1

Comment Nord Littoral m’a accusée de supporter les nazis…

Lors des législatives de 2017, Riposte Laïque avait apporté son soutien à Marie-Jeanne Vincent, enseignante et candidate à Calais pour l’Union des Patriotes, étiquette Civitas. Nous n’avons aucunes accointances avec la formation d’Alain Escada, mais le matraquage dont était victime Marie-Jeanne Vincent de la part du quotidien local Nord Littoral nous avait amenés à la soutenir au nom des valeurs républicaines qui sont les nôtres.
Depuis 2017, de l’eau a coulé sous les ponts. Madame Vincent a rejoint le Parti de la France dont elle est déléguée départementale et le directeur de publication de Nord Littoral a comparu le 4 décembre dernier devant le tribunal de Boulogne-sur-Mer pour diffamation envers fonctionnaire d’État. Le délibéré aura lieu le 26 février 2019.
Peu avant le procès, une nouvelle campagne avait été orchestrée par le média local afin de prétendre que « la prof » Marie-Jeanne Vincent « supportait les nazis ». Tout cela sur la base d’un passage tronqué d’une vidéo enregistrée lors des Journées de Synthèse Nationale, le 14 octobre dernier, où cette dernière intervenait dans le cadre d’une table ronde sur la réinformation. Pièce en toute logique non retenue par le tribunal. Décryptage d’un gros pétard … mouillé.

Riposte Laïque : Vous avez été violemment prise à parti par Nord Littoral, en tant que professeur, sur la base d’une intervention que vous avez faite à Synthèse Nationale. Pourriez-vous nous expliquer les faits ?

Marie-Jeanne Vincent : Je suis intervenue le 14 octobre dernier à Rungis dans le cadre d’une table ronde sur la réinformation, aux côtés de membres de TV Libertés et de Synthèse Nationale, en tant que simple citoyenne et déléguée départementale du Parti de la France et non en tant que professeur, ce qui est une évidence pour chacun.
Le sens de mon intervention était d’expliquer les méthodes de manipulation de l’information selon la méthode antifasciste théorisée par Willy Münzenberg*, à savoir : destruction de l’adversaire par la calomnie, le mensonge, la diffamation, l’utilisation d’idiots utiles du système et enfin l’inévitable reductio ad hitlerum. C’est cette méthode qui a été utilisée contre moi par Nord Littoral, ce qui démontre la justesse de mon analyse !

Riposte Laïque : Et donc vous avez clamé votre « tolérance pour les nazis » !

Marie-Jeanne Vincent : Lors de ma démonstration, j’indiquais que l’arme ultime de la presse aux ordres était de cataloguer son adversaire en tant que nazi. D’où ma boutade : « Bon, vous êtes nazis si vous le voulez, ça ne me dérange pas, je suis très tolérante ». Cela a naturellement fait rire la salle qui, bien entendu, a mesuré le second degré très lourd de ce propos. Cela n’a pas été le cas de la « petite main » de Nord Littoral dont l’attitude est très significative de la paranoïa de notre société où un Desproges ne pourrait plus s’exprimer et encore moins un Voltaire…

Ayant été élevée par une tante résistante, ayant enseigné l’Histoire et obtenu en 2007, avec mes élèves de lycée professionnel, un prix départemental au Concours national de la Résistance et de la Déportation sur le thème Les Justes, je ne présente aucun trouble mémoriel ou de distorsion historique.

Cela a visiblement échappé au « journaliste » qui sévit dans les colonnes de Nord Littoral dans le courage de l’anonymat. Cet anonymat est un manque de respect pour ses lecteurs et… son directeur de publication qui, ayant été dans ses jeunes années délégué du Syndicat national des journalistes, se doit de connaître les règles de déontologie. Ce qui est comique, c’est que le « non-scoop » de Nord Littoral est sorti près d’un mois après la mise en ligne de la vidéo qui avait déjà circulé sur les réseaux sociaux sans qu’elle suscite la moindre réaction ou indignation.

