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A Charlie Hebdo, pour sa manière de relativiser la mort de Michel Germaneau

CHARLIE HEBDO N° 945

Votre, trop brève, allusion à « l’otage français retraité exécuté par AL-QAEDA » est absolument dégradante et pour vous et pour vos lecteurs.
En effet, non seulement vous ne citez pas son nom « MICHEL GERMANEAU » mais de plus vous mêlez son assassinat par des charognards à une situation typiquement franco-française sans aucun rapport avec cette lamentable affaire.
Il est vrai que les scandales du gavage des oies et de la tauromachie vous passionnent bien plus que la vie d’un être humain qui, tout au long de sa vie, s’est dévoué au bien commun. C’était un humanitaire engagé dans une association pour le développement et l’aide aux défavorisés au Niger. Fallait pas qu’y aille !
Par contre, pas un mot sur ses tortionnaires et assassins, surtout pas de bavures, cela n’intéresse personne surtout quand on est bien assis au chaud sur son petit cul dans un bureau confortable et bien payé. Ne nous fâchons pas, on va pouvoir casser du sucre sur le dos de ceux qui se sont dévoués afin d’essayer de sauver MICHEL GERMANEAU de son enfer et d’une chronique d’une mort annoncée. Auriez-vous froid aux yeux, peur de « déraper » en dénonçant l’abomination que constitue AL-QAEDA et ses sbires sans foi ni loi, bandits de grands chemins, voleurs, trafiquants de drogue, corrompus jusqu’à la moelle ? Vous nous avez habitué à autre chose, à plus de courage dans la dénonciation des travers de nos sociétés de par le MONDE. Il est vrai que MICHEL GERMANEAU avait 78 ans, il était seul, malade et sans défense face à une meute enragée, assoiffée de sang. Bien fait pour lui !
A bon entendeur, salut.
Mireille Casset-Fabbri (le 29 juillet 2010)




Combes, Jaurès, Clemenceau… tous des réacs racistes d'extrême droite !

Emile Combes, Jean Jaurès, Jules Ferry, Waldeck-Rousseau, Gambetta, Maurice Rouvier, Aristide Briand, George Clemenceau et les autres : tous des réacs, xénophobes et racistes d’extrême droite
Ils ont osé faire voter une loi de séparation scélérate en 1905. Ils ont osé dire que de toutes les tyrannies qui frappent l’humanité, la pire est la tyrannie en matière de religion. Ils ont osé dire que le gouvernement n’a pas l’ombre d’un droit de se mêler de religion, que sa plus petite interférence serait une usurpation flagrante. Ils ont osé dire que la laïcité fond le pacte républicain et garantit l’unité nationale. Laïcards immoraux qui ont réussi au bout d’un affrontement violent qui a duré presque vingt-cinq ans à faire éclater deux visions de la France : la France cléricale et la France républicaine et laïque. La laïcité désignant, au sens actuel, la séparation du civil et du religieux.
L’adjectif « laïque », qui s’oppose d’abord à « clérical », peut aussi désigner l’indépendance par rapport à toute confession religieuse. Pour les Républicains de la troisième République, le cléricalisme renvoie, non à la religion, mais à la prétention du personnel religieux à régir la vie publique d’un État au nom de Dieu ou de croyances religieuses.
Certains maires ne font même pas respecter, soit par incompétence, ignorance ou complicité les Articles 25, 26 et 27.
Art. 25.- Les réunions pour la célébration d’un culte tenues dans les locaux appartenant à une association cultuelle ou mis à sa disposition sont publiques. Elles sont dispensées des formalités de l’article 8 de la loi du 30 juin 1881, mais restent placées sous la surveillance des autorités dans l’intérêt de l’ordre public. Elles ne peuvent avoir lieu qu’après une déclaration faite dans les formes de l’article 2 de la même loi et indiquant le local dans lequel elles seront tenues.
Art. 26.- Il est interdit de tenir des réunions politiques dans les locaux servant habituellement à l’exercice d’un culte.
Art. 27.- Les cérémonies, processions et autres manifestations extérieures d’un culte continueront à être réglées en conformité des articles 95 et 97 de la loi municipale du 5 avril 1884.
Par conséquent, les prières du vendredi dans les rues de Paris, sont (devraient être) soumises au régime général des manifestations sur la voie publique tel qu’il ressort du décret-loi de 1935. Elles sont donc soumises à déclaration préalable, et le maire peut prendre des mesures préventives et aller jusqu’à l’interdiction si les nécessités de l’ordre public le commandent, le risque étant beaucoup plus difficile à apprécier du fait du caractère inédit de la situation. Le juge administratif porte alors son attention sur la réalité des motifs d’ordre public invoqués.
« L’esprit laïque, c’est l’ensemble des aspirations du peuple, c’est l’esprit démocratique et populaire. »
La justification de ce principe est que, pour que l’État respecte toutes les croyances de manière égale, il ne devrait en reconnaître aucune. Selon ce principe, la croyance religieuse relève de l’intimité de l’individu. De ce fait, l’État n’intervient pas dans la religion du citoyen, pas plus que la religion n’intervient dans le fonctionnement de l’État. La laïcité à la française pose comme fondement la neutralité religieuse de l’État. Les institutions religieuses ne peuvent avoir d’influence sur l’État et l’État ne peut avoir d’influence sur les Églises ou leurs croyants sauf en tant que citoyen : la séparation est donc réciproque.
Par principe, la laïcité est un concept étroitement lié à celui de la liberté d’expression et d’opinion. Il est permis à chacun de pratiquer la religion de son choix (ou de n’en pas pratiquer du tout), tant que cette pratique ne va pas à l’encontre des droits d’autrui. Mais cette liberté est limitée dans certains cas. C’est le cas notamment des fonctionnaires en service qui n’ont pas le droit de porter de signe religieux. Là encore, il ne s’agit pas spécifiquement d’une application du principe de laïcité, le même interdit existant pour d’autres comportements (militantisme politique, etc.)
Dans le système éducatif français, la formation religieuse (dans le sens « enseignement de la foi ») ne fait pas partie du cursus des élèves ; néanmoins, une demi-journée par semaine est libre justement pour que cet enseignement puisse être assuré (le mercredi), et d’autre part les établissements peuvent disposer d’aumôneries et de groupes de pratiquants actifs, même dans le cadre d’un établissement public, et a fortiori dans les établissement privés : l’exercice du culte est libre même à l’intérieur des établissements publics, à condition de ne pas perturber le fonctionnement ni de se transformer en prosélytisme (impossible d’interrompre la classe pour une prière, d’exiger un menu spécifique à la CANTINE, ou de squatter la cour de récréation pour une messe, par contre on peut disposer d’une salle libre par ailleurs pour cela). De même, les signes religieux « ostentatoires » sont interdits dans les écoles publiques.
Où en sommes-nous aujourd’hui, de toutes ses luttes pour la liberté d’expression, du bien vivre ensemble, du respect de l’autre. Chacun y va de sa petite loi opportuniste alors que bien d’autres lois existent déjà mais qui ne sont jamais appliquées sinon bafouées par ceux qui sont censés les faire respecter au plus haut niveau. Se dirige t-on vers un début de charia sournoisement déguisée et imposée par ceux-là même qui devraient défendre nos lois ? Qui aura le courage chez nos représentants de mieux cerner ce phénomène et lutter contre ce fléau, ces actes hostiles qui nuisent à l’équilibre de notre société démocratique ?
Mireille Casset




