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Réflexions sur le judaïsme, la nouvelle église maçonnique et la laïcité à la Française

« J’avoue faire la promotion d’un état d’esprit juif : est-ce une trahison laïque ? »  demande Alain Rubin

Question à examiner.

Tout dépend du sens que l’on donne au mot « laïcité ».

Son sens étymologique, historique, de séparation de ce qui est à César et de ce qui est à Dieu, mais certainement pas de détruire la religion, donc aucune interdiction d’en parler, ne serait-ce que parce que la liberté de s’exprimer est un droit fondamental ;

ou bien le sens que lui ont donné ceux qui, sous ce vocable, poursuivent un but et défendent des intérêts qui ne sont pas forcément ceux qu’ils prétendent, et que croient ceux qui les écoutent. Et dans ce cas, il est malséant de se réclamer d’une religion, mais je vous rassure, seulement si c’est la catholique.

Le premier désigne ce qui a pour but de tolérer –c’est-à-dire de permettre, en subissant – des minorités religieuses dont la présence constitue de facto un élément perturbateur, déstabilisant, comme le démontre l’Histoire. L’Edit de Nantes donnant la liberté de culte aux anciens coreligionnaires du roi Henri IV était un édit de tolérance.  La conséquence fut la rupture de l’unité de l’Etat, qui voulait que la religion des sujets soit celle du monarque, afin d’éviter les contestations en légitimité, qui n’ont pas manqué de se produire, car les Protestants ont constamment protesté.

L’autre a pour but officiel de se soustraire à l’autorité jugée abusive de l’Eglise, et d’avoir la liberté de croire ou de ne pas croire en Dieu.

Ce que l’Eglise reconnaissait, si l’on veut honnêtement examiner les faits.

Témoin Les Pensées de Pascal, qui proposent à l’athée de faire le « pari » que Dieu existe, et que c’est celui de l’Evangile. Si ce Dieu n’existe pas, le sort de l’homme est trop effroyable. Il fait donc reposer la foi sur un acte rationnel, un raisonnement par l’absurde.

Ce type de raisonnement se trouve déjà dans les épîtres de St Paul. Corinthiens « 1.22 Les Juifs demandent des miracles et les Grecs cherchent la sagesse: 1.23 nous, nous prêchons Christ crucifié; scandale pour les Juifs et folie pour les païens »

Pendant près de 2000 ans, une majorité de gens en Europe ont eu cette foi, et ils ont bâti l’Occident. C’est parce qu’ils y ont cru, que l’islam a été contenu, dans un espace géographique qui s’est limité à une période, aux seules Italie etFrance, et encore. La Sicile a été occupée deux siècles, et le Massif des Maures 70 ans…

Or qu’est-ce que l’Occident, sinon cet espace de liberté unique au monde ?

Peut-on imaginer qu’il ait été généré ailleurs, avec une autre idéologie ? Même un petit pays censé contenir la quintessence de l’intelligence humaine, mais qui ne survit que grâce au poids de l’Occident, a été fondé par des Socialistes Révolutionnaires formés en Occident, et non en terre d’islam, où leurs coreligionnaires ont été dhimmis pendant près de 14 siècles. Ils en gardent de profondes traces, par une sorte de syndrome de Stockholm avant la lettre.

Qu’est-ce que l’Occident, sinon un domaine dans lequel, en raison de la phrase évangélique « il n’y a plus ni Juif ni Grec, ni homme, ni femme, ni maître ni esclave » (St Paul aux Galates), on estime légitime de ne pas mépriser l’étranger, de ne pas rabaisser la femme, de libérer l’esclave, et même tous les esclaves ?

(Je parle des principes ; mais c’est comme pour la loi ou le code de la route, il y a des contrevenants, et ne concerne pas l’étranger hostile).

Les bolcheviks l’ont dit, la Révolution française était une révolution « bourgeoise » : en effet, sous des discours auxquels certains révolutionnaires croyaient sans doute sincèrement, s’avançaient en fait les affairistes et les financiers. Avec la loi Le Chapelier, les travailleurs ont été privés de toute défense pendant 100 ans…

Et les protestations sont venues … de l’Eglise.

Au lieu de s’agiter de manière hystérique, comme certains contributeurs minoritaires de Riposte laïque, en hurlant que la laïcité veut qu’on détruise LES religions, on ferait mieux de constater qu’objectivement la « laïcité » présentée comme séparation « des » Eglises et de l’Etat, qui, on l’a déjà dit, est DANS l’Evangile (« rendez à César… ») a toujours eu pour but de détruire UNE Eglise, l’église catholique.

Et si honnêtement, on se demande pourquoi, on verra qu’elle est le seul vrai obstacle à l’exploitation de l’homme par l’homme, au mondialisme, à la domination du financier etc.

Thorez, avec la politique de « la main tendue » aux chrétiens, savait qu’il pouvait jouer sur leurs valeurs, en leur faisant croire que celles du communisme sont les mêmes., et ensuite, lorsqu’on a vu que la lutte des classes conçue comme l’extermination des classes de non-prolétaires, se traduisent dans les faits par l’assassinat de masse –ancêtre des camps d’extermination- et le goulag, on a continué à les « enfumer » par des discours sur l’incapacité des Russes et leur héritage tsariste, et ils l’ont cru.

Et, comme il faut bien mettre quelque chose à la place de ce qui structurait la société, on a instauré « l’Eglise » athée,  communiste, ce qu’on voudra, fondée sur le commisérationnisme, le misérabilisme, la geignardise, l’égalitarisme fanatique, l’ « indignez-vous » permanent.

Il suffit de lire le Dialogue aux enfers de Machiavel et de Montesquieu

http://fr.wikipedia.org/wiki/Dialogue_aux_enfers_entre_Machiavel_et_Montesquieu

pour comprendre à quel point le développement de cette mentalité permet de manipuler les masses.

Et par quel moyen jouer sur cette corde sensible ?

Et c’est là qu’on voit comment on joue une minorité contre la majorité, avec son consentement, « à l’insu de son plein gré », la minorité manipulante étant elle-même manipulée, tout autant « à l’insu de son plein gré », par un discours de victimisation qui mériterait une révision.

Donc, l’inversion des valeurs a commencé lorsqu’on a calomnieusement réduit l’Eglise catholique à l’Inquisition,  présentée comme un organe d’oppression barbare et généralisée, alors que les procès en Inquisition, -qui signifie « recherche » en latin, interdisaient le lynchage, et non seulement ne concernent qu’un nombre de cas réduit selon des historiens qui ont étudié les archives, comme Didier Le Fur

Didier Le Fur, L’inquisition. Enquête historique, France, XIIe-XVe siècle, Tallandier

mais donnaient aux prévenus un avocat, définissaient des procédures à respecter, ont posé les bases des procès de la justice actuelle.

