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La normalisation du FN va-t-elle devenir un reniement de ses fondamentaux ?

Ri7Marine MarianneLe Front national sur lequel beaucoup portent leurs espoirs semble pris au piège du politiquement correct, ou pire au désir de rentrer dans ce qu’il appelait avant « la bande des quatre ».
Ainsi le 22 septembre 2014, Monsieur Nicolas Bay secrétaire général adjoint du FN, parle ainsi des politiques d’immigrations prônées par l’OCDE et la Commission Européenne.
« Loin de procéder à une analyse objective de l’immigration qui aurait conduit à reconnaître ses effets dévastateurs pour l’économie, l’équilibre budgétaire et la cohésion des nations, l’immigration est présentée comme facteur de dynamisme et solution à une pseudo-crise démographique. Les auteurs osent même expliquer que donner des cours de langue aux immigrés installés et offrir une meilleure mobilité au sein de l’Union Européenne (l’espace Schengen n’étant sans doute pas encore suffisamment ouvert selon eux) permettra de lutter contre le vieillissement des populations européennes.
Alors que plus de 8,5 millions de Français vivent sous le seuil de pauvreté, que les difficultés pour se loger et même se soigner touchent un nombre chaque jour plus important de nos compatriotes, les commissaires de Bruxelles semblent donc déterminés à poursuivre une politique d’immigration massive qui n’a engendré que troubles économiques, sociaux, sécuritaires, et culturels. »

Aucune analyse sur la question de notre civilisation et les dangers de mort que l’immigration représente pour ces questions essentielles, notre altérité et notre identité, c’est ainsi que Monsieur Rachline, ami personnel et politique d’Alain Soral, évacue la question de la mosquée de Fréjus qu’il avait promis de faire démolir, revenant ainsi sur sa parole et surtout démontrant à quel point le FN de MLP et Philippot est sur une ligne pro-immigrationniste.

Il faut leur rappeler Charles Péguy « Il faut voir ce que l’on voit » et les 80 milliards d’€ que coûte annuellement l’immigration à la France.
Comme Lévi-Strauss, je pense qu’un peuple incapable de défendre sa culture face à une invasion est un peuple qui disparaîtra, tout comme les socialistes, l’UMP et les centristes, le FN est donc décidé à être bien élevé et poli et surtout ne pas parler des sujets qui fâchent.
Le Front National de Messieurs, Philippot, Bay et cie veut devenir un parti comme les autres et il est bien parti pour cela, il a déjà intériorisé les promesses mensongères des autres partis.
Mais la question de l’immigration et ses conséquences pour les vrais Français ne peuvent attendre que tous ces jeunes gens tournent casaque.

Si l’on ne prend qu’une seule question, celle du logement il est facile de voir qu’en redistribuant les logements HLM et autres beaux logements, préemptés pour les immigrés notamment à Paris, les jeunes couples français pourraient être logés et faire repartir la natalité française, qui pour l’instant n’est le seul fait des femmes immigrées.
Quoique la cour de cassation vient de reconnaître qu’un enfant né d’une GPA faîte à l’étranger pour un couple de lesbiennes françaises est légale.

Les bébés Thalys sont ainsi régularisés. Même si la Cour de cassation va se trouver en porte à faux entre le Conseil constitutionnel qui évoque un détournement de la loi et la CEDH qui invoque l’intérêt supérieur de l’enfant », selon Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de Droit public. Sa position, même si l’avis n’est que consultatif, sera en tout cas déterminante pour les dossiers d’adoption après une PMA encore en attente et à venir…

L’absence de Marine Le Pen à la première manif pour tous anticipait ce tournant libéral-libertaire du Front National : des bébés pour tous et à tous les prix. Le Front National est enfin devenu moderne, enfin comme l’écrivait Philippe Muray, qui lui aurait pu leur donner des leçons de politique incorrecte, donc dans l’utilisation des marges : « ils vont se mettre à aimer René Char (il y a du plaisir à pisser à la raie d’un mort si prétentieux), Eluard le stalinien gélatineux, Prévert l’anticlérical à clope, pour ne rien dire du supercon Aragon comme l’appelait Céline, ou de Saint-John Perse l’incontinent ».

Ils prennent ce chemin borné, bien goudronné de la bien-pensance, de la génuflexion devant l’homosexualité masculine et féminine, qui de façon assez marrante se déploie au nom des droits de l’homme. Cette politique castrée, sinon de castrat est comme le général Boulanger, condamnée à mourir en sous-lieutenant.

La haine jalouse de Monsieur Philippot l’Enarque contre Fabien Engelman, lui a fait déclencher des vengeances de pervers de province, se servant du « Nouvel Observateur » extract de la bien-pensance, et manipulant des adjoints et adjointes débiles.

Décidément le Front National, s’il continue sa course folle à la normalisation-reniement, va finir par être dévoré tout cru par la machine à attendrir les viandes et les idées.

Et ce dimanche 28 septembre la preuve nous en est apportée grâce à « Egalité et Réconciliation » le journal en ligne de Monsieur Soral, qui reprend in extenso, le site de Julien Rochedy le nouveau « leader maximo » du FNJ (front national de la jeunesse) qui dans la droite ligne de l’antisémite Soral, avec autant de goût et de subtilité défend ses amis « islamistes » et surtout l’immigration.

« À 14-15 ans, petit con, je commençais à expliquer autour de moi que l’Islam était une religion de guerre et que les millions de musulmans en France finiraient par nous dominer si nous ne prenions pas garde. J’étais adolescent, personne ne m’écoutait, tout le monde objectait mon “manque de tolérance” et s’endormait dans la douce certitude que tout irait éternellement bien.
Confusion 2 – aujourd’hui, tout le monde me parle de l’Islam et des musulmans. Des bobos de Paris aux jeunes de province, j’entends partout ce que je racontais quand j’avais 14 ans. Le problème est que je suis loin de m’en réjouir. Au contraire, voilà que désormais c’est moi qui prends leur défense dès que j’entends des ravis de la crèche devenus subitement islamophobe parce qu’ils sont tombés par hasard sur une vidéo d’égorgement sur YouTube.
Question de caractère : ne pas aimer hurler avec les loups, et se méfier d’instinct des idées et des sentiments qui d’un coup sont partagés par la masse.
Le problème que j’ai, je crois, est précisément celui qui a à voir avec l’islamophobie : la phobie de l’Islam, la peur de l’Islam… Les gens commencent à rejeter l’Autre parce qu’ils ont peur de lui. Il a fallu que l’étranger se mette à égorger des pauvres gens et à porter des barbes patibulaires pour que les Français s’interrogent. En somme, si, à la place de millions de musulmans, nous avions eu en guise d’immigration des millions de Tibétains pacifiques, alors la France serait devenue tranquillement une nation asiatique sans que personne ne s’en émeuve…

« Au lieu de cela, nous avons désormais des millions d’anciens tolérants, d’anciens gauchistes, d’anciens oblatifs à la Riposte laïque qui hier encore nous traitaient de fachos pour nos positions rationnelles, mais qui aujourd’hui ont pris peur et font dans leur pantalon. Ils flippent, désormais, de l’islamiste qui balade sa barbe et sa djellaba en bas de chez eux. Déçus qu’ils sont de cet Autre qu’ils avaient espéré gentil et bienveillant (le fameux « beur », le « pote » de SOS Racisme), les voilà prêts à une nouvelle croisade. »

J’ai un problème avec la peur. Je déteste les peureux. C’est pourquoi j’ai un sérieux problème avec l’Islamophobie.
Sans aucune peur, et donc sans aucune haine, des types comme moi pouvaient déclarer il y a des années qu’effectivement l’Islam n’avait rien à voir avec la France, qu’il fallait donc cesser toute l’immigration des pays musulmans vers la France et l’Europe, et qu’il fallait s’engager dans une politique diplomatique de partenariat étroit avec les pays arabes.
“Moi, je veux bien combattre l’Islam dans mon pays, mais comme j’aurais combattu le bouddhisme où, que sais-je, n’importe quelle religion qui n’aurait rien eu à voir avec nos racines et qui aurait été en passe de devenir majoritaire. Pas par ‘phobie’, pas par ‘peur’ — et donc : pas par ‘haine’.

Face à cette débilité politique qui fait ressembler le FNJ à un quelconque groupe trotskyste ou de défense des sans-papiers (français) des années 80, et à un moment où les égorgements que des musulmans font subir aux chrétiens du Moyen-Orient, aux yazidis, aux Kurdes et à d’autres musulmans, et dernièrement à notre compatriote Hervé Gourdel, nous ne pouvons qu’être attérés par ces déclarations.

Quant à l’oblativité de Riposte Laïque, effectivement nous faisons passer contrairement à lui, nos sentiments d’amour de la France avant ceux pour les musulmans !
Qui nous le reprocherait !

Aussi, ce pauvre Julien Rochedy nous fait sentir la véracité de cette maxime : « c’est avec les jeunes imbéciles qu’on fait les vieux cons. »

Michel Ciardi




Aymeric Chauprade, une chance pour Marine Le Pen

Marine-Le-PenAymeric Chauprade, voit le nationalisme arabe comme un invariant : « Il est loin le temps où le monde arabe rêvait de développement, de modernisation, de sécularisation d’un islam sunnite toujours menaçant pour les minorités chrétiennes et chiites.
Ce temps-là c’était celui du nationalisme arabe, de Nasser jusqu’à Saddam Hussein en passant par Hafez el Assad. Le temps de régimes autoritaires tournés vers le développement et qui offraient aux femmes, aux chrétiens et à toutes les minorités un rempart face au fondamentalisme sunnite autant que d’inéluctables perspectives d’ouverture démocratique si l’on avait bien voulu laisser les processus internes se dérouler à leur rythme historique.
C’était aussi le temps où la cause palestinienne était encore une cause nationaliste et pas
encore une cause islamique. Seulement voilà, de l’eau a coulé sous les ponts et l’Autorité
palestinienne comme le Fatah ont été effacés par le Hamas. »
Rappelons-lui que le concept de « nation » n’est pas dans la « génétique de l’islam, c’est l’oumma, la communauté des croyants qui n’a pas de frontières, qui est l’espace géopolitique des musulmans et non pas les frontières naturelles ou non des États nations européens. Si le fondateur du BAAS, Michel Aflak chrétien syrien, mourut converti à l’islam, c’est qu’il avait compris cela à la fin de son existence, et tant Nasser qu’Hafez el Assad et Saddam Hussein ne dirigèrent des pays, mais des territoires gérés à la façon d’un chef de tribu oriental.

