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Ils ont gagné, je vais devoir quitter ma librairie du Bourget

Impossible de se voiler la face, la réalité est là dans toute son horreur. Ils ont gagné, je vais devoir quitter Le Bourget.

Ils, ce ne sont pas seulement les islamistes, les représentants de la diversité, ce que certains appellent les chances pour la France, qui ont été des éléments actifs du harcèlement quotidien que je subis depuis plus de dix ans. Ils, ce sont aussi ceux que j’appelle les collabos. Par milliers, ils œuvrent au grand jour dans le renseignement, la répression des honnêtes citoyens, la condamnation abusive, la protection des criminels. Il se trouve des Français pour accomplir ce travail d’éradication des valeurs patriotiques. Des personnages inquiétantes ont surgi, présentant tout un éventail de bas instincts, de lâchetés et de cruautés où se mêlent l’argent et la ruse, l’amour de la diversité et de leurs idéaux.

La tactique du harcèlement s’est engagée à mon encontre et celle de ma famille depuis dix ans :

– Trente-six agressions physiques qui n’ont pas épargné ma fille et son chiot…

– Insultes fréquentes…

– Vitrines, panneaux brisés…

– Destructions de biens…

– Cambriolages….

– Garde à vue musclée et injustifiée pour avoir dit « arrêtez de faire la bamboula »…

– Condamnation devant un tribunal à une amende de 500 euros pour avoir tenu ce propos, assimilé à du racisme…

En me laissant livrée à moi-même, en me criminalisant, ils se sont rendus complices de mes bourreaux. Ces traîtres dénationalisent les Français et tuent scientifiquement leur patriotisme. C’est sans doute pour moi le crime le plus impardonnable commis pour la seconde fois en soixante-dix ans sur notre sol. Ils ont pour  seule devise : « Faire disparaître par tout moyen à leur convenance ceux qui font primer l’intérêt national et non le communautarisme. »

J’aime ma France, ses valeurs et ses couleurs; je la veux ouverte sur le monde mais que nul ne vienne l’envahir, l’avilir, la dominer ou lui imposer ses prières, ses us et coutumes et son mode de vie. Etre une femme de principes gaullistes tant dans l’âme que dans mon quotidien me vaudra la pire des rumeurs : celle de facho à abattre; déculpabilisant ainsi mes agresseurs voire les encourageant à poursuivre au nom du bien vivre ensemble.

J’ai mis mon énergie, mon efficacité professionnelle durant trente-six ans au service de la France afin de préserver un îlot intact en cette terre d’envol qu’est Le Bourget devenue terre d’asile où l’occupant prime sur l’accueillant. Face à moi, des hommes, des femmes aimant dominer, humilier, vaincre, faire courber les têtes, voir les autres ramper devant eux, les implorer, les supplier, leur demander grâce, devenir fourbes, lâches, obséquieux, serviles, répugnant de bassesse. Un jour, ils se fabriqueront sans doute eux aussi un passé plus glorieux et retourneront casaque. Ils essayeront sans doute de faire croire qu’ils ont tout fait pour sauver le soldat Sardin mais que ce dernier s’est sabordé.

Pourtant les preuves de l’inverse sont inscrites là, noir sur blanc avec les tampons de la république française et demeurent à jamais indélébiles. Depuis le début des années 2000, des militants musulmans ont le souci de créer ou de soutenir des partis ou des mouvements politiques qui leur sont soumis. Tout est entrepris pour amener la désunion intérieure et l’affaiblissement de la France. Les éléments se sont déchaînés et tout conspire désormais contre une femme comme moi, tant pour ce que je représente que pour ce que je véhicule idéologiquement.

Dans des territoires perdus de la République, on déloge, on condamne, on viole, on assassine et les auteurs sont soutenus, aidés, libérés par des « Dupont », « Durant », etc. Mesdames, Messieurs, vous venez de me condamner à quitter en moins d’un mois ce que j’ai mis trente-six ans à bâtir avec mon père et comme si cela ne suffisait pas, vous me réclamez plus de trente-trois mille euros en réajustant le loyer à partir de 2008, le passant de 500 euros à 1400 euros, juste pour le fun.

En me créant une dette totalement fictive et injuste vous mettez mon activité de libraire dans une impossibilité totale. Je deviens ainsi la librairie la plus chère de France au mètre carré en zone islamisée, tout ceci avec l’aval du système judiciaire, cela va de soi. Voilà donc votre justice, prendre, voler le travail d’autrui afin de museler la liberté d’expression et conduire chacun vers la pensée unique. Le terrorisme légal est désormais en place. Mes chers amis, vous tous qui m’avez soutenue durant tant d’années, je vous remercie vivement; il y a une morale chrétienne, il y a une morale humaine imposant des devoirs et reconnaissant des droits. Ces devoirs et ces droits tiennent à la nature de l’homme, ils viennent de Dieu.

On peut les violer mais il n’est au pouvoir d’aucun mortel de les supprimer. Collaboration, expression recouvrant une réalité aussi horrible qu’inhumaine, qui, peu à peu refait surface et dont je suis la première victime en ma commune puisque la dernière librairie de culture française va se voir engloutir par un commerce musulman avec la bénédiction de toute une municipalité et du plus grand nombre de disciples de la dite confession.

Marie-Neige Sardin

Reportage sur Marie-Neige Sardin de Guy Sauvage, en juillet 2013.

[youtube]TunbFpZfmqI[/youtube]

https://www.youtube.com/watch?v=TunbFpZfmqI




Librairie du Bourget : grille sabotée, colis volés…

Dans le brouhaha d’un jour de marché, plus proche d’ailleurs du souk que du marché provençal, je n’ai pas prêté plus attention que cela, à la déflagration ressentie au cours de la matinée.

Mais à vingt heures, lors de ma fermeture, il me fut impossible de descendre mon rideau de fer. Après de multiples tentatives au niveau du compteur, de la prise, du bouton, il était évident que ce dernier était en panne.

Je me sentais observée, la panique me gagnait, mon bien, ma boutique, ils allaient l’attaquer, c’était une évidence; vite la protéger en enclenchant les alarmes.

Je vous laisse imaginer ma stupéfaction, lorsque je constatais que là aussi, il n’y avait plus aucune connexion avec la télésurveillance… sabotage!

