvent dans les Grandes Gueules, et pourtant, il ne fut pas interviewé dans l’émission (2) qui traitait précisément d’un incident survenu dans l’entreprise qu’il préside.
Dans une émission du 14 janvier 2010, il avait comparé les enfants de harkis aux enfants de nazis, déclenchant une polémique (6).
Il faut interdire tous les voiles
Tabassé et traité de raciste, lâché tant par sa hiérarchie que par le syndicat FO, le machiniste a peut-être eu le tort (nous insistons sur les mots : peut-être) de confondre un voile très couvrant avec un voile intégral, et un visage à demi-caché avec un visage couvert. Confusion dont a peut-être aussi été victime l’élue lyonnaise Fatiha Benahmed (1, 2).
Il y a donc peut-être une offensive de la part de ceux qui n’ont pas accepté l’interdiction du voile intégral : leur technique semble être de piéger un politique ou un fonctionnaire en lui présentant une femme dont la tenue porte à confusion.
Or, la confusion est « mortelle » pour l’agent piégé, qui se croit dans la légalité en demandant le retrait d’un voile intégral, et qui, en cas d’erreur, peut se retrouver tabassé, insulté de raciste, condamné par la bien-pensance et, en mettant les choses au pire, par les tribunaux.
La législation sur le voile, constituée de bric et de broc, est un maquis juridique insatisfaisant, qui fait les délices de groupuscules spécialisés dans le jihad judiciaire et expose d’honnêtes fonctionnaires à de vraies chasses à l’homme.
Nous sommes en droit d’exiger une législation claire, c’est à dire une interdiction de tous les voiles.
Léonidas
RÉFÉRENCES
(1) Marseille : frappé pour avoir refusé l’accès de son bus à une femme voilée Le Parisien du 12 juillet
(2) Marseille : frappé pour avoir refusé l’accès de son bus à une femme voilée sur Fdesouche.com ;  Bus/voile : les GG en parlent sur Fdesouche.com
Articles de la Provence.com :
(3) Marseille : un chauffeur de bus frappé après avoir refusé l’accès à une femme voilée 13 juillet 2011
(4) Marseille : le petit cadeau de la RTM pour la rentrée scolaire 7 juillet 2011 (Karim Zeribi favorable à la gratuité des transports pour les jeunes)
(5) Pourquoi Karim Zéribi rejoint Nicolas Hulot ? 20 juin 2011
(6) Après ses propos sur les harkis: lettre ouverte à Karim Zeribi
Sur Wikipedia
(7) Karim Zeribi
(8) Loi n° 2010-1192 du 11 octobre 2010 interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public
(9) Circulaire du 2 mars 2011 relative à la mise en œuvre de la loi n° 2010-1192 du 11 octobre 2010 interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public




Nagui imite l'appel du muezzin : Oumma.com enrage

Jeudi 30 juin midi. Nagui anime son émission  « Tout le monde veut prendre sa place ». Il s’agit  d’un jeu dans lequel les candidats doivent répondre à des questions. Nagui est en pleine forme, et il se permet même de chambrer l’islam. Avec le sourire. Bravo à l’animateur préféré des Français, qui n’a pas volé cette place. Voici la séquence :
[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=NsvJcv-NaF0&feature=player_embedded[/youtube]
La candidate s’appelle Virginie, et elle se voit questionner sur l’appel du muezzin. D’où ce dialogue :

Nagui : Virginie, quelle est la région d’un mue….zzine… oui, oui, la  religion … j’ai dit « région » ?
Virginie : Oui.
Nagui : La religion.
Virginie : D’un ? Pardon, vous pouvez répéter la question, s’il vous plaît ?
Nagui : D’un muezzin, m-u-e-z-z-i-n.Quelle est sa religion ?
Virginie : Carré.
Nagui : Islam, judaïsme, christianisme, bouddhisme.
Virginie :Vous pouvez répéter les propositions, s’il vous plaît ?
Nagui : Bien sûr. Islam, judaïsme, christianisme, bouddhisme.
Virginie :Bouddhisme.
Nagui : Islam. Islam… Et là, aucune vanne, vous avez remarqué, on ne blague pas avec l’islam…Euh…C’est celui qui est en haut de la tour et qui vous empêche de dormir quand il …
(Nagui pousse un cri « digne de l’ère préhistorique », selon l’expression de Oumma.com)
Virginie :Je vois bien !

(rires du public)
Nagui (l’air pas vraiment désolé) : Non, on a dit qu’on déconnait pas avec ça, arrêtez…

Oumma.com, qui a capturé la bande sonore pour pouvoir dénoncer le scandale pièces à conviction à l’appui, en tire un grand article et laisse éclater sa colère :

« Les arabisants ainsi que les adeptes de spiritualité coranique apprécieront la grossière caricature d’une proclamation qui leur est sacrée. Tout simplement.Quant à sa théorie selon laquelle « on ne blague pas avec l’islam », elle est sans doute pertinente en Arabie Saoudite ou dans d’autres contrées dans lesquelles le délit de blasphème est en vigueur. »

Ah oui, c’est vrai qu’en France, il n’y a pas de délit de blasphème … merci de nous le rappeler …on finit par l’oublier … on ne sait pas trop pourquoi, mais on se sent obligé de se censurer comme si ce délit existait. C’est-y pas ballot ?
Oumma poursuit :

« Sociologue improvisé des religions, Nagui serait réellement impertinent-comme il en adopte la posture- si son humour anticlérical s’appliquait avec la même férocité aux représentants des autres cultes. »

C’est vrai qu’il a l’air féroce, Nagui !

« A ce jour, les pasteurs, les prêtres catholiques ou coptes ainsi que les rabbins n’ont curieusement pas encore inspiré sa verve de manière aussi remarquable. »

C’est parce qu’il n’ose pas. On ne peut pas se moquer des chrétiens à la télévision française. Pas même aux Guignols. Personne n’oserait. Tout le monde est trop tétanisé.

« Circonstance atténuante ou aggravante ? L’animateur pouvait en tout cas avoir en tête l’épisode scandinave des caricatures du prophète Mohammed dont le tollé mondial ferait pâlir de jalousie ces autres « blagueurs » qu’étaient probablement les dessinateurs antisémites des années 30. »

Oui, c’est surement ça : il est jaloux des acteurs de l’affaire des caricatures de Mahomet. et surtout des menaces de mort qu’ils ont reçues.
En plus, ce Nagui, ils nous rappelle les heures les plus sombres de notre histoire, comme l’insinue finement Oumma en le comparant aux dessinateurs antisémites des années 30.

