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Vers le krach du siècle suite à l’impuissance des banques centrales

Le Dow Jones vient de céder 2,9 % la semaine dernière, soit sa huitième semaine de baisse consécutive, une première depuis 1932, tandis que le Nasdaq qui représente les valeurs technologiques et de croissance a reculé de 3,82 %, soit une septième semaine de baisse consécutive, une première également depuis 2001.

Arrêt des achats de titres obligataires par les banques centrales, hausse des taux d’intérêt partout dans le monde occidental, les masses monétaires émises d’une façon inconsidérée commençant à se stabiliser et parfois à décroître, une guerre en Ukraine conduisant à des pénuries et à la hausse des matières premières, énergétiques, et des produits agricoles, des difficultés d’approvisionnement en provenance de Chine, suite à la crise du Covid , tout cela contribue à déclencher des poussées inflationnistes en Europe tandis que les cryptomonnaies se sont effondrées. Une bulle s’est constituée pour la plupart des actifs ; un krach retentissant apparaît de plus en plus vraisemblable.

La Fed américaine va bientôt diminuer sa demande d’obligations du Trésor et d’obligations gagées sur des créances immobilières tandis que le taux des emprunt d’État à deux ans qui était de 0,5 % au 1er janvier 2022 se rapproche des 3 %. Le ratio prix/bénéfice courant à Wall Street qui était de 35 en janvier est aujourd’hui de l’ordre de 20. Tesla est valorisé à environ 100 fois ses bénéfices contre 9 pour Toyota. Quant au bitcoin, il a déjà perdu la moitié de sa valeur depuis novembre 2021.

Le Nasdaq a perdu plus de 25 % depuis le 1er janvier et le Standard & Poor’s 500, l’indice américain le plus représentatif, a cédé plus de 18 %. En France et en Allemagne, le CAC 40 et le Dax chutent d’environ 12 % depuis le 1er janvier. Quant à l’indice de référence des marchés obligataires européens, il a perdu 9 %. En fait les marchés obligataires connaissent déjà un krach, mais si la hausse des taux continue, les marchés obligataires vont dévisser encore davantage. Les banques centrales qui souhaitent préserver l’activité économique sont cependant obligées d’augmenter les taux, de ne plus intervenir sur les marchés obligataires, comme elles le faisaient, pour faire baisser les taux, car elles sont accusées d’être passives devant l’inflation de plus en plus forte.

L’économiste Jean-Pierre Robin dans le Figaro remarque que « la BCE sonne la fin du quoi qu’il en coûte ». La BCE va prendre un tournant radical en augmentant les taux et en ne faisant plus fonctionner la planche à billets. La BCE va annoncer le 9 juin 2022 lors d’une réunion du conseil des gouverneurs à Amsterdam qu’elle met fin à ses achats nets des titres de dettes publiques. Il n’y aura donc plus d’augmentation de la masse monétaire inflationniste dans la zone euro, mais cette dernière ne sera pas diminuée pour autant car la BCE réinvestira en titres publics les montants des titres arrivant à échéance dans son bilan.

La dette publique française avec le socialiste François Hollande et le technocrate Macron est passée de 2012,1 milliards d’euros au deuxième trimestre 2015  à 2813,1 milliards au quatrième trimestre 2021. Cette augmentation vertigineuse de la dette a été financée entièrement par la BCE, en fait sur le plan technique à hauteur de 671 milliards par la Banque de France et de 70 milliards par la BCE ainsi que les autres banques centrales de la zone euro. L’augmentation de la dette publique, avec François Hollande et surtout Macron, a donc été financée entièrement par la planche à billets de la BCE et de la Banque de France ! Demain on rase gratis !

En fait, le tabou que Mario Draghi, l’ancien président de la BCE, a fait sauter pour éviter l’explosion de la zone euro en 2012, en acceptant d’acheter sans limites (« whatever it takes ») les titres publics des États en faillite tels que la Grèce, l’Irlande, le Portugal, l’Espagne et Chypre, ou quasi-faillite tels que la France et l’Italie, devrait être rétabli d’une façon officielle le 9 juin 2022 à Amsterdam. Ce sont donc bien les corbeaux tels que Charles Gave, Marc Touati et l’auteur de cette chronique, à qui l’on reprochait avec sarcasmes et ironie leur pessimisme et leurs prédictions de malheur, qui avaient 100 % raison ! Leurs prédictions de krach ne se réalisaient pas parce que tout simplement le Système ne faisait que repousser les échéances de faillite et de l’explosion à venir, tout en l’aggravant, en augmentant d’une façon démesurée les liquidités avec des mesures dites anti-conventionnelles !
Tout a été fait non pas pour sauver l’euro et les États de la faillite inéluctable, car il fallait sinon prendre le taureau par les cornes et diminuer immédiatement les dépenses publiques réelles, mais seulement pour amuser la galerie, flatter les imbéciles et les naïfs, en repoussant la date de l’échéance fatale !

Tout a été fait donc non pas pour empêcher la faillite des pays menacés et sauver l’euro, mais pour aggraver la situation en faisant tourner la planche à billets et en augmentant la dette publique dans de nombreux pays, plus particulièrement en France et en Italie ! L’heure est maintenant bientôt venue, pour Macron, Le Maire, tous les hypocrites et bénéficiaires du Système ainsi que pour les menteurs de la pensée unique, de faire payer aux Français la note de la dette publique pharaonique avec des taux d’intérêt élevés !

Ce qui se passe actuellement avec les cryptomonnaies est un cygne noir annonciateur de l’explosion à venir du système occidental, de la zone euro et de la faillite prochaine de la France ainsi que de l’Italie ! Pendant la semaine du lundi 9 mai 2022, la panique a ramené à zéro la valeur des « stable coins Terra USD », soit 45 milliards de dollars partis en fumée, et a diminué en une seule journée la valeur des cryptomonnaies de 200 milliards de dollars. Le jeton Luna complémentaire du « stable coin Terra USD » est passé en quelques jours de 100 à 0 dollar, alors que le fondateur coréen Do Kwon vantait la stabilité du produit. Le bitcoin évolue aujourd’hui autour de 30 000 dollars, soit moitié moins de ce qu’il valait à l’automne 2021.

Do Kwon a tout simplement formé la bulle d’une pyramide de Ponzi en s’inspirant des méthodes de Bernard Madoff pour faire rêver ses très souvent jeunes clients naïfs I Do Kwon garantissait 10 % de rendement par an et 20 % pour le « stable coin Terra USD ». Cet engagement ne pouvait être en réalité honoré qu’avec l’argent provenant des derniers acheteurs. C’était donc de l’escroquerie style Madoff et en aucune façon le pouvoir magique mystérieux des cryptomonnaies !

Les cryptomonnaies ont une volatilité inouïe. Elles ne sont qu’un instrument de spéculation sur un objet dont la valeur intrinsèque est nulle. Elles attirent le plus souvent de jeunes spéculateurs pauvres et précaires qui n’ont pas les moyens financiers, ni la formation pour faire des placements en Bourse ou dans l’immobilier. De plus, les cryptomonnaies ne deviendront jamais un moyen de paiement à cause de leur volatilité, et de leur coût environnemental phénoménal en énergie pour les créer. Leur seul intérêt réside dans la technologie du « blockchain » aux multiples applications, qui, comme internet en 2000, est une technologie d’avenir.
La seule façon d’éviter le krach boursier, ce serait donc de faire l’inverse de ce que sont obligées de faire, dans l’immédiat, toutes les banques centrales du monde, en baissant de nouveau les taux d’intérêt, en reprenant la politique d’achat de titres obligataires de la dette publique par les banques centrales, pour créer des liquidités nouvelles. On éviterait alors, momentanément, effectivement le krach prochain à venir, mais ce serait alors pour se retrouver à terme dans une situation analogue à celle de l’Allemagne en 1923 avec une hyper-inflation ravageuse qui finirait par détruire et faire exploser aussi tout le système !

L’erreur a été commise en 2008 avec la crise des « subprimes » lorsque l’Occident avait encore la possibilité d’assainir la situation et d’éviter à terme l’explosion du système, tout en connaissant alors une crise douloureuse analogue à celle de 1929 qui a été effectivement évitée ! Le système a préféré depuis 2008 la fuite en avant : « encore un petit moment Monsieur le bourreau ! ». Nous en sommes là, avec la possibilité théorique de reculer encore l’échéance fatale, ce que semblent refuser cette fois-ci les banques centrales le dos au mur, face leur impuissance, à une contradiction qui relève de la quadrature du cercle et d’un dilemme maintenant impossible à résoudre !