Mais on voit bien comment des lois peuvent être tournées par des gens qui en utilisent la lettre pour en détruire l’esprit : Pierre Cassen, Pascal Hilout, Jacques Philarchein, Eric Zemmour et tant d’autres en savent quelque chose.

Aujourd’hui, beaucoup prétendent que la « laïcité », c’est le rejet des religions, à commencer par le christianisme, et se mettent à fulminer furieusement dès qu’on y fait allusion.

Ils prétendent ne pas avoir de religion, mais en vérité, ils en ont une, dont l’objectif est de détruire le seul christianisme, et pas les autres religions, qui font l’objet d’un véritable culte, et qui sont utilisées comme des instruments de destruction du christianisme, par leurs critiques, parfois bi-millénaires, et la prétendue « persécution » dont elles seraient l’objet de la part des chrétiens, ces « racistes ». Il serait bon de considérer QUI constitue des communautés fermées et exclusives… Et à qui profite l’existence dans la société de ces communautés qui rivalisent pour dominer, et le font par des moyens insidieux qui ne sont ni ceux prônés par l’Evangile « la Vérité vous rendra libres » (St Jean 8, 32) ni ceux de la démocratie. La transparence n’est pas favorable à la démagogie, mais le démagogue ne cesse de se prétendre transparent en se payant la tête de l’électeur gogo-gogol…

Pour avoir une vision claire et globale de la situation, ou faire « l’analyse concrète de la situation concrète », il serait bon d’avoir une vision d’ensemble sur une longue période historique, et de mettre à plat l’ensemble des principes et des actes des forces en présence.

Mais le projet de « faire table rase » permet de tout jeter et facilite le dénigrement.

 

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Au sens étymologique, la « laïcité » est donc issue de la phrase de l’Evangile « rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu ».

Elle pose, fait unique dans l’ensemble des religions du monde, une séparation entre la sphère religieuse et la sphère politique.

Cette séparation veut distinguer deux domaines, mais ne définit pas la ligne séparative.

Or, on tend à admettre que « tout est politique ». Quelle est donc la place de Dieu ?

Depuis bien trois siècles, la place dévolue à Dieu enFrance, et en Occident, entendons le Dieu du christianisme, car il n’en est pas de même pour les autres, s’est réduite comme peau de chagrin, sous les efforts d’abord, des Francs-maçons, qui, après avoir été bâtisseurs de cathédrales, sont devenus, après avoir ouvert les portes de leurs loges à des non catholiques, puis à des non-chrétiens, les pires adversaires du christianisme et de son représentant temporel, l’Eglise catholique.

Un peu comme les armées désoeuvrées qui, la guerre finie, poursuivent leurs randonnées vandales.

Ensuite, en plus d’autres oppositions, divers athéismes se sont joints à l’entreprise de dénigrement et de destruction, presque tous issus du marxisme, qui a culminé en Russie avec la Révolution bolchevique, mais aussi dans l’Allemagne nazie, anticapitaliste, dont le chef disait qu’il fallait détruire le christianisme, dont la figure principale était un juif.

En 1905, la loi dite « de séparation des Eglises et de l’Etat » exproprie les communautés chrétiennes de leurs propriétés, au mépris des « Droits de l’Homme », qui sont la Liberté (ne riez pas), la Propriété (eh oui),  la Sûreté, et la Résistance à l’oppression. Tous droits allégrement violés sous des prétextes divers.  (Notons que les accapareurs qui ont acheté à vil prix les propriétés vendues n’ont jamais vu leur « droit de propriété » remis en question.)

Près de Voiron, les 39 Pères chartreux qui font vivre diverses œuvres caritatives avec les bénéfice de leur liqueur, désarmés et presque tous âgés, sont expulsés avec le renfort de 2000 hommes de troupe. C’est insupportable, des gens qui travaillent gratuitement, c’est un mauvais exemple…

En 14-18, les religieux qui ont été expulsés sont appelés pour servir au front. Ils viennent. Ceux qui ne sont pas tués sont à nouveau expulsés, et ils n’ont pas droit aux pensions d’anciens combattants…

La laïcité à la française, dont l’origine est à chercher aussi dans l’Edit de Nantes, voulait d’abord permettre la cohabitation de fois religieuses différentes, en rompant avec la pratique d’unité « cujus regio, ejus religio ».  Henri IV voulait que ses anciens coreligionnaires puissent pratiquer leur foi sans être inquiétés. Mais l’équilibre est toujours fragile, et souvent remis en question. Contesté de manière inquiétante, Louis XIV révoque l’Edit de Nantes, après avoir fait aussi condamner les jansénistes, dont les idées très prisées par la noblesse de robe, proposaient une vision très rigide de la société.

En vérité, la loi de 1905 consacre la victoire de l’Eglise maçonnique, dont les membres portent des titres aussi ronflants que ridicules : « Sublime Prince du Royal Secret », ou « Chevalier Kadosh »  et  qui prétend faire le bien de l’Humanité, mais en prenant dans le secret des loges des décisions engageant l’avenir des peuples à leur insu. L’Eglise catholique a toujours condamné les loges, en disant que si on voulait faire le bien, il n’était pas nécessaire de se cacher…

Aujourd’hui, un ancien Grand Maître du Grand Orient, Alain Bauer,  a pu dire que les gens pensaient que c’étaient 22 millions d’électeurs qui prenaient les décisions politiques, alors qu’en vérité, ce sont 150 000 « frères ».

Ceux qui pensent s’être libérés de l’Eglise se sont en vérité sans le savoir, mis au service d’une Eglise occulte…

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Pour répondre sur quelques points à Alain Rubin sur son apologie du judaïsme :

«Ses normes formaient une sorte de constitution politique et morale destinée à déterminer comment agir en droit et en équité »

Le judaïsme n’a pas le monopole de cette volonté. Le Code d’Hammourabi et les Codes égyptiens définissaient déjà l’interdiction du vol et le respect d’autrui. Le mort égyptien devait avoir une âme aussi légère que la plume que les juges infernaux posent sur le deuxième plateau de la balance.

Aucune société humaine de peut subsister sans l’élaboration de tels codes. Le problème se pose dans la cohabitation de communautés ayant des codes différents. Quel est celui qui prime ? Comment être le « compagnon » (celui avec qui on partage le pain, la nourriture) de celui qui a des interdits alimentaires délirants, et prétend de ce fait qu’il est pur et l’autre non ?

