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Débat Cassen-Maugendre : la laïcité ne nous protège pas de l’islam

Depuis 2007 et la création de Riposte laïque, à laquelle j’ai contribué par un don qui m’a valu les remerciements de Cyrano, qui s’étonnait de l’afflux inattendu, j’ai toujours suivi Pierre Cassen avec le plus grand intérêt, et dans une conformité de vues totale.

Mais sur le point de vue de la laïcité, j’ai moi-même évolué… Je pensais autrefois qu’elle serait le rempart de notre civilisation : il faut se rendre à l’évidence. Elle a été utilisée comme un instrument contre l’Église, mais  elle n’en est pas un contre l’islam.

Ce débat était intéressant, mais finalement, faussé.

La phrase de Hugo « L’Église chez elle et l’État chez lui » a été prononcée au moment des débats au sujet de la loi Falloux, qui établissait la liberté de l’enseignement, c’est-à-dire le droit, pour des parents, de donner à leurs enfants l’éducation qu’ils jugent appropriée et nécessaire.

Exactement le même droit que celui de Pierre Cassen de refuser que ses enfants voient un crucifix dans leur classe, ou de les dissuader de recevoir une instruction religieuse catholique et de faire leur communion, lorsqu’ils le demandent.

C’est droit contre droit….

Le droit du parent catholique est-il inférieur au droit du parent « athée » ? De quel droit le parent « athée » peut-il imposer son droit ?

C’était pourtant ce qui se passait en 1850, (et se passe encore) : la religion de l’État maçonnique avait été imposée par Napoléon, qui avait montré assez clairement dans quel mépris il tenait le catholicisme et le pape, et en quelle estime il tenait la maçonnerie, qu’il avait implantée dans chaque ville des pays conquis par lui. Et les parents qui rejetaient ces idées ne pouvaient y soustraire leurs enfants. 

Factuellement, il n’y a pas de différence entre l’athée – quelles que soient ses intentions, malveillantes,  neutres ou même bienveillantes, à l’égard des catholiques -, et le musulman qui, dans l’école publique, (je ne parle pas de ceux qui se trouvent dans l’école confessionnelle, qui sont plus discrets, tout en menant leur travail de sape) demande qu’on n’étudie pas de texte mentionnant l’église ou quoi que ce soit ayant un rapport avec le christianisme.

J’ai par exemple dû me justifier auprès d’une élève de collège « athée », d‘avoir donné un texte sur l’éducation de Charles Bovary, parce que c’est le curé du village qui la dispense, entre une messe et un enterrement, dans la sacristie ou sous un arbre lors d’une rencontre sur un chemin de campagne… « Madame, on n’a pas le droit de parler de religion dans l’école laïque ».

Ou bien, au cours d‘un voyage scolaire à Rome, j’ai dû faire remettre les petits crucifix que deux élèves musulmanes et un élève juif avaient fait enlever dans les chambres de l’auberge catholique Sainte Cécile où nous logions. Puis subir au retour les cris d’un parent FCPE qui estimait que c’était inamissible que leurs enfants aient dû voir des crucifix et pour le juif, qu’on ne lui ait servi que du fromage, et pas de viande cacher.

On ne comprend pas qu’ils les aient envoyés à Rome, ou qu’ils n’aient pas demandé au préalable de faire enlever tous les crucifix de Rome et du Vatican…

Je saisis l’occasion pour rappeler que le christianisme est omniprésent dans la littérature française, et que au moins un écrivain « athée » du XXe siècle n’est pas celui qui en parle le moins. Les œuvres de Louis Aragon sont truffées d’allusions, jusqu’à faire le titre d‘un roman, « La Semaine Sainte ». Voir aussi « Si le grain ne meurt » d‘André Gide, « Le lys dans la vallée » de Balzac, et bien d’autres. 

Si on refuse que le regard de son enfant soit souillé par la vue d‘un crucifix, il faut aussi lui interdire les trois quarts de la littérature, où l’on pourrait faire allusion à Dieu…  Ça lui fera une belle culture….  

L’argument affirmant que les attaques actuelles contre l’enseignement à la maison se justifieraient par la volonté de protéger les enfants musulmans de l’endoctrinement coranique familial fait illusion, mais n’est pas très crédible, car cet endoctrinement est puissant et que c’est lui qui exerce son emprise y compris dans l’enseignement public, de cent manières. Il jouit même de fabuleux privilèges dans certains établissements confessionnels catholiques.

Il est illusoire d’imaginer contrer la progression de l’islam par la laïcité, car comme toute loi, elle ne tient que par un consensus majoritaire. Or, il s’effrite de plus en plus, avec effectivement l’inaction, voire la bienveillance et même la complicité de certains milieux catholiques, très spécialement de gauche.

Personne ne se fera tuer pour la laïcité…   

La gauche (en latin, sinistra), il faut le dire, a cette ébouriffante forfanterie et outrecuidance d’affirmer péremptoirement qu’elle a raison et que, de ce fait, elle a le droit d’imposer à tous ses conceptions. 

Contrairement à ce qu’affirme Pierre Cassen, il n’y a pas eu d’équilibre laïc dans les années 80, ni avant.

Le catholicisme et l’Église catholique étaient continuellement vilipendés, brocardés, honnis. C’était seulement une apparence, le travail de sape se poursuivait activement depuis la Révolution, et ses calomnies, ses « story-tellings » de propagande mensongère. Le délabrement actuel n’est que la dernière phase de la démolition, où l’effondrement de pans entiers de cette civilisation devient visible.

Alors les bonnes âmes qui voulaient seulement ne pas aller à la messe, et pouvoir éventuellement rigoler aux enterrements, s’effraient : quoi ? mais tout fout le camp, ma bonne dame ! on ne voulait pas ça !

Non, on ne voulait pas ça, mais quand on fait un trou dans la digue, elle finit par céder, et on comprend (un peu) à quoi elle servait. Mais il est trop tard.

Car qu’est-ce qui chiffonne l’athée non hostile dans le christianisme ? 

Des croyances « pas scientifiques », ridicules, des incohérences ?

Par exemple la virginité de Marie, qui enfante sans avoir connu d’homme, ou que Jésus ait marché sur les eaux. 

Mais que l’Ancien Testament dise dans la Genèse 6,2, que « les fils de Dieu trouvèrent que les filles des hommes leur convenaient et ils prirent pour femmes toutes celles qu’il leur plut » et que Moïse ait écarté les eaux de la mer pour laisser passer 600 000 Hébreux avec leurs chariots, leur bétail, leurs volailles, cela ne les défrise pas.  

(Pourtant, depuis, Frankie Zapata l’a fait. Pourquoi pas Jésus ?)

Est-ce si douloureux pour l’ego d’admettre qu’il y a des choses qu’on ne sait pas, qu’on ne comprend pas, mais qu’elles ne sont pas fausses pour autant ? Les connaissances scientifiques ne sont pas moins sujettes à une remise en question que les convictions religieuses… Et elles peuvent être maintenues pour des raisons plus ou moins légitimes, raisons d’État, raisons politiques, raisons de pouvoir personnel ou de pouvoir d’une caste, et même être délibérément dévoyées, comme nous avons toutes les raisons de le suspecter actuellement dans l’affaire du virus.

Les comportements coercitifs, voire totalitaires qui se manifestent actuellement ne sont pas le fait de l’Église. Pas plus que les massacres du XXe siècle, qui ont été le fait de dirigeants se proclamant athées. 