« Nagui donne brillamment l’exemple à ses concitoyens immigrés : en matière d’intégration –et quitte à user soi-même de plaisanteries xénophobes, on n’en fait jamais assez. »

C’est parce qu’il a du mal à s’intégrer. Les Français le maltraitent. Ils le mettent à l’écart. Ils le boudent. Alors, forcément, il doit faire profil bas. Et il souffre. Cela se voit sur la figure.
Léonidas
RÉFÉRENCES :
Oumma.com – Quand Nagui se moque de l’appel à la prière des musulmans – article de Hicham Hamza du 6 juillet 2011.
Vidéo relayée par Fdesouche.com.




L'OCI fait pression en vain sur les Pays-Bas pour museler Geert Wilders

Lisez … Cliquez si nécessaire sur l’image pour l’agrandir.

Oui, vous avez bien lu ce qu’écrit l’OCI (1):
« Le Prof. Ekmeleddin Ihsanoglu a fait savoir que le dénigrement de l’islam et de l’image sacrée du prophète Mahomet par Wilders a atteint un stade où il ne peut plus être toléré sous aucun prétexte, y compris celui du droit à la liberté d’expression. Il a exhorté le gouvernement des Pays-Bas à prendre les mesures appropriées nécessaires pour contenir la campagne de haine et d’incitation orchestrée par Wilders qui est un partenaire de la coalition du gouvernement néerlandais. Il a exprimé sa vive préoccupation au sujet du silence observé à cet égard par le gouvernement néerlandais, chose pouvant porter atteinte aux bonnes relations bilatérales existant actuellement entre les États membres de l’OCI et les Pays-Bas. »
Ce communiqué nous donne l’occasion de revenir sur un aspect méconnu du procès d’Amsterdam, qui tient aux pressions internationales.  Nous rappellerons que ce procès ne fut pas initié par le Parquet, mais par des plaignants privés dont on aimerait savoir par qui ils étaient eux-mêmes actionnés ; ces plaignants purent obtenir la tenue du procès car la législation néerlandaise permet de faire appel du refus du Parquet d’engager des poursuites. Pendant tout le temps où l’instruction fut en cours, Wilders fut l’objet d’une  véritable chasse à l’homme, menacé de mort par des islamistes, interdit de visite dans des pays européens, dénigré avec acharnement par la police de la pensée, dont certains représentants ne craignirent pas de plaisanter sur sa mort possible.
Geert Wilders fut acquitté. En d’autres termes, la justice, qui a étudié son dossier avec soin, n’y a pas vu d’incitation à la haine raciale.
Pour autant, il reste coupable  aux yeux de l’OCI, qui continue de demander au gouvernement des Pays-Bas de contenir la campagne de haine et d’incitation orchestrée par Wilders.
Il est très inquiétant de voir à la manœuvre une organisation aussi peu soucieuse des normes juridiques de base. Non seulement Geert Wilders ne fut jamais présumé innocent avant le procès, mais il ne l’est toujours pas après acquittement. Il a critiqué l’islam, donc il est coupable, forcément coupable, même si un tribunal a dit le contraire.
Ces manœuvres nous expliquent beaucoup de choses. Ce communiqué nous donne l’occasion de les observer à livre ouvert, mais soyons certains que nous ne voyons là que la partie émergée de l’iceberg ; la police islamique est à l’œuvre de façon bien plus large.
Mais poursuivons la lecture.
Pour l’OCI, ce n’est pas seulement Wilders qui est coupable. C’est le gouvernement néerlandais :
« Il a exhorté le gouvernement des Pays-Bas à prendre les mesures appropriées nécessaires pour contenir la campagne de haine et d’incitation orchestrée par Wilders qui est un partenaire de la coalition du gouvernement néerlandais. Il a exprimé sa vive préoccupation au sujet du silence observé à cet égard par le gouvernement néerlandais. »
Suivent les menaces de refroidissement des relations.
On se permettra de faire observer à l’OCI -mais elle le sait déjà- que c’est un vote démocratique qui a conduit Geert Wilders au statut de soutien indispensable du gouvernement.
Mais gageons que l’OCI se fiche de la volonté du peuple comme elle se fiche de la liberté d’expression, ravalée au rang de prétexte :
« … le dénigrement de l’islam et de l’image sacrée du prophète Mahomet par Wilders a atteint un stade où il ne peut plus être toléré sous aucun prétexte, y compris celui du droit à la liberté d’expression. »
Nous voilà prévenus. Ou plutôt, voilà nos soupçons confirmés, car il y avait déjà bien des indices des pressions souterraines qui s’exerçaient pour interdire la critique de l’islam. On peut citer les tentatives qui furent faites d’introduire un délit de blasphème dans notre droit français ; tentatives qui ont en principe échoué mais pas tant que ça au fond, puisque, comme le montrent maints exemples, le délit d’incitation à la haine raciale n’a plus de limites et sert en réalité de substitut au délit de blasphème.
On peut citer aussi des manoeuvres, émanant d’organismes internationaux comme l’OCSE,   tendant à obliger la France à se justifier des actes de racisme supposés ou d' »islamophobie » commis sur son sol, et à produire d’incessantes statistiques où un tag vaut un meurtre.
Il nous reste à exiger de nos pouvoirs publics qu’ils résistent avec énergie quand ils sont eux-mêmes (car ils le sont, soyons en certains) l’objet de telles pressions sur la scène internationale.
S’ils montraient une telle fermeté, ils ne feraient que suivre l’exemple du gouvernement néerlandais, qui, questionné par Geert Wilders (2), a répondu, par la voix du ministre des Affaires étrangères Uri Rosenthal que «le gouvernement des Pays-Bas se disssocie complètement de la demande de censure d’un politicien. Les Pays-Bas accordent une grande valeur à la liberté d’expression.»
Bravo les Hollandais !
Cet exemple nous montre qu’on n’est jamais obligé de s’incliner devant les menaces.
Elles nous montrent aussi que le vote « populiste » peut être un vote utile. Les néerlandais qui ont voté pour le jeune parti de Geert Wilders n’ont pas gaspillé leur bulletin !
Léonidas
RÉFÉRENCES :
(1) Site de l’Organisation de la Conférence islamique (OCI)
(2) Questions écrites de Geert Wilders, et position gouvernementale néerlandaise ; traduction en français par le site République de Bananes.




