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Prof d’histoire, j’ai dit la vérité sur Mahomet : j’ai subi la même cabale que Samuel Paty

Un professeur d’Histoire a donc été décapité à Conflans-Sainte-Honorine. Une bonne occasion de rencontrer un autre enseignant, victime il y a 17 ans d’une histoire semblable, qui, heureusement pour lui, s’est mieux terminée, même si ensuite il n’a plus jamais enseigné.

Riposte Laïque : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs qui ne nous connaîtraient pas, et expliquer votre parcours politique et professionnel ?

Louis Chagnon : Fils d’ouvrier communiste, ayant peu de ressources, j’ai dû travailler dans une banque afin de pouvoir poursuivre mes études universitaires. À l’issue desquelles je suis devenu professeur certifié d’histoire-géographie.

J’ai commencé mon parcours politique en adhérant aux jeunesses communistes dans les années soixante-dix. C’est là que j’ai connu Pierre Laurent, l’actuel secrétaire général du PCF ainsi que son frère. J’ai poursuivi logiquement en adhérent au Parti communiste que j’ai fini par quitter à la fin des années quatre-vingt. Outre que mes études d’histoire m’avaient ouvert les yeux sur l’abomination communiste et ses innombrables crimes qui d’ailleurs se poursuivent actuellement, sans que cela gêne les beaux penseurs de gauche. J’estimais aussi que l’orientation prise par le parti ne pouvait que le conduire à sa perte, ce qui s’est réalisé. Depuis, j’ai brièvement milité au parti de Philippe de Villiers, le Mouvement pour la France. Pour lequel je me suis présenté aux élections législatives de 2007. J’ai quitté ce parti lorsqu’il s’est rallié à Nicolas Sarkozy au mépris de ses positions antérieures. Je précise que je n’ai jamais été membre du Front National, même si j’ai accepté une fois de compléter une de leur liste aux municipales de 2008 quand bien même je ne partageais pas toutes leurs positions politiques. Depuis j’ai délaissé les partis politiques et leurs magouilles.

En cours d’histoire, j’ai dit quelques vérités sur Mahomet : mes ennuis ont commencé

Riposte Laïque : Pouvez-vous nous rappeler l’épisode qui a fait tant parler de vous, à votre corps défendant, il y a quelques années ?

Louis Chagnon : En septembre 2003 j’enseignai l’histoire et la géographie au collège Georges Pompidou de Courbevoie. Lors d’un cours sur l’histoire du monde musulman, j’ai révélé à mes élèves que Mahomet avait été un voleur pour avoir pillé les caravanes de la Mecque et un assassin en faisant égorger 600 à 900 juifs en un jour, en référence au massacre de la tribu juive des Qurayzah en 627. Cela n’a pas plu à une poignée de musulmans qui a formé un collectif de parents d’élèves pour demander ma suspension de l’Éducation Nationale. Une pétition avait été remise au principal du collège et diffusée publiquement par  l’AFP où on m’accusait de racisme anti-musulman et d’avoir dit que « Mahomet va se transformer en voleur et en assassin (…) il va imposer sa religion par la terreur, (…) il fait exécuter 600  à 900 juifs par jour ».

En fait, la pétition était signée par sept personnes dont deux seulement étaient réellement des parents de mes élèves de 5ème   .  Trois musulmans dirigeaient ce collectif dont un couple qui a publiquement présenté sa fille comme mon élève, soit-disant profondément choquée par mon cours qu’elle n’avait jamais suivi. La troisième personne, a fourni le cahier de son fils, qui s’est révélé falsifié. Lorsque, plusieurs mois après, j’ai pu examiner la feuille de mon cours de ce cahier dont ils avaient joint une photocopie à leur pétition, j’ai constaté que quelqu’un avait ajouté les mots « par  jour ». La falsification sera attestée par une analyse graphologique et scientifique. Les propos qui m’étaient reprochés étant des faits historiques connus depuis 14 siècles, ils devaient les déformer pour me discréditer en tant qu’historien.

L’Éducation nationale loin de me soutenir m’a poursuivi et a imposé la censure musulmane sur l’école laïque de la République française : Le 5 novembre 2003, le rectorat de Versailles, sur la pression du collectif de parents musulmans, a ordonné la suppression des pages concernant le cours, qui ont donc été arrachées des cahiers par les élèves eux-mêmes.  Enfin, le 17 novembre, une lettre de Daniel Bancel, recteur de l’Académie de Versailles, proche de l’ancien ministre socialiste Lionel Jospin, m’informait qu’une procédure disciplinaire était engagée contre moi, à la suite d’un rapport fait par un Inspecteur pédagogique qui ne m’avait jamais vu ni parlé. L’inspecteur en question estimait, dans ce rapport, que comme tous les nomades, les tribus arabes pratiquaient la razzia et qu’on ne pouvait pas qualifier cette pratique de vol. Pire encore, il affirmait que dans l’Islam, la lutte contre les marchands de la Mecque avait été la première forme de la guerre sainte, ce qui la rendait légitime. Ainsi, pour cet inspecteur, fonctionnaire de l’Etat français, les meurtres musulmans sont légitimes quand ils sont exécutés dans le cadre du Djihad ! Il passait sous silence le massacre de la troisième tribu juive de Médine et m’accusait aussi de « racisme anti-musulman ».

Je suis donc passé devant un conseil de discipline et, à ma stupéfaction, le rectorat a argué de la phrase tronquée et falsifiée du collectif d’activistes musulmans. J’ai écopé d’un blâme pour « formulation simpliste » et « attitude de provocation ou maladresse ». Pour autant, le conseil de discipline n’a pas retenu l’accusation de racisme de l’inspecteur pédagogique et a reconnu la véracité historique des faits enseignés.  Même si cette sanction est minime, je ne l’ai jamais acceptée. J’ai donc entamé une procédure auprès du Tribunal administratif pour contester ce blâme qui a été cassé, quatre ans plus tard. Le Tribunal administratif a argué du fait qu’ayant transmis des faits historiques exacts il n’y avait aucune faute professionnelle.

L’administration de l’Éducation nationale n’a pas été la seule à me poursuivre car le collectif musulman avait également saisi le MRAP et la Ligue des Droits de l’Homme. Ceci a donné lieu à une campagne médiatique qui me présentait comme un «islamophobe », un « raciste anti-musulman ». La plainte de la LDH a finalement été rejetée par le Parquet de Nanterre et le MRAP, devant le Tribunal Correctionnel de Nanterre où il avait réussi à me faire traîner en mars 2004, a finalement renoncé à me poursuivre, en arguant que le blâme du conseil de discipline m’avait sanctionné « à la hauteur de la gravité des faits », insinuant ainsi que j’avais été sanctionné pour « racisme » par le conseil de discipline. Le collectif musulman a ajouté que le blâme avait été voté à l’unanimité, ce qui était parfaitement faux.

J’ai poursuivi pour diffamation tous ceux qui m’avaient attaqué, à savoir le leader du collectif musulman, le responsable de la communication externe du MRAP et son secrétaire général.

En première instance la diffamation a été reconnue mais les prévenus ont été relaxés « au bénéfice de la bonne foi » ! Je devais également verser au leader du collectif musulman 500€ de dommages et intérêts sous prétexte qu’il avait été stigmatisé dans la presse ! Tout cela était contraire aux règles de droit, la loi n’autorisant pas le versement de dommages et intérêts au diffamateur par le diffamé. Voici un tribunal qui ne respectait même pas les règles de droit !

En appel, le tribunal n’a pas voulu retenir la diffamation mais a supprimé les dommages et intérêts que je devais. En cassation, le jugement a été confirmé. Je n’ai donc pas pu les faire condamner.

J’ai également porté plainte pour faux et usage de faux, sur la base de la feuille de cours falsifiée mais le tribunal n’a pas donné suite, disant que l’enquête n’avait pas permis de savoir ce qui s’était passé.

Trahi par l’Éducation nationale, je remercie encore ceux qui m’ont soutenu

Riposte Laïque : On peut imaginer que quinze années plus tard, la décapitation, en pleine rue, de l’enseignant Samuel Paty, qui avait évoqué les caricatures du prophète Mahomet, vous a rappelé de nombreux souvenirs ?

Louis Chagnon : Évidemment ! D’excellents souvenirs et de moins bons. Parmi les excellents souvenirs je me rappelle les centaines de soutiens que j’avais reçus. Je me permets de remercier ici tous ceux qui m’avaient soutenu à l’époque, je ne les ai pas oubliés. Un excellent souvenir est le soutien que m’avait apporté Ivan Rioufol que je remercie chaleureusement encore ici. Tous les soutiens que j’ai reçus de la part de membres de la communauté juive, je me rappelle Jean-Pierre Chemla et ses amis que je remercie ici encore une fois. Bon souvenir aussi le soutien du SNALC, en particulier de Frédéric Éleuche et de FO qui prirent une position nette et tranchée en faveur de la laïcité. Autres rencontres décisives pour moi furent les rencontres avec Anne-Marie Delcambre, Michel Barbe et l’avocat William Goldnadel que je remercie aussi ici.

