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Immigration : un nécessaire référendum

L’immigration est probablement le sujet le plus épineux dans le débat politique en France. Mais il ne devrait pas l’être. Les citoyens devraient pouvoir en parler librement, sans s’auto-censurer pour ne pas être crucifié par la pensée unique, bien-pensante à souhait. Pour s’opposer à l’immigration massive incontrôlée et combattre les idéologies laxistes d’extrême gauche, il faut s’appuyer sur des faits, tout en s’exprimant sans tabou et en défendant fermement ses positions. Comme le disait Albert Camus, “le goût de la vérité n’empêche pas de prendre parti”.

Au micro de Sud Radio le lundi 22 mars, Patrick Stefanini, haut fonctionnaire et spécialiste de l’immigration, démontre objectivement, chiffres à l’appui, que l’immigration est hors de contrôle et excessive. L’ancien directeur de la campagne de François Fillon donne les chiffres suivants : 40 000 demandeurs d’asile en 2000, et 132 000 en 2019 (hausse de 230 %) ; 150 000 titres de séjour délivrés en 2000, et 274 000 en 2019 (hausse de 82,6 %). Pour ce qui est de l’immigration clandestine, il y a très peu de reboutements. D’après le journal l’Est Républicain: “En 2019, la France a délivré 120 000 obligations de quitter le territoire, mais seulement 15 000 étrangers ont été effectivement éloignés.”

D’après Patrick Stefanini, l’immigrant clandestin détruit ses papiers pour échapper à la reconduite à la frontière. En effet, le pays d’origine ne peut être déterminé si l’individu n’a pas de papiers. C’est en apprenant ce type d’information que nous réalisons à quel point la lutte contre l’immigration illégale est complexe. Mais tout est question de volonté politique. Il y a un manque total de volonté politique, avec un taux de reconduite à la frontière qui plafonne à 12,5 %. La moyenne européenne est pourtant de 31,5 % (Est Républicain).

Et qu’en est-il de l’avis des Français ? Selon un sondage de l’IFOP, “78 % des Français souhaitent appliquer une immigration choisie”. Nous pouvons interpréter cette notion d’une “immigration choisie” de la sorte : une immigration conditionnée sur le niveau en langue française, le niveau de qualification et le désir d’assimilation. Le mot “assimilation” est aujourd’hui devenu interdit. Le fait même de prononcer ce terme nous enferme dans la fameuse “fachosphère” des médias mondialistes. Car pour eux, pour ces gens qui n’ont aucun respect pour leur héritage culturel et historique, c’est le nouvel arrivant qui impose sa loi, et non l’inverse. Les Français doivent s’adapter à la culture, aux us et coutumes des nouveaux venus. En bref, c’est le monde à l’envers.

Pour revenir sur le sondage de l’IFOP, 58 % des Français sont pour la fin du droit du sol, et 55 % pour la fin du regroupement familial. Il est honteux que la volonté du peuple ne soit pas respectée. Il devrait y avoir un grand référendum sur l’immigration. Nous devrions prendre exemple sur la Suisse, qui organise de nombreux référendums afin d’impliquer le peuple dans la prise de décision politique, et respecter sa volonté.
Il est grand temps de faire quelque chose contre ce fléau. La France n’a pas les moyens financiers, ni la capacité d’intégration pour accueillir autant de monde.

Louis Duprès




Les racines chrétiennes de la France et de l’Europe bafouées

“Oui, la France a un problème avec son identité chrétienne” confie Stéphane Bern à Valeurs Actuelles. Un constat lucide. Quant à lui, Jean-Luc Mélenchon prétend que la France n’a absolument pas de racines chrétiennes. Un constat on ne peut plus erroné. D’après Valeurs Actuelles, le mercredi 10 mars, en plein milieu de carême, un groupe de féministes anticapitalistes aurait profané l’église parisienne Saint-Leu-Saint-Gilles. Des tags provoquants tels que “nik tout” ou “mange mes règles sur tes pâtes bolo” ont été retrouvé sur les murs du lieu saint.

Cet acte de vandalisme n’est qu’un numéro sur une longue liste de profanations honteuses. En effet, en 2019, le ministère de l’Intérieur a recensé plus de 1 000 faits antichrétiens (France Info) : tags, destructions de croix, profanations de vitraux et de cimetières, vols de calices… Cette absence totale de respect pour le sacré remet en question les fondements mêmes de notre civilisation judéo-chrétienne. Si l’on ne respecte plus le sacré, alors que peut être respecté ? L’autorité de l’État ? Non. La laïcité ? Non. L’institution de la famille ? Non plus. L’Église catholique est, qu’on le veuille ou non, l’une des structures traditionnelles qui ont fait la France. La famille et l’Église, institutions complémentaires, étaient particulièrement soudées.

Le déclin de l’Église et des valeurs chrétiennes est l’une des causes de la fragilisation de la famille à l’échelle nationale. Mais revenons sur les racines chrétiennes de la France. Pendant presque 1 500 ans, le catholicisme était la religion dominante, et bien souvent officielle de la France. Il est donc évident que cette religion ait marqué l’histoire de notre pays. Elle l’a marquée au fer rouge. Et cela est aussi valable pour l’Europe.