Non, la « scientificité » d’une conception ne garantit pas son authenticité. Ce n’est pas parce que les élucubrations démagogiques de Marx ont été qualifiées de « socialisme scientifique », que ses théories sont « scientifiques ». 

En revanche, une connaissance objective et honnête de l’Histoire de l’Église oblige à reconnaître que son cheminement, avec ses tribulations, a été guidé par cette phrase de l’Évangile : Jean 8 32 « vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira ».  Les bolcheviks, et les gens, leurs émules, qui sont aux commandes en France actuellement ne peuvent pas en dire autant.

Pas plus qu’ils ne peuvent dire comme saint Augustin : « Où il n’y a point de justice, il n’y a point de république. » La cité de Dieu (413-426). Pas plus que « L’amour des richesses est la racine de tous les maux. » ibidem

Non, les laïcistes, même non laïcards, ne peuvent plus dire qu’ils sont les défenseurs de la liberté, qu’ils sont porteurs de plus de justice, de plus de liberté…

Dans le cas de l’avortement, même sans être indigné par la suppression d’une vie, le patriote devrait s’inquiéter de la disparition annuelle de 220 à 230 000 enfants, dans le temps où 400 000 allogènes sont accueillis légalement à nos grands frais, sans parler des illégaux qui deviennent légaux de facto en posant le pied sur notre sol…

Là aussi, encore un trou dans la digue… On ne fera pas de commentaire sur S. Veil…  

Mais, difficile d’imaginer qu’une personne de pouvoir ne puisse pas envisager que sa loi ne soit pas une porte ouverte… En repoussant une limite, on autorise tous les déplacements ultérieurs. Celui qui regarde les déplacements des limites du dernier siècle ne peut pas nier qu’ils nous ont logiquement menés là où nous sommes.

C’est-à-dire que nous avons perdu la bataille démographique (10 millions de manquants depuis 1975, avec toute leur descendance) et qu’il suffit d’attendre encore un peu que les Marcel et les Josette aient disparu pour que les enfants autochtones deviennent tout à fait minoritaires.

Donc, ce débat a été intéressant, mais sans perspective, que le constat d‘un immense échec, d‘un effondrement dont il n’est pas certain que nous nous relevions jamais. 

Nous allons continuer à patauger dans cet « hédonisme consumériste » évoqué par Jean-Pierre Maugendre jusqu’à ce que tout s’effondre totalement.

L’islamisation est en quelque sorte inscrite ans la déclaration de Vatican II, Nostra Aetate, qui affirme « l’Église regarde avec estime les musulmans, qui adorent le Dieu unique »…  Les catholiques pour qui la désobéissance est un péché, ont accepté ce nouveau dogme sans rechigner, et s’appliquent à accueillir leurs frères musulmans en leur chantant « je t’aime » pendant que ces derniers répondent « moi non plus ». Ça ne les trouble pas, ils continuent.

Pourtant, ils devraient bien, encore une fois, écouter St Augustin :

« Jamais je ne rougirai, si je m’égare, d’être ramené dans la bonne voie. »  Saint Augustin ; De la Trinité (400-416)

Et voilà… ces bons républicains, bien à cheval sur la laïcité quand il s’agit de réprimer les catholiques, et pas du tout quand il s’agit de faire respecter la loi commune par des musulmans, qui n’ont que les Droits de l’Homme à la bouche, sont en train d‘imposer tranquillement une dictature. 

J’ai comme l’impression qu’il y en a qui doivent se sentir un peu biaisés…

Nadia Furlan

 

 

 

 

 

 




Jamais de la vie je ne dirai « Nique Obono », ce serait dégradant

Madame Obono,

Vous êtes en train de faire un cirque incroyable avec l’affaire de la fiction de Valeurs Actuelles, vous imaginant dans la vie de sainte Joséphine Bakhita, une esclave nubienne, devenue religieuse et sainte catholique.
Vous prétendez que c’est une insulte pour vous de donner à cette esclave un visage qui vous ressemble.
Je trouve que c’est plutôt une insulte pour elle.
Une insulte d’être représentée par une femme qui se goberge avec des rétributions versées par la République dont elle se réclame lorsque ça l’intéresse (au sens propre et surtout financier) de passer pour une « républicaine » mais qui se vante de ne pas chanter la Marseillaise ou de dire « vive la France » et plus encore, de trouver admissible qu’on « nique la France », c’est-à-dire de « niquer » la population qu’elle est censée représenter.

Vous êtes née au Gabon, où vos parents sont proches du pouvoir, et avez obtenu la nationalité française – on se demande pourquoi vous l’avez demandée – en 2011 seulement. Je doute que quelque jeune Française ait les mêmes possibilités au Gabon, même sans les blocages imposés par votre démocratique dirigeant Bongo.
Vous êtes parvenue au siège de député en godillant dans des mouvements comme ATTAC et divers groupuscules trotskistes qui sont des bienfaiteurs de l’Humanité, avec leur fondateur Trotski et ses compères Djerzinski et autres membres de la Tchéka, artisans de la Terreur rouge, ce qui vous donne des médailles estimables en tant que républicaine respectueuse de la démocratie française.
Et vous autorise à vous glorifier d‘une insoumission de carnaval avec votre gourou qui prend le train en 1re classe, comme Trotski, qui faisait croire, pour les gogos, qu’il voyageait en 3e

Vous prétendez être insultée en étant représentée en esclave… sans doute parce que dans l’histoire de votre famille, on n’était pas esclave, mais esclavagiste. Jamais les Européens – qui au demeurant n’étaient que quelques dizaines – n’auraient été en mesure de s’emparer d’Africains, si d’autres Africains ne les avaient razziés au préalable pour les vendre et se faire du fric… Ceux qui se livraient à ces activités étaient les habitants des côtes du Sénégal et du Golfe de Guinée… En aucun cas les 99,99999 % de la population française, qui vivait du travail de la terre, pauvrement pour la plupart.
On comprend bien que vous cherchiez à éviter de faire remonter ce passé pénible au grand jour en jouant et surjouant la grande scène de la vertu outragée et souffrante.

Il ne vous suffit donc pas de vous goinfrer en tant que députée, élue par quelques milliers de personnes, 19 % de votants de votre circonscription, et d’insulter ouvertement le peuple dont vous êtes censée être une représentante, il faut en plus que vous vous livriez à cette méprisable comédie. Il est vrai qu’il faut jouer la pièce entièrement…

Mais, après un moment de stupéfaction, il semble bien que le vent tourne.
Même sur des sites qui sont acquis au multiculturalisme, l’indignation est générale.
C’est pourquoi, au lieu de vous adresser des reproches, je vous adresse mes remerciements, Madame Obono, ainsi qu’au type de la LDNA qui est allé faire une violation de domicile à Valeurs Actuelles, et qui a tweeté « pourquoi vous ne nous mettez pas dehors ? ».
Grâce à vous deux, le bouchon est allé au-delà de la limite, et a fait basculer suffisamment d’indécis, d’hésitants, d’inconditionnels de l’antiracisme…
C’est le début de la chute des dominos…

Et le début de la fin, car tout a une fin…

Adiusias, Madame Obono !
Je ne vais pas finasser avec des formules de politesse françaises… et, ayant encore une forte empreinte, je ne vous dirai pas « nique Obono », quoique, selon vos critères, cela pût correspondre à de la liberté d’expression. Jamais de la vie, je ne dirai « nique Obono », ce serait dégradant à mes yeux, de m’abaisser à de tels propos.
Donc, je ne dirai rien.