Macron connaîtra la faillite de la France et l’explosion de la zone euro avec des Gilets jaunes encore plus excités dans les rues ! Ce jour-là la France ne l’aura pas volé pour avoir choisi depuis mai 68 la voie de la gauche, de l’individualisme jouisseur, de la calamiteuse, honteuse et suicidaire immigration extra-européenne, de la paresse, de la facilité, des 35 heures, de la retraite à 60 ans, des nouvelles valeurs sociétales décadentes, des loisirs en lieu et place des valeurs traditionnelles : Patrie, famille, travail ! La France a « bouffé » de plus tout l’héritage des Trente Glorieuses, de De Gaulle et de Pompidou (dette publique très basse, croissance, industrie compétitive et exportatrice, budget des armées au-dessus de 3 % du PIB) avec les socialistes Mitterrand et Hollande et les fédéralistes européens du style Macron traîtres à leur pays (valeurs sociétales décadentes, invasion migratoire accélérée, inéducation nationale et vente des fleurons de notre industrie à l’Amérique) !

Le malheur veut que l’on ait parlé de tout pendant la Présidentielle, sauf des deux vrais problèmes : les dépenses publiques stratosphériques et le Grand Remplacement en cours qui sont à l’origine de la dette publique française démentielle et de la faillite à venir ! Honte aux deux tiers des Français qui n’ont pas voté pendant les Présidentielles pour des partis patriotes ! Le krach à venir du Siècle des Siècles, la faillite de la France et l’explosion de la zone euro seront la vengeance des réalités et des patriotes qui auront sonné en vain le tocsin pendant des années !

Marc Rousset

Auteur de « Comment sauver la France/ Pour une Europe des nations avec la Russie »




Paiement en roubles et sanctions : les guignols de l’UE capitulent !

L’UE se voit obligée d’autoriser les sociétés européennes acheteuses de gaz à ne pas respecter les sanctions qu’elle a mises en place : payer en euros ou dollars, mais pas en roubles ! Elle a finalement plié face aux exigences de Poutine de payer le gaz en roubles.

Tout acheteur de gaz russe doit ouvrir un compte à Gazprombank. Cette banque russe reçoit les paiements dans la devise du contrat, les convertit à ses frais sur un deuxième compte en roubles ouvert par la société européenne acheteuse de gaz et paie ainsi Gazprom, le fournisseur de gaz, en roubles ! Pour ne pas perdre la face, l’UE exige des sociétés européennes acheteuses de gaz une déclaration guignolesque selon laquelle leurs obligations sont remplies puisqu’elles paient en euros ou en dollars conformément aux contrats signés. La déclaration ment par omission en disant qu’elle clôt le paiement pour la livraison de gaz concernée car elle oublie de préciser que le paiement ultime a finalement été effectué par le débit en roubles sur un deuxième compte en roubles ouvert chez Gazprombank.

Pourtant les dirigeants de l’UE affirmaient que jamais au grand jamais ils n’accepteraient de payer le gaz en roubles. Il s’agit donc d’une capitulation pure et simple de Bruxelles. L’important pour la Russie est d’éviter la saisie des paiements en euros ou en dollars dans des comptes ouverts auprès des banques occidentales. De plus, ces dollars et euros sont immédiatement revendus sur le marché des changes contre des roubles avec des frais de change facturés à la société européenne acheteuse de gaz. C’est la raison pour laquelle le rouble a non seulement retrouvé son taux de change d’avant le 24 février 2022, date de l’intervention militaire russe en Ukraine, mais il l’a même dépassé, narguant l’euro en train de dévisser et même le dollar américain ! Les Occidentaux qui rêvaient de voir le rouble s’écrouler pour déclencher une inflation monstrueuse en Russie se retrouvent donc, il n’y a pas d’autres termes pour exprimer le mieux possible la réalité de la situation, tout « cons » !

Selon l’agence Bloomberg, 20 entreprises européennes ont déjà ouvert des comptes auprès de Gazprombank pour payer le gaz russe en convertissant des euros en roubles. 14 autres clients ont demandé des documents nécessaires pour les ouvrir. Et 4 ont déjà effectué le paiement en roubles !

La Russie vient de gagner par exemple son bras de fer avec l’Italie : l’ENI, le groupe énergétique italien détenu par l’État, a accepté d’ouvrir un deuxième compte en roubles. A contrario, la Pologne et la Bulgarie avaient réglé leurs achats dans la devise prévue, mais avaient refusé d’ouvrir un second compte en roubles ; Gazprom, en rétorsion, a suspendu ses livraisons, considérant que le règlement n’avait pas été effectué. Selon le journal italien La Repubblica, malgré la pantomime grotesque des guignols de l’UE, « le gaz, à raison de 155 milliards de m3 en 2021, continuera à affluer de la Russie vers l’UE ».

Quant à la politique des sanctions contre le pétrole russe, c’est aussi le fiasco le plus complet !
Les divergences entre les pays européens sont très vives ! La Hongrie, dépendante à 100 % de l’énergie russe par gazoduc et oléoduc, a chiffré à 15-18 milliards d’euros le coût d’un arrêt de ses achats de pétrole russe pour expliquer sa demande d’exemption, suite à un approvisionnement russe exclusif par oléoducs terrestres, du projet d’embargo pétrolier de l’UE.

Pour Vladimir Poutine, il est impossible pour certains pays européens d’abandonner rapidement le pétrole russe, comme le souhaite l’UE. « Il est évident que certains États de l’UE, dont la part des hydrocarbures russes dans le bilan énergétique est particulièrement élevée, ne seront pas en mesure de le faire avant longtemps, qu’ils ne pourront pas se passer de notre pétrole ». Le chef du Kremlin a ajouté qu’en abandonnant les approvisionnements énergétiques russes, l’Europe risquait d’acquitter à terme les tarifs les plus chers du monde, tandis que la compétitivité de son industrie serait sapée, avec la désindustrialisation et le chômage à la clé pour les Européens.
Selon le site pro-européen Euractiv.fr « l’UE joue sa réputation alors que la Hongrie continue de bloquer les sanctions contre Moscou ». Il est évident que les sanctions devraient viser la Russie et lui causer du tort plutôt que de causer du tort aux États membres, ce qui est hallucinant de bêtise et d’impréparation. Plusieurs États membres, tels que la Slovaquie, la République tchèque et la Bulgarie ne sont pas mécontents de voir la Hongrie monter en première ligne.

Les sanctions énergétiques ne sont ni plus ni moins qu’un suicide économique et industriel pour l’Allemagne et tous les pays européens qui ont besoin d’une énergie abondante, écologique par gazoducs (ce qui n’est pas le cas des méthaniers) et peu coûteuse.

Les responsables de l’UE, suite à la concurrence du Royaume-Uni qui voulait tirer les marrons du feu, ont aussi abandonné un projet visant à interdire aux navires de l’UE de transporter du pétrole russe, après l’opposition de la Grèce et de Chypre quant à l’impact sur leur économie. Dans les problèmes de ce type, il n’y a que la règle de l’unanimité qui peut sauver certains États, ce que souhaitait de Gaulle, contrairement à ce que veut mettre en place le fédéraliste Macron, vendeur de la France industrielle à l’encan.

Face à toutes ces difficultés la Commission européenne a dévoilé un plan de 210 milliards d’euros. L’objectif technocratique est de mettre fin à la dépendance de l’Europe aux combustibles russes fossiles d’ici 2027 et d’accélérer le passage aux coûteuses et catastrophiques énergies renouvelables. Viktor Orban a pu déclarer à ce sujet : « Cela vaut la peine de se demander s’il y a un sens à une transformation coûteuse qui ne peut commencer à fonctionner que dans quatre à cinq ans., alors que la cause de tout cela est une guerre qui se déroule en ce moment ».

Le résultat provisoire des courses, c’est que la Russie gagne plus d’argent avec ses ventes de gaz et de pétrole qu’avant la guerre en Ukraine et va réorienter son secteur des hydrocarbures vers la Chine, l’Inde, les BRICS et les pays émergents. Vladimir Poutine a pu déclarer « Commettre un tel autodafé, un tel suicide économique, c’est évidemment leur problème. Nous devons agir de façon pragmatique et tenir tout d’abord compte de nos propres intérêts ( ..). Le résultat des actions chaotiques de nos partenaires a été une hausse de nos revenus du secteur des hydrocarbures, les changements sur le marché pétrolier étaient de nature « tectonique (…). Il est peu probable qu’on pourra refaire des affaires comme avant. »

La Russie croule donc sous les excédents financiers. Ses profits avec la hausse du baril sur les marchés internationaux sont supérieurs à ce qui était anticipé dans les prévisions budgétaires russes. Les sanctions de l’UE sont un échec majeur. La Russie s’enrichit tandis que « les pauvres bougres qui fument des clopes et roulent au diesel » s’appauvrissent en France et en Europe !