Riposte Laïque : On vous a également reproché de citer des auteurs comme Brasillach ou Pierre-Antoine Cousteau…

Marie-Jeanne Vincent : Dans ce pays, il est honorable de lire et d’étudier dans les manuels scolaires un Céline qui s’est terré à Sigmaringen en 1944 mais pas un Brasillach qui était le génie littéraire de sa génération. C’est ce génie que je retiens de lui et également le fait qu’il a tourné le dos à la Collaboration en quittant Je suis Partout en 1943. Brasillach a commis une grosse erreur. Il a révélé que le massacre de Katyn avait été commis par les Soviétiques ce que ne lui ont jamais pardonné les communistes au pouvoir en 1944. Des intellectuels comme Camus, Cocteau, etc. on tenté de sauver sa tête. En vain.
Pierre-Antoine Cousteau, qui lui a succédé, a poursuivi une ligne dure, nihiliste. Il a assumé son engagement, a été jugé et a purgé sa peine. Pierre-Antoine Cousteau n’a jamais travaillé avec la milice et encore moins avec la Gestapo, comme il a été écrit dans Nord Littoral. Il n’y a eu aucun témoignage à charge lors de son procès.

On peut ne pas partager le combat de P.-A. C. mais reconnaître son talent journalistique. C’est mon cas.
Vous savez, je pense qu’il faut tout lire. La vue d’un livre de Marx, Lénine ou Che Guevara ne me fait pas lever les bras (les deux !) au ciel ! Il y a toujours des idées à prendre, même chez les auteurs dont on ne partage pas les engagements. On va encore dire sans doute que je suis trop tolérante…

Riposte Laïque : Pourquoi avez-vous fait la promotion du site de réinformation Nous Sommes Partout ?

Marie-Jeanne Vincent : Les membres du collectif informel à l’origine de ce site basé en Suisse m’ont demandé d’en faire la promotion, ce que j’ai fait par sympathie. Ce site, s’il fait écho à Je suis partout, c’est bien au titre d’avant-guerre qui était un magazine culturel et politique de grande qualité. Encore une fois, il faut être particulièrement inculte en Histoire de la presse pour résumer Je suis partout à l’antisémitisme des dernières années. Il y avait dans les années trente une effervescence intellectuelle totale, provenant de tous les courants politiques, effervescence qui a totalement disparu de nos jours.

Aujourd’hui, nous vivons dans un monde formaté qui a besoin de se doter de lois comme les lois Fabius-Gayssot pour encadrer la liberté d’expression et qui, bien entendu, ne sont nullement éducatives. En tant qu’enseignante, je crois plus aux vertus de l’éducation qu’à celles de la répression. Soyons clairs. C’est par l’éducation que l’on forme des citoyens avertis, capables de faire face aux fanatismes de tous bords et de se forger leur propre intellect. La vague d’attentats que nous avons connue en France démontre que l’arsenal juridique existant n’a servi à rien et ne sert toujours à rien. Si nous sommes tombés si bas, c’est que notre société est socialement minée, intellectuellement plombée, foncièrement divisée, d’où le sens de mon engagement politique. Croire c’est Oser ; Oser c’est Croire. Avec nos militants, Nous Osons, Nous Croyons.

Riposte Laïque : J’imagine que l’on doit clamer que vous avez une rancune contre Nord Littoral !

Marie-Jeanne Vincent : Je n’ai de rancune envers personne. Je suis farouchement attachée à la liberté de la presse à condition qu’elle informe, ne déforme pas, ne diffame pas. Il me semble que ces bases du métier sont oubliées par des médias formatés qui cherchent à vendre du sensationnel plutôt que de l’information. Tout cela est le fruit d’une concentration médiatique amorcée à la Libération et qui atteint son summum ces dernières années. Dieu merci, les médias de réinformation existent. Eux ne censurent pas ni ne déforment les propos de leurs interlocuteurs. Pierre Schoendoerffer disait avec justesse : « Je crois que le souhait obscur des hommes est moins d’être libres que d’être inspirés. » Schoendoerffer était un homme d’honneur. Le combat que nous menons pour la France est inspiré. Les quolibets peuvent tomber, seul compte le compte le combat pour la Liberté et l’Honneur.