Le seul État nation au Moyen-Orient, c’est Israël, car le sionisme est une construction nationale, et par sa création par des juifs d’Europe pour qui les seuls modèles étaient les États nations qu’ils avaient quittés, non par vocation messianique, mais pour retrouver le pays des juifs.
Ce n’est pas le hasard si la majorité des premiers kiboutzim étaient soit des entités de la chomer atzair, soit du dror, soit du bund ; trois mouvements issus du socialisme. On sait que l’islam confond la sphère publique et la sphère privée en refusant absolument de distinguer « Dieu » et « César ». Or, cette distinction est à la base même des systèmes démocratiques.
Mais revenons au texte de Chauprade,
« Certes Israël est aujourd’hui encore très lié aux États-Unis, mais ceux-ci commencent à s’en détourner et Israël adopte une posture multipolaire en construisant des relations fortes avec la Russie, l’Inde, la Chine. À moins donc qu’il ne soit gouverné par un antisémitisme obsessionnel, un patriote français ne peut chercher à former, contre Israël, et avec l’extrême gauche propalestinienne, la racaille de banlieue et les islamistes une alliance à la fois contre nature et sans issue politique. »
“Certains m’objecteront qu’Israël a tout fait pour créer cette situation qui a conduit au
remplacement du nationalisme palestinien originel par le Hamas, tout ceci afin de renforcer la cohésion des Occidentaux autour de l’État juif.
C’est possible (on se souvient que Cheikh Yacine fut en effet ramené en Palestine par les
Israéliens pour faire contrepoids à Arafat), mais si c’est le cas, cette stratégie a réussi et, de fait, les Européens de l’Ouest se trouvent dans le même bain que les Israéliens.
Par conséquent, je ne vais pas attendre que mon pays soit repeuplé par une majorité de
musulmans radicalisés pour déclencher le grand soir contre un capitalisme dit apatride ! Je n’ai qu’une priorité, impérieuse, c’est le peuple français, et mon combat politique ne s’articule pas autour de la lutte contre le sionisme ! »
Évidemment qu’Israël est lié aux États-Unis et que même des antisémites comme Obama, Nancy Pelosi ou Chuck Hagel doivent tenir compte des liens du peuple américain avec Israël.
Certes du fait de l’administration Obama, proche des frères musulmans, ce lien se distend, et le poids de la ‘nation of islam’ chez les noirs américains accentue cette prise de distance, d’autant plus que ce mouvement est proche de la Maison-Blanche.
Certes nous comprenons que Chauprade veuille briser ce lien entre extrême droite et antisémitisme, car c’est en réalité le plafond de verre auquel se heurte Marine Le Pen, mais probablement mue par sa seule ‘image d’elle’ et sur les conseils du ‘frétillant Philippot’ n’a pas compris cela, ce n’est pas le cas de Louis Aliot, qui tout au contraire, avait mesuré l’opportunité offerte par l’Union des Français juifs.
Aymeric Chauprade a compris également que, Français chrétiens, Français juifs, nous étions dans le même bateau.
Son évolution elle-même, de chez De Villiers où il y a 11 ans il portait haut sa répugnance des juifs (en privé bien sur) à une étude plus sérieuse de la nouvelle donne géopolitique est le signe que les lignes bougent.
Pour cela, il est à mon sens aidé par sa compréhension des nouvelles exigences du patriotisme par rapport à la question de l’Islam en France, terreau de désunion nationale et probablement j’imagine de par sa propre réflexion de Français et de chrétien, il remet à sa place la question d’Israël et des juifs.
Du seul point de vue qui nous intéresse : la France, il est bon de rappeler que dés le 2 août 1914, le capitaine Alfred Dreyfus, alors âgé de 55 ans, s’engagea comme simple soldat au service de la France.
Ce seul fait est la plus cinglante réponse aux délires antisémites de Maurras, Drumont et cie.
Barrés lui-même, eu des moments de lucidité sur son propre antisémitisme en 1914, les calomnies sur la prétendue lâcheté des juifs, auraient dû disparaître au vu de leur engagement massif dans l’armée française pendant la grande guerre et dans la résistance, pendant la deuxième guerre mondiale.
Mais tel le liseron qui repousse sans cesse, la haine des juifs ne cesse de refleurir.
La faune soralienne qui apprécie tant messieurs Philippot, Chatillon et tant d’autres ne vient pas là par hasard, elle pousse à l’extrême droite comme à l’extrême gauche, voire à gauche tout court, grâce à l’amour immodéré envers ces pauvres palestiniens qui deviennent par la grâce de la propagande les ‘damnés de la terre’ et ainsi permettent un antisémitisme déguisé en antisionisme, tel celui de Régis Debray ou d’Edgar Morin en passant par De Villepin et Manuel Valls pour qui partager la couche d’une femme juive suffit à lui décerner un diplôme de philosémitisme.
Oui, ils sont partout les ennemis des juifs, et que de telles haines se lèvent pour un petit peuple de 14 millions d’êtres, soit à peu près la population de la région parisienne, étonne toujours, il n’y a que les juifs qui ne sont pas étonnés.
Mais pour en revenir au texte d’Aymeric Chauprade, qui pourrait être un texte de débat entre les patriotes, je cite ici un long passage, probablement le plus fécond pour un débat.
« Je défends la nation française, sa civilisation qui a 1500 ans comme je défends la civilisation européenne. La France a évidemment besoin de profondes réformes économiques, et d’une réforme morale sans doute, mais elle est, avant tout, menacée par le remplacement de sa population historique par une population en majorité africaine et musulmane. Il s’agit là d’une évidence qu’aucun déni de réalité ne saurait masquer. Les Français de souche sont peu à peu remplacés et comme l’assimilation ne fonctionne que pour une partie seulement de cette nouvelle population extra-européenne (celle qui a eu la volonté de s’assimiler), la France s’expose mécaniquement à la perspective de ne plus être, d’ici une ou deux décennies, ce qu’elle a été depuis son origine c’est-à-dire une nation de souche européenne et de culture chrétienne.
Ce phénomène n’est pas propre à la France. D’autres pays d’Europe occidentale le
connaissent et les États-Unis aussi qui voient leur population WASP (White anglo-saxon
Protestants) en voie de minorisation. Or je suis certain qu’il existe une majorité de Français qui ne veulent pas voir la France perdre sa civilisation et je suis certain aussi qu’une majorité politique peut se construire avant 2017 autour de cette idée que Marine Le Pen incarne mieux que quiconque. Il n’y aucune autre solution crédible que de construire cette majorité avec ceux qui ont déjà compris le lien entre le défi islamique intérieur et le défi islamique extérieur.’ »

De ce point de vue, le sort des minorités chrétiennes d’Orient, projection dans l’avenir de ce que pourraient vivre les Français dans une France majoritairement islamisée, comme le sort des Juifs de France (là ou je diverge avec Chauprade, ce sont des Français juifs) de plus en plus victimes de brimades quand il ne s’agit pas de violence, devraient aider les Français à comprendre que l’unité de la France ne va plus de soi et que de grands périls pèsent sur elle.

Sur cette question, la part prise par les juifs des divers pays d’Europe dans l’avancée de la civilisation et de la culture européenne et nationale est une réponse à la question de savoir où ils se placent, c’est d’ailleurs un des véritables reproches des musulmans envers les juifs et des pays arabes envers Israël.
La question est aujourd’hui, civilisation ou barbarie, et si nous prenons avec tout le sérieux qu’il mérite le texte d’Aymeric Chauprade et en actant sa bonne foi, il y a là un point de rencontre important sur les questions essentielles de l’Europe et de la France telles qu’elles se posent aujourd’hui. Ce sont des questions que pose également Renaud Camus, et il est vrai qu’un Philippot qui parle de communautarisme sans employer le mot islam est un frein à la montée du FN, d’autant que de plus en plus de Français (76 %) ne supportent plus l’islam corollaire d’une immigration maghrébine et africaine si importante que la gauche et la droite font tout pour que les vrais chiffres n’apparaissent pas.
Mais Philippot n’est-il pas lui même otage des arabo-musulmans comme le furent avant lui des cadres du Mouvement des Citoyens de Jean-Pierre Chevènement.
À aucun moment le FN par la voix de sa présidente n’a eu une position aussi franche que celle de Geert Wilders, sur les événements actuels, c’est à dire le départ vers la Syrie et l’Irak de djihadistes venant d’Europe afin de participer à la guerre de l’EI contre tous les non-musulmans :
Une fois partis, partis pour toujours (partis faire le djihad en Syrie, en Irak ou ailleurs).
Direction la prison (ceux qui reviennent sont placés directement en prison).
Rétablissement du contrôle des frontières.
Arrêt de l’immigration provenant de pays musulmans (y compris les réfugiés).
Remigration volontaire ou non.
Fermeture des ‘centres de recrutement’ (telles que les mosquées, écoles islamiques ou autres organisations soutenant le départ en Syrie).

Aymeric Chauprade est une chance pour Marine Le Pen, car il aborde  de face les questions qui taraudent les Français, l’immigration sans fin, qui ne produit que des faits divers, l’islam, les mosquées, mais surtout la remigration, seule issue au drame qui nous guette, alors que Philippot n’a jamais ces mots-là, et n’utilise jamais le mot islam, mais communautarisme, ou totalitarisme.
Deux stratégies s’opposent au FN, la stratégie perdante de l’énarque Philippot, à la stratégie gagnante d’Aymeric Chauprade.
Il ne faut pas oublier que durant la campagne de la présidentielle, Marine Le Pen avait parlé d’interdiction du voile dans les lieux publics, et aujourd’hui silence ou plutôt tergiversations dues sans doute à l’influence de Philippot, qui sur les problèmes de l’islamisation de la France, la rend muette, donc sans prise sur la réalité des Français.
Aujourd’hui, où même une Nadine Morano critique par voie détournée l’islam, le silence de Marine Le Pen s’apparente à une bêtise politique, bêtise que le jour venu les Français sanctionneront.
L’histoire nous a appris qu’une population peut être chassée de chez elle, ou se voir remplacée par une autre, les autochtones se retrouvant alors comme étrangers sur leur propre sol.
Sans remonter à la diaspora juive du premier siècle, pensons aux Coptes d’Égypte, aux chrétiens de Turquie et d’Asie (20 % de la population en 1900 alors qu’ils sont aujourd’hui 0,02 %, soit mille fois moins) ou bien encore aux Serbes du Kosovo, 90 % de la population en 1900 et moins de 10 % aujourd’hui !

Aussi le texte de Chauprade peut être une chance pour Marine Le Pen si malgré les conseils de Philippot, elle sait en faire un bon usage, et ainsi sortir de l’ambiguïté que les Français ressentent chez elle, qu’elle cesse ses lamentis sur l’Euro pour aller à l’essentiel ; le peuple français est en voie de remplacement par l’immigration arabo-musulmane et africaine, que faire ?
C’est cela qui inquiète les Français !