Nadia Furlan




Jean Pruvost, faux savant linguistique, mais vrai dhimmi

En 2017, le professeur d’université pour l’histoire de la langue Jean Pruvost, a produit un ouvrage « Nos ancêtres les Arabes : ce que notre langue leur doit ».

Dans la vidéo d’une conférence faite à Blois, il commence par dire que 90 % des mots de la langue française sont issus du latin, qu’ensuite vient le gaulois, avec une centaine de mots, puis la langue germanique et le normand, la langue des Vikings « Nord Men », avec une cinquantaine de mots, et ensuite la langue arabe « à partir de la conquête arabe », puis l’italien au XVIe, et l’anglais depuis deux siècles, trois siècles, « très présent dans notre langue »…

La logique de cette « démonstration » est étonnante : passons sur l’évocation des apports de l’italien et de l’anglais, qui n’est clairement évoquée que pour donner une apparence scientifique et objective à une opération de propagande que trahit le titre.

En effet, le nombre des mots arabes employés dans la langue française est estimé à environ 400. Il faut préciser que plusieurs sont eux-mêmes des emprunts au grec ou à d’autres langues (alambic, abricot, gilet, du nom que portaient les captifs gaulois, galica etc.). Beaucoup indiquent les pratiques de leurs locuteurs : razzia, assassin (hashichin), dhimmi, séide (Saïd, homme des basses œuvres de Mahomet), charia, dirham (drachme), houri, hégire, mamelouk (soldat esclave), matraque, mesquin, roumi (chrétien, équivalent de bougnoul) etc.
M. Pruvost indique que le nombre de mots gaulois est de l’ordre d’une centaine. Si on suit sa « logique », nos ancêtres sont donc quatre fois plus arabes que gaulois. Les 90 % de mots latins ne comptent pas.
Et, vu le faible nombre de mots gaulois dans la langue française, on peut même douter qu’il y eût jamais des Gaulois en Gaule.

Même observation pour les Germains appelés Francs : le nombre de mots franciques dans la langue française n’est pas très grand, mais il était estimé à environ 700 en ancien français et il en reste encore 500, selon M.J. Brochard («Le francisque» dans Dictionnaire historique de la langue française, Dictionnaire Le Robert).

http://www.e-stoire.net/article-l-heritage-franc-dans-la-langue-francaise-43341682.html

En 842, les Serments de Strasbourg entre les fils de Louis de Pieux, fils de Charlemagne, partagent l’empire carolingien en Francie occidentale, échue à Charles le Chauve, Francie orientale, échue à Louis le Germanique, et, entre les deux la Lotharingie, échue à Lothaire, devenue la Lorraine.

La Gaule étant devenue la Francie occidentale, pour la distinguer de la Francie orientale, devenue Germanie, dont un peuple s’appelait les Alamans, les Gaulois auraient-ils subitement disparu ?

Le fait est que le pays a changé de nom, mais pas d’habitants. On retiendra seulement que « Franc » signifie « libre », comme en attestent les différents sens de l’adjectif, libre par opposition à esclave ; devenu libre, affranchi ; libre en paroles (franchise) ; libre de circuler, affranchi (individu ou paquet, franchise postale), rejeton franc en botanique, ville franche, ville n’appartenant pas à un seigneur, etc. La Gaule est devenue le Pays des hommes libres.

Mais pour M. Pruvost, parce qu’il y a 400 mots arabes, dont certains d’un usage fréquent, en français, les Arabes en tant qu’individus, en tant qu’ethnie, seraient subitement devenus des « ancêtres » des Français ?
On est atterré devant tant de dégoulinante dhimmitude, maquillée en savoir scientifique. La possession d’innombrables dictionnaires ne semble pas protéger M. Pruvost d’un aplatissement aussi inexplicable qu’irrationnel devant une théorie absurde.

L’emploi de mots arabes générerait donc une filiation de fait ? Si je nomme une tasse ou un abricot, je deviens aussitôt une descendante d’Arabe ? La déclaration de la « scientifique » arabe qui déclare qu’une femme peut être fécondée sans contact par le sperme d’un homme dans une piscine a fait des émules dans les universités françaises.

M. Pruvost évoque l’entrée des mots arabes dans la langue française « au moment de la conquête ». Mais quelle conquête ? La France a été ravagée par les hordes mahométanes, certaines régions ont subi une occupation plus ou moins longue, surtout la Septimanie, et le Massif des Maures, qui a servi de base pour razzier la Provence pendant presque un siècle, jusqu’à ce que le comte Guillaume le Libérateur les fasse déguerpir après la bataille de Tourtour en 973. Ces pillards avaient enlevé l’abbé de Cluny, Mayeul.

Le Rhône a servi, tant qu’il a été une frontière entre Royaume de France à l’Ouest et Empire germanique à l’Est, de couloir pour transporter les esclaves vers Marseille, d’où ils étaient acheminés vers le dar el islam, pour être vendus sur les marchés de Rabat, Salé ou Tripoli, jusqu’au débarquement des Français à Sidi Ferruch près d’Alger, en 1830.
C’est ça, les « ancêtres » des Français ?

Après ce Pruvost, et avec beaucoup plus de moyens, Jack Lang s’est fait l’apologiste d’un prétendu héritage arabe. Il s’est fait étriller, notamment par Éric Zemmour.
Mais la récurrence de la démarche ne laisse pas d’inquiéter, car on le sait, il suffit de répéter une idiotie souvent pour qu’elle passe pour une vérité. Le plus grave est que ce professeur d’Université donne à cette thèse délirante une caution « scientifique ».

Elle est reprise à l’envi dans le monde arabe, même en France, par des « savants » comme seuls savent en produire à la pelle les coraniques.

J’ai regardé quelques minutes de cette « conférence ».

https://www.youtube.com/watch?v=acThVqtfAB4

https://www.youtube.com/watch?v=acThVqtfAB4

L’argumentation y est du même ordre que la fécondation dans la piscine.
Mais la diffusion de ces âneries risque de se faire plus vite que la réfutation.
La future doxa me paraît exprimée dans ce commentaire à la conférence de M. Pruvost : « Youcef Aoufi il y a 1 mois si on recule un peu plus dans l histoire on trouve que les bases même du latin et du grec et par consequance le français leur bases sont arab jusqu au lettres tout vient du finicien alif ba jim del sont devenue alpha beta gama delta dans le grec et transmit en suit vert les langues european d au jourd’hui. zero ortho mais je croix que l idee est passé. »

Mes amis, si les Gaulois ne sont plus des Francs, ils seront des soumis.

Nadia Furlan




La tolérance consiste-t-elle à nier la contribution de l’Eglise à la civisilisation européenne ?

CHARTRESMes amis de Riposte Laïque doivent nuancer leur discours sur l’islam

Dans son article http://ripostelaique.com/mes-amis-de-riposte-laique-doivent-nuancer-leur-discours-sur-lislam.html Gerard Barettapiana nous fait part de la leçon de tolérance qu’il a reçue un jour de la part du Grand Mufti de Marseille d’alors, Soheib Bencheikh.

Après cette rencontre fondatrice, Gérard Barettapiana nous apprend qu’il est devenu un homme nouveau, authentiquement tolérant, ancré dans son athéisme et refusant « d’adhérer à toute anti-religiosité, antichristianisme, anti-judaisme, anti-mahometanisme ou tout anti-secte… »

Je crois comprendre sa démarche et je la trouve estimable.

L’idéal serait en effet que les hommes puissent cohabiter paisiblement malgré des divergences idéologiques qui paraissent bien superficielles au regard de leur condition mortelle et des vicissitudes que leur vie leur réserve.

