Après Amiens, le gouvernement a choisi le déshonneur pour éviter la guerre : il aura les deux !

Les médias nous ont appris qu’une centaine de personnes avait participé aux émeutes et affrontements avec la police à Amiens. Trois casseurs et incendiaires ont été arrêtés dont deux viennent d’être condamnés à du sursis, c’est-à-dire à…rien: ils sont ressortis libres du tribunal, sans même une amende symbolique à payer. Au-delà d’un consternant taux d’élucidation de trois pour cent (!), qui aurait conduit son responsable au licenciement dans n’importe quelle boîte privée, cette décision de justice (qu’on peut comparer aux lourdes peines infligées l’année dernière aux émeutiers de Londres) a deux explications:

– d’une part, l’angélisme idéologique prégnant chez une grande majorité de magistrats se traduit dans les faits par un laxisme judiciaire favorable aux délinquants et criminels. Ledit laxisme basé sur la culture de l’excuse et la repentance post-coloniale étant aujourd’hui prôné par la garde des sceaux en personne, ce genre de décision est par conséquent appelé à se généraliser dans les mois et années qui viennent. En d’autres termes, la France se transforme clairement en un sanctuaire pour délinquants et criminels, ceux-ci devenant peu à peu une nouvelle aristocratie (au sens premier du terme, c’est-à-dire ceux qui bénéficient de privilèges). Nul doute que le jugement qui vient d’être rendu est déjà interprété par les émeutiers d’Amiens et leurs émules dans tout l’hexagone comme un certificat d’impunité et un formidable encouragement à la violence et aux déprédations.

– d’autre part, la nécessité d’éviter un embrasement général des banlieues impose l’application de peines symboliques, afin d’éviter une résurgence des émeutes de 2005 et une dégradation de la situation aboutissant à une quasi-guerre civile que l’état n’est pas certain de pouvoir gagner, tant les évènements de ces derniers mois (notamment à Marseille) ont démontré que les armes de guerre circulaient quasiment librement dans les banlieues. Le chantage implicite des émeutiers est un succès total: par peur de nouvelles exactions et flambées de violence, les autorités (qui n’en portent plus que le nom) renoncent à sanctionner les casseurs, agresseurs de policiers et autres incendiaires.

D’un point de vue politique, le pouvoir est donc en train de changer de mains: ceux qu’on appelle par euphémisme politiquement correct “les jeunes” se substituent aux institutions républicaines et dictent leurs conditions à des élus ou représentants de l’état tétanisés et impuissants. La loi de la « cité », au sens banlieusard et actuel du terme, est en train de se substituer à la loi de la cité, au sens latin et républicain du terme. Après le coup d’état sémantique, qui a imposé le mot « jeune » pour désigner les criminels et délinquants adolescents (et adultes !) issus de l’immigration et travaillés par l’intégrisme islamiste, vient le temps du coup d’état politique qui donne de fait le pouvoir à ces « jeunes » sur des espaces de plus en plus vastes appelés à tort « zones de non-droit ». A tort parce qu’il s’agit en fait des portions de territoire où s’impose un nouveau droit antirépublicain, hybride monstrueux de Charia et de règles mafieuses. Loi religieuse et loi des caïds cohabitant d’ailleurs en toute harmonie puisqu’une partie non négligeable des revenus des différents trafics illégaux (à commencer par celui de la drogue) alimente et finance le Jihad international.

En jouant la carte de l’apaisement et en refusant d’affronter le formidable défi judiciaire, idéologique et démographique qui lui est opposé à l’échelle nationale par les délinquants, criminels et intégristes des banlieues, non seulement le gouvernement fait preuve de lâcheté, mais il donne de plus une image de faiblesse et de renoncement.
“Vous avez voulu éviter la guerre au prix du déshonneur. Vous avez le déshonneur et vous aurez la guerre” déclarait Winston Churchill en 1938, après la Conférence de Munich où les démocraties, croyant préserver la paix, avaient cédé aux exigences d’Hitler en lui accordant les Sudètes : moins d’un an après, la Wehrmacht envahissait et annexait toute la Tchécoslovaquie. Les Sudètes ce sont nos banlieues: la République les a déjà cédées. Un peu de temps a été gagné… Un peu. Bientôt, ceux à qui on a abandonné les banlieues réclameront la France entière.

Marc Nièvre




L’Union européenne, une dictature sans visage

La France sort d’une période électorale intense. François Hollande a remplacé Nicolas Sarkozy et le PS a succédé à l’UMP à l’Assemblée nationale… Et alors? Le nouveau président, comme l’ancien, est impuissant face à la supranationalité, règle fondamentale de l’Union Européenne. Il commence déjà à plier devant Mme Merkel, elle-même au garde-à-vous devant l’aréopage des tous-puissants commissaires européens.

 En effet, ce sont les technocrates non-élus de Bruxelles qui gouvernent désormais en Europe, pas les peuples. Les français, irréductibles naïfs se croyant encore citoyens, avaient rejeté par referendum la constitution européenne ; on leur a imposé le Traité de Lisbonne.
 La citoyenneté est devenue un leurre, les élections une mascarade, le vote, au mieux, un exutoire.
L’Union Européenne a inventé le totalitarisme mou,  le capitalo-communisme cotonneux, le libéralo-soviétisme ouaté: un hybride monstrueux d’ultralibéralisme sur le plan économique et de marxisme soviétoïde  sur le plan administratif.
 Le pouvoir de la Commission de Bruxelles aujourd’hui ne se comprend pas davantage que la monarchie absolue de droit divin sous Louis XIV: c’est une transcendance inexplicable qui s’abat sur nous, pauvres mortels. Qui connaît les noms des commissaires européens? Qui sait exactement quelle est l’étendue de leurs pouvoirs? Qui maîtrise l’abscons verbiage juridico-technocratique des traités européens? Qui est en mesure de comprendre l’absurde processus orwello-kafkaïen qui mène à la création et à l’application d’une directive européenne? Personne parmi nous, personne parmi les pseudo-citoyens soumis à la législation supranationale de l’Union Européenne. On ne peut donc pas se rebeller contre une oppression inconnue, contre une tyrannie sans visage!