Certes, je ne suis pas naïf et n’ignore pas le tropisme pro-russe de Aymeric Chauprade, qui en s’attaquant ainsi aux sunnites et en appelant à l’alliance avec les chiites, rend ainsi service aux russes qui voient se lever, et pas seulement en Tchétchénie, des combattants pour le califat mondial. Les anciennes républiques soviétiques du Caucase sont sunnites et possédant des frontières communes avec elles, Poutine génie du rapport de force, d’une formidable disponibilité et liberté, méprisant des alliés qui, pour lui, sont devenus des adversaires, commence à s’alarmer des futurs troubles et il sait que sur cette question, comme sur la Crimée et le Donbass, il ne peut compter que sur l’acharnement anti-russe de l’Europe et des États-Unis.
Mais pour moi, qui pense que chiites ou sunnites c’est la même engeance islamiste, je ne choisis pas, en me rappelant que durant la guerre Iran-Irak les ayatollahs envoyèrent en première ligne des enfants de 10 ans mus comme pour les sunnites de Gaza par le même amour du martyr et la haine de l’autre .

Malgré, ou grâce a son tropisme pro-russe, nous pensons qu’Aymeric Chauprade comprend que Russes, Français européens, nous avons aujourd’hui les mêmes ennemis, donc les mêmes intérêts.

Michel Ciardi




Réponse à Fabius, qui ose parler de carnage à Gaza !

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Contrairement aux proclamations mensongères des médias et des CPF qui osent parler du « blocus de Gaza », rappelons que durant les premiers cinq mois de 2014 , 18 000 camions de marchandises sont passés d’Israël à la bande de Gaza transportant plus de 228 000 tonnes de marchandises, commandées par des commerçants et des hommes d’affaires locaux qui entrent constamment en Israël pour y faire leurs achats. Ceci sans parler de quantités importantes d’eau et de l’approvisionnement de plus de la moitié de la consommation d’électricité de toute la bande de Gaza.

Par ailleurs durant les cinq premiers mois de 2014 plus de 60 000 habitants de la bande de Gaza sont rentrés en Israël dont évidemment ceux qui avaient besoin de soins médicaux et d’hospitalisation.

Il n’y a donc aucun siège ou blocus terrestre qu’Israël impose à la bande de Gaza. le seul blocus qu’Israël surveille de près et qui est le prétexte pour les anti israéliens de parler de « blocus total de Gaza par Israël », est le blocus maritime. Un blocus qui dans les conditions d’hostilité extrême du Hamas contre Israël est tout à fait compréhensible pour éviter l’importation d’armes dangereuses comme par exemple, des missiles de longue portée en provenance de l’Iran.

Mais il faut savoir que tous les matériaux passant par Israël et qui devaient servir à reconstruire ou à construire à Gaza, ont servi à la construction des tunnels par lesquels le Hamas voulait organiser le passage des terroristes pour commettre des attentats en Israël.

Tous ces décérébrés gauchistes ou musulmans, voire les deux, hurlent contre l’occupation, rappelons qu’Israël a complètement évacué la bande de Gaza en 2005.

Certes, ces tunnels ont un avantage non négligeable pour Israël, leur construction par le Hamas a mis le dernier clou dans le cercueil de la soi-disant solution à deux États. Les tunnels souterrains qu’ils ont creusés, et les multiples projectiles explosifs qu’ils lançaient sur Israël ont annulé toute chance qu’un État palestinien puisse être créé en Judée et Samarie.

Le Hamas a ainsi fait savoir aux Israéliens les dangers qu’il y avait d’abandonner des territoires au contrôle palestinien, effaçant la plupart des illusions qui ont été promues par la Gauche depuis les accords d’Oslo de 1993.

Alan Dershowitz professeur de droit à Harvard, qui soutenait depuis longtemps la création d’un État palestinien, a reconnu pourtant dans un article du 22 juillet dans une revue américaine : « La décision du Hamas de tirer des roquettes en direction de l’aéroport Ben Gourion », a « peut-être bien mis fin à toute perspective réelle d’une solution à deux États, Israël, sera désormais plus réticent que jamais à renoncer au contrôle militaire de la Cisjordanie, qui est encore plus proche de l’aéroport Ben Gourion que Gaza ne l’est. »

Imaginons en France des tirs de missiles contre l’aéroport de Roissy, qui partirait de Méru-sur-Oise, c’est la disposition géographique de l’aéroport Ben-Gourion par rapport au Hamas et aux Palestiniens de Judée Samarie.

, il faut rappeler qu’Israël a pris Gaza à deux reprises dans les six dernières décennies : d’abord lors de la crise de Suez 1956, et de nouveau en 1967, mais que chaque fois qu’il a quitté Gaza, le résultat a été plus de terrorisme que ce soit avec les fedayins dans les années 1950 ou le Hamas depuis 2007.

Ainsi, qu’importe le cessez-le-feu dans l’opération bordure protectrice, que ce soit dans les jours ou les semaines à venir, il est évident que la présence continue de Tsahal sur le terrain est le seul moyen de garantir la paix et la tranquillité, tant à Gaza qu’en Judée Samarie.

Israël, malgré le pseudo-cessez-le-feu, imposé par le musulman Obama, est dans une guerre dite asymétrique avec le Hamas, une organisation islamiste enracinée dans le fascisme dont la charte ferait rougir le plus ardent des nazis. Des roquettes de toutes formes et de tailles sont délibérément tirées par le groupe terroriste se mouvant au milieu de boucliers humains (en général consentants) depuis des zones civiles sur des zones civiles. Alors qu’Israël est en crise et a besoin d’alliés politiques, un haut responsable de l’administration Obama a choisi ce moment entre tous pour faire la leçon à Israël.

Le 8 juillet, lors d’une conférence organisée par le premier quotidien d’extrême — gauche israélien Ha’aretz (le libération israëlien), Phillip Gordon, assistant spécial du président Obama et coordinateur de la Maison Blanche pour le Moyen-Orient, s’est autorisé une sévère condamnation d’Israël affirmant que les politiques israéliennes ont été une source d’instabilité régionale et il a comblé d’éloges l’homme fort non élu de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.

Ironiquement, la conférence a été interrompue par des tirs de roquettes palestiniens sur Israël par les « partenaires de paix », obligeant les participants à se disperser et à chercher la sécurité dans les salles plus sûres, dommage que Gordon n’ait pas pris ce missile au coin de la figure.

Mais Gordon est simplement le porte-parole de l’opinion de son patron, Obama qui a exprimé le même sentiment dans un article d’opinion écrit exclusivement pour Ha’aretz.
Il est symptomatique que Obama ait choisi Ha’aretz au milieu de tous les autres médias pour exprimer son point de vue. Ha’ aretz maintient un tirage quotidien qui plane à peine à cinq pour cent et est proche de la ruine financière par manque de lectorat. C’est un quotidien de gauche radicale, marginal qui répond aux vues des fanatiques les plus extrêmes d’Israël et sur plus d’une occasion, Ha’aretz a été forcé de se rétracter pour des « articles vedettes » qui se sont révélés être diffamatoires et faux.

Mais peu importe à Obama, car les opinions pro-palestiniennes radicales de la rédaction du Ha’aretz, sont en adéquation avec les siennes…

Quant à la déclaration de Phillip Gordon, selon laquelle seule la politique d’Israël contribue à l’instabilité régionale, David Horovitz a déclaré « c’est comme si Gordon désemparé venait d’arriver de la “planète Zog” et avait “confondu le Moyen-Orient avec la Finlande, avec 200 000 morts en Syrie, en Irak, l’Iran sur le point de rupture nucléaire et le reste du monde arabe en implosion, pour Gordon et Obama seule Israël est la source des problèmes de la région ».

L’éloge accablant d’Abbas par Gordon et Obama est tout aussi déroutant, car Abbas est un autocrate non élu dont le mandat a expiré en 2009, c’est également un négationniste pour lequel la mort de 6.000.000 juifs pendant la Shoah est un ”mensonge fantastique », qui nie l’existence des chambres à gaz, et cela parce que : « le mouvement sioniste a mené une vaste campagne d’incitation contre les Juifs vivant sous la domination nazie, afin de susciter la haine à leur égard par le gouvernement, pour alimenter la vengeance contre eux, afin d’aboutir à l’extermination de masse ». En d’autres termes, les Juifs sont à condamner pour leur propre extermination de masse, qui, incidemment, n’a jamais vraiment eu lieu.

Mais les troubles du Moyen-Orient ne pourraient avoir lieu sans le consentement voire la complicité d’Obama et de son administration gauchiste.

Je reprends ici la partie d’un article de Guy Millière paru dans l’excellent et très renseigné site Dreuz.info : « Obama entend renforcer les ennemis des États-Unis : la constitution du djihadistan aux mains de l’EIIL en Syrie et en Irak ne s’est pas faite sans la contribution de l’administration Obama. J’ai dit ici qui a relâché Abu Bakr al Baghdadi et qui a entraîné ses hommes : Baghdadi vient de proclamer un “califat”. L’avancée de l’Iran vers l’arme atomique sans encombre ne s’est pas faite sans la contribution de l’administration Obama, qui a, de facto, empêché toute intervention israélienne contre les installations nucléaires iraniennes et oeuvré pour la levée de l’embargo en novembre dernier. La coopération entre administration Obama et Iran qui se profile ne viendra pas sans la coopération de l’administration Obama, tout comme le retour des talibans au pouvoir en Afghanistan (pourquoi croyez-vous qu’Obama vient de faire relâcher cinq importants chefs militaires talibans de Guantanamo ? En échange d’un déserteur passé chez les talibans, Bowe Bergdahl). Je pourrais, là encore, allonger la liste longtemps. »

Aussi, lorsqu’un Laurent Fabius ose parler de « carnage » à Gaza, pour faire plaisir aux islamistes de France, et mettre les voix musulmanes de son côté donc du côté de la gauche, il faut savoir ce qu’il en est réellement et pour cela il ne faut compter sur aucun média français, de la même façon qu’il ne faut surtout pas compter sur la gauche et l’extrême gauche, qui retrouve là les accents antisémites des hommes venus de leurs rangs qui à 80 % suivirent Pétain à vichy, rappelons que c’est la chambre du « Front populaire » qui lui accorda en 1940 les pleins pouvoirs.

L’histoire se répète et contrairement aux affirmations de Marx, ce n’est pas d’une tragédie à une comédie, mais d’une tragédie à une tragédie.

Michel Ciardi




Il faut soutenir Israël et les chrétiens d’Orient contre les islamistes

chretiencrucifieNos petits culs bénis, de Ludivine de la Rochère, la Jeanne d’Arc de Saint-Germain-en-Laye, en passant par Mgr Barbarin et ses évêques, aucun n’a de compassion pour les chrétiens d’orient.