Emmanuel Todd n'a jamais vu une burqa de sa vie et voit dans l'islamophobie un problème psychiatrique…

Emmanuel Todd passe beaucoup de temps auprès du site islamique Oumma-TV en ce moment. Une première interview-vidéo a été mise en ligne par Enquête et Débats :
Emmanuel Todd : Je lutte contre l’idée très française que la religion et la démocratisation sont opposées.
Voici une seconde vidéo. Todd, décidément en pleine crise de mysticisme, y est encore interviewé par Oumma.com. Ils ne peuvent plus se passer l’un de l’autre !
[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/xjlw94_emmanuel-todd-si-vous-etes-islamophobe-vous-etes-anti-francais_news#from=embediframe&start=14[/dailymotion]
Mais commençons par nous intéresser à la « journaliste », actrice de cette interview au moins autant que Todd. De sa petite voix flûtée, elle nous déverse des propos d’une haine tranquille, sûre d’elle, sûre de d’être pas du racisme puisqu’elle vise des Européens :
 » A l’heure où l’Europe semble rattrapée par ses vieux démons que sont le populisme et la chasse aux sorcières en l’occurrence contre les musulmans, comment expliquez-vous l’ampleur de l’ islamophobie auprès d’une certaine élite française et surtout la manière dont elle frappe avec autant de violence ? »
Plus tard, elle dira :
« L’histoire se reproduit inlassablement, reproduit les mêmes schémas ; certains disent qu’une victime en l’occurrence juive a été substituée à une autre. »
On dit parfois que le racisme consiste à essentialiser l’autre, à lui prêter une personnalité négative, mais surtout permanente. C’est bien ce que fait notre journaliste. Le populisme, perçu négativement, la chasse aux sorcières, sont présentés par elle comme des « vieux démons » qui appartiendraient en propre à l’Europe. Comme s’il n’y avait pas eu de chasses aux sorcières ailleurs. Et comme si les bûchers de sorcellerie brûlaient encore en Europe. Comme si nous étions des nazis. On a envie de demander à cette dame de réviser son histoire : la France n’a pas produit le nazisme, mais elle en a été victime , et la collaboration islamo-nazie a été un phénomène important (voir le dossier à télécharger sur le site de l’Observatoire de l’islamisation).
Nous sommes donc, au mépris de toute vérité, portraiturés en nazis, sournoisement, sans que le mot soit prononcé, grâce à l’expression « vieux démons » et à la comparaison avec les juifs. Nous sommes mêmes des nazis éternels, cycliques, puisque l’histoire reproduit les mêmes schémas. Nous sommes comme l’essence du nazisme.
Les vieux démons se voient attribuer une sorte d’immortalité. Ils sont toujours là, même quand ils dorment. Quand ils lâchent une victime, c’est pour mieux en guetter une autre. Ils ne disparaissent pas. Ils changent simplement de forme et de cible. On dirait qu’ils sont l’essence de l’Europe.
Todd commence par la contredire un peu. Même lui se rend compte qu’elle fabule ; il accroche sur le mot « violence » et sur la comparaison avec le nazisme :
« Violence … »
Todd n’en dit pas plus sur « violence ». Il se contente de prononcer le mot d’un air dubitatif, avec des points de suspension sans la voix. Alors, dans ma tête, je complète. A cette donzelle qui nous parle de la violence de l’islamophobie, j’ai envie de lui demander : où sont les morts côté musulman ? où sont les blessés ? où et quand avez-vous observé une ratonnade ?
Todd poursuit :
« Pour les comparaisons historiques, je dirais pas que c’est les vieux démons ; c’est assez nouveau ; c’est pas la même chose que l’antisémitisme … ça peut pas marcher comme ça. »
Non, ça peut pas marcher comme ça. Quand on est, comme lui, historien (il sait nous le rappeler) on ne mélange pas les périodes historiques de façon sauvage.
Mais il finira par lui concéder quelque chose, sans même qu’elle ait eu besoin d’insister, par simple emballement de son propre discours.
Car il s’est lancé dans une grande théorie historico-métaphysico-psychiatrique, qu’il découvre lui-même en même temps qu’il la formule, et on ne l’arrête plus :
« L’ islamophobie c’est une maladie de l’âme »
Pour lui, elle vient du « vide religieux » qui s’est produit en France quand le catholicisme s’est effondré. Depuis, les Français deviennent dingues à être toujours confrontés au vide, et ils grossissent des problèmes infinitésimaux :
« Il y a une interprétation métaphysique ou même psychiatrique ; le nombre de burqas … quand même, j’ai pas souvenir d’en avoir vu une dans mon existence en France ; les mecs qui s’agitent autour d’un problème qui n’existe pas, les hôpitaux psychiatriques en son remplis … »
D’avoir trouvé cette idée de folie le relance sur le nazisme. Finalement oui, puisqu’il y a ce point commun  de sociétés devenues folles par vide spirituel, on peut, contrairement à ce qu’il  disait au départ, faire une comparaison avec le nazisme :
« Alors là d’accord ;  le nazisme a existé … des sociétés qui deviennent folles … vous voyez j’ai changé mon interprétation ;  il y a tout à fait un rapport et d’ailleurs on aurait retrouvé, à l’époque du nazisme, un phénomène de vide métaphysique dans les milieux protestants. »
Son mépris des autres éclate :  » Les islamophobes ont déjà perdu » ; « Sarkozy a été élu par des vieux apeurés ».
Pour lui, donc, pas de problèmes (autres que spirituels, métaphysiques et psychiatriques) :
« Au niveau pratique religieuse, le nombre des gens classés comme musulmans en France est à peine supérieur à celui des gens classés comme chrétiens. La pratique religieuse est extrêmement basse ; il y a la pratique résiduelle du ramadan et des résistances en termes de pratiques alimentaires mais qui, pour un anthropologue » (car il est aussi anthropologue »), « ne sont même plus religieuses ».
Non, ces pratiques ne sont pas ou peu religieuses ; elles sont politiques et c’est bien là le problème !
A ces emballements, s’ajoute une arrogance incroyable. Todd est historien ! Todd est anthropologue ! Todd fait le psychiatre ! Todd fait le curé inquiet du vide spirituel !
Malgré les apparences, Todd, entre les deux vidéos, a fait un petit pas vers l’humilité. Dans la première, on l’entendait dire :
« Le problème, quand on a fait des prédictions réussies … »
Au fond, sa modestie l’empêche de trop le dire, mais on s’en rend compte quand même : Todd est prophète !
Léonidas




