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GODF : remarques sur la démission de Pierre Dubant

La République n’est pas la Franc Maçonnerie, et vice-versa, malgré des mots en commun.
J’ai du mal à croire que votre GODF soit incapable d’aborder les grands problèmes actuels.
Si c’est le cas, en effet, vous avez raison de démissionner…
Aucun de mes amis qui font partie de cette obédience n’a un électroencéphalogramme plat.
Alors pourquoi serait-ce le cas de l’obédience ?
Et pour autant que je les connaisse, ce ne sont pas des tièdes : Je les ai entendus débattre âprement de problèmes concrets d’actualité (et de leur actions extra-maçonniques qui en sont le prolongement).
Pour la plupart, ces adhérents sont des gens très actifs dans la vie sociale. Faire partie d’un mouvement philosophique n’empêche absolument pas de s’engager aussi au dehors, je crois au contraire qu’ ils y sont plutôt encouragés.
J’en conclus donc que vous avez eu la malchance de tomber dans une loge d’apathiques.
A moins que vous ayez été mal averti de la nature de cette association, de ses buts et de son fonctionnement.
Il n’est pas dans le rôle de quelque obédience maçonnique que ce soit d’intervenir directement et publiquement en tant que telle.
« L’ Adresse à tous les Frères du GODF à l’occasion du convent de Vichy 2010 », parue dans R.L. qui a dû vous échapper, n’était sans doute pas destinée au grand public…( ? )
Les obédiences incitent à la réflexion dans une forme particulière, elles incitent leurs membres à être vigilants, à rester en éveil et prendre conscience de tout ce qui est humain et d’en conclure par des orientations qui débouchent sur de l’action et le militantisme à titre particulier. (cf.. l’ »adresse » citée plus haut, très précise sur les orientations du GODF)
Le GODF et la maçonnerie en général n’est donc pas morte, mais ce n’est: ni une religion, ni un parti politique, ni un syndicat (mais cela vous conviendraient peut-être davantage), elle ne se prononce pas ni n’agit, de la même façon que ceux-ci sans être pour autant inefficace pour qui la comprend.
A chacun son rôle.
Toute philosophie met en lumière et développe une façon d’aborder les problèmes , les événement et les idées. Elles ont des influences, sont un levain, mais si elles imposaient des actions, elles changeraient de nature et de nom.
Devenez tribun, meneur, agitateur (pas dans le sens : semer le trouble, mais : faire bouger).
Démissionner ou non du GODF est un problème personnel et je ne vois pas l’utilité de rendre public votre déception.
Si votre obédience vous a fait du tord ou vous a fait du mal, présentez vos récriminations et doléances à sa direction plutôt que de lui faire cette contre publicité malsaine et la dénigrer ainsi.
Croyez vous que cela vous aidera à vous sentir mieux ?
C’est votre choix personnel.
Vous dites pourtant « la République agonisante », mais pas le GODF !
Resterez-vous avec votre seule conscience ou irez vous chercher d’autres lumières ailleurs ?
Je vous souhaite que leurs influences vous semblent meilleures.
Et puis, comme dit une phrase populaire bien connue : « si vous n’aimez pas ça, n’en dégoûtez pas les autres » !
Marie-Astrid Savary




Riposte Laïque doit-il se transformer en parti politique ?

Mon sentiment sur la question :

1 – Que fait un parti politique ?

Il prêche ses idées, en suivant un courant d’opinion dont il se fait le défenseur et le représentant. Il se fait un devoir de faire le tour de toutes les questions politiques intérieures et extérieures, d’arbitrer les conflits en prescrivant SA ligne de conduite à adopter sur le plan social et matériel, ainsi que SA façon de penser présentées comme étant les meilleures, puis inciter à agir pour défendre ses préceptes, son orientation et son idéal.

2 – Que fait un syndicat ?

Il défend et soutient ses adhérents dans leurs revendications à propos des problèmes rencontrés dans l’exercice de leur profession. Ils oeuvrent pour l’amélioration et la défense des besoins de ses adhérents dans leur intérêt , il les informe et les aide à faire respecter leurs droits et leur dignité, avec ou sans tendance politique.

3 – Que fait un journal ?