Il faut attendre le 29 juillet pour avoir une déclaration de Mgr Pascal Gollnisch, directeur de l’œuvre d’Orient pour avoir une déclaration presque claire sur l’épuration des chrétiens du Moyen-Orient, par l’armée du soi-disant califat, appuyé par le Hamas et les contorsions sémantiques de Mahmoud Abbas, dirigeant de l’autorité palestinienne et président de l’OLP qui exhorte le 3 août :
« Les Nations Unies, les États-Unis, l’Union européenne, la Russie et la Chine continuent à exercer des pressions sur Israël afin de mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza qui a fait des milliers de morts et blessés, indique le communiqué diffusé par l’agence de presse palestinienne publique Wafa.
“En rejetant le cessez-le-feu, Israël sera totalement responsable des conséquences sérieuses de la poursuite de la guerre dans la bande de Gaza”, a déclaré M. Abbas, ajoutant : “Israël est en train de commettre des crimes contre le peuple palestinien”.
“Au cours des derniers 27 jours, Israël tue 17 Palestiniens chaque heure et tue un enfant palestinien chaque heure”, a dit M. Abbas dans le communiqué, et d’ajouter : “Les factions palestiniennes ont accepté le cessez-le-feu humanitaire de 72 heures et Israël doit l’accepter”.

M. Abbas a fait remarquer qu’une délégation palestinienne avait été envoyée au Caire pour “montrer que nous sommes tellement préoccupés par la cessation de cette guerre et de cette agression et épargner la souffrance de notre peuple”, ajoutant qu’Israël avait refusé d’envoyer une délégation pour les négociations de cessez-le-feu. » (agence Chine nouvelle).

Nous mesurons depuis ce vendredi 8 août qui veut la paix qui veut la guerre, car à peine le cessez-le-feu était accepté par Israël que des missiles étaient tirés de Gaza, car les israeliens refusaient les exigences du Hamas : la fin du blocus de Gaza mis en place depuis huit ans, la libération des prisonniers déjà libérés une première fois il y a quelques semaines et retournés bien vite à leur sport préféré : l’assassinat des juifs, et la possibilité de construire un port sur la Méditerranée comme la première des exigences, la fin véritable de l’agression [israélienne] et une vraie levée du siège.

Extraordinaires, ces demandes folles ne soulèvent aucune objection dans les diplomaties européennes et américaines, elles semblent mêmes acceptées par Obama, Fabius, Valls et Hollande.

Nous assistons à un retournement de l’histoire qui rappelle étrangement les manœuvres de l’appareil du Kominform pour dés 1948, faire peser sur les seules démocraties occidentales la responsabilité de la guerre froide.

Et afin de donner à l’URSS le temps de parfaire son armement nucléaire et de rattraper les Américains, une : « lutte pour la paix mondiale » dont l’acmé sera le fameux appel de Stockholm en 1952.

La lutte pour la paix devint le leitmotiv de tous les intellectuels de gauche et d’une grande partie de la population qui hypnotisée par les arguments des partis communistes, prit à son compte les mensonges du Kominform et des pays socialistes.
Aujourd’hui c’est le même réflexe grégaire, dénoncé par Jules Monnerot dans « psychologie du communisme » qui amène et les intellectuels de gauche et une partie de la population à adopter par « hypnotisme » le point de vue des musulmans du Hamas et de tous les pays arabes sur la seule responsabilité des juifs dans tous les conflits du Moyen-Orient, et ce depuis les temps bibliques.

Et pourtant le Moyen-Orient ne manque pas aujourd’hui de massacres et de « carnages ».

Les pro-Hamas, hissent fièrement leurs étendards jihadistes et leur projet pour la France alors que leurs amis assassinent des dizaines de milliers de chrétiens !

« Nous sommes massacrés, notre religion est en train d’être rayée de la surface de la Terre. Au nom de l’humanité, je vous en supplie, nous interpelle Mme Vian Dakhil, Députée représentant la communauté Yazidi au Parlement irakien, rapportant la mort de 500 personnes, dont une quarantaine d’enfants ».

Pour Juliette Touma de l’UNICEF, « la situation est désespérée, ils manquent d’eau, de nourriture et d’abris. Il faudrait mettre en place un corridor humanitaire, mais les combats sont furieux… »

Selon l’ONU, 200.000 chrétiens ont fui leur fief de Sinjar. Les djihadistes à leurs trousses ne leur laissent le choix qu’entre la conversion ou la mort.

Dans le Figaro du 7 août, un article de Samuel Forey replace les questions posées à l’occident chrétien dans leur terrible clarté :
« Mais où sont donc les pétitionnaires inlassables des causes dites humanitaires, la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU, la Ligue des Droits de l’Homme, les Politiques français de tous bords, Besancenot, Mélenchon, de Villepin, Cherki et ses 30 colistiers, les Rouges, les Bruns, les Verts,la CGT, Mme Benbassa et ses amies transgenres… »

“Monsieur Fabius qui se plaint de ‘massacres et de disproportion’ à Gaza, ne souffle mot de ce terrible conflit !
Incroyable, mais aucune manifestation dans les rues de Paris et de France n’est prévue.
Alors que le monde arabo-musulman est à feu et à sang et sur le point d’imploser, curieusement la Communauté internationale est inaudible.”

“Le long fleuve tranquille des mensonges quotidiens véhiculés par une certaine presse bien connue ne préoccupe ni la Droite ni la Gauche, qui ne sont disponibles que pour vilipender Israël. Un grand nombre de personnes de tous les milieux civils et politiques sont atteintes d’une véritable névrose anti-israélienne et d’une compassion obsessionnelle pour les Palestiniens. Comment interpréter cette haine des Juifs et cette sublimation des Palestiniens.”

“Monsieur Fabius, pensez aux chrétiens d’Orient et aux Yazidi kurdes d’Irak et soyez plus juste vis-à-vis d’Israël, en évitant un vocabulaire disproportionné qui ne correspond pas à la réalité.”

Ayant lu Al-Quaïda en France de Samuel Laurent, je sais que derrière cet apparent désordre il y a une stratégie très fine des salafistes pour imposer l’ordre islamique au monde entier et un agenda précis : d’abord disqualifiés les dirigeants occidentaux en commettant des attentats symboliques ils ne pourront répondre, car prisonniers de leur idéologie “d’idiots utiles” ils ne voudront en aucun cas “stigmatiser” les musulmans.
Et ensuite il sera facile pour les salafistes qui possèdent sur notre territoire un armement ultra-sophistiqué, de mettre en mouvement 100 personnes par cité déjà embolisée par l’islam soit 2500 et ainsi lever une armée de 250.000 islamistes rien que sur le sol français.

Soutenir aujourd’hui Israël dans sa lutte contre le Hamas, c’est commencer à nous battre contre la guerre civile qui nous attend en France.

Ne pas voir cela, c’est nous désarmer avant que le combat n’ait seulement commencé.
Ce que les Français libres firent en juin 1940, leurs enfants ou petits-enfants peuvent le réaliser également dés 2014.

Michel Ciardi




D’abord détruire Israël, puis l’Europe et enfin le monde…

hamassaluteLe Moyen-Orient vit aujourd’hui ce que nous connaîtrons chez nous demain, ce que dans un premier temps vivront les juifs de France. Citons ici une interview récente du philosophe Shmuel Trigano :

« L’identité juive française d’après la Seconde Guerre mondiale était totalement inscrite dans la citoyenneté et l’identité nationale française. La remise en question de ce cadre par le multiculturalisme étatique autant que social l’ébranle dans ses fondements. La « République », sans cesse invoquée, semble n’être plus qu’un décor de théâtre vide. Que peuvent y devenir les juifs sinon une minorité marginalisée, voire paria ? Leur isolement social, depuis quatorze ans, a atteint un niveau maximal, sans que personne ne s’en rende compte. La citoyenneté, et donc l’égalité des individus, n’est plus pour eux protectrice dans la mesure où la référence n’est plus l’individu, mais les « minorités » qui, elles, sont d’inégale grandeur (puissance, agressivité, conviction). Mais, d’ici là, les forces vives juives seront, sans doute, déjà parties vers des cieux plus cléments.
« C’est l’unification européenne qui conduit la France, vieux pays centraliste et sûr de lui-même, à s’amoindrir en son sein même. Au profit d’un néant identitaire abyssal qui est le meilleur agent de la décomposition morale, sociale et politique. Le recul de l’État-nation ne peut qu’engendrer la disparition de la démocratie. Le caractère non démocratique du pouvoir européen la met en œuvre dès maintenant, bien sûr au nom des « droits de l’homme ». A-t-on remarqué que leur invocation est devenue la façon dont on réduit à néant les « droits du citoyen » ?
« Au plus fort d’une surenchère identitaire planétaire, le renoncement officiel de l’Union européenne à ses fondements culturels et identitaires nous montre que les civilisations peuvent aussi se suicider. L’islam du djihad mondial est sans doute l’acteur majeur du clash des civilisations dont l’Europe et ses pourtours sont l’arène principale. Il est fort probable que l’Union européenne – tout spécialement la France – connaîtra dans les années à venir de graves conflits identitaires que l’État, affaibli au maximum, ne pourra plus juguler. Qui en sortira vainqueur ? Rien n’est encore dit. »

Les dernières déclarations de Hollande et Fabius attestent de la justesse de cette analyse.
Mais le drame du Moyen-Orient n’est pas seulement celui des juifs, il est aussi celui des chrétiens abandonnés par leur pape et des Kurdes qui sont en première ligne contre la dite armée du califat. Déjà, en Irak, les jihadistes s’emparent de Sinjar et jettent des milliers de personnes sur les routes.
La prise de Sinjar, à 50 km de la frontière syrienne, constitue une nouvelle victoire pour les jihadistes qui ont proclamé fin juin un « califat » à cheval sur l’Irak et la Syrie, après s’être emparés d’importants pans de territoires. Elle provoque une vive inquiétude quant au sort des minorités que la ville abrite. La ville est le foyer historique des Yazidis, une minorité kurdophone adepte d’une religion préislamique en partie issue du zoroastrisme. Les jihadistes les considèrent comme des adorateurs du diable.
Le différentiel logistique, celui qui fait toute la différence est en partie dû aux armes américaines saisies par l’État islamique, alors qu’Obama semble avoir mis du temps avant d’équiper les Peshmergas kurdes en conséquence. Aux dernières nouvelles, ce serait chose faite et les Kurdes sont sur le point de passer de la défensive à l’offensive.

Où étaient-Fabius, Hollande et Obama, quand on a appris que les combats, en Syrie, venaient de faire, en un week-end, la bagatelle de 700 morts s’ajoutant aux 150 000 qui n’avaient pas eu, eux non plus, en trois ans, l’honneur d’un commentaire ?
Pourquoi ne se sont-ils pas pas manifestés quand, depuisdes années des centaines de milliers de morts et pour motif ? Défendre uniquement vos intérêts personnels.