Propos recueillis par Jeanne Bourdillon

* Willi Münzenberg (né le 14 août 1889 à Erfurt et mort en 1940 à Saint-Marcellin dans le département de l’Isère) est un militant communiste allemand, cadre de l’Internationale communiste, qui établit de nombreuses associations dans le but de favoriser la cause de l’URSS. Il est l’un des propagandistes les plus influents de l’Internationale communiste exerçant une forte attraction auprès d’un certain nombre d’intellectuels occidentaux avant-guerre. Il est particulièrement connu pour sa capacité à instrumentaliser l’antifascisme au service de l’État stalinien. Münzenberg finit néanmoins par rompre avec le communisme en raison des grandes purges de Staline durant les années 1930 et meurt de manière non élucidée en 1940.




Calais : les antifas qui ont tagué ma maison me rappellent les nazis qui bombaient « Juden »

On se souvient que lors des dernières élections législatives, à Calais, une violente campagne avait visé une enseignante, par ailleurs professionnellement irréprochable, Marie-Jeanne Vincent, coupable, aux yeux d’une élève militante chez Mélenchon, de défendre les couleurs de Civitas. Bien que ne partageant pas, loin s’en faut, toutes les orientations de Civitas, Riposte Laïque avait pris la défense de l’enseignante, et polémiqué durement avec Nord Littoral et tous les petits commissaires politiques qui relayaient cette campagne. 5 mois plus tard, nous avons donc l’occasion de faire le point de la situation à Calais avec Marie-Jeanne Vincent.

Riposte Laïque : Quoi de nouveau vous concernant, depuis les élections législatives, où vous avez été victime d’une violente campagne, comme enseignante, pour vous être présentée comme candidate de Civitas ? Pas de préjudice professionnel ?

Marie-Jeanne Vincent : La campagne de presse s’est calmée puisque la période des élections est passée. Les plaintes que j’ai déposées y sont sans doute aussi pour quelque chose. Au niveau professionnel, j’ai toujours été et je suis toujours soutenue par mes élèves qui me connaissent et ne se sont pas laissés impressionner par les immondes ragots d’une presse aux ordres. Je leur ai toujours enseigné la valeur de la liberté d’expression et j’ai pu constater que mon enseignement n’a pas été inutile, ce dont je ne suis pas peu fière. L’Education Nationale est restée parfaitement neutre dans cette affaire, mon engagement politique relevant de ma vie privée. Et contrairement à certains collègues gauchistes, je n’ai jamais, au grand jamais, fait de prosélytisme auprès de mes élèves.

Les grands défenseurs de la liberté d’expression du Channel ne veulent plus travailler avec moi, pénalisant mes élèves !

Le plus gros problème est venu du Channel Scène Nationale. Je vous rappelle que je suis professeur de lettres et de théâtre et je travaillais donc en partenariat avec cette structure. On m’a donc demandé très poliment et avec beaucoup de diplomatie de ne plus travailler avec cette structure et de continuer à exercer mon métier de professeur de théâtre uniquement dans les murs du lycée, le Channel, grand chantre de la tolérance et de la liberté d’expression ayant exigé que je n’exerce plus avec eux. Ce faisant, ce sont donc mes élèves qui sont pénalisés et discriminés puisqu’ils n’ont plus – de ce fait – accès aux facilités de cette structure culturelle qui prêtait ses locaux et ses moyens techniques à l’option théâtre. On m’a donc, toujours très courtoisement, évincée de l’option spécialité pour me laisser l’option facultative puisque par une facétie du règlement, Le Channel n’est partenaire que de l’option spécialité. C’est celle qui rapporte des subventions…

Riposte Laïque : Parlons de la situation de Calais. On a d’abord annoncé la fin de la jungle et la répartition des milliers de clandestins dans toute la France. Et donc le retour à une situation normale dans votre ville. Apparemment, cela n’a pas duré bien longtemps. Qu’en est-il, aujourd’hui ?

Marie-Jeanne Vincent : Actuellement, on compte entre 800 et 1.000 clandestins à Calais. Les associations « humanitaires » ont fait des pieds et des mains pour les faire revenir et ne pas perdre leurs subventions. Ces associations – soutenues par la mouvance antifa – organisent régulièrement des distributions sauvages de nourriture en plein centre-ville dans le seul but de faire de la provocation et d’obtenir un point de fixation pour les clandestins. Les dégradations se multiplient, la saleté règne et plusieurs agressions ont eu lieu : vol, viol et tentative de viol, attaques et barrages sur l’autoroute… On est très loin d’une situation normale !

Riposte Laïque : Avez-vous entamé des démarches pour alerter les autorités, sur cette situation intolérable ?