Le paiement en roubles du gaz russe, l’embargo par l’UE du pétrole russe, c’est un travail d’idéologues, d’enfants de chœur, d’amateurs irresponsables, de traîtres immigrationnistes et droit-de-l’hommistes, pris subitement d’une rage folle, suicidaire et gratuite pour faire une guerre économique à la Russie qui n’est pas la nôtre, mais celle de l’Amérique!

Marc Rousset

Auteur de  Comment sauver la France/Pour une Europe des nations avec la Russie




Guerre en Ukraine : les seize preuves de l’entière responsabilité de l’Amérique

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L’Occident met en avant la propagande de la Russie envers ses citoyens, mais ce que l’on vit en Occident relève d’une propagande tout aussi intense et de plus mensongère ! L’agresseur apparent de l’Ukraine est la Russie depuis le 24 février 2022, mais l’agresseur véritable de la Russie est l’Amérique qui, depuis la chute du Mur de Berlin en 1989 et le célèbre ouvrage « Le grand échiquier » de Brzezinski en 1991, n’a toujours eu qu’un seul et unique but : mettre à bas la Russie, la dépecer en trois, tout en lui faisant perdre la stratégique Ukraine, russe depuis la fondation de la « Rus de Kiev » en 882.

Les seize preuves de l’entière responsabilité de l’Amérique pour la guerre en Ukraine :

1) L’expansion sans fin de l’OTAN à l’Est
Poutine est le témoin vivant de quatre vagues successives d’élargissement de l’OTAN à l’Est. En mars 1999, les premières adhésions à l’OTAN d’anciens pays du Pacte de Varsovie : République tchèque, Hongrie et Pologne ; en 2004 les trois pays baltes, la Bulgarie, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie ; en 2009 l’Albanie et la Croatie ; en 2017, le Monténégro et en 2020 la Macédoine du Nord.
Les États-Unis rejettent également de leur côté, au nom de la doctrine Monroe, depuis le XIXe siècle, toute idée d’une alliance militaire hostile sur le continent américain ou d’une présence militaire hostile dans leur étranger proche.

2) Les engagements pris par les Européens et les Américains envers la Russie, lors de la réunification de l’Allemagne et de la chute de l’URSS, n’ont pas été respectés
Le 9 février 1990, selon le procès-verbal de la rencontre, le secrétaire d’État américain James Baker auprès de George Bush dit à Gorbatchev : « Nous comprenons que pour l’URSS et les pays européens, il est important d’avoir des garanties que la présence militaire de l’OTAN ne se déplacera pas d’un pouce en direction de l’Est ». Le lendemain, selon des archives russes, le chancelier Kohl dit à Gorbatchev : « Nous estimons que l’OTAN ne doit pas étendre sa sphère d’influence ».

3) La politique d’agression de la Russie par l’Amérique a été écrite noir sur blanc, dès 1997, par Zbignew Brzezinski dans Le grand échiquier !
L’ours russe, poussé dans les cordes par l’Amérique et l’expansion à l’Est de l’OTAN, ne peut pas se permettre de perdre stratégiquement, économiquement, démographiquement, linguistiquement et historiquement l’Ukraine. Plus qu’une guerre de la Russie contre l’Ukraine, c’est une guerre défensive et préventive de la Russie, alliée par nécessité avec la Chine, contre l’Amérique !
Zbignew Brzezinski écrivait noir sur blanc, dès 1997, dans  Le grand échiquier  : « L’Amérique doit absolument s’emparer de l’Ukraine, parce que l’Ukraine est le pivot de la puissance russe en Europe. Une fois l’Ukraine séparée de la Russie, la Russie n’est plus une menace ».

4) Poutine a toujours voulu la paix, mais a été obligé d’intervenir car, depuis le 16 février 2022, les Ukrainiens, poussés par l’Amérique, préparaient un massacre des Russes ukrainiens, afin de conquérir entièrement le Donbass
14 000 séparatistes russes ont déjà été tués dans le Donbass depuis 2014 et un nouveau massacre était sur le point de se produire avec l’offensive des Ukrainiens extrémistes endoctrinés, tels les militaires nazis du régiment Azov, descendants directs du régiment SS Galicia en 1943.

5) Suite aux intrigues en coulisses de l’Amérique, les accords de Minsk I (5 septembre 2014) et Minsk II (12 février 2015) n’ont pas été respectés par les Ukrainiens. La France et l’Allemagne, garants des accords, mais sous influence américaine, sont devenues subitement très passives.
Le coup d’État de Maïdan a été organisé en 2014 par la CIA pour écarter un dirigeant pro-russe démocratiquement élu en Ukraine. L’Amérique, qui conseillait les Ukrainiens, ne les a pas incités à respecter les accords de fédéralisation de l’Ukraine et de l’utilisation de la langue russe car elle a toujours poussé à l’affrontement et à la guerre.

6) Les États-Unis et l’OTAN ont bafoué leur propre principe, comme quoi un pays (l’Ukraine) ne peut pas améliorer sa sécurité aux dépens d’un autre pays (la Russie)
Les États-Unis et l’OTAN ont signé des traités en 1999 à Istanbul et en 2010 à Astana indiquant qu’au nom du principe de « l’indivisibilité de la sécurité » qu’ils ne peuvent améliorer leur sécurité au détriment d’autres pays. Or l’Ukraine, depuis 2014, a accru des capacités militaires hostiles à la Russie, suite aux fournitures de matériel et à la formation des militaires ukrainiens par les pays de l’OTAN. L’installation de missiles par l’Amérique en Ukraine nous ramènerait à la crise des missiles à Cuba en 1962.

7) Une loi ukrainienne adoptée en mars 2021 pour reconquérir la Crimée par la force.
Volodomyr Zelensky a fait adopter en mars 2021 une loi qui stipulait la nécessité pour l’Ukraine, alors que la Crimée, historiquement, ethniquement et linguistiquement, n’a jamais été ukrainienne, de reconquérir la Crimée par la force.
La Crimée russe a été donnée en cadeau en 1954 par Khrouchtchev à une Ukraine purement administrative dans le cadre de l’URSS, pour fêter le tricentenaire du soulèvement des cosaques zaporogues en 1654 qui ont demandé l’aide et la protection de la Russie, afin de pouvoir se débarrasser et vaincre les Polonais !

8) Un accord de partenariat stratégique et militaire entre les États-Unis et l’Ukraine a été signé le 10 novembre 2021
Cet accord qui scellait une alliance entre les deux pays était dirigé contre la Russie et promettait à l’Ukraine l’entrée dans l’OTAN. C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase ! L’homme d’État Poutine a été convaincu que la Russie devrait immédiatement attaquer avant que l’adversaire se renforce encore, soit de plus en plus fort et menaçant, voire capable de reprendre effectivement la très stratégique Crimée qui a été peuplée de Russes, dès la conquête de la Crimée en 1783 par Catherine II aux dépens de l’empire ottoman.

9) Une offensive militaire ukrainienne, avec l’accord officieux des États-Unis, pour reprendre tout le Donbass avait déjà commencé dès le 16 février 2022, alors que la Russie n’est intervenue militairement que le 24 février 2022
Vladimir Poutine a invoqué, le 24 février 2022, l’article 51 de la Charte des Nations unies qui prévoit une assistance en cas d’attaque des deux républiques du Donbass ayant proclamé leur indépendance. Selon les observateurs impartiaux de l’OSCE, le nombre de tirs d’artillerie ukrainienne est passé progressivement de 76, le 16 février 2021, à 1484 le 22 février 2022. 1, 5 million de personnes du Donbass pro-russe ont été déplacées et 14 000 personnes ont péri sous les bombardements ukrainiens de 2014 à 2022. Un massacre à venir et un exode des populations russophones était quasi certain, sans l’intervention militaire russe au Donbass qui était donc légale en vertu droit international.

10) Le rapport 2019 très révélateur de la société américaine de conseil stratégique « Rand Corporation » 
Ce rapport intitulé « Sur-expansion et déséquilibrage de la Russie, évaluation des impacts des options imposant des coûts » est très explicite. Il envisage comme tactique possible pour les États-Unis de « fournir une aide létale à l’Ukraine » afin « d’exploiter le plus grand point de vulnérabilité externe de la Russie ».

