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Le rêve fou de Chevènement : formation des imams et Institut d’islamologie (2/5)

Chevenement2
Lien vers le premier article de la série : Une Fondation pour le financement de l’islam de France (1/5).

Jean-Pierre Chevènement a précisé dans un entretien au Parisien, le 15 août dernier, quelles seraient les premières mesures qu’il prendrait à la tête de la Fondation pour l’islam de France : « La mission première de cette fondation est la formation profane des imams. Il faut leur enseigner ce qu’est la citoyenneté française, le cas échéant la langue française, les principes généraux du droit, en tout cas ceux régissant les rapports entre le culte musulman et les pouvoirs publics. Il s’agira aussi de promouvoir des projets culturels ayant pour but de faire mieux connaître la civilisation musulmane, laquelle, à certaines époques comme à la fin du premier millénaire, a brassé les cultures et a été une des grandes matrices du monde moderne. Il faudra aussi réfléchir à la création d’un institut de recherche profane en islamologie ».

Ce projet d’un Institut français de formation des imams est une vieille lune de Jean-Pierre Chevènement. Il préconisait naguère d’étendre le régime concordataire d’Alsace-Moselle à l’islam, d’y installer un institut destiné à former les imams de France tout en conservant la loi de 1905. On connaissait les franchises fiscales dans les paradis fiscaux, voici venir la franchise de laïcité en zone concordataire. Mais quand on demande au Che si l’islam menace notre identité il répond : « Nous définir par rapport à l’islam serait remettre en cause nos propres principes républicains. Nous devons appliquer et faire appliquer ceux-ci et prêcher l’exemple ». En somme les avantages d’un régime concordataire sans les contraintes de ce régime. Pour l’islam tout est à la carte : on opte au cas par cas tantôt pour la laïcité, tantôt pour le concordat ou pour aucun des deux c’est selon ce qui arrange le mieux l’islam !

Si dans le personnel politique l’on parle de concordat avec l’islam, à l’instar d’un Manuel Valls par exemple, c’est que le ver a été mis dans le fruit par Jean-Pierre Chevènement. Cependant, l’extension à l’islam du Concordat d’Alsace-Moselle exigerait une réforme constitutionnelle, il ne semble pas que ce soit aujourd’hui à l’ordre du jour. Pour mémoire voici ce qu’écrivait le Che en 2004 page 396 de son livre Défis républicains : « Avec le temps, j’en suis venu à la conclusion que la création d’un institut de formation à Strasbourg  était probablement la meilleure solution pour permettre une formation de haut niveau répondant aux critères républicains, et par conséquent payée par l’Etat. On criera au paradoxe : il faudrait donc utiliser des dispositions héritées du Concordat pour faire naître en France un islam respectueux des valeurs et des règles de la République ? Je retourne ce raisonnement : croit-on que la séparation de l’Eglise et de l’Etat ait pu s’imposer sans qu’au préalable aient dû être franchis plusieurs étapes, de l’Eglise gallicane de nos rois aux lois laïques en passant par le clergé constitutionnel et le Concordat napoléonien ? »

L’autre projet prioritaire, celui d’un Institut de recherche en islamologie (une autre vieille lune du Che), est plus que préoccupant pour la liberté de la recherche scientifique.

Jamais l’islamologie n’avait atteint le niveau de connaissance actuel, les découvertes sont légion, on sait maintenant beaucoup de choses sur la genèse du Coran, sur la naissance de l’islam, sur son expansion, et les mythes tels que « la douceur andalouse » sont démentis tous les jours par des chercheurs de qualité, chercheurs qui ont bien du mal à travailler. Jean-Jacques Walter qui a fait un travail remarquable sur le Coran révélé par la Théorie des Codes, travail profane par excellence, expliquait dans un entretien à Radio Notre Dame le 8 octobre 2013 qu’il n’avait pas trouvé de directeur de recherche à Paris et qu’il a été viré de l’université de Bordeaux à la suite du décès de son directeur. Ce serait Alain Juppé qui étant très ami de l’imam de Bordeaux a demandé au doyen de ne pas prendre de thèses qui pourraient chagriner les musulmans. Tarek Oubrou est le « très modéré » imam de Bordeaux qui a écrit que Rome tomberait sans qu’il ait besoin de combattre et qui a dénié à Jean-Pierre Chevènement de pouvoir conseiller la discrétion aux mahométans.

Le 8 juin dernier, invité par Radio Courtoisie, Marie-Thérèse Urvoy présentait son livre Islamologie et monde islamique. Elle reconnaissait à ses éditeurs le courage d’avoir publié un livre au titre presque provocateur puisqu’il affirme l’existence de l’islamologie en France alors qu’il a été déclaré par le ministère de l’Intérieur et le ministère de l’Education qu’il n’y avait plus d’islamologie dans l’université française. Ceci pour encourager et financer à l’université une islamologie officielle.

Faut-il y voir l’influence du Che qui depuis longtemps plaide pour un institut d’islamologie ? Ministre, il avait travaillé sans succès à cet Institut universitaire des hautes études de l’islam. Avec Didier Motchane ils avaient envisagé de confier son lancement à l’Inalco (ex-Langues orientales). L’Inalco refusa craignant qu’on ne leur confiât la formation des imams. Il y eut également une tentative infructueuse avec l’Ecole des hautes études en sciences sociales (Ehess) laquelle ne souhaitait avoir aucun contact avec l’horrible ministère de l’Intérieur !

Voici ce qu’écrivait le Che à propos de ces échecs page 391 de Défis républicains : « Je le regrette encore, car il me paraît inconcevable que la France, puissance musulmane depuis deux siècles, ne soit pas capable de susciter une institution d’enseignement supérieur et de recherche digne de ce nom pour éclairer l’avenir d’un monde immense, peuplé d’un milliard deux cents millions d’hommes, au demeurant notre voisin et dont l’avenir commande en partie le nôtre. Les Louis Massignon, les Charles-André Julien, les Jacques Berque, n’ont certainement pas encore trouvé, au plan scientifique, par la connaissance des langues et des civilisations, et par l’humanisme profond ou la spiritualité qui imprégnaient leur démarche, la relève qu’ils méritent ».