Que faire, un samedi soir, sur la terre, seule, face à ces ombres tapies, attendant juste que la rue se vide peu à peu.

Marie-neigecouteauxJe décidais rapidement de monter la garde pour la nuit, impossible d’abandonner ainsi mon petit coin de France. Je gonflais un matelas de fortune, pris une couette; je coinçais la porte avec des présentoirs, des tabourets, plaçant à mes côtés de quoi me défendre, soit des armes ne faisant pas dans la dentelle.

Allongée ainsi dans le noir, j’avais peur tout en me sentant forte.

Les cieux ne pouvaient que me venir en aide. La nuit me parut interminable, à maintes reprises ils approchèrent de la porte, mais à chaque fois j’allumais toutes les lumières de la boutique …

L’aurore pointa son nez, je m’endormis.

Le dimanche, je ne pus que constater les dégâts avec les dépanneurs du rideau; le moteur de ce dernier avait complètement grillé et c’est sans doute un miracle si l’échoppe ne s’était pas embrasée. Il fallait commander un nouveau moteur pour un rideau de plus de 350 kilos et là, l’affaire n’était pas dans le sac; soixante douze heures de délais et des nuits de veille encore en perspective.

Le bilan était lourd, mille cinq cents euros pour le rideau, deux cents euros pour les alarmes et cette solitude face à ces attaques… je me suis crue au far-west, le feu de bois et le banjo en moins.

Cassée, brisée, désespérée chaque nuitée, je me levais pleine d’espérances au petit matin…. je devais m’en sortir, je devais pouvoir financer cela, peu importe que mon assiette soit vide, si la boutique était toujours debout. Je me fendis d’un mail à Monsieur Le maire, pour le cas où j’eusse à me battre, mais celui-ci fit autant d’effet qu’un emplâtre sur une jambe de bois.

Attristés par ma situation et mes  trois nuits consécutives de garde, armes à la main, les responsables de la société de réparation se démenèrent  pour accélérer la cadence et réparer tout au plus vite.

Ils venaient de terminer, tout fonctionnait, nous nous quittions fatigués mais heureux du résultat, quand soudain, par l’arrière boutique deux individus se précipitèrent sur les colis livrés par kiala pour mes clients. Nous courûmes, en vain…..

On m’assassine à grosse dose, chaque heure un peu plus, ils pensent se livrer à l’assaut final en m’écrivant ce genre de commentaire:

« LEBREL75 à CELLEQUIDITNON93350

LA RACISTE QUE TU ES MARIE NEIGE SARDIN , JECRIS SE QUE JE VEUX CAR JE SAIS QUE TU ES UNE MENTEUSE DE FOUTEUSE DE MERDE !! BIEN FAIT POUR CE QU IL T4ARRIVE !!! J HABITE AU BOURGET JE TE FERAI LA MIS7RE TOUT LES JOURS JUSQU 0 QUE TU TE SUICIDE , SALE RACE QUE TU ES !!! »

Ce n’est pas parce que l’impensable rejoint l’inconcevable qu’ils gagneront pour autant la guerre.

Marie-Neige Sardin

Expression Libre: http://m.neige.free.fr  et http://le-bourget.over-blog.com/




Serge Ayoub et ses amis ne menacent personne, contrairement aux islamistes

En écrivant « Celle qui dit non » j’avais un rêve, celui de faire prendre conscience, à toute la classe politique, tout parti confondu, à quel point une victime est madame, monsieur tout le monde, à quel point, elle est le peuple et à quel point le déni général est la balle tirée à bout portant pour achever cette dernière, si elle ose survivre.

A la sortie du livre, un seul désir m’animait; il est d’ailleurs toujours présent à ce jour: porter la parole des victimes à travers mes maux et par mes mots, plus loin, plus haut, plus fort.

C’est donc, dans ce contexte et cette démarche que Monsieur Serge Ayoub m’a permis, à moi, la victime aux trente-trois agressions, de faire en toute simplicité une conférence « au Local ». Trois heures face à un auditoire attentif, sans aucune incitation à la haine mais avec une immense compassion. Malgré des demandes à des associations, des groupements politiques divers et variés de gauche, du centre, de droite, cet endroit fut le seul à répondre présent.

Monsieur Le Premier Ministre, vous désirez faire dissoudre les « JNR », une petite précision donc.

Il y a mille fois plus dangereux en mon département et en ma ville, incitant à chaque prêche ou presque, à la haine de notre Nation, imposant des règles et des us importés d’un ailleurs, la mosquée Al Imane du Bourget. Ici, comme sur tout le territoire, des Imams enseignent une vision de la religion ne permettant pas de pratiquer » le bien vivre ensemble ».

Vous voulez « tailler en pièces, de façon démocratique, sur la base du droit, ces mouvements d’inspiration fasciste et néonazie, qui font tort à la République et qui font tort à la France.  »  Quelle volonté, quelle force, quelle détermination, mais pour ce faire:

– Commencez par ces endroits où la haine est véhiculée dès le plus jeune âge avec votre aval.

– Poursuivez en assainissant nos prisons qui sont de véritables chaudrons intégristes conduisant la racaille à se radicaliser..

– Attaquez-vous à ces citées devenues des lieux de non-droit où la peur règne en maîtresse.

– Songez à vous tourner sur votre gauche, vous y découvrirez d’autres haineux faisant également tort au peuple, le mettant régulièrement en danger lorsque celui-ci ose manifester car « Les fascistes de demain s’appelleront eux-mêmes antifascistes » (Winston Churchill).

– Osez dissoudre les groupuscules, les associations représentant un réel danger.

– Laissez nous, à nous les victimes, des endroits où la libre expression et l’écoute existent vraiment.

La mort de ce jeune homme est intolérable pour nous tous mais encore plus pour les victimes en survie.

Toutefois votre partialité m’effraie car vous conduisez le pays au chaos, à la guerre civile par choix politique, un magnifique exemple « d’incitation à la haine » passible de la cour martiale.