11) Selon la Charte des Nations unies, la Russie est « en état de légitime défense »
Selon l’article 51 de la Charte des Nations unies, suite à l’expansion sans fin de l’OTAN à l’Est, suite à l’armement, la formation et à la réorganisation de l’armée ukrainienne par l’Amérique, ce que montrent les gigantesques derniers envois d’armes américains prévus par une loi-bail pour un montant de 40 milliards de dollars, suite à la menace d’implantation de missiles stratégiques, et suite à l’attaque ukrainienne en février 2022 dans le Donbass, la Russie est en droit d’invoquer la légitime défense.

12) L’Ukraine, selon la Charte des Nations unies est devenue un mandataire de l’Amérique et de l’OTAN, pour agresser la Russie
L’Ukraine attaque en fait non seulement les séparatistes du Donbass, mais aussi potentiellement directement la Russie, suite à un armement de plus en plus lourd et important, suite à une campagne médiatique farouchement antirusse, suite à son souhait officiel de vouloir intégrer l’UE et l’OTAN, avec possibilités d’installer des missiles trop proches de Moscou, tels des serpents venimeux à sonnettes potentiellement mortels pour la Russie.

13) L’Amérique a fait de l’Ukraine un modèle mortel de société pour la Russie, une Anti-Russie en voie de sécession du monde russe
La guerre de l’Amérique est aussi idéologique et mortelle à terme pour la Russie car le modèle ukrainien de démocratie occidentale décadente, individualiste, hédoniste et matérialiste, est destructeur à terme pour la Russie. La Russie, pour survivre, a besoin au contraire d’un État régalien fort, d’une armée forte et d’une démocratie autoritaire, face à tous les dangers qui l’entourent (OTAN à l’Ouest, Caucase et Turquie au Sud, 4 500 km de frontières communes avec la Chine, danger islamique de l’Asie centrale peuplée par des descendants de la Horde d’Or).
Introduire la démocratie occidentale en Russie, c’est la condamner à une mort certaine, l’Occident étant lui-même en décadence.
La Russie, suite à des pressions du gouvernement ukrainien, a déjà subi la sécession de l’Église orthodoxe ukrainienne qui s’est affranchie de la tutelle du Patriarcat de Moscou pour se tourner vers Constantinople

14) La demande d’adhésion récente de la Finlande et de la Suède à l’OTAN confirme la stratégie d’encerclement de la Russie par l’OTAN, bras armé de l’Amérique

La Suède et la Finlande n’étaient menacés en rien par la Russie. Ce que souhaite Poutine, c’est pouvoir seulement réunifier d’une façon légitime et historique, suite à l’éclatement abracadabrantesque non pensé et réfléchi de l’URSS en 1991, les Slaves russes ukrainiens de Novorossia et de l’Est du Dniepr, ainsi que les Slaves russes de Biélorussie, du Kazakhstan et de Transnistrie. Poutine n’a aucune intention de s’attaquer à l’Europe, à la Pologne, à la Finlande, à la Suède ! Pourquoi faire ? Quel serait son intérêt ? La Russie cherche au contraire à coopérer avec l’Europe. Elle a mieux à faire dans son immense espace et n’a pas les moyens humains pour occuper tous ces pays. C’est donc bien l’Amérique qui, une fois de plus, agresse la Russie, en voulant faire des pays neutres des membres actifs de l’OTAN qui soi-disant défend, mais en fait passe le plus clair son temps à agresser pour le compte de l’Amérique : en Serbie, en Afghanistan, en Irak, en Libye et demain en Asie si les Européens se laissent entraîner par l’infernale et impérialiste Amérique avec ses bases militaires répandues dans le monde entier !

15) La Russie fait face à une agression stratégique et planifiée de longue date par l’Amérique
Le but ultime de l’Amérique est de « briser le dos de la Russie », de la diviser, de renverser Poutine, de s’emparer des ressources énergétiques et en matières premières, comme cela a failli être le cas avec et après Eltsine, de prendre une place importante en Asie centrale, d’écraser donc d’abord la Russie, avant de s’attaquer à la Chine expansionniste qui souhaite récupérer Taïwan.

16) La guerre économique totale déclenchée par l’Occident et menée par l’Amérique ne fait que confirmer la volonté de l’Amérique de faire tomber la Russie dans sa lutte à mort pour la domination du monde avec la Chine
« L’Occident a déclenché la guerre totale »   a pu dire Sergueï Lavrov, le ministre des Affaires étrangères de Poutine. La confiscation des avoirs de la Banque centrale de Russie en Europe et aux États-Unis n’est rien d’autre qu’un acte hallucinant de gangstérisme, une première dans l’histoire du monde. Quant à la politique des sanctions économiques et financières envers la Russie, elle a d’ores et déjà échoué, suite aux positions dominantes de la Russie pour l’énergie et les matières premières, et elle se retourne comme un boomerang contre l’Occident (inflation et pénurie).

Conclusion : Risque de guerre nucléaire et véritable intérêt stratégique de l’Europe

L’Amérique utilise les Ukrainiens comme « chair à canon » en les incitant à se battre jusqu’au dernier homme, ce qui est le cas à Marioupol, mais comme l’a souligné Henri Guaino dans un article remarquable du Figaro, «  nous marchons en fait vers la guerre nucléaire comme des somnambules » si l’on se réfère aux débuts de la guerre de 1914, aux bombes d’Hiroshima et de Nagasaki, aux quelques centaines de conseillers américains au Vietnam en 1961 qui ont très vite laissé la place à un demi-million d’hommes, à des bombardements massifs au napalm , à des massacres de villages entiers, suite à l’engrenage incontrôlé des événements. Ce que nous vivons actuellement en Europe est dû uniquement à l’agression depuis plus de 30 ans de la Russie par l’Amérique, à la folie soudaine et irréfléchie va-t-en guerre de l’UE, petit caniche de l’OTAN et des États-Unis.

L’intérêt stratégique de l’Europe, comme l’avait très bien compris le visionnaire de Gaulle, c’est de construire au contraire une Europe libre des nations européennes, en lieu et place de l’UE, Europe fédérale américaine, de se débarrasser de l’OTAN, de renvoyer l’Amérique à Wall Street, de se rapprocher progressivement et de plus en plus de la Russie pour constituer une grande Europe forteresse de Brest à Vladivostok, de mettre en place un OTAN européen où la Russie européenne remplacerait à long terme terme purement et simplement l’Amérique ! C’est ce que souhaitaient Gorbatchev en 1989 et Poutine en 2001 qui ont tous deux demandé la mise en place d’une « Maison commune européenne », la peur bleue de l’Amérique ! Washington souhaite au contraire faire de la Russie un ennemi pour diviser les Européens et justifier son protectorat militaire impérialiste, ses ventes d’armement, son gaz de schiste, son blé au monde entier, sa domination sur l’Europe, d’où la guerre stratégique de l’Amérique contre la Russie qui est diamétralement opposée aux intérêts fondamentaux d’une Europe libre, puissante et européenne  !

Marc Rousset

*Auteur de Comment sauver la France/Pour une Europe des nations avec la Russie

 




Vers un nouveau krach boursier en 2022 ?

Selon l’optimiste invétéré Bruno le Maire, doux euphémisme, « le plus dur est devant nous » ! Les investisseurs doutent de plus en plus de la capacité des banques centrales à combattre l’inflation sans que cela affecte l’économie. Tout va très bien, selon Bruno Le Maire et Macron, mais on va en fait tout droit vers un krach boursier et un nouveau Jeudi noir. Les investisseurs fuient le marché et, à 6 100 points, le CAC 40 poursuit sa chute, tous comme les autres bourses et Wall Street. Les quatre premières fortunes mondiales ont perdu 75 milliards de dollars en trois jours et les plus grandes entreprises technologiques 1 000 milliards de dollars (Apple, Tesla, Microsoft, Amazon). Les banques centrales augmentent les taux à un moment où l’économie est fragilisée par le prix de l’énergie, les sanctions suicidaires, la guerre en Ukraine et les confinements en Chine qui perturbent les chaînes d’approvisionnement.

La Bourse a terminé lundi à 6 086, 02, soit moins 17,5% par rapport à son pic de début janvier. Pour tenter de juguler l’inflation, les banques centrales augmentent leurs taux directeurs et réduisent leurs achats d’actifs sur les marchés. Il y a risque en France de récession technique, de stagflation, de faillite pure et simple avec la dette publique française. Les investisseurs se détournent massivement des actions et des actifs jugés à risques.