Marie-Jeanne Vincent : J’ai écrit personnellement et à deux reprises à M. Mignonnet, Adjoint à la Sécurité à la municipalité de Calais pour l’alerter sur la situation intolérable vécue par les Calaisiens et pour lui demander, en particulier, de régler le problème des distributions sauvages en centre-ville. Je n’ai eu aucune réponse…

La population souffre, l’élu ne répond pas… C’est dans la logique de la politique calaisienne depuis des décennies.

Riposte Laïque : Si nous en croyons la presse locale, il s’est produit des actes de vandalisme graves, cette nuit. Vous pouvez nous en dire davantage ?

http://www.lavoixdunord.fr/node/260799/paywall

Les antifas ont tagué le centre-ville de Calais, et ma maison. Ils me rappellent les milices collabos qui taguaient « Juden »

Marie-Jeanne Vincent : En effet. La mouvance antifa ravage régulièrement le centre-ville en couvrant les bâtiments publics et privés de tags orduriers et incitant à la haine. De nombreux bâtiments ont été dégradés la nuit dernière dont mon domicile. Ces tags incitent à la violence et à la haine. Les antifas n’ont aucune considération pour le pauvre Calaisien qui venait de faire repeindre sa façade ou pour les murs d’un collège fraîchement rénovés. On a affaire à une bande d’idiots utiles, d’ados gosses de riches en mal de sensation qui se prennent pour des grands rebelles une bombe de peinture à la main. Ces imbéciles heureux se comportent exactement comme les nazis ou les milices collabos qui taguaient d’ignobles « Juden » sur les façades des commerçants. La délation , la violence et la bêtise…

Riposte Laïque : Quel est votre regard sur l’attitude du maire de Calais, Natacha Bouchart, qui, il y a quelque temps, se réjouissait de l’enrichissement culturel amené par les migrants ?

Marie-Jeanne Vincent : Mme Bouchart ne parle plus de l’enrichissement culturel amené par les migrants Elle emploie maintenant un tout autre discours. Il faut dire que les élections de 2020 doivent se préparer en avance… Mme Bouchart découvre enfin la lumière et se rapproche de plus en plus du discours de Civitas !

Riposte Laïque : Marine Le Pen est également venue, il y a quelques jours, à Calais, épauler une femme violée par un migrant, et apporter son soutien aux forces de l’ordre. Est-elle la seule personnalité politique dans ce cas ?

Marie-Jeanne Vincent : Mme Le Pen a été la seule personnalité politique à venir à Calais suite à cette affaire mais je ne suis pas sûre qu’il ne s’agisse pas de récupération politique… J’ai été une des premières à dénoncer ce viol sur ma page Facebook mais je suis invisible auprès des politiques et des medias locaux, mes indignations étant toujours sincères et non bassement politiciennes. Cette venue a au moins eu le mérite de faire réagir Mme Bouchart qui semble découvrir les exactions des clandestins.

Riposte Laïque : Comment réagissent les commerçants, et les Calaisiens, devant un tel quotidien ?

Les milices gauchistes exercent une terreur quotidienne sur les Calaisiens

Marie-Jeanne Vincent : Les commerçants sont effondrés, le centre-ville est de plus en plus désert, les boutiques ferment les unes après les autres.

Quant aux Calaisiens, ils ne reconnaissent plus leur ville, ils demandent le calme et la sécurité comme tout citoyen. Ils souhaitent pouvoir profiter de leur ville de nuit comme de jour sans risquer de se faire agresser, détrousser ou violer. Pourtant, le silence règne dans la ville et les habitants se taisent à cause de la presse locale totalement vendue et qui n’hésite pas à dénoncer le moindre propos qu’ elle juge « déviant ». Le pauvre Calaisien , s’il ose s’exprimer, risque de retrouver son nom et sa photo en une du nouveau « Je suis partout » local, livrés à la vindicte gauchisante, risquant de perdre son emploi ou de ne jamais en trouver. A Calais, l’engagement politique se paye et j’en sais quelque chose. Les milices d’ultra-gauche font régner la terreur, s’en prennent aux biens et aux personnes. Il est lamentable qu’une soixantaine d’illettrés avinés, drogués et ultra-violents persistent à dégrader la ville et agresser tous ceux qui ne pensent pas comme eux.