Marie-Neige Sardin




Dans ma librairie du Bourget, en plein jour, un drogué cherche à m’égorger

Bien chers toutes et tous,

« Je vous ai peu donné de mes nouvelles ces derniers jours, la faute en est  aux événements tragiques que j’ai vécus. J’ai vu bien des misères humaines. » Ainsi s’exprimait Jean Moulin dans une lettre adressée à sa mère et à sa soeur le 15 juin1940.

Depuis cet après-midi du 25 août 2012, j’ai à maintes reprises parcouru cette missive, elle me colle au cerveau telle une obsession; elle est tout ce que j’aurai voulu dire aux deux femmes de ma vie: ma mère et ma fille avant de mourir.

Ce jour là, tout était clément: le temps, l’humeur de mes clients, la mienne, le sourire des enfants, le soleil jouant dans la vitrine, le parfum délicat d’une rose fraîchement cueillie et en moi ce sentiment simple et tendre d’une fille envers sa mère.

Nous échangions comme chaque samedi après-midi, via le téléphone, sur la vie, avec ses points de détails et ses essentiels. J’étais sereine, j’ étais au présent et j’étais bien.

Le »dring » de la porte de l’échoppe retentit, machinalement je jetai un oeil mais rien ne m’interpella sur l’instant. Pourtant, une fois cette dernière refermée, cette silhouette, avec une casquette vissée sur le crane et des lunettes de soleil, me disait plus que quelque chose; elle ressemblait à s’y méprendre, à celui qui, le samedi d’avant m’avait ……

Mon corps lui, avait déjà tout saisi, mettant au carmin tous ses signaux internes.

Le combiné collé à l’oreille, je jaillis de derrière mon comptoir pour m’échapper, tout en prévenant en patois charentais, maman de ma situation.

A deux pas de la porte, il me saisit par les cheveux, le téléphone vola, son corps se plaqua contre le mien, son bras enlaça mes épaules et sur ma gorge je sentis le froid de l’acier.

Une lutte sans merci s’engagea, il hurlait: « Je vais te tuer, t’égorger sale bâtarde, il faut que tu crèves! ».

A cet instant précis, j’étais une brebis voyant venir la mort mais la refusant au nom de tous les miens. Survivre coûte que coûte, une obligation envers celle qui partageait à l’autre bout du fil, avec moi, cet enfer, en toute impuissance.

Je réussis à glisser mes doigts entre la lame et mon cou, le tirant en même temps vers la caisse afin de déclencher mon bouton SOS. Parvenue à mes fins, je me laissais glisser, tentant de me rouler en boule; un premier coup de couteau vint se planter dans la caisse qu’il tira violemment. Elle ne comptait que dix euros et des pièces.

Fou de rage, il me hissa, tentant de viser mes yeux, avec ce qui m’horrifia dix fois plus: un long couteau à dents de scie; désespérée, j’empoignais le tout à pleine main, désirant briser cette lame mortelle.

Une violente bagarre s’engagea, tout valsait, je me débattais, mon corps ne sentait pas les coups, mon sang se répandait sur lui, sur moi; j’étais dans un corps à corps à la vie à la mort, je songeais en même temps à ces femmes que l’on égorge au nom de la charia, à ces chrétiens morts en terre d’islam; tout se mêlait dans mon esprit, la naissance de ma fille, les yeux de son père, le rire du mien, mes parents dansant enlacés au bal des pompiers …..

Soudain, jaillit de dessous la caisse, mon sac à main; il se figea, puis se précipita dessus.

Profitant de ce dégagement, je parvins à lui sortir de suite mon portefeuille, le lui ouvrant là où se trouvent les billets.

Il s’empara des cinq cents euros, me cria qu’il était drogué et qu’il allait me finir. Je roulais sur moi même, évitant la lame de nouveau; mes forces diminuaient, mais les siennes également.

Il m’ordonna de rester couchée au sol tout en s’éloignant, il enfila la porte en la claquant puis disparut.

Aussitôt je me mis à hurler à plein poumon, cherchant ce bon dieu de téléphone: « Maman je suis en vie, maman, maman je suis en vie, maman tu m’entends je suis en vie ».

Je le débusquais sous un présentoir, je m’accrochais à lui comme à une bouée, la voix de maman me parvint enfin: « Marie-Neige, j’ai vécu ton meurtre, oh ma chérie, dis moi où tu as mal, où tu saignes, dis moi! »

Me ressaisissant, je compris que je devais la rassurer, là était mon premier devoir de fille, si je ne voulais pas qu’elle devienne une victime indirecte de cette trente et unième agression. A quatre vingt six ans, elle venait de basculer dans le monde des victimes et à cela nul n’est préparé.

Les policiers municipaux arrivèrent, trente secondes après, coururent en tous sens, mais « le boucher »s’était volatilisé.

Ensuite la routine, dépôt de plainte, constats médicaux, des caméras dont les bandes ne permettent pas l’identification, un maire absent, refusant d’être mis en cause, alors que je lui avais signalé par mail, avec une photo jointe, l’agression par le même individu au cutter la semaine d’avant.

Trouvant sans doute que tout cela ne suffisait pas, un Vladimir n’hésita pas le lundi suivant, à m’arracher en pleine rue ma médaille de baptême et enfin un groupe prit tout son temps lui, pour détruire un panneau publicitaire ,emportant ainsi un bout de la devanture.

Ce mépris de mon vécu par les élus et les institutions me révoltent chaque jour un peu plus, aussi je me pose de simples questions: qui couvrent-ils? Quels intérêts ont-ils à laisser faire? Combien de preuves leur faudra t’il encore?

Mon devoir est tout tracé, résister encore et encore, même si:

« Je sais qu’aujourd’hui je suis allé jusqu’à la limite de la résistance. »

Marie-Neige Sardin

Lire également deux articles, de Caroline Alamachère et Stéphane Bornat, suite à cette 31e agression de la libraire du Bourget. 

http://ripostelaique.com/pendant-que-valls-perore-a-la-rochelle-un-vladimir-tente-degorger-marie-neige-sardin-au-bourget.html

http://ripostelaique.com/soutien-a-marie-neige-sardin-devant-la-mairie-du-bourget-une-solidarite-patriotique.html

Expression Libre: http://m.neige.free.fr  et http://le-bourget.over-blog.com/




La "femme Sardin" au tribunal !