Les arbres ne montent pas jusqu’au ciel. Le dégonflement de la bulle Netflix, avec ses mauvais résultats, a été un premier avertissement salutaire. Les marchés ne voient pas le rebond venir et la baisse devrait continuer. L’indice VIX, dit « indice de la peur », a grimpé à 35%, soit son niveau le plus élevé depuis deux mois. Vendredi, l’indice Dow Jones avait accusé sa sixième semaine de pertes consécutives et la cinquième de suite pour le Nasdaq et le S&P 500. Depuis le début de l’année, les valeurs technologiques du Nasdaq ont dégringolé d’environ 25%. La hausse des taux est la raison principale puisque le rendement des « treasuries » américains est passé de 0,9% en début d’année à 3% aujourd’hui. Quant aux intérêts du « bund » allemand à 10 ans, de négatifs qu’ils étaient en décembre, ils ont grimpé à 1%.

La baisse de l’indice ISM a surpris les États-Unis. L’indice manufacturier est ressorti en baisse à 55,4 égalant le plus bas de septembre 2020 contre 57,1 le mois précédent, alors que les économistes s’attendaient à une amélioration à 57,6. Il y a eu, de plus, une « contraction surprise » de 1,4% en rythme annualisé du PIB américain au 1er trimestre 2022, alors que la croissance du quatrième trimestre 2021 était de 6,9%.

En Angleterre, la Banque centrale signale un risque de récession et une inflation de 10%, tandis qu’elle relève de nouveau ses taux de 0,25% à 1%. Les factures anglaises d’énergie ont bondi de 54% en avril et une nouvelle augmentation de 40% est prévue en octobre. En Turquie, les taux d’intérêt sont de 14% et l’inflation réelle est de 156% par an, soit plus de 2 fois le taux officiel de 70%. Il y a menace d’hyperinflation en Turquie.

Le déficit commercial français est plombé par la flambée des prix de l’énergie, elle-même provoquée par les stupides et suicidaires sanctions contre la Russie. Le déficit a atteint 11, 5 milliards d’euros en mars 2022. Ce déficit progresse de record en record et le déficit commercial monstrueux sur un an s’établit désormais à 100 milliards d’euros. La politique de réindustrialisation de Macron, c’est du vent pour les naïfs, Intel et Tesla ayant choisi l’Allemagne pour créer des usines gigantesques.

L’euro est au plus bas depuis 2017 face au dollar. La monnaie unique se dirige vers la parité un euro pour un dollar. En un an le dollar a bondi de 13% et en avril il a même gagné 6% face à un panier de grandes devises. En restant trop accommodante (taux d’intérêt trop faible et diminution insuffisante des achats de titres) pour empêcher la récession, la BCE risque de faire encore chuter l’euro face au dollar, ce qui aura pour conséquence l’accélération de l’inflation, suite au renchérissement des importations.

Autre signe d’instabilité et que rien ne va bientôt plus aller pour Macron, c’est la chute sans fin du bitcoin à 34 656 dollars dimanche après-midi, soit environ la moitié de son record absolu de 67 802 dollars en novembre 2021. La BCE souhaite réguler et réglementer ce marché purement spéculatif de 1 300 milliards de dollars pour un actif dont la valeur intrinsèque est de zéro. Ce bitcoin est un autre signe de la folie décadente des temps modernes et d’un monde qui va bientôt s’écrouler et disparaître !

La faillite et l’effondrement brutal guettent la France en proie au chômage et à la désindustrialisation, avec un surendettement public et privé de 361% du PIB. La France est menacée par un choc financier puisque les taux d’intérêt vont bientôt dépasser d’une façon structurelle la croissance nominale du PIB. Les Français ne l’auront pas volé, pour avoir voté, pendant les Présidentielles, en faisant semblant d’oublier les deux éléphants qui attendent toujours dans le corridor de la Maison France : le surendettement et la suicidaire, ruineuse invasion migratoire extra-européenne encouragée et accélérée par Macron (500 000 immigrés de plus chaque année) ! Ce choc financier pourrait se traduire concrètement par un krach boursier en 2022, l’explosion de la zone euro en 2023, en raison de la divergence des taux d’intérêts entre les pays membres, et se terminer par la banqueroute officielle de la France d’ici 2 ans au plus tard.

Marc Rousset

Auteur de Comment sauver la France/ Pour une Europe des nations avec la Russie.

 

 




La Russie, premier pays à s’attaquer frontalement au monopole du dollar

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Après la dégringolade en mars 2022 jusqu’à 144 roubles pour un euro, suite à la confiscation (300 milliards de dollars) par les gangsters occidentaux des avoirs de la Banque centrale de Russie, le rouble a retrouvé en avril un cours très élevé d’environ 75 roubles pour un euro. Les raisons principales sont l’augmentation des prix du gaz et du pétrole et la diminution des importations, suite aux sanctions occidentales, et l’augmentation passagère des taux d’intérêt jusqu’à 20% par la banque centrale russe, afin de freiner la sortie des capitaux.

Un autre élément déterminant a été la décision de Poutine d’imposer le paiement en roubles aux acheteurs de gaz car les paiements en euros et en dollars dans les banques occidentales pouvaient être de nouveau confisqués. Les Occidentaux paient donc en dollars ou en euros à Gazprombank qui se charge de convertir ces sommes en roubles sur des comptes spécialement ouverts en roubles par les acheteurs occidentaux, afin de pouvoir régler Gazprom en roubles en Russie, d’où des pressions à la hausse du rouble sur le marché des changes et l’attaque manquée des Occidentaux pour le faire dévisser et déclencher une très forte inflation en Russie pour les consommateurs russes, suite à ’augmentation des produits importés.

La Pologne et la Bulgarie n’ayant pas voulu ouvrir un second compte en roubles chez Gazprombank, les livraisons de gaz ont été purement et simplement arrêtées par la Russie. L’UE importe environ 150 milliards de M3 de gaz par an de Russie qu’il est impossible de remplacer du jour au lendemain (trouver des nouveaux fournisseurs au Moyen-Orient et aux Etats-Unis, transporter le gaz avec de nouveaux méthaniers à construire qui pollueront les mers et nécessité de construire dans les ports européens des usines pour la regazéification du gaz liquéfié, ce dernier étant vendu plus cher que le gaz russe transporté écologiquement dans des gazoducs.

Mais l’Amérique et les Européens, en confisquant les avoirs de la banque centrale russe, ont commis une bourde monumentale : la preuve était faite que le dollar et l’euro n’étaient plus, par définition, des monnaies de réserve telles que l’or détenu physiquement par un Etat, puisqu’ elles pouvaient être volées. La dépendance monétaire des détenteurs de dollars et d’euros a été démontrée à la face du monde.

Le monopole du dollar, depuis son inconvertibilité en or décrétée par Nixon en 1971, ne reposait plus que sur la confiance qui vient d’être brisée et sur la puissance militaire des Etats-Unis qui a été contestée en Irak, Afghanistan, Syrie et Lybie. De plus, l’Amérique dispose de seulement 8135 tonnes d’or alors que la Chine en disposerait officieusement de 23 000 tonnes ! Les 950 milliards de billets verts détenus à l’étranger et les 7000 milliards de bons du trésor américain achetés par les banques centrales étrangères pour placer leurs réserves en dollars et financer les déficits budgétaires américains abyssaux, deviennent des placements de plus en plus risqués, d’autant plus que la dette publique des Etats-Unis vient d’atteindre le chiffre monstrueux de 30 000 milliards de dollars.

Si les taux d’intéret montent trop, les Etats-Unis, tout comme la France, seront en faillite et ce sera la chute du dollar, le krach du siècle des siècles à Wall Street. Avec des taux actuels peu élevés, les Etats-Unis doivent déjà payer 600 milliards de dollars en intérêts, soit deux fois le budget de l’Etat français, pour leur dette. « Le privilège exorbitant du dollar », déjà dénoncé par le général de Gaulle, Jacques Rueff et Valéry Giscard d’Estaing en 1964, qui permet aux Etats-Unis d’émettre à volonté leur monnaie pour se financer gratuitement avec les billets émis ou à bon compte avec les bons du Trésor américain achetés par les détenteurs étrangers de dollars, n’a que trop duré.
Pour parachever le tout, le déficit commercial abyssal des Etats-Unis s’est élevé à 859,1 milliards de dollars en 2021 et le PIB des Etats-Unis qui représentait 45% du PIB mondial en 1944, lors de la conférence monétaire internationale de Bretton Woods, ne représente plus aujourd’hui que 22% du PIB mondial.

