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Le livre des psaumes et le Rassemblement national

« Bérézina », « Waterloo », « Trafalgar » tels sont les noms napoléoniens que l’on pourrait associer à la récente défaite électorale du Rassemblement National le 27 juin dernier.
Prévu grand gagnant par avance par la médiasphère, le parti de Marine Le Pen subit une défaite cuisante qui ne semble pas ébranler le moins du monde son leader, ses élus et ses cadres.
« oculos habent et non videbunt » (ils ont des yeux et ils ne voient pas) Psaumes 113 : 13, 23.

Pourtant, le constat est clair et sans appel :
Le Rassemblement National perd un tiers de ses élus entre 2015 et 2021.
Il rassemble aujourd’hui 20 000 adhérents contre 60 000 en 2017.
Le mouvement National français qui a connu ses heures de gloire au début du XXe siècle alignait les académiciens, les hommes de lettres, les grands noms de la presse, les philosophes et historiens. Quel vide abyssal peut-on constater en comparaison aujourd’hui devant le peu de réflexions et de pensées qui irriguent le mouvement qui n’est plus que l’ombre de lui-même !

Alors, à qui la faute ? Le sociologue Robert Michels théorisa jadis une tendance naturelle pour les partis politiques à se transformer en oligarchie qu’il décrit comme une « loi d’airain » de tous les partis et le parallèle peut très vite être opéré avec le Rassemblement National.

Népotisme, clientélisme, amateurisme font partie de ces trois plaies qui gangrènent le mouvement dont les dirigeants tirent nonobstant grassement partie depuis des années. On se souvient que monsieur Le Pen quitta ses fonctions de député européen à l’âge de 91 ans…S’il y a une analogie à faire avec sa fille, cela voudrait dire que nous devrons avoir comme chef de file Marine Le Pen encore une bonne trentaine d’années…

Sur le même registre, madame Le Pen, qui arriva à la tête du parti en 2011, s’empressa d’augmenter son salaire de présidente de 2 000 euros cumulés de fait avec ses indemnités européennes (environ 10 000 euros par mois) alors que le salaire médian se situe en France à 1 800 euros par mois.
Quels messages ont été envoyés aux militants ? Les pires et les plus abjects.

Alors quelle est la solution ?
Dans l’Antiquité, un général qui perdait une bataille se suicidait comme le souligne Plutarque en faisant référence à Caton dans son duel à mort face à César.
À l’époque contemporaine, c’est Max Weber qui nous la propose avec sa notion d’éthique de responsabilité.

Cette dernière insiste sur les conséquences que l’homme doit tirer en fonction de ses actes.
Madame Le Pen et sa « camarilla » hétéroclite ont failli. Ils doivent laisser la place au mouvement nationaliste français qui est pris en otage par une famille depuis plus de cinquante ans. À défaut, la bataille aura lieu. Elle sera difficile, mais, in fine, c’est le pays réel qui aura le dernier mot.

Nicolas Faure
Ancien Délégué Départemental démissionnaire
du Rassemblement National des Hautes-Alpes (05)
Juriste, essayiste, partenaire de la société nf-consultants.com

 




Les promeneurs du Briançonnais et le Covid-19

 

Des remontées de terrain de plus en plus nombreuses me font part de l’exaspération des briançonnais quant au zèle que les forces de l’ordre (sans masques) mettent en œuvre dans la répression des promeneurs briançonnais qui se voient verbalisés (135 euros) en dépit du bons sens sur des chemins vicinaux où en guise d’attroupement, les seuls mammifères rencontrés sont des lièvres, des chevreuils et des écureuils…

Il faut dire que les moyens mis en œuvre par l’Etat sont sans commune mesure avec ceux employés pour réprimer l’immigration clandestine : voiture de type 4X4 banalisée immatriculée dans d’autres départements que le 05, patrouilles d’hélicoptères, équipes en H 24 etc. On aimerait bien disposer des mêmes moyens pour lutter contre l’immigration clandestine et le trafic de stupéfiants…

Je dénonce, comme nombre de mes concitoyens, avec vigueur, l’ensemble des moyens matériels et humains mis en œuvre dans un des départements les moins peuplés de France (150 000 habitants soit un arrondissement de la ville de Marseille).
Je souligne également une rupture d’égalité flagrante avec les banlieues et une discrimination revendiquée envers la France des campagnes, en citant les propos de Monsieur Nunez, le 18 mars dernier, lors d’une vidéoconférence avec les préfets : « Ce n’est pas une priorité que de faire respecter le confinement dans certains quartiers » (Canard Enchainé du 25 mars 2020).
Les habitants de Briançon notent aussi la recrudescence du nombre de touristes dans de nombreux villages des vallées environnantes, alors que d’après Madame le Préfet des Hautes Alpes, les forces de l’ordre sont « sur le pont » pour éviter un exode massif des habitants des villes vers la campagne.