De plus, le fait d’appartenir à une communauté ne signifie pas que l’on est pur et vierge de tout péché, contrairement à ce qu’on veut nous faire croire.

Le respect des commandements « tu ne mentiras point », « tu ne voleras point » et quelques autres, est souvent bien élastique ailleurs que chez les catholiques.

Le judaïsme forme « des hommes debout, pas des soumis».

 Oui, l’insoumission, même à  Dieu, est une caractéristique, puisque c’est la signification de « Israël » -qui a lutté avec Dieu- nom donné à Jacob, -ce menteur qui a volé la bénédiction de son père mourant -, après qu’il eut lutté avec l’Ange. Elle est visible dans la manière de prier. La volonté de rivaliser avec Dieu se voit aussi dans la Genèse, puisque Eve accepte de goûter le fruit défendu pour devenir « semblable aux Dieux » (au pluriel dans le texte).

Tout cela témoigne de l’ « hubrys » qu’évoquait Christine Tasin dans un échange antérieur.

Au contraire les chrétiens prient souvent à genoux, -conservation des rituels antiques- pour montrer leur humilité face à Dieu. Ce qui n’en fait pas des soumis pour autant, mais ils acceptent l’ordre des choses.

Mais ils ne s’aplatissent pas sur le sol…

« la circoncision à huit jours, pas à six, pas à sept, pas à neuf, pas à dix jours et plus tard, mais à huit jours, intervient dans des conditions neurologiques particulières, éphémères. »

Libre à vous d’imaginer que pendant quelques heures le nouveau-né ne ressent rien… Sur les vidéos publiées par Riposte laïque http://www.youtube.com/watch?v=I2Tjxn1vBN8&list=UUd2b1sWc4EWYO-828K8x-UQ&index=0&feature=plcp

on peut voir un enfant après la circoncision : il est visiblement dans un état comateux.

Quand je pense au cirque que votre communauté fait au sujet du baptême, les ricanements et autres que j’ai pu entendre…

« On peut ne pas être pro-rabbin mais on ne peut nier qu’ils ont mis au point une sorte de devoir de réfléchir et d’exprimer son point de vue, via la méthode dialectique d’étude du talmud (le pilpoul). »

« C’est cette méthode qui sera mal comprise et brocardée, sous l’expression péjorative d’avoir « l’esprit talmudique », c’est-à-dire d’être un emmerdeur toujours disposé à « couper les cheveux en quatre ». »

Le devoir de réfléchir n’est pas non plus le monopole des juifs. La différence est que les uns se considèrent comme « des seigneurs », comme le confirme le rabbin Steinsaltz dans un article pleine page du journal La Croix publié au moment de la sortie de sa traduction du Talmud en hébreu moderne, et que leur place dans la société est toujours en haut de l’échelle sociale.

Les chrétiens au contraire, envisagent la société dans sa globalité, comme l’exprime le dicton populaire « il faut de tout pour faire un monde ».

C’est ce « tout » qui a été remis en cause depuis que la conception chrétienne n’est plus dominante, depuis plus de trois siècles, contrairement aux apparences.

Ce qui domine, ce sont les forces du très grand capital financier, aujourd’hui mondialiste, et ce ne sont pas des papistes qui le détiennent.

Ces forces se servent de l’indignation permanente, de l’excitation à la haine sociale, en s’appuyant vigoureusement sur les groupes gauchistes « on vous ment, on vous spolie », en promettant des « lendemains qui chantent » pour mieux enfumer le chaland désireux de voir la vie en rose.

Le « pilpoul » est un procédé de réflexion qu’on ne peut appeler « dialectique » que par une extension abusive.

Wikipédia  a donné du mot des étymologies variables : l’ancienne séparait les deux éléments  « pil – poul » signifiant « fève – éléphant » en suggérant que le locuteur devait être capable de démontrer qu’une fève est un éléphant, et inversement.

Selon la nouvelle,  le mot viendrait de « pilpel » « poivre » et signifierait « raisonnement aiguisé » (on se demande pourquoi pas « raisonnement pimenté »…)

La première étymologie, qu’on m’a donnée pendant des décennies, est devenue introuvable. Elle laisse trop penser que le pilpoul servirait à faire prendre des fèves pour des éléphants, et des vessies pour des lanternes.

La nouvelle est plus élégante, mais elle gomme le fait que le pilpoul a été mis au point pour trouver des manières de « résoudre » les contradictions du Talmud, qui ne saurait en contenir.

Il faut donc que cela vienne du lecteur, qui n’a pas suffisamment analysé les innombrables interprétations possibles d’un texte inspiré par le divin.

L’expression populaire désignant le pilpoul, « couper les cheveux en quatre » dit assez son caractère laborieux et atermoyant, voire dilatoire et paralysant.

Alors que la dialectique cherche à trouver une vérité, le pilpoul recherche seulement un moyen de donner une cohésion provisoire, qui peut être remise en cause et retournée l’instant suivant.

Sans doute féconde dans la discussion philosophique, la méthode conduit rapidement à des discutailleries, des tergiversations, qui interdisent l’action, détruisent les structures de l’ordre établi, continuellement contesté.  Je ne suis pas loin de penser que la remise en question actuelle de l’autorité politique, économique etfamiliale ne soit le fruit de ces retournements permanents.

Cette méthode prétend s’inscrire dans la tradition de la pensée occidentale, dont on veut insidieusement nous faire croire qu’elle était indigente et avait besoin de secours, malgré plus de deux millénaires de réalisations concrètes.

« Je disais aussi : qu’on ne saurait parler de supériorité raciale quand 50% des nobélisés sont juifs, mais de supériorité pédagogique en matière d’acquisition de la lecture, de l’écriture, de l’analyse de texte et des outils abstraits du raisonnement qui fonde l’esprit mathématique. »

« C’est un fait, comme c’est un autre fait que le système « religieux » amenant à treize ans à la bar-mitsva, -la majorité religieuse juive-, oblige chaque garçonnet à apprendre à lire dés trois ans, à écrire au même âge et à discourir en public. »

Alors là, tout à fait d’accord.

Le jeune juif est marqué au couteau, et formaté dès la naissance pour appartenir à une classe qui, détenant les clés du langage, détient les clés de la com., et donc le pouvoir si possible.

Les parents de DSK auraient entraîné leurs enfants à « pilpouler » dès le petit déjeuner…

De plus l’obligation d’apprendre  par cœur des textes complexes dès le plus jeune âge, ainsi que l’Histoire des juifs, constitue un entraînement extraordinaire de la mémoire, clé absolue de la réussite scolaire.