Il observe, il analyse, il décortique les événements, en évaluant leurs conséquences possibles, parfois aussi propose des solutions envisageables, et donne son avis. Il éclaire, éveille l’esprit et la conscience sur l’actualité à sa façon. Chacun en tire ses conclusions selon sa sensibilité plus ou moins humaniste. Il s’ouvre parfois à la confrontation de divers points de vue qui nous interpelle et nous incite à la réflexion. Si sa tendance politique est affirmée, alors mieux vaut en lire plusieurs.
Il peut aussi représenter une croyance religieuse.
Un journal ne fonctionne pas comme une calculette qui donne son résultat sans état d’âme.
De quoi avons nous le plus besoin ?
– Des trois, bien entendu !
Chacune de ces institutions – parti politique – syndicat – journal – possède son langage qui agit sur notre conscience pour l’éveiller à la réalité ou faire peser son influence et permet de faire le tri dans ses pensées, sentiments, et enfin se construire une opinion. Mais chacune a son utilité et sa place bien distincte et n’aurait pas la même audience ni le même impact en changeant de statut.
(L’aspect religieux peut se glisse parfois de façon insidieuse dans chacune d’entre elles ).
Alors que certains journaux encensent UNE façon de penser, d’autres sont contre tout, systématiquement, mais d’autres nous mettent en garde d’éviter tout endoctrinement.
Avoir une tendance, est naturel (être neutre est quasi impossible à un être humain normalement constitué, laissons ça aux machines), l’afficher requiert une conviction profonde et du courage.
La laïcité n’est pas un parti politique.
Défendre la laïcité, c’est défendre la liberté d’esprit ..
C’est pour cela que Riposte Laïque doit, à mon avis, continuer son ŒUVRE salutaire en sa forme actuelle, continuer de nous permettre de présenter des opinions et avis divers voire contradictoires, des coups de gueule ou coups de cœur, et tout simplement continuer de s’exprimer et représenter ses lecteurs qui comme moi espèrent :
LONGUE VIE A RIPOSTE LAIQUE. !
Marie-Astrid Savary




Les roms, et après ?

LES ROM, ET APRES ?
Sarkozy veut expulser les Rom.
Quand j’ai entendu cela aux infos, j’ai tout de suite pensé : ce n’est qu’un début, l’étape suivante sera l’expulsion de tous les gens du voyage…
Mon intuition s’est confirmée, ça y est, c‘est commencé !
Je rencontre des gens du voyage au Secours Populaire F. au cours des distributions alimentaires où j’accueille les « ayant droit », dont certains en font partie.
Au début, je les sentais sur la défensive ; facile à comprendre : la méfiance qu’ils suscitent est palpable. Bon, je le sais : ils ont la réputation d’être voleurs, mais je ne suis pas d’accord avec ce genre de généralisation d’après le faciès, l’allure ou l’origine des gens mais je ne les traiterais surtout pas pour autant de voleurs, à la grand’ rigueur de « hardis preneurs » quand ils en ont l’occasion et surtout la nécessité, ce qui serait plutôt une taquinerie.
Quand j’étais petite et que je voyais des enfants cueillir des fruits aux branches des arbres qui débordaient des jardins au long des chemins – pour le plaisir, non par besoin – je croyais que c’était du vol, mais on m’a expliqué que non, ça n’en était pas.
Il ne faut pas étaler ses biens sous les yeux des gens démunis : J’avais un médaillon en or que je ne me quittais pas mais qui attirait leur regard, je l’ai enlevé et ne l’ai pas remis ; je me suis sentais coupable de provocation devant eux.
Autre bévue : je me suis trouvée confuse en montrant un prospectus à une femme qui me dit d’un air navré : « je ne sais pas lire moi madame » ! Je lui montre donc les photos : « je n’y vois pas, et je n’ai pas de lunettes » … Elle est nu-pieds dans des tongues crottées, son mari des bottes, ils s’accommodent de la promiscuité dans leurs caravanes et savent choyer leurs enfants.
Surtout, ne pas les juger trop rapidement quand on n’a aucune idée de ce qu’ils vivent ; Lequel (bien à l’abri dans son appartement ou sa maison) oserait prétendre qu’il jalouse leurs façons de s’habiller et de vivre ou leur cadre, parqués comme ils sont, bien à l’écart de la ville et des supermarchés.
Allez donc leur rendre visite un jour dans leur campement, si vous osez … et s’il est encore temps !
Moi qui en connais pourtant un grand nombre, je n’oserais jamais le faire sans y être invitée : je craindrais d’offenser leur pudeur en découvrant leur misère.
Leurs misères, devrais-je dire, toutes celles que j’ai perçues dans nos échanges pendant l’attente en essayant de rendre ce moment plus léger, sinon agréable.
Alors quand je vois l’un d’entre eux à la télévision, complètement désemparé dire : « mais monsieur, j’ai mes papiers, je suis français, moi ! », et pourtant lui aussi est prié de décamper ! …

ET MAINTENANT, A QUI LE TOUR ?

