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Évoluer ou disparaître, tel est le destin du monde des humains

Avant nous, des mondes humains ont déjà disparu, et ce depuis la nuit des temps :
«  À partir de 1177 av J.-C., il y a plus de 3 000 ans, les civilisations méditerranéennes de l’âge de bronze s’effondrèrent les unes après les autres, changeant à jamais le cours et le futur du monde occidental. Ce fut un moment clé de l’histoire – un tournant pour l’ancien monde. Dans le monde grec, en Égypte, et au Proche-Orient, l’âge du bronze dura deux mille ans environ, de 3000 à 1200 av J.-C. Quand cette ère prit fin, après des siècles de progrès technologiques et culturels… le monde civilisé méditerranéen, une immense région allant de la Grèce et l’Italie à l’ouest, jusqu’à l’Égypte, Canaan et la Mésopotamie à l’est, connut une fin brutale. De grands empires et de petits royaumes qui avaient mis plusieurs siècles à se développer s’effondrèrent rapidement. Vint ensuite une période de transition que les chercheurs considèrent parfois comme les premiers siècles obscurs du monde. Il fallut attendre longtemps pour que s’impose en Grèce et d’autres régions concernées une nouvelle renaissance culturelle, au fondement de la société occidentale que nous connaissons aujourd’hui » (E. Cline, université Washington).

Ce monde, Cline nous le présente comme peu différent du nôtre du fait de ses interconnections culturelles et commerciales, le statut de « grande puissance » de l’Égypte notamment, un monde déjà globalisé économiquement et secoué de conflits violents et même de révolutions. De même Carol Bell, académicien, compare l’importance de l’étain (armes en bronze) à cette époque, au pétrole et son ravitaillement lors de la Seconde Guerre mondiale par exemple. «  À partir de 1177 av J.-C., sous le règne du pharaon Ramsès III, des guerriers font irruption sur cette scène mondiale, se déplacent rapidement et ne laissent derrière eux que ruines et désolation : ce sont « les peuples de la mer ». Les grandes puissances de l’époque – hittite, mycéenne, cananéenne, chypriote… furent renversées les unes après les autres ». Seule l’Égypte arriva à les repousser par deux fois mais connut par la suite un déclin. Cependant, de nos jours, les chercheurs penchent plutôt pour une fragilisation de ces civilisations par un changement climatique, de longues sécheresses, une hausse démographique engendrant des migrations, des révoltes intérieures ; un « effondrement systémique » qui favorisa l’invasion des peuples de la mer, migrant eux-mêmes du fait de conditions climatiques défavorables. Une situation complexe donc, comme nous en vivons aujourd’hui. « La magnitude de la catastrophe fut gigantesque ; le monde ne connaîtra pas de situation comparable avant la chute de l’empire romain, plus de 1 500 ans plus tard ».

Le récit biblique du « Déluge », fin d’un monde, correspond-il a un fait précis ou bien est-ce un récit légendaire ? Je dis bien « d’un monde » car d’après la Bible, Adam, ancêtre commun à divers peuples, a eu trois « fils » , Abel assassiné par Caïn, Caïn exilé « en Terre de Nod » après cet assassinat, puis Seth, ancêtre de la lignée de Noé ; or Caïn est lui aussi l’ancêtre de divers peuples (G 4, v 16 – 22) ce qui conduit donc à conclure que seuls les descendants de Seth, hormis Noé et les siens, ont péri dans un déluge régional. Mais quel est donc ce « déluge » ? Essayons d’abord de le dater d’après les repères temporels que peut nous fournir la Bible. Le premier élément historique daté auquel la Bible semble nous renvoyer, c’est le départ de Tétrach, père d’Abram (futur Abraham après son alliance avec Dieu), de la cité sumérienne Ur suite aux raids amoréens (G 15, v 16) qui firent sombrer la cité d’Ur vers – 2000. Et donc Abram naquit autour de – 2010. Le temps qui sépare la naissance d’Adam de celle d’Abram nous est donné par la généalogie biblique, ex : Adam à 130 ans engendra Seth, etc. jusqu’à Abram. En additionnant ces chiffres, nous obtenons le temps écoulé entre l’apparition d’Adam en – 2010 , soit 1 956 ans ce qui nous donne la date d’apparition d’Adam vers – 3966, soit la fin du néolithique (début de l’âge du bronze vers – 3000).