 D’un point de vue économique, l’Union Européenne a aboli les frontières pour créer un vaste espace ouvert à l’intérieur et sur l’extérieur. La propagande officielle, relayée jusque dans les manuels scolaires, nous dit que la libre-circulation des marchandises et des capitaux a abouti à une croissance économique commune depuis un demi-siècle. La même propagande omet soigneusement de préciser que cette libre-circulation des marchandises a également abouti à une suprématie financière de l’Allemagne, à la transformation des autres pays de l’UE en satellites de Berlin, à la désindustrialisation des pays du sud de l’Europe (dont la France), désindustrialisation actuellement accentuée par les délocalisations d’usines dans les pays d’Europe de l’est, ex-membres du bloc communiste. Dans la même logique capitaliste cynique, la libre-circulation des hommes a engendré une  féroce concurrence des travailleurs au sein de l’UE (le fameux « plombier polonais »), travailleurs européens eux-mêmes soumis à une concurrence effrénée de la part des millions d’immigrés affluant de pays extra-européens à bas coût de main d’œuvre, pour le plus grand bénéfice du grand patronat immigrationniste qui utilise les masses immigrées comme un lumpenprolétariat afin d’exercer une pression à la baisse sur les salaires.

 D’un point de vue humain, la fin des frontières voulue par l’Union Européenne est en train d’abolir les nations, autrement dit d’anéantir la civilisation européenne dans toutes ses composantes : là où deux Guerres Mondiales nées en Europe ont échoué à anéantir la population européenne, là où le projet psychologique dément  des communistes de créer « l’homme nouveau » par subversion des esprits a aussi échoué, là où l’idéal biologique monstrueux des nazis de créer cet « homme nouveau » par eugénisme a enfin échoué, l’UE pourrait bien réussir un génocide démographique et culturel par SUBSTITUTION de population. Les flux d’immigration extra-européens culturellement inassimilables (qu’ils soient légaux et clandestino-légaux, puisque les clandestins finissent quasiment tous par être régularisés) et la fécondité de conquête desdits flux migratoires, sont en train d’opérer une véritable substitution de la population européenne, dans une proportion plus importante encore que lors des Grandes Invasions du Vème siècle. Les Francs n’ont jamais représenté plus de 10 pour cent de la population de la Gaule romaine, et Clovis s’était converti au christianisme afin de cesser d’être un barbare aux yeux de ses sujets gallo-romains; les musulmans sont déjà 10 pour cent de la population de l’hexagone et, pour beaucoup, n’ont pas l’intention de se « convertir » à…la laïcité !

 C’est en cela que l’UE est profondément antidémocratique : puisque le peuple n’est pas d’accord avec la Commission européenne, il faut changer de peuple ! Puisque les européens n’ont pas voulu de la Constitution européenne à court terme, ils auront la charia à moyen terme. Bienvenue dans la dictature terminale! Celle qui n’a pas eu besoin de coup d’état pour s’installer, celle contre laquelle, par conséquent, on ne pourra pas faire de révolution. Bienvenue dans le totalitarisme soft ! Celui où vous croyez encore être en démocratie, celui où votre esprit conditionné par l’autocensure de l’antiracisme politiquement correct est votre propre Big Brother, qui vous regarde et vous aveugle en même temps.
 Welcome in brave new world!

Marc Nièvre




Excisions en France : silence on mutile !

Le 1er juin dernier, les Assises de Nevers ont condamné les parents de deux fillettes de 11 et 13 ans excisées. Les deux filles aînées (aujourd’hui majeures) de ce couple de tortionnaires d’enfants avaient déjà subi le même épouvantable sort et été hospitalisées respectivement en 2005 et 2009. Plusieurs questions se posent donc, et on peut compter sur les pouvoirs publics pour ne jamais y répondre ainsi que sur les médias bien-pensants pour ne jamais mener l’enquête :

– pourquoi la justice n’a-t-elle pas condamné à de la prison ferme ces parents monstrueux après la découverte des premières mutilations ? Faut-il y voir de la lâcheté ou de la complaisance à l’égard de pratiques culturelles et religieuses associées à l’islam ?

– pourquoi les services sociaux ont-ils laissé la garde des deux filles cadettes aux Thénardiers islamistes qui leur servent de parents ? Pourquoi aucune responsabilité n’est ciblée au sein desdits services sociaux qui ont abandonné des petites filles encore intactes aux mains d’adultes barbares et sanguinaires ?

– à l’heure où les parents sadiques et assassins de la petite Marina ont été condamnés (justement) à 30 ans de prison, comment expliquer l’incroyable clémence de la justice française à l’égard des parents exciseurs ? En effet le « père » écope de 2 ans fermes tandis que la « mère » sera quitte au bout de 18 mois. Peines qui pourront être « aménagées » par le Juge d’Application des Peines, selon les propos du président du tribunal après l’annonce du verdict. Président du tribunal qui a ajouté qu’il « n’était pas certain que monsieur et madame aillent en prison », sensible sans doute à l’avocat des parents qui arguait d’une séparation dommageable de la famille en cas d’incarcération. Qu’attend donc monsieur le président du tribunal pour enfermer les découpeurs de fillettes? Que ces géniteurs adeptes du rasoir égorgent leurs filles si elles ont l’audace d’aimer un jour des garçons non-musulmans, c’est-à-dire impurs et impies ?

– pourquoi ce silence généralisé à gauche ? Où sont les partisans de l’égalité des sexes? Que font  les associations féministes et celles défendant les droits de l’enfant ? Pourquoi tant de pudeur alors que des enfants sont torturées en France ?

 
 Il semblerait que le drame de l’excision ne suscite guère l’intérêt d’une gauche pourtant si prompte à se mobiliser pour l’égalité et contre les discriminations dans d’autres circonstances. On en déduit donc que beaucoup d’associations « humanistes », professionnelles de l’indignation sélective, considèrent les écrits de Riposte Laïque ou d’Eric Zemmour infiniment plus dangereux que la mutilation d’un sexe d’enfant à l’aide d’une lame de rasoir ou d’un morceau de boîte de conserve…

 Notre gauche, de plus en plus vidée de sa substance laïque et féministe, est devenue l’idiote utile de l’intégrisme musulman. Elle souffre de schizophrénie idéologique : en effet, comment désormais concilier le combat pour l’égalité des sexes (vraie valeur de gauche) et le respect sacré de l’altérité (fausse valeur politiquement correcte)? Par conséquent, nombreux sont ceux qui, à gauche, préfèrent éluder et ne pas réagir, un peu par embarras, et surtout par crainte d’être taxé de racisme, ou pire : d’islamophobie. Islamophobie et islamophilie étant devenus les seuls et uniques critères de sélection entre le mal et le bien, selon l’échelle morale manichéenne en usage dans les médias.