Nicolas Faure
Rassemblement National
du Briançonnais – Hautes Alpes (05)




Le bon et le mauvais libéralisme, comme le bon et le mauvais cholestérol ?

Pendant 70 ans et depuis la chute du mur de Berlin, des milliers de politologues de par le monde ont planché sur le pourquoi et le comment du communisme. Certains d’entre eux, comme Soljenitsyne, ont pu démontrer les causes de cette idéologie (à l’origine de plus de 100 millions de morts au XXe siècle) qui ne garde des adeptes que dans quelques pays comme la France et la Corée du Nord…

Depuis 1990, nous assistons donc au règne sans partage du libéralisme et de son corollaire, la mondialisation (notons au passage que le mot capitaliste a disparu des écrans radars, car sans doute trop connoté politiquement…).

Mais, en fin de compte, prenons un peu de recul ; pour vivre avec lui d’une manière permanente et incessante, comment décrire l’essence du libéralisme et quels sont ses éléments constitutifs ?

Le libéralisme est avant tout une conception de l’Homme, une anthropologie, selon laquelle rien n’existe au-dessus de l’être réel, si ce n’est l’être singulier qui n’a pour objectif unique que la satisfaction de son intérêt économique, personnel et individuel.
Dans ce système, l’individu précède la société et ce, en contradiction directe avec la formule d’Aristote qui constate la sociabilité naturelle de l’Homme.

Foin, donc, des structures sociales intermédiaires, telles que la famille, la lignée, l’État, la Nation, la religion, la communauté villageoise, l’Histoire, qui ont façonné notre univers depuis la nuit des temps. L’individu règne seul en maître sans aucunes attaches extérieures à sa personne.

Comment s’étonner, dès lors, que nos sociétés modernes, qui se vantent d’être libérales, subissent chaque jour des dommages psychologiques immenses au sein de leurs populations qui voient le suicide comme la première cause de mortalité dans la classe d’âge 18-25 ans en France ?

L’individualisme, voilà le mal absolu à l’origine de tous nos maux. Il ronge nos sociétés, délite le lien social, abrutit les masses et perd les esprits qui se raccrochent à de nouvelles religiosités malfaisantes et aliénantes.
Le libéralisme, c’est aussi et surtout un recul incessant des limites, des frontières, qu’elles soient physiques, matérielles, morales, religieuses, biologiques ou philosophiques, qu’il veut repousser toujours plus loin pour les besoins du marché, mais sans le dire, en utilisant comme paravent les droits de l’homme et l’idéologie du progrès, sans lesquels rien n ‘est possible.

Le libéralisme est gourmand, il est même glouton. Il agit comme un ogre qui mange, digère et transforme tout en marchandise, y compris la charité qui n’a pas lieu d’être dans un système marchand ! (cf. Les Restos du cœur)
En fin de compte, le libéralisme est un système globalisant qui, tout comme le communisme à son époque, recouvre l’intégralité de la vie de nos concitoyens, de leur naissance à leur mort, avec les goulags en moins, ce qui peut s’apprécier comme un « progrès »ou non, car il opère en toute discrétion et n’éveille pas la réaction des masses.

La PMA, la GPA, le transhumanisme, l’immigrationnisme, le lobby LGBT, l’euthanasie et, en fin de compte, toutes les questions sociétales mises au jour en ce moment par nos gouvernements ne sont que l’autre face du libéralisme économique, comme le souligne le grand spécialiste du sujet, Jean-Claude Michéa, en parlant de libéralisme « libertaire » ou sociétal.
Oui, Mesdames et Messieurs, le libéralisme, tout comme le communisme, veut changer l’Homme, tout comme Google aujourd’hui qui veut créer un homme nouveau, « augmenté » pour les riches, sans nous dire ce que l’on fera des autres individus…

En fin de compte, le libéralisme est un tout indissociable. Il n’y a pas le bon libéralisme d’un côté et le mauvais de l’autre, « l’ultra-libéralisme » invoqué de bonne foi pour fustiger les excès de cette doctrine. Il est notre nouvel ennemi aujourd’hui, car il veut transformer l’Homme en marchandise, le « réifier », pour reprendre l’expression que Karl Marx utilisait il y a plus d »un siècle.
Cet opposant avance masqué, sans bruit, en travaillant sur notre inconscient et sur notre pulsion de plaisir liée à la consommation. Le marketing et le système médiatico-politico-financier sont ses plus vaillants alliés.