Au niveau politique je fus soutenu par le FN, le MPF, le MNR , Corinne Lepage, Hervé Mariton et Didier Julia de l’UMP et je n’oublie pas le maire communiste André Gérin de Vénissieux, aux prises lui aussi avec une radicalisation islamique grandissante. Je n’oublie pas l’Ufal (Union des familles laïques) et Kébir Jbil du mouvement des Maghrébins laïques, la Libre Pensée et l’Union rationaliste. Mon affaire m’a permis de faire connaissance avec mon ami Bernard Antony qui m’a ouvert les colonnes de sa revue Reconquête et d’adhérer à l’Agrif (Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne), seule organisation antiraciste à combattre le racisme anti-Blanc et la christianophobie. Je ne peux malheureusement pas citer toutes les personnes qui m’ont soutenu à l’époque et je m’en excuse auprès d’elles.

Parmi les mauvais souvenirs évidemment l’attitude honteuse de l’administration de l’Éducation nationale. Qu’en 2003, il y a 17  ans, l’administration de l’Éducation nationale ait accepté d’être le bras armé d’une censure musulmane au mépris de la laïcité, que des fonctionnaires de la République aient exécuté cette censure montrait déjà dans quel état de déliquescence était arrivée la France. Qu’ils aient pu déclarer que qualifier d’assassin quelqu’un qui a fait égorger des centaines de Juifs est une maladresse m’a conduit a penser que les fonctionnaires de la France de 2003 étaient les dignes héritiers des fonctionnaires de Vichy qui ont participé à la déportation des Juifs. À la différence près que pendant la guerre ils étaient sous la pression d’une armée d’occupation alors qu’en 2003, ils l’ont fait par conviction politique.

L’attitude du Snes et de Sud Éducation du rectorat de Versailles, qui n’ont absolument pas été gênés qu’un enseignant soit poursuivi par des faux parents d’élèves et un cahier falsifié. Ils se sont présentés comme les nervis de l’administration pro-musulmane et antisémite. C’est pourquoi je remercie encore Jean-Claude Santana, professeur à Lyon, lui aussi confronté à la montée de l’islamisme, qui bien que membre du Snes, m’a apporté son soutien.

Un autre mauvais souvenir : sur les conseils des RG, je fus obligé de prendre des précautions pour protéger mon fils de 8 ans d’une attaque islamiste.

Dans le cadre de cette interview, je ne peux pas donner tous les détails de mon affaire que les lecteurs m’autorisent à les renvoyer à mon livre « L’école française et l’islam » publié aux éditions Godefroy de Bouillon qui relate tous les détails de l’affaire .

Nombre de fonctionnaires de l’Éducation sont des traîtres, prêts à tout pour leur carrière

Riposte Laïque : Quel est votre regard sur l’attitude de l’Éducation nationale et de nos dirigeants, face à l’islamisation de notre pays ?

Louis Chagnon : J’ai riposté aux activistes musulmans en pensant que l’Éducation nationale et la justice allaient affirmer les principes laïques face à la monté de l’islam. J’ai voulu  leur donner l’occasion d’affirmer clairement ces principes laïques or c’est tout le contraire qui s’est passé. L’administration de l’Éducation nationale a participé activement à cette islamisation. Elle a renié la laïcité. Elle est devenue une administration clairement pro musulmane.

Quant à la responsabilité de nos politiciens dans les crimes islamistes elles sont fondamentales. L’islamisation de la France est le résultat non pas d’un aveuglement ou d’une incompétence mais d’une politique délibérée pratiquée par les gouvernements qui se sont succédés au pouvoir depuis Giscard d’Estaing. Après la crise pétrolière de 1973, pour s’assurer de conserver des importations pétrolières, la France s’engageait à accueillir les immigrés arabo-musulmans et à soutenir la cause palestinienne. Je vous renvoie au livre de Bat Ye’or « Eurabia » qui explique clairement cette stratégie de dimension européenne. Comme tu l’as si bien dit, Pierre, tous les politiciens qui ont occupé des postes depuis les années soixante-dix sont responsables de la situation actuelle et ont sur leurs mains le sang des victimes de l’islamisme.

Les politicards ont l’habitude d’éviter de parler de ce qui est important comme l’islamisation ou  l’endettement massif de l’État. Ils ne vous disent pas tout, la preuve lorsqu’ils ne sont plus au pouvoir ils publient des livres genre : « Promis j’arrête la langue de bois » François Coppé ; « Ce que je peux enfin vous dire » Ségolène Royal ; « Ce que je ne pouvais pas dire » Jean-Louis Debré, etc. Atterrant !

Ils détournent l’attention des citoyens avec des thèmes mis à la mode comme le réchauffement climatique pour éviter que l’on analyse d’un peu trop près leurs politiques et leurs actions : Ne voyez pas cette islamisation, cette insécurité qui n’existent que dans votre imagination, ou cette ruine de l’État mais pensez à sauver la planète. Vous pouvez être certain qu’il n’y a aucune chance pour qu’il y ait un jour une convention citoyenne sur l’islamisation de la France ou sur l’endettement de l’État.

La vision des politiciens ne va pas au delà de la prochaine échéance électorale, leur seule préoccupation est de conserver leurs prébendes et les avantages attachés à leurs postes et, pour cela, il leur faut gagner les prochaines élections, le reste c’est du baratin.

Le discours actuel sur la laïcité est un bel exemple de bal des faux culs, ce qui serait risible s’il n’entrainait la mort de centaines de personnes. Pendant quelques jours, nous assisterons à des déclarations tonitruantes de la part de politiciens et de journaleux qui ont activement mis en péril la laïcité et ont livré les Français à leurs bourreaux. Puis, rapidement, une fois l’émotion passée, tout redeviendra comme avant, jusqu’au prochain attentat.

Les deux principaux problèmes de la France sont l’islamisation et l’endettement

Riposte Laïque : Comment voyez-vous l’avenir de notre pays, et pensez-vous que l’échéance de 2022 puisse être une alternative pour les patriotes ?

Louis Chagnon : Je suis pessimiste quant à l’avenir de la France. Ses deux principaux problèmes sont l’islamisation  et l’endettement. Nous sommes entrés dans une aire de l’endettement illimité que l’État ne remboursera jamais. L’État providence est mort depuis longtemps, il ne survit que sous la perfusion de dettes. Afin de maintenir un système social à bout de souffle, l’État s’endette, ce qui le pousse à augmenter les impôts et les taxes et ainsi d’appauvrir la population par les charges pesant sur le travail et les entreprises. Pour l’instant les taux étant très bas voire négatifs, cela n’est pas trop douloureux ; lorsque les taux remonteront – et ils le feront c’est certain – là les problèmes s’accentueront tragiquement.

Quant à l échéance de 2022, il est difficile de se prononcer puisque l’on ne connaît pas les candidats qui seront en lice.  Sans conviction je peux dire que le RN est tout ce qui reste à essayer. La situation de la France est telle que je ne crois pas que la solution puisse passer par les urnes, nous avons une classe politique, une justice, une administration pourries jusqu’à la moelle dont il faudrait faire « table rase » pour reprendre les termes de l’Internationale. Dans cette situation, les électeurs ont aussi leur responsabilité puisque majoritairement ils votent toujours pour les mêmes, ceux qui ruinent le pays et font entrer les futurs criminels en les gavant d’aides sociales que les travailleurs financent. Il y a quelques années, des militaires français en opération en Afrique avaient été choqués de trouver des papiers de l’ANPE dans un repère djihadiste.  Non seulement les Français continuent à être ponctionnés par un État hypertrophié mais ils paient aussi l’impôt du sang. Et ils reconduisent au pouvoir les responsables de cette politique.

La décapitation de Samuel Paty n’est pas la première, et ne sera pas la dernière

Riposte Laïque : Souhaitez-vous ajouter quelque chose, Louis ?

Louis Chagnon : J’ai compté 291 assassinats islamiques depuis l’attentat de Charlie Hebdo. La décapitation de Samuel Paty n’est pas la première en France et ne sera pas la dernière. Tout le monde sait pertinemment qu’il y aura d’autres attentats islamistes, les seules inconnues sont la date, le lieu et le nom des victimes. Chaque Français est une cible potentielle, il suffit de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. Cela a failli arriver à un membre de ma famille qui, entendant des cris dans la cour de son immeuble, s’est penché à sa fenêtre et a pu voir un homme en égorger un autre. C’était un musulman qui égorgeait son père après avoir égorgé son frère. C’était en 2017 rue de Montreuil.

Puisque l’on ne peut pas compter sur un État devenu parasite qui délaisse son rôle régalien de défense de ses citoyens, nous ne devons compter que sur nous-mêmes. Le combat est loin d’être terminé, il ne fait que commencer.