C’est ainsi que je me découvris nommée dans un dossier de justice dit « bamboula ». Souvenez-vous! 1er et 2 juillet 2010, une garde à vue musclée de 24h pour avoir dit-on tenu publiquement des propos racistes à une voisine de palier antillaise.
Une mise en scène, où les témoins ne sont pas auditionnés ou quand ils le sont, ce sont les braqueurs de mon livreur de presse. A l’origine de ce cirque, les institutions, les élus du 93 voire, les services de la Présidence.
Des propos déformés, sortis de leur contexte, puisque j’avais effectivement usité l’expression « arrêtez de faire la bamboula » une nuit, à trois heures du matin, dans le but de pouvoir dormir. Si ce n’est un peu!
L’occasion était trop belle! Enfin parvenir à me faire taire, transformer la victime que je suis, en coupable perverse et la discréditer à jamais.
Pour ce faire, un internement d’office, semblait à tout le monde le moyen le plus approprié, d’où le calvaire vécu durant cette garde à vue. Rapports policiers à l’appui, tout est bâti pour démontrer ma dangerosité.
Ce plan ayant échoué, c’est donc mon blog qui va être mis à mal pour la parodie d’une chanson de Jacques Brel (les singes) et le fait que seuls, des sites comme Riposte Laïque, Novopresse, Fdesouche, Enquête et Débat et Puteaux-Libre aient relayé mon histoire, ils en ont déduit que j’appartenais à une mouvance de droite, voire de droite extrême si ce n’est d’extrême droite. Idem pour les journalistes comme Ivan Rioufol et Jean Robin qui, s’était penché sur le cas de  » la femme sardin ». Les conclusions policières sont éloquentes: je suis une raciste d’extrême droite!
Ce sont ces raccourcis que je vais donc combattre demain, 26 mai à 13h, chambre 14 au tribunal de Bobigny.
Il en va de ma liberté d’expression en tant que victime, mais aussi de la votre, car si je suis condamnée, mon cas fera jurisprudence et réduira chacun d’entre vous, victime ou non, au silence et à la soumission.
Nos valeurs, je les défendrai toujours quelle que soit l’issue de ce procès, car la vérité, le bon sens, prévalent pour que ma descendance et la votre soit éternellement libre de s’exprimer.
Marie-Neige Sardin




Je passerai sur France 2, jeudi 13 janvier, à 14 heures

« Toute une histoire », la votre, la leur, la mienne, celle de toutes les victimes.
Une chaîne: france 2,
Un jour: jeudi 13 janvier,
Une heure:14 heures,
Un thème: ce cambriolage qui a mal tourné.
Trois victimes, Daniel, Steven, Marie-Neige.
Pour la première fois, une chaîne de télévision donne la parole aux victimes des bandes, des casseurs, des voyous de notre pays.
Trois régions de France,le sud, Lille, Paris, un même constat, nos agresseurs agissent encore à ce jour en toute liberté, toute tranquillité; pour certains ils ne feront même pas une heure de garde à vue, pour d’autres au pire, ils subiront le sermon du juge pour enfant qu’ils surnomment tous « la mère Noël »à cause de sa gentillesse.
Une même voix, celle de toutes les victimes, unies à nos trois témoignages, pour qu’enfin la police, la justice, nos élus cessent de voiler la face au peuple.
En France, on recense plus de 300 000 cambriolages et attaques chaque année. Le temps moyen d’action est de 20 minutes. Mais parfois, ces quelques minutes suffisent pour que la situation dégénère…
Des vies brisées, des souffrances sans non, des silences assassins, des dénis criminels, c’est de tout cela dont je vais témoigner à visage découvert,avec Daniel et Steven, moi, Marie-Neige Sardin,libraire au bourget.
Vous me soutenez tous depuis plus de six ans, sans faille; vos présences m’ont aidée cran à cran à résister, à avancer, à continuer, pour aujourd’hui enfin espérer.
Cette émission, c’est la votre, je vous la dédie à tous, victimes et non victimes;
je la dédie au peuple de France!
Beaucoup me disent, que pour eux, je suis un exemple à suivre…..Pour moi, vous êtes tous, le plus beau des cadeaux de ma vie, celui de la vraie solidarité, celui de la fraternité, celui de l’unité, celui de la confiance, celui du construire ensemble envers et contre tout.
Peuple de France tu as gravé ton nom à jamais en mon coeur, soit assuré de ma fidélité à nos valeurs quelque soit le combat à livrer.
Bonne Année à tous.
Marie-Neige Sardin
http://toute-une-histoire.france2.fr/?page=emission&emission=17273




Lettre à René Galinier : comme moi vous êtes devenu un paria de la République

Cher Monsieur Galinier,
Sans doute ne me connaissez-vous pas, mon nom vous dit peut-être quelque chose, mais pas certaine.
Marie-Neige Sardin, libraire sur la commune du Bourget en Seine-Saint-Denis depuis trente-deux ans, victime de 25 agressions en tout genre, dont deux crimes, des agresseurs connus, reconnus et libres, une garde à vue de 24 heures pour avoir usité l’expression « arrêtez de faire la bamboula » à l’encontre d’une voisine qui durant trois nuits consécutives, empêchait tous les occupants d’ un immeuble de dormir.
Le décor est érigé, les lumières sont en bleu-blanc-rouge, la musique est marseillaise, nous sommes au pays des libertés… pourtant, vous et moi, sommes devenus en quelques secondes, des parias de la République, jetés en prison.
Certes, nos cellules ne se ressemblent pas, car par chance, j’ai les clés de mon bunker.
Je vis dans ma boutique, cloîtrée, n’accordant plus ma confiance, qu’au peuple mais surtout pas aux institutions, que l’on nomme, Police et Justice.
Lors de ma garde à vue, j’étais vulnérable, puisqu’en grève de la faim; comme vous l’êtes aussi, puisque malade. Malgré cela, c’est en enfer que l’on nous a plongés; nous n’avons droit à rien et surtout pas d’ exprimer notre colère, notre fatigue, notre sentiment d’injustice, notre blessure profonde et sans doute la plus grave à mes yeux, une haute trahison de la part de la nation. Sentiment qui doit être encore plus fulgurant pour vous, qui êtes un ancien combattant d’Algérie.
Privés de nos libertés, seules nos pensées sont libres et j’ imagine les vôtres sans trop de mal.
Comment le pays pour lequel j’ai combattu, peut- il me faire cela, il doit y avoir un malentendu. Je dormais, me reposais, ne pensais pas à faire du mal, n’avais aucune préméditation de rien, j’aspirais à la sérénité et au calme, je ne rêvais pas d’un tel scénario… pourtant en quelques secondes, la violence va débouler avec sa cohorte de peurs, de stress, de paniques, décuplés par ce puissant instinct de protection que nous avons tous, au fond de nous et que j’appelle moi, mon instinct de survie. Il se met en place dès que notre intégrité physique se sent menacée; j’avoue que j’aimerai voir à l’oeuvre, les donneurs de leçons; que feraient-ils eux? Auraient-ils la maîtrise parfaite de leurs gestes, de leurs raisonnements? j’en doute fort.