Je ne doute pas une seconde que les musulmans ne puissent être aussi épris que les Occidentaux de la démocratie, ou du moins de l’idée que la plupart des Occidentaux se font de celle-ci…

Il suffit de lire les récits sur la vie des Iraniens et de voir les photos de Téhéran avant que les dirigeants américains aidés de VGE, y envoient l’ayatollah Khomeiny.

J’admire aussi, sans en être outre mesure surprise, que ce soit un musulman qui ait appris à Gérard Barettapiana la véritable tolérance, et qu’il en ait fait un outil pour la promotion de la laïcité, ou du moins de l’idée qu’il s’en fait.

Mais, sans douter que le discours du Grand Mufti ait été sincère, – enfin, juste un peu – en quoi ce discours serait-il la preuve que les musulmans qui affluent en France depuis trente ans, et à un rythme démultiplié depuis ces derniers mois, sont animés à l’égard des Français d’intentions pacifiques et bienveillantes ? Au vu des informations innombrables dont on peut avoir connaissance par la réinfosphère  par internet, tout prouve le contraire.

Le discours lénifiant du Grand Mufti ne serait-il que l’arbuste qui cache la forêt, ou le soporifique destiné à endormir les consciences en chantant « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil », avec la variante, après tout,  que les François (françoé) sont des envahisseurs aussi, et que les Gaulois étaient polythéistes ?

Et Gérard Barettapiana de nier mille cinq cents ans de chrétienté en France.

C’est très à la mode, en ce moment, ce « retour aux sources » celtiques. J’y souscris d’ailleurs pleinement, à tel point que nous avons visité récemment avec des amis le site de Bibracte, où nous avons consommé un repas gaulois excellent. Petite ombre à ce tableau idyllique, les Eduens étaient des alliés des envahisseurs romains, qu’ils ont appelés à l’aide pour enrayer une invasion d’Helvètes…

Je trouve estimable aussi le culte des sources et des arbres, et je n’ignore pas que les Romains ne faisaient pas la conquête de contrées pauvres et nues, mais que la Gaule était industrieuse et riche. Mais la classe des druides, qui refusait l’écriture pour ne pas laisser tomber son savoir et le pouvoir afférent, dans des mains profanes, n’était pas une classe de gentils organisateurs du Club Med.

Les conflits ne se réglaient pas en joutes de tribunal, mais d’un coup de hache ou de stylet… Vae Victis, c’est une phrase de Brennus lors du sac de Rome…

Il n’est pas sûr que Gérard Barettapiana eût supporté leur autorité indiscutée, s’il n’eût pas été des leurs… Sa vision idéalisée et peu réaliste lui interdit de voir l’apport du christianisme, qui n’est même pas nié par les principaux ennemis de l’Eglise catholique, les francs-maçons.

C’est d’ailleurs la faille principale de son argumentation que le négationnisme au sujet des apports du christianisme dans la culture occidentale. Ce négationnisme se fonde sur l’ignorance et l’hostilité, et une méconnaissance qui semble profonde, ne serait-ce que sur le fait qu’il désigne Jéhovah comme le dieu des chrétiens, au lieu de Jésus. Jéhovah, que Racine appelle « le cruel dieu des juifs », menace ses fidèles élus des fièvres et des consomptions, de la peste, s’ils ne lui obéissent pas, s’ils se marient hors de leur groupe et s’ils vivent avec les non juifs(Lévitique Deutéronome).

Au contraire, Jésus et l’Évangile s’adressent constamment à tous : le Samaritain est donné en exemple, Jésus sauve l’esclave du centurion romain venu le prier, il s’amuse avec la Samaritaine qui a eu cinq maris, alors que les juifs ne parlaient pas aux Samaritains.

Finalement, la tolérance de Gérard Barettapiana consiste à nier la contribution du christianisme à l’élaboration de la civilisation européenne, à valoriser la présence de l’islam en Europe, et à préconiser  un retour au paganisme –proposition récurrente dans les colonnes de Riposte laïque…-  comme une solution aux problèmes posés par l’islam.

Le reste des contributions du site la remet à sa place…

Nadia Furlan 

 




Comment ne rien comprendre à Jeanne d’Arc au nom d’une prétendue rationalité laïque…

Jeanne d'ArcJe lis avec stupéfaction l’article de « Bernard Dorléans » sur Jeanne d’Arc.

http://ripostelaique.com/la-symbolique-jeanne-darc-un-peu-de-rationalite-laique-svp.html

Sous couleur de contester la version traditionnelle, suspecte d’absence de  « rationalité laïque » et d’immixtion religieuse abusive, « Bernard Dorléans » nous concocte une version à sa manière, qui n’est pas attestée par les documents subsistants de l’époque, à savoir les minutes des procès de Jeanne,  et divers écrits contemporains ou  postérieurs, minutieusement étudiés par Régine Pernoud, une historienne dont la compétence n’est pas contestée…

Il fait de Jehanne la « fille adultère d’Isabeau de Bavière » (au lieu de adultérine…) donc demi-sœur du Dauphin,  et imagine des conditions rocambolesques de son éviction de la Cour, puis de son retour.

Si les arguments de « Bernard Dorléans » étaient cohérents, on pourrait se demander pourquoi Isabeau, après avoir fait écarter sa fille de la Cour, lui aurait assuré une éducation aussi exceptionnelle, qui n’a été dispensée à aucune princesse, ni avant, ni après Jeanne, et pourquoi elle aurait imaginé de lui donner le rôle d’établir sur le trône son fils qu’elle avait laissé écarter. Ne parlons pas du procès et de l’exécution sur le bûcher…

Serait-il possible de persuader une jeune fille (qui a commencé à faire état de ses visions à l’âge de 13 ans), qu’elle avait un rôle guerrier à tenir dans une France occupée, simplement par des admonestations des religieux soi-disant chargés de l’endoctriner ???

Jeanne aurait-elle accepté d’aller à l’assaut à Orléans, où elle a été blessée, ou dans les autres batailles, pour obéir aux injonctions de Dom Tartempion ou de « l’Église » ???  Emprisonnée et condamnée au bûcher, aurait-elle continué à dire qu’elle obéissait à des inspirations intérieures ?

Il est vrai que selon « Bernard Dorléans,  Jeanne n’est pas morte sur le bûcher, contrairement aux nombreux témoignages de l’époque, mais a coulé des jours paisibles des années bien après.

 

De plus, les relations qu’entretenaient Isabeau de Bavière et Yolande d’Aragon, qui élevait le Dauphin avec ses propres enfants, n’étaient pas les meilleures, l’une étant du parti de l’Anglois, et l’autre du parti du Dauphin. On voit mal pourquoi,  d’une part, Isabeau de Bavière aurait voulu contrer ses alliés bourguignons et anglais, et pourquoi Yolande, si elle avait voulu participer à cette mascarade aussi farfelue qu’improbable, serait allée chercher la fille de son ennemie pour monter ce scénario de « story telling », et comment les deux se seraient accordées sur le choix de la jeune fille, et sur le fait essentiel que ce serait une fille, et comment Isabeau n’aurait pas ébruité le projet une fois que son exécution aurait commencé. Sans parler des obstacles posés par la foi, au moins pour Yolande, qui lui interdiraient d’inscrire Dieu et ses Anges dans le montage d’une opération de propagande, tout comme il eût été difficile à Jeanne de convaincre ses hommes de la suivre au combat si elle n’avait eu que l’éducation d’une fille.