Pourquoi ne parle-t-on jamais des millions de chrétiens déplacés, torturés et assassinés par des islamistes en Syrie, en Irak, au Liban et encore ailleurs en terre d’islam ? Pour ne pas « heurter » la « sensibilité » des musulmans d’Europe ? Pourquoi condamnent-ils Israël qui ne fait que défendre ses civils contre les tirs de roquettes et de missiles perpétrés par des terroristes, des criminels, des maffieux ? Parce qu’ils haïssent Israël et qu’ils veulent voir les musulmans européens descendre dans la rue et y ficher le bazar ?

Quand l’opération militaire de la France fait 1000 morts au Mali, la France officielle ne trouve rien à dire ; par contre, à Gaza, Fabius déclare : « Rien ne saurait justifier la poursuite des massacres.» Ne se rend-il pas compte qu’une telle différence de jugement le décrédibilise totalement ?

Il en est de même de De Villepin, l’Ex-Premier ministre, dont l’attitude agressive vis-à-vis d’Israël apparaît clairement à présent.

Dans Le Figaro, il lance, une attaque virulente contre Israël. Il focalise sa critique virulente sur Israël et ne dit rien, pas un mot sur la politique du Qatar qui finance le Mouvement terroriste du Hamas ?
Mais le Qatar est un gros client de De Villepin qui agit comme Conseil du Fonds Souverain Qatar Investment Authority (QIA). Selon un blog (Temps et Contretemps) : « De Villepin est avocat international. On sait que ses interlocuteurs ne sont pas des fervents amis d’Israël. Il s’est rendu il y a six ans en Iran pour rencontrer l’ancien président Ali Rafsanjani. Il a rencontré Hugo Chavez et l’émir du Qatar, Ahmad al-Tani. Il conseille de nombreuses sociétés arabes. Le chiffre d’affaires de son cabinet d’avocat est évalué à près de 4 millions d’euros par an avec un net de 2 millions ».

Et c’est à la demande de la main qui le nourrit, qu’il écrit cette semaine : « L’État israélien se condamne à des opérations régulières à Gaza ou en Cisjordanie, cette stratégie terrifiante parce qu’elle condamne les Palestiniens au sous-développement et à la souffrance, terrifiante parce qu’elle condamne Israël peu à peu à devenir un État ségrégationniste, militariste et autoritaire ».

Il ne faut jamais oublier, dans la lecture de la politique française le poids du QIA : le fonds d’investissement souverain de l’émirat du Qatar, présidé par l’émir Tamim bin Hamad al-Thani. Fondé en 2005, il détiendrait selon Hussein al-Abdallah (membre du conseil d’administration du Qatar Investment Authority) « beaucoup plus » que 100 milliards USD d’actifs.

Le QIA contrôle un peu plus de 6 % du capital d’EADS, 15,1 % des actions du London Stock Exchange et 17 % de Volkswagen. Il est actionnaire du Groupe Lagardère à hauteur de 12,83 %. Le 31 mai 2011, QIA a acheté 70 % du capital du club de football Paris Saint-Germain au groupe américain Colony Capital (qui en détenait alors 95,8 %). Le 6 mars 2012, il lui a racheté les 30 % restants.

Le 4 juin 2012, le QIA a acheté 100 % du capital du Paris Handball. QIA achète, à Paris, l’Hôtel Lambert, l’Hotel Kinski, l’Hôtel Landolfo-Carcano, l’Hôtel d’Évreux, le Majestic, l’Hôtel Gray d’Albion, l’Hôtel de Coislin, les immeubles du Virgin Megastore (le 5 juin 2012), de HSBC et du Lido (décembre 2012) sur les Champs Élysée, le Royal Monceau et le Peninsula.
La messe est dite.

Après presque un mois de lâches attaques sur les civils de toutes villes en Israël par le Hamas qui lance des roquettes depuis des écoles, hôpitaux, mosquées, et agences de correspondants de presse ; des agglomérations remplies de civils servant de boucliers, et lieux utilisés comme entrepôts d’armes et munitions.
Le Hamas a investi des centaines de millions de dollars, donnés par le Quatar, l’Union européenne et probablement les États-Unis, sans compter l’appoint du trafic de drogue, pour la construction de tunnels ayant comme but l’infiltration de leurs terroristes pour l’assassinat de citoyens israéliens dans leur pays.
Il a mis continuellement en danger la vie de la population de Gaza, et cette population ne s’est pratiquement jamais révoltée contre leurs dirigeants, car elle sait pertinemment que si elle manifeste, elle est automatiquement anéantie, l’assassinat étant le leitmotiv de cette organisation terroriste.
Les représentants de l’ONU, les correspondants de presse sur place ont constaté ces faits et parfois les ont timidement dénoncés, car ils sont constamment menacés de mort par l’organisation terroriste.

La communauté internationale est totalement consciente de ces faits, mais n’ose pas, non plus, les dénoncer ; c’est plus facile et moins risqué de s’attaquer uniquement à Israël. Et cet état de choses se répète à chaque opération militaire qu’Israël lance ou à chaque guerre contre les terroristes palestiniens.
Pendant que des atrocités sont commises en Syrie, en Libye, en Irak, causant l’assassinat de centaines de milliers de civils et l’exode de millions de personnes, cette même communauté internationale ferme ses yeux et bouche ses oreilles, préférant s’attaquer uniquement à Israël.

Cela rappelle cette vieille histoire, juive évidemment :

« Lorsque ces deux terroristes notoires, à savoir Arafat et Ben Laden, étaient encore de ce monde, ce dernier a demandé au premier :
— Dis-moi, Yasser, est-ce que tu peux m’expliquer ? Depuis des décennies, tu as tué ou fait tuer des femmes, des enfants, des handicapés, des athlètes pendant des jeux olympiques. Tu as pris des otages, tu as fait sauter des avions, tu en as détournés. Explique-moi, car je ne comprends pas. Aujourd’hui on t’appelle Président, les chefs d’État te déroulent le tapis rouge, les journalistes s’arrachent tes interviews et tu reçois des millions des impôts des Européens, des Etats-Unis, de l’ONU. Moi, j’ai fait un malheureux petit attentat et je suis le plus recherché de tous les terroristes. Mais quel est donc ton secret ?
— Yakhmar, t’es idiot ou quoi, lui répond Arafat, moi, je n’ai tué que des Juifs. »

Les forces de Tsahal opérant dans la bande de Gaza ont trouvé un manuel sur la « guérilla urbaine », appartenant aux Brigades Al-Qassam, les brigades terroristes du Hamas qui explique comment la population civile peut être utilisée contre les forces israéliennes. « La destruction d’habitations civiles […] augmente le soutien du peuple à la résistance », peut-on lire dans ce manuel du Hamas.
L’Opération Bordure Protectrice a révélé le vrai visage du Hamas. Cette organisation terroriste fait usage de la population de Gaza comme boucliers humains, mais des boucliers humains consentants, car il s’agit de tuer les juifs pour la gloire du prophète.
Le Hamas est conscient des efforts que Tsahal fait pour éviter les pertes civiles et ce groupe terroriste exploite les efforts de l’armée israélienne en utilisant la population de Gaza contre les forces de Tsahal. Ce manuel explique également que « les soldats et les commandants (de l’armée israélienne) sont limités dans l’utilisation de leurs armes dans des situations qui peuvent conduire aux pertes inutiles de civils et à la destruction non nécessaire d’infrastructures civiles. Il est difficile pour eux de faire usage de leurs armes à feu, en particulier lorsqu’ils effectuent des tirs de couverture [d’artillerie par exemple]. »

Le Hamas connaît pertinemment les efforts de Tsahal pour éviter de toucher les civils. « la présence de civils créée des poches de résistance » qui causent trois problèmes majeurs pour l’avancée des soldats de Tsahal :
— Des problèmes pour ouvrir le feu ;
— Des problèmes liés au contrôle de la population civile pendant et après les opérations ;
— L’assurance de fournir des soins médicaux aux civils qui en ont besoin.

Pendant ce temps, Obama aurait exigé que Netanyahou accepte un cessez-le-feu immédiat, unilatéral et l’aurait informé que les USA s’étaient engagés à mettre fin au blocus de Gaza. Netanyahou a souligné que le gouvernement des USA sapait le cessez-le-feu en substituant à la médiation égyptienne celle du Qatar et de la Turquie, rappelant à Obama que le Qatar, aligné sur les « Frères musulmans », finance et fournit des armes au Hamas et à d’autres groupes terroristes y compris l’ISIS (EI). Il pourrait avoir aussi souligné que le premier ministre démagogue de Turquie a accumulé des sentiments antisémites et anti-israëliens hystériques et un antisémitisme vil, exigeant même que sa propre communauté juive condamne Israël.

Obama aurait répondu en disant à Netanyahou qu’il n’était pas en position de conseiller à l’Amérique qui devrait agir comme médiateurs. Nancy Pelosi, leader de la minorité [démocrate] à la Chambre des Représentants, déclara à CNN que les USA doivent coopérer avec les Qataris « qui m’ont répété sans cesse que le Hamas est une organisation humanitaire ». Qu’un leader démocrate au Congrès puisse décrire comme « humanitaire » une organisation génocidaire avec des objectifs semblables à ceux d’al-Qaïda, dont la charte appelle explicitement à la destruction d’Israël et au meurtre des Juifs, certes Nancy Pelosi est une gauchiste, et lorsque l’ont voit l’œuvre des gauchistes auprès de notre gouvernement français, plus rien ne nous étonne.

Ce conflit a été un coup de poignard contre Israël de la part d’un groupe terroriste promouvant la culture de la mort et du martyr reflété dans le slogan souvent cité du Hamas : « Les Juifs désirent la vie et nous désirons une mort en martyr ». Nous ne faisons pas face à une entité recherchant son indépendance. C’est un conflit entre le bien et le mal.

Les Israéliens, en tous les cas ceux qui ont encore des illusions sur Obama, s’attendaient à ce que les États-Unis condamnent le Hamas qui ciblent des civils israéliens et multiplient les victimes parmi leur propre peuple qu’ils utilisent comme boucliers humains et présentent ensuite au monde avec jubilation comme victimes de la tyrannie israélienne. Au lieu de cela, Obama s’est mis en avant en soutenant hypocritement le droit d’Israël à se défendre tout en luireprochant une réponse disproportionnée lors de représailles contre la source de rockets dont les postes de commandement et les sites de lancement de missiles sont délibérément inclus dans des bâtiments de l’ONU, des écoles, des hôpitaux et des mosquées.