UN maire a ouvert à ces gens (mais momentanément ) les salles de sport de sa commune, « par SOLIDARITE HUMAINE » -alors que la rentrée scolaire approche mais COMBIEN L’ONT FAIT ?
Il ne faut pas oublier la manière dont la France a accueilli ses harkis en France , son attitude fut peu honorable, pour ne pas dire indigne !
Comment la France ose t-elle encore proclamer sa devise : « liberté, égalité, fraternité » : elle opprime et humilie ses enfants, ne les nourrit pas et pire, les rejette !
Même s’il sont adoptés, ce n’est pas une raison.
J’ose à peine vous faire part de mes craintes, de peur qu’elles se réalisent à nouveau : ET MAINTENANT : à quand les barbelés ?

LES EXPULSIONS CONTINUENT, ET C’EST INHUMAIN !

Aujourd’hui encore Dimanche 15 août un camp de Rom et de gens du voyage a été expulsé dans le pyrénnées…
Sarko veut semer la panique et le désordre , attiser les jalousie et les révoltes ; quelle sera l’attitude de tous ses gens et ceux qui voudraient pouvoir les soutenir. Se sentir aussi révolté et désarmé mène à la violence !
Je ne crois pas qu’il soit superflu d’être plusieurs à l’exprimer, au contraire, c’est une situation d’alerte, il faut se mobiliser !
Et puis : où iront les gens chassés des camps qui leurs étaient réservés ?
– S’ils deviennent hors la loi, faudra t-il les mettre en prison (si toutefois on leur y trouve de la place ? )
– Faudra t- il les mettre à la mer sur des radeaux comme les boat-people éjectés de leur pays à une époque ( et en partie recueillis par la France ) ?
Sur toutes les routes sans but, mais qu’ont-ils fait pour mériter cela ?
Pourrait – on donner à manger à ceux qui sont dans le besoin, au moins les fleurs qui sortent chaque jour du palais de l’Elysée, ou mieux encore, les restes de leurs festins…
Bon appétit à vous si vous regardez les info à la télé en mangeant, parce que moi, terminé : ça me le coupe, et ça me fait mal au cœur , au propre comme au figuré.
Marie-Astrid Savary




Réponse à quelques frères humains…

FRERES HUMAINS
« Frères humains qui après nous vivez
N’ayez les cœurs contre nous endurcis
Car si pitié de nous pauvres avez
Dieu en aura plutôt de vous merci »
Début de l’ « épitaphe » de François Villon.
Grâce à ce poète du 15ème siècle dont je suis tombée amoureuse lorsque j’étais en classe de 5ème, j’ai compris, réalisé et fait mienne la conception de fraternité humaine, qui ne m’a jamais quittée.
Il l’avait écrite dans la frayeur de sa pendaison imminente, sans étiquette (celle de « coquillard » n’aurait fait que l’accabler). Moi j’ai gardé cette idée contre vents et marées comme une référence – tout autant que le chapitre XXI du « Petit Prince » de St Exupéry… Je crois que tout être humain, quel qu’il soit, possède une valeur.
Je refuse catégoriquement les étiquettes, et je demande qu’on ne m’en colle pas sans mon avis.
Mais je me dis volontiers (quand je veux et à qui je veux) : agnostique donc laïque, libertaire, aussi tolérante que possible et surtout : je ne suis porte-parole de qui que ce soit, et ne m’exprime qu’en mon propre nom.
Je suis une femme retraitée, citoyenne lambda, « pauvre et de petite extrace » (F.V), qui n’a pas fait d’études, ne prétend donner de leçons à personne, ni s’exhiber, et encore moins se poser en exemple.
Je suis curieuse et réactive.
Quand un sujet m’interpelle, je vais donc comme tout internaute curieux, chercher sur le web des renseignements ; ex : l’extrait des articles de la constitution du GODF était un copié-collé remis en page. A chacun que ça intéresse d’y aller voir comme moi.
J’aime les échanges d’idées, voire les confrontations pacifiques de points de vue, afin de m’enrichir et m’élargir l’esprit, mais pas la polémique.
Paix et fraternité.
Votre humble sœur humaine.
Marie-Astrid Savary
P.S.Chaleureux merci à toute l’équipe de Riposte Laïque !