L’intérêt de ce récit est bien, comme c’est clairement énoncé, d’évacuer le rôle du surnaturel, et de le banaliser en vulgaire magouillage entre deux reines aux intérêts opposés, réunies on ne sait comment ni pourquoi dans une action commune,  la seconde prenant la main, assistée de clercs complaisants et tout aussi intéressés qu’elle au succès de l’opération.

« Bernard Dorléans » ne voit même pas à quel point l’évacuation du mystérieux dans l’aventure de Jeanne, qui n’est niée par personne-,  la négation de ce qu’elle n’a jamais cessé de proclamer, à savoir ce que lui disaient ses voix, aplatit les faits,  transforme une épopée en sordide bidouillage, et lui retire toute nature exemplaire…

Le fait qu’il imagine qu’elle n’est pas morte me rappelle un autre cas, un certain livre où il est dit que Jésus n’a pas été crucifié, mais qu’on lui a substitué je ne sais quoi, et qu’il est le brouillon d’un prophète  avant l’accomplissement, au VIIè s.  Qu’on prenne la mesure de la signification symbolique de ce « détail », et de ce que la suppression du bûcher ou de la crucifixion retire de puissance au symbole…

Un autre élément est évacué dans cette version aristocratique, c’est la dimension populaire.

Le père de Jeanne était « laboureur », ce qui désignait à l’époque un paysan très aisé. Ce n’était donc pas une miséreuse, mais elle n’en faisait pas moins partie du peuple. Il se trouve que les gens du peuple ne sont pas exclus des manifestations miraculeuses, et les bergères sont des privilégiées des apparitions mariales… (cf Bernadette Soubirous, les petits bergers de la Salette, de Fatima, de Garabandal etc…) Mais en faire une aristocrate, même bâtarde, c’est l’en retirer.

On peut noter qu’à l’époque, la bâtardise n’était pas cachée, et un des plus grands lieutenants de Jeanne, Jean de Dunois, se faisait fièrement appeler « le Bâtard d’Orléans ».  La bâtardise d’une fille ne présentait pas les mêmes inconvénients que la bâtardise suspectée du Dauphin.

L’épopée de Jeanne, telle qu’elle est présentée par « Bernard Dorléans », est une réécriture passablement fantaisiste, une récupération orientée et la « rationalité laïque » n’est ni rationnelle, ni laïque…

Il ne suffit pas de se dénommer « Dorléans » pour fonder un discours crédible et sérieux.

Ce qui est désolant, c’est que sur la caution de Riposte laïque, de nombreux lecteurs risquent de prendre ces élucubrations pour authentiques.

Nadia Furlan




Etats-Unis : Pourquoi les médias seraient-ils moins soumis aux puissance d’argent qu’en France ?

A Pierre Lefranc qui a perdu la Foi.

http://ripostelaique.com/la-france-ressemble-a-la-decheance-de-rome-cest-foutu.html

Tout ce que vous dites est juste. Je suis d’accord avec tout. Sauf deux choses : l’origine des problèmes et le renoncement.

Vous avez écrit à des journaux américains, convaincu que vous vous adressiez là au Saint des Saints de la démocratie. Votre démarche, qui devait être faite, est estimable. Mais êtes-vous sûr que l’image que vous vous faites de la presse américaine n’est pas illusoire ? Que les discours grandiloquents sur la Démocratie et la Liberté correspondent à la réalité, et qu’ils sont mis en application par l’ensemble du monde médiatique américain ?  Pourquoi voulez-vous que les médias américains soient moins soumis aux  « puissances d’argent et de pouvoir » qu’ils ne le sont en France ? Ne  serait-on pas  même en droit  de penser qu’ils le sont plus, étant encore plus proches des très grandes multinationales qui pèsent de tout leur poids sur la vie économique et politique de la planète, avec des arrière- pensées dont le public n’a qu’une connaissance très parcellaire mais  déjà très inquiétante ?

pensee_unique3Les médias libres, c’est-à-dire indépendants, sont tenus, comme Riposte laïque, principalement par des bénévoles. Ils peinent à trouver des financements et une audience. Sans moyens, ils obtiennent des résultats remarquables. Mais ils ne  parviennent pas à contrer les médias de masse. Quel est le poids des contre-informations de RL sur la mort de l’antifa Méric, par exemple ?

Dans ma ville, une manifestation organisée par le comité « Ras’l’front » et ses acolytes, dont la LDH, le MRAP, Attac, EELV, le PCF, le Collectif citoyen musulman local, le NPA, la CGT, la CFDT, et beaucoup d’autres, ont manifesté jeudi en distribuant un tract titré « Stop à l’extrême-droite ! Stop à la haine et à la violence ! » avec un encadré : « le 5 juin 2013, des militants néo-nazis ont tué Clément Méric  18 ans, syndicaliste étudiant et militant antifasciste.  Ce meurtre nous indigne et nous révolte. »

Ces déclarations mensongères mériteraient de faire l’objet d’un procès en diffamation.  Mais en attendant, ce sont elles qui sont diffusées dans la population, et on le sait « Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose. »

Les grands médias sont depuis longtemps la propriété de grandes banques   http://archives.polemia.com/article.php?id=4771

Qui ont mis en application les principes analysés par Joly

http://fr.wikipedia.org/wiki/Dialogue_aux_enfers_entre_Machiavel_et_Montesquieu

et encore (censément) développés par Chomsky

http://blogs.mediapart.fr/blog/vincent-verschoore/011010/les-dix-strategies-de-manipulation-de-masse-noam-chomsky

( http://www.noam-chomsky.fr/a-propos-des-dix-strategies-de-manipulation-de-masses-faux-texte-attribue-a-noam-chomsky/ )

En fait, dans l’impossibilité de vérifier  l’information,  nous sommes tous des gogos  qui croient que les paroles correspondent aux actes et aux pensées. De plus, la contrainte de l’immédiat, ou la cupidité, font  oublier ou écarte le souci du long terme ou du bien commun. De sorte qu’avec une certaine naïveté, nous avons tendance à faire confiance à des gens dont il ne nous vient pas à l’esprit de nous méfier.

Par exemple, depuis la mort de Mitterrand en 1996, son cynisme et le caractère suspect de certaines morts qui se sont produites durant ses mandats sont sortis de l’ombre. Mais pas assez pour éveiller les anesthésiés de la gauche, tout juste dressés à brailler « la drouate, la drouate ! », et encore plus « l’extrême-drouate ! ».

L’idée d’une liberté de la presse est donc une illusion, déjà démontrée par Maupassant dans « Bel-Ami ». Elle ne tient que par le consensus moutonnier. Mais quiconque essaie de sortir du discours majoritaire, servant des intérêts qui ne sont pas forcément ceux du peuple, rencontre vite des obstacles, parfois infranchissables. Ce dernier  n’est même pas  le faire valoir de la liberté, car il fait la démonstration de son absence. Il doit donc être abattu.

Joly et pseudo-Chomsky montrent que le sentimentalisme est un des moyens les plus puissants pour la manipulation. Il se double d’un manichéisme divisant le monde en gentils et méchants. La foi en la République n’échappe pas à ce concept. Elle est réputée vertueuse et humaniste, pour avoir apporté « les Droits de l’Homme », qui sont : la Liberté, la Propriété, la Sûreté et la Résistance à l’oppression. Pourtant, elle les a tous violés, et s’est établie sur un bain de sang, avec des procédés immondes et barbares.  (Exemple :  l’accusation d’inceste de la Reine, le projet de « dépopulation » , c’est-à-dire de génocide, de la Vendée, décrit par Gracchus Babeuf, considéré comme « le père du communisme » publié par R Sécher : http://www.reynald-secher-editions.com/gracchus-babeuf-guerre-vendee-systeme-depopulation-p-61.html  ) De plus, elle a privé le peuple du droit d’association avec la loi Le Chapelier. Il a fallu un siècle pour le lui restituer…

Donc, s’indigner du caractère moutonnier des hommes – voir « La ferme des animaux » de Orwell , ou Baudelaire :

«  Pendant que des mortels la multitude vile,
Sous le fouet du Plaisir, ce bourreau sans merci,
Va cueillir des remords dans la fête servile, »

n’est pas très innovant, et  abandonner après deux ou trois (ou vingt) essais infructueux n’est pas très lucide ni très courageux.