 C’est ainsi qu’on en arrive à un triomphe sémantique (qui précède toujours le triomphe sur le terrain de la réalité) des intégristes promoteurs de l’excision: en usant de l’arme redoutablement subversive du relativisme culturel, ils sont parvenus à créer un réflexe conditionné d’autocensure chez les sympathisants de gauche. Désormais, tout partisan de l’égalité des sexes se retrouve déchiré entre la nécessité du combat féministe et la terreur de l’excommunication pour racisme islamophobe. La seule solution à ce dilemme se trouvant d’abord dans le mutisme lâche, ensuite dans l’acquiescement veule.

  On commence même, dans certains milieux bien-pensants pétris de relativisme culturel et d’antiracisme subverti, à justifier le port du niqab ou de la burqa…au nom du féminisme! Autrement dit, il serait liberticide d’empêcher les femmes qui le souhaitent de s’exhiber avec le grotesque costume de Batman, symbole de leur soumission/infériorisation. On peut raisonnablement penser que la même démarche va s’appliquer à l’excision et à la lapidation. En d’autres termes, le tabou qui se met doucement en place concernant la critique de la prison de tissu du voile est en train de s’étendre à d’autres traditions machistes issues directement de l’islam (comme la lapidation) ou encouragées par l’islam (comme l’excision). Bientôt (et plus tôt qu’on ne le croit), tout féministe traditionnel qui osera dénoncer mutilations et tortures pratiquées au nom d’une hypothèse-dieu sera mis au ban de la société pour blasphème civique, c’est-à-dire pour racisme/islamophobie/intolérance (la trinité démoniaque du politiquement correct). N’est pas loin le temps où le partisan de l’égalité des sexes rasera les murs et taira ses idées, de peur d’être accusé de fascisme…

 Le pire est sans doute que ces (pseudos) bons sentiments suintent finalement d’un racisme sournois : en effet, si les fillettes martyres avaient été blanches et de souche, le scandale n’aurait pas été étouffé et au contraire relayé par les médias, dans le but de susciter l’émotion et l’indignation de l’opinion publique. Mais là, il s’agit de petites filles guinéennes et de culture musulmane… Alors on les oublie, alors on oblitère leur douleur, on soulève le tapis de notre lâcheté pour y dissimuler ces vies réduites en poussière, on cache leur martyre comme s’il s’agissait d’une obscénité, comme si c’étaient elles les coupables ! Paradoxe et abjection terminale de l’antiracisme dévoyé en France : on laisse des petites filles Noires nées en France et françaises être martyrisées au nom du respect de l’altérité et de la tolérance religieuse. Surtout ne pas être islamophobe ! Cela justifie tout. Y compris le déterminisme culturel (base du racisme) et la torture des enfants.

La terreur verbale précède toujours la terreur politique.
Au commencement était le verbe.
A la fin sera le silence, autrement dit la censure.

Marc Nièvre




C’était bien l’extrême droite, puisque Mohamed Merah est un fasciste et un raciste

Les malheureuses victimes de Toulouse et de Montauban étaient à peine mortes que, dans l’optique de la présidentielle, des politiques spéculaient déjà sur l’origine et les motivations du tueur, ainsi que sur les moyens de faire fructifier électoralement cette épouvantable tuerie.

Du côté de l’extrême-droite, on espérait(!) abjectement que cet assassin était un intégriste islamiste, permettant ainsi aux groupuscules néo-fascistes d’exploiter ces tragiques évènements. On est aujourd’hui ravi, car cette série de meurtres permet d’amalgamer tous nos compatriotes musulmans (dont beaucoup sont venus en France pour fuir les théocraties islamistes!) à l’auteur des carnages, en surfant sur le prétendu danger musulman. Ce qu’oublient (volontairement) les   xénophobes, c’est que les premières victimes furent des militaires français et musulmans, ce qui démontre qu’on peut être musulman et patriote. Les soldats tués lâchement par Mohamed Merah sont allés rejoindre les innombrables musulmans tombés pour la France aux côtés des Poilus à Verdun et ceux morts durant la seconde Guerre Mondiale en tant que Combattants de la France Libre. Nous devons à la mémoire de ces défunts soldats français, issus de régiments ayant servi en Afghanistan, le plus sacré des respects.

Du côté de l’extrême-gauche liée aux associations antiracistes sélectives, on espérait(!) ignoblement que cet assassin était un néo-nazi, ce qui aurait permis de discréditer les candidats de droite républicaine. On est aujourd’hui déçu, car il n’est plus possible, pour Mélenchon et cie, d’amalgamer tous les candidats de droite (dont aucun ne se réclame du nazisme !) à l’auteur des carnages, en surfant sur un hypothétique danger nationaliste. Ce qu’oublient (volontairement) nos bien-pensants de gauche et nos associations antiracistes hémiplégiques, c’est que les actes monstrueux du djihadiste toulousain étaient essentiellement motivés par le racisme, un racisme anti-français associé à un antisémitisme hystérique. Les victimes juives de Mohamed Merah sont la preuve d’une affreuse résurgence de l’antisémitisme sur le territoire français, d’un antisémitisme importé du Moyen Orient mais qui rappelle les années de l’occupation nazie. Nous devons à la mémoire de ces enfants juifs, massacrés comme aux pires temps du nazisme, la punition de tous les responsables de leur mort.

Du côté des autres candidats plus modérés, on s’est contenté d’une attitude de vautours passifs, en se bousculant sordidement afin d’apparaître au premier rang et face caméra lors des cérémonies consacrées aux victimes.

L’enseignement à retirer de ce carnage terroriste, c’est qu’il y a désormais deux extrême-droites en France: d’une part une extrême-droite traditionnelle « de souche », marginalisée et résiduelle, regroupant des néo-nazis, des skinheads décérébrés et des cacochymes nostalgiques de Vichy; d’autre part une extrême-droite nouvelle “des cités”, vigoureuse et en pleine expansion, agrégeant de jeunes français d’origine maghrébine influencés par le fondamentalisme islamiste. Mohamed Merah, le taliban français, provenait de la seconde extrême-droite (la plus récente), ce qui ne change strictement rien: un fasciste est un fasciste et il reste un fasciste et un raciste, quelles que soient ses origines et quelle que soit la branche du fascisme (politique ou religieuse) dont il se réclame.