La Chine, avec le taux de parité de pouvoir d’achat, est déjà la première puissance économique et industrielle du monde ; elle attend son heure sur le plan militaire, financier et monétaire. Pour l’instant, «  l ’usine du monde » accumule des dollars sans les revendre contre des yuans, car elle préfère exporter ses produits manufacturés avec un taux de change bas. Ses réserves en dollars fin 2021 s’élevaient à 3200 milliards de dollars dont 1100 investis dans des bons du Trésor américain. Actuellement le yuan chinois n’est pas convertible en devises étrangères, mais la Chine cherche d’ores et déjà à développer un réseau de paiements transfrontières en monnaies numériques de banques centrales. Une expérimentation est en cours avec Hong Kong, la Thaïlande, les Emirats arabes unis et 15 banques privées dont Goldman Sachs et la Société Générale. L’e-yuan pourrait donc faciliter l’internationalisation de la monnaie chinoise qui est très faible actuellement. De plus, la Chine met en place le système de transferts interbancaire Cips, concurrent direct du réseau Swift occidental, qui va servir de roue de secours à toutes les grandes banques russes exclues du système Swift.

La position de la Russie alliée à la Chine, contrairement à celle des Etats-Unis, est d’autant plus confortable que l’Inde, en raison de ses intérêts économiques (importation de 85% de son pétrole à bon compte en provenance de Russie) et militaires (achat d’armement russe) se refuse à condamner la Russie et a augmenté, bien au contraire, ses achats de pétrole payés en roubles. L’Iran vient aussi de décider que la Chine pourra payer le pétrole et le gaz iranien en yuans et non plus en dollars. Quant à l’Arabie Saoudite, elle est hésitante, mais a refusé aux Etats-Unis d’augmenter ses livraisons de pétrole pour faire baisser les cours mondiaux ; elle pourrait même décider prochainement de vendre son pétrole à la Chine non plus en dollars, mais en yuans convertibles en or.

La Russie confirme donc en fait son intention de mettre en place un nouveau système monétaire visant à adosser le rouble à l’or physique détenu en Russie et à ses matières premières payables en roubles. Ce Système est en dehors de l’orbite du dollar américain et du système occidental de transferts Swift. Les nombreuses ouvertures de marchés commerciaux qui s’offrent à la Russie en Chine, en Asie Centrale, en Asie, aux Indes, en Afrique et en Amérique (Brésil et Venezuela) font que le système est viable. Ces nouveaux débouchés font plus que compenser les embargos suicidaires européens qui contribuent à appauvrir les classes laborieuses européennes avec des taux d’inflation en augmentation rapide. En fait, un nouveau système monétaire international excluant le dollar et l’euro est en train d’apparaitre, basé sur l’or et les matières premières. La Russie est le courageux pionnier qui montre l’exemple ; la Chine se chargera, le moment venu, de mettre le point final à l’hégémonie du dollar.

Nous croyons pour notre part, à terme, à une réévaluation de l’or pour créer des liquidités mondiales supplémentaires, avec par exemple trois grandes monnaies de réserve telles que le yuan, l’euro et le dollar qui devraient alors être convertibles en or. La crise en Ukraine et la réponse courageuse, innovante de la Russie à l’agression non seulement militaire, par l’Ukraine interposée, mais aussi économique, monétaire et financière de l’OTAN, des Etats unis et de l’Occident, pourrait bien être le déclencheur d’évènements successifs qui conduiront à la fin inéluctable de l’hégémonie du dollar.

Marc Rousset

Auteur de « Comment sauver la France/ Pour une Europe des nations avec la Russie »
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L’intérêt de la France, c’est de se rapprocher de la Russie, pas de la combattre !

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La plupart des hommes politiques français s’inspirent et aiment citer les propos du général de Gaulle, mais paradoxalement, en ce qui concerne les relations avec l’Amérique et la Russie, ils font exactement le contraire de ce que préconisait le Général, en se soumettant à l’Amérique et au protectorat de l’OTAN, Sarkozy ayant commis l’erreur de le réintégrer. Les Européens jouent actuellement en Ukraine le rôle des idiots suicidaires utiles au service de l’OTAN et de l’Amérique, oubliant que leur intérêt stratégique est au contraire de se rapprocher de la Russie, pour constituer un immense ensemble paneuropéen allant de Brest à Vladivostok en incluant l’immense Sibérie plus vaste, à elle seule, que les Etats-Unis !

La première vérité cachée par les médias et la pensée unique : le seul responsable de ce qui arrive actuellement en Ukraine est l’Amérique ! Gorbatchev, dès la chute du mur de Berlin en 1989, et même l’Européen Poutine, originaire de Saint Petersbourg, souhaitait, dès sa prise de pouvoir au début des années 2000, la réalisation de ce que Gorbatchev appelait « La Maison commune Europe », en nous tendant pacifiquement la main. C’est alors que l’Amérique est intervenue pour sauver l’OTAN, lequel aurait dû disparaitre en même temps que le Pacte de Varsovie en 1991. L’Amérique n’a eu de cesse d’élargir ensuite l’OTAN à l’Est, en désignant la Russie comme l’ennemi afin de justifier son protectorat militaire sur l’Europe. Diviser pour mieux régner : « divide ut regnes » selon l’adage romain !

Le paradoxe, le mensonge d’Etat, le bouquet de « ce piège à cons » pour les Européens est qu’aujourd’hui, la Russie ayant été obligée d’envahir l’Ukraine, suite à l’agression de l’Amérique depuis la chute du mur de Berlin, tous les Européens disent, la bouche en cœur, que l’OTAN est donc bien nécessaire puisque les Russes sont l’agresseur ! Mais s’il n’y avait pas eu la marche vers l’Est de l’OTAN, contrairement aux promesses non tenues par l’Amérique à Gorbatchev, et si l’Ukraine n’avait pas déjà intégré de facto l’OTAN depuis 2014, les Etats-Unis ayant armé et formé l’armée ukrainienne après le coup d’’Etat de Maïdan, la Russie n’aurait pas envahi l’Ukraine et aurait cherché un modus vivendi avec un peuple frère.

L’Amérique, pour le plus grand malheur des Européens, aura donc réussi le tour de force avec les Macron et consorts, de reconstituer en 30 ans la guerre froide, de continuer à faire des Européens des supplétifs de ses armées pour agresser le monde, des acheteurs de matériels militaires américains et gaz de schiste plus cher et moins écologique (transport polluant par méthaniers) que le gaz russe.

En fait, comme le dit très justement Poutine, avec l’aide des ultra-nationalistes ukrainiens dont les nazis de Lviv et du régiment Azov, l’Amérique a réussi le tour de force, grâce à sa propagande et ses ONG, à construire en Ukraine une « Anti-Russie », dans un Etat qui est à l’origine même de la Russie (la Rus de Kiev en 882). De plus, l’Ukraine a toujours été partie intégrante de la Russie sous les tsars, depuis 1654 (territoires à l’est du Dniepr), et suite au partage de la Pologne entre l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie et la Russie en 1772. La Russie a donc un droit historique sur l’Ukraine plus grand que la France sur l’Alsace -Lorraine !

L’Ukraine n’est un véritable Etat indépendant artificiel que depuis la chute de l’URSS d’une façon tout à fait imprévisible, irrationnelle et irréfléchie en 1991, suite à l’irresponsabilité de Boris Eltsine, lors d’une beuverie à trois à Brest-LIvotsk avec les responsables de l’Ukraine et de la Biélorussie, ce que Vladimir a appelé « la plus grande catastrophe géopolitique du XX° siècle ! ».

Poutine a pour seule ambition historique justifiée de rassembler le monde russe pour pallier les effets de cette catastrophe. Cela consisterait donc à rassembler de nouveau dans un seul et même Etat, la Russie, la Biélorussie, Novorossia et les territoires à l’Est du Dniepr en Ukraine, la Transnistrie et l’immense Kazakhstan du nord qui est russophone avec une importante population ethniquement russe.

La Russie ne songe donc absolument pas à envahir l’Europe, contrairement à ce qu’affirme l’Ukrainien Zelenski, mais à reconstituer l’unité de sa population et de son pays, afin de mieux défendre, dans une nation de plus de 200 millions d’habitants, son pré-carré assiégé par l’OTAN à l’Ouest, par la Chine à l’Est avec 4300Kms de frontière commune, par les pays musulmans d’Asie Centrale, par la Turquie et l’Iran, avec en prime le danger potentiel de 20 millions de musulmans descendants de la Horde d’Or à l’intérieur du pays. Il suffit de songer aux derniers évènements au Kazakhstan, en Biélorussie, à la guerre récente avec la Géorgie et à la féroce guerre en Tchétchénie au début des années 2000. La Russie ne serait une nation impérialiste que si elle s’attaquait à la Pologne !