Croire qu’ « en face », il n’y a que Hollande et consorts,  c’est avoir une vision très réduite des forces en présence et de leur pouvoir. Déjà sous la Révolution française, que Marx appelait « bourgeoise », pour indiquer qu’elle était une révolution de financiers et grands capitalistes déjà internationaux, la manipulation était le principal moteur. Aujourd’hui, alors que nous avons augmenté de toutes sortes de façons le pouvoir des banques supranationales –par exemple en répondant à la publicité célèbre « votre argent m’intéresse »- , cette manipulation en vient à menacer notre mode de vie, notre civilisation même.

L’objectif est de nous faire travailler et consommer, de tout payer, y compris l’air que nous respirons, pour qu’une hyperclasse mondiale, réduite à quelques poignées de personnes ayant en main la totalité du pouvoir financier, n’ait pour toute occupation que de savoir de quelle façon elle pourra utiliser des fortunes au montant inimaginable.  Comme dans « Métropolis » de Fritz Lang…

Le pape Benoît XVI a publié un texte sur le travail gratuit et la gratuité en général. La portée de cette démarche, qui m’a paru au prime abord incongrue, est au contraire essentielle.  Elle  explique que les attaques soient, depuis deux siècles et plus, centrées sur l’Eglise catholique.  Et que le pape n’est pas, comme le disait Montesquieu, « une vieille idole qu’on encense par habitude », mais un des rares susceptibles d’opposer une voix, de plus en plus faible, à ceux qui oeuvrent pour marchandiser l’homme et tout son environnement.  Même Jacques Philarchein y voit une entreprise satanique, c’est dire.

Nadia Furlan




Je suis effarée qu’une prétendue catholique puisse défendre le mariage homo

Article de Tatiana de Rosbourg : ouf ! j’ai réussi à en voir la fin. Un peu essoufflée de la suivre. Et aussi du fou-rire qui m’a saisie après la chevauchée de cette Walkyrie qui distribue les coups de tous côtés pour défendre une « cause » si utile à l’Humanité, une étape vers le « Progrès » cet Idéal qui consiste aujourd’hui à considérer qu’il est indifférent que des enfants naissent de père inconnu  ou d’une mère porteuse, c’est-à-dire que la société, qui se prétend égalitaire,  prive sciemment des enfants d’un père ou d’une mère, donc crée elle-même  des orphelins.

Pour défendre son mariage homosexuel, T. de Rosbourg  pioche à pleines mains dans tout le copieux arsenal anti-catholique, et ressort pêle-mêle tous les poncifs possibles et imaginables, tous les racontars et toutes les calomnies mille fois démontés, mais dont il reste effectivement toujours quelque chose, et tous les gauchissements possibles des faits historiques, quand ce ne sont pas des falsifications pures et simples.

Elle donne de la société française en général et des « Droits de l’Homme » une définition toute personnelle, n’ayant à reprocher à la gauche que son immigrationnisme, et à la droite de  prétendues « intolérance aux évolutions et entrave à l’expression réelle des droits de l’Homme et de la Femme ».

Rappelons à la citoyenne De Rosbourg que la citoyenne – par ailleurs ci-devant – Olympe de Gouges fut guillotinée pour avoir voulu proclamer une Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne, et au passage, que la République se réclame des Droits qui sont la Liberté, la Propriété, la Sûreté et la Résistance à l’oppression, mais qu’elle les a tous violés pour prendre le pouvoir.

Sa conception de la laïcité, notion spécifique à la France, mais issue des Evangiles, ne laisse pas de surprendre. Parce qu’un évêque donne son avis sur un fait de société, il commet une odieuse ingérence et remet en cause la séparation de l’Eglise et de l’Etat ? Il ne peut donc faire usage de son Droit à la liberté d’expression ?

Cette conception est en fait révélatrice de la véritable fonction de la laïcité pour certains : interdire toute expression à tout opposant à l’idéologie dominante du moment. Et c’est aussi en son nom que l’on interdit aux catholiques –obéissants- toute manifestation extérieure de leurs convictions religieuses, alors que d’autres non seulement se moquent des interdictions mais profitent de la mise à bas de leurs adversaires pour progresser…

Car T. de Rosbourg n’a pas honte que dans l’Eglise beaucoup de catholiques, exactement aussi soucieux de l’Accueil de l’Autre, et qui l’ont sans doute précédée dans cette démarche, cherchent  à entretenir un « dialogue islamo-chrétien » (avec un « h »), -très bêtement selon moi, qui suis les ouvrages d’AM Delcambre et R. Marchand.

A chacun son « Autre ».

On me permettra de réserver mon avis sur l’amour  obligatoire et des uns et des autres. Mais remarquons au passage que Mme de Rosbourg tout en prônant l’amour de l’Autre,  exige que pour certains cet « Autre » soit un identique, et pratique une discrimination sexiste qu’elle reproche aux hétéros.

T. de Rosbourg atteint des sommets de lyrisme lorsqu’elle évoque les souffrances de son ami « homosexuel africain » dont elle nous décrit par le menu les affres et les subterfuges pour entrer en contact avec son « Autre »… Il n’a pas vomi, non,  le pauvre ?

Et des sommets de malhonnêteté lorsqu’elle s’indigne comme si les homosexuels en France étaient traités comme son ami dans un pays « africain islamiste », alors que beaucoup sont à des postes de direction importants,  où ils copinent furieusement avec ceux qu’ils devraient combattre, les couvrent de subventions, leur souhaitent de bonnes fêtes… Leur a-t-elle écrit pour protester ?

Elle étale aussi son ignorance et sa malhonnêteté en citant le Concile de Mâcon où l’on aurait donné une âme à la femme, alors qu’il s’est agi de traduire les mots  latins « homo », humain et « vir » homme mâle. L’Eglise n’a jamais émis l’idée que la femme n’avait pas d’âme.

Elle cite elle-même l’Evangile qui dit qu’il n’y a plus «  ni homme ni femme » en tordant le sens de cette citation comme s’il s’agissait de la théorie du gender, alors que la phrase est : « Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme; car tous vous êtes un en Jésus Christ. » (Galates 3, 28),  qui justement a créé le concept de fraternité entre les hommes de toutes origines et de toutes conditions.

De même, Jésus n’a jamais « critiqué les homosexuels », parce qu’il était Juif, et que le Lévitique dit « Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme. C’est une abomination » (Lv 18:22)« Si un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ils ont fait tous deux une chose abominable; ils seront punis de mort: leur sang retombera sur eux » (Lv 20:13)

Il n’en a pas parlé, car la question ne se posait pas.

Quant au recul pour estimer les conséquences d’une éducation par des parents homosexuels,  il n’indique pas que les enfants sont si heureux, bien au contraire, comme le montre le rapport américain Regnerus, qui a été occulté.