Propos recueillis par Pierre Cassen




Décortiquer l’enfumage du texte du CFCM lu dans les mosquées

cfcmLe vendredi 20 novembre 2015, un texte écrit par les instances du C.F.C.M. a été lu dans toutes les moquées de France. Il est destiné à démontrer que l’islam exclut toute forme de violence et que le terrorisme ne serait que : « la négation même des valeurs de Paix et de Fraternité que porte l’Islam. » Dans ce prêche, est cité le verset 32 de la sourate 5 (La table servie) du Coran : « …quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes. » Ce verset est tronqué, l’intégralité du texte la voici : « C’est à cause de ce crime que Nous décrétâmes, pour les Fils d’Israël, que quiconque tuerait une personne sans que celle-ci ait tué ou [semé] scandale sur la terre, [serait jugé] comme s’il avait tué les Hommes en totalité. [En revanche, Nous décrétâmes que] quiconque ferait revivre [une personne serait jugé] comme s’il avait fait revivre les Hommes en totalité. » (Traduction de Régis Blachère).
Comme tout lecteur honnête peut le constater, ce verset s’adresse aux Juifs. Pourquoi ? Tout simplement parce que le crime dont il est question est le meurtre d’Abel par Caïn. Pour l’islam, le monde était musulman, mais les Juifs et les chrétiens ont perverti le message divin, alors Allah a été contraint d’envoyer un dernier prophète pour rétablir l’exactitude du message divin. C’est pour cela que le Coran réécrit la bible dans ses sourates.
En réalité, le texte du C.F.CM., s’il est lu aux musulmans dans les mosquées, est surtout destiné aux autorités publiques et aux non-musulmans. La peur que l’État et que les citoyens ne s’aperçoivent que l’islam porte en lui la haine et la violence oblige les imams à tenter de se dédouaner des actes terroristes que leur prophète a pourtant pratiqués en faisant assassiner des poètes juifs et en massacrant la troisième tribu juive de Médine, les Banû Qurayzah. Comme le Coran rend licites la haine et le combat contre les juifs et les chrétiens, exemple le verset 29 de la sourate IX : « Combattez : ceux qui ne croient pas en Allah et au jour dernier ; ceux qui ne déclarent pas illicite ce qu’Allah et son prophète ont déclaré illicite ; ceux qui, parmi les gens du Livre, ne pratiquent pas la vraie religion. Combattez-les jusqu’à ce qu’ils payent directement le tribut après s’être humiliés. », ils sont obligés de tordre les versets de leur livre sacré pour faire croire aux naïfs que l’islam est une religion de paix et d’amour, en voici un exemple par ce hadith célèbre : « D’après ‘Abdallah-ben-‘Omar, l’Envoyé d’Allah a dit : « Vous combattrez les juifs au point que si l’un d’eux se cache derrière une pierre, la pierre dira : « Serviteur d’Allah ! Voilà un juif derrière moi, tue-le ! » El Bokhari, t. II, p. 322.
Louis Chagnon




M. Hollande, pour enrichir les pays pauvres, donnez-leur nos migrants

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Lettre ouverte au président
Monsieur le Président de la République,
La France a l’immense avantage d’accueillir en ce moment des milliers d’immigrés qui sont une source de richesse pour notre pays, comme votre gouvernement nous l’explique ainsi que les partis de gauche. La France qui se place déjà parmi les pays plus riches va donc devenir encore plus riche grâce à ces migrants.
Je suis convaincu que votre conscience socialiste doit souffrir du fait qu’un pays riche devienne encore plus riche alors que d’autres pays beaucoup plus pauvres que le nôtre auraient besoin de s’enrichir. L’inégalité de développement ne fera que s’accroître du fait des immigrés que nous accueillons et qui vont nous enrichir.
C’est pour cela que je vous conjure, pour mettre fin à votre problème de conscience socialiste et pour faire de la France un acteur de la réduction des inégalités de développement dans le monde, de diriger les immigrés que nous recevons vers le Malawi, le Burundi, la République Centrafricaine, la République démocratique du Congo, la Gambie, pays qui se placent parmi les plus pauvres de la planète et qui ne demandent qu’à bénéficier de cette nouvelle richesse.
Je suis certain que ces pays recevraient cette manne immigrée, leur permettant de s’enrichir rapidement, avec une immense reconnaissance envers la France. Cela ne ferait que grandir l’influence internationale de notre pays.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République française, l’expression de ma haute considération.
 
 
Louis Chagnon




Madame le ministre, autorisez-vous vos enseignants à qualifier Mahomet d'assassin ?

belkacemRésumé de mon affaire
J’ai enseigné l’histoire et la géographie au collège Georges Pompidou de Courbevoie en septembre 2003, puis le 1er octobre j’ai quitté l’Éducation nationale pour intégrer le ministère de la Défense à ma demande. Quelques jours auparavant, j’avais donné des cours sur l’histoire du monde musulman, dans lesquels j’avais révélé à mes élèves que Mahomet avait été un voleur, pour avoir pillé les caravanes de la Mecque, et un assassin, en faisant égorger 600 à 900 juifs en un jour, en référence au massacre de la tribu juive des Qurayzah en mai 627. Après mon départ de l’Éducation nationale, j’ai appris qu’un collectif de parents d’élèves s’était constitué contre moi pour demander ma suspension de l’Éducation Nationale, en raison de mon cours sur le monde musulman en classe de 5ème. Une pétition avait été remise au principal du collège où on m’accusait de racisme anti-musulman et d’avoir dit que « Mahomet va se transformer en voleur et en assassin (…) il va imposer sa religion par la terreur, (…) il fait exécuter 600 à 900 juifs par jour ». Plusieurs articles avaient déjà paru sur l’affaire dans les journaux le Parisien, Métro et sur Internet, sans que je sois au courant !
En fait, la pétition en question était signée par sept personnes dont deux seulement étaient des parents de mes élèves de 5ème. Ce collectif de musulmans était dirigé par Monsieur Kamel Zmit, médecin anesthésiste et sa femme Madame Nora Zmit responsable du service des permis de construire à la mairie de Courbevoie qui étaient les parents d’une élève de 6ème   Yasmine Zmit dont je n’avais jamais été le professeur.
Lorsque j’ai pu avoir accès aux feuilles de cours, plusieurs mois plus tard, au rectorat de Versailles, j’ai vu que quelqu’un avait ajouté à la main les mots « par jour » sur la feuille de l’élève Ramy El-Hoss dont le parent avait signé la pétition, la falsification (attestée plus tard par une analyse graphologique et scientifique) avait pour but de me discréditer en tant que professeur d’histoire.
L’Éducation nationale loin de me soutenir m’a poursuivi et a imposé la censure musulmane sur l’école laïque de la République française : Le 5 novembre 2003, le rectorat de Versailles, sur la pression du collectif de parents musulmans, a ordonné la suppression des pages concernant le cours, qui ont donc été arrachées des cahiers par les élèves eux-mêmes. Mon cours, rigoureusement exact du point de vue historique, a donc subi une censure religieuse musulmane et cette censure a été exécutée par les fonctionnaires de la République ! Enfin, le 17 novembre, une lettre de Daniel Bancel, recteur de l’Académie de Versailles, proche de l’ancien ministre socialiste Lionel Jospin, m’informait qu’une procédure disciplinaire était engagée contre moi, à la suite d’un rapport fait par un Inspecteur pédagogique qui ne m’avait jamais vu ni parlé. L’inspecteur pédagogique Paul Stouder estimait dans ce rapport que comme tous les nomades, les tribus arabes pratiquaient la razzia et qu’on ne pouvait pas qualifier cette pratique de vol. Pire encore, il affirmait que dans l’Islam, la lutte contre les marchands de la Mecque avait été la première forme de la guerre sainte, ce qui la rendait légitime. Ainsi, pour cet inspecteur, fonctionnaire de l’État français, les meurtres musulmans sont légitimes quand ils sont exécutés dans le cadre du Djihad ! Il passait sous silence le massacre de la troisième tribu juive de Médine et m’accusait aussi de « racisme anti-musulman ».
Je suis donc passé devant un conseil de discipline et à ma stupéfaction le rectorat a argué de la phrase tronquée et falsifiée du collectif d’activistes musulmans, sans apporter aucun document original qui m’aurait permis de mettre en évidence cette escroquerie. J’ai bien été obligé de constater que le rectorat était complice de ces individus. J’ai écopé d’un blâme pour « formulation simpliste » et « attitude de provocation ou maladresse ». Pour autant, le conseil de discipline n’a pas retenu l’accusation de racisme de l’inspecteur pédagogique et a reconnu la véracité historique des faits enseignés. La conclusion s’impose d’elle même : le fait d’affirmer que quelqu’un qui a égorgé plusieurs centaines de juifs est un assassin, est donc pour le rectorat de Versailles, une « provocation ou une maladresse ». Même si cette sanction est minime, je ne l’ai jamais acceptée. J’ai donc entamé une procédure en 2004 auprès du Tribunal administratif pour contester le blâme.
L’administration de l’Éducation nationale n’a pas été la seule à me poursuivre car le collectif musulman avait également saisi le MRAP et la Ligue des Droits de l’Homme. Ceci a donné lieu à une campagne médiatique qui me présentait comme un «islamophobe », un « raciste anti-musulman ». La plainte de la LDH a finalement été rejetée par le Parquet de Nanterre et le MRAP, devant le Tribunal Correctionnel de Nanterre où il avait réussi à me faire traîner en mars 2004, a finalement renoncé à me poursuivre, en arguant que le blâme du conseil de discipline m’avait sanctionné « à la hauteur de la gravité des faits », induisant ainsi que j’avais été sanctionné pour « racisme » par le conseil de discipline et Kamel Zmit ajoutant que le blâme avait été voté à l’unanimité.
Tout ceci était parfaitement faux et j’ai donc poursuivi pour diffamation tous ceux qui m’avaient attaqué, à savoir Kamel Zmit, Jean-Claude Dulieu, responsable de la communication externe du MRAP et Mouloud Aounit, secrétaire général du MRAP. Celui-ci déclarera à la télévision le 13 janvier 2005 que le délit de blasphème devait être réintroduit en droit français ! Tout enseignement critique de l’islam serait ainsi légalement interdit et passible de poursuites pénales.
En première instance début 2005, la diffamation a bien été reconnue mais les prévenus, Mouloud Aounit, Jean-Claude Dulieu et Kamel Zmit ont été relaxés « au bénéfice de la bonne foi » (alors que le Tribunal avait entre les mains l’expertise graphologique du cahier d’élève falsifié !) Je devais également verser à Kamel Zmit 500€ de dommages et intérêts sous prétexte qu’il avait été stigmatisé dans la presse comme islamiste, ce qui est une aberration juridique (la loi n’autorise pas le versement de dommages et intérêts au diffamateur par le diffamé). En appel, en septembre 2005, le tribunal n’a pas voulu retenir la diffamation mais a supprimé les dommages et intérêts que je devais à Kamel Zmit. En cassation, le jugement a été confirmé. Je n’ai donc pas pu les faire condamner.
J’ai également porté plainte pour faux et usage de faux, sur la base de la feuille de cours falsifiée mais le tribunal n’a pas donné suite.
Par contre, en 2008, le Tribunal administratif a cassé le blâme au motif que mes propos étant historiquement exacts, il n’y avait pas de faute professionnelle ce qui est la logique même. Cette décision est pour moi un acte qui confirme la liberté pédagogique du professeur dont tous les collègues peuvent arguer.
Il n’en reste pas moins qu’en France, qualifier d’assassin quelqu’un qui a fait égorger 600 à 900 juifs est devenu « raciste » Je considère donc la France comme étant devenu un État officiellement antisémite puisqu’un fonctionnaire français peut être sanctionné s’il qualifie d’assassin quelqu’un qui a fait égorger des centaines de juifs. Maintenant la question reste toujours posée aux professeurs d’histoire : Est-il possible de transmettre la vérité historique sur le monde musulman aujourd’hui en France ?
Louis CHAGNON
J’ai raconté l’intégralité de mon histoire dans le livre : « L’école française et l’islam, l’histoire d’un professeur d’histoire victime du terrorisme intellectuel », publié aux éditions Godefroy de Bouillon.