Les leaders antifas, Jason Brebion et le comique Laurent Maameri, se prennent pour les Che Guevara du Calaisis…

Riposte Laïque : Et vous, quelle va être votre réaction ? Et selon vous, que faudrait-il faire pour mettre fin aux agissements de ces miliciens ? Connaissez-vous au moins leurs noms ?

Marie-Jeanne Vincent : Ces miliciens sont connus de tous. Leur leader est un certain Jason Brebion, assisté du comique de service Laurent Maameri. Ces deux là se prennent pour les Che Guevara du Calaisis alors qu’ils n’en sont que les morpions. Aucune réflexion, aucune culture, une bêtise crasse et jamais un mot de compassion pour les victimes des exactions de leurs gentils camarades migrants. Ces purs produits du système qui se revendiquent féministes et usent et abusent de la grotesque écriture inclusive ne s’insurgent jamais des affaires de viol ou d’agressions sexuelles. Ils vont même jusqu’à défendre des violeurs emprisonnés, sous prétexte qu’ils sont d’origine africaine… La femme violée a sans doute porté plainte par racisme… ? On peut en sourire mais ces guignols sont dangereux, ce sont de véritables gardes rouges prêts à toutes les violences pour faire taire les opposants. Personnellement, dans ce genre de crime, j’ai toujours une empathie pour les victimes, pas pour les tortionnaires…

La peur ne m’atteint pas, malgré les agressions subies par mes enfants et moi

Riposte Laïque : Avez-vous peur, parfois, de subir une agression ?

Marie-Jeanne Vincent : J’ai déjà subi des agressions et ce en compagnie de nos enfants. Quand je vous dis que ces miliciens ne reculent devant rien… Ils crachent leur haine sur tout ceux qui ne pensent pas comme eux, insultent, frappent, détruisent les biens.

Cependant, la peur ne m’atteint pas. Il faut lutter jusqu’au bout pour la liberté et je lutterai jusqu’au bout. Je viens d’une famille de résistants et ce ne sont pas deux ou trois sacs à vin à moitié analphabètes et quelques harpies mal lavées qui vont me faire peur. Ils n’ont pas compris qu’à Civitas, nous n’étions pas des militants mais des combattants.

Riposte Laïque : Souhaitez-vous ajouter quelque chose ?

Marie-Jeanne Vincent : Je sais que ce n’est pas dans l’esprit de votre site mais je sais aussi que, contrairement aux gauchistes, vous respectez la liberté d’expression. Alors j’ajouterai : Christ Roi et #MontreTaCroix et à Calais, on n’a jamais demandé un certificat de baptême aux combattants qui nous rejoignent. C’est ça, la vraie tolérance.

Pierre Cassen : Effectivement, Marie-Jeanne, le Christ Roi, ce n’est pas trop notre truc, mais vous avez le droit de le dire, même sur RL. Bon courage pour la suite…

Propos recueillis par Pierre Cassen




Calais : je ne pensais pas qu’une candidature catholique susciterait autant de haine

Martin Moisan, dans un article récent, a évoqué cette enseignante de Calais, candidate aux législatives pour Civitas, que trois élèves de son lycée veulent faire exclure, rien de moins !

http://ripostelaique.com/calais-manon-theo-et-alexandre-trois-lacombe-lucien-des-temps-modernes.html

Naturellement, c’était pour Pierre Cassen l’occasion d’entrer en contact avec elle, et de lui demander des informations supplémentaires. Les voilà…

Riposte Laïque : Avant d’évoquer votre candidature aux prochaines législatives, pourriez-vous expliquer à nos lecteurs ce que vous faites dans la vie ?  

Marie-Jeanne Vincent : J’ai toujours travaillé dans la vraie vie, je suis diplômée en littérature médiévale, j’ai été comédienne une dizaine d’années  puis j’ai passé les concours de l’Education Nationale et je suis  devenue professeur de lettres-histoire en lycée professionnel et ensuite professeur de lettres modernes et de théâtre en lycée général. J’occupe ce poste actuellement.

Riposte Laïque : Vous avez donc décidé de vous présenter aux élections législatives, dans la région de Calais. C’est votre première candidature ?