Le CFCM, le CCIF et le COJEP s'appuient sur l'OSCE pour museler la critique de l'islam

L’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), est une organisation internationale ayant pour but de favoriser le dialogue et la négociation entre l’Est et l’Ouest de l’Europe, étendue aux pays issus de l’ex-Union Soviétique. Elle a une vocation de lieu de dialogue géopolitique.
A ces fonctions déjà prenantes, l’OSCE semble vouloir ajouter celle de conscience morale auto-proclamée. Elle vient d’envoyer une mission d’inspection en France pour y produire un rapport sur « l’islamophobie ». Nous observons là un exemple de plus de l’offensive faite à l’international, initialement sous l’égide de l’Organisation de la Conférence islamique (OCI) pour interdire ce qu’ils appellent la « diffamation des religions », en clair toute critique de l’islam. La plupart des organisations internationales marchent dans la combine, en particulier l’ONU, toujours discrète sur les crimes commis sous l’égide de l’islam, mais toujours prête à critiquer l’Occident, comme on l’a vu avec l’exemple de la loi suisse contre les minarets. Un travail diplomatique incessant se fait dans différentes instances discrètes pour interdire la critique de l’islam, sur la base de législations contre le blasphème ou contre le racisme, selon ce que permet l’état du droit dans chaque pays. Le Conseil de l’Europe est aussi très réceptif à ces projets liberticides.
L’OSCE s’est dotée d’un Représentant Spécial de la Présidence sur l’intolérance et la discrimination envers les musulmans, l’Ambassadeur Adil Akhmetov, de nationalité kazakh. Celui-a a effectué, lundi 27 juin, une visite à Paris afin, comme dit Saphirnews, d’aller à la rencontre de représentants de la société civile musulmane. Il a rencontré à ce titre le Collectif contre l’islamophobie (CCIF), bien connu de nos lecteurs, ainsi que M. Mohamed Moussaoui, président du Conseil Français du Culte musulman (CFCM) et d’autres associations, dont le COJEP, inconnu de nous jusqu’ici.
Plusieurs rencontres entre M. Akhmetov et des représentants de l’Etat sont également prévues durant son passage. Ces entretiens sont destinés à l’élaboration d’un rapport sur l’islamophobie en France.
Si je comprends bien, la France subit une inspection et encourt des leçons de morale.
Il est inadmissible que le gouvernement tolère cela et accepte même que des représentants de l’État rencontrent M. Akhmetov. En effet :
1) l’OSCE est une organisation internationale qui a des attributions précises ; elle n’est pas chargée de mettre la France sous surveillance religieuse, et notre pays ne lui doit aucun compte ;
2) M. Mohamed Moussaoui est président du Conseil français du culte musulman (CFCM), organisme qui a aussi des attributions bien précises ; il est chargé d’organiser le culte musulman. Le CFCM, sous forte influence marocaine depuis les dernières élections, possède une tendance permanente à déborder du cadre de ces  attributions et à se faire le censeur de la France. Il a ainsi eu l’occasion de se plaindre, par exemple, du lancement du dernier débat sur la laïcité ; du fait que Ben Laden ait pu être qualifié d’islamiste ; des critiques de Marine Le Pen sur les prières dans les rues ; d’un débat intitulé «Immigration, Islamisme, la France menacée?» que certains députés voulaient tenir à l’Assemblée Nationale ; de la loi sur le voile intégral.
Désolé, M. Moussaoui, mais les Français n’ont aucune permission à vous demander pour débattre des sujets qui leur causent souci. Et le peuple français est souverain, il vote librement les lois dont il estime avoir besoin.
J’ajoute qu’il faut un sacré culot, de la part d’un organisme sous influence marocaine, pour aller reprocher à la France de ne pas en faire assez pour l’islam.
Les musulmans ont le droit de pratiquer leur culte en France, et même celui de rechercher des conversions. Au Maroc, pays dont le CFCM est actuellement un relai d’influence, juifs et chrétiens n’ont pas le droit de chercher à convertir des musulmans, et les adeptes des religions non abrahamiques n’ont même pas le droit de pratiquer leur culte. La logique voudrait que le Maroc rende des comptes à la conscience internationale pour ces limitations à la liberté de conscience. Mais non ! Des comptes, loin d’en rendre, il en réclame à la France par des procédés indirects ! Il ne suffit pas qu’elle permette aux musulmans de pratiquer leur culte ! Il faudrait encore qu’elle s’assure que les Français s’abstiennent de toute critique !
Même après le « printemps arabe », la liberté de conscience n’est pas à l’ordre du jour dans les pays musulmans, même réputés modérés comme le Maroc. Ce dernier pays a bien songé à l’y inscrire, mais il semble que finalement cela ne se fera pas (Source : Autrement : Adieu à la liberté de conscience, par Rachid Benzine, Aujourd’hui le Maroc, 28 juin 2011, relayé par Poste de Veille).

Principaux extraits :

Les Marocains nés dans l’Islam ont l’obligation d’y rester, quoi qu’ils puissent croire et penser en leur for intérieur. Les croyants des autres fois qui vivent au Maroc ont le droit de pratiquer leur culte s’il s’agit du christianisme ou du judaïsme, mais à condition de ne pas chercher à séduire à leur foi des personnes nées dans l’Islam (l’article 220 du Code pénal actuel prévoit de trois mois à trois ans de prison pour qui contreviendrait à cette interdiction). Selon la législation marocaine en vigueur – qui devrait ne pas changer –, la liberté de conscience ne saurait jouer que dans un sens : la conversion bienvenue de chrétiens ou de juifs à l’Islam.