Mais j’ai l’outrecuidance de penser que bien des « manuels » n’ont pas l’intelligence moins aiguisée que des virtuoses du débat, qui parlent une heure sans avoir rien dit, comme j’ai pu en entendre, par exemple dans les émissions du dimanche matin à 9 h surFranceculture.

Virtuoses en blablas, mais sans un gramme de bon sens. Car justement, les mots peuvent tout dire, avec des mots, on peut tout faire. Mais les faits sont têtus, le réel est concret.

« J’avoue : je fais en effet la promotion d’un état d’esprit juif. Est-ce vraiment laïque ? »

Pour ma part, vous pouvez promouvoir ce qu’il vous plaît. Le problème est que moi, en tant que catholique, je ne peux pas en faire autant.

« Je défends en effet un mode d’éveil de l’intelligence humaine. C’est lui qui permit au parti Bund, un parti ouvrier, -formé de milliers de Juifs marxistes méthodiquement instruits dans l’étude du « capital » de Marx, (trente mille militants en 1903, pour deux à trois millions de Juifs sous administration russe, vivant sous un régime autoritaire qui laissera s’organiser les pogromes), plus nombreux à eux seuls que tous les autres groupes marxistes unifiés dans le POSDR (le parti des Lénine, Plekhanov, Trotski, Dan, Tséretelli, Martov, Rosa Luxembourg, Staline, Zinoviev…)- c’est lui, cet état d’esprit, qui leur permit de discuter et de recruter souvent dans les yéschivot (sortes d’universités talmudiques), pas pour y trouver des fanatiques, des talibans juifs, mais des hommes de conviction, des militants rigoureux et décidés, des hommes à l’esprit acéré qui constitueront l’armature dévouée et instruite du mouvement ouvrier de Russie et de Pologne, puis celui des États-Unis et d’Argentine (pour ceux qui purent y émigrer).

« Ils défendaient, avec le concept de « tsim-tsoum », le point de vue d’un Dieu qui formant tout et se trouvant partout, se retire, se rétracte sur lui-même pour que l’univers puisse se développer dans le temps et dans l’espace. »

« Mais pour autant, je ne jetterai pas Trotski, Rosa Luxembourg, le Bund, Ringelblum et quelques autres, avec l’eau sale du bain représenté par Staline, Shlomo Sand, « shalom archab », le « front de gauche » et une kyrielle d’organisateurs de faillites bureaucratiques. »

Ca, c’est le plus intéressant.

Si c’était moi qui l’avais dit, on m’aurait traitée de raciste….(rires homériques).

L’idéologie du dément Marx, qui, pour prétendument créer une société juste et égalitaire, a déclaré péremptoirement qu’il fallait supprimer les classes pour n’en garder qu’une seule, a érigé la haine générale en principe politique. Pour y parvenir, il préconise l’extermination sociale des non conformes, appliquée dès leur arrivée au pouvoir par les camarades Lénine, Trotsky et Staline, assistés par les nombreux protagonistes cités ci-dessus.

Cette idée, associée au génocide des Arméniens, a donné des idées et des modèles à un moustachu antijuif parce que anticapitaliste et antichrétien.

Non, la société occidentale dite capitaliste, et auparavant monarchiste, n’était pas parfaite.

Oui, il y avait de grandes inégalités entre les individus, et certains avaient une vie de souffrances.

Mais ces inégalités sont-elles réduites, et même, au vu de l’atroce ratage de la société inspirée par le marxisme, à qui il est impossible d’avoir une autre forme que celle de la société  bolchevique,  sont-elles réductibles ?

Quelle est « l’égalité » entre tel directeur de FMI logé un temps dans un modeste appartement de 600m2 à New York, qui pratique un « droit de cuissage » particulièrement brutal, et le smicard de Sarcelles ? Quelle est la différence entre le premier et le « grand seigneur méchant homme » (Dom Juan) sous l’Ancien Régime ?

Quels ouvriers vivaient mieux, ceux qui subissaient la misère et l’oppression stalinienne, nantie de l’outil de la Tchéka, montée par Trotsky et son bras droit Djerzinsky, devenue Guépeou, NKVD, KGB et j’en passe, ou les ouvriers de Ford ???

Alors, l’ « état d’esprit juif », j’aimerais qu’il s’applique aux juifs qui le veulent, à ceux qui ont l’orgueil de penser qu’ils peuvent « finir le monde » sans voir que « qui veut faire l’ange fait la bête » et que vous me laissiez dans ma gangue antique d’occidentale mal dégrossie.

Hélas, il est trop tard, et grâce à ce bel état d’esprit, l’Europe entière sera dhimmisée.

Nadia Furlan




M. Copé, si vous appelez à voter PS contre le FN, je ne voterai plus UMP !

Monsieur Copé,

Je vous remercie d’avoir pris la peine de répondre à mon courriel et je vous en sais gré. Tout le monde me disait qu’il irait à la poubelle sans avoir été lu.

Pour autant, je mentirais si je disais que je suis convaincue par votre argumentation.

Qu’il existe des dissensions entre le FN et l’UMP sur des choix politiques et économiques, ce n’est pas une nouvelle bouleversante. Les désaccords sur ces notions font partie du jeu démocratique. Les invoquer pour refuser un accord paraît un peu « décalé », d’autant plus qu’il n’est pas certain que ce soient vos propositions qui soient les meilleures.

En effet, même sur la retraite à 60 ans, qui paraît-il ne pourra pas être financée notamment pour les fonctionnaires quoiqu’ils aient travaillé pendant plusieurs décennies,  je suis stupéfaite qu’on trouve miraculeusement le financement pour des retraités immigrés n’ayant jamais cotisé à qui l’on octroie environ 900 euros par mois,  somme avec laquelle vivent de nombreux compatriotes âgés. MM; Stasi, Attali et consorts ont réussi à faire venir en France en muselant les protestations par des procédés staliniens, plusieurs millions d’immigrés à l’idéologie hostile sous couvert d’acquérir leur force de travail… Or avec le regroupement familial, c’est 07% de travailleurs et 93 % d’ayants droit qui sont entrés sur le territoire national. Il ne manquait plus que d’attirer leurs ancêtres, réels ou « à la mode  de Bretagne »… (Que les Bretons me pardonnent, on prend les parapluies que l’on peut…)

Le fait que M. Mitterrand, tirant les enseignements de la propagande bolchevique, qui dit qu’il faut toujours avoir un ennemi, et à défaut qu’il faut le créer, ait instrumentalisé certains propos de M. Le Pen, n’est pas non plus une bonne raison pour ne pas constituer d’alliance électorale afin de « faire barrage à la gauche ».