L’OTAN, plus qu’une alliance défensive, est en fait une alliance agressive au service de l’Amérique, comme on a pu le voir en Serbie, en 1999, lorsqu’elle a bombardé ce pays allié à une Russie affaiblie, sans autorisation de l’ONU, pendant 78 jours, avec plus de 800 avions et 38 000 sorties. La Serbie a été amputée de sa province historique et religieuse, le Kosovo, envahi par les albanais musulmans au cours des siècles, pour finalement construire, dans un Etat mafieux qui n’est pas viable, la plus grande base militaire américaine au monde (« Bondsteel »). On a pu voir aussi en en Irak, en Afghanistan, en Syrie, en Libye où l’Amérique, qui ment comme elle respire, a conduit les Européens ! (les « armes de destruction massive » de Saddam Hussein).

L’Europe européenne, libre et indépendante que souhaitait De Gaulle, doit rompre avec l’Amérique, l’UE actuelle et se rapprocher de la Russie. C’est exactement ce que conseille Alexandre Douguine : « L’Europe doit rompre avec l’Occident » et redevenir l’Europe !

Marc Rousset

Auteur de « Comment sauver la France/Pour une Europe des nations avec la Russie




Comment sauver la France: l’Union des patriotes aux législatives plutôt que la rue !

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-Suite aux insuffisances indéniables de Marine le Pen lors des deux derniers débats présidentiels

-Suite au constat objectif réaliste ci-dessous et à l’appel de Pierre Manent, dans le Figaro du mercredi 27 avril, Classe dirigeante et peuple populiste doivent sortir de leur mépris réciproque :
« Depuis trente ans ou à peu près, les partis « respectables » et les populistes « déplorables » mettent en scène leur confrontation titanesque, tous volontaires pour faire croire que l’extrême droite est aux portes du pouvoir…Ni le RN ni Marine le Pen ne parviendront jamais au pouvoir. Leurs succès électoraux, d’ailleurs limités à un seul type de scrutin, ne font pas une véritable force politique. Depuis trente ans, le mouvement de la « droite nationale » a été incapable de créer le moindre syndicat, le moindre réseau associatif, la moindre maison d’édition, d’acquérir la moindre base d’influence sociale ou de prestige, que ce soit dans les médias ou les universités. Ce parti qui prétend parvenir au pinacle du pouvoir est incapable d’obtenir que ceux qui votent pour lui se déclarent pour lui. Au contraire, quiconque a la moindre position dans la société s’empresse de déclarer qu’il tient absolument à lui « faire barrage ». Le RN veut croire qu’il dit tout haut ce que les Français pensent tout bas. Lors du débat du second tour, Marine Le Pen elle-même a omis de dire tout haut ce qu’elle pensait peut-être tout bas »

Il n’y a plus que deux façons pour les patriotes de sauver la France :

1) La façon démocratique, non violente, la plus souhaitable : L’Union des Patriotes pour les Législatives (Reconquête, RN, Debout la France, LR patriotes) telle que proposée très intelligemment par Reconquête d’Eric Zemmour et qui pourrait amener jusqu’à 130 députés patriotes à l’Assemblée Nationale.
70% des électeurs RN et 93% des électeurs Reconquête veulent l’Union des patriotes pour les Législatives

2) La Révolution avec manifestations des patriotes désespérés en masse dans la rue lors de la faillite inéluctable à venir de la France (remontée des taux d’intérêt et endettement démentiel) et de l’explosion inéluctable à venir de la zone euro (hyper-inflation et dévaluation du franc de 25% minimum).
Une révolution populiste, conservatrice, nationale, patriotique, suite à la catastrophe économique à venir, avec plus d’un million de Français sur les Champs Elysées !

Marc Rousset

Marc Rousset/Auteur de « Comment sauver la France/Pour une Europe des nations avec la Russie

 

 

 




Vers la récession, l’inflation et l’explosion de la zone euro en 2023

Le CAC 40 a terminé ce vendredi 22/04/2022 à 6581,42, la tendance étant à la baisse, tout comme le Dow Jones à Wall Street (33811,40). L’indice des prix à la consommation en zone euro a atteint 7,5% en mars, bien au -dessus de l’objectif officiel de 2%.

Christine Lagarde va mettre fin aux achats mensuels d’actifs de la BCE au cours du troisième trimestre ; elle estime qu’il y a une forte probabilité de hausse des taux d’ici la fin de l’année. Aux Etats-Unis, la Fed a déjà relevé ses taux de 0,25% en mars ; l’inflation de 8,5%, un sommet jamais atteint depuis 40 ans, est devenue un problème politique majeur pour Joe Biden. Continuer à élever les taux et restreindre les liquidités en diminuant les montants des actifs des bilans de la Fed et de la BCE pourrait déclencher un krach boursier. Le Comité monétaire de la Fed prévoit de réduire le bilan de la Fed dès le mois de mai et d’atteindre dans les trois mois, le rythme mensuel de 95 milliards de dollars, dont 60 milliards de bons du Trésor et 35 milliards de titres adossés à des créances hypothécaires. Trois hausses de taux de 0,5% sont à prévoir d’ici la finde l’année aux Etats-Unis. Les taux à dix ans, négatifs il n’y a pas si longtemps, s’élèvent déjà à 2,97 % aux Etats-Unis, 0,81% en Allemagne, 1,29 % en France et 2,44% en Italie.
La Fed et l’administration Biden sont allées beaucoup trop loin en inondant l’Amérique de dépenses publiques et de liquidités, au point de créer une demande trop forte. Le seul effet positif a été la réduction immédiate du chômage et le rebond de la consommation. De plus, début avril 2022, les taux à deux ans ont rejoint les taux à dix ans : cette inversion de la courbe des taux est de mauvaise augure ; elle précède le plus souvent de quelques mois une récession.

Emmanuel Macron ne veut pas voir les nombreux cygnes noirs qui s’accumulent à l’horizon : inflation et diminution du pouvoir d’achat des consommateurs en raison de l’insuffisance de l’offre ; flambée des prix de l’énergie suite aux sanctions suicidaires des Européens envers la Russie ; confinements de plus en plus nombreux en Chine et arrêts d’activité face au Covid Omicron ; augmentation des prix chinois alors que jusqu’à présent la mondialisation était déflationniste ; transition énergétique beaucoup trop rapide et trop coûteuse pour les acheteurs de voitures électriques, les propriétaires d’immeubles victimes de normes écologistes et climatiques trop sévères ; gaspillage de nos impôts (10 milliards d’euros par an pour financer les éoliennes dont plus personne ne veut, la catastrophique, polluante biomasse et le solaire).

Il faut donc s’attendre à une récession de la même ampleur que celle qui a suivi la crise des subprimes aux Etats-Unis en 2007/2008. Cette récession pourrait être déclenchée par les banques centrales cherchant à « casser l’inflation. Selon le directeur des études de la grande banque américaine Saxo Bank, « le scénario de stagflation se confirme ». Il est très probable donc que les Etats-Unis et l’Europe connaitront la récession en 2023.
Ces craintes sont confortées par le prix de l’or, valeur refuge, qui se rapproche actuellement des 1950 $ l’once. La banque United Overseas Bank de Singapour le voit s’envoler à 2200 dollars l’once à la fin de l’année. Goldman Sachs s’attend même à ce qu’il dépasse les 2500 $ l’once. Quant à Robert KIyosaki, l‘auteur du livre à succès « Rich Dad Poor Dad », il est persuadé que les sanctions contre la Russie finiront par nuire au dollar, qu’une récession est à venir et que le dollar américain finira même par « imploser » !

Les Européens peuvent s’attendre également à une chute de l’euro, ayant saisi, tout comme les Etats-Unis, d’une façon inacceptable, tels des gangsters sans scrupules, les avoirs de la Banque Fédérale Russe, ce qui porte un coup mortel au statut de monnaie de réserve de l’euro. Une explosion de la zone euro, suite à une augmentation des taux d’intérêts conduisant, entre autres, à la faillite de la Grèce, de l’Italie et de la France, est très probable en 2023 !

Marc Rousset

Auteur de « Comment sauver la France/ Pour une Europe des nations avec la Russie »




Les Ukrainiens, de « la chair à canon » au service de l’Amérique et de l’OTAN!

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Lors de l’écroulement de l’URSS en 1991, Robert S.Strauss, l’ambassadeur américain à Moscou , adresse le message suivant au Département d’Etat à Washington : « L’évènement le plus révolutionnaire pour la Russie n’est pas l’effondrement du communisme, mais la perte de l’Ukraine ».

Le soulographe Eltsine, en matière de géopolitique, lui ne voyait pas plus loin que le bout de son nez ! Il n’avait pas réalisé que l’Amérique ferait tout pour faire basculer à terme l’Ukraine dans le camp occidental, ce que Zbignew Brzezinski avait écrit noir sur blanc en 1977 dans le Grand Echiquier : » L’Amérique doit absolument s’emparer de l’Ukraine, parce que l’Ukraine est le pivot de la puissance russe en Europe. Une fois l’Ukraine séparée de la Russie, la Russie n’est plus une menace ».