L’âge donné pour les paternités et l’âge du décès des patriarches peut surprendre (Adam avait 900 ans) mais il faut lire probablement « la tribu d’Adam dura 900 ans et Énosh s’en sépara 130 après l’apparition de la tribu Adam. Noé avait 600 ans au moment du déluge. Comme Noé est né 890 ans avant – 2010, Noé est né vers – 2900 et le déluge eut lieu vers – 2300. Or Ur est située près de l’embouchure de l’Euphrate, une région terriblement inondable. L’archéologue Sir L. Wooley en 1929, trouvait en réalisant des fouilles archéologiques à Ur, une épaisse couche de sédiment argileux qu’il data vers – 3500, signant l’immersion des terres, séparant deux sites d’occupation de deux époques différentes (poteries faites à la main pour l’ancienne, la seconde au tour de potier. Or Adam fut tiré de la boue d’Éden, sa tribu fut peut-être rescapée d’une inondation majeure. Il est probable que plusieurs inondations cataclysmiques eurent lieu en Mésopotamie entre l’apparition de la tribu d’Adam et celle de Noé. Cependant la notion d’inondation cataclysmique « recouvrant toute la terre » hormis le mont Ararat ne peut correspondre à une inondation majeure dans la mémoire des hommes de l’Âge de bronze comme Noé, à une époque où il existait des connexions culturelles avec l’Égypte, la Grèce, Chypre, l’Anatolie. Comme le déluge est vécu comme châtiment divin, son souvenir perdure depuis la nuit des temps.

On peut ainsi remonter vers 8 000 ans où existait un lac d’eau douce en dessous du niveau de la mer et qui, après la rupture de la barrière du Bosphore, donna la Mer noire, vers – 7000. C’est peut-être ce cataclysme qui resta dans la mémoire d’Adam qui vécut à Éden, là où les affluents de L’Euphrate se rejoignent et le Tigre prend naissance, le haut plateau anatolien, au nord du lac de Van, région sismique et connaissant également de grandes variation du lac si l’on en croit la description biblique et que chaque inondation de l’Euphrate remémorait. À noter le nom d’un peuple, « les cimmériens » dont le nom signifierait « ceux du bout ou au bord du monde » sur le pourtour de la mer d’Azov. Or précisément, Gilgamesh (tablette sumérienne) se rendit « au bout du monde », là où vit le rescapé du déluge.

De nouveau, plus de 1 500 ans après la chute de l’empire romain, certains s’interrogent sur la fin de notre civilisation occidentale, tant les menaces sont nombreuses : on parle de remplacement des populations d’Europe face à une dénatalité européenne et une migration invasive à majorité africaine et à forte natalité, on parle de famine par disparition des pollinisateurs du fait de l’usage d’insecticides agricoles, on parle de risque pour le génome par irradiation nucléaire après deux accidents nucléaires, un vers Tchernobyl, l’autre à Fukushima après un tsunami, des accidents censés ne jamais arriver et qui pourtant ont généré des zones d’exclusion de 100 km de diamètre et 70 km respectivement, et malgré cela la date de péremption de nos vieilles centrales nucléaires en France est sans cesse repoussée face au retard colossal des projets EPR. Sans compter la pollution de l’océan, (récemment deux cachalots échoués, l’estomac plein de plastiques).

Si l’océan meurt, la vie disparaît. Dans ma jeunesse, un film prémonitoire eut un grand succès : presque toute la nature avait disparu, les villes croulaient sous le surpeuplement, des émeutes géantes étaient réprimées, pour seule nourriture des « cachets verts » nommés « soleil vert ». En fait, face à la disparition des ressources naturelles, la mort de l’océan, gigantesque poubelle, le meurtre légal avait été institué à partir d’un certain âge, et « soleil vert » n’était rien d’autre qu’une sorte de « croquette » à partir de cadavres humains ! Il me semble parfois que ce film est la caricature de notre situation présente.
Si le risque est certain, il n’est pas inéluctable si nos hommes politiques refont de la politique à l’ancienne : les yeux rivés sur l’avenir de la nation plus que sur leur carrière politique.