Donc vous ne voulez pas vous allier avec un instrument du Ps, dont les choix sont furieusement critiqués par le Ps. Mais c’est pour mieux voter directement pour ce parti afin que le FN ne soit pas élu.

Là, la cohérence de votre argumentation m’échappe totalement.

A moins que vous ne soyez le rabatteur du Parti Socialiste, comme aurait pu l’imaginer l’ancien brigadiste en Espagne George Orwell, dans « 1984 ».

Quoi qu’il en soit, pour ne pas épiloguer éternellement, je vous répète ma décision de ne pas voter pour l’UMP au second tour si l’appel à voter Ps pour empêcher éventuellement l’élection d’un candidat FN était renouvelée.

Vogue la galère !

Respectueuses salutations,

Nadia Furlan

MA LETTRE A M. COPE

Monsieur Copé,

J’ai participé très activement à la campagne en faveur de Nicolas Sarkozy en 2007 : alors qu’il n’était que Ministre de l’Intérieur, j’ai contribué à faire signer la pétition pour le soutenir durant les émeutes de 2005, et j’ai collecté avec ma famille près de 100 signatures. Ensuite, j’ai tracté, boîté, fait les marchés et envoyé des mails pour le soutenir pendant la campagne, avec enthousiasme. Je n’ai pas approuvé son « ouverture à gauche » -à raison, quand on voit le comportement immonde et cupide des reçus- mais je peux la comprendre.

Malgré ma déception et ma désapprobation très forte, j’ai tout de même voté pour lui au 2ème tour, et j’ai fait campagne contre Hollande. J’entends les caciques de l’UMP, dont vous, déclarer que vous ne ferez pas alliance avec le FN au second tour et que vous allez reconduire le « front ripoux blicain » en votant pour les socialo-communistes, idiots utiles du stalinisme ou carrément inspirateurs des nazis -nazis qui n’ont rien inventé, ils n’ont eu qu’à copier les méthodes de propagande, les structures de parti et de société et les camps d’Etat du Goulag, même le slogan d’Auschwitz- plutôt que les Patriotes du Front National, je vous avertis que vous ne pourrez pas compter sur ma voix. Je ferai comme vous, je voterai ps en me bouchant le nez.

Je suis indignée d’abord par le fait qu’un groupuscule qui ne représente qu’une infime partie de la communauté juive ait pu engager l’avenir de la France en assurant pour un demi-siècle l’élection de ces malfaisants prétendus démocrates et leurs alliés grâce à qui le terme de « Démocratie populaire » est synonyme de Dictature totalitaire. Trois clampins, dont les calamiteux présidents de la Licra, de Sos racisme, la Ldh, le Mrap -d’où Jean Ferrat Tenenbaum est parti en claquant la porte, ne représentant qu’eux-mêmes et pas la communauté aveuglée avec qui je peux discuter, prennent des décisions engageant mon avenir et celui de mes descendants, et des décisions suicidaires pour cette même communauté. Par son alliance avec les forces les plus totalitaires qui ont le droit de s’exprimer en France, elle se discrédite aux yeux de l’Histoire. Honte !!! Quelle est la cohérence entre la protestation au sujet de l’assassinat d’Ilan Halimi (je passe sur l’indifférence totale pour les nombreux autres crimes) et la poursuite en justice d’Eric Zemmour pour avoir cité les conclusions d’un rapport du Ministère de l’Intérieur ??? Monsieur Copé, et tous les anciens ministres qui se sont déclarés opposés à une alliance avec un parti PARFAITEMENT LEGAL, il est temps de changer de discours et de tactique.

Nadia Johanna Furlan-Ayache

LA REPONSE DE M. COPE

Chère Madame,

Vous avez bien voulu attirer mon attention sur les questions relatives au projet politique du Front national et au positionnement de l’UMP face à ce parti.

Je tenais à vous assurer que j’avais pris connaissance de votre courrier avec toute l’attention qu’il mérite et à vous apporter des éléments de précision.

Le Front national, géré par la famille LE PEN, a sa place dans le jeu démocratique puisqu’il en respecte les règles. Néanmoins, la ligne de l’UMP est claire : il n’est pas question de nous allier avec un parti dont l’unique objectif est de battre l’UMP et de faire gagner la gauche. Comme lors de nombreuses élections précédentes, cette stratégie s’est à nouveau vérifiée lors des élections présidentielles au cours desquelles le FN a démontré qu’il n’était conduit que par ses intérêts partisans et non par l’intérêt de la France.

Le Front national est l’allié objectif de la gauche depuis que François MITTERRAND a fait émerger ce parti dans les années 1980. La victoire de la gauche en 1997 et les terribles années du gouvernement de Lionel JOSPIN qui ont suivi sont la conséquence des triangulaires avec le Front national qui ont permis la victoire de la gauche.

Aujourd’hui nous sommes dans la même situation : un vote pour le FN est l’assurance de faire gagner la gauche. Les premières annonces de François HOLLANDE et de son gouvernement nous montrent que nous avons tout à craindre d’une telle victoire : régularisation massive des sans-papiers et droit de vote des étrangers, laxisme et culture de l’excuse pour les délinquants avec la suppression des tribunaux correctionnels pour les mineurs dangereux, multiplication des allocations ruineuses et inefficaces qui enferment dans l’assistanat, matraquage fiscal des classes moyennes et des familles avec la suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires, le rétablissement des droits de succession, la suppression du quotient familial, la hausse des cotisations sur les retraites. Mais le projet ne s’arrête pas là puisque le programme du PS et de ses alliés verts et communistes entraînera une augmentation du chômage et des délocalisations, une stigmatisation des agriculteurs et des chasseurs.

La conséquence électorale du vote FN n’est pas la seule raison pour laquelle nous ne souhaitons pas nous allier avec ce parti. Le FN peut soulever des questions qui se posent dans notre société et qui sont de vraies préoccupations pour nos concitoyens. Cependant, le Front national n’a jamais souhaité apporter de réponses crédibles à ces problèmes car il prospère sur l’exaspération des Français alors que l’UMP veut améliorer la vie des Français et trouver des solutions crédibles. Un exemple est particulièrement éclairant à ce sujet, celui de la défense de la laïcité.