3) le CCIF est une des plus folkloriques parmi les associations de police de la pensée, et l’on s’étonne qu’il puisse être pris au sérieux ; nous renvoyons le lecteur à la grande auto-présentation bien gratinée que son président en a faite ; extraits : « Heureusement qu’il y a du sang à Gaza. » ; « Ils ont été condamnés à 15 000 euros d’amende, ce qui me semblait très peu. Mais nos avocats nous ont dit que c’est pas les États-Unis la France, et qu’on peut pas espérer gagner des millions de dollars » ; nous renvoyons aussi à son dernier rapport supposé recenser des actes « islamophobes » .

Le CCIF se présente

Voici quelques actes « islamophobes » au sens que le CCIF donne à ce mot :

  • Plainte du maire de Roubaix contre le Quick halal ;
  • Tract d’un syndicat de policiers protestant contre la présence de viande halal à la cantine ;
  • Refus de la maire de Saint Gratien de permettre des prières  de rue ;
  • Un ancien garde des Sceaux déclare : « Le jour où il y aura autant de minarets que de cathédrales en France, ce ne sera plus la France » ;
  • Un formateur a fixé une élève voilée pendant le cours ;
  • Le maire de Marseille a qualifié de déferlement la présence de 15 000 musulmans sur la Canebière à l’occasion du match Egypte-Algérie
  • Un conseiller municipal déclare : « J’ai des convictions laïques » ;
  • Le CROUS d’Antony refuse une salle pour les prières  à des étudiants qui « sont contraints » de prier dans les couloirs (noter l’inversion accusatoire : en réalité, ce sont eux occupent illégalement un espace public)
  • A l’occasion de démarches d’état-civil, un fonctionnaire demande à une voilée de montrer son visage (plusieurs exemples) ;
  • Un conducteur de bus ne  marque pas l’arrêt quand un groupe de voilées est seul à attendre ; elles pensent qu’il fait exprès ;
  • Une agence bancaire exige de voir le visage de celles qui entrent dans ses locaux ;
  • Sihem Hachi veut porter plainte contre la liste du NPA qui présente une femme voilée ;
  • NPNS brandit des pancartes « Ni voiles ni burqas » et voile la statue de Marianne
  • A Agen, le Bloc identitaire réussit à empêcher la venue du prédicateur Tarik Oubrou (un radical qui veut conquérir Rome) ;
  • A Nantes, une conductrice est verbalisée pour avoir conduit en niqab ;
  • Un proviseur contraint une lycéenne à enlever son voile pour recevoir son diplôme ;
  • Un médecin refuse un arrêt de travail à une femme, pensant qu’elle n’est pas malade et cherche à pratiquer sa religion chez elle (plusieurs exemples) ;
  • Une femme amenant un enfant à l’hôpital est temporairement soupçonnée de maltraitance par l’équipe soignante ;
  • Un animateur est licencié d’un centre de loisirs pour y avoir effectué des prières avec les enfants ;
  • Benjamin Lancar attribue la débâcle de l’équipe de France aux tensions raciales et au rejet d’Emmanuel Gourcuff ;
  • Des femmes voilées sont empêchées de se baigner tout habillées dans une piscine ;
  • Un manuel scolaire des éditions Nathan souligne le peu de liberté des femmes musulmanes et les punitions qu’elles encourent ;
  • Robert Ménard a déclaré lors d’une de ses émissions « Il y a trop d’immigrés musulmans en Europe » ;
  • Le Maire de Montfermeil aurait traité les responsables de la mosquée de « parasites ».

On l’a compris : le CCIF est spécialisé dans la dénonciation de malheurs imaginaires, et son rapport démontre malgré lui que les musulmans sont fort bien traités en France.
4) Le COJEP, dont on peut explorer le site internet, est un relai d’influence de la Turquie, lui aussi spécialisé dans la dénonciation de l »‘islamophobie ». Voici quelques vues de son site (cliquer sur les images pour les voir plus grandes et pouvoir lire le texte, qui est bien gratiné) :


La laïcité, c'est ça le problème.

On aimerait que chrétiens, athées et adeptes des religions non-abrahamiques soient aussi bien traités en pays musulman que les musulmans le sont en France.
Léonidas




Béziers : la mosquée a-t-elle organisé la résistance au tribunal ?

Dans le numéro 203, je vous ai raconté comment la Présidente du Tribunal de Béziers a obligé une justiciable à ôter son voile pour entrer dans la salle d’audience.
L’affront n’est pas resté impuni : convoquée une deuxième fois, la jeune femme est venue avec 23 autres voilées, et elle a pu entrer avec son voile.
Voici ce charmant groupe de « soeurs », photographiées par Midi Libre :

Il semblerait que cette arrivée groupée ait été organisée par la mosquée Ar-Rahma, de Béziers (j’utilise quand même le conditionnel, car on est sur Facebook et l’on ne connait que des pseudos). A tout le moins, cette mosquée a toléré que sa page Facebook soit utilisée pour cette résistance à l’autorité légale.
Les images ci-dessous vous présentent la page Facebook de la mosquée Ar-Rahma de Béziers, ainsi que son implantation géographique :

La page Facebook de la mosquée

Les coordonnées de la mosquée

Ces autres images vous montrent les échanges qui ont conduit à la prise de rendez-vous à l’heure de l’audience :
Et voici maintenant le récit de la mini-manif, qui a permis à la jeune femme d’entrer avec son voile.
Nous apprenons au passage que 20 policiers étaient là aussi (ils doivent lire Facebook), mais ils n’ont rien empêché.
Récit du rassemblement au tribunal

Léonidas
REFERENCES
Béziers : elle se fait accompagner au tribunal par 23 grandes soeurs portant le foulard islamique – Midi Libre – 26 06 2011
La mosquée Ar-Ramah sur Facebook




Lyon : les islamistes lancent la chasse à l'adjointe écolo "anti-voile"

Fatiha Benhamed est l’adjointe écologiste au maire du 9 ème arrondissement de Lyon. Ayant demandé à une jeune femme venue se marier de retirer son voile, elle est devenue la cible de plusieurs associations, dont la principale est la Coordination contre le racisme et l’islamophobie (CRI). Nous avons consacré un article détaillé à ce sujet dans notre numéro 205. Nous y renvoyons ceux qui voudraient plus de détails.
Un niveau supplémentaire vient d’être franchi dans l’odieux, puisque maintenant ces associations lancent une véritable chasse à l’adjointe et appellent à une manifestation la visant nommément. Nous en avons trouvé l’annonce sur Saphirnews ainsi que sur Facebook.
Nous tenons à assurer Madame Benhamed de toute notre sympathie face à ce véritable lynchage.
Sur Saphirnews