Mais ce nouveau fascisme n’est pas vu (ou ne veut pas être vu) par la classe politique, tétanisée par des décennies de repentance post-coloniale et paralysée intellectuellement par la bien-pensance totalitaire imposée par les associations antiracistes: il n’est pas politiquement correct d’affirmer qu’une idéologie d’extrême-droite puisse se développer au sein des populations immigrées ou issues de l’immigration. Significative à cet égard sont les déclarations de Mr Mélenchon juste après la neutralisation du tueur, alors qu’il préférait aller dans le 93 plutôt que de participer aux cérémonies d’hommage aux victimes juives: selon le candidat du Front de Gauche à la présidentielle, Mohamed Merah (dont, par une étrange pudeur, il refuse de prononcer le nom) est simplement un « fou ». Au-delà de la stupéfaction de voir un homme qui entend diriger le pays procéder à une expertise psychiatrique sans en avoir les compétences et sans avoir examiné l’assassin, on s’étonne de ce qualificatif de « fou ». En effet, dire qu’un assassin terroriste est « fou », c’est déjà lui trouver l’excuse de l’aliénation, c’est presque essayer de le comprendre, c’est finalement tenter de justifier ses actes monstrueux. Non, Mr Mélenchon, Mohamed Merah (dont il faut prononcer le nom, car le fascisme doit être nommé et identifié) n’était pas un fou ! Mohamed Merah était un terroriste et un tueur islamiste: l’islamisme, tout comme le nazisme, ne sont pas des maladies, ce sont des idéologies. Mohamed Merah n’a pas agi sous l’emprise de la démence, il a agi pour défendre un idéal, une foi, un modèle de société. En suivant le raisonnement(?) de Mr Mélenchon à Nüremberg, on aurait acquitté tous les criminels contre l’humanité nazis au prétexte de la « folie » de leurs actes.

Concernant donc ces deux extrême-droites, qu’il s’agisse de l’extrême-droite néo-nazie ou de l’extrême-droite islamiste, elles partagent les mêmes valeurs immondes: une obsession névrotique de la pureté (pureté de la “race” pour les néo-nazis, pureté de la “foi” pour les islamistes); un antisémitisme fondateur, fédérateur et irréductible; un fanatisme meurtrier doublé d’un goût immodéré pour la violence sanguinaire et les armes; une haine farouche de la démocratie et un machisme primaire érigé en mode de vie. On peut donc dire que l’extrême-droite islamiste est l’héritière de l’extrême-droite nazie, renouvelant aujourd’hui par un pacte de sang l’alliance fondatrice passée durant la 2ème Guerre Mondiale entre Adolf Hitler et le grand mufti de Jérusalem Al Husseini.

Alors, à l’heure où la police est obligée d’intervenir pour encadrer à Toulouse des manifestations à la gloire posthume de Mohamed Merah et où une femme voilée arrache haineusement les affiches appelant à une marche blanche en l’honneur des victimes du tueur raciste, un 6 février 1934 islamiste en France devient envisageable. En effet, des « jeunes » (selon l’euphémisme politiquement correct) ayant le profil de Mohamed Merah, à savoir un délinquant multirécidiviste pouvant basculer vers le terrorisme islamiste, il y en a beaucoup. Combien ? Nul ne le sait.  Ils peuvent frapper la France au cœur de manière imprévisible. Encouragés par le « martyr » exemplaire de Merah, certains vont frapper : n’importe où, n’importe qui, n’importe quand. Personne n’est à l’abri, personne n’est protégé. Personne.

“Le ventre est encore fécond, d’où a surgi la bête immonde” écrivait Brecht dans un texte visionnaire… Aujourd’hui la bête immonde a engendré le fascisme ultime, un fascisme religieux, entropique et mortifère: l’extrême-droite fondamentaliste musulmane. Il faut que tous les démocrates de la gauche et de la droite républicaines oublient leurs divergences, s’affranchissent de la bien-pensance, avatar actuel de l’esprit munichois, et s’unissent pour couper la tête de l’hydre islamofasciste. Il en va de la survie de la démocratie.

Marc Nièvre




Nicolas Sarkozy, chronique d’une débâcle annoncée

Nul besoin de sondages ou d’expertises de politologues pour prévoir que Nicolas Sarkozy va perdre l’élection présidentielle. Il est même envisageable qu’il ne soit pas au second tour, rendant encore plus humiliante son inéluctable défaite, et imposant à la France l’expérience déstabilisante d’un “21 avril” à l’envers.

Peu importe la campagne que le président sortant va faire: c’est la chronique d’un échec annoncé.
En effet, Sarkozy ne séduira bien évidemment pas l’électorat de gauche, qui lui est hostile par nature. Mais il n’attirera pas non plus l’électorat d’extrême-droite car, malgré des tentatives de racolage avec un Guéant multipliant les déclarations d’intention (jamais suivies d’effets) à l’égard de l’islamisme, les électeurs préféreront toujours l’original (Marine Le Pen) à un ersatz. Sarkozy ne fera pas enfin le plein des voix de droite car, d’une part il a déçu et trahi l’électorat traditionnel de la droite en ponctionnant comme jamais les classes moyennes; d’autre part, De Villepin se fait un plaisir de se présenter contre lui juste pour assouvir sa rancune.

Et pourtant Nicolas Sarkozy se représente quand même! Au mépris de toute logique et malgré l’affaire Bettencourt : juste parce qu’il le veut bien ! En effet, dans notre pays pourtant républicain, le Président sortant dispose d’une sorte de droit divin qui le dispense de rendre des comptes à quiconque; comme si un principe dynastique, résurgence d’Ancien Régime, prédisposait ce président sortant à se succéder à lui-même. Il fallait voir ces dernières semaines la mine consternée et déconfite de Juppé, affligé de devoir servir une fois de plus moins intelligent que lui, mais n’osant pas se rebeller contre l’hérédité présidentialo-monarchique…

Nicolas Sarkozy est l’homme qui a affaibli la droite comme personne auparavant, l’homme qui l’a conduite à l’échec aux municipales, aux régionales, aux cantonales et même aux sénatoriales. C’était  pourtant un exploit que de réussir à transformer une assemblée par nature rurale et réactionnaire telle que le Sénat en bastion de gauche! Les socialistes eux-mêmes n’y croyaient guère… Sarkozy l’a fait! Nonobstant, cet homme, qui n’a donc pas la moindre chance de gagner, se représente pour parachever le désastre politique de son camp en donnant tous les pouvoirs à la gauche.

Pendant ce temps, les élus UMP, tel l’orchestre du Titanic continuant à jouer en plein naufrage, persistent à soutenir leur capitaine au nom d’un Führerprinzip totalement suicidaire et anachronique; alors que les socialistes viennent de se donner toutes les chances de gagner avec leurs primaires, bel exemple de pragmatisme politique et de démocratie participative.

Dans n’importe quel pays, un candidat au bilan catastrophique comme Sarkozy serait disqualifié et tous les élus de son parti (du maire jusqu’au député) mèneraient la Fronde afin de l’empêcher de se représenter. Pas en France! En France, les élus UMP se mettent sagement en rang derrière leur général Custer et se laissent docilement conduire à la débâcle.
Comme des lemmings…

Marc Nièvre




Leçons du débat halal : l’extrême droite se laïcise, la gauche se cléricalise !