Nous y voilà, le génial travail de faussaire de Jacques Berque destiné à faciliter l’entrée de l’islam dans la modernité n’a servi au final qu’à désarmer les non-arabisants (dont le Che) face à l’islam. Du Malek Chebel avant l’heure, certes d’un bien plus haut niveau ! Et avant Jacques Berque dans la généalogie de la mystification de haut vol il y eut le travail de l’inverti-pédophile Louis Massignon. Jean-Pierre Chevènement sous l’emprise du faussaire Jacques Berque sera le thème du prochain article de la série.

Pascal Olivier

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Trois chants sur Lénine, « spéciale dédicace » au NPA pro-burkini

NPABurkini
Le Nouveau parti anticapitaliste (NPA), avatar de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR de Krivine et de Besancenot), avait publié un communiqué le 17 août dernier qui s’intitulait : « Stop à l’islamophobie d’État ! Non à l’interdiction des burkinis ! ». Il commençait par une interrogation : « M. Valls, J. P. Chevènement, en campagne pour le FN ? » et se terminait par un appel à une large riposte : « Face à ce déchaînement nauséabond et à l’offensive sécuritaire, une riposte large s’impose contre le racisme et l’islamophobie, contre la répression et l’état d’urgence, pour l’égalité des droits ».

Par un heureux hasard le NPA tenait son Université d’été à Port-Leucate du 23 au 26 août, Port-Leucate qui justement fait partie des villes ayant pris un arrêté anti-burkini. Le NPA au complet, ou presque, avait l’occasion rêvée d’organiser séance tenante la fameuse « large riposte ».

Le 25 août à midi les islamo-collabos se rendirent en cortège pour patauger tout habillé dans l’eau en contravention avec l’arrêté municipal. Puis, après s’être ébroués, ils se dirigèrent vers la mairie annexe devant laquelle Christine Poupin, porte-parole du NPA, revendiqua ce haut fait de résistance. La manifestation se termina par les youyous de rigueur.

Aux trotskistes d’Allah comme les appelle Martine Chapouton, et avant qu’ils ne subissent inévitablement le sort du parti Toudeh, je dédie la première partie du film de Dziga Vertov, Trois chants sur Lénine. Ce film de 1934 est une célébration de Lénine mort dix ans plus tôt. Pour mémoire les trotskistes se revendiquent comme les véritables héritiers de Lénine.

« Le premier chant est intitulé Mon visage était dans une prison obscure. Il s’ouvre sur un homme priant dans une mosquée tandis qu’un aveugle déambule. Puis des femmes voilées par un paranji proche d’un tchador et ployant sous leur fardeau permettent un parallèle sur la déshumanisation attribuée à la culture islamique par l’Occident. Ce film s’inscrit dans la campagne d’athéisme dans les pays d’Asie centrale dans les années 20 et 30, dont un des mots d’ordre était l’oppression de la femme par l’Islam. Les scènes suivantes se concentrent sur une jeune fille qui, lisant Lénine, se dévoile et apparaît souriante. Ainsi dévoilée, elle cultive un jardin, conduit un tracteur, etc. La scène finale montre la famille écoutant la radio qui annonce la mort de Lénine et déplorant la disparition de celui qui leur avait rendu la lumière » (extrait Wikipédia).

Voici la vidéo du film, hélas en version sous-titrée en anglais, le premier chant commence à 3:40 et se termine à 18:40 :

https://www.youtube.com/watch?v=JeWK5iRp0BE

Pascal Olivier

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Chevènement : Doit-il diriger la Fondation des œuvres de l’islam de France ? (1/5)

Chevenement2Jean-Pierre Chevènement a été pressenti par Bernard Cazeneuve au mois de mars dernier pour présider la Fondation des œuvres de l’islam de France, fondation qui aura la charge de centraliser les dons pour financer la construction des mosquées et exercer un contrôle sur ce financement. François Hollande a annoncé mardi dernier la relance de la Fondation à la rentrée, il a avancé le nom de Jean-Pierre Chevènement pour la présider et il a précisé en outre qu’il n’y aura aucun financement public alors que Manuel Valls suggérait le contraire quatre jours auparavant.

Joli coup de billard à multiples bandes de la part de François Hollande, le « bébé Jospin-Delors » comme l’avait surnommé le Che ! Le Président le plus ridicule depuis Paul Deschanel a malgré tout plus d’un tour dans son sac. Le bougre a été à bonne école avec le Florentin François Mitterrand. Il désavoue au passage le Premier ministre, Manuel Valls, comme François Mitterrand savait le faire avec Le Premier ministre Michel Rocard. Il adopte à bon compte la posture du garant des institutions, de la laïcité, de la loi de 1905. Mais François Hollande sait que le républicain, patriote et très laïque Jean-Pierre Chevènement a un faible pour l’islam et que c’est le seul domaine où le Che prend des libertés avec ses principes et même avec sa légendaire probité. Contrairement à François Bayrou, au sénateur Nathalie Goulet, à sa collègue l’inénarrable Esther Benbassa (tous les trois interloqués qu’on ne choisisse pas un mahométan) et à Laurence Rossignol (ministre des Droits des femmes qui voyait pour le job une femme de culture islamique), Francois Hollande sait que seule une personne de sexe masculin non mahométane mais aimante des mahométans et de la stature du Che pourra présider cette fondation créée depuis onze ans mais qui ne peut fonctionner en raison des dissensions et des rivalités intrinsèques aux mahométans. L’affaire est délicate et demande du doigté. Les élections sont pour bientôt, il faut rassurer le bon peuple en lui laissant entendre que tout est sous contrôle sans déplaire pour autant aux mahométans, François Hollande n’a pas oublié que 93% d’entre eux avaient voté pour lui en 2012.

Jean-Pierre Chevènement donnera sa réponse à la rentrée. Il a déclaré à l’AFP : « Je considère que c’est une tâche difficile, mais d’une importance très grande du point de vue de l’intérêt national. On ne peut pas refuser d’apporter sa contribution à cette tâche. C’est une tâche difficile, mais à laquelle on ne peut se dérober. Il y a quatre millions de musulmans en France, pour la plupart Français, il faut qu’ils soient citoyens avec les droits que cela comporte, notamment la liberté de culte, et aussi bien entendu les devoirs ».