Les Égyptiens et d’autres États arabes modérés maintiennent que depuis son discours initial au Caire en 2009, le président Obama se révèle comme un soutien des « Frères Musulmans » – à l’origine du Hamas – qu’ils considèrent, à juste titre, comme une organisation terroriste fondamentaliste islamique.

Ils considèrent qu’avoir sapé les propositions de cessez-le-feu égyptiennes et s’être tourné vers le Qatar et la Turquie – soutiens des « Frères Musulmans » et du Hamas – comme un autre exemple de la trahison de ses alliés par les USA et de négociation avec leurs ennemis. Cela s’est reflété dans la proposition initiale de cessez-le-feu de Kerry parrainée par le binôme Qatar/Turquie, unanimement rejetée par le cabinet israélien, et qui aurait pu être rédigé par le Hamas.

Les scènes sanglantes de victimes palestiniennes mises en lumière par les médias du monde auraient dû être mises sur la responsabilité directe du Hamas qui a orchestré ce cauchemar délibérément. Au lieu de cela, le comportement du président Obama a simplement encouragé le Hamas à poursuivre sa stratégie barbare, avec la conviction que les USA viendraient les arracher de la défaite et les récompenser pour leur engagement dans le terrorisme.

Michel Ciardi




Bruxelles : qui a pu commettre un attentat antisémite à la veille des européennes ?

unis-contre-islamophobieÀ l’heure où j’écris ces lignes (samedi 21 h 20), seuls les faits suivants sont connus. Au musée juif de Bruxelles une fusillade a fait 3 ou 4 morts dans une fusillade, et ce dans une ville (Bruxelles) où les antisionistes, anti-israéliens peuvent se déchaîner en paix.

Une ville où un groupe islamiste « Sharia4Belgium » pourtant dissous en octobre 2013, continue d’être actif, et tout en étant qualifié de groupe terroriste par le parquet d’Anvers, enrôlerait, selon un rapport d’Europol, des jeunes musulmans belges pour aller combattre en Syrie.

Fouad Belkacem, porte-parole de ce groupuscule d’une trentaine de membres pour la plupart néerlandophones est toujours en prison, car les enquêteurs belges sont convaincus que Sharia4Belgium est responsable de l’envoi de trente-trois combattants en Syrie. Poursuivi pour incitation à la haine et à la violence contre des non-musulmans, Fouad Belkacem risque dix-huit mois de prison ferme.

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Très bien connu des services de police et des magistrats anversois, Fouad Belkacem a été condamné en 2002, 2004 et 2007 pour vols. En mai 2012, il écope d’une peine de deux ans de prison à domicile pour harcèlement, incitation à la haine et à la discrimination. Surnommé Abu Imran, ce Belge d’origine marocaine est également dans le collimateur de Rabat, où l’attend une peine de dix ans de prison pour trafic de drogue.

Présenté comme un saint homme, c’est lui qui est derrière Sharia4Belgium. Ce groupe, né en 2010 à Anvers lors des élections législatives, fait partie d’un mouvement salafiste international. Fondé en Grande-Bretagne en 2008 par les prédicateurs Omar Bakri et Anjem Choudary, Sharia4 a été décliné dans de nombreux pays : Sharia4Holland, Sharia4Spain et Sharia4Danemark en Europe, Sharia4America aux États-Unis, ou encore Sharia4Hind en Inde. Avec à chaque fois le même discours : l’islam est l’expression suprême de l’humanité ; il faut imposer la charia, la loi islamique.

Mais pourtant la chambre du conseil d’Anvers n’a pas pu se pencher le 2 mai 2014 sur la demande du parquet fédéral de renvoyer en correctionnelle 46 personnes suspectées d’appartenir à l’organisation extrémiste Sharia4Belgium. La défense a en effet déposé une série de requêtes en vue d’obtenir des devoirs d’enquête supplémentaires. Les avocats réclament notamment d’autres confrontations et davantage d’information au sujet des présumés groupes terroristes en Syrie auxquels plusieurs suspects auraient été liés.

L’affaire a été reportée pour une durée indéterminée. Cela rappelle étrangement la façon, dont les affaires des « tueurs du Brabant », l’affaire « Dutroux » ont été réglées par les policiers belges.

 

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Il faut se souvenir que depuis longtemps Bruxelles est une ville socialiste, qu’elle accueille une communauté musulmane importante (il suffit d’arriver à la gare du midi pour mesurer le degré d’islamisation) et que son ancien ancien bourgmestre Freddy Thielemans qui a reçu ce mardi en fin de journée les insignes d’officier de la Légion d’honneur des mains de Harlem Désir. Selon l’ambassade, cette distinction était destinée à « honorer et rendre hommage à l’engagement d’une personnalité belge en faveur de la relation de la Belgique avec la France, et au service de la liberté et de la construction européenne », oubliant de parler de son engagement pro-palestinien et pour un renforcement de l’immigration maghrébine et subsaharienne en Europe. N’oublions pas que ce n’est pas le premier attentat commis en Belgique, et que, jusqu’à ce jour, les coupables ont toujours été des musulmans…

http://www.dhnet.be/actu/belgique/une-longue-liste-d-attentats-51b7ce5fe4b0de6db98f4ba0

Mais depuis quelque temps est apparu le parti « Debout les Belges » dont le leader Laurent Louis est un grand ami des Palestiniens, de l’islam de Dieudonné et d’Alain Soral et qu’avec ses chers amis il a organisé en avril 2014, le congrès de la Dissidence.

La tête de liste DEBOUT LES BELGES aux élections européennes est Abdesselam Laghmich qui avait préparé, en collaboration avec la Librairie Xsime de Bruxelles, Le 1er Congrès européen de la Dissidence avec la présence des meilleurs dissidents francophones : Dieudonné, Soral, Pierre Hillard, Corinne Gouget, Marion Sigaut, Salim Laïbi, Johan Livernette, Kémi Seba, Hervé Ryssen, Jacob Cohen l’antisémite juif de service. Bien entendu les artistes Jo Le Corbeau et Axo Breizh seront également présents et bien sûr à cette occasion était organisé avec Laurent LOUIS, et son grand ami Dieudonné une conférence sur la liberté d’expression en France et en Belgique.

Ce jour, le 24 mai, le très controversé député fédéral Laurent Louis va devoir rendre des comptes à la justice. Cette fois, on dénonce carrément la provenance de fonds qui lui ont permis de financer son parti. Des fonds qui proviendraient d’organisations terroristes basées en Iran !

Tout démarre, et est confirmé de sources judiciaires, d’une plainte lancée en octobre par le trésorier de l’ASBL Dissidences européennes, association présidée par Laurent Louis. Ce trésorier se plaint de ne pas être convié aux assemblées générales de l’association. Il s’inquiète dès lors des agissements de Laurent Louis en son absence. Très vite, il se demande où file l’argent de l’association. Un second dossier vient de s’ajouter. Une information selon laquelle Laurent Louis aurait bénéficié de moyens financiers issus d’activités terroristes. Ici aussi, la police va procéder aux vérifications nécessaires. On reproche au député fédéral d’avoir bénéficié de sommes d’argent importantes en lien étroit avec des groupements basés en Iran via un ami proche de Laurent Louis.

Cette accusation est ainsi « récusée » par ce drôle de parlementaire belge : « Mes adversaires politiques ne sont décidément jamais à court d’imagination… Après avoir tenté de me salir en me faisant passer pour un raciste islamophobe antisémite, voilà qu’on m’accuse maintenant d’être financé par l’Iran et des organisations terroristes…

http://www.lameuse.be/993223/article/2014-04-25/laurent-louis-serait-finance-par-l-iran-la-police-va-proceder-aux-verifications

Malheureusement, oserais-je dire, ni moi, ni le mouvement DEBOUT LES BELGES ne sont financés par ce beau pays qu’est l’Iran. Si tel était le cas, le développement du mouvement serait tout autre. Imaginez que nous n’avons même pas de bureaux spécifiques pour notre mouvement politique et citoyen. Ceux qui sont responsables de DEBOUT LES BELGES savent que nous ne roulons pas sur l’or et que nous sommes même obligés de réaliser et de vendre des petits gâteaux ou des pin’s pour financer notre mouvement et notre campagne électorale.

Les seules personnes à financer le mouvement sont le Secrétaire général Abdesselam LAGHMICH et moi-même, de par nos fonds propres et ce, de manière totalement légale.

Ces suspicions de financement par des organisations terroristes sont totalement surréalistes.

De Un, il n’y a pas d’organisation terroriste en Iran. L’Iran est un pays honnête qui, au contraire des États-Unis et d’Israël, ne commet aucun acte terroriste dans le monde. L’Iran n’a jamais attaqué le moindre pays, n’a jamais assassiné des civils innocents ou largué ses bombes atomiques sur des enfants sans défense comme ont pour habitude de le faire les USA et Israël. Des mouvements politiques belges comme le PP sont bien financés par Israël sans être inquiétés par la Justice.

Pourquoi un éventuel financement de l’Iran serait-il problématique ? Des clubs de foot sont bien financés par le Qatar qui est une véritable dictature. Que peut-on reprocher à l’Iran ? Sa droiture, sa liberté ou sa non-allégeance aux États-Unis ?

De deux, DEBOUT LES BELGES n’a aucun lien avec l’Iran. Je ne me suis d’ailleurs jamais rendu dans ce pays. Comment pourrait-on imaginer que je dispose de l’aide financière d’un pays dans lequel je n’ai jamais mis les pieds ? Totalement invraisemblable. »

Aussi invraisemblable que les 3 millions d’euros de la liste du parti antisioniste de Soral et Dieudonné aux législatives de 2012.

Voici le climat dans lequel intervient cet attentat antisémite, nous ne pouvons qu’espérer que rapidement la police belge soit devenue plus efficace que nous ne pouvons que craindre compte tenu de ses antécédents dans les affaires politico-criminelles du plat pays.

Plusieurs pistes sont bien sûr possibles, mais intervenant la veille des élections européennes, dans un climat au Moyen-Orient marqué par la guerre en Syrie, la réconciliation entre l’OLP et le Hamas, cet attentat antisémite dans un lieu où est contenue la mémoire juive de la Belgique, ne peut se comprendre sans la prise en compte aujourd’hui, du poids de l’islam en Belgique comme dans toute l’Europe.

Et malheureusement pour lui, c’est ce moment que choisit le parti La Droite, pour faire ce qu’il appelle un « accord technique » avec Laurent Louis et les islamistes, pour avoir un possible siège au Parlement de Bruxelles, en franchissant la barre des 5 %.

Pathétique.