Comment accepter de voir exclure de l’Hexagone sa région, voir mourir bon nombre de jeunes, naître des enfants lourdement handicapés ? Pourtant c’est ce qui risque d’arriver avec nos centrales obsolètes et nos EPR problématiques, les déchets radioactifs, sans parler du risque terroriste !
On a moqué la jeune Greta Thunberg qui crie, panique, croyant au déluge maritime annoncé par le Giec qui serait provoqué par le seul CO2 anthropique, mais le seul CO2 lié aux hydrocarbures est-il la seule grande menace ? J’attends toujours qu’on m’explique ou démente pourquoi il y aurait eu un petit refroidissement entre après-guerre et les années 70, alors que l’industrialisation augmentait, puis une hausse spectaculaire malgré le développement du nucléaire civil. Par contre, à partir de 1970, la déforestation sur trois continents, Afrique, Amérique (nord avec le gaz de schiste et les huiles bitumeuses, sud avec l’élevage) et Asie, Extrême-Orient fit disparaître d’immenses forêts primaires. D’autre part, certes on planta des palmiers à huile mais la production photosynthèse est bien moindre qu’une forêt vierge ; bref, une catastrophe écologique qui affame les populations dans une intention… écologique !!

Plus on déboise, plus en été la sécheresse est importante et les incendies fréquents et importants. Ajouter à cela les incendies criminels (eux aussi favorisés par la déforestation et les routes) notamment en Amazonie, et on comprend pourquoi la déforestation croit de manière exponentielle. La terre mise à nu voit l’albedo (coefficient de réfraction des UV) augmenter et donc l’atmosphère s’échauffe, l’air chaud contenant plus d’eau, l’évaporation de l’eau augmente. Or la vapeur d’eau est le gaz le plus important de l’atmosphère et l’effet de serre qui permet que notre maison commune, la Terre, soit à une température moyenne de +15° et non négative. Donc la déforestation, les grands barrages hydroélectriques également qui dégazent CO2 et méthane – GES de 25 fois CO2 – sont peut-être les grands responsables du changement climatique. L’océan réchauffé, ainsi que le permafrost qui fond, libèrent du méthane qui augmente de manière exponentielle.

Notre Terre va-t-elle finir comme sa jumelle, Vénus, dont les océans se sont évaporés au point que son atmosphère (CO2 essentiellement) est devenue un enfer brûlant le sol à 450° ? Car il fut une époque où Vénus avait des océans peu profonds et une température tropicale compatible avec la vie ! N’ayez crainte, notre bonne vieille Terre est une coriace, elle saura se défendre, mais que les gros mammifères que nous sommes connaissions le sort des dinosaures, rien d’impossible ! En effet, si les océans subissent une thermo-dilatation (envahissent les terres), et une augmentation de l’évaporation, cela diminuera la pression hydraulique sur les plaques tectoniques océaniques et donc augmentera le nombre de petits séismes, eux-mêmes déclencheurs de grands séismes (c’est le cas actuellement). Or deux caldeiras montrent des signes d’activité : celle du parc de Yellowstone et celle des champs phlégréens du golf de Pouzzoles (vers Naples). L’explosion de la caldeira de Yellowstone rayerait de la carte un grand nombre d’États des USA ainsi qu’une partie du Canada. L’hiver volcanique qui suivrait par obscurcissement poussiéreux du ciel entraînerait une famine mondiale.
Ah ! si la peur pouvait être salutaire, engendrant un contrôle des naissances mondial, et la volonté des gouvernants d’assurer la survie de nos nations !

Marie-Jeanne Jourdan




Connaître l’histoire, en tirer les leçons pour sauver notre monde

Combien d’entre nous ont confusément un sentiment de « fin du monde » ou tout au moins de fin d’un monde ? Fin du monde pour les adeptes du changement climatique cataclysmique d’origine entropique(ou conséquent de l’augmentation du CO2 liée aux activités humaines), fin d’un monde pour les lanceurs d’alertes du « grand remplacement » de la population européenne par une population d’origine migratoire extra-européenne, africaine et musulmane essentiellement.

Le début de la mobilisation « des gilets jaunes » qui fut massive, dont le facteur déclenchant fut l’augmentation de la taxe essence, montrait que les soucis principaux des classes populaires laborieuses étaient la crainte de la paupérisation qui touchait les bas salaires essentiellement de la France rurale. Mais les revendications montraient également pour beaucoup une hostilité face à une immigration clandestine de populations extra-européennes à forte natalité et à majorité musulmane d’où la crainte d’un certain nombre d’éléments islamiques radicalisés en son sein. En effet, depuis les tueries à Toulouse et Montauban par Mohamed Merah contre une école juive et des militaires français qui ont fait 7 morts dont 3 enfants (dont un père et sa fille) et 6 blessés en 2012, la France a été l’objet régulièrement du terrorisme islamique dont l’attentat contre Charlie hebdo et l’hypermarché Casher : 17 morts en janvier 2015, l’attentat dans les rues de Paris et le « Bataclan » : 130 morts et 413 blessés, l’attentat à Nice : 86 morts et 458 blessés, attentat à Carcassonne et Thèbes en 218 : 4 morts et 15 blessés, l’attentat du marché de Noël à Strasbourg : 5 morts et 11 blessés. Selon « le Figaro », Depuis les tueries commises par Mohamed Merah en 2012 jusqu’à l’attaque de la préfecture de police de Paris, 263 personnes sont mortes dans des attentats islamiques en France au cours de 18 attaques islamiques, à ce bilan s’ajoute les centaines de blessés.