Marie-Jeanne Vincent : oui

Riposte Laïque : Vous avez par ailleurs choisi d’être soutenue par Civitas, devenu un parti politique. Pourquoi ce choix ?

Marie-Jeanne Vincent : Civitas correspond à mes valeurs catholiques et traditionnelles, valeurs qui m’ont été transmises par ma tante adoptive, elle-même résistante. J’étais une enfant abandonnée et elle m’a adoptée et élevée malgré son âge et m’a transmis la foi et l’amour de notre pays .

Riposte Laïque : Apparemment, si nous en croyons la presse locale, votre engagement a suscité quelques réactions, dans le lycée où vous enseignez. Cela vous a-t-il ébranlé ?

Marie-Jeanne Vincent : Sincèrement, rien ne peut m’ébranler. Je suis portée par la foi et par des convictions sans faille.

Riposte Laïque : Soupçonnez-vous une manipulation politique, et croyez-vous en la sincérité des trois étudiants qui paraissent vouloir vous faire chasser de votre lieu de travail ?

Marie-Jeanne Vincent : Je n’ai pas à m’exprimer sur les opinions politiques d’élèves du lycée où je travaille, même si ceux-ci ne sont pas mes élèves et que je ne les ai jamais eus en classe. L’école est un sanctuaire et doit le rester. On n’y parle ni politique ni religion afin de ne pas influencer les enfants et je me suis toujours tenue à cette règle.

Ces jeunes ont leurs opinions et je les respecte. Loin de moi l’idée de vouloir les empêcher de s’exprimer.

Cependant, en cas de diffamation caractérisée, je me réserve le droit de porter plainte et mon avocat est en train d’examiner le dossier.

Je déplore d’ailleurs les menaces dont la jeune fille a fait l’objet et je trouve cela d’autant plus lamentable que j’ai moi-même fait l’objet de menaces. Personne ne doit être menacé pour ses opinions.

Riposte Laïque : Aviez-vous déjà rencontré un problème, dans l’Education nationale, à cause de vos engagements ?

Marie-Jeanne Vincent : Non, dans la mesure où je ne les ai jamais exprimés et où je ne les exprimerai jamais sur mon lieu de travail, la politique devant rester dans la sphère privée. J’enseigne la littérature et le théâtre et c’est tout. Le rectorat a d’ailleurs reconnu que mon dossier était exemplaire.

Riposte Laïque : Quelles réactions envisagez-vous ?

Marie-Jeanne Vincent : Les actions judiciaires sont en cours. Je ne pensais pas qu’une candidature catholique susciterait autant de haine. Assimiler les chrétiens à des antisémites est une aberration car c’est oublier leur rôle pendant la seconde guerre mondiale et le nombre de ceux qui ont sauvé ou aidé les persécutés et cela souvent au péril de leur vie. J’ai d’ailleurs travaillé sur ce sujet en 2008 avec mes élèves de lycée professionnel pour présenter un dossier au Concours National de la Résistance et de la Déportation sur le thème « L’aide aux personnes pourchassées et persécutées pendant la seconde guerre mondiale », dossier pour lequel ma classe a reçu une distinction au niveau départemental.

De plus, cette accusation me blesse profondément car ma tante – qui m’a élevée – a été une de ces résistantes de l’ombre et le grand-père de mon mari a été blessé de guerre, capturé par les SS et interné 5 ans dans les camps nazis en Poméranie.

Riposte Laïque : Parlez-nous de la campagne que vous allez faire, durant les deux semaines qui restent…

Marie-Jeanne Vincent : Vu les menaces de l’ultra-gauche et le fait qu’un journal local me harcèle et me diffame pratiquement tous les jours, vous comprendrez bien que cela ne sera pas facile. Je ne peux pas exercer le droit de tout citoyen, à savoir coller des affiches ou distribuer des tracts pour ma campagne. La situation à Calais vire au déni de démocratie absolu.

Riposte Laïque : Vous êtes inquiète pour votre sécurité, vu le climat de haine que vous constatez ?

Marie-Jeanne Vincent : Ma sécurité personnelle importe peu. Seul compte le combat. Ces petits ennuis  ne sont rien à côté des souffrances du Christ. Cependant je n’envisage pas le martyre, vous vous en doutez bien !

Le combat continue !

No Pasaran…

Propos recueillis par Pierre Cassen