J’ai beaucoup lu et entendu sur votre emprisonnement, il m’attriste profondément sur le plan humain.
Vous n’avez rien demandé à la vie, deux jeunes délinquantes décident de venir vous voler, se sachant en toute impunité sur notre territoire. Un super avantage tout de même; je vais même dire, un sacré pouvoir, car pour parvenir à leur fin, elles, elles pouvaient TOUT vous faire, elles ne risquaient strictement rien, pire, cet ajustement du code pénal, elles le connaissent et le reconnaissent comme un droit, celui de se servir dans vos biens en toute impunité. La preuve aujourd’hui, à l’heure où je vous écris, elles ne seront pas poursuivies pour leur délit, par la justice française.
Votre désarroi doit être immense, séparé ainsi brusquement de vos proches, humilié, bafoué dans votre honneur et votre dignité d’homme, piétiné par des juges , des procureurs , des avocats qui voient en vous un perturbateur de l’ordre public. Notre patrie est en danger, car nos valeurs, les vôtres, les miennes, n’ont plus cours en sol de France.
Les victimes sont des coupables sur lesquelles les institutions s’acharnent car nous osons exprimer nos craintes, notre ras le bol, notre insécurité, notre rappel à la loi.
Pour croire en la justice, il est vivement déconseillé d’être victime, en innocentant ces jeunes des délits qu ils commettent, elles les confortent tous dans leur certitude »je suis un intouchable, tout m’est permis » et leur violence va aller crescendo; Tous les échelons de ces institutions jouent un rôle dans cette escalade, celui du « no limite »; l’état est responsable, ils nous doivent protection et sécurité , ils se sont tous engagés en prêtant serment devant nos pères.
Aussi, je vous en prie, ne vous découragez pas, ne baissez pas les bras et encore moins la tête, ne vous sentez pas coupable; embarrassé certainement, car l’on ne tire pas sur autrui ainsi, sans ne rien ressentir; mais n’oubliez jamais, au plus profond de votre être, que cette situation ne correspond pas à votre choix, mais au leur. Elles ont joué et perdu gros, leur santé, ce qui est de leur seule responsabilité. Le destin a placé sur leur chemin,une limite dramatique qui n’aurait sans doute jamais eu lieu si la justice et ses magistrats avaient fait leur devoir et pris au bon moment, les bonnes décisions.
– Oui Monsieur Galinier, nous heurtons les politiquements corrects qui se taisent;
– Oui Monsieur Galinier, nous incarnons les vraies valeurs de « liberté-égalité-fraternité »;
– Oui Monsieur Galinier, nous sommes des victimes emprisonnées, jugées, mises en pâture mais nous ne sommes en aucun cas coupables.
Le peuple de France vous le crie chaque jour un peu plus fort, ils finiront par l’entendre car la voie qu’ils ont empruntée pour mener le pays est désormais sans issue pour eux.
Citoyennement vôtre.
Marie-Neige Sardin




Témoignage : La vie quotidienne d'une libraire dans l'enclave musulmane du Bourget

Songeuse, je suis; opportunistes, ils sont.
Migraineuse, je deviens; autoritaires, ils se montrent.
Clairvoyante, je demeure; insipides, ils se font.
Qui sont-ils?
C’est ainsi que divaguait mon esprit, monnaie faisant derrière ma caisse, en ce jour de marché.
La clientèle était nombreuse, chacun jouait des coudes pour passer avant tout le monde, eux d’abord et peu importe si la grand-mère avalait son dentier de colère, si le grand-père grognait parce qu’il venait de se prendre un coup de charrette dans les chevilles et si la jeune femme, avec son bébé en poussette, se mangeait la porte de la boutique, faute de candidat à la galanterie et au laisser-passer.
Au milieu de tout ce fatras, une personne m’interpella, pas pour un achat à effectuer, mais pour une demande incongrue :
– Vous pouvez me la mettre à l’heure?
Une femme d’origine étrangère mais aux allures européennes me tendit alors un cadran carré, de la taille d’une grosse horloge.
– Euh, oui bien sûr!
Je retournai la chose, constatai une heure affichée et exacte…
– Je crois que votre pendule est à l’heure, Madame… », fis-je, en lui restituant l’objet, avec mon air le plus aimable possible, pour une fois !
Elle repoussa brusquement ma main, me remit le tout énergiquement sur le comptoir, haussa le ton et me dit :
– Vraiment tu comprends rien, règle moi les heures des prières…
Un court instant, je crus qu’elle faisait de l’humour, histoire de sympathiser; mais non, elle réitéra la question, et une mise au point s’imposait.
– Je suis catholique, madame; la boutique est un lieu public et laïque, aussi pour les heures des prières je pense que vous vous êtes trompée d’endroit et de personne.
Cette fois, offusquée de tant d’audace, elle se saisit de l’objet, me montra sur le côté des écrits en langue arabe:
– Là les prières, tu dois les savoir, espèce d’impure ! Venez tous, c’est une impure parmi nous, ne restez pas là !
Ce moment, me laissa indécise émotionnellement, en rire ou en pleurer, ou les deux à la fois, je ne pouvais choisir.
Juste la preuve que pour certains, je n’ai plus ma place ici, en mon quartier, celui de mon enfance, et que, le quartier étant maintenant habité presque exclusivement par des musulmans, ils ne me tolèrent que parce qu’ils me croient convertie à l’islam.
Quelques jours s’écoulèrent avec leurs lots quotidiens d’agressions verbales, la routine en somme.
Alors que je faisais mes invendus, un groupe d’hommes africains pénétra en l’échoppe, pour acheter des journaux de courses. Ils avaient le verbe haut, occupaient tout l’espace et s’exprimaient dans une langue inconnue de moi.
Je continuais donc mon travail, pensant qu’ils discutaient entre eux, quand soudain, ils me secouèrent par un bras en criant.
Terrorisée, je leur demandais ce qu’ils voulaient; là ils me firent comprendre, dans un français plus qu’approximatif, que je devais les servir.
Je m’exécutais au plus vite, espérant leur départ…
Hélas pour moi, ils restèrent plantés à me faire une leçon sur le fait que je devais apprendre leur langue pour rester travailler ici, car la France elle n’était plus aux Français!
Comment me sortir de ce bourbier, en premier lieux surtout ne jamais baisser les yeux, faire face et se rapprocher des alarmes, et puis soudain une idée lumineuse…
– Ah ouè tou né compréné pé la lessou, té sotsa lé sossuré a basculo, povré pitiou…
Je répondis en patois charentais, langue de mon enfance, transmise par mes grands-parents et par mes parents, usitée encore en ma province et partagée avec ma fille.
Voyant cela, ils me tournèrent les talons, et moi j’en rigole encore.
 