Il y a pourtant un point où je serai d’accord avec Mme de Rosbourg, c’est le fait que l’homosexualité peut être une solution à la surpopulation de la Terre. Il n’est d’ailleurs pas exclu que cela ne fasse partie du projet. Mais cela ne concerne que l’Occident. C’est donc un moyen de plus de pratiquer le suicide démographique et l’effacement de notre Civilisation de la surface de la Terre.

Nadia Furlan




Le monothéisme, vrai ennemi des femmes ?

http://ripostelaique.com/le-christianisme-et-le-judaisme-ne-sont-pas-les-amis-des-femmes-mais-lislam-est-bien-pire.html

Salem Benammar prend aimablement la défense des femmes contre le monothéisme et les trois principales religions monothéistes,  en déclarant « Le monothéisme est le vrai ennemi des femmes. »

Je lui sais gré de sa prise de position, et je suis d’accord avec lui lorsqu’il affirme : « Si le christianisme et le judaïsme ont posé les jalons du sexisme et machisme sous couvert du sacré, c’est l’islam qui en fait son pilier religieux au même titre que le djihad.
Avec lui, on a atteint les sommets de l’ignominie et de la barbarie humaine. Au point que les droits des animaux en Occident apparaîtraient comme plus humains à ceux dont jouissent les femmes dans les pays arabes et musulmans. »

Mais l’honnêteté m’oblige à rappeler diverses précisions.

D’une part, dans l’Ancien Testament, la Genèse présente en vérité DEUX récits de la Création.

Un premier récit que je qualifierai d’ « égalitaire », où les êtres vivants sont créés « mâle et femelle », y compris l’homme et la femme.

 «  Dieu créa l’homme à son image, (…) il créa l’homme et la femme. » Gen 1.27

Le mot « homme » étant pris au sens de « être humain » comme c’est le sens du mot « homo » en latin, où il était distinct du mot « vir » « humain mâle ».

Et un second récit, qu’on peut appeler « inégalitaire », où la femme a disparu, et est créée à partir d’une côte, ou du côté,  de l’homme.

Alors l’Éternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme, qui s’endormit; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place.

L’Éternel Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme, Gen 2, 20-22

Quand et comment ce changement qu’on ne nous fait jamais remarquer s’est-il produit ? Je ne sais. Il semble aller manifestement dans un sens machiste.

Mais lorsque Jésus fait allusion à la Création, il renvoie clairement à la première création :

Il répondit: N’avez-vous pas lu que le créateur, au commencement, fit l’homme et la femme ? » Matt 19, 4

Contre les disciples, Jésus affirme que le mariage est indissoluble, et ce qui constitue une  contrainte que les disciples n’acceptent pas

 « Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint.

Pourquoi donc, lui dirent-ils, Moïse a-t-il prescrit de donner à la femme une lettre de divorce et de la répudier?

Il leur répondit: C’est à cause de la dureté de votre coeur (…).

Ses disciples lui dirent: Si telle est la condition de l’homme à l’égard de la femme, il n’est pas avantageux de se marier. »  Gen 19, 5-10

La répudiation mettait la femme en situation d’infériorité, et l’interdiction de la répudier constitue une astreinte insupportable pour les disciples.

Saint Paul va encore plus loin : dans son Epître aux Ephésiens, il déclare certes « Femmes, soyez soumises à vos maris » 5.22 ; mais il précise « Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l’Église, et s’est livré lui-même pour elle » 5.25 ; c’est-à-dire « soyez prêts à mourir pour elles » ; et « C’est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s’aime lui-même. » 5.28

On est loin de la prière quotidienne du juif pieux « Mon Dieu, je te remercie de ne pas m’avoir fait naître femme » et encore plus de la sourate IV du koran.

Faute de temps et de place, je signalerai seulement le culte marial qui pourrait bien être une continuation du culte d’Isis ; les nombreuses femmes, souvent de mauvaise vie, qui gravitent autour de Jésus, sa rigolade avec la Samaritaine, qui a eu cinq maris, etc.

Et qu’on ne vienne pas me tanner encore avec la Révolution et « les Lumières »…

Jean-Jacques Rousseau donne à la compagne d’Emile, Sophie, un rôle très subalterne, et les Révolutionnaires ont carrément envoyé Olympe de Gouges à la guillotine.

Napoléon a donné à la femme un rôle de mineure semblable à celui qu’elle avait à Rome, sans le droit de vie et de mort sur elle qu’avait le Pater familias.

Au contraire, sous le règne de l’Eglise catholique, elle a toujours été défendue, et la publicité des mariages, instaurée par l’Eglise dès le XIIème s, était faite pour empêcher les mariages forcés. La littérature courtoise, inspirée entre autres, par le culte marial, lui a donné une place centrale.

Les «  Lumières », qui ne sont qu’un plagiat déformé des principes chrétiens, par des financiers qui avançaient sous le masque, n’ont absolument rien inventé. La seule société du monde où la femme est considérée comme l’égale du monde aurait été générée par des individus qui n’ont jamais rien dit dans ce sens ? Allons, ce n’est pas sérieux. Ni défendable.

Aujourd’hui, le « féminisme », avec toutes ses dérives délirantes, est utilisé afin de détruire la société occidentale. C’est un des éléments majeurs de la « démoralisation » dont parle Youri Bezmenov, ancien membre du KGB. Il met « le souk » entre les deux moitiés de la population, et l’instabilité générée est mise à profit pour détruire le reste.

Mais il faut rendre à César ce qui est à César, et au christianisme, ce qui est au christianisme.

 




Je suis ravie d’apprendre que Jésus était antisémite, nazi et raciste

On n’est pas surpris, ayant connu les débuts de Riposte laïque, d’y trouver des propos anti-catholiques. Mais les dernières « sorties » de Guillaume Plas et de Pierre Régnier dépassent la virulence coutumière par des explosions haineuses qui laissent perplexe, voire inquiet.

« Il ne faut surtout pas, dans Riposte Laïque, mettre fin à la controverse sur les valeurs comparées du christianisme et des autres religions. » écrit  P Régnier   Mais quelle controverse est-elle possible quand le verdict a déjà été rendu, et sans appel ?

Guillaume Plas entre en transe et on craint pour lui la crise cardiaque. Se moquer est mal, mais il fait penser à un personnage de dessin animé ayant mis les doigts dans une prise électrique.

Il nous ressort pêle-mêle un discours de Hitler se réclamant de Jésus, – ayant oublié momentanément  que Jésus était juif… – les nazis chrétiens, Mussolini et les accords de Latran, une invective de Jésus aux juifs, la réintroduction de l’ancien texte liturgique sur la responsabilité des juifs dans la Crucifixion, la distinction entre ceux qui sont avec Jésus et ceux qui sont contre… Et j’oubliais, les homosexuels, pédérastes (c’est-à-dire aimant les petits garçons) ou non.

Oui, en 1930, l’immense majorité des Européens étaient baptisés. Guillaume Plas en conclut automatiquement que tous les chrétiens sont des nazis. Ou des fascistes, puisque Mussolini a concédé le Vatican au Pape. Comme Jésus a invectivé les juifs qui se livraient au péché, et que les Evangiles rendent les juifs responsables de sa mort, les chrétiens sont antisémites, CQFD. D’ailleurs le rabbin Di Segni le dit. Donc parole  d’Evangile.

Et pour comble, ce salaud de Jésus dit que ceux qui ne sont pas avec lui sont contre lui. Comme Hitler. Donc Jésus est antisémite, nazi et fasciste. Et ceux qui ne sont pas d’accord avec lui sont antisémites, nazis et fascistes, euh,  pardon, iront en enfer.