Les raisons économiques du conflit russo-ukrainien

PoutineLe conflit russo-ukrainien a permis à certains écrivaillons et autres « spécialistes » de la Russie de pondre beaucoup de phrases pour ne rien expliquer ou plutôt pour éviter que leurs lecteurs ne comprennent les vrais enjeux de cette crise afin de servir leur idéologie. Notre propos sera diamétralement opposé, nous allons tenter dans les limites de cette chronique d’expliquer les ressorts de cette crise. Elle ne pourra pas développer toutes les facettes de ce conflit car s’entremêlent des enjeux financiers obscurs, des enjeux commerciaux, économiques et géopolitiques complexes.

A°) L’action de la Russie :

La crise russo-ukrainienne a débuté en novembre 2013 lorsque les Ukrainiens n’ont pas accepté que leur gouvernement annule sa décision initiale de conclure un accord d’association avec l’Union européenne. Les manifestations ont amené le 22 février 2014 à la fuite et à la destitution du président pro-russe Viktor Ianoukovytch auquel a succédé Oleksandr Tourtchynov avec un gouvernement dirigé par Arseni Iatseniouk. Ils ont voulu appliquer une politique plus indépendante vis à vis de la Russie. La réaction russe fut l’occupation militaire de la Crimée qui proclama son rattachement à la Russie par referendum, aussitôt reconnu par la Russie. Cette annexion par la force armée d’un territoire appartenant à un État dont les frontières sont reconnus internationalement a été justifiée par les russes par le fait que la Crimée a été russe et qu’elle doit le redevenir. Moscou justifie son agression au prétexte que la Crimée a été russe et que Khrouchtchev l’a donnée aux Ukrainiens. Justification que les idiots ultra nationalistes accréditent sans broncher. Pourquoi Monsieur Poutine ne demande-t-il pas que la Crimée revienne aux légitimes habitants de la Crimée, les Tatars, qui ont été déportés par Staline ? Dans l’Est de l’Ukraine, des séparatistes russes puissamment armés sont apparus et se sont soulevés en réclamant leur rattachement à la Russie. Il s’en est suivi une guerre entre Ukrainiens et séparatistes russes armés par la Russie. Cela c’est la version basique, en fait le conflit russo-ukrainien est né il y a plusieurs années et il s’articule principalement autour du gaz naturel avec deux acteurs principaux : Gazprom le fournisseur de gaz russe (première entreprise russe et la 3e au monde par sa capitalisation boursière) et Naftogaz le fournisseur de gaz ukrainien.

B°) Les conflits gaziers russo-ukrainiens :

Les tensions naissent dès 2005, quelques semaines après le début de la Révolution orange. Gazprom refusa d’alimenter les gazoducs ukrainiens à la suite d’un désaccord sur le prix de transit par les gazoducs ukrainiens. Le conflit se résorba en 2006 à la suite d’une entente préliminaire entre la Russie et l’Ukraine. En octobre 2007, Gazprom menaça de suspendre son alimentation en gaz de l’Ukraine en raison du non-paiement d’une dette de 1,3 milliard $ que lui devrait Naftogaz. Quelques mois plus tard, en 2008, les relations entre Gazprom et Naftogaz se tendent de nouveau, toujours au sujet de la dette due par Naftogaz. En réalité, Naftogaz n’avait pas de contrats de fourniture avec Gazprom, mais avec RosUkrEnergo [1] (société de droit suisse), lié à Gazprom pour 50%. Naftogaz a reconnu l’existence d’une dette envers RosUkrEnergo, d’un montant de 1,267 milliards $ et a procédé à des paiements successifs totalisant fin décembre 2008 1,5 milliard $ pour solde de tout compte. Naftogaz a été retardée en raison de difficultés à recouvrer les créances de ses propres consommateurs fragilisés par la crise économique et parce que l’effondrement de la hryvnia (monnaie ukrainienne) par rapport au dollar rendait le remboursement de cette dette (en $) beaucoup plus cher. En outre, RosUkrEnergo avait insisté pour le paiement à l’avance du gaz stocké en Ukraine et non encore transmis à Naftogaz, ce qui impliquait des moyens de paiements supplémentaires pour du gaz qui n’avait pas encore été distribué. Selon les calculs de Gazprom, Naftogaz devait payer à RosUkrEnergo 450 ou 614 millions $ correspondant à des pénalités de retard. Le conflit s’amplifie en janvier 2009 entre Gazprom et Naftogaz sur plusieurs éléments : le prix du gaz naturel, le volume de gaz à faire transiter par l’Ukraine et le remboursement de la dette de Naftogaz. Les Russes ne voulurent pas attendre l’arbitrage de la cours de Stockholm, ils arrêtèrent leurs livraisons gazières à l’Ukraine à partir du 1er janvier 2009, puis la rupture complète des approvisionnements gaziers russes à travers l’Ukraine vers l’Union européenne (du 7 au 20 janvier 2009). Les Russes accusèrent l’Ukraine de voler du gaz pendant cette période, accusation dénuée de fondement après analyse.

B°) La situation de l’Ukraine :

Déjà fortement endettée, l’économie ukrainienne subit la crise économique internationale que le monde connaît depuis 2007. L’économie ukrainienne s’est détériorée. En 2009, l’économie ukrainienne était en récession de 15%, elle s’est relevée en 2010 avec une croissance de 3,5%. Celle-ci s’est brutalement interrompue en 2012 et l’Ukraine est entrée en récession en 2013. L’Ukraine a parié sur l’euro de football 2012 et a engagé des investissements importants qui ont accru sa dette. La balance des paiements et la balance commerciale connaissent des déficits de plus en plus importants. Les caisses de l’État sont vides. Cette situation, la Russie en a une part de responsabilité, l’intransigeance qu’elle a montrée envers l’Ukraine lors des crises gazières est la preuve que la Russie ne veut pas que l’Ukraine redresse son économie et ses finances. L’Ukraine n’est pas auto-suffisante en gaz, elle doit en acheter aux Russes et chaque année, des tractations difficiles se déroulent entre les deux partenaires. Le gaz distribué internationalement par la Russie passe, en grande partie, par les gazoducs ukrainiens, 80% du gaz destiné à l’Union européenne passe par l’Ukraine qui fait, naturellement, payer ce transit. Mais ce n’est pas l’Ukraine qui contrôle ces exportations de gaz, car Gazprom a le monopole de l’exportation du gaz en dehors de l’Ukraine ! Sur les tarifs, le conflit est évident, les Russes veulent payer ce transit le moins cher possible, mais le coût du transit est à la charge des Ukrainiens qui veulent que les Russes paient un prix leur permettant de faire un profit. D’où des tractations conclues en 2009, en échange d’un prix avantageux du gaz pour les Ukrainiens ceux-ci devaient diminuer le coût du transit. Mais le prix du gaz vendu à l’Ukraine devait progressivement atteindre le niveau du prix du gaz à la frontière allemande. Ce qui fait que Gazprom vend à l’Ukraine du gaz à des prix les plus élevés d’Europe, ce qui handicape son industrie et oblige l’État ukrainien à s’endetter afin de pouvoir payer les factures russes. Sur ce dossier, la Russie fait du chantage à l’Ukraine, elle admettrait de baisser ses tarifs à conditions que l’Ukraine privatise son réseau gazier au profit de Gazprom ! Moscou pousse l’Ukraine à adhérer à l’Union douanière Russie-Biélorussie-Kazakhstan toujours dans l’objectif de contrôler le coût du transit du gaz ; c’est pour cela que la Russie n’a pas accepté que l’Ukraine entame des négociations avec l’Union européenne. L’intransigeance de la Russie a poussé plus vite Kiev, qui redoute ses velléités hégémoniques, vers l’Union Européenne.