Aux Francs-Maçons qui utilisent Riposte Laïque pour régler leurs comptes

Le G.O.D.F. et son grand ménage

Je m’adresse aux Francs-Maçons qui prennent Riposte Laïque comme tribune :
1 – Croyez-vous donc que le fait de participer, avec vos cordons, à une manifestation qui concerne tous les citoyens français, vous donne plus d’importance et plus de poids que chacun des autres participants ? Quelle prétention ! Que vous le fassiez quand il s’agit de défendre votre groupe, derrière votre bannière et votre Grand Maître, c’est légitime, mais là seulement !
Sinon, chaque manifestant représente uniquement sa propre personne.
2 – La Franc Maçonnerie qui était autrefois secrète, puis discrète, veut maintenant s’imposer publiquement comme une force comparable à un parti politique ou un syndicat, c’est en contradiction totale avec sa nature première et son but : relisez les articles 1 et 2 de la constitution de votre obédience* ! Même si celle-ci ( ainsi que d’autres que je connais) encourage à s’impliquer dans des actions publiques utiles, mais là, c’est une confusion et un contre-sens total : le travail sur soi-même recommandé afin de faire bénéficier à l’extérieur des valeurs acquises à l’intérieur ne signifie pas exhibition de décors dans la rue, c’est une déviance, de l’orgueil mal placé.
3 – Vos attaques haineuses répétées sont en contradiction flagrante avec vos principes de tolérance, d’humanité et avec votre devise : « liberté, égalité fraternité », tout comme votre misogynie suggérée insidieusement, mais assez perceptible dans votre propos qui finit par un vrai charabia.
Conclusion : si vous avez du ménage à faire au sein de votre obédience, ça ne concerne en rien le grand public, et si vous pensez le contraire, inscrivez-vous pour un entretient dans une grande revue hebdomadaire qui remet le couvert au moins une fois par an sur le sujet quand l’actualité faiblit en inventant des « affaires » ou soi-disant « révélations », si toutefois les vôtres les intéressent…
Marie-Astrid Savary
* à toutes fins utiles

EXTRAIT DE LA CONSTITUTION DU GRAND ORIENT DE FRANCE

ARTICLE 1
La Franc-Maçonnerie, institution essentiellement philanthropique, philosophique et progressive, a pour objet la recherche de la vérité, l’étude de la morale et la pratique de la solidarité, elle travaille à l’amélioration matérielle et morale, au perfectionnement intellectuel et social de l’humanité. Elle a pour principes la tolérance mutuelle, le respect des autres et de soi-même, la liberté absolue de conscience.
Considérant les conceptions métaphysiques comme étant du domaine exclusif de l’appréciation individuelle de ses membres, elle se refuse à toute affirmation dogmatique. Elle a pour devise :
LIBERTE EGALITE FRATERNITE
ARTICLE II
La Franc-Maçonnerie a pour devoir d’étendre à tous les membres de l’humanité les liens fraternels qui unissent les Francs-Maçons sur toute la surface du globe




Bravo et merci à toute l’équipe

Je me joins volontiers au concert de louanges que vous devez recevoir.

J’applaudis également au choix de Cyrano, nom qui évoque pour moi le souvenir ancien mais impérissable de celui d’E. Rostand, nom symbolique de la personne aussi excellente dans le fond que dans la forme – forme pour sa façon de s’exprimer – à défaut de l’être dans son apparence. (La vôtre d’apparence n’est pas vilaine, ce n’est pas ce que je voulais dire ! )

Vous avez bien fait de nous faire part de vos efforts, bien que je me doutais que ce n’était là pas oeuvre facile : un combat comme le vôtre ne provient jamais de paresseux égoïstes, mais de courageux altruistes.

Il est certains auteurs que j’aurais bien complimenté particulièrement, mais je choisis de vous féliciter collectivement.
J’ai particulièrement apprécié le ton d’ensemble qui n’est pas agressif, pas « anti » ou « contre » systématiquement et violemment, et surtout ni fielleux ni acide.

Seule petite remarque que je me permets de vous faire sur un petit truc qui me dérange un peu : il serait préférable à mon avis de ne citer aucun grade ou qualité de vos auteurs, ni situation sociale, ou bien il vous faudrait le faire pour chacun : L’intérêt d’un article ne réside pas pour moi là dedans ; mais peut-être pensez vous qu’un avis est plus « autorisé » s’il provient d’un haut diplômé… ? Pourquoi pas les ajouter dans la liste des auteurs…

J’ai déjà diffusé votre journal à une quarantaine d’adresses figurant dans mon carnet, ce qui me semble « pas mal » pour une « particulière »… et je n’ai pas dit mon dernier mot !

Bon courage et bonne continuation.
Avec toute ma sympathie.

Marie-Astrid Savary