Quatre millions de mahométans, c’est le chiffre que l’on trouve page 388 dans le livre du Che, Défis républicains, édité en 2004.  Bigre, en 12 ans la population est restée stable ! A ce rythme on peut même espérer une lente extinction. Ceux qui travaillent aux divers scénarios de remigration en seront pour leurs frais. L’ancien ministre, Azouz Begag, avançait pourtant il y a quelques années le chiffre de 15 à 20 millions et déplorait que l’estimation officieuse n’ait pas varié en 30 ans. « Le nombre de Français ayant un lien direct avec l’Algérie avoisine les sept millions » avouait le 3 février 2015 Bernard Emié, ambassadeur de France en Algérie. Plus sérieusement, Jean-Paul Gourévitch, estimait en 2011 le nombre de mahométans à 8 millions, c’était il y a cinq ans. Certains avancent aujourd’hui le chiffre de dix millions.

En tout cas ils sont assez nombreux pour que dans des villes où il sont légion, des actes de violence (qitâl) comme une tuerie de masse spectaculaire (Nice) ou l’égorgement parfaitement halal d’un prêtre (Saint-Étienne-du-Rouvray) tiennent lieu symboliquement d’entrée en possession du territoire. Nice est submergée de « lieux de cultes » clandestins. Depuis longtemps chrétiens et juifs y sont persécutés. Lors d’une manifestation contre l’intervention israélienne à Gaza des débuts de pogroms avaient eu lieu contre des juifs encouragés par des textos émanant d’un imam de Cannes. En 2011 des coptes réfugiés à Nice ont été pistés et menacés par des mahométans (Nice matin du 7 janvier 2011). Un mois plus tôt le 8 décembre 2010 une procession mariale catholique dans le vieux Nice était spontanément et méchamment agressée par des mahométans (L’Observatoire de la Christianophobie). La veille au soir de l’attentat, le 13 juillet 2016, une église et un cimetière chrétien étaient incendiés à Nice. A Saint-Étienne-du-Rouvray où la population ouvrière indigène est composée essentiellement de retraités, l’église ne faisait l’objet d’aucune protection alors que l’on savait qu’elle avait été pressentie pour un attentat. Elle était dans la liste retrouvée sur l’assassin d’Aurélie Châtelain, Sid Ahmed Ghlam qui s’apprêtait à commettre une tuerie dans une église de Villejuif. Or ce sont les mosquées qui ne risquent rien ou si peu (quelques lardons dans une boite aux lettres) que l’on protège au détriment des églises qui sont elles vraiment menacées. Ces salauds ont préféré protéger leurs mosquées que nos églises !  Y compris celles qu’on savait particulièrement visées ! Dans le même registre, à propos de la condamnation à 6 mois de prison pour quelques lardons dans une boite aux lettres, Florian Philippot a admirablement souligné qu’il y a de facto (en contradiction avec nos lois) un délit de sacrilège au bénéfice du seul islam lequel s’apparente de plus en plus à une religion d’Etat (ici).

Jean-Pierre Chevènement n’avait-il pas fait preuve d’anticipation dans la bonne ville de Belfort en permettant à une mosquée de trôner sur les fortifications de Vauban ? Quel symbole ! Il avait en outre été contraint après annulation du bail par le tribunal administratif de revoir à la hausse le loyer du bail emphytéotique dont le faible montant s’apparentait à une subvention déguisée. Son successeur à la Mairie, Etienne Butzbach, qui avait trahi le Che en passant du MRC au PS pour assurer son élection, n’en avait pas moins retenu la leçon. Cette fois-ci, ce fut sur la place Robespierre que coula de façon ignominieuse le sang des bêtes. Il avait autorisé un abattoir halal provisoire en plein centre ville ! Vigilance halal avait porté plainte contre le préfet, les règles sanitaires étaient loin d’avoir été respectées (Alain de Peretti au Journal de TV Libertés à partir de 24 mn). Vauban et Robespierre recouverts par la marque triomphante de l’islam conquérant avec la complicité d’édiles qui se prétendent républicains ! L’histoire retiendra aussi que les deux principaux fondateurs du Ceres, Didier Motchane et Jean-Pierre Chevènement ont adoubé l’immonde abattage halal octroyant ainsi à l’islam ce qui revient en quelque sorte à un monopole de la violence légitime. Les auteurs de la 16e thèse lors de la Convention sur l’autogestion en juin 1975, thèse prônant le mouvement autonome des masses, sont ceux-là mêmes qui quelques années plus tard contribuèrent à octroyer ce privilège exorbitant à la chose la plus droitière, la plus totalitaire et la plus obscurantiste qui soit, l’islam.

Jean-Pierre Chevènement dans son communiqué à l’AFP (supra) parle de liberté de culte. Le mot culte n’est guère adapté à l’islam qui est principalement une loi. Ou alors égorger son voisin non-mahométan fait partie du culte ! Et même une chose aussi simple que le deuxième pilier de l’islam, les cinq prières quotidiennes, sont en fait des appels à la haine contre les juifs et les chrétiens qui sont proférés 17 fois par jour !

La Fondation Res Publica dirigée et fondée par Jean-Pierre Chevènement a organisé en février 2005 un colloque sur le thème : Islam de France : où en est-on ? L’intervention de Marie-Françoise Bechtel, conseiller d’Etat, aujourd’hui député, une proche du Che, est des plus intéressantes. Il s’agit justement de la question de l’intérêt d’une Fondation pour le financement de l’islam : Atouts et capacités d’une Fondation nationale. Marie-Françoise Bechtel décriait à raison le mélange des genres cultuel-culturel et le jeu de cache-cache avec la légalité : « Je crois – et c’est dans ce sens que je présente mon exposé – qu’il ne faut pas jouer à cache-cache avec la légalité, qu’il ne faut pas monter des systèmes optiques qui ne permettent pas d’être vraiment dans le droit. Ces dispositifs sont d’ailleurs contre productifs car par définition, jouant à la marge, ils ne peuvent être généralisés. Or être pris la main dans le sac ce qui ne manquera pas d’arriver le jour où le juge sera saisi serait très fâcheux pour des raisons sur lesquelles je n’ai pas besoin je pense d’insister. »

Elle avait prévu dans le principe, avec dix ans d’avance, la Bérézina judiciaire qu’a subie la ville de Paris dans le cadre du financement de son Institut des cultures d’Islam. Je rends au passage hommage à l’excellent avocat Stephane Haddad et a son client Guy Hanon.