Sur Facebook

Léonidas




Sur Oumma.com, Raphaël Liogier appelle les musulmans à la désobéissance civile

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Nous présentons ici une incroyable vidéo dans laquelle Raphaël Liogier appelle tout simplement les musulmans à la désobéissance civile, et ceci sur un site musulman,Oumma.com. Agent du service public, Liogier est tenu à un devoir de réserve qui parait difficilement compatible avec ce genre d’ appels. Professeur d’université, il est également tenu à un minimum d’honnêteté dans ce qu’il enseigne. Il est donc inadmissible qu’il présente comme des traits de fondamentalisme bouddhiste le fait de porter une robe safran et de se raser le crâne. Ces signes font tout simplement partie de la tenue monastique, et ne sont jamais arborés par des laïcs, comme Liogier le sait très bien puisqu’il a aussi commis un livre sur le bouddhisme (Le Bouddhisme mondialisé, Ellipses, 2003).
Quelques extraits de la vidéo :
« La décision des jeunes femmes de porter le voile, en particulier le voile intégral, sont des décisions individualistes, spirutuelles voire spiritualistes qui n’ont rien à voir avec la conquête de l’occident. »
« Les musulmans aujourd’hui sont anormalement normaux. »
« Ces jeunes femmes sont fondamentalistes, mais au sens d’un retour aux fondements, comme il y a des fondamentalistes bouddhistes qui vont se raser le crane et se mettre en robe safran. »
« L’UOIF, qui a la réputation d’être fondamentaliste, voire islamiste, tout le monde dit : c’est l’horreur. La première fois que je suis allé à leur congrès, je me suis dit : « C’est ça l’UOIF ? … c’est ça des islamistes ? il y a des stands de développement personnel, il y a des théologiens qui font leurs discours, il y a des débats sur tout;  c’est une sorte de kermesse générale ou les gens se rencontrent,  c’est un peu un club matrimonial, c’est quelque chose de fondamentalement bon enfant … on dit qu’ils sont durs …moi ce que j’ai trouvé la première année ou j’y suis allé, c’est qu’ils étaient au contraire plutôt mous. »
« La plupart des leaders musulmans sont des gens qui se disent : il faut attendre, ça va passer,  ne nous faisons pas remarquer … Moi mon message, c’est de dire que ça ne passe pas en ne faisant rien. »
« Que les musulmans réels bougent ou ne bougent pas… s’ ils bougent on dira  : regardez ils bougent ; s’ils ne bougent pas on va dire : ils sont en train de préparer quelque chose. »
« Les musulmans se terrent un peu chez eux. »
 » La loi de 2004 est une loi vraiment unique, faite spécialement pour les musulmans. »
« Je ne vois pas ce qu’on leur reprochait à part le préjugé que c’est la position de l’homme etc … »
« Les musulmans, dans leur écrasante majorité, ont tellement honte d’être musulmans, qu’ils respectent au doigt et à l’oeil la loi. »
« On est obligé de créer des lois spéciales pour prouver qu’ils transgressent des lois »
A propos de l’interdiction du voile intégral : « Là, sans doute qu’une majorité de musulmans va respecter cette loi, qui à mon  sens est inique ; moi je pense qu’ils devraient pas la respecter. »
« Ah ! j’appelle absolument à la désobeissance civile ; lorsqu’on dépasse les limites j’appelle à la désobéissance civile. »
« Ce n’est pas parce qu’il y a un unanimisme  des députés, une unanimité en France, que ça me rassure sur l’état de la démocratie ; au contraire je trouve ça encore plus préoccupant. »
Qui est Raphaël Liogier ?
Raphaël Liogier est directeur de l’Observatoire du religieux (aujourd’hui fédéré au laboratoire unique de l’IEP d’Aix en Provence : le CHERPA) et professeur des universités à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence. Il y enseigne, entre autres, la sociologie et l’anthropologie. Il a collaboré à la rédaction de plusieurs articles sur le thème des religions.
Il écrit régulièrement dans Oumma.com. Il a eu maille à partir avec Caroline Fourest, dont le site Pro-Choix le décrivait ainsi en 2006 :

« Dans son livre sur la « laïcité légitime », passé totalement inaperçu, ce jeune chercheur plaide pour une laïcité à l’anglo-saxonne plus « ouverte » aux religions et fustige les partisans de la laïcité à la française comme étant « sectaires ». Quand il ne qualifie pas les militants et personnalités anti-sectes (comme Alain Vivien) de « nouveaux inquisiteurs ». Liogier voudrait, en effet, voir reconnues certaines sectes comme étant des« nouveaux mouvements religieux ». Opposé à la loi sur les signes religieux au sein de l’école publique, il déplore ce qu’il appelle la « soumission des musulmans à la violence laïque« .
Lors d’un passage à l’émission Ripostes, sur France 5, face à Caroline Fourest, il a tenu un discours particulièrement agressif et confus, digne des « Indigènes de la République » mais pas du CNRS. Entre deux envolées indéchiffrables, les téléspectateurs ont cru comprendre que ce jeune chercheur exalté soupçonnait les féministes et les laïques refusant le voile au sein de l’école publique de racisme post-colonial et « esthétique ». Le « voile n’est qu’une question esthétique » a-t-il martelé devant un plateau assez ahuri. Tandis que Caroline Fourest maintenait calmement qu’il s’agissait d’une question politique. »

Léonidas
Raphaël Liogier : « Les français musulmans doivent réaliser qu’ils ne sont pas les éternels convives d’un repas » ; vidéo sur Oumma.comsignalée par Fdesouche.com.