 
Marie-Neige Sardin
 
Expression Libre:
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Libraire au Bourget, victime d'agressions fréquentes, mes plaintes sont régulièrement classées sans suite…

2 avril 1978, j’avais vingt ans, je venais de prendre possession d’une petite librairie, proche de la gare, du centre ville et du marché,  en une commune de Seine-Saint-Denis: Le Bourget.
Cité proche de Paris, où j’ai fait mes premiers pas, dans son aéroport international, mes premiers tours de vélo,  sur les pistes cyclables de ce dernier, sauté dans les bras de mon militaire de père lorsqu’il venait en permission, alors que la guerre faisait rage en Algérie, pleuré toutes les larmes de mon corps lorsqu’il s’en retournait , usé mes fonds de culottes sur les bancs de ses écoles et de son collège, échangé mon premier baiser amoureux au fond du parc, devant la porte de la croix-rouge .
Durant vingt-six ans, la vie s’écoula ainsi, égrenant ses moments de joies et de partages intenses,  avec une population bourgetine qui m’avait vue grandir, m’épanouir à la naissance de ma fille, courber l’échine, m’ arquebouter  pour résister, lors de notre abandon et de notre mise à la rue par son père, un élu aux mains emplies de pouvoirs , de coups et de haines .
11 juin 1995, une crise cardiaque foudroyante emporta ce père que j’avais découvert sous un autre jour, au fil des années passées, à mes côtés, à rire, à échanger, à discuter politique , philosophie, littérature, armement, à tenir la librairie, à nous pinailler sur des bêtises,  pour finir en vrille sur des blagues à la hussarde.
25 janvier 2004, un dimanche ordinaire, jour du prix d’Amérique;  il est douze heures trente , la recette a été bonne, encore quelques minutes… et tout va basculer dans l’horreur d’un braquage à mains armées.
Ils sont deux, l’un masqué, l’autre non, les coups de cross pleuvent, le sang gicle, coule dans mon dos, s’épand au sol, une marre se forme, mes yeux s’accrochent à ceux d’une petite fille, présente en l’échoppe avec son père et son petit frère; ils ont gazé tout le monde et je la sens terrorisée prête à hurler……
Non, non, il ne faut pas, elle ne doit pas, sinon l’arme, il vont la retourner contre elle. Comment faire pour retenir ses cris, à part me mettre à faire des grimaces,  comme nous le faisions chaque dimanche,  quand elle venait à la boutique et que nous faisions ce concours, de la plus vilaine sorcière !
Avec nos yeux, nous avons tellement échangé durant ces longues minutes qu’aujourd’hui encore nos cils s’en souviennent. Je fis diversion, en mordant le mollet de l’un des agresseurs, la petite famille eut le temps de s’enfuir , les coups redoublèrent , la caisse se vida ,je les poursuivis en pleine rue, seule, les gens s’écartaient sur leur passage ,le sang envahit mes yeux, je m’écroulais.
Réponse judiciaire: ordonnance de non lieu à la faveur du coupable, formellement reconnu, mais dont la soeur et la mère ont dit »qu’il dormait »!
22 juin 2004, un mercredi tranquille, jour de marché , il fait doux, il est douze heures quinze, ma fille est en voyage d’études, je me sens bien…
quand soudain surgit un aigle noir……
La suite, de longues, longues minutes d’un viol collectif, partant de la boutique pour s’achever en mon appartement ….
Le sentiment, une nouvelle fois de vivre mes derniers instants…..
Une super-aide de la part des policiers de la base, intervenant sur les lieux..
Le début, d’un double parcours du combattant, proche d’un « on achève bien la victime », véritable union  » justicopolicière ».
Réponse judiciaire : ordonnance de non lieu, au bénéfice du doute pour les auteurs, malgré des témoignages sous X, puisque ceux ci se vantaient de leurs exploits, à qui voulaient les entendre….
Indemnisation par le fond de garantie.
Les années passent, les agressions se succèdent (25 à ce jour), je fais des grèves de la faim pour faire entendre ma voix et mon désarroi face à ces risques constants.
Les politiques de tout bord regardent tous pour une fois,en un même sens; celui du déni, du silence, de la lâcheté , du politiquement correct, leur propre intérêt en somme.
11 avril 2007, je reviens de chez mon avocate , concernant l’affaire du viol, de nouveaux éléments pourraient faire se rouvrir le dossier; depuis plusieurs semaines mes alarmes subissent des dégradations la nuit,des sabotages que la télésurveillance répare au plus vite….
Pourtant c’est insouciante, que je descends les marches, traverse la petite cour, pour rejoindre l’arrière de la boutique. Le Maire vient de me joindre au téléphone, il m’assure avoir prévenu le commissariat pour me sécuriser et ma petite chatte a soif.
Il fait doux, tout est calme, du moins en apparence ,car à peine ai-je tourné le robinet ,que je me retrouve face à deux « ninja » tombés de nulle part ,impossible de capter même leur regard…
Mon sang se glace, la lutte s’engage, la chatte bondit sur l’un d’entre eux en feulant; celui qui me maintient est immense; commence alors ce bruit de scotch qui s’enroule autour de moi tel un piton .
Cette fois, c’est la fin j’en suis certaine , pourtant l’instinct de survie est toujours présent en moi , parvenir à se garder un peu d’air ,oui mais comment?
Au fil des secondes la voix de mon père raisonne en ma tête « Minège souviens-toi ,on est sous l’eau ,on joue à qui va rester le plus longtemps, compte avec moi, je suis là « ….
Je me traîne jusqu’à la porte vitrée ,par bonheur sous les genoux mes jambes sont libres, aller vers la lumière; j’étouffe, tous mes bruits internes m’assaillent , mon coeur fait un vrai vacarme ….
Soudain je te vois , papa, tu as quarante ans, tu me souris, me rassure, tu es juste de l’autre côté de la vitre, je sens ta chaleur au creux de mes mains , j’ai envie de te toucher, je suis si proche ……tu es parti depuis si longtemps .
Soudain, tous mes muscles me font mal ,ma bouche sent passer un filet d’air frais , mes poumons se gonflent , je suis allongée au sol.
Un policier rive ses yeux aux miens, il est blanc comme un linge, lui le noir de peau.
Il me relève la tête ,la soutient, me serre fort contre lui et essuie discrètement une larme qui ruisselle sur sa joue.
Tout le monde sur place a eu très très peur, les témoignages vont tous pour un fois être concordant; il est important de le souligner, pas une seule fausse note……..et pourtant, pourtant ………contre toute attente..
Le capitaine du sdpj93 chargé de l’enquête sur cette séquestration avec violences aggravées va là encore ne pas s’en tenir à la vérité et aux témoignages de tous les acteurs présents mais à cinq photos extraites des vidéos par ses soins qui vont lui permettre de conclure dans son rapport au procureur  » images permettant de mettre en doute les déclarations de madame sardin……..ect »…..
Ben voyons , elle est pas belle la hiérarchie policière, piétinant encore et encore les victimes, traitant  ainsi, ceux qui m’ont sauvée, de menteurs, de complaisant, d’incapable….
Réponse judiciaire : classement sans suite, pour non identification des individus.