Michel Ciardi




Historiquement, la gauche a combattu l’immigrationnisme des patrons

Historiquement, la gauche et le mouvement ouvrier n’ont pas toujours tenu un discours immigrationniste, loin de là. En 1931, lors de la grande crise, les députés socialistes proposent une loi de limitation du nombre des étrangers afin de freiner le chômage. C’est de cette expérience que sera votée la loi du 10 août 1932 protégeant la main d’œuvre nationale par un gouvernement radical socialiste, soutenu par les socialistes.

Cette loi est votée avec l’accord du responsable de leur groupe : Léon Blum.

Elle stipule dans son article 1 :

« Les collectivités, devront déterminer la proportion des travailleurs étrangers qui pourront être employés dans les chantiers ou ateliers organisés ou dans les services publics concédés, cette proportion ne pourra pas dépasser 5 pour 100.

Elles fixeront, dans les mêmes conditions, la proportion des travailleurs étrangers qui pourront être occupés dans les travaux, fournitures ou services qu’ils feront exécuter en règle ».

Mais il faut également savoir que dès 1922, dans le journal de la CGT « la vie ouvrière » l’on pouvait lire, au sujet de l’immigration : « C’est là une question qui nécessite une étude sérieuse de notre part — étude qu’il nous faut faire en nous dégageant d’une certaine confusion qui pourrait nous valoir d’être qualifiés de » superpatriotes ».

Bien souvent, en effet, il a fallu que les ouvriers français fassent entendre de vives protestations contre l’emploi immodéré de la main-d’oeuvre, sans qu’on puisse pour cela les suspecter de nationalisme.

S’ils protestaient, c’est parce que le chômage existait déjà en France et qu’il augmentait encore la venue de nouveaux ouvriers étrangers. On ne s’est pas préoccupé des conséquences : le chômage, ça n’intéresse sans doute pas le patronat. Mais, il faut que les organisations ouvrières, elles s’y intéressent. Un apport de main-d’oeuvre étrangère aussi formidable que celui qui est prévu pour les régions dévastées ne peut qu’augmenter la crise actuelle dans de grandes proportions. Il est du devoir immédiat des syndicats français de s’élever énergiquement contre cette mesure. On ne peut pas en l’occasion nous taxer de chauvinisme. Nous estimons que » la terre est à tous ». Mais nous ne voulons pas qu’il soit permis de se servir ouvriers étrangers pour nous affamer, là où le hasard nous a fait naître.

Ce qu’il nous faut faire pour conclure, c’est empêcher qu’on fasse venir, dans les régions où le chômage sévit, de la main-d’oeuvre, parce que le premier résultat de sa venue serait d’affamer la main-d’oeuvre française ».

Le 22e congrès de la CGT en 1933 mettait en 8e place ces revendications :

l’exigence d’une réglementation de l’emploi de la main d’œuvre étrangère tenant compte des intérêts de la main-d’œuvre française ».

En 1935 notre pays compte 1 million de chômeurs secourus, le gouvernement pourtant dirigé par Pierre Laval, décrète un arrêt immédiat de l’immigration et le retour au pays de centaines de milliers d’étrangers.

Le 6 janvier 1981, dans le journal L’Humanité, Georges Marchais, secrétaire général du PCF, écrivait : « En raison de la présence en France de près de quatre millions et demi de travailleurs immigrés et de membres de leur famille, la poursuite de l’immigration pose aujourd’hui de graves problèmes. Il faut les regarder en face et prendre rapidement les mesures indispensables. La cote d’alerte est atteinte […] C’est pourquoi nous disons : il faut arrêter l’immigration, sous peine de jeter de nouveaux travailleurs au chômage. Je précise bien : il faut stopper l’immigration officielle et clandestine. Il faut résoudre l’important problème posé dans la vie locale française par l’immigration. Se trouvent entassés dans ce qu’il faut bien appeler des ghettos, des travailleurs et des familles aux traditions, aux langues, aux façons de vivre différentes. Cela crée des tensions, et parfois des heurts entre immigrés des divers pays. Cela rend difficile leurs relations avec les Français. Quand la concentration devient très importante […] la crise du logement s’aggrave ; les HLM font cruellement défaut et de nombreuses familles immigrées, plongées dans la misère, deviennent insupportables pour les budgets des communes ».

Le rôle de l’immigration, dont l’objet de toujours est de peser sur les salaires et les conditions de travail des travailleurs français, a aujourd’hui étendu sa vocation d’une immigration de travail à une immigration de peuplement, qui est missionnée par  la gauche pour aller de plus en plus vite vers  le remplacement du peuple français.

Les motivations des capitalistes n’ont pas changé, à la différence près que ce sont aujourd’hui, les syndicats, la gauche et l’extrême gauche qui les soutiennent  et vont même au-delà des désirs de la mondialisation en mettant sur le même plan les luttes sociales et les luttes sociétales, en mettant en place une politique de la compassion.

Aujourd’hui, les syndicalistes qui osent parler de protectionnisme et de préférence nationale, et Fabien Engelmann, ici présent, que je salue, en est un exemple, sont exclus des syndicats, qualifiés de fascistes et de racistes.

Nous vivons bien ce que le poète martiniquais, Aimé Césaire, appelait le « génocide par substitution ».

Michel Ciardi

 

 




Le stalinien Mélenchon défend les multinationales américaines du café

La multinationale du café infect : Starbucks, veut implanter une de ses boutiques sans âme place du Tertre à Paris. Une association Paris-Fierté luttant contre la standardisation du paysage parisien, sous les ères de messieurs Chirac et Delanoé, souhaitait organiser un rassemblement pacifique (évidemment) le 9 février place du Tertre.
La manifestation fut interdite et pour quelles obscures raisons, sinon que cette interdiction a été motivée par l’organisation à la toute dernière minute d’une contre-manifestation annoncée comme potentiellement violente, déposée par un responsable du Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon.
La Préfecture a préféré tout annuler plutôt que de faire son devoir : interdire la contre-manifestation et sécuriser notre rassemblement prévu de longue date.
Nous prenons acte de cette décision et tirons de tout cela un point positif.
Depuis le début de l’opération, nous cherchions en effet à ce que les politiques se positionnent sur le dossier : sont-ils pour l’implantation du Starbucks, ou contre ?
Nous nous réjouissons de voir le Parti de Gauche être le premier à se positionner clairement, et apporter de facto son soutien à la multinationale, qui rappelons-le ne paie quasiment aucun impôt en France.
Au-delà de cela, et malgré les nouveaux amis de Starbucks, l’Association Paris-Fierté annonce d’ores et déjà la tenue de prochaines actions aux côtés des riverains, des commerçants et des autres associations impliquées, qui nous ont apporté leur soutien de manière unanime.
Nous annonçons par ailleurs que plusieurs plaintes, notamment contre le Parti de Gauche, seront déposées dans la semaine.
Décidément le 18e arrondissement ne porte pas chance aux amis de la liberté et des cafés parisiens puisque la même raison, une opportune contre-manifestation, fut invoquée pour interdire dans le 18e arrondissement l’apéro saucisson-pinard. Décidemment, les méthodes staliniennes de la mairie de Paris et du Parti de gauche, sont toujours les mêmes.
Mais grâce à cet incident nous voyons de quels cotés sont les sois-disants amis du peuple messieurs Mélenchon et Laurent, de celui de la mondialisation et de la mort des petits commerces français.
Quant à leur ami Delanoë, nous savons depuis longtemps que comme tous les socialistes et leurs alliés, il va dans le sens du temps c’est-à-dire dans le sens de la mondialisation capitaliste.

Michel Ciardi




Peillon cautionne la propagande homo dans le public, mais fustige le débat dans le privé

Vincent Peillon rêve de devenir le nouveau Alain Savary. Il a annoncé avoir écrit aux recteurs des établissements catholiques pour les appeler « à la plus grande vigilance ». Ce courrier vient un mois après la lettre du secrétaire de l’enseignement catholique ; Eric de Labarre aux chefs d’établissements proposant d’y organiser des débats sur le mariage homosexuel. « Il ne me semble pas opportun d’importer dans l’école le débat sur le mariage pour tous. Je considère même qu’en adressant une lettre aux chefs d’établissement, le secrétaire de l’enseignement catholique a commis une faute », s’est emporté le ministre de l’Education nationale. Dans ce courrier adressé le 12 décembre, Eric de Labarre avait écrit : « chaque école, collège ou lycée peut prendre les initiatives qui lui paraissent localement les plus adaptées pour permettre à chacun l’exercice d’une liberté éclairée à l’égard des choix aujourd’hui envisagés par les pouvoirs publics ». Vincent Peillon a réaffirmé son intention de ne « pas raviver la guerre scolaire » avant d’ajouter être « très respectueux du caractère propre de l’enseignement catholique. Mais, en retour, cet enseignement, qui est sous contrat avec l’État, doit respecter le principe de neutralité et de liberté de conscience de chacun. Il est du devoir de l’État d’être garant du respect de ces principes ». « N’oublions jamais que nous avons affaire à des adolescents et que les tentatives de suicide sont cinq fois plus fréquentes chez les jeunes qui se découvrent homosexuels que chez les autres », a-t-il conclu. En savoir plus sur

http://www.atlantico.fr/pepites/mariage-gay-peillon-calme-enseignement-catholique-596393.html#DUQdGgeyTrKaRxGS.99

Rappelons à Vincent Peillon, cet ahuri prétentieux, la façon, dont la gauche, y compris lui même, a instrumentalisé les jeunes en se servant d’eux comme de chair à canon lors des manifestations et diverses grèves, en 2005 contre le CPE, qui d’ailleurs à provoqué un appel contre les « ratonnades anti-blanches », les diverses manifestations de « réseau éducation sans frontière » fer de lance des pro-immigrationnistes de gauche dans le monde des parents d’élèves.

Rappelons les grèves et manifestations contre la loi Devaquet en 1986, grèves organisées par Mitterrand depuis l’Élysée avec déjà Cambadelis et les trotskistes à la manœuvre contre le premier ministre Chirac. Cette loi « inique » prévoyait, que, du point de vue financier, les universités auraient la possibilité de fixer librement leurs frais d’inscription, à l’intérieur d’une fourchette nationale. Ensuite, concernant les étudiants, la loi laisserait des possibilités de sélection afin, selon Devaquet, d’adapter les flux d’étudiants aux besoins du marché du travail, aux capacités d’accueil des établissements et aux capacités des postulants. Mais il s’empresse d’ajouter que tous les bacheliers devraient être admis quelque part. Troisièmement, les universités seraient libres de choisir leur méthode pour former les étudiants ainsi que les diplômes qu’elles veulent délivrer. Toutefois, le ministre assure qu’il maintiendra une accréditation minimale des diplômes par ses services. En outre, cette loi prévoit de renforcer le pouvoir des enseignants-chercheurs dans les organes dirigeant l’université : un seuil de 40 % minimum de cette catégorie de personnel est fixé, et surtout il prévoit la mère de tous les scandales « l’autonomie des universités ».