Dans le discours de clôture de ce colloque, Jean-Pierre Chevènement avoue que lui aussi s’était parfois permis la confusion des genres entre le cultuel et culturel. (En vérité, lors de la Consultation qu’il avait initiée avec les principaux courants de l’islam en 1999, il avait été jusqu’à conseiller la chose à ses interlocuteurs !). Marie-Francoise Bechtel le coupe et s’ensuit un bref échange dont voici en conclusion du présent article le verbatim :

JEAN-PIERRE CHEVENEMENT

J’avais rêvé de lieux de culte s’intégrant parfaitement dans l’architecture de nos villes. Ce pourrait être une des bases de certains concours encore que j’aie bien entendu Madame Bechtel dont je sais à quel point elle est attachée à ses convictions républicaines et laïques, dire qu’il y avait une nuance entre le culturel et le cultuel…

MARIE-FRANÇOISE BECHTEL

…un fossé, Monsieur le ministre…

JEAN-PIERRE CHEVENEMENT

…fossé qu’il m’est arrivé de franchir en tant qu’élu local ! Il y a des salles culturelles qui peuvent avoir à l’occasion une vocation cultuelle

MARIE-FRANÇOISE BECHTEL

On ne peut pas aller loin en violant le droit. On peut le faire au coup par coup mais on ne peut pas bâtir un système car, au premier recours devant le juge, il se retournera contre ceux qui l’ont mis en place…

JEAN-PIERRE CHEVENEMENT

Je comprends que le juge administratif soit rigoureux. Je rends au Conseil d’Etat ce qui lui revient. Simplement je pense que l’outil de la fondation peut être tout à fait efficace. Je prends la liberté de vous le recommander.

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Dans les articles suivants on abordera la question d’un Institut français de formation des imams à Strasbourg, vieille lune inspirée par Jacques Berque au Che qui y tenait mordicus. Il s’agit en étendant le régime concordataire d’Alsace-Moselle à l’islam, d’y installer ce fameux institut destiné à former les imams de France tout en n’abolissant pas la loi de 1905. On connaissait les franchises fiscales dans les paradis fiscaux, voici venir la franchise de laïcité en zone concordataire. On rappellera comment Jean-Pierre Chevènement a organisé l’Istichara, la Consultation. On abordera l’influence qu’a exercé le faussaire et mauvais génie Jacques Berque sur le Che. Enfin on abordera la responsabilité de l’inverti-pédophile Louis Massignon (sa perversion a joué un rôle) dans l’injustifiée et injustifiable islamophilie et dans le catastrophique marché de dupe qu’est le dialogue islamo-chrétien.

Pascal Olivier

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Michel Rocard : mort d’un ennemi de la Nation ami des patrons

Rocard3« L’urgence est qu’il va falloir finir par tomber d’accord pour dire : les souverainetés nationales ont dépassé leur stade d’efficacité, elles entrent dans la période de la nuisance ». Ce cri du cœur a été prononcé par Michel Rocard, le 2 septembre 2010 à l’université d’été du Medef en conclusion d’un discours qui attribuait au patronat le monopole de la connaissance du monde extérieur susceptible d’inspirer les nouvelles autorités : « Le seul milieu qui connaisse quelque chose au monde extérieur, ce n’est pas vraiment les journalistes ; ce n’est pas les hommes politiques, ils ne sont référés qu’à leurs seules traditions ; ce n’est pas le monde salarial et ses syndicats ; ce n’est pas beaucoup les intellectuels, trop sensibilisés à leur langue et à leur culture ; c’est vous les patrons. Vous n’avez pas de substituts. Vous êtes la seule expertise en connaissance du monde extérieur par rapport à ce qui s’y passe. Dites vos peurs, faites pression, il est grand temps mais laissez pas passez… »

http://www.dailymotion.com/video/xepq6z_rocard-a-l-universite-du-medef_news?start=0%23from=embed

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Ce laïus a été prononcé par Michel Rocard en plénière, en début d’après-midi, les joues rosies (in vino veritas !) assis à la tribune à côté Dominique Reynié un tantinet gêné par autant de franchise et de Pascal Lamy. Pascal Lamy un proche de François Hollande qui avait plaidé pour des « petits boulots » payés en dessous du Smic. « Pascal Lamy à l’OMC et DSK au FMI, les socialistes français sont à la tête du capitalisme mondial » avait naguère fait remarquer Jean-Pierre Chevènement.

C’est là qu’on mesure l’abîme qui sépare la première gauche incarnée par Jean-Pierre Chevènement et la deuxième gauche incarnée par Michel Rocard. Entre Le CERES et le PSU le fossé s’est creusé après la contre-révolution de 1968.

Mais Michel Rocard était un homme sincère qui croyait à la force des idées écrit Jean-Pierre Chevènement. Florian Philippot ajoute qu’il avait une certaine élégance. Il était accusé de dérive droitière par des « camarades » beaucoup moins sincères que lui qui faisaient exactement la même politique que lui. Par exemple, Pierre Mauroy, un homme classé à gauche était sur la même ligne que Rocard. Lire « Pierre Mauroy, contre-panégyrique pour une crapule de droite ».

Michel Rocard avait en commun avec Pierre Mendes France son mentor et avec Jean-Pierre Chevènement d’avoir manqué son rendez-vous avec l’histoire en n’accédant pas à la magistrature suprême. Trop honnête, trop sincère, pas assez retors et menteur, pas un « tueur » comme disent les acculturés. Le Florentin, François Mitterrand, avait transformé les trois ans de Rocard à Matignon en une sorte de cohabitation. En 1994 pour les élections européennes il s’était arrangé pour que Bernard Tapie soit tête de liste du MRG afin de réduire le score de la liste du PS emmené par Michel Rocard à une peau de chagrin. Berlusconi et Tapie étaient devenus les hérauts de la fausse gauche.

Un autre trait de caractère de Michel Rocard était son goût pour le compromis. Il ne voulait fâcher personne ce qui lui valait d’être apprécié par les médias mais ne suffit pas à faire une politique digne de ce nom. Le compromis obtenu en Nouvelle-Calédonie est une bombe à retardement qui va bientôt nous exploser à la figure.

Michel Rocard n’était pas un républicain. En 1989 en poste à Matignon lors de l’affaire du voile de Creil, le Munich de l’école républicaine, il n’a rien fait pour s’opposer à Lionel Jospin qui s’était lâchement défaussé sur le Conseil d’Etat. Un avis juridique ne peut remplacer une politique !