D’autres agressions ont eu lieu en 2009, l’une d’elles me vaut des jours d’itt, encore non fixés totalement par le médecin légiste, puisque les choses ne sont pas encore consolidées, cela n’a pas empêché le commissariat de La Courneuve de conclure là encore l’affaire  pour le motif « infraction non constatée » alors que là aussi les caméras étaient présentes.
Comment tout ceci est il possible, comment faire confiance à ceux qui se sont engagés à nous protéger et qui préfèrent tirer sur les victimes.
Sans doute une question de courage, d’honnêteté professionnelle, demandés à la base,  mais qui n’a plus cour dès que l’on prend du galon..
Le résultat de toutes ces manipulations conduisent les victimes à se taire, à se retrancher dans le silence …
Les institutions font de nos agresseurs, des bombes en puissance:
– nos vies ne valent pas les leurs,
– nos pleurs ne valent pas leurs cris ,
– nos mots ne valent pas leurs mensonges, nos souffrances ne sont rien comparées à leur séjour en prison et comme me disait si bien une juge d’instruction :
 » Je préfère avoir des coupables en liberté que des innocents en prison »
Marie-Neige Sardin
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Que devient la libraire du Bourget ?

Nous avions publié, en novembre 2008, un texte qui avait bouleversé beaucoup de lecteurs. Marie-Neige Sardin, libraire au Bourget, décrivait un quotidien cauchemardesque, dans un de ces territoires perdus de la République où les voyous et les islamistes font la loi, de concert. Nous lui avons demandé ce qu’elle devenait, et elle nous a fait suivre ce texte.
http://www.ripostelaique.com/Je-suis-libraire-au-Bourget-93-et.html
De longues semaines se sont écoulées; vous avez eu des jours de neige, de grêle, de pluie, de brouillard, de soleil, de ciel bleu; des heures de stress, de rire, de pleurs, de tendresse; des minutes de colère, d’amertume, de grandes joies ou de profondes tristesses; mais qu’en est-il de la seconde, de celle qui a précédé l’instant où vous avez cliqué sur mon témoignage. Quels sentiments vous habitent, là, en ce face à face muet où seuls mes mots jouent sur cet échiquier de la vie qu’est votre écran. Je n’en saurais jamais rien, à moins que vous ne vous décidiez à échanger, à partager, à me confier, à évoquer avec moi, un peu de cette souffrance enfouie en vous et dont mes textes ont fait bien malgré moi remonter des larmes en vos yeux. Jamais, je n’eusse imaginé pénétrer ainsi en vos coeurs .