L’on sait aujourd’hui que la gauche a repris la loi Devaquet en l’amplifiant puisque 60 % des étudiants s’éjecte d’eux-mêmes après le DEUG, soit après avoir perdu 1 an. Ce rappel pour montrer, et l’hypocrisie de la gauche et son absence totale de scrupule lorsque ses intérêts sont en jeu. Cette mise au point de Peillon nous rappelle que nous attendons toujours : la remise à plat de la mutualité étudiante, le nombre exact d’étudiants étrangers en situation régulière ou irrégulière qui touchent des bourses (grâce à l’autonomie des universités), enfin que soit précisé le programme d’histoire et de géographie. Et nous rappelons le nombre d’actions et de débats « pédagogiques » organisés dans les écoles et lycées par les associations homosexuelles et lesbiennes.

http://www.actupparis.org/spip.php?article2907

http://lci.tf1.fr/france/societe/homosexualite-felix-et-leon-face-aux-eleves-de-cm1-cm2-7107974.html

Et puis, tous ces gens qui se piquent de « débats » « d’avancées » et autres fariboles n’ont organisé aucun débat national sur le mariage homosexuel, une question qui ne concerne pas que les homosexuels, mais l’ensemble de la population.

Sur cette question d’ailleurs seul l’enseignement catholique a accepté dans ses établissements des débats contradictoires. Peillon veut, par ce « rappel à l’ordre d’un petit adjudant de banlieue » faire peur aux personnels de l’enseignement catholique, oubliant que ceux-ci, plus soucieux des élèves que bien des enseignants du public qui appellent aux manifestations partisanes, remplissent un rôle fondé sur l’apprentissage du savoir et non sur les élucubrations pédagogistes de Peillon et de ses séides du ministère.

Ce ministre ne se bat pas pour le savoir, mais pour la soviétisation des derniers bastions du savoir dans notre système d’éducation. Rappelons-lui encore qu’en se prétendant le continuateur de Ferdinand Buisson, il insulte la mémoire de ce dernier qui se battit pour une laïcisation fondée sur la morale et le savoir, mais par la pseudo-morale « laïque » de Peillon, mais une morale fondée sur la prise en compte et du positivisme de Claude Bernard, mais également sur la morale biblique. Des pans entiers du savoir ne peuvent aujourd’hui être enseignés dans une majorité d’établissements, Darwin, Napoléon, les conquêtes coloniales, l’extermination des juifs, la guerre d’Algérie, etc.., sans déclencher des hurlements des jeunes musulmans dans les classes et je ne parle pas de Charles Martel arrêtant les envahisseurs arabes à Poitiers.

Ce pauvre Ferdinand Buisson qui était un grand patriote, partisan de la colonisation en mourrait une seconde fois. Pauvre Peillon, lâche avec les grandes gueules des élèves musulmans, dur avec les élèves catholiques, à l’image de ce gouvernement. Et osons rappeler la période « pédophilique » de la gauche, qui sans le savoir peut-être était déjà dans le sillage du prophète Mahomet, cet ainsi que Le Monde publiait, le 26 janvier 1977, une célèbre lettre ouverte aux Parlementaires, relayées, évidemment, par Libération, pour défendre dans « l’affaire de Versailles », 3 hommes qui étaient accusés de pédophilie, pour avoir couché avec des mineurs et pris des photos de leurs intimités. Les intellectuels progressistes parisiens s’étaient émus de cette entrave à la jouissance et à la consommation du corps. Comment une société peut-elle être heureuse si l’on fixe des limites morales au plaisir sexuel ?

http://24heuresactu.com/2013/01/02/quand-libe-le-monde-et-la-goche-morale-defendaient-la-pedophilie/

Nous savons que sans la pression populaire, le mariage homosexuel, la procréation médicalement assistée pour les lesbiennes et les homosexuels seront votés où passeront par décret, c’est pourquoi la manifestation du 13 janvier doit être l’image de l’ampleur du rejet de ce gouvernement d’apprentis sorciers.

Michel Ciardi




Retour sur l’ouvrage de Jacques Marseille « Du bon usage de la guerre de la civile en France »

L’historien spécialiste de l’histoire de l’économie Jacques Marseille est décédé en mars 2010. Il adhère au Parti communiste français en 1969,

Dans la réédition en 2004 de sa thèse de doctorat « Empire colonial et capitalisme français » il écrivit dans la préface : » j’ai commencé ma thèse comme communiste, je l’ai terminé j’étais à droite »

En débutant sa thèse, il voulait « démontrer la pertinence des thèses marxistes dans l’histoire de la colonisation » or, il n’est pas arrivé à montrer « que le “grand capital” s’était enrichi grâce aux colonies ». Pour lui, l’empire colonial, à compter de 1930, fut surtout « un débouché pour un capitalisme archaïque soucieux de retarder au maximum une restructuration imposée par l’évolution internationale ».

Jacques Marseille disait « garder de mon passage au PC une méfiance absolue et finalement justifiée envers la social-démocratie française. Le Parti socialiste a toujours eu cette posture anti-argent et anticapitaliste tout en faisant des promesses d’égalité qu’il a toujours trahies. […] Seule une droite assumée et fière de ses valeurs peut faire ce que le PS est incapable de faire : établir une société plus équitable ».

Dans son ouvrage « Du bon usage de la guerre de la guerre civile en France » il défend et argumente par chiffres le texte de Marc Bloch : déposition d’un vaincu, analyse chirurgicale de la responsabilité de tout le corps social français dans la défaite de 1940, des hommes et partis politiques aux organisations syndicales patronales et ouvrières, des communistes aux cagoulards.

Jacques Marseille se sentait de cœur avec cette analyse froide de la situation, une analyse qu’il étendit à aujourd’hui. Dans cet ouvrage la thèse est simple et complexe, l’histoire de France nous enseigne que les grands mouvements, la révolution, Bonaparte, la commune, n’ont d’existence que parce qu’elles ont l’assentiment populaire.

Ainsi si aujourd’hui tel Bonaparte le 18 brumaire un général se levait et parlant de l’Assemblée nationale s’écrirait « foutez-moi tout ce monde dehors » il serait probablement obéi.

Mais n’oubliant pas sa thèse, Jacques Marseille défend la politique algérienne du Général de Gaulle en relatant ses propos tenus en 1959 devant Alain Peyrefitte, propos évidemment politiquement incorrect, chacun préférant oublier la franchise du Général de Gaulle, une franchise qu’en 54 ans nous avons oubliée pour une vision lâche et sans vertèbre de la politique.

Revenons à de Gaulle « allez Peyrefitte, il ne faut pas se payer de mots, c’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une minorité. Sinon la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. »

« Qu’on ne se raconte pas d’histoires, les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés, avec leurs turbans et leurs djellabas ? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français ! Ceux qui prônent l’intégration ont une cervelle de colibri, même s’ils sont très savants. Essayer d’intégrer de l’huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d’un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront vingt millions et après-demain quarante millions.

Si nous faisons l’intégration, si tous les Arabes et Berbères d’Algérie étaient considérés comme français, comment les empêcherait-on de venir s’installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-deux-églises, mais Colombey-les-deux-mosquées ! »

Dans cet ouvrage Jacques Marseille imagine trois issues à cette rupture qui nous attend et cette guerre civile qui nous menace.

La première tragiquement décrite par Marc Bloch en 1940, mais pas la moins invraisemblable, est celle de « l’accommodement », les non-choix d’une société qui, face au « train d’enfer » que lui imposent les « nouvelles ruches bourdonnantes » se replie frileusement sur elle-même, cultive ses « non au monde », fait de ses peurs un modèle et de ses compromis mous un mode de gouvernement.

La deuxième issue, pas la moins improbable, est celle de « la rupture-trahison ». Une issue maîtrisée avec brio et conviction par le général de gaulle en 1958 pour imposer l’Algérie algérienne à une population qui n’y était pas encore prête.

Une issue maîtrisée avec, selon la formule de Michel Rocard « un cynisme gigantesque » par François Mitterrand pour arriver à ce qui était le plus important à ses yeux : prendre le pouvoir et le conserver. Promettre où laissez croire à ceux qui vous élisent que vous allez changer leur vie, et se soumettre parce que c’est inévitable à l’ordre économique existant sans jamais s’atteler à un nouveau projet politique tout en continuant à tenir un langage radical.

La troisième issue la plus souhaitable, mais la moins certaine, est celle d’une « rupture élan », du type de celles inaugurées par les deux Bonaparte ou Charles de Gaulle en 1940. Des ruptures affirmation qui s’appuient sur la simplicité du verbe et la rapidité de l’action. (1)*

Ainsi rappelle Jacques Marseille, sous le règne cynique de Mitterrand, le 10 mai 1981 le cours moyen des actions françaises était trois fois inférieur au niveau de 1950 ; il était en 1995 sept fois supérieur à celui de 1981 ! Durant les deux septennats de François Mitterrand, véritable âge d’or du rentier-« celui qui s’enrichit en dormant » selon le programme socialiste d’alors la valeur des actions et autres participations dans le portefeuille des ménages sera passée de 452 milliards de francs en 1980 à 5390 milliards en 1995, et l’ensemble de leurs actifs financiers de 2905 milliards à 14 356 milliards, et dans le même temps le nombre de chômeurs passait de 1 492 000 en 1980 à 3 117 000 en 1994.

Cela aurait du alerter les français sur les promesses du candidat socialiste à la présidentielle, François Hollande.

Relire quelquefois un ouvrage de sa bibliothèque peut amener des surprises. C’est en écoutant sur radio-courtoisie l’historien de la colonisation Daniel Lefeuvre ami de Jacques Marseille, comme lui et comme moi ancien membre du PCF que m’est venu l’idée de relire ce dernier pour mesurer qu’en réalité (et d’ailleurs comme le dit Marx – à chacun selon ses besoins (mais à chacun selon son travail-) dans l’économie de marché qui est la notre et qui est en réalité la seule depuis des milliers d’années (relire Fernand Braudel-Civilisation matérielle, Économie et Capitalisme, XVe, XVIIIe siècle) comment pourrons nous assurer le poids de l’immigration, au prix de quelles distorsions allons nous poursuivre la folle course des aides sociales des pseudos emplois aidés et des constructions de logements pour ces nouvelles populations prédatrices et leurs descendants.

Mais surtout, les Français vont-ils continuer à avoir le goût du travail et de la construction de leur avenir s’ils ressentent qu’en réalité ce qu’ils produisent, ce qu’ils économisent, les rêves qu’ils font pour leurs enfants vont se fracasser sur le mur de la fin de leur civilisation.

Probablement que beaucoup, tels leurs ancêtres angevins, normands ou bretons iront chercher refuge au Québec, la nouvelle France.

Michel Ciardi