Michel Rocard n’était pas un patriote. Il avait pris fait et cause pour l’amputation des départements algériens. Il n’était ni Guy Mollet, ni François Mitterrand ni Jacques Soustelle.

Il était favorable à l’entrée de la Turquie dans l’UE aux alentours de 2023. Il avait écrit un livre avec Ariane Bonzon : « Oui à la Turquie ». Il y développait que l’Europe ayant renoncé à la puissance politique, elle n’était plus qu’une vaste zone de libre-échange, et que dans ce cas, l’adhésion de la Turquie ne posait pas de problème. Mais La Turquie, le pire ennemi de l’Europe et de la chrétienté, n’a quant à elle renoncé ni à la puissance politique ni à sa puissance impériale. Elle n’entrera en Europe qu’en position dominante, pour en prendre possession quand le rapport de force lui sera favorable. Croire qu’elle consentira à des délégations de compétences, à des transferts de souveraineté ou qu’elle se soumettra à l’acquis communautaire est faire preuve de méconnaissance, d’irénisme ou de mauvaise foi. Dans le cas de Michel Rocard j’ai la faiblesse de penser qu’il s’agit d’irénisme.

Michel Rocard était un ennemi de la Nation ami des patrons, sincèrement à droite il se pensait sincèrement de gauche.

Pascal Olivier 

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Le Camp des Saints, les Arméniens et la submersion migratoire

migrants-avec-gilets-de-sauvetageIl y a quinze ans, le 17 février 2001, s’échouait sur une plage du Var, à Saint-Raphaël, un vieux vraquier rouillé battant pavillon cambodgien, l’East Sea, avec à son bord 908 « réfugiés » kurdes.

Ce phénomène de boat people était plutôt réservé à l’Italie ou à la Grèce. Jamais auparavant un tel événement ne s’était produit en France et il ne s’est pas reproduit par la suite. C’est que pour arriver en France il faut un long périple supplémentaire en passant par le détroit de Messine, autrement dit entre Charybde et Scylla.

Cette plage où s’est échoué le navire n’est autre que la plage de Boulouris, l’endroit même où en 1972, Jean Raspail avait écrit Le Camp des Saints, dans une villa prêtée pour l’occasion par des amis.

Invité de l’émission Ce soir ou jamais sur France 3, le 3 février 2011, Jean Raspail fit part de son sentiment d’étonnement à propos de l’échouage du navire à l’endroit même où il avait écrit Le Camp des Saints.

L’équipage qui a pris la fuite après avoir volontairement fait échouer le bateau sur cette plage, plage qui avait su si bien inspirer Jean Raspail, était composé d’hommes en cagoule parlant turc.

Pour prétendre plus facilement au droit d’asile, les passagers kurdes avaient délibérément menti aux autorités en affirmant qu’ils venaient d’Irak et qu’ils fuyaient les persécutions de Saddam Hussein. En vérité ils étaient de nationalité syrienne, chose qu’ils ont fini par devoir avouer deux mois plus tard. La plupart d’entre eux ne sont pas restés en France, ils ont assez vite mis le cap vers d’autres cieux, l’Allemagne principalement.

Pourquoi ce périple bien inutile du vraquier rouillé vers la France alors qu’il aurait été beaucoup plus aisé et moins dangereux pour les passeurs turcs de le faire échouer en Grèce ou en Italie ?

Quelques jours plus tôt, le 29 janvier 2001, le Président de la République, Jacques Chirac, promulguait une proposition de loi adoptée par le Sénat et l’Assemblée nationale qui comporte cet unique article : « La France reconnaît publiquement le génocide arménien de 1915. »

Cette reconnaissance a le défaut de comporter un non-dit en ne mentionnant pas le responsable turco-ottoman. Cela n’a semble-t-il pas empêché la diplomatie néo-ottomane de la « moderne » Turquie de nous menacer tout en montrant qu’elle savait manier les symboles.

Le 11 août dernier, Bernard Antony posait de pertinentes questions sur les bateaux chargés de « réfugiés » et sur la responsabilité de la Turquie : « D’où viennent ces cargos ? Les réfugiés syriens ou iraniens n’ont pas de ports d’embarquement possibles sur la Méditerranée autres que ceux de Turquie. L’évidence, c’est que la Turquie, État particulièrement policier, laisse donc faire cela (…) La dernière [question] qui se pose donc est celle de savoir si l’immense migration des « boat-people » arabo-africains vers l’Europe n’est pas voulue, encouragée et même cyniquement planifiée (…) ? Ne s’agit-il pas d’une forme de submersion démographique très organisée ? »

La réponse nous est en partie donnée par le Président turc en personne, Recep Tayyip Erdoğan, qui non content d’avoir en novembre dernier obtenu contre menace la liberté de circulation sans visa dans l’UE pour les presque 80 millions de ressortissants turcs, la réactivation du processus d’adhésion de la Turquie à l’UE et quelques milliards d’euros, a réitéré, cette fois-ci publiquement, il y a quelques jours, ses menaces d’une encore plus grande submersion migratoire. En novembre dernier il avait asséné à Jean-Claude Juncker et à Donald Tusk : « Nous pouvons à tout moment ouvrir nos portes vers la Grèce et la Bulgarie et mettre les réfugiés dans des cars (…) Que ferez-vous alors de ces réfugiés s’il n’y a pas d’accord ? Vous allez les tuer ? ».

Pascal Olivier

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Corse : les brigands indépendantistes solidaires des colons mahométans

AV CORSE TALAMONILes Corses sont des hommes, qui plus est des hommes libres. Ils viennent une nouvelle fois d’en faire la démonstration en refusant l’installation à Ajaccio de ce que les collabos appellent des zones de non-droit, territoires perdus de la République qui sont en réalité, de facto, des zones de droit islamique.
Il y a déjà dix ans la France subissait une guerre de défédération. Ce soulèvement confessionnel islamique de l’automne 2005 qui se solda par trois semaines de pogromes anti-républicains, fut épargné à la Corse. Des boucheries halal de l’île ont été attaquées à cette occasion. Etait-ce uniquement pour stopper net les premières tentatives de razzia en Corse ou également par solidarité avec le continent martyrisé ? Probablement les deux, identité et République ne sont pas antinomiques contrairement à ce que les collabos et les brigands indépendantistes aimeraient faire croire. Le 6 juillet 2003 ce sont les Corses qui rejetaient la tentative de transformation de l’île en une sorte de territoire d’outre-mer et le démantèlement de la République.