Mais ce qui choque bien des Français dans ces tragédies, c’est de voir que ces fauves islamiques ont leurs admirateurs et émules au sein d’une partie de la population musulmane d’origine que ce soit des immigrés récents ou des descendants de 2e ou 3e, voir 4e génération, signant là une hostilité communautariste criminelle au sein de la nation : on admire Mohamed Merah comme le Che Guerava des islamistes, des explosions de joies se manifestent dans certaines banlieues de la capitale à l’annonce des morts dans Paris. Jusque-là cependant, seule le bon sens populaire semble s’en offusquer, ses dirigeants certes, condamnent moralement mais ne semble pas considérer que l’état français est menacé. En 2019, c’est l’état français qui tremble : alors que les gilets jaunes remettent en question la légitimité du gouvernement, cet état s’avère terriblement fragile face à la menace islamique qui cette fois pèse sur lui : non seulement la France avec 1500 djiadistes français impliqués dans les guerres d’Irak et Syrie représente la moitié des recrues étrangères européennes, mais en octobre 2019 la préfecture de police a été attaquée, ses fonctionnaires égorgés par un de leur collègue, qui plus est, qui travaille comme informaticien au service des renseignements sans que ses changements de comportement (refus de serrer la main des femmes) n’alerte sur sa radicalisation! Les français en grand nombre se sentent trahis et infiltrés par l’hydre islamique et ses réseaux en mosquées.

Il est vrai que l’Islam rigoriste, inconditionnel de la femme voilée, a prospéré rapidement en terre de France, et c’est sur ce terreau qu’a prospéré le terrorisme islamique. Ainsi, peut – on s’interroger si la solution ne serait pas de s’attaquer au nid du terrorisme plutôt que de tenter d’empêcher les terroristes d’agir. Que s’est-il donc passé en France – et dans bien des pays d’Europe – pour que le voile islamique inexistant chez les femmes originaires du Maghreb dans les années 70, devienne plus répandu, puis, très rapidement après les attentats du 11 novembre 2001 de Manhattan – center tende à se généraliser, y compris chez des femmes d’un certain âge qui jusque-là n’en mettaient pas? On vit également à cette époque le voile faire son apparition chez des fillettes impubères. Pour la première fois un acte de guerre frappait le cœur de l’Amérique qui semblait invulnérable, et celui qui avait porté ce coup était un saoudien frère musulman. Oh bien sûre, quelle tristesse toutes ces victimes, mais l’Amérique avait déclenché la colère de Dieu, armé le bras de Ben Laden, car Dieu soutient le Djihad. Alors on s’engagea sur le « petit Djihad » de la vertu islamique : on réclama des lieux de prière, on habitua dès leur plus jeunes âges les filles à porter un voile, conditionné un enfant est bien plus simple que d’imposer sa volonté à une adolescente qui le refuse, la police des mœurs communautaires devint plus pressante, plus organisée.

Dans le même temps la communauté explosait : dans les années 70 on mariait la fille, souvent contre son gré, à un algérien vivant au pays et tous deux souvent revenaient en France – combien de tentatives de suicides alors chez ces jeunes filles rebelles à la volonté du père voyait–on alors dans les hôpitaux sans qu’elles y trouvent de secours – l’impuissance de leur rébellion d’alors, le conditionnement des fillettes, allaient conduire à leur soumission. Dans les années 2000, garçons et filles trouvaient un conjoint « au bled » et les mariages multipliaient par deux la population des jeunes, des jeunes qui voulaient trouver du travail. Ajoutons à cela l’immigration clandestine, et on comprend aisément le communautarisme naturel qui se développa. Quelle fut la réaction gouvernementale face aux tensions communautaires provoquées par les explosions de violence communautariste islamique, d’accaparation de « zones de non-droit » dans les banlieues islamisées ? Le ministère de la culture avait par le passé déjà encouragé dans l’apprentissage de l’arabe dans des associations culturelles, je me souviens du discours dans ma jeunesse dans les années 70 qui critiquait la politique d’assimilation à la française et soutenait un modèle d’intégration pluriculturelle. Plus récemment, sous couvert de cours d’histoire, c’est l’épopée islamique qui est mise en valeur et l’enseignement du Coran plutôt que l’histoire religieuse de l’Islam et du Coran.