B°) L’objectif des Russes.

Le conflit actuel n’est que le prolongement des conflits gaziers. Pourquoi s’emparer d’une partie de l’Ukraine et pas d’une partie de la Biélorussie ? Comme cela est souvent le cas, les justifications publiques d’agression cachent des intérêts autrement plus substantiels. Que Naftogaz ait des dettes à régler envers Gazprom soit, est-ce une raison pour que la Russie annexe la Crimée par la force armée, au mépris des lois internationales ? Évidemment non, pourquoi des séparatistes russes apparaissent –ils oudainement bien armés à l’Est de l’Ukraine et pas ailleurs ? Qu’est-ce qui peut intéresser Monsieur Poutine en Crimée et dans l’Est de l’Ukraine ? La réponse se trouve dans la carte que nous joignons des ressources énergétiques de l’Ukraine. Où se trouvent-elles ? Et bien, en Crimée et dans l’Est de l’Ukraine, comme par hasard. Il existe trois gisements gaziers en Crimée et les Chinois doivent y construire une usine de vapeur gaz. L’Est de l’Ukraine recèle huit gisements gaziers, quatre gisements pétroliers et trois mines de charbon. Le centre de l’Ukraine est vide de richesses énergétiques, seul l’extrême Ouest possède quelques gisements gaziers, un gisement pétrolier et une mine de charbon. Bref les richesses ukrainiennes se trouvent dans les régions que la Russie veut accaparer. C’est aussi simple que cela. La population russe et les justifications pseudo-historiques ont bon dos. Les conflits gaziers avaient déjà montré par la mise en accusation systématique par les Russes de l’Ukraine d’être un mauvais payeur, d’être un partenaire non fiable qui vole du gaz et bloque le transit, que les Russes avaient une stratégie délibérée de décrédibiliser l’Ukraine comme pays de transit aux yeux de l’Union Européenne, ainsi que les dirigeants ukrainiens qui ont participé à la « Révolution orange ». Nous avons vu que la Russie avait tenté le chantage pour que l’Ukraine lui cède son industrie gazière, puisqu’ils n’y réussissent pas, ils utilisent d’autres méthodes, la guerre étant selon Clausewitz la continuation de la politique par d’autres moyens. C’est purement et simplement vouloir détruire l’Ukraine. Les vrais motifs de l’agression russe n’ont qu’un objectif principal : le gaz ukrainien. Pourquoi ?

C°) La situation de la Russie :

La Russie est, avant tout, une puissance gazière et pétrolière. Le pétrole et le gaz sont les deux premières sources d’énergie consommées dans le monde. La Russie est le deuxième producteur de gaz derrière les États-Unis et le premier exportateur devant la Norvège et le Qatar. Le pays détient les réserves les plus importantes de gaz, soit 24%, contre 16% pour l’Iran et 14% pour le Qatar. Depuis 2012, la Russie est devenue le premier producteur de pétrole et le deuxième exportateur. La Russie a lancé l’exploitation de trois gisements pétroliers, y compris en Sibérie orientale et sur le champ de Prirazlomnoe qui constitue le premier du plateau arctique russe. Les gisements de Trebs et Titov dans le bassin de Timan-Pechora sur le littoral arctique ont été mis en service et la production pétrolière en Sibérie orientale a sensiblement augmenté notamment à Vankor.

Le problème est que la crise économique survenue en 2007 a provoqué une récession économique dont une des conséquences est d’avoir fait chuter la demande de pétrole et de gaz. En fait, l’augmentation de la production gazière et pétrolière n’est d’aucune utilité pour la Russie qui voit sa croissance s’effondrer : + 8,5% en 2007, + 5,2% en 2008, – 7,8% en 2009, + 4,3% en 2011, + 3,5% en 2012, + 1,3% en 2013[2], en 2014 le P.I.B. connaîtrait un recul de 0,5%, et en 2015 et dans les années à venir, la croissance du PIB devrait se situer aux alentours de 1,5-2%. Nous sommes loin des 10% de croissance de l’année 2000. Le géant gazier russe Gazprom a vu sa production s’affaisser à 478,8 milliards de mètres cubes en 2012, bien en-dessous des 513,1 milliards de mètres cubes de 2011.

Confronté à une baisse de la demande de la plupart de ses clients européens, touchés par la crise économique, Gazprom subit également le contrecoup de la décision de l’Union européenne de diversifier ses sources d’approvisionnement de gaz afin d’être moins dépendante de la Russie. 80% du gaz russe destiné à l’Europe passe par l’Ukraine, qui contrôle l’Ukraine contrôle en partie l’économie européenne. Monsieur Poutine pensait être en position de force par rapport aux Européens : Les États baltes et la Finlande sont dépendants à 100 % du gaz russe, la Bulgarie à 90 %, la Grèce à 81 %, la Hongrie à 65 %, l’Autriche à 55 %, l’Allemagne à 43% et la France à 15 %. 25% de la consommation de gaz naturel de l’Union européenne provient de la Russie. Que Moscou ferme le robinet du gaz et ce sont des milliers de travailleurs en chômage technique, comme cela s’est passé en 2009. Il n’est pas surprenant que l’Europe veuille diversifier son approvisionnement en gaz, ce qui irrite Monsieur Poutine qui n’a pas compris que qui paie commande, sans les clients européens, la Russie verrait ses caisses se vider à grande vitesse et c’est ce qui est en train de se passer. La rupture des livraisons de gaz en plein hiver 2009 a été une erreur de Monsieur Poutine. Il a placé les Européens dans l’obligation de réduire rapidement leur dépendance énergétique envers la Russie.

La récession économique n’est pas la seule ombre au tableau pour la Russie. L’exploitation du gaz de schiste a déjà bouleversé le marché gazier. Le gaz de schiste a permis aux États-Unis d’augmenter de 19% sa production ces cinq dernières années, et de plus de 50% ses réserves prouvées sur 10 ans. Les États-Unis qui étaient traditionnellement importateurs de gaz sont devenus les premiers producteurs de gaz, ils sont auto-suffisants et en 2015, le pays devrait commencer à exporter du gaz. Et nous n’en sommes qu’aux balbutiements de cette technique qui devrait représenter 50% de la production gazière en 2035 selon l’E.I.A.

Nous assistons aussi au développement du gaz naturel liquéfié (G.N.L.) qui facilite les échanges internationaux indépendamment des réseaux de gazoducs existants. Le G.N.L., que sa forme liquide rend transportable par bateau, a ainsi permis au Qatar, troisième réserve mondiale, de développer extrêmement rapidement son industrie gazière. Sa production a été multipliée par cinq entre 2000 et 2010 et le Qatar est devenu le 3e exportateur mondial, avec 94,9 milliards de m3 mis sur le marché international en 2010, essentiellement à destination de l’Asie et de l’Europe. 80% des exportations du pays sont réalisées sous forme de GNL. Au niveau mondial, celui-ci concerne déjà 30% des échanges internationaux.

La conséquence de ces bouleversements dans la production gazière et la récession économique ont pour résultat que la production est devenue supérieure à la consommation depuis plusieurs années. Les nouvelles filières de production et de distribution contribuent à cet excédent qui pèse naturellement sur les prix. Est apparue une dé-corrélation entre les cours du gaz et ceux du pétrole qui traditionnellement étaient liés. En juillet 2008, le cours du gaz a atteint 13,50$. Entre début 2010 et fin 2011, les cours du gaz naturel à New York ont chuté pour passer de près de 8 $ à 3 $ ; sur la même période, ceux du pétrole progressaient de plus de 20%. La crise ukrainienne a fait flamber le cours du gaz jusqu’à 6,20$ le 20 février 2014 pour, immédiatement après, connaître une chute vertigineuse. Aujourd’hui il tourne autour de 3,75$.

Tout ceci a de quoi donner des sueurs froides à Monsieur Poutine, qui pensait que l’Union européenne était prisonnière du gaz russe et que les cours du gaz continueraient à augmenter, est dépité. Puisque le gaz n’augmente plus, il faut en trouver plus pour maintenir ses revenus. Il n’est pas étonnant de voir la Russie tenter de trouver d’autres gisements pétroliers et gaziers au risque d’affrontement avec ses voisins comme les États-Unis, le Canada, le Danemark et la Norvège. La Russie a demandé l’élargissement au-delà des 200 milles marins de son plateau continental arctique dans le cadre de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer afin de pouvoir augmenter sa production pétrolière ainsi qu’en extrême Orient, pour étendre le territoire russe sur le plateau continental dans le nord et l’est de la mer Okhotsk (située entre la péninsule du Kamtchaka et les îles des Kouriles). Bref, la Russie s’apprête à intégrer 52.000 kilomètres carrés de territoire supplémentaire.

La Russie traverse une grave crise : réduction de sa croissance, fuite des capitaux, crise sociale, investissements insuffisants, corruption généralisée, etc.