Les brigands indépendantistes qui ne se privent pas de fustiger ce qu’ils appellent le « colonialisme français », expriment leur solidarité avec les colons mahométans. Ils entretiennent avec eux de fraternelles relations selon leurs propres dires et accusent de racisme les Résistants corses. A l’unisson avec Manuel Valls, ils ont parlé de profanation concernant les dégradations subies par un lieu de réunion mahométan qui serait un lieu de culte non déclaré. Or il n’y a en France de délit de profanation que pour les seules sépultures comme l’a rappelé la chambre des appels correctionnels de Mayotte qui avait à se prononcer sur le dépôt d’une tête de cochon devant une mosquée. Sauf à considérer comme le fait Manuel Valls que l’islam est  sacré, notre religion d’Etat.
Une Corse indépendante serait une sorte de Kossovo, intérieurement soumise à des brigands et extérieurement à l’Oncle Sam comme l’a rappelé récemment Gérard Couvert. Et c’est là que la boucle est bouclée, américanisation et islamisation étant l’avers et le revers d’une même médaille. Voilà qui aide mieux à comprendre la fraternité que ressentent les brigands indépendantistes envers les colons mahométans et leur sympathie pour le sacré islamique.
Pascal Olivier
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Le front républicain c’est le Front National, sus aux néo-Versaillais UMPS !

TCHORepubliqueDepuis la percée électorale historique du camp patriote-républicain le 6 décembre dernier (32% de moyenne nationale pour le FN et DLF), les fossoyeurs de la République, de la démocratie et de la nation nous rebattent les oreilles avec le prétendu danger que serait pour la République et la démocratie cette salutaire expression du peuple. Manuel Valls a été jusqu’à parler de guerre civile et de la nécessité de protéger l’islam.
Il y a pourtant belle lurette que nous ne sommes plus en République et même plus en démocratie depuis un certain 4 février 2008 à Versailles. « 1789 sacralisé pour mieux imposer la revanche d’une contre-révolution libérale que n’aurait pas reniée Burke », écrit l’ami Eric Zemmour dans l’introduction de son Suicide français. Cette contre-révolution libérale soixante-huitarde rime avec sociétal et anti-social.
« Cette heureuse libération sociétale [mai 68] eut pour pendant et contrepartie un effondrement symbolique, avec la mise en marche d’une privatisation tous azimuts, bien au-delà des services, des pouvoirs publics eux-mêmes. Big Brother vaincu, Big Mother monta sur le pavois ; et l’autorité paternelle mise à bas, l’individu compassionnel, soulagé de son ancien surmoi, fut livré tout cru à la tyrannie de l’argent, de l’opinion et de l’instant. Avec cette revanche en sursaut du refoulé, on passa d’un trop d’État à un pas assez. Les révolutions authentiques sont toutes puritaines. L’exaltation unilatérale et rien de moins que freudienne de la libido par l’« esprit de Mai » aurait pu mettre la puce à l’oreille des historiens de l’immédiat. Ce que l’individu gagnait en liberté, le citoyen n’allait-il pas bientôt le perdre en fraternité ? Et les citadins, en égalité ? Derrière une Love Parade ouverte à tous les exclus, des free parties sans interdits, se faufilaient, sans mot dire, le trader, l’insatiable show-biz et le tout-à-l’ego.» (Régis Debray, extrait de la préface de Mai 68, une contre-révolution réussie).
« Le vagin de la reine qui prend le pouvoir » œuvre d’Anish Kappor exposée dans les jardins du château de Versailles jusqu’au 1er novembre dernier est une belle illustration de  l’intercession de Big Mother et de « la libération des mœurs » dans le processus contre-révolutionnaire qui nous accable. Une autre contre-révolution, la nazie, était à la pointe de « la libération des mœurs » en Europe.
Nos ennemis, les victorieux soixante-huitards, sont les serviteurs d’une mutation du capitalisme. Ils combattent le travail, la famille et la patrie devenus des choses encombrantes, des obstacles aux conditions « modernes » de production et de distribution. Le Front National et Debout la France répondent bien sur ces trois fronts, sur la question de la famille. Ils commencent à récolter les fruits de La Manif pour tous. On comprend mieux la panique que l’expression du peuple du 6 décembre dernier a provoquée  chez nos ennemis.
Et c’est encore au nom de l’antifascime que l’on combat le peuple. George Orwell était à Barcelone pendant les Journées de mai 1937, il a vu la « gauche » PS-PC noyer dans le sang le peuple ouvrier. Il a ensuite entendu à Londres la cléricature « communiste » traiter de fasciste ce peuple courageux et révolutionnaire. Le « Novlangue » de 1984 doit beaucoup à cette expérience. George Orwell avait compris que c’est désormais au nom de l’antifascisme que l’on réprimerait les peuples.
Parmi ces ennemis de la nation qui nous font la morale et nous menacent, il y a une quantité d’anciens trotskistes (Cambadélis, Dray, Mélenchon, etc…). Ils n’ont pas changé sur le fond, ils ont toujours la même aversion pour la démocratie. « Tout le pouvoir aux soviets, à bas la dictature du parti bolchévique ! » était le mot d’ordre des marins de Kronstadt et des ouvriers de Pétrograd. En 1921 ils seront écrasés par l’Armée rouge dirigée par Trotsky.
« A droite, des voyous, à gauche, des médiocres » déclarait Régis Debray à l’antenne de France Culture le 29 mai 2014. Et de rajouter : « La droite a bazardé le gaullisme, avocats d’affaires qui font du business, la gauche elle, elle a bazardé et le socialisme et la République. Qu’est-ce que la gauche ? C’est l’union du populaire et du régalien, le régalien c’est la puissance publique, l’Etat. On sait bien qu’avec l’Europe telle qu’elle est, machine à déréguler, machine à privatiser, la puissance publique est à quia comme on dit. Quant au peuple, écoutez le peuple, en 2005 il vote contre un traité intereuropéen, trois mois après, la dite classe dirigeante considère que tout cela est nul et non avenu, donc c’est plus en bas que ça se passe ». Plus loin : « A l’époque, la gauche était encore la gauche, elle n’était pas francophobe, elle ne craignait pas le peuple, elle avait un mode de vie, elle habitait un peu partout, elle fréquentait les ouvriers, les employés, ce n’était pas encore une fraction de la jetset. Donc effectivement, c’est au nom de ce passé là qu’il m’arrive de regretter cette sorte de trou noir dans laquelle la France se trouve, avec l’Europe d’ailleurs qui est un trou noir dans le monde, et la France est un peu l’homme malade de ce trou noir ».
 Même le Grand Orient, qui n’est plus que l’ombre de lui-même depuis qu’il est passé avec armes et bagages au Grand Occident, nous joue la partition qui sonne faux de la République en danger. Et pourtant c’est bien rue Cadet que fut longtemps exposé le tablier rituel du Grand Orateur, du Substitut des généraux, du Maître symbolique, le pape de le contre-révolution, Joseph de Maistre. Il n’a été retiré que récemment parce que le conservateur avait un doute sur son authenticité !
 Si la forfaiture du 4 février 2008 est de notoriété publique, avoir fait entrer par la lucarne parlementaire le Traité établissant une Constitution pour l’Europe (maquignonné en Traité de Lisbonne), traité que le peuple avait  sorti par la grande porte du suffrage universel, très peu de gens savent qu’un autre référendum a été très récemment bafoué de la même manière, mais cette fois-ci en catimini. La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République, celle qui a réformé les régions dont nous élirons dimanche prochain les représentants, cette loi a subrepticement introduit pour le 1er janvier 2018 la création d’une Collectivité de Corse en lieu et place de l’actuelle collectivité territoriale et des deux départements. Ce rabaissement de la Corse à un TOM, ce démantèlement de la République, les Corses l’avaient rejeté le 6 juillet 2003.
Hier, Manuel Valls a parlé de guerre civile si le FN l’emportait, autrement dit si le peuple recouvrait sa souveraineté. Il a ajouté qu’il faudrait protéger l’islam. Protéger l’islam, c’est une évidence tant l’islam obscurantiste, inégalitaire et totalitaire est l’instrument rêvé pour faire pièce au christianisme qui a donné à l’idée de l’égalité, cette force propulsive universelle et que la Révolution française a laïcisé. L’islam sied à une Europe post-démocratique et à une France post-républicaine. Quand à la guerre civile, une autre évidence dans la bouche de Manuel Valls, parce que « Guerre civile » appartient à la sémantique de propagande de l’ennemi qui a tout intérêt à faire croire à une guerre civile. Guerre civile renvoie trop commodément les belligérants dos à dos en estompant à la fois l’aspect invasion extérieure et la trahison des collabos. Le FLN parlait-il de guerre civile ou de guerre de libération ? Il arrive, hélas, que se superpose un aspect guerre civile comme entre Armagnacs et Bourguignons pendant la Guerre de Cent Ans et plus proche de nous la Commune de Paris ou en 1944 après la Libération. Mais qu’il y ait des collabos ne suffit pas à en faire une guerre civile à part entière. Ce n’est pas l’aspect principal qu’il faut retenir sauf à faire le jeu de l’ennemi. Guerre de libération contre les envahisseurs et les traîtres qui se sont rangés de leur côté, guerre d’émancipation, d’autodétermination, de décolonisation, de reconquête, voilà nos mots !
Quand l’élite compose avec l’ennemi et sacrifie le peuple, la libération ne peut venir que du peuple. Toute personne authentiquement républicaine ne pourra que voter FN, toute personne authentiquement de gauche ne pourra que voter FN, toute personne de droite attachée à la souveraineté nationale ne pourra que voter FN. Voter Front national dimanche prochain contribuera à une reconquête républicaine.
Salut et Fraternité.
Pascal Olivier
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Tous les patriotes à la manifestation du Siel contre le populicide qui vient