Paul Valéry disait très justement : “J’appelle européenne toute terre qui a été successivement romanisée, christianisée et soumise à la discipline et à l’esprit des Grecs.” Dans un entretien accordé à Valeurs Actuelles, François-Xavier Bellamy explique qu’en Europe, le christianisme “installa l’église au centre du village”. En prenant le TGV ou la voiture pour aller en campagne, la première chose qui saute aux yeux est l’omniprésence des églises. D’innombrables clochers s’élèvent au-dessus de petits villages rustiques. Parfois, on aperçoit même de grandes cathédrales qui dominent le paysage urbain.

En bref, tout ceux qui renient les racines chrétiennes de la France, de même que de l’Europe, devraient prendre des leçons d’Histoire. Ceux qui profanent les églises devraient penser à ce que ces actes vandales représentent pour les croyants. Ils les blessent. En piétinant le sacré et par conséquent la liberté de culte, ces gens piétinent la République.

Louis Duprès

Liens vers les sources numériques/sources écrites :
Valeurs Actuelles, hors-série Grands débats, numéro 1, pages 27 et 34
https://www.francetvinfo.fr/societe/religion/actes-antichretiens-en-france-que-signifient-vraiment-les-chiffres-du-gouvernement_3803085.html
https://www.valeursactuelles.com/societe/nik-tout-des-feministes-anticapitalistes-profanent-et-vandalisent-leglise-saint-leu-saint-gilles-paris-129400




La notion de beauf, ou le mépris du peuple

Nous l’avons tous entendu, le mot qui tue. L’expression beauf désigne une personne mal éduquée, inculte et de préférence mal habillée. Certaines marques de vêtement sont considérées comme étant beauf. Certaines musiques sont beauf. Certains sports sont beauf. Le terme s’applique à tout : le comportement, la façon de s’exprimer… La définition du mot beauf varie selon les individus. Mais ce qui est frappant, c’est qu’elle s’applique le plus souvent à des gens modestes. Le portrait-robot du beauf est un homme blanc hétérosexuel en surpoids, de classe moyenne ou populaire, qui se saoule à la bière devant un match de football en grignotant des chips. Il a une grosse moustache mal taillée, et s’habille « comme un sac ». Il porte des chaussettes avec des sandales, ainsi qu’un survêtement de son équipe de football préférée. Il est plutôt provincial que citadin. Il est probablement « sous-éduqué » et inculte, ou en tout cas selon les standards des bobos progressistes. Le beauf est l’homme à abattre, il est l’incarnation de la France d’en bas. Les Gilets jaunes sont des beaufs selon les critères de la bourgeoisie progressiste.

Les bobos utilisent le mot beauf afin de mépriser l’électorat des « extrêmes ». Il y a des beaufs d’extrême gauche et des beaufs d’extrême droite. Des beaufs des provinces et des beaufs des banlieues. Ce sentiment de supériorité exprimé par une bonne part de la bourgeoisie progressiste à travers ce genre d’expression témoigne d’une fracture profonde de la société. Tout ce qui compte, c’est son rang social et sa richesse. C’est la fierté d’appartenir à une classe sociale aisée, bien éduquée et par conséquent, supérieure aux autres. Cette idéologie nauséabonde vient détruire le sentiment d’appartenance à une grande communauté nationale. C’est comme s’il y avait, hélas, une France à deux vitesses. L’une des centres-villes, qui sort gagnante de la mondialisation. L’autre, celle des banlieues et des campagnes, celle de la diagonale du vide et des provinces oubliées. Il y a les « somewhere » et les « anywhere », comme le dirait David Goodhart. D’un côté les perdants de la mondialisation cloués à leurs domiciles en France. Ils voyagent peu et se sentent plus proches de leurs voisins que des élites mondialistes. De l’autre, les vainqueurs. Ceux qui passent leurs vies dans des aéroports, et se sentent plus proches des riches de New York et de Londres que des habitants des provinces françaises. Les beaufs sont des « somewhere », des losers. Les bobos progressistes sont des « anywhere », des winners.

Sur le plan politique, le beauf n’a peut-être pas une culture générale étendue et un diplôme de Sciences Po (qui est plus une usine à élites bien-pensantes qu’une grande école), mais il a le sens des réalités. Il fait face, au quotidien, à la paupérisation de la classe moyenne due à la stagnation des salaires et à la précarisation des contrats de travail. Certains beaufs vivent dans des déserts médicaux, dans des villes où les bureaux de poste ferment. C’est une bonne chose d’investir des milliards d’euros dans l’aménagement des banlieues, mais l’État a complétement oublié, voire ignoré les campagnes. Il a lâchement abandonné la France profonde, livrée à elle-même. Le beauf de la France profonde souffre. D’après le journal la Dépêche, 605 agriculteurs se sont suicidés en 2015. Et d’après la Mutualité sociale agricole (MSA), 30 % des agriculteurs avaient un revenu inférieur à 350 euros par mois en 2015. La politique agricole commune (PAC) est inefficace. Les campagnes se paupérisent, et les agriculteurs écrasés par la grande distribution se suicident. Mais l’intelligentsia progressiste s’en contrefiche. Après tout, ce ne sont que des beaufs.

Louis Duprès