Avec le débat autour de la viande de boucherie « halal », on assiste à une reconfiguration idéologique surprenante et inédite de la vie politique française.     

En effet, les partisans de EELV, dont c’est pourtant la vocation que de s’opposer à la souffrance animale, restent cois sur le sujet et sont tétanisés à l’idée d’être suspects d’islamophobie. A croire que les « Verts » ont  abjuré le sens écologique original de leur couleur de prédilection pour adopter un « vert » au symbolisme uniquement religieux, tant leur soumission aux revendications identitaires et alimentaires musulmanes se vérifie chaque jour davantage. Le temps n’est plus si loin où on pourrait entendre les porte-paroles du mouvement écologiste faire la promotion de l’abattage rituel aux dépens de l’étourdissement, dans le souci d’économiser l’électricité et donc de ralentir le réchauffement climatique. Éva Joly vantant l’égorgement « biohalal » pour préserver la couche d’ozone, cela vaudrait son pesant de reniement…

Quant au PS, arc-bouté sur sa stratégie d’attirer à tout prix le vote musulman aux présidentielles, il en oublie la défense de la laïcité, qui fut pourtant une des valeurs fondatrices de la gauche. Après avoir promis le droit de vote aux étrangers, les socialistes poursuivent leur racolage politique en se refusant à condamner (même moralement) la cruauté inouïe de l’abattage rituel. « Paris vaut bien une messe! » s’exclamait Henri IV, avant d’être sacré roi de France et d’instaurer la tolérance religieuse par l’Edit de Nantes ; « L’Élysée vaut bien des sacrifices » pourrait y ajouter François Hollande, après avoir été élu Président de la République et restauré l’intolérance religieuse en cautionnant l’abattage rituel…

L’UMP, pour sa part, se retrouve bien embarrassée puisque c’est sous la présidence de Sarkozy, avec le ministre de l’intérieur Guéant (responsable des cultes), que cet abattage rituel a pris un essor sans précédent. Concrètement, le parti majoritaire a laissé des préceptes religieux  contaminer tout un pan de l’économie, au mépris des valeurs laïques et en occultant soigneusement l’insoutenable agonie des animaux de boucherie. On appréciera à cet égard le double langage de Claude Guéant qui, d’un côté fait semblant de dénoncer les dérives de l’intégrisme islamiste, tandis que de l’autre il lui accorde des concessions jamais vues jusque là. Face aux revendications islamistes, la droite est devenue schizophrène: laïque dans ses déclarations d’intentions, munichoise dans ses actes. Sarkozy devant le fondamentalisme musulman, c’est Daladier devant Hitler…

C’est paradoxalement le FN, comptant pourtant encore un certain nombre de chasseurs et d’intégristes catholiques parmi ses sympathisants, qui prend à son compte la défense des animaux et de la laïcité en dénonçant l’abattage « halal »; tandis que les Verts et la gauche sacrifient (c’est le cas de le dire…) leurs convictions écologistes, humanistes et laïques au profit d’un antiracisme dévoyé qui est devenu le Cheval de Troie de l’intégrisme islamiste. En clair, on assiste à un total bouleversement des valeurs politiques traditionnelles : l’extrême-droite, autrefois très liée au catholicisme conservateur, se laïcise et semble monopoliser la défense des valeurs républicaines ; alors que la gauche, autrefois farouchement anticléricale, se désécularise au profit exclusif de l’islam le plus réactionnaire. A terme, on risquerait d’en arriver à une Marine Le Pen se réclamant de Jules Ferry et de Jean Jaurès, tandis que les ténors de la gauche chercheraient leur inspiration chez Tarik Ramadan et Mahmoud Ahmadinejad. A quelques semaines de l’élection présidentielle, cette confusion des genres et cette redistribution des valeurs risquent de décontenancer de nombreux citoyens et d’engendrer bien des surprises lors du scrutin. Quoi qu’il en soit, l’avenir nous dira si, de la part de la droite et de la gauche institutionnelles, c’était un bon calcul, une lâcheté ou une trahison que d’abandonner la défense des principes républicains au seul FN.

L’égorgement « halal » des animaux de boucherie est une pratique barbare datant du Moyen Age: nous sommes au XXIème siècle et la République se laisse imposer des coutumes et des croyances archaïques qui instituent ce qu’il faut bien appeler la torture animale. Par ailleurs, pour les citoyens athées ou chrétiens, le fait de consommer sans le savoir de la viande halal peut s’interpréter comme un prosélytisme souterrain, et constitue par conséquent une grave entorse au principe de laïcité. Imagine-t-on le tollé médiatique si on faisait manger du cochon, à leur insu, à des musulmans pratiquants?

Les sacrifices rituels doivent cesser, ou bien de prétendus descendants des Mayas et Aztèques pourraient bientôt exiger une dérogation afin de pratiquer des sacrifices humains au nom de leur foi; sans compter les raéliens qui en feraient de même pour obtenir le droit de cuire vivants des adeptes de la secte, avant de les donner à manger aux extra-terrestres!

La loi, conformément à la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen (reprise dans la Constitution de 1958) doit être la même pour tous, et les dérogations en matière d’abattage des animaux de boucherie n’ont pas lieu d’être. Les animaux de boucherie devraient tous être étourdis de la manière la moins douloureuse et la moins cruelle possible avant d’être tués. Torturer un malheureux bœuf, un mouton ou une volaille avant de les consommer ne rend pas leur viande meilleure ou plus tendre! Quant à dieu, s’il existe, en tant que créateur de l’univers, il a certainement autre chose à faire que de donner des recettes de cuisine et de jouer à « Masterchef ».

Enfin, il est indécent et obscène, alors que selon la FAO un enfant meurt de faim toutes les 6 secondes dans les pays en voie de développement, de tolérer, dans un pays dit « riche », le diktat de grotesques superstitions alimentaires. Si certains fanatiques religieux n’apprécient pas la saveur de la viande obtenue en abattant le bétail dans des conditions dignes, qu’ils deviennent végétariens et donnent leur part aux populations du Tiers-Monde souffrant de la famine: leur dieu leur accordera sans doute le paradis en récompense de cette bonne action.