10novembrefouleTous les patriotes à la manifestation du Siel contre le populicide qui vient, Reconquête républicaine appelle les patriotes à participer à la manifestation du Siel contre l’invasion migratoire, le 24 septembre prochain.
Un vent de révolte et de libération avait commencé à souffler en Europe en 2009-2010. Ayant pris la mesure de la résistance des peuples européens, le président turc Abdullah Gül avait exigé en 2011 à Iaroslavl plus d’émigration vers l’Europe pendant que son premier ministre Recep Tayyip Erdoğan sillonnait la même Europe en martelant que l’assimilation est un crime contre l’humanité. Aujourd’hui la Turquie qui soutient l’Etat islamique organise à partir de son territoire l’invasion de l’Europe.
« Dans les républiques, au contraire, il existe un principe de vie bien plus actif, une haine bien plus profonde, un désir de vengeance bien plus ardent, qui ne laisse ni ne peut laisser un moment en repos le souvenir de l’antique liberté : il ne reste alors au conquérant d’autre parti que de détruire ces États ou de venir les habiter. » (Extrait du chapitre 5 du Prince de Nicolas Machiavel)
Le Siel a raison de préciser que François Hollande n’a pas été mandaté par le peuple pour conclure avec Merkel et Junker des accords pour accueillir cette invasion. Comme le dit Marie-France Garaud, les velléités étatiques de l’Allemagne se sont le plus souvent soldées par des catastrophes.
La proclamation du Deuxième Reich le 18 janvier 1871 dans la galerie des Glaces du château de Versailles provoque deux mois plus tard, le 18 mars 1871, le début de la Commune de Paris, quand le peuple et la Garde nationale reprennent possession de leurs canons. Le peuple ne s’accommode pas des défaites parce qu’il sait pertinemment qu’il paiera le plus lourd tribut aux armistices et redditions comme c’est le cas aujourd’hui dans les territoires perdus de la République. Les monarchistes des provinces, majoritaires à l’Assemblée nationale, étaient favorables à l’armistice comme notre oligarchie est aujourd’hui favorable à l’islam.
L’immense Charles Péguy, à qui par deux fois le Siel a rendu hommage, avait écrit à propos de la Commune de Paris : « Le 18 mars fut une journée républicaine, une restauration républicaine en un certain sens, et non pas seulement un mouvement de température, un coup de fièvre obsidionale, mais une deuxième révolte, une deuxième explosion de la mystique républicaine et nationaliste ensemble, républicaine et ensemble, inséparablement patriotique ». Le salopard Adolphe Thiers avait obtenu du Deuxième Reich la libération des soldats français emprisonnés pour massacrer le peuple de Paris. Il y a une certaine filiation, sinon une filiation certaine entre Thiers et les nouveaux Versaillais UMPS.
Comme le dit Francis Cousin, le Grand Remplacement n’est pas anti-blanc, il est anti-révolutionnaire, anti-communard. Au Japon il n’y a pas de Grand Remplacement parce que la soumission y est culturelle. L’Europe (et particulièrement la France, nation politique par excellence) est un continent de peuples révolutionnaires aux antipodes du despotisme oriental. Spécificité révolutionnaire de l’Europe et non pas de «l’Occident », l’Amérique du Nord n’a pas cette caractéristique.
Avec le Grand Remplacement et l’islam, plus besoin de police, de gendarme, on n’envoie plus la troupe contre le peuple, et pour cause. Le peuple est terrorisé, mis en coupe réglée, pillé, assassiné. Jamais la répression n’a été aussi efficace.
Nous subissons une offensive sur trois fronts. Les victorieux soixante-huitards (68, une révolution orange avant l’heure, autrement-dit une contre-révolution) sont les serviteurs d’une mutation du capitalisme. Ils combattent le travail, la famille et la patrie devenus des choses encombrantes, des obstacles aux conditions « modernes » de production et de distribution. On ne peut pas contrer de façon parcellaire cette triple offensive, ce serait la défaite assurée. Le Front National, le Rassemblement Bleu Marine et Debout la France répondent bien sur les trois fronts, sur la question de la famille ils commencent à récolter les fruits de la Manif pour tous.
Tous à la manifestation du Siel contre la déferlante migratoire !
Pascal Olivier
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Pourquoi végétarien je défends et soutiens la chasse et la corrida