Pour appuyer ses revendications, Monsieur Poutine n’hésite pas à multiplier les démonstrations de force. En mars 2014, Moscou n’a pas écarté la possibilité d’augmenter ses capacités de dissuasion nucléaire et conventionnelle en Extrême-Orient. Toujours en mars 2014, dans le cadre d’un exercice militaire de grande ampleur, la 98e division de la Garde s’est déployée sur l’île de Kotelny qui fait partie de l’archipel de Nouvelle-Sibérie situé dans l’océan Arctique. Durant cet exercice, 350 parachutistes ont été largués sur l’île pour simuler une attaque sur l’aérodrome de Temp, une base militaire datant de la guerre froide et qui, après 27 ans d’inactivité, a été rouverte en octobre 2013. Au total, près de 3.500 parachutistes ont été largués dans la région en quelques jours. Début avril 2014, Moscou a annoncé avoir réalisé le premier parachutage militaire sur de la banquise dérivante dans l’océan glacial Arctique, non loin du Pôle nord. Une cinquantaine d’hommes et du matériel ont ainsi été largués près de la station polaire dérivante russe Barnéo.

La crise ukrainienne loin d’être une démonstration de force de la Russie est une preuve de sa faiblesse. La situation économique ne cesse de se dégrader et la crise ukrainienne va l’accélérer, Moscou pense y remédier en s’appropriant tous les gisements pétroliers et gaziers à sa portée en Arctique, en Extrême-Orient et en Ukraine. Poutine en bon fonctionnaire formé par le KGB n’a pas compris que les anciennes locomotives de croissance de l’économie russe, datant de l’époque soviétique, ne fonctionnent plus, il aura beau augmenter sa production gazière et pétrolière ce n’est pas pour cela qu’il en vendra plus. Il est coincé entre la crise économique qui sévit en Russie et par les exigences de ses oligarques qui n’entendent pas continuer à perdre de l’argent. Poutine n’a pas compris que la solution passe par ce que font les autres pays : par la création de nouveaux segments de croissance, par la création de conditions favorables pour les entreprises, par le développement des hautes technologies. Poutine s’est trompé de siècle, la conquête de territoires étrangers par la guerre afin de s’approprier de nouvelles richesses énergétiques n’est plus une solution. Par sa structure mentale de « kgbiste », il prend la responsabilité d’engager le monde dans une nouvelle déstabilisation qui peut dégénérer en une nouvelle guerre mondiale.

Louis Chagnon

[1] RosUkrEnergo jouait les intermédiaires entre l’Asie centrale, la Russie et l’Ukraine au profit d’affairistes russes et ukrainiens.

[2] Banque mondiale.




J’ai vu les CRS des sociaux-fascistes Hollande et Valls gazer des enfants !

Violences policières lors de la manifestation du 24 mars 2013. J’étais présent lors des premiers jets de gaz lacrymogène lancés par les forces de l’ordre. Cela s’est passé en haut de l’avenue Foch, près de la place de l’Étoile. Le cortège qui remontait l’avenue Foch s’est heurté à un barrage de CRS vers 15h qui n’ont pas hésité à faire usage de gaz lacrymogène, gazant sans distinction hommes, femmes et jeunes enfants, y compris des enfants en poussette, sans qu’il y ait d’agression de la part des manifestants qui voulaient seulement rejoindre le podium de la Manif pour tous, situé sur le haut des Champs Élysées, alors qu’ils pouvaient voir des manifestants sur la place de l’Étoile derrière le barrage de CRS.

Enfant gazé2

Ces manifestants n’ont jamais eu l’intention de « marcher sur l’Élysée » comme l’a prétendu Manuel Valls et les premiers jets de gaz lacrymogène ont été lancés à 15h10 et pas en fin de manifestation comme le prétend toujours le Ministre de l’Intérieur. Manuel Valls est un menteur ce qui un pléonasme pour qualifier un socialiste, il n’y a qu’à comparer les promesses électorales du candidat François Hollande avec la politique du Président François Hollande. Il ne s’agissaitt pas, non plus, d’individus d’extrême droite qui ont semé les désordres comme l’affirme Harlem Désir, ce sont plutôt les socialistes qui sont des extrémistes en manipulation et en hypocrisie. D’ailleurs Christine Boutin a été gazée et elle n’a rien d’une extrémiste, et c’est un euphémisme !

Enfantgazé

Photos Louis Chagnon

François Hollande et Manuel Valls méritent bien l’épithète  que les communistes avaient donné aux socialistes dans les années trente de sociaux-fascistes. François Hollande qui est déjà un Président de la République des plus pitoyables, dont le gouvernement a une politique totalement suicidaire qui conduit la France vers l’abîme, ont montré qu’ils avaient, en plus, peur des enfants français.

Imaginons, un instant, que cette manifestation eut été de « gauche », quel scandale nous aurions eu ! Tout le ban et l’arrière ban des partis de gauche se seraient mobilisés face à cette attaque fasciste contre des femmes et des enfants.

Un seul mot d’ordre ne peut que leur être adressé : « Hollande et Valls démission ! »

Louis Chagnon




Trois jours de la vie désespérante d’un enseignant du 16e arrondissement parisien…

Toi qui entres dans l’Éducation nationale, perds tout espoir !

Cette maxime devrait être gravée au–dessus de chaque établissement scolaire au lieu de la devise républicaine « liberté-égalité-fraternité ».

Je voudrais faire partager mon expérience d’enseignant dans un collège du XVIe arrondissement. Je pensais que ce lycée-collège était un établissement dans lequel se trouvaient des élèves d’un certain niveau culturel et ayant la volonté d’apprendre.

Je devais donner des cours d’histoire-géographie à des classes de 6e, 5e et 3e. J’ai d’abord demandé lors de mon premier contact avec les élèves de me remplir une fiche personnelle, ce que tout enseignant de collège fait en début d’année. J’avais donc écrit au tableau les informations que les élèves devaient communiquer sur leur fiche : « classe, nom, prénom, adresse, numéro de téléphone, professions des parents, profession envisagée »

Bien, j’ai constaté tout d’abord que beaucoup ne comprenaient pas ce que voulait dire : « profession envisagée » c’était au-delà de leur vocabulaire. J’ai dû traduire par : « Qu’est-ce que vous voulez faire plus tard » Là, ils ont compris.

J’ai eu quelques surprises en lisant les fiches des 6e et 5e.

Parmi les professions des parents, j’ai trouvé quelques réponses originales, en voici quelques-unes en respectant l’orthographe de l’élève :

Pour la mère : « PDG du calandrier », « plofesseuf de piano », « protesse dentaire » ou encore « proffesssion des parents : Dirécteure de la BBC et psycologue », « travaille pour patron » ou enfin « tueuse ».

Pour le père : « technicien des s’édinatere », « directeur finacier », « profession des parents : travaille une boutique », « ancien banquier », « créateur de bouchon de dentifrice » et enfin « ocha Don » si un lecteur pouvait m’indiquer ce que ce dernier vocable veut dire, je lui en serais reconnaissant.

Mais je n’avais pas encore lu le pire, j’ai trouvé de la part d’un élève de 5e : « professin de parents/ maire gardiène paire masonnier » ainsi que de la part d’un élève de 6e : « Préfession des parents. Mere directrice a la poste per chef d’entroprise et il cher 4 trois restaurant. Préfession envisagée avocat »

Autrement dit un élève peut arriver en 5e sans savoir écrire les mots père et mère !

Les classes de 6e et de 5e se sont révélées être des classes difficiles dès le premier contact. Je passe sur les bavardages et les manques de respect qui ne sont que banalités dans l’Éducation nationale. Dans une 5e j’avais un élève qui m’a été présenté comme dyslexique et bénéficiait de ce fait d’une personne en tant qu’aide scolaire personnalisée, cet élève avait des propos totalement incohérents, une première fois, il est venu me dire qu’il voulait se marier avec moi, une autre fois qu’il voulait devenir chômeur, le problème est qu’il poussait des hurlements dans la classe, qu’il se faisait volontairement saigner du nez et qu’il a fini par menacer de mort une de ses camarades, sans susciter d’indignation de la part de l’adulte qui devait s’occuper de lui ; il terrorisait ses camarades qui venaient s’en ouvrir à moi à la fin des cours. J’avais dû le renvoyer une fois de mon cours pour le voir revenir le cours suivant, tout sourire.

J’aborde toujours en 6e lors de ma première leçon la question : Qu’est-ce que l’histoire ? Et j’essaye de poser le problème de la chronologique avec les élèves et, par conséquent, celui de notre calendrier. Tout d’abord, une élève m’a fait remarquer qu’il était raciste de parler du calendrier grégorien et pas du calendrier musulman et juif. Ensuite, dans cet optique, j’ai voulu apprendre à mes 6e à faire une frise chronologique, apprentissage rien que  de plus banal.

J’avais pris, comme exercice d’apprentissage, la construction d’une frise avec quatre dates de la Révolution française et du Premier Empire. La frise devait avoir pour limites chronologiques 1780 et 1820. J’ai demandé aux élèves combien d’années séparaient 1780 de 1820. Que n’avais-je pas demandé-là ! Seul, un tiers des deux classes de 6e trouva la réponse. J’ai donc simplifié en demandant de placer la date de 1800 sur la frise, combien d’années séparaient 1780 de 1800, panique générale pour les 2/3 des élèves. J’ai pris un élève en particulier, je lui ai fait poser la soustraction 1800-1780= ?????, il était incapable d’effectuer cette opération, j’ai donc encore simplifié : si je pose 10 et que je retire 8 que reste-t-il ? Il a quand même trouvé 2. Mais avec un zéro derrière cela fait quoi ? 20 Euréka ! Au bout de 5 minutes, il avait réussi une soustraction des plus élémentaires.