Marc Nièvre




Les carrés musulmans, une revendication d’extrême droite

« Si l’on veut qu’une communauté religieuse se sente pleinement chez elle dans une ville, il faut lui faciliter la construction de cultes et l’enterrement de ses croyants. C’est la base même de l’intégration », a déclaré lundi 6 février Roland Ries, maire PS de Strasbourg, à l’occasion de l’inauguration du premier cimetière musulman municipal de France. Il est à noter que la création de ce cimetière a été votée à l’unanimité par le conseil municipal, opposition UMP comprise…  

 Ces élus strasbourgeois, sans doute pour de sordides raisons électoralistes, ont donc cédé aux exigences des fondamentalistes musulmans en leur accordant un cimetière dédié, créant de fait un communautarisme de la mort, « un apartheid post-mortem » pour reprendre l’expression de la philosophe Catherine Kintzler. Cet apartheid  des cimetières fait logiquement suite à la ségrégation sexuelle imposée dans l’espace public par les adeptes (contraintes ou volontaires) du port du voile, de la burqa ou du niqab. Il  fait suite également à la ségrégation alimentaire instaurée dans d’innombrables cantines scolaires et restaurants d’entreprise par la présence de nourriture « halal », séparant de fait les convives entre musulmans et non-musulmans ou contraignant ces derniers à se conformer aux rites islamiques en matière d’alimentation. En d’autres termes, le repas,  temps essentiel et sécularisé de convivialité publique et de partage, a été resacralisé, et il est devenu, jusque dans les écoles publiques des grandes agglomérations, un moment de repli communautaire, de séparation et d’exclusion. Par la pression communautaire, les enfants (ou les adultes) censés être d’ascendance musulmane se retrouvent en quelque sorte obligés de manger « halal » et assignés à leurs origines: dis-moi quoi tu manges, je te dirai qui tu es ! Par conséquent, les mêmes sont aussi forcés de rejeter et de stigmatiser les non-musulmans à ce moment du repas: dis-moi quoi tu manges, je te dirai qui tu hais !

Pour en revenir à la concession de carrés musulmans dans les cimetières, on retrouve dans cette revendicat­ion l’obsessio­n névrotique caractéris­tique de toutes les extrême-droites totalitaires pour la notion de pureté, qu’elle soit pureté de la race ou pureté de la foi. Une obsession couplée à son inévitable double, également névrotique­: la notion de souillure, de souillure par la différence­. En clair, les islamistes qui souhaitent des cimetières réservés craignent de voir leurs défunts souillés par la présence de cadavres chrétiens, juifs et athées. C’est pourquoi leur haine pathologique de l’altérité ne s’apaise que par la discrimination, le racisme et l’intolérance institutionnalisés jusqu’après la mort !

Si cette revendicat­ion confession­nelle clairement opposée à la tolérance religieuse issue des Lumières venait à se diffuser, ce serait une victoire pour les racistes intégriste­s qui considèren­t ceux qui ne partagent pas leur fanatisme et leurs superstiti­ons comme des impies et des impurs.

Dans la nécropole nationale de Morette (Haute-Sav­oie) gisent 105 dépouilles de résistants ayant participé aux combats du maquis des Glières contre l’occupant nazi en mars 1944. Les sépultures des héros sont unies pour l’éternité­: croix chrétienne­s et étoiles de David  plantées côte-à-côte dans le sol de France, côte-à-côte comme le furent ces résistants dans le sacrifice de leur vie pour la Libération. 
Dans l’Allemagn­e des Lois de Nuremberg, il y avait des carrés réservés aux aryens dans les cimetières­. Bien entendu, ces carrés étaient interdits aux défunts juifs et autres « non-aryens ». Ceux qui aujourd’hu­i, à Strasbourg ou ailleurs, militent pour les mêmes carrés confession­nels, pensent certaineme­nt, eux aussi, que “toutes les civilisati­ons ne se valent pas”.

Marc Nièvre




Pourquoi, n’en déplaise à Mélenchon, beaucoup d’ouvriers votent-ils FN ?

Les ouvriers (comme tant d’autres français) sont déboussolés car les repères politiques traditionnels ont explosé: en effet, à quelques semaines de l’élection présidentielle de 2012, tandis que l’extrême-­droite propose un programme économique quasiment communiste, l’extrême-­gauche s’est convertie à l’ultralibéralisme immigratio­nniste!

Le programme actuel du FN recycle ainsi les idées communistes d’autrefois en s’opposant à un afflux massif d’immigrés constituant un lumpenprolétariat semi-servi­le offert au patronat. Il convient de se souvenir que “La France aux français” fut jadis un slogan de syndicalistes communistes et que feu Georges Marchais s’opposait fermement à une immigration entraînant mécaniquement une pression à la baisse des salaires.

Pendant que le FN se “communise”, la gauche et l’extrême-­gauche actuelles militent (du Front de Gauche à LO en passant par le PS et le NPA) pour l’ouverture sans contrôle des frontières, faisant ainsi le jeu des grands patrons du CAC40 toujours avides de chair fraîche à exploiter à moindre coût. Le prolétaire importé du Tiers-Mond­e et exploité directement en France économise ainsi un déménagement industriel dispendieux dans la mesure où il permet une “délocalisation immobile”: l’usine reste sur place et ce sont les ouvriers français qui sont délocalisés…à Pôle Emploi. Et tant pis si ledit prolétaire importé apporte avec lui des coutumes ou des préceptes politico-religieux incompatibles avec les valeurs républicaines: ce qui compte, c’est de dégager du bénéfice pour les actionnaires.

L’immigrat­ion incontrôlé­e, c’est importer des pauvres de l’étranger afin d’appauvri­r encore les pauvres français. C’est ainsi que, faisant le jeu du patronat, la gauche et l’extrême-­gauche, ultralibérales en matière d’immigration, jettent un électorat ouvrier se sentant trahi dans les bras de Le Pen, père et fille. Le comble étant que ce sont les marxistes ou ceux qui s’inspiren­t du marxisme qui servent à la fois “d’idiots utiles” aux capitalist­es les plus cyniques et de pourvoyeurs de voix à l’extrême-droite.

Marc Nièvre




Pourquoi est-ce le 14 juillet et le 31 décembre qu’il y a le plus de voitures incendiées ?

Plus d’une semaine a passé depuis la nuit du nouvel an et, cette année, pour la première fois depuis plus d’une décennie, on n’a pas entendu parler des incendies d’automobiles. Le journal « Libération », qu’on ne peut soupçonner de complaisance à l’égard de Claude Guéant, a brièvement mentionné une quarantaine de voitures brûlées en Alsace, seule région gouvernée par la droite, et ce fut tout. Rien concernant les autres régions métropolitaines ; à croire que les régions dirigées par la gauche sont par nature exemptées de ce type de délinquance urbaine ou que la politique de sécurité du gouvernement UMP est un succès éclatant. Comment interpréter ce satisfecit décerné au Ministre de l’Intérieur par « Libération » qui, habituellement, ne manque pas de l’éreinter ?