Agen : une conseillère municipale voilée réclame le vote pour les étrangers

Une lectrice nous informe de la présence d’une élue voilée au conseil municipal d’Agen, et elle s’étonne que le maire n’y mette pas bon ordre :
« Depuis 5 années maintenant, marquant le règne du député-maire Jean Dionis, les conseils municipaux de la ville d’Agen sont en effet représentés par un ensemble d’élus dont l’une, certes faisant partie de l’opposition, ne se présente que voilée pour siéger à ces dits conseils municipaux. Et cela avec la bénédiction du Maire UMP qui n’y voit semble t-il aucun inconvénient. »
La ville d’Agen est dirigée par une municipalité UMP. Le député-maire est Jean Dionis du Séjour. L’opposition est menée par Alain Veyret, socialiste. Elle compte un certain nombre d’élus appartenant à divers partis de gauche.
Nous allons analyser cette d’affaire sous deux angles. Nous nous intéresserons d’abord au problème juridique général du port d’insignes religieux, voile en particulier, au Conseil municipal. Puis, nous étudierons l’action à Agen de la conseillère voilée, Hayat El Moussaoui.
Le port du voile et le droit
Le port du voile est régi, si l’on peut dire, par un maquis juridique inextricable consistant en une juxtaposition d’interdictions ponctelles, limitées à tel lieu (par exemple l’école), à telles personnes ( les agents du service public mais non ses usagers ; le cas des collaborateurs occasionnels est disputé), au métrage de tissu (voile « intégral »). Dans le cas de Madame El Moussaoui, elle doit en principe exercer sans voile ses fonctions d’attaché territorial (elle est, dans ce contexte, agent du service public), mais elle peut venir voilée au Conseil Municipal depuis une jurisprudence de 2010. En revanche, si elle était maire, elle redeviendrait peut-être, en cette qualité, agent du service public et devrait peut-être renoncer à son voile, sans certitude toutefois faute de jurisprudence collant à ce point précis.
On ne peut donc reprocher au maire de tolérer que l’élue vienne voilée, car autrement il encourrait peut-être la même amende qui a frappé un maire communiste pour avoir reproché à une élue de prendre la parole en arborant une croix (Cass, Crim, 1er septembre 2010, N° de pourvoi: 10-80584 Publié au bulletin).
L’arrêt, qui concerne le port d’une croix, est probablement transposable au cas d’un voile. En tous cas, un justiciable prudent fera comme si.
La rédaction de l’arrêt réserve quand même le cas où un trouble à l’ordre public serait établi :
« Attendu que, pour confirmer le jugement, l’arrêt retient par les motifs repris au moyen, qu’il résulte des propos tenus par Jean-Pierre X… que celui-ci a privé une élue de l’exercice de son droit de parole en raison du port par cette dernière d’un insigne symbolisant son appartenance à la religion chrétienne ; qu’il n’est nullement établi, qu’en l’espèce, le port d’une croix par Patricia Y… ait été un facteur de trouble susceptible de justifier que le maire, usant de son pouvoir de police, la prive de son droit à s’exprimer, en sa qualité d’élue municipale ; que les juges ajoutent qu’aucune disposition législative, nécessaire en vertu de l’article 9 de la Convention européenne des droits de l’homme, pour que des restrictions soient apportées à la liberté de manifester sa religion ou ses convictions, ne permet au maire d’une commune, dans le cadre des réunions du conseil municipal, lieu de débats et de confrontations d’idées, d’interdire aux élus de manifester publiquement, notamment par le port d’un insigne, leur appartenance religieuse. »
Il convient de souligner le vrai problème de sécurité juridique qui se pose en matière de voile. La règle se construit petite touche par petite touche, par la jurisprudence. Le justiciable ne sait qu’a postériori, au moment où il est condamné ou relaxé, si le juge estime qu’il pouvait ou non accepter le port du voile dans le cas qu’il a eu à traiter. S’il ne devine pas juste, pleuvent les amendes et les dommages-intérêts, souvent accompagnés d’un lynchage médiatique tendant à le faire passer pour raciste, voire nazi, et, s’il est salarié, les pressions sur son employeur pour obtenir son licenciement.
On finira peut-être un jour par voir se produire cette situation, qui pourrait fournir la trame d’une comédie,  dont je précise qu’elle serait une fiction, mais pas une fiction arbitraire : une élue voilée, vexée par une remarque du maire, le traîne en correctionnelle et gagne, sur la base de la jurisprudence de 2010 précitée. Avant cela, elle a tout de même été expulsée du tribunal par un juge qui, lui, peut interdire voileskippas etkeffiehs au titre de la police de l’audience. Se sentant des ailes, l’élue, que nous supposerons également fonctionnaire municipale, décide de garder aussi son voile quand elle effectue son travail ordinaire. Mais là, redevenue agent du service public, elle n’en a pas le droit (Avis du Conseil d’Etat du 3 mai 2000, Mlle Marteaux, n° 217017). Licenciée, elle fait un recours et le perd. Comique, cette histoire ? Jusqu’à un certain point seulement si l’on songe que le maire aura vu vider son compte en banque par les prédateurs de la police de la pensée, et que la jeune femme aura perdu son emploi.
Le justiciable, qui a le droit de connaître la loi a priori et non a postériori, doit exiger du législateur une clarification des règles sur le voile.
On se fout qu’il soit grand ou petit, porté dans un lieu ou dans un autre, par une catégorie de personnes ou une autre.
Le voile, tous les voiles, doivent être interdits partout, tout simplement parce qu’ils portent atteinte à la dignité et à l’égalité des sexes. C’est pourtant simple à comprendre !
Revenons sur un point important de l’arrêt de 2010 : le juge souligne que le conseil municipal est un lieu de débat et de confrontation d’idées, et cette circonstance contribue à ce qu’il impose au maire d’accepter les signes religieux.
Nous voila donc renvoyés au débat politique : une élue a le droit de porter un signe religieux au conseil municipal ; mais, avant cela, le citoyen a le droit de refuser d’en faire une élue s’il estime que ce signe est, de fait, politico-religieux, ou pour toute autre raison qui lui appartient.
Certes, le fait de porter le voile ne prive pas Madame El Moussaoui de son égibilité. En portant le voile, elle montre que l’égalité homme/femme n’est pas la première de ses préoccupations. C’est son droit. Personne n’est obligé d’être féministe. Et il n’est pas obligatoire d’être féministe pour être éligible. En revanche, les citoyen(ne)s ont le droit de savoir, avant de voter, comment les candidat(e)s se situent par rapport à l’égalité des sexes.
La question se pose donc de savoir si les Agenais, lors des dernières élections municipales, étaient informés que Mme El Moussaoui, qui se présentait à leurs suffrages dans le cadre d’un scrutin de liste, était voilée. Lors des dernières municipales, nous n’avons pas remarqué de débat médiatique d’ampleur nationale sur la candidate voilée d’Agen, alors qu’une affaire similaire au NPA a fait un tel scandale que nul ne pouvait l’ignorer.
Présentation et action d’Hayat El Moussaoui
Hayat El Moussaoui, élue sur une liste de gauche mais sans appartenance partisane plus précise connue,  figure voilée sur le trombinoscope du site de la ville :
Elle vient également voilée aux séances du Conseil municipal :