L’Amérique, par ses intrigues sans fin en Ukraine (CIA, ONG, révolution Orange en 2004 et coup d’Etat de Maïdan en 2014) et l’expansion continuelle à l’Est de l’OTAN, est le seul vrai responsable de cette guerre fratricide en Ukraine. En 1999, adhésion à l’OTAN des pays autrefois membres du Pacte de Varsovie : la République tchèque, la Hongrie et la Pologne ; en 2004, les trois pays baltes, la Bulgarie, la Roumanie, la Slovaquie, la Slovénie ; en 2009 l’Albanie et la Croatie ; en 2017 le Monténégro et en 2020 la Macédoine du Nord. Venait alors le tour de l’Ukraine, un rapprochement de fait ayant déjà commencé avec l’OTAN, les instructeurs américains et parfois européens ayant fortement contribué depuis 2014 à réorganiser, à former les militaires ukrainiens, suite à la guerre dans le Donbass avec ses 14000 morts !

Les Ukrainiens sont incités à se battre jusqu’au bout contre leurs frères slaves par l’Amérique qui leur fournit des missiles anti-aériens et anti -chars. L’OTAN intervient d’une façon très active directement sur le champ de bataille en fournissant par exemple des renseignements satellites sur les QG des généraux russes.

Ce ne sont pas les Ukrainiens qui ont coulé le croiseur Moskva, mais l’OTAN ! C’est avec l’aide d’un avion radar américain, un Boeing P8 Poseidon ayant décollé de Sicile que le Moskva a été localisé. Des drones ont été envoyés pour occuper sa défense rapprochée et faire diversion, en même temps qu’étaient envoyés quelques missiles ukrainiens. Le Moskva a eu la malchance d’être touché dans un local de munitions et de devoir affronter ensuite une mer démontée alors qu’il était remorqué vers Sébastopol, mais c’est bel et bien l’OTAN en fait, et non pas les Ukrainiens, qui a coulé par chance ce navire amiral de la flotte russe.

La présentatrice Olga Skabeîeva vient d’affirmer sur l’antenne Russia 1 que c’était le début de la troisième guerre mondiale car la Russie ne se battait pas en réalité contre l’Ukraine, mais contre l’OTAN et les Etats-Unis. Suite aux fournitures folles d’avions, de matériel militaire, de 17 000 missiles antichars Javelin par l’Amérique et les Etats de l’UE, la Russie songe de plus en plus sérieusement à bombarder Kiev et les voies de chemins de fer pour mettre fin aux livraisons d’armes à partir de l’Est de l’Ukraine.

Plus il y aura de morts, plus le conflit durera, plus l’Amérique y trouvera son compte car cela accroit ses chances de maintenir son protectorat militaire sur l’Europe, de vendre du matériel militaire en abondance, de fournir un gaz de schiste plus cher à l’Europe qui polluera l’Atlantique avec des méthaniers, et plus cela ne peut qu’accroitre les réprobations de la population civile Ukrainienne à l’égard de la Russie !
L’escalade est donc de plus en plus probable, les frères slaves ukrainiens de la Russie étant manipulés et ne servant en fait que de « chair à canon » pour l’Amérique car la guerre a été stratégiquement perdue pour l’Ukraine dès la première semaine (encerclement des troupes ukrainiennes et destruction des avions militaires ainsi que des aéroports).

Marc Rousset

Auteur de « Comment sauver la France/Pour une Europe des nations avec la Russie »




Faute de Z, seule l’explosion économique et sociale peut encore sauver la France !

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Que tous les Français prennent la peine de lire ces quelques lignes prophétiques extraites du livre de Lucien Jerphagnon, Histoire de la Rome Antique.
Lucien Jerpaghon nous fait revivre l’attitude insouciante et inconsciente des Romains à la fin du IVe siècle, au début des Valentiniens : « Certes, les invasions définitives ne tarderont pas, personne ne le sait encore, ou presque, mais pour ce qui est des fameuses portes, nous avons pu nous rendre compte qu’elles n’étaient plus guère étanches, et qu’un fameux volume de Barbares les avaient déjà franchies sans trop de peine, avec armes, bagages et famille.

(….) Une réserve inépuisable d’humains habitant des climats abominables, cultivant des terres glacées. Ils descendent en quête d’un mieux-vivre, d’un soleil un peu plus chaud, de terres moins rebelles, d’un commerce moins rudimentaire. Et les uns poussent les autres droit devant eux. Gigantesques vagues de populations. (…) Les lendemains se laissaient déjà deviner aux yeux des plus avisés des habitants de l’Empire. Un Ammien Marcellin, un Thémistios, mais ils ne sont pas nombreux à frémir aux premiers signes du désastre. Dans les villes, on continue de s’amuser, du moins quand on est riche. On espère les prochains jeux ; on se passionne pour les courses et, s’il faut croire Salvien, les bordels ne désemplissent pas. Bref, on vit. Ammien Marcellin déplore la légèreté ambiante dans la Rome où il achève ses jours : « Les uns mettent leur point d’honneur à posséder des voitures plus grosses qu’il n’est d’usage, hé oui ! et d’autres des vêtements si luxueux qu’ils transpirent dessous. Pour personne la fin du monde n’est pour demain. Et pourtant… »

Un trop grand nombre de Français ne sont que des soixante-huitards jouisseurs, matérialistes et individualistes qui ne recherchent que leur confort et leur tranquillité, leurs vacances au bord de mer et se « foutent » complètement de la politique, de l’insécurité, des meurtres, de la violence tant qu’elle ne les touche pas directement. Peu leur importe de se laisser envahir tous les nouveaux quinquennats par un minimum de 2 millions d’immigrés, extra -européens en plus ! Peu importe quand viendra la guerre civile inéluctable, quand les immigrés ou leurs descendants s’entretueront un jour ou l’autre avec leurs enfants et/ou leurs petits-enfants ? Ce n’est pas leur problème ! Il faut jouir et vivre dans l’immédiat ! Ces Français sont des consommateurs hédonistes irresponsables et indignes ; en fait ce ne sont plus des citoyens français responsables de leurs devoirs !

ET puis il y a les Français bien intégrés dans la société actuelle, qui voudraient bien que ça change, mais surtout pas de vagues ! Bref, les trouillards dévirilisés, avec la peur qui leur colle à la peau et aux tripes ! Alors on préfère MLP avec ses chats plutôt que le courageux Zemmour beaucoup trop « clivant » et réaliste, pas assez conciliant et doucereux pour leurs chastes oreilles, alors que cela signifierait en fait inefficacité et démagogie ! Malheureusement, selon le proverbe, on ne fait pas d’omelette sans casser les œufs ! Poutine, lui, pour sauver la Russie n’a pas hésité à déclencher une intervention militaire en Ukraine !

ET enfin, il y a les victimes du syndrome de Stockholm, les naïfs, les idiots et les inconscients décérébrés par les médias, l’inéducation nationale, la justice droit-de-l’hommiste, le droit européen. Ils nient les réalités, le danger migratoire, la décadence économique, sociétale, militaire, la faillite qui se rapproche, l’explosion prochaine de la zone euro, d’autant plus que c’est ce que le Système leur rabâche, matin, midi et soir. C’est pourquoi on assiste à la course actuelle au « quoi qu’il en coûte » démagogique entre Macron et MLP pour s’attirer les voix de la gauche ! Macron revient sur la retraite à 65 ans, qu’il n’a toujours pas réalisée !

De Gaulle avait raison et doit se remuer dans sa tombe ! Les Français non patriotes sont des veaux ! Les musulmans d’origine immigrée, eux, n’ont pas perdu le nord ; ils ont voté en masse Mélenchon, selon les conseils de leurs imams et travaillent pour des lendemains encore plus nombreux qui chantent. Quant aux Français patriotes les plus lucides, les plus courageux, ils ne représentent que 30% des Français dans les urnes, mais 23% d’entre eux sont dirigés par une incapable démagogue notoire depuis des années, qui va perdre une fois de plus face au catastrophique Macron ! Les peuples n’ont que les dirigeants qu’ils méritent !

Nonobstant l ’accession de Zemmour, tel Churchill au pouvoir, seules la catastrophe économique, l’explosion boursière, financière, monétaire et sociale à venir que connaîtra Macron pourront peut-être sauver la France !

Marc Rousset

*Auteur de Comment sauver la France/ Pour une Europe des nations avec la Russie