Aucune information sur le décompte exact des autos incendiées durant la nuit du 31 décembre au 1er janvier n’a filtré, ni dans la presse, ni à la télévision, ni par le service de presse du Ministère de l’Intérieur. Mieux encore, aucune information sur ce sujet n’est disponible nulle part ! C’est le black-out total, la censure consensuelle organisée conjointement par les médias bien-pensants de gauche (c’est-à-dire la majorité des médias) et le gouvernement de droite (c’est-à-dire la majorité politique). Cette censure unanime de l’information est d’autant plus surprenante qu’elle associe une gauche traditionnellement laxiste en matière de sécurité à une droite soi-disant répressive dans ce domaine. A quelques mois de l’élection présidentielle qui devrait les opposer, une telle complicité ne peut signifier qu’une chose : au-delà de leurs divergences superficielles, droite et gauche ont un intérêt commun à minimiser (voire à nier) les incendies de voitures de la fin de l’année civile. La gauche, parce qu’elle ne veut pas stigmatiser les banlieues et s’aliéner l’électorat des français issus de l’immigration, la droite parce qu’elle ne veut pas admettre son incompétence sécuritaire et livrer encore une partie de son électorat au FN. Nonobstant, gauche et droite se trompent : d’une part, beaucoup d’immigrés ou de français issus de l’immigration ne se satisfont pas des violences générées par une minorité de délinquants et réclament davantage de sécurité pour leur famille et pour leurs autos (ceux-là ne voteront pas pour davantage de permissivité !) ; d’autre part, les Français habitant en banlieue et votant FN ne cesseront pas de le faire tant qu’ils continuent à constater l’insécurité et les incendies de voitures (parfois de leurs voitures !), même si les médias ont décidé de pratiquer l’omerta à ce sujet..

Quoiqu’il en soit et pour de sordides considérations électoralistes, les statistiques des incendies d’autos sont occultées. Si les chiffres réels étaient diffusés, ils témoigneraient de l’échec cinglant de la politique de Monsieur Guéant et de celle de ces prédécesseurs, messieurs Hortefeux et…Sarkozy, autrement dit de l’échec matériel de la droite dans son domaine de prédilection : la sécurité des biens et des personnes. Ces chiffres témoigneraient aussi de l’échec inquiétant de la politique d’immigration incontrôlée, autrement dit de l’échec moral de la gauche dans son domaine de prédilection : le politiquement correct. Cachons donc les chiffres de la délinquance et…il n’y aura pas de délinquance, donc pas d’autos incendiées ! Par conséquent, il n’y aura pas non plus d’échec de la politique de sécurité et il n’y aura pas enfin d’échec de l’intégration. Tout va très bien, Madame la marquise…

Cependant, au-delà de la vision angéliste de la gauche en matière d’insécurité et de l’incurie du gouvernement de droite dans ce même domaine, il convient de s’interroger sur la signification des deux pics annuels de voitures brûlées: le premier pic (nuit du 14 juillet) correspond à la Fête Nationale, soit un symbole républicain ; et le second pic (nuit du 31 décembre) correspond à une fête religieuse, soit un symbole chrétien à l’origine, même s’il est aujourd’hui largement sécularisé.

A priori, ces deux dates du 14 juillet et du 31 décembre semblent donc n’avoir aucun rapport, surtout dans notre pays censé être laïc. Alors, quelle explication apporter aux incendies de voitures? Ces deux jours (ou plutôt ces deux nuits) étant fériés, s’agit-il de dégradations perpétrées par des salariés ne disposant que de ces moments chômés pour exercer leurs pulsions pyromanes? Ou bien s’agit-il de la colère de travailleurs précaires et mal payés protestant contre la baisse de leur pouvoir d’achat ? Non, car d’une part ce sont souvent des voitures de salariés travailleurs pauvres qui sont brûlées, et, d’autre part, les rares arrestations (et les encore plus rares condamnations) montrent que les incendiaires ne sont pas des travailleurs et sont encore moins des pauvres, bien au contraire, dans la mesure où ils ne travaillent pas, du moins pas officiellement dans des activités légales et déclarées… On remarque en effet que les coûteuses et grosses cylindrées de marque allemande appartenant à des « jeunes » sans emploi déclaré ne sont jamais incendiées durant ces nuits festives.

Il faudrait peut-être avoir le courage de se libérer du carcan et de la grille d’analyse du politiquement correct afin de chercher une signification politique à ces incendies d’autos récurrents et devenus un rituel. Autrement dit, faire l’effort intellectuel de court-circuiter l’autocensure bien-pensante qui régit nos pensées pour chercher du côté d’une idéologie prônant la violence et détestant à la fois les symboles républicains et les symboles chrétiens; symboles qui ont pourtant peu en commun tant la lutte fut âpre entre les institutions républicaines et les institutions chrétiennes à l’époque de la séparation de l’Église et de l’État.

Bien entendu, des autos sont brûlées en banlieue tout au long de l’année : c’est même un vandalisme devenu quotidien et banalisé par la quasi-impunité des incendiaires, souvent mineurs. Mais la recrudescence des incendies d’autos pendant les nuits du 14 juillet et du 31 décembre n’est pas un hasard du calendrier, elle ne peut s’expliquer que par une dimension symbolique antirépublicaine et antichrétienne, elle ne peut se justifier que par une posture d’antagonisme civilisationnel des incendiaires à l’égard de la société dans laquelle ils vivent, elle ne peut se perpétuer que par un lâche et suicidaire renoncement des autorités de la polis à faire régner la sûreté qui, rappelons-le, est un des Droits de l’Homme cité par la Déclaration de 1789.

Autrefois, dans les années 30 et 40 du XXème siècle, il y eut le nazisme qui, en tant qu’idéologie mystico-politique totalitaire, fut l’ennemi commun de la République et du christianisme.

Aujourd’hui, quelle idéologie mystico-politique totalitaire, hostile à la République et au christianisme, a remplacé le nazisme ? Que se passera-t-il quand les incendiaires seront las de brûler des automobiles, ou des supermarchés, des écoles, des postes et des bibliothèques, comme lors des émeutes de 2005 ? A quoi le tour ? A qui le tour ?

 Ce qui se passe actuellement au Nigeria nous donne sans doute des réponses.