Certains extrémistes minoritaires utilisent des religions à des fins politiques pour tester la République et notre attachement à nos valeurs. Face à cela, l’UMP a pris ses responsabilités en votant l’interdiction de la burqa dans tout l’espace public. La République se vit à visage découvert et nous n’acceptons pas que des femmes soient ainsi enfermées même symboliquement. Le FN était opposé à cette loi. Derrière les discours et les outrances, il y a la réalité des faits. Seule l’UMP a eu le courage et la détermination d’interdire la burqa, tout comme nous avons mis fin aux prières de rue qui sont contraires à nos principes. Il y aurait de nombreux autres exemples à citer, mais j’aimerais également vous expliquer que nous ne pouvons pas nous allier avec le FN car nos projets économiques sont tout à fait opposés.

Le FN défend un projet économique qui serait une catastrophe pour nos entreprises, pour l’emploi et pour le pouvoir d’achat des Français. Tout le projet du FN est construit sur la sortie de l’euro. Pourtant, malgré les difficultés que nous connaissons, aucun pays ne veut sortir de la zone euro car elle est une protection face aux attaques des marchés. Les propres documents du FN reconnaissaient, au mois de novembre dernier, que cela aurait pour conséquence une hausse de 200 milliards d’euros de notre dette publique que nous aurions à rembourser.

Le FN prévoit par ailleurs un retour aux nationalisations notamment celles des banques de dépôts et des entreprises de service dans l’énergie et les transports. Nous avons la chance d’avoir des entreprises dans ces trois secteurs parmi les meilleures au monde et plutôt que de les soutenir, la France serait le seul pays au monde à poignarder ainsi ses entreprises. Par ailleurs, cela coûterait des dizaines de milliards d’euros aux contribuables français car pour nationaliser une entreprise, il faut racheter ses actions.

Le FN veut également sortir de la PAC. Encore un slogan dont les agriculteurs seront les premières victimes. Sortir de l’Union Européenne et de la PAC, c’est un retour en arrière considérable pour nos campagnes car l’agriculture est un poumon économique et l’un de nos atouts majeurs dans la mondialisation. Cet atout est possible grâce à la PAC. En désorganisant complètement nos marchés et en fermant les débouchés extérieurs à nos agriculteurs, c’est la garantie de voir les exploitations fermer. Toute la filière agro-industrielle, tous nos agriculteurs et tous les salariés agricoles seraient menacés.

Le FN propose également le retour à la retraite à 60 ans avec 40 annuités de cotisations. La démagogie et le manque de courage du FN n’ont pas de limites. Cette proposition alourdirait nos déficits de plusieurs dizaines de milliards d’euros là encore et risquerait de mener notre système de retraite à la faillite. Les premières victimes d’un tel système seraient les retraités dont les pensions ne seraient plus garanties et les salariés (en particulier les plus jeunes) qui ne pourront pas bénéficier d’une future pension de retraite.

Par ailleurs, le projet du FN affaiblirait la place de la France dans le monde. A l’UMP, nous n’avons pas renoncé à la grandeur de notre pays dont notre histoire n’est pas l’unique élément. La France a encore un message à porter dans le monde.

Le FN veut unilatéralement fermer nos frontières, « quitter Schengen », sortir de l’Europe. C’est totalement naïf, utopique et irresponsable. Les pays étrangers répondront naturellement par des mesures de rétorsion aux restrictions que la France leur imposera. Rétablir le protectionnisme, c’est mettre en danger nos exportations qui pèsent pour 28% dans notre économie, ce sont des centaines de milliers de chômeurs en plus. Face aux défis du 21ème siècle, le FN a toujours la même attitude de repli sur soi et de mépris du monde. Nous voulons au contraire redynamiser notre économie en permettant aux entreprises de se relocaliser en France et permettre à nos PME de partir à la conquête des zones de croissance dans le monde. Se couper du monde, c’est le choix qu’ont fait les derniers Etats staliniens (Cuba ou la Corée du Nord…) et ils sont aujourd’hui parmi les plus pauvres au monde.

Notre volonté est de nous adresser à tous les Français, dont ceux qui ont voté pour Le FN et de les convaincre que seul notre projet permettra de protéger chaque Français et de préparer l’avenir des enfants de France.

Les électeurs ont un choix décisif à faire les 10 et 17 juin prochains. Les mensonges de François HOLLANDE doivent être connus des électeurs car la désillusion serait cruelle. Il a multiplié les promesses pendant sa campagne. Nous n’avons pas les moyens de nous engager dans cette voie irréaliste. C’est cette même irresponsabilité qui nous éloigne du Front national. Je vous invite à faire partager cette analyse car c’est un rendez-vous historique et crucial qui attend chacun de nos concitoyens.

Restant à votre entière disposition pour toute autre information nécessaire, je vous prie de croire, Chère Madame, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Jean-François COPÉ




École : proche de la retraite, je suis sommée d’aller faire mon auto-critique au rectorat !

A Christine Tasin  pour son JR du 17 janvier sur l’École

Alexandra Dougary m’a devancée dans mon intention d’exprimer à Christine ma satisfaction et ma reconnaissance. Tout à fait d’accord avec Alexandra aussi. De plus, j’ai un vécu similaire : je suis arrivée en France en 1957, et j’ignorais même que la langue française existât.

Cela fait des années que l’on voit les effets du retournement du langage et de l’abandon du bon sens dans l’école, où se forme la société tout entière.

On avait l’impression que « 1984 », titre du roman de George Orwell, dans lequel domine le slogan « Le Mensonge est la Vérité, la Vérité est le Mensonge », était une date fictive, une approximation. Eh bien, pas du tout.

Ce retournement sémantique n’épargne pas l’Éducation Nationale, où de généreux bienfaiteurs  de la classe ouvrière ont décidé son extinction, par changement général de catégorie socio-professionnelle, via l’attribution du bac, sésame réputé universel, à (presque) tous.
Les mêmes, pour ne pas se priver d’un opprimé à défendre, réel ou fictif, ont décrété, au sens propre, qu’il fallait mettre « l’élève au centre du système », suggérant par cet autre retournement, qu’il en était injustement et odieusement banni jusqu’alors.

Ces changements trouvent leur justification dans l’affirmation que la société « bourgeoise » et « capitaliste » française est structurellement injuste, suivant les principes marxisto-lénino-maoïstes qui se sont emparés du pouvoir après mai 68, avec la bénédiction et le soutien  des pays totalitaires en proie eux-mêmes à ces idéologies,  mais aussi d’une puissance qu’on faisait passer pour amie, mais dont les dirigeants –et non le peuple- attisaient en sous main, conjointement aux autres, tous les fauteurs de chienlit susceptibles de les débarrasser d’un homme qui leur tenait tête à tous.

En même temps, se faisaient sentir les premiers effets du « regroupement familial » décidé dans les années 1975.

Les résultats ne se sont pas fait attendre : indiscipline et baisse calamiteuse du niveau, malgré les éloges proclamés par les hérauts du pouvoir en place claironnant « le niveau monte ».