Hors, c’est précisément l’enseignement de l’histoire religieuse honnête qui pourrait être un véritable outil d’endiguement du fanatisme criminel de l’islamisme archaïque de magnification de l’époque glorieuse du prophète. Mais on ne peut comprendre l’origine de l’Islam sans connaitre l’origine du premier schisme de l’église primitive qui déboucha sur la naissance de la puissante église catholique et romaine et la notion d’hérésie associée aux sectes chrétiennes qui refusèrent et celles qui refuseront le dogme officiel apparu après le concile de Nicée en 325 à l’initiative de l’empereur romain Constantin 1er qui réunit tous les évêques de l’empire avec pour mission de fixer un dogme officiel, se prononçant sur la nature du Christ, grand sujet de division des communautés chrétiennes de ce temps, et d’établir sur quels évangiles dit « canoniques » la foi chrétienne devait s’appuyer, et quels autres dit « apocryphes » devaient être interdits et détruits. Il s’agissait essentiellement de choisir entre la foi trinitaire, « trois personnes, le Père, le Fils, et le St Esprit en une seule » et la foi liée au « Logo ou incarnation de la parole de Dieu au sein d’une vierge », thèse soutenu par un moine Arius qui l’opposa à son évêque, l’évêque d’Alexandrie, mais qui fut soutenu par d’autres membres du clergé. C’est cette vieille querelle orientale qui fit éclore bon nombre de « sectes chrétiennes » dites « hérétiques » en Orient que l’Islam reprit à son compte.

En effet, l’Islam à son origine rejette la foi trinitaire, ne considèrent pas ces croyants comme de « vrais croyants » mais comme des « associateurs », des « polythéïstes » hypocrites. Le Christ est le seul homme sans péché, «  un homme parfait né d’une vierge parfaite » mais il n’est pas Dieu, une croyance à l’identique de ceux que les catholiques héritiers du concile de Nicée, nommaient « les mi-juifs » des juifs se réclamant de certains apôtres juifs de Jésus voyant en lui « le messie » sans reconnaitre la filiation « fils de Dieu ». Plus qu’un chef religieux, Mahomet apparait alors comme un chef militaire, un soldat de Dieu, un nouveau Moïse chargé d’établir un nouveau royaume de Dieu et les arabes issus d’Ismaël fils d’Abraham forme le nouveau « peuple élu », héritier de la promesse de Dieu à Abraham, mais c’est l’Egypte, grenier à blé de l’empire romain qui attise la convoitise arabe. Pour convaincre les chrétiens « hérétiques » de se joindre à leur cause, le Coran montre que les prédicateurs arabes présentent Mahomet comme « le parapet » promis dans l’évangile de Jean chargé de les instruire alors que le texte pour les chrétiens annonce « l’Esprit-saint » (évangile de Jean 15-26) ».

Par la suite, les musulmans pourtant pourfendeurs « d’idoles », rangeront Jésus et Marie dans les « archives », et la place de « Mahomet » deviendra central dans leur culte à Dieu, remplaçant progressivement la figure de Jésus-Christ, afin de renforcer un communautarisme politique dans les guerres avec « l’occident ». Ainsi d’une opposition dogmatique qu’un empereur romain voulut effacer afin de solidifier un empire politique, presque 3 siècles plus tard apparut l’Islam qui substitua progressivement la figure du Christ Jésus à celle d’un Christ guerrier, Mahomet, une évolution politique afin de légitimer la volonté dominatrice par le djihad des conquérants arabes de l’empire romain. Ne serait-il pas sage d’oublier les conflits du 7e siècle et se consacrer aux enjeux de notre temps qui mettent en péril l’humanité : risque climatique lié surtout à mes yeux à une déforestation massive, volcanique, bombe démographique (imagine-t-on quel serait la population mondiale sans deux guerres mondiales ni politique de l’enfant unique en Chine ?), risque nucléaire qui contamine d’immenses territoires, tue et peut tuer indirectement par milliers et plus, et surtout s’attaque au génome humain. Nous sommes condamnés à nous entendre et arracher les œillères du fanatisme si nous voulons survivre, être à même de mettre en place une politique urgente de limitation des naissances à l’échelle mondiale.

Marie-Jeanne Jourdan