Marc Nièvre




Nassim Mimoune incarne cette autre extrême droite que la gauche ne veut pas voir

Selon le journal “Le Parisien”, un dénommé Nassim Mimoune, ouvrier parisien de nationalité française, vient d’être condamné à 6 mois de prison pour son comportement dans un hôpital de Marseille alors qu’il se trouvait en vacances. Ce monsieur a consenti à accompagner son épouse enceinte à l’hôpital seulement 48 heures après le début des contractions…Une fois sur place, il s’est opposé à un toucher vaginal en déclarant “qu’en France, on viole nos femmes!”. Ensuite, il a menacé sa femme de divorce au cas où elle se laisserait prendre en charge par le corps médical. Enfin, comme une césarienne allait être pratiquée, le futur papa a forcé la porte d’entrée du bloc opératoire et agressé la sage-femme au prétexte que l’anesthésiste ôtait le voile de la jeune maman. La teneur des propos exprimés en arabe par  Mr Mimoune est connue grâce à la sage-femme arabophone qui a servi d’interprète, car le forcené refusait de parler en français. De prime abord, on a bien entendu envie de classer ce mari et désormais père dans les rangs des fous, parce que ses réactions nous semblent incompréhensibles et typiques d’un aliéné qui agit sans discernement. Pourtant, cet homme n’est pas un dément et il n’a pas agi sous l’emprise d’une quelconque maladie mentale qui aurait altéré ses facultés. Ce genre de fait-divers violent devient d’ailleurs de plus en plus fréquent dans les hôpitaux. 
 Lisons donc entre les lignes pour dresser le portrait-robot de ce père de famille:
1) Il est indubitablement MACHISTE. Pas le petit “macho” velléitaire qui se contente de blagues  lourdingues sur les blondes et de réflexions misogynes de mauvais goût; mais le vrai, pur et dur “macho” qui méprise, qui menace et qui cogne les femmes. Un macho pour qui la discrimination du sexe féminin est un mode de vie, une règle de conduite à tenir en tous lieux. En effet, cet apprenti-taliban n’a pas hésité à brandir la menace du divorce à l’encontre de sa femme et à agresser physiquement la sage-femme qui tentait de sauver deux vies.
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2) Il est indéniablement RACISTE. Pas le minable “facho” honteux qui insulte l’altérité dans l’anonymat d’internet ou à l’abri de son domicile; mais le véritable raciste assumé et provocateur, le raciste idéologique qui éructe ses insultes en public sans la moindre retenue. En effet, cet apprenti-fasciste n’a pas hésité à amalgamer la France, et par conséquent tous les français, à un peuple de violeurs. On est ici dans la démarche caractéristique de l’extrême-droite qui utilise systématiquement l’amalgame pour discréditer la différence: dire “qu’en France, on viole nos femmes”, c’est assimiler le peuple français dans son entier à une horde de violeurs barbares; c’est comme si un militant de l’extrême-droite raciste déclarait que puisqu’un immigré a volé une auto, tous les immigrés sont des voleurs. On peut par ailleurs légitimement s’interroger sur le refus de ce monsieur à parler français : s’agirait-il d’une autre manifestation de racisme à l’égard de la France et des français, ou bien considère-t-il la langue française comme trop impure ou trop impie pour être parlée ?
 
3) Il est par dessus tout FANATIQUE. Pas juste le sympathisant d’une cause extrémiste qui soutient de loin sans oser s’engager; mais l’authentique militant d’une idéologie totalitaire qui met sa vie en conformité avec les dogmes auxquels il croit. En effet, cet homme n’a pas hésité à risquer les vies de sa femme et de son enfant à naître en s’opposant physiquement aux soins médicaux qu’on leur prodiguait, au nom de préceptes politico-religieux. C’est à cela qu’on identifie un fanatique: il n’hésite pas un instant à sacrifier la vie des siens pour sa cause.  
 Cet homme, notre concitoyen français bien qu’il se refuse à parler la langue qui nous permet de dialoguer et de nous comprendre entre nous, sortira bientôt de prison (à supposer qu’il effectue sa peine) et retrouvera sa famille. Que se passera-t-il alors? Quel va être le sort de son épouse? Va-t-elle être répudiée, ou pire ? Quant à l’enfant, quel avenir un tel père lui réserve-t-il? S’il s’agit d’une fille, sera-t-elle élevée dans l’humiliation permanente, dans l’obéissance et dans la soumission au sexe masculin? S’il s’agit d’un garçon, subira-t-il une éducation semblable à un lavage de cerveau qui en fera un fanatique machiste et raciste comme son père? Les services sociaux feraient bien de s’en préoccuper…
 Il n’y a pas en France que l’extrême-droite traditionnelle (et ultra-minoritaire), incarnée par des skin-heads décérébrés ou des pétainistes résiduels. La preuve: la plupart des actes antisémites ne sont plus commis de nos jours par des tarés nostalgiques du IIIème Reich, mais par des jeunes de banlieue influencés par la propagande nazislamiste (lire « Les territoires perdus de la République » d’Emmanuel Brenner). Il existe donc une AUTRE extrême-droite, incarnée par des personnes comme cet homme qui n’est pas seulement un père de famille indigne, qui est bien pire que cela. Il existe une AUTRE et nouvelle extrême-droite qui véhicule les valeurs fondamentales de l’extrême-droite: à savoir le machisme, l’antisémitisme, la violence, le fanatisme politico-religieux et la haine de la laïcité. Cette nouvelle extrême-droite, qu’on peut qualifier d’islamo-fasciste, est en train de se substituer à l’ancienne extrême-droite en voie de disparition. Cette nouvelle extrême-droite n’a pas vocation à rester minoritaire, tant du point de vue démographique que du point de vue politique. Cette nouvelle extrême-droite revendique et obtient des concessions chaque jour face à une République de plus en plus faible, de plus en plus munichoise. A quand un « 6 février 1934 » des islamistes sur la Place de la Concorde, devant l’Assemblée Nationale ?
 
 “Le ventre est encore fécond, d’où a surgi la bête immonde” écrivait Brecht, pour nous mettre en garde contre le fascisme et ses avatars toujours renaissants. Aujourd’hui le nouveau fascisme se revêt des oripeaux du divin pour avancer masqué (ou voilé). A tous les démocrates, qu’ils soient de n’importe quelle confession religieuse ou qu’ils soient athées, de s’y opposer et de défendre les Droits de l’Homme (et de la Femme!) issus des Lumières.
On reconnaît un fou aliéné au fait qu’il faut le soigner. Celui-ci, on peut parfois le guérir.
On reconnaît un fou d’Allah au fait qu’il refuse les soins. Celui-là est incurable.
Marc Nièvre