Dire que Villepin a été Premier ministre, et vient d'être inscrit au barreau !

Droit international enfreint par la Turquie et la flottille humanitaire pour Gaza

Scénario fiction
Une flottille humanitaire de 70 bateaux affrétée en l’Irlande, battant pavillons afghans et pakistanais, se dirigent vers le Nord de la France. Diverses associations et ONG européennes participent à l’évènement. Cette flottille achemine des médicaments, vêtements et accessoires permettant l’installation provisoire des ressortissants de ces deux pays, en faisant ressortir que l’Etat français ne prenaient pas assez soins de ces réfugiés en transit vers la Grande Bretagne. Des embarcations légères seront mises à leur disposition pour faciliter leur traversée de la Manche.
Le gouvernement Français rappelle à ces deux Etats ainsi qu’aux organisations humanitaires les principes de Sûreté portuaire et Procédures d’accès définis par le code ISPS (International Ship and Port Facility Security) adopté par l’OMI (Organisation Maritime Internationale) le 12 décembre 2002. Concernant les navires autant que les installations portuaires, il a été créé afin d’éviter des risques terroristes. Le code ISPS a été transcrit en avril 2004 dans le droit européen, avec même une aggravation de contraintes : certaines recommandations ont été rendues obligatoires pour élever le niveau de sûreté recherché et éviter les divergences d’interprétation d’un Etat membre à l’autre. En France, indépendamment du code ISPS, le plan Vigipirate prévoit que les Directeurs de ports établissent un « Plan de Sûreté Portuaire ». Il se décline au niveau local par des installations de contrôle d’accès et des procédures autorisant les personnes à pénétrer sur les terminaux.
De plus, en mer territoriale, l’État côtier dispose de droits souverains, comme sur son territoire propre et ses eaux intérieures, pour y exercer l’ensemble de ses lois, réglementer toutes les utilisations et exploiter toutes les ressources ; il doit toutefois y autoriser le passage des navires de guerre et marchands en transit, à condition que ceux-ci ne lui fassent pas de tort, ne menacent pas sa sécurité et n’enfreignent pas ses lois : c’est le droit de passage inoffensif.
Un navire est donc rattaché à un État par une nationalité, indiquée par le pavillon et il existe un lien substantiel entre le navire et l’État.
L’Etat Français rappelle donc, qu’il exerce sa souveraineté sur les eaux territoriales : sur le fond et le sous-sol ainsi que sur l’espace aérien sur jacent. Les navires étrangers, qu’il s’agisse de navires de commerce ou de navires de guerre, ont un droit de passage inoffensif dans la mer territoriale. Le passage ne doit pas cependant « porter atteinte à la paix, au bon ordre et à la sécurité de l’État côtier ». L’État côtier peut suspendre temporairement le droit de passage inoffensif des navires étrangers.
Lorsque M. de Villepin en banlieue parisienne ose dire que l’Etat Israëlien a bafoué le droit international et que ce monsieur a été ambassadeur et premier ministre et qu’ensuite il a été inscrit au barreau, cela laisse rêveur. Malgré tout, cela confirme que la manipulation et la propagande se portent bien. Qui pourrait mettre en doute la parole d’un ancien premier ministre, maintenant avocat ?
Mireille Casset