S’affirmer libéral aujourd’hui et se prétendre attaché à la liberté est un oxymore. C’est, sans le savoir, identique au fait d’être stalinien dans les années 80 à Saint-Germain : une folie et surtout une arme de destruction massive contre notre civilisation.
Si nous ne voulons pas connaître un nouveau totalitarisme, « libéral » cette fois-ci, alors défendons-nous et battons-nous de toutes nos forces pour continuer à exister dans la dignité et la liberté que le libéralisme nous refuse chaque jour un peu plus.

Nicolas Faure




Immigration clandestine dans le Briançonnais : ça continue, encore et encore !

Opération banderoles “stop immigration” avec le Rassemblement national 05 sur la frontière à Montgenèvre le dimanche 19 août 2018

Cette vague migratoire originaire d’Afrique a démarré il y a trois ans et va toujours crescendo, au grand dam de la population briançonnaise qui, elle, voit la réalité morpho-sociologique de sa ville se modifier peu à peu.
L’itinéraire est bien connu par les passeurs membres des associations et par les candidats au voyage vers la « terre promise » qui se nomme la France.

Halte à Clavière, en Italie, au « Refuge », soutenu par l’extrême gauche italienne et française, avant le grand passage de la frontière française qui s‘effectue plutôt de nuit afin d’optimiser ses chances de réussite. Mais de toute façon, la probabilité de se faire interpeller par les forces de l’ordre est minime. En effet, la faiblesse des unités de police et de gendarmerie a permis, selon le Dauphiné Libéré, de faire transiter “4 600 personnes via le centre d’hébergement de Briançon pour l’année 2017”, chiffres évidemment sous-estimés pour des raisons politiques…
Les deux portes d’entrée sur le territoire français sont les suivantes : le col de Montgenèvre et et le col de l’Échelle.

Les immigrés sont, pour la plupart, de jeunes hommes issus du continent africain dont une petite minorité ont moins de dix-huit ans.
D’après le discours formaté des nomadistes sans frontières, cette immigration ne concernerait que des populations originaires de pays en guerre mais, dans les faits, 95 % des migrants sont des migrants économiques originaires d’Afrique et de la Méditerranée.

Une fois arrivés en France, tous les impétrants, conseillés par des avocats payés par les associations, usent et abusent, plus que de raison, de la procédure de demande de droit d’asile dont ils sont déboutés à 95 %. Notons le cas particulier des mineurs non accompagnés (MNA) qui oblige le Conseil Départemental à prendre en charge l’éducation de ces individus jusqu’à leur majorité. Paradoxe suprême, aucun moyen légal ne permet au département de vérifier leur âge réel, alors même que celui qui est allégué est pris en compte de plein droit par l’administration. Dans les rues de Briançon, la population ne s’y trompe pas. Elle parle régulièrement “des mineurs isolés de 30 ans qui mesurent 1m80”…
« On marche sur la tête », diront certains. Non, nous sommes en France, le pays des droits de l’homme et de l’invasion subventionnée par le citoyen français, ce qui constitue un fait unique dans l’Histoire universelle. En effet, naguère, les populations se défendaient face à une invasion, question de survie simplement biologique.


Le commissariat de Briançon, un jour de semaine ordinaire

Le coût de cette politique délirante pour le département, pour la commune de Briançon, pour l’État et pour la région PACA (et donc pour le contribuable haut-alpin) ? “Secret défense” ou alors « pas de coût », selon les dires grotesques du maire socialiste immigrationniste de Briançon, Monsieur Gérard Fromm. Dans les faits, il est estimé à au moins 6 millions d‘euros pris en charge par le département qui de facto réduit d’autant les budgets vieillesse et d’aide à la jeunesse de nos concitoyens.

Du côté de la population, l’hébétude laisse place, peu à peu, à la colère. Une pétition, qui vise à condamner ce phénomène et surtout l’inertie des pouvoirs publics, a réuni plus de 3 000 signatures il y a quelques mois. Dans le droit fil, le Rassemblement national des Hautes-Alpes (RN05), régulièrement, comme ce fut le cas avant-hier à Montgenèvre, interpelle les pouvoirs publics sur l’absence de contrôle réel aux frontières, le surcoût induit pour les finances locales et surtout le manque de concertation avec les populations locales à qui on ne demande pas leur avis, comme s’il allait de soi qu’elle validait ce processus complètement délirant voulu par une petite minorité.
Pour information, 75 % des migrants accueillis en Allemagne depuis 2013 sont toujours sans emploi et un parallèle en la matière mérite la comparaison avec la situation française.

In fine, parler des solutions constitue un impératif au fur et à mesure que l’on avance dans le débat.
Le Rassemblement national 05 (RN05) propose un rétablissement des frontières avec un contrôle effectif du passage des biens et des personnes, une refonte complète du droit d‘asile et du droit de la nationalité avec, notamment, une expulsion immédiate des candidats déboutés du droit d‘asile. Sur le même registre juridique, une déjudiciarisation des procédures pour les fondre dans le cadre le plus restrictif du droit administratif s’impose.