Autrement dit, la plupart de ces élèves arrivés en 6e n’étaient pas capables d’effectuer une soustraction élémentaire !

Le comble a été atteint lorsque brusquement dans une classe de 6e, 4 élèves se sont mis à se battre pour une raison inconnue ! J’ai dû les séparer plusieurs fois, en envoyer un chez la conseillère principale d’éducation et un autre à l’infirmerie puisqu’il avait le cuir chevelu entamé !

Inculture, insolence, inadaptation sont les trois mamelles de l’Éducation nationale.

Louis Chagnon

 




Le sexe en islam : que d'interdits grotesques !


Dans le cadre de cet article, nous vous convions à une mission anthropologique sur les pratiques sexuelles musulmanes. Vous allez découvrir les règles qui régissent ce qui se passe lorsque les barbus se déculottent et que les voilées se dévoilent. Que les lecteurs ne s’attendent pas à une plaisanterie de notre part, cette analyse est extrêmement sérieuse et nous pouvons jurer que toutes les données que nous leur présentons ne sont pas issues de notre imagination mais qu’elles se trouvent réellement dans trois opuscules, celui de Knoun al-idrissi al-hasni bu Muhammad : « Le mariage et ses rapports intimes », commentaire du poème d’Ibn Yamoun[1] ; celui de Ghazâli (1058-1111) : « Des vertus du mariage »[2] ; celui de Cheikh Boureïma Abou Daouda : « Le mariage en Islam »[3]. Tous ces textes sont, pour les musulmans, toujours en vigueur. Chers lecteurs, entrons dans les chaudes nuits islamiques en nous posant trois questions : Où ? Quand ? Comment ?
les papas et les mamans musulmans sont-ils autorisés à s’aimer ?
La première règle islamique à respecter est que personne ne doit pouvoir entendre leurs ébats, ni les voisins, ni les autres épouses, ni les enfants, l’islam considère qu’entendre les ébats des autres : « C’est un acte de mal dont il faut s’éloigner. » Autrement dit : « Sache que la bonne règle en matière de rapports intimes, c’est de les accomplir dans un lieu où on n’entend ni voix, ni bruit. Voilà mon Ami ! Et où il n’y a personne d’autre que les deux partenaires ». L’islam estime que les deux époux doivent être isolés d’abord parce qu’il s’agit de protéger sa nudité, encore qu’il existe une certaine tolérance en ce qui concerne la servante : « Si le mari aime retrouver sa femme, la bonne conduite en la matière consiste à ce qu’il n’y ait personne d’autre dans la chambre que son épouse ou sa servante car il s’agit d’une nudité et la nudité doit être protégée. » Les docteurs de la foi ont tendance à estimer que même si la servante dort d’un profond sommeil, les époux doivent s’abstenir.
Par contre, les époux musulmans ne sont pas obligés d’avoir leurs rapports intimes dans un lit et une chambre à coucher, rien d’obligatoire en ce domaine du moment que les époux sont isolés, les ébats peuvent se faire n’importe où dans le logement.
Mais, il existe tout de même un problème, comme un musulman peut épouser jusqu’à quatre femmes, comment avoir des relations avec une épouse sans que les autres entendent leurs ébats ? Les « Savants musulmans » considèrent qu’il n’est pas permis à un homme d’avoir des relations sexuelles avec une épouse si sa énième épouse a la possibilité de les entendre, l’interdit est encore plus strict si celle-ci peut les regarder : « C’est pour cela que les juristes ont dit que si un homme a deux épouses et demande à l’une d’elles d’avoir des rapports sexuels pour que l’autre regarde et entende ce qui se passe entre eux, à elle de refuser cela. Elle ne figurera pas parmi les femmes désobéissantes car cela est vil, c’est un acte illicite… »
Mais s’il n’y a qu’une pièce comme logement pour toute la famille, comment faire ? Afin d’éviter que les enfants puissent être témoins de leurs ébats, les époux doivent s’isoler par « une protection opaque et baisser la voix ».
Maintenant, quels sont les lieux haram, c’est à dire les lieux interdits ? Il s’agit avant tout de deux endroits : « les toits et les arbres fruitiers car cela nuit à l’enfant à naître. » Personnellement, nous n’avons jamais entendu parler de couples batifolant sur les toits d’immeuble, mais tous les goûts sont dans la nature. Quant à l’interdiction de faire l’amour sous les arbres fruitiers, nous n’avons pas d’explication à donner autre que le risque de recevoir un fruit mûr sur les fesses.
L’islam interdit également les rapports intimes en faisant face à la qibla ou en lui tournant le dos, ceci lorsque le couple se trouve en plein air ou dans le désert. S’ils ont lieu dans une maison, le couple peut faire face à la qibla ou lui tourner le dos, cela est permis. L’important est que cela ait lieu dans un endroit clos. Cependant, tous les docteurs de la foi ne sont pas d’accord, la règle générale est la suivante : « Il convient aussi qu’au cours des rapports le mari évite de faire face à la qibla par respect pour celle-ci. Il faut également qu’il se recouvre ainsi que son épouse d’un tissu. L’Envoyé de Dieu se couvrait même la tête, et baissait le ton de sa voix en disant à son épouse : « Fais montre de sérénité ! »
Il est formellement interdit aux musulmans de se faire des câlins sous la lune ou sous le soleil, en raison de ce qui est rapporté à ce sujet, à savoir que ces astres maudissent ceux qui ont des relations sexuelles à leur clarté : « Le fait d’avoir des rapports intimes sur les toits ou sous un arbre fruitier ou en face du soleil ou en face de la lune favorise chez l’enfant attendu des penchants pour le vol et l’arrogance. »
Si cela est exact, il paraît évident que les parents de certains hommes politiques ont dû recevoir quelques coups de soleil pendant la conception de leur rejeton, à moins qu’ils aient visité les toits.
Résumons : le couple doit être isolé, le lit n’est pas obligatoire, il faut éviter la lune et le soleil, les toits et les arbres fruitiers.
Maintenant que nous avons examiné où les musulmans peuvent avoir des rapports intimes, nous allons étudier à quels moments.
Tout d’abord, il existe un principe intangible en Islam qui nous rend cette religion assez sympathique, une femme n’a aucunement le droit de se refuser à son mari : « Il ne faut pas perdre de vue que la femme n’a pas le droit de se refuser à son mari si elle n’a aucune excuse valable, la déchargeant de cette obligation, telle une incapacité physique ou une douleur intense. Aussi, Abu Hurayra rapporte que le Prophète a dit : « Lorsque l’homme invite sa femme au lit et que celle-ci refuse de venir, les Anges restent à la maudire jusqu’au matin » Cela relève d’un célèbre hadith de Mahomet. Les ruses féminines pour éviter l’accouplement conduisent les femmes en enfer : « Abd Allâh ibn Mas’ud a dit : « J’ai entendu l’Envoyé de dieu dire : Dieu maudit les Mussawwifat. On lui a dit : Qui sont les Mussawwifat, Ô Envoyé de Dieu ? Il a dit : al-Mussawwifat, c’est la femme qui, lorsque son mari l’invite au lit, fait semblant d’être occupée et qui le fait marcher jusqu’à ce que le sommeil le gagne. » Lorsque nous vous disions que l’islam a des côtés sympathiques !
En principe, tous les moments sont permis en islam pour les galipettes : « À tout heure, de jour comme de nuit, sans un moment ou ordre précis, de consommer les rapports ? Ô toi qui es concerné, il t’est permis et dans la sourate de la Vache, ceci est bien dit. » Car comme le dit Allâh : « Vos femmes sont pour vous un sillon fertile. Allez à votre sillon, comme vous le voudrez. » II, 223. Hardi laboureurs ! Haut les cœurs, vous avez du travail à toute heure ! En fait, il est tout de même quelques moments plus propices : « Mais le début de la nuit est meilleur. Sois attentif même si on a dit l’inverse et on a préféré le début du mois. » Tout simplement parce qu’il reste assez de temps pour se purifier ensuite. Quels jours sont plus propices aux câlins, d’après l’islam ? « Et les nuits du vendredi et du lundi sont sans doute les plus favorables. »
Par contre, il existe deux moments formellement interdits, d’abord pendant les règles : « Car c’est un mal. Tenez vous à l’écart des femmes durant la menstruation ; ne les approchez pas tant qu’elles ne sont pas pures.» La femme est impure pendant cette période, il est même conseillé au mari de faire lit à part, par contre le mari peut s’occuper du « haut » : « La femme ayant ses règles doit mettre sa robe et tu peux t’occuper du haut ». C’est une interdiction capitale, car d’après les docteurs de la foi, si le mari ne peut se retenir et s’il naît un enfant (conçu durant les règles ?) il pourrait avoir la lèpre !
Il est à noter que si le mari ne peut pas se retenir et commet cette infraction à la loi, il peut compenser cette faute en versant un dinar : « Celui qui par erreur ou par faiblesse, a eu un rapport avec sa femme alors qu’elle est en menstrues, doit faire l’aumône d’un dinar ou demi dinar » Il n’y a pas de petites recettes pour la caisse de l’umma. Mais dès que la femme retrouve sa pureté, il est permis au mari d’approcher sexuellement sa femme : « après le lavage ou une simple ablution ».