Il a fallu d’abord faire des « soutiens » et organiser des aides diverses et variées, en obtenant « des moyens », qui, prétendument, manquaient  pour d’autres postes. Ainsi, le nombre d’heures de français a été réduit de 6 ou plus par semaine à 4 ou 5 en collège, car  il n’est pas nécessaire de consacrer autant d’heures à une discipline qui, étant employée dans toutes les matières, était donc enseignée par tous les enseignants. Quel simplet avait décidé d’en donner autant auparavant ?

Les bons élèves ont été présentés comme des nantis, des « héritiers », jouissant de privilèges, devenus de plus en plus suspects. Petit à petit, ils ont été discrètement écartés, dévalorisés, leur travail personnel, leurs capacités personnelles jugées imméritées.

Au contraire, les élèves « en difficulté » sont devenus les seuls qui justifient une action de la part de l’enseignant. « Les bons élèves y arriveront toujours », ne cesse-t-on de rabâcher, comme si les études des parents, leur encadrement ou leur portefeuille garantissaient seuls la réussite scolaire, et non le travail personnel de l’élève.

En même temps, il est exigé de l’enseignant qu’il soit une sorte d’opérateur du Salut par l’école, sauvant l’élève de l’enfer du travail manuel et capitaliste.
Proposer à un élève une activité artisanale ou technologique, quelle infamie !  Ce serait entériner un échec, seule la réussite scolaire étant jugée noble. Quel mépris… Résultat : des siècles de connaissances artisanales ou ouvrières ne sont pas transmis, on ne trouve plus d’artisans qualifiés et compétents.

Parallèlement, et paradoxalement, le savoir de l’enseignant lui-même est dénigré. Ce qui compte, ce n’est plus qu’il ait réussi des études poussées dans son domaine, et qu’il fasse progresser un nombre significatif d’élèves, mais qu’il sache « prendre en compte les élèves en difficulté » et ce non seulement « dans leurs résultats », mais « dans leur comportement ».

Je traduis : si un enseignant met 1,5/20 à une copie, c’est qu’il n’a pas su faire comprendre l’interrogation à l’élève. C’est donc que l’enseignant est nul.
Si un élève se déplace dans la salle, parle à voix haute, n’obtempère pas, s’affale sur sa table, c’est que l’enseignant est incompétent.

Ces derniers éléments sont inscrits noir sur blanc dans mon avant-dernier rapport d’inspection, datant de 2008.
Le dernier, datant de décembre 2011, remis 2 jours ouvrés après l’inspection, est bien intéressant aussi. Je suis sommée de moderniser mon enseignement –je conserve les méthodes et les pratiques qui étaient celles de mes maîtres –, d’appliquer les derniers barèmes de la dictée (0,5 point par faute de grammaire au lieu de 2 ; 0,25 par faute « d’usage » ), de demander des conseils aux « jeunes collègues » (je suis très proche de la retraite),  et d’aller faire mon autocritique prochainement au Rectorat.

Toutes les promesses de François Hollande sont déjà mises en application depuis le passage de son ex-Dulcinée au Ministère de l’EN, par divers activistes, ayant une haute opinion de leur démarche, croyant œuvrer pour le bien des élèves « en difficulté », et en vérité œuvrant pour ceux qui mettent en application leurs élucubrations pédagogistes destructrices de la Culture (avec le secret dessein d’en tirer un bénéfice électoral).
Et encore plus pour d’autres, qui se gardent bien de les entraver,  trouvant un intérêt dans la création d’ilotes ayant un vernis de savoir, habitués à des notations démagogiques « pour ne pas les décourager », croyant avoir de l’esprit critique parce qu’ils ont de l’esprit DE critique, et donc en fait, de bons petits sabots de la mondialisation.

Amitiés

Nadia Furlan




Génocide arménien et déportation des juifs

La réaction de Mireille Kukawka à l’article de Lucette Jeanpierre est intéressante et instructive.

Mireille Kukawka affirme que Lucette Jeanpierre soulève « avec raison le problème de la pertinence d’une loi sur le génocide arménien ». Or, sauf erreur, L. Jeanpierre ne fait que se demander pourquoi le PS vote une loi qu’il considère comme stupide.
Elle le pense peut-être, mais ne le dit pas. Le lui faire dire ce que dit le PS, c’est une confusion qui révèle les sentiments de celle qui la fait.

Mireille Kukawka relève ensuite le passage suivant dans l’article de Lucette Jeanpierre :
« Le précédent , ce sont les excuses présentées par Jacques Chirac, au nom de la France, pour les crimes de Vichy. Discours indigne, comme si le régime de Vichy, qui avait renié les principes républicains, après la défaite militaire de notre pays, était encore celui d’une France souveraine. »
Passage que je comprends ainsi :
Il est indigne que J. Chirac présente les excuses de la France pour des actions faites alors que la France n’était pas souveraine.
Et je suis en total accord avec cette vision.

Mireille Kukawka rappelle que le Maréchal Pétain a reçu les pleins pouvoirs à 87,67%, d’une Assemblée dont elle omet de rappeler qu’elle était en majorité DE GAUCHE.
Une gauche pacifiste et anti-militariste, qui avait refusé de voter les crédits pour équiper l’armée française, pendant qu’on n’ignorait rien des manœuvres d’armement et de surarmement de l’Allemagne.
Une gauche munichoise qui s’est imaginé que les concessions à Hitler allaient le juguler. (« Les cons ! » Daladier)
Une gauche dans laquelle le parti communiste, allié sur ordre de Moscou, avec l’occupant depuis le traité de non agression germano-soviétique et la défaite de juin 1940 jusqu’à l’invasion de l’Urss en juin 41, avait joué un rôle important.

Cette gauche, clairement responsable de la défaite, n’a eu aucun scrupule à faire endosser l’intégralité de la responsabilité au Chef de l’État français, et n’en a jamais répondu, prenant au contraire la posture du Vertueux Résistant Chevalier Blanc du Bon et du Juste.

Mireille Kukawka précise que son «parcours politique m’a conduit toute ma vie à combattre les idées de Jacques Chirac, mais que je lui pardonne tout grâce à ce discours qui, à chaque fois que je le lis ou l’entends, m’émeut aux larmes… »

Je ne sais quel est le bord politique de Mireille Kukawka, mais, compte-tenu de la bipolarisation de la politique française, la probabilité pour qu’elle soit de gauche est forte.
Dans ce cas, pour une personne qui avance des rappels historiques, on peut noter une certaine incohérence, car logiquement, elle aurait du  tenir compte des faits…

Mais le plus intéressant est dans l’affirmation de la victoire de l’émotion : le discours par lequel Jacques Chirac engage la responsabilité de  la France, donc de tous les Français, même ayant combattu contre l’Occupant, même ayant perdu la vie, même ayant été déportés, même n’étant pas nés à l’époque, même étant nés aujourd’hui, par lequel il plonge des générations dans l’opprobre et l’infamie, c’est ce qui le dédouane de tout.