Devant tant de demandes, j’ai donc très vite pris la décision de créer sur Facebook, un groupe ouvert à tous « victime et non coupable », afin de permettre aux victimes d’agressions de se regrouper et de s’exprimer .
Dans un même temps, la journaliste Louise Demory a fait mon interview pour Novopress, suite aux articles édités par Riposte Laïque.
La conjugaison des deux événements a eu un impact,durant quelques jours, pouvant être défini comme au delà du fantastique.
Des soutiens pleuvaient de toute part , autant de particuliers, que de groupes politiques, ou de l’étranger.
Pèle mêle, je peux citer: « le bleu et le rouge » , »le groupe dupont aignant », « l’ump », « le mpf », de l’élite sociale, de simples citoyens, des fils et filles de harkis …….
Les promesses allaient bon train, mon enthousiasme beaucoup moins.
Au fil des échanges, je sentais venir, ceux qui allaient se renier. Tous les responsables des groupes cités, ont commencé par prendre de la distance, à adopter une position de repli, non avouée….
Pour les obliger à se dévoiler (ne voyez là aucun jeu de mots!), j’ai donc fait du forcing, en leur faisant remarquer, que changer d’avis comme de chemise, en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, ne les valorisait guère.
Je leur tendais là, une perche magnifique, pour mettre un terme à toute relation avec moi, tout en gardant la tête haute et les coudées franches.
Trop absorbés par leur paraître, ils n’avaient pas intégré, à quel point, je voyais clair en eux depuis le départ. Je savais qu’ils allaient prendre attache, contact auprès de mes élus locaux …. et que là bien sûr, ma folie notoire allait entrer sur la piste de danse.
Seule contre tous, cela va finir par devenir un véritable honneur pour moi et la cause….. Et oui, vous l’aviez peut être perdue de vue, le but du jeu est tout de même, d’abattre ce mur du silence qui plombe, tout ce qui se passe vraiment en 93.
Refuser la soumission, la pensée unique; être un esprit libre et parfois pensant, a un prix en ce département; vitrines canardées à coup de bouteilles en verre; humiliations subies par ma fille et moi-même, devant plus de vingt personnes, en plein bureau de poste du Bourget.
Le receveur en a d’ailleurs gardé les images et les témoins le silence. Il ne fait pas bon, à dénoncer, à refuser, à déranger ainsi les biens pensants et leurs cours.
Des unions se créent, pour mieux se débarrasser de l’indigente :
création d’un nouveau point de presse en une moyenne surface voisine de la boutique, propriétaire multipliant le loyer par trois, me privant du local de ma réserve, puis me mettant le contenu au beau milieu de la cour; par chance, il faisait beau ce jour là!
Il finit par me fournir à contre coeur ,une cave insalubre , mais inscrite en mon bail depuis 1978…..ouf, sauvé des eaux !
Poursuivons dans la continuité, par la fermeture de l’un des accès trottoirs de la boutique totalement condamné du 6 avril au 15 mai, pour causes de travaux.
Là, c’est certain, pour parvenir à faire recette, cela va aller beaucoup moins bien!
Sans oublier le conditionnement de mes nouveaux voisins que l’on a prévenus, dès leur arrivée, de ma pseudo folie, des mes propos divaguant, auxquels ils ne devaient attacher aucune importance. Tout ceci étant purement inventé dans le seul but de me faire de la pub pour ma boutique!
Ben voyons, et la marmotte, elle plie aussi le chocolat dans le papier,chez poulain, non!
Mais c’est la création d’un groupe contre moi,sur facebook, »non victime et coupable »
http://www.facebook.com/reqs.php#/group.php?sid=bf462a9e0145239e363ba8f38d3c34b1&gid=63606798486
qui porte atteinte à ma personne de la façon la plus répréhensible qu’il soit; avec une utilisation de mon image, une déformation de mes propos et autres atteintes diverses. Les créateurs de ce groupe demeurent pour certains à quelques kilomètres de la boutique, pour d’autres ils se disent appartenir à des établissements de renom tel que sciences po ou l’école de management de Grenoble…..
Afin d’apaiser ma profonde indignation , j’ai envoyé un mail à ces établissements
Je me permets de venir vers vous suite aux faits suivant.
Je suis libraire dans le 93, j’ai créé il y a quelques mois un groupe » victime et non coupable » sur facebook pour tenter de trouver des solutions , pour moi même et les autres petits commerces, j’ai relaté dans divers articles et interviews audios les actes subis depuis cinq ans, avec mes mots, mon vécu:
http://www.facebook.com/home.php?ref=home#/group.php?gid=99340025365
Il s ‘en est suivi au bout de quelque temps la création d’un autre groupe, que je qualifie d’antigroupe « non victime et coupable »:
http://www.facebook.com/group.php?gid=63606798486#/group.php?gid=63606798486
Si je vous écris, c’est tout simplement parce qu’un certain nombre de posts, y compris dans les créateurs du groupe se revendiquent, ou font parti de votre établissement ; Les propos tenus relevant du pénal, je me tourne vers vous pour savoir si je dois inclure l’image de votre école dans ma plainte, si vous cautionnez les propos tenus, ou si tout simplement vous êtes aussi victime de l’utilisation de votre nom et image.
J’en attends encore la réponse …..qui ne dit mot, consent.
Pourtant , au milieu de ce tas de négatif, j’ai aussi vécu des moments privilégiés avec certains d’entre vous ; Je pense à « mousquetaire Dartagnan »qui a traversé toute l’île de France pour venir me rencontrer, un certain dimanche de journée de la femme, hommage fantastique à ce que je ne suis plus depuis le viol en réunion. L’espace de quelques heures, j’ai de nouveau existé en tant qu’être humain.
Je remercie Nico, le jeune homme au bracelet électronique, aux merveilleux poèmes, qui m’a aidé, via le net, à monter le groupe sur facebook et qui s’est impliqué à fond pour défendre ma cause lorsque le badgroupe s’est constitué.
Enfin, je m’incline devant Olivier et sa femme; ils font parti de cette élite sociale, pratiquant à merveille la politique de l’autruche…….mais pourtant, pourtant ,ils sont bien là, à mes côtés, m’assurant de leur soutien; ils cherchent à savoir, à comprendre vers où glisse notre pays. Avec une grande clairvoyance , ils m’écrivent « La presse ne s’intéresse pas à ceux qui souffrent en silence mais aux cris bruyants de ceux qui, au milieux des souffrances qu’ils font subir aux autres, rencontrent parfois de petites contrariétés. »
Oh combien ces propos sont justes, ils me donnent la force de poursuivre encore et encore ; je sais que mes textes, mon interview, sont fort bien entendus au pays bas ainsi qu’en australie , grâce à des élus européens qui véhiculent l’information via leur site politique .
Une ouverture à laquelle je ne songeais pas il y a encore deux semaines, mais qui enfle, telle une rumeur sourde, tel un grondement déferlant, balayant d’un revers de vague les lapidations en tout genre Mon corps est fatigué de subir, il sent venir la pluie, les giboulées…. il va aimer ce ruissellement sur lui, comme un caresse du ciel qui lui renvoie mes larmes emplies de mes maux en me dictant des mots.
PS : En tant que libraire, je vends « Les dessous du voile », pour préserver la liberté d’expression au Bourget.
Expression Libre: http://m.neige.free.fr et www.mneige.lalibrairie.com