Le parti suggère également la mise à plat complète du système de coopération avec les pays de la Méditerranée et de l’Afrique qui viserait à contrôler plus précisément l’utilisation des fonds alloués et à mieux évaluer la pertinence des projets de développement proposés.
Les populations, n’en déplaise à l’oligarchie médiatico politico financière, rejettent de plus en plus l’économie et l’expertocratie au profit des questions identitaires et de souveraineté. Traiter la question migratoire serait l’occasion, pour une classe politique largement discréditée, de regagner l’estime de la population mais, pour autant, elle n’en fait rien.

“L’homme de l’avenir est celui qui aura la plus longue mémoire”, comme disait Nietzsche. Espérons que cet homme-là soit français et non arabo-musulman ou africain.

Nicolas Faure
Consultant




Libanisation de la France : c’est déjà en partie le cas

Souvenez vous de ces images terribles au milieu des années 70 où nous assistions en direct, durant le journal de 20 heures, à des combats de rue dans le centre ville de Beyrouth entre les Phalanges chrétiennes et les Morabitouns (bloc nationaliste-progressiste arabo-musulman).

Ces images nous semblaient fort lointaines et les explications fournies par les journalistes  étaient déjà des plus embrouillées : guerre religieuse, inégale répartition des revenus des pétrodollars, fracture sociale irrémédiable, afflux massif de plus de 400 000 Palestiniens, politique hégémonique d’Israël dans la région, rôle des grandes puissances et de la guerre froide, etc.

Cela étant dit, un constat était facile à établir pour n’importe quel observateur : l’État libanais avait failli, enfin ce qu’il en restait… un peu comme l’État français en ce moment sans faire d’« amalgame » pour reprendre un terme à la mode.

La sécurité et le contrôle aux frontières n’était plus, depuis belle lurette, garantis par l’État mais au contraire violés chaque jour grâce à la complicité de certaines factions libanaises pro-palestiniennes, comme en ce moment des groupes d’individus aident au passage de clandestins sur notre sol et ce dans la plus grande illégalité.

Les accords du Caire de 1969, reconnaissaient officiellement l’armement des Palestiniens avec la complicité d’un État qui savait mais qui se taisait comme aujourd’hui dans nos banlieues afin de ne pas froisser certaines populations.

Une politique de discrimination positive à outrance avait privilégié les nouveaux arrivants par apport aux « locaux » dans tous les domaines de la vie économique et sociale, un peu comme « l’affirmative action » que nous connaissons à Sciences po…

La démographie jouait aussi contre les chrétiens qui se cantonnaient  à avoir 1 ou 2 enfants pendant que les musulmans ne cessaient de procréer.

Sur un registre différent, la classe politique corrompue avait bénéficié durant de longues années avant la guerre, de  moyens financiers colossaux qu’ils soient issus de « l’argent politique » (l’Arabie Séoudite existait déjà…) ou de trafics juteux divers et variés liés aux milieux économiques, ce qui ressemble fortement à la situation que nous connaissons en ce moment où le pantouflage devient la règle dans les plus hautes  sphères de l’État.

Durant cette même période, l’Islam devenait politique (ne l’a t-il pas d’ailleurs toujours été, comme le souligne Rémi Brague) dans le sillage de la révolution iranienne accentuant ainsi la confessionnalisation du Liban qui avait été mise en place dans les institutions par les Français en 1920. l’islam au Liban, un islam « sui generis », issu de sa cohabitation multiséculaire avec le monde chrétien qu’il soit catholique ou orthodoxe avait lentement glissé vers un islam radicalisé et « purifié » de ses scories chrétiennes pour devenir un vecteur de la lutte anti occidentale, un peu comme l’islam de France que nous croyions imprégné de laïcité, qui révèle jour après jour sa haine de l’Occident comme le souligne Chantal Delsol.

Le « progressisme » faisait rage dans tous les secteurs de la société y compris parmi certains chrétiens qui dans un excès de zèle ont cru trop rapidement à la mort des religions telle que décrite depuis 1970 en France par une élite intellectuelle parisienne qui « habite » l’Europe et qui « a le monde pour horizon ».

Alors que cela soit bien clair et dit aux yeux de tous, y compris aux yeux de ceux qui ne veulent pas voir : Les années que nous connaîtrons en France  seront religieuses. La confessionnalisation et la communautarisation de la société française vont aller en s’accentuant comme c’est le cas au Liban depuis 1920. Des mouvements politiques et sociaux à caractère confessionnel vont se faire jour avec encore plus d’acuité jusqu’au jour où le pire se passera et donnera raison au plus fort. Dont acte.

Nicolas Faure