Au bénéfice de qui ?

Pour Mireille Kukawka, ce sont des paroles apaisantes, qui soulagent une douleur vive, … mais aussi soigneusement entretenue.

Pour nos enfants, c’est le rouleau compresseur de la repentance et des exigences qui en découlent, qui mettent toute notre civilisation dans un danger mortel.

L’autre élément du même rouleau compresseur, ce sont les organisations dites sans scrupule « anti-racistes », et qui pourchassent depuis des décennies tous ceux que le fait d’être blancs et chrétiens ou d’origine chrétienne désigne à la vindicte d’auto-désignés anti-racistes, en vérité plus racistes que quiconque par les idéologies inégalitaires auxquelles ils déclarent appartenir.

Les lois mémorielles et la judiciarisation d’un prétendu racisme des Français sont les codes de la Police de la Pensée dont les organisations anti-racistes sont l’instrument.
Par cynisme par les uns, par émotivité irrationnelle pour les autres, par aveuglement béat pour les derniers, par combinaison des trois, ceux qui ont œuvré au développement de cette machine de guerre contre la Liberté sont responsables de la prise du pouvoir par une idéologie anti-démocratique dont ils se plaignent, car ils sont touchés.

Depuis des années, ils s’activent, occupés exclusivement de leur intérêt personnel ou de celui de leur groupe, indifférents à celui des autres, incapables de faire le lien entre des événements éloignés en apparence.

Oui, le génocide des Arméniens ne s’est pas passé en France.  Oui, les Arméniens ne sont que des chrétiens, pas de quoi s’émouvoir. Et pas très futés, a dit Claude Sarraute.
Mais un pays qui a commis ce génocide, qui a réussi a exterminer d’une façon ou d’une autre la totalité de sa population initialement chrétienne, veut entrer dans l’Union Européenne, où il détient déjà de très fortes communautés, auxquelles il enjoint de ne pas s’intégrer, afin de ne pas commettre un « génocide culturel ».

Comment ne pas voir que cette loi mémorielle-ci contrebalance celle-là ?

Mireille Kukawka correspond parfaitement à ceux dont Bossuet disait :
« Dieu se rit des hommes qui déplorent les conséquences dont ils chérissent les causes. »

Je suis fatiguée de l’empathie à sens unique.

Nadia Furlan




Pourquoi Sarkozy ne pourrait-il pas recevoir des prêtres à l’Élysée?

J’ai bien ri en lisant les articles regroupés sous le titre « dépêchons nous de fêter Noël avant qu’il ne soit interdit »…
Des « laïcs » tendance « laïcard » qui protestent contre l’interdiction programmée des fêtes traditionnelles en Europe, ça ne manque pas de cocasserie.
Car le sapin de Noël n’est pas un sapin de Décembre ou un sapin du Soleil Invaincu.
C’est un sapin de Noël, donc de la Nativité. C’est étymologique. Même si le sapin n’est pas originaire de Bethléem. Même s’il est plus le symbole du consumérisme marchand que de la venue du Rédempteur.

Mais qu’est-ce que ça peut bien leur faire, à ces anti-cathos, que l’on ne fête plus Noël, cette fête religieuse des chrétiens ? me disais-je.
Ils devraient être contents, que cet étalage de guirlandes, de petites lumières, cette  diffusion de musiques marquées, même « Mon beau sapin » qui dit « toi que Noël planta chez nous, au saint anniversaire »  -Beurk – soient interdits.  

Eh bien non, ils protestent.

Y aurait-il un peu de schizophrénie dans l’air ?

Impression confirmée par l’article de Pierre Cassen sur Sarkozy qui a reçu des prêtres à l’ Élysée.
Et en quoi sa fonction lui interdirait-elle de recevoir des prêtres ?
N’est-il pas le président de tous les Français ?
Il reçoit bien des juifs et des musulmans. Et des francs-maçons…

Ça me rappelle ce fait indiqué par Jean Sévillia dans son livre « Quand les catholiques étaient hors-la-loi », que les prêtres  et moines ont été expulsés de France, mais rappelés pour faire la guerre de 14-18 par les frères trois points du Père Combes. Lorsque la guerre fut finie, on les chassa de nouveau, et on leur refusa les indemnités d’anciens combattants. C’est-y pas beau, la justice républicaine ?  (Mais le viol des Droits de l’Homme c’est un élément fondateur de la République…)

Et ensuite, il devrait même se faire enterrer « comme un chien » dans un hangar ou un gymnase maquillé en salle mortuaire, pour recevoir l’hommage des chefs d’État ?

Cachez ce christianisme que je ne saurais voir. Coupez ce qui n’est pas « laïc » dans le bonhomme. Mais quoi ? Les jambes, les bras, la tête ???
Qu’est-ce qui fait l’homme ? Les valeurs qu’il respecte ou dit respecter peuvent-elles être séparées, extraites de sa personne ?

Or, ne vous déplaise, les « valeurs » de la laïcité, ce sont celles du christianisme, sans Dieu.
C’est le christianisme qui a affirmé l’égalité des hommes « il n’y a plus ni Juif, ni Grec, ni homme ni femme, ni maître ni esclave, mais vous êtes tous frères en Jésus-Christ ».

 L’Europe serait-elle la même si elle n’avait pas été façonnée par le christianisme, et si par exemple, Charles Martel n’avait pas repoussé les Arabes à Poitiers ? A une époque, avant la Reconquista, faut-il le rappeler, il ne restait plus dans tout le bassin méditerranéen, autrefois chrétien,  que la France et l’Italie qui ne fussent pas sous domination islamique.

En somme, les seuls qui n’aient pas à cacher leurs convictions, -antichrétiennes- , ce sont les francs-maçons.  Et pour cause.

Bon, dorénavant, les cérémonies -il faut un peu de cérémoniel dans la vie ! – se feront dans les loges maçonniques, dont la laïcité est la religion, et la fraternité, restreinte aux frères, le ciment.

Allez, Salut et Fraternité tout de même… Même si ceux qui se saluaient ainsi avaient les mains couvertes du sang national.
J’ai commandé 4 Bobos et j’ai fait ma distribution.

Nadia Furlan