La deuxième interdiction formelle en islam est : « s’il ne reste plus suffisamment de temps pour la prière » La prière passe évidemment avant la bagatelle. Quatre périodes ensuite sont strictement interdites : « Et la nuit de l’Aïd al-Adhâ, comme la première nuit de chaque mois. À laquelle il faut ajouter la nuit du milieu de chaque mois. Ainsi que les dernières nuits de chaque mois. » Si un enfant est conçu pendant la nuit de l’Aïd ce sera un criminel, les autres nuits sont interdites en raison de la parole de Mahomet : « N’accomplis pas l’acte sexuel au cours de la dernière nuit du mois ni au cours de celle du milieu. » Car les démons assistent à l’accomplissement des rapports pendant ces nuits et « la folie et la démence » tomberaient sur l’enfant ainsi conçu.
Les moments simplement déconseillés par les docteurs de la foi sont : « Prends garde à avoir des rapports en cas de soif, ou de faim, mon Ami ! Voilà ce que tu dois savoir. Ainsi qu’en cas de colère et d’allégresse, ou en cas de satiété ou de longue veillée, ou en cas de vomissements ou de diarrhée ou à la suite de ta sortie du Hammam, ou avant en cas de grande fatigue ou de saignée. »
En effet, lorsque le mari a faim ou soif, ses forces sont diminuées, en cas d’allégresse ou d’euphorie, cela provoque la cécité, en cas de satiété, cela provoque les douleurs des articulations. Autres conseils donnés par les docteurs en islam : « L’homme au tempérament sec doit éviter les rapports intimes durant les moments de grande chaleur et l’homme au tempérament froid doit les éviter durant les périodes de grand froid. Il doit les diminuer en été et en automne et les délaisser totalement au moment de la propagation des épidémies. »
Autres conseils : « L’adage dit : Trois choses peuvent tuer : Faire l’amour le ventre vide ou le ventre plein ou après la consommation de la viande séchée. » Un petit en-cas avant les « gouzi-gouzi » serait donc conseillé en islam, par contre la viande des Grisons est fortement prohibée avant les galipettes, les Suisses sont mal partis !
Résumons, les musulmans mariés peuvent avoir des rapports charnels à tout moment, que ce soit le jour ou la nuit, du moment que la femme est pure, la femme musulmane doit satisfaire son mari à chaque fois qu’il le demande. Les ébats sont déconseillés lorsqu’ils ont faim ou soif, lorsqu’ils sont en colère ou en état d’allégresse, lorsqu’ils ont des diarrhées ou des vomissements, etc. etc.
Maintenant que nous avons étudié où et à quels moments, nous allons passer aux choses concrètes et analyser : Comment ?
Première obligation, à chaque fois que le mari musulman approche sexuellement sa femme, il doit avant tout invoquer Allâh : « Au nom d’Allah ! Seigneur, écarte-nous de Satan et écarte Satan de ce dont Tu nous pourvois » Sinon Satan s’enroule autour de son sexe !
Première chose, il est indispensable de se mettre tout nu : « Prends garde à consommer les rapports intimes dans le vêtement car cela relève sans doute de la pire ignorance. Au contraire, mon ami ! Tout ce qu’elle porte doit être enlevé. » Car : « Le fait de se débarrasser de tout vêtement et de se mettre tout nu avant l’acte sexuel est une chose demandée et voulue, dont il est mention dans le verset : « Elles sont un vêtement pour vous et vous êtes un vêtement pour elles. » Certains docteurs de la foi indiquent que pour les hommes : « il est recommandé de plier ses vêtements pendant la nuit parce que ce geste leur redonne de la vigueur » ! Il est tout à fait permis que le mari et la femme regardent leur nudité, mais cela est discuté par les docteurs de la foi qui ne sont pas d’accord sur ce sujet, ainsi Mahomet aurait dit : « Lorsque l’un de vous couche avec sa femme ou sa servante, il ne doit pas voir son sexe car cela risque de provoquer la cécité. » Le sexe des femmes musulmanes rendrait aveugle !
Bien, une fois la prière faite et après s’être déshabillé, les docteurs de la foi conseillent au mari musulman de ne pas se jeter sur son épouse comme une bête : « Il est interdit au mari de se jeter sur sa femme comme un sauvage. » Il est nécessaire qu’il y ait des « préliminaires » ou d’un joli mot de Mahomet qu’il y ait des « messagers entre les deux époux », c’est-à-dire des baisers, caresses, des mots doux, etc.
Une fois les préliminaires accomplis, passons aux choses sérieuses ! Quelles positions préconise l’islam? « Il est donc permis au mari de faire l’amour avec sa femme comme bon lui semble et dans la position qui leur plaît ; de devant ou de derrière à la seule condition que ce soit dans le vagin et non dans l’anus comme cela est confirmé par la Sunna authentique du Prophète. » Toute position est donc acceptée en islam mais la sodomie est strictement interdite. Il est cependant des docteurs de la foi qui déconseillent certaines positions : « Évite en matière de rapports intimes la position debout, ainsi que la position assise qui est à éviter, évite ensuite la position couchée sur les côtés, en raison des maux qui peuvent atteindre le bassin, quant au fait qu’elle soit sur toi, c’est interdit en raison du mal causé à l’organe génital. Sois donc attentif. » Et vous aussi lecteur ! La position debout « affaiblit les reins et les genoux », la position assise provoque des « douleurs au niveau des reins, du ventre, des nerfs et donne des ulcères » La position allongée sur le côté nuit au bassin. Le musulman doit éviter d’être sous son épouse : « On doit également éviter que la femme se mette au-dessus de l’homme parce que cette position provoque des ulcères dans l’organe génital masculin. »
Quelles sont alors les « positions conseillées » ? « L’auteur de ‘al-Idhah’ note à ce sujet : la position que la femme aime par-dessus tout au moment des rapports consiste en ceci : La femme s’allonge sur son dos et l’homme se met au-dessus d’elle. Mais elle garde la tête inclinée vers le bas. Il soulève son bassin grâce à un oreiller et frotte l’extérieur du sexe de sa femme avec le bout de son propre sexe. Ensuite, il fait ce qu’il veut. »
Autre recommandation : « Il convient pour le jeune mari qui retrouve au cours de la première nuit de noces son épouse vierge de ne pas éjaculer à l’extérieur comme le font certains hommes ignorants. » Le sperme du mari musulman doit se répandre à l’intérieur de son épouse car le but ultime est d’avoir des enfants, afin de multiplier le nombre des croyants. C’est pour cette raison que le coït interruptus est toléré en islam mais déconseillé, Mahomet l’ayant qualifié « d’enterrement caché ».
Les docteurs de la foi donnent quelques conseils aux épouses : « La femme doit serrer très fort au moment de l’éjaculation car cela donne beaucoup de plaisir à l’homme. » Au moment disons « crucial » le mari doit réciter : « C’est Lui, qui de l’eau, a créé un mortel, puis il a tiré de celui-ci une descendance d’hommes et de femmes. Ton seigneur est Tout-Puissant. » Un pense-bête affiché au-dessus du lit serait conseillé.
Combien de fois les époux musulmans peuvent-ils faire l’amour ? Contrairement à ce que de mauvaises langues affirment, la femme a des droits en islam, la preuve : « Elle a droit à deux fois, mon Ami ! Pendant chaque semaine en moyenne, ou une fois pour préserver la santé, comme cela est rapporté traditionnellement. » Le mari musulman a donc des devoirs conjugaux à exécuter au moins deux fois par semaine. Autre preuve du féminisme islamique : « Il est interdit au mari de se lever après avoir éjaculé tant que sa femme n’a pas joui ou autorisé le mari à se lever. » Non mais !
Comment le mari peut-il savoir que sa femme a joui ? « Le signe de l’éjaculation de sa part. Ô mon jeune Ami! C’est la transpiration de son front et son resserrement autour de son mari. » ; « À cela s’ajoutent d’autres signes allant dans le même sens comme le relâchement général de son corps et le fait qu’elle répugne par pudeur à regarder l’homme. Il lui arrive aussi d’avoir parfois des spasmes. »
Bien, résumons, les époux musulmans peuvent se rapprocher sexuellement dans n’importe quelle position, la femme n’a pas le droit de se refuser à son mari, mais le mari ne peut pas se débiner si sa femme n’a pas joui, lorsqu’elle transpire, c’est bon, il peut se reposer.
Quant aux caractères physiques de l’enfant à naître, les docteurs de la foi islamique ont des positions originales : « Lorsque le sperme dégagé par l’homme domine celui de la femme, l’enfant conçu ressemblera à ses oncles paternels. Et lorsque c’est celui de la femme qui domine, l’enfant conçu ressemblera à ses oncles maternels. »
Nous constatons donc que le musulman passe ainsi sa vie à devoir reconnaître ce qui est hallal, licite, et haram, illicite, et ceci pour tous les aspects de sa vie, même les plus intimes. Il doit suivre un catalogue de règles sans fin et sa vie sexuelle est tout autant déterminée par la religion que les autres aspects de sa vie.
La conclusion s’impose donc d’elle-même : la laïcité, c’est la liberté !
Louis CHAGNON

 


[1] Les éditions Al-Bouraq, Beyrouth, 1995, 184 p.
[2] Alif éditions, Lyon, 1997, 192 p.
[3] Les éditions Al-Bouraq, Beyrouth, 2002, 103 p.