Son action est présentée à l’occasion d’articles parus dans Agen Demain, le site de l’opposition municipale :

L’affaire du bus caillassé et l’achat de la paix sociale
Ses interventions paraissent largement marquées par le patriotisme de quartier. Ainsi, lorsqu’un bus est caillassé dans un quartier sensible, nous la voyons se plaindre, non des actes de délinquance, mais des perturbations apportées à la vie des habitants du fait que les agents de conduite, exerçant leur droit de retrait, refusent de desservir le quartier :

La solution qu’elle préconise consiste en des subventions à l’association Trait d’Union, qu’elle nous présente ainsi :

Désolée, Madame El Moussaoui, mais, si cette association connait assez les auteurs d’actes répréhensibles pour travailler auprès d’eux, la seule action citoyenne qu’elle devrait accomplir, et gratuitement qui plus est, c’est de les dénoncer à la police et de témoigner en justice. Toute autre « action » (ou plutôt : tout autre bla-bla) et surtout tout octroi d’avantages en direction d’auteurs connus d’actes de délinquance ne peut que conforter leur sentiment d’impunité et prolonger les nuisances.
Madame El Moussaoui, dans son intervention, nous donne l’occasion de voir que, sur le principe de l’achat de la paix sociale, mairie et opposition sont d’accord. Ils ne divergent que sur les modalités et les bénéficiaires. Mais la paix sociale ne s’achète pas. La preuve en est  : l’élue nous fait assister en direct à une bagarre pour l’appropriation de la manne. La mairie a embauché deux agents d’animation par l’intermédiaire de la régie de quartier. L’élue d’opposition préférerait passer par l’association Trait d’Union. Et, surtout, elle voudrait plus que les deux embauches obtenues.
Que ces deux embauches ne règlent pas le problème, c’est évident, puisque la mairie montre ainsi qu’elle est disposée à acheter la paix sociale ! Les délinquants du quartier ont pu voir que leurs nuisances ont abouti à deux embauches faites au mépris des règles de la fonction publique, sur la base de la discrimination « positive » locale ; chacun a donc du se dire logiquement que c’est un pas dans la bonne direction, mais que les nuisances doivent continuer jusqu’à ce que lui personnellement ait obtenu un emploi de complaisance. Et notre élue d’appuyer en ce sens en nous disant que deux emplois, ce n’est pas suffisant, « la preuve en est ».
La démocratie participative au service du droit de vote des étrangers
Plus grave encore : nous voyons cette élue prendre d’étranges positions, toujours relayées par Agen Demain, sur la gouvernance des quartiers. Elle est encouragée à s’exprimer par Alain Veyret, socialiste, chef de l’opposition municipale, qui lui demande de « trouver sa place dans les rangs de l’opposition :

Elle se plaint que les représentants aux conseils de quartiers soient élus sur la base … des listes électorales. Voici en quoi, d’après elle, consiste le scandale :

Là je comprends mal … Où est le scandale dans le fait que les étrangers ne puissent pas siéger ?
Et je n’aime pas non plus l’expression « En clair … » ; cela donne l’impression que la mairie cherchait à cacher une chose que Madame El Moussaoui nous dévoile. Les mots comptent ; ils font avancer les idées, parfois sournoisement. En insinuant que le maire se cache pour réserver le droit de vote au Français, l’élue communautarisme laisse entendre qu’il vole quelque chose aux autres. Mais, Madame, il n’y a pas encore besoin de se cacher pour réserver le droit de vote aux Français !
La démocratie dite « participative » n’a pas, ou ne devrait pas avoir,  pour vocation, de contourner les règles de la démocratie tout court, en particulier en matière de droit de vote, et il ne faudrait pas que cela devienne le cas petit pas après petit pas, comme cela risque de se produire à Agen si l’on n’y prend pas garde. En effet :
Les conseils de « quartier-village » sont un grand projet de la mairie largement détaillé sur son site. Et là, c’est au maire qu’il faut faire des reproches, car il va au delà de la notion ordinaire de conseil de quartier pour inventer une nouvelle forme de décentralisation dont il n’est pas peu fier. Voici ce qu’on lit sur le site de la ville :
« Ce projet constitue une première en France à double titre :

  • Une élection des conseillers de quartier au suffrage universel ;
  • La signature d’un « contrat » entre chaque conseil de quartier et la mairie. »

Chaque conseil de quartier aura local, matériel, subvention de fonctionnement et dotation budgétaire pour ses projets.
Nous apprenons ainsi qu’il y aura une « Dotation de 500 000 € sur la période 2010-2014 pour chaque quartier« . Oui, vous avez bien lu : un même chiffre quel que soit le quartier, décidé d’avance. Voilà qui ressemble fort à de la gestion au doigt mouillé. La somme prévue est à multiplier par 23, nombre des conseils de quartier.
On ne peut qu’être scandalisé devant cette gestion de gribouille et ce démantèlement programmé de l’institution municipale, auquel le maire et l’élue communautariste d’opposition apportent chacun sa pierre en une alliance objective, comme on disait du temps du parti communiste. Ils s’opposent entre eux, mais, cependant, chacun joue son rôle : le maire « invente », et il en est fier, un niveau supplémentaire de décentralisation, benoitement présentée comme une anodine animation des quartiers mais qui va en réalité beaucoup plus loin ; ce sont presque des municipalités qui sont créées au niveau de chaque quartier. Et l’élue communautariste voit l’occasion et se dit que, si elle arrivait à faire élire les conseillers de quartiers hors liste électorale (ce qui pourrait en théorie s’obtenir à terme, les enjeux des conseils de quartiers étant sous-estimés par la plupart de nos concitoyens), elle aurait obtenu une sorte de droit de vote des étrangers dans cette nouvelle forme de municipalité éclatée.
Nous rappellerons, tant à Monsieur le maire qu’à son opposition, que ce n’est pas au niveau local que se décide la forme, le fonctionnement et les pouvoirs, de nos institutions.
Léonidas.