Mais où donc iront ceux qui ne sont pas d’accord avec Guillaume Plas, et qui sont des antisémites, des nazis et  des  fascistes ? Brrr… Au congélateur ?

Ce qui est marrant, c’est que Guillaume Plas n’est pas choqué du tout des préceptes juifs, inscrits dans le Lévitique (20, 24 – 26 ) (traduction Segond, un protestant) : « C’est vous qui posséderez leur pays (des nations que je chasserai devant vous, les goyim) ; je vous en donnerai la possession: c’est un pays où coulent le lait et le miel. Je suis l’Éternel, votre Dieu, qui vous ai séparés des peuples. » ; « Vous pourrez aussi en acheter des enfants des étrangers qui demeureront chez toi, et de leurs familles qu’ils engendreront dans votre pays; et ils seront votre propriété. » « Vous les laisserez en héritage à vos enfants après vous, comme une propriété; vous les garderez comme esclaves à perpétuité. Mais à l’égard de vos frères, les enfants d’Israël, aucun de vous ne dominera avec dureté sur son frère. »

Et le Deutéronome (7, 1-5) :  « 2. Lorsque l’Éternel, ton Dieu, te les aura livrées et que tu les auras battues, (les goyim), tu les dévoueras par interdit, tu ne traiteras point d’alliance avec elles, et tu ne leur feras point grâce. »  « Voici, au contraire, comment vous agirez à leur égard: vous renverserez leurs autels, vous briserez leurs statues, vous abattrez leurs idoles, et vous brûlerez au feu leurs images taillées. »

Il se trouve que Jésus, juif, s’adressait à des juifs à qui il reprochait de ne pas respecter les dix commandements. Il est arrivé qu’on me réponde de ne pas me mêler de cette affaire « judéo-juive », confisquant ainsi la judéité des disciples de Jésus,  appelés  « chrétiens », et leur histoire pendant 2000 ans…

Et pourtant, ils l’ont bien fait mettre à mort, et si les juifs d’aujourd’hui n’en sont pas responsables, ils n’en continuent pas moins à demander qu’on efface l’acte fondateur du christianisme…

Il faudrait peut-être aussi rappeler  que les premiers internés dans les camps furent des Allemands, donc des chrétiens et que Mein Kampf appelle à détruire le christianisme, comme on peut le voir sur ce site,  http://www.coranix.org/114/mein_korampf.htm

Les propos de Jésus tenus envers des juifs et cités par Guillaume Plas, s’adressent à des interlocuteurs précis de Jésus, qui ne veulent  pas admettre que « la Vérité (les) affranchira » et qui veulent le mettre à mort. (Jn, 8, 31-37). Pas très honnête, l’amputation des citations.

Nadia Furlan




Ce n’est pas la première fois que les Etats-Unis jouent la carte islamiste contre l’Europe

Très bien l’article d’André Bonnetain sur les critiques de Clinton.
Le discours « diplomatique » n’est pas un exercice de confessionnal… et la désinformation en est généralement la base.

On peut dire une chose en public et faire le contraire en privé.

Vous faites bien de rappeler le rôle des EU – ses dirigeants, car le peuple n’y est pour rien, au contraire, vous avez bien fait de commencer par le rappel du sang versé en Europe – dans la montée en puissance des Frères musulmans dès 1925.

Il faut un ennemi pour focaliser les tensions, s’il n’y en a pas, il faut en créer un. C’est ce que disaient déjà les bolcheviks en 1917, et sans doute d’autres auparavant.

L’enseignement à la fois superficiel et manichéen que l’on recevait et c’est encore pire actuellement, dans les écoles françaises, donne des EU la seule image d’une nation venant de manière désintéressée et pour le seul bénéfice de la Liberté dont elle se dit la dévouée servante au secours des nations européennes écrasées sous le joug hitlérien.

On ne dit guère que Churchill allant demander de l’aide à Roosevelt était conscient que ses alliés avaient l’intention d’abattre la puissance britannique, et l’a dit. On ne dit guère non plus le mépris dans lequel le président américain tenait la France, pour laquelle il avait prévu un plan d’occupation, AMGOT, Allied Military Government of Occupied Territories, faisant de notre pays un territoire sous tutelle américaine, et le Général de Gaulle, moqué et tenu pour partie négligeable, écarté des négociations de Yalta, et imposé ailleurs seulement sur l’insistance de Churchill, qui ne voulait pas être seul contre les deux superpuissances.

Le projet des dirigeants américains était, après la Première Guerre mondiale où 4 empires se sont effondrés (Reich allemand, Empire austro-hongrois (ce qui rend possible Hitler), Empire russe, Empire ottoman), et où leur hégémonie s’implante, de détruire les empires coloniaux, en menant une propagande active pour « le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ».
Belles paroles qui ne valent pas si ce sont eux qui imposent leur loi, de toutes sortes de façons, spécialement économique…

Il faut absolument rappeler le rôle des dirigeants américains dans la montée de l’islam dit radical dans la 2ème moitié du XXème s.
Comme par hasard, la « vertueuse »  « décolonisation », a vu régresser le christianisme en Afrique (il y aurait à dire) et se développer l’expansion musulmane…

Mais les cas les plus intéressants sont ceux de l’Iran et de l’Afghanistan, dont les monarques étaient des amis et des admirateurs de la France, formés à Paris dans les années 50.
L’Iran d’avant 1978 était un pays en pleine expansion, dans lequel un gros effort a été fait pour la scolarisation, en particulier des filles, pour l’amélioration de la vie des paysans et de la population en général, Téhéran ne se distinguait pas des villes européennes, la polygamie a été interdite, le Shah a couronné lui-même sa femme, symbole d’égalité de l’homme et de la femme au plus haut niveau de l’Etat….

Il a voulu aussi « ré-iraniser » le pays et défaire l’emprise américaine sur le pays, contrôlé entièrement par les EU, au point qu’on y faisait les cours en américain dans les universités; le professeur était désigné comme « chairman ».
Le pire est qu’il a voulu prendre le contrôle des ressources pétrolières, initiant le « choc pétrolier » de 1973, où le prix du baril a été multiplié par 4 (aujourd’hui plus de 40).
C’est ce que les Américains ne lui ont pas pardonné. Moins de 5 ans plus tard, il était « débarqué ». Selon le Professeur Houchang Nahavandi,  « l’opération française », nom donné par la CIA à l’installation en France, à Neauphle-le-Chateau près de Trappes, aujourd’hui important centre islamiste, et au transfert de Khomeyni en Iran aurait coûté 150 millions de dollars. La France de VGE a fourni le logement et la logistique médiatique : armée de journalistes présents sans cesse à Neauphle et mise en place d’installations d’émission hyperpuissantes permettant d’émettre jusqu’en Iran, transport dans un avion d’Air France.

Le roi d’Afghanistan a subi un sort analogue. Formé en France, passablement « progressiste », il a été débarqué lui, par les Soviétiques, que les Américains ont combattu au moyen des Talibans.

Partout, ils ont choisi la carte islamiste, et peut-être bien aux EU-mêmes, en ayant élu un président qui s’est plié en deux devant le roi d’Arabie, qui a payé ses études…

Nadia Furlan

Pr. Houchang Nahavandi, Khomeyni en France, Révélations sur cet étrange hôte de Neauphle-le-Château. Godefroy de Bouillon 2009
avec cet exergue : « Neauphle-le-Château n’est pas la page la plus glorieuse de la France. Il est difficile de comprendre pourquoi le président Giscard d’Estaing accorda tant de bienveillance et de moyens à ce faux prophète… L’essor de l’islamisme radical date de là.. »