Hunter hunting the game, bird huntVerbatim du discours prononcé par Pascal Olivier, président de Reconquête républicaine, lors de la conférence, Les problématiques de l’abattage rituel, le 22 avril 2015 à Aix-en-Provence. Conférence à l’initiative et organisée par Josiane Solari, conseiller municipal Bleu Marine d’Aix-en-Provence et membre de Reconquête républicaine. Invité : Alain de Peretti, conférencier et président de Vigilance halal (vidéo à venir).
En complément de l’excellente conférence que vient de nous donner Alain de Peretti j’aimerai vous faire part en, vrac, de quelques réflexions d’ordre général qui entrent en résonance avec des pratiques personnelles.
Je suis en quelque sorte doublement opposé à l’abattage rituel, une première fois au titre de mon engagement associatif et politique dans Reconquête républicaine, et une deuxième fois au titre d’une éthique personnelle, je suis depuis une vingtaine d’années végétarien, végétarien par compassion envers les bêtes, pas par sensiblerie, et pas spécialement par amour, n’est pas Brigitte Bardot qui veut. D’ailleurs, il n’est pas forcément nécessaire d’aimer les animaux pour se conduire humainement avec eux, avec philanthropie. Plutarque concevait une philanthrôpia étendue aux animaux.
Certains penseurs considèrent que c’est avec l’élevage et l’abattage industriel que nous sommes sortis du néolithique, (néolithique au sens de la révolution néolithique). La philosophe Catherine Larrère pense qu’il y a rupture du contrat « domestique » initié par nos ancêtres au néolithique. Rupture du contrat que nos ancêtres avaient passé avec les animaux qu’ils domestiquaient, une sorte d’échange respectueux que lʼon voit encore aujourd’hui dans certaines fermes artisanales.
Faut-il manger les bêtes ou pas ? Cette question taraude l’homme depuis longtemps. Si nous étions carnivores nous ne pourrions pas vraiment nous poser la question. Par chance nous sommes omnivores, nous avons la dentition et le système digestif de granivores- frugivores, si on n’avait pas inventé le feu ou le hachoir nous aurions bien du mal à déchiqueter la viande. Nous avons un intestin moyennement long, sept mètres environ, ce n’est donc pas l’intestin court des carnivores qui fait environ trois mètres ni l’intestin long des herbivores qui atteint quinze mètres. D’après des études récentes nous nous situons dans la chaîne alimentaire au niveau du cochon et de l’anchois. Nous voilà en bonne compagnie !
Faut-il ou pas manger les animaux ? La réponse dans la Grèce antique était partagée selon l’école philosophique à laquelle on appartenait. L’autorisation de manger de la viande est relativement tardive dans l’histoire des Hébreux, puisqu’elle date d’après le Déluge, quand Dieu a compris que les hommes n’étaient pas bons et qu’on ne pouvait pas leur interdire de tuer pour manger. Mais cette autorisation s’accompagne de prescriptions alimentaires. Les Hébreux pensaient que le sang était le support de l’âme. Considérant qu’il est déjà terrible de voler sa vie à un animal, ils ne voulaient pas, de plus, lui prendre son âme. Il fallait donc l’égorger, et faire couler entièrement son sang avant qu’il ne meure. La philosophe Elisabeth de Fontenay pense que le temps des sacrifices a été un âge d’or pour les bêtes, qu’elles y jouissaient d’un statut d’être animé, digne de considération. Le christianisme a aboli le sacrifice animal puisque Dieu s’est offert en sacrifice tel un agneau. Les chrétiens n’ont du coup guère d’interdits alimentaires sinon justement celui de ne pas consommer de la viande sacrifiée à un dieu, Dieu s’étant lui-même donné en sacrifice.
Mais les contraintes de l’industrialisation, ajoutées aux obligations rituelles engendrent l’horreur au centuple. La dérogation à l’étourdissement des bêtes pour l’abattage rituel est une monstruosité comme Alain de Peretti l’a brillamment démontré. Le fait que plus de 60 % de la viande abattue soit halal pose un problème politique rarement abordé.
Si l’on a coutume de déplorer une fiscalité islamique assortie d’un monopole discriminatoire à l’embauche, les tueurs-sacrificateurs ne pouvant par définition être des « mécréants », on parle beaucoup moins d’une sorte de monopole de la violence légitime conférée à l’islam. Le monopole de la violence légitime est une expression inventée par le sociologue Max Weber pour définir la caractéristique essentielle de l’État en tant que groupement politique, le seul à bénéficier du droit de mettre en œuvre, lui-même ou par délégation, la violence physique sur son territoire. On pense évidement principalement à la police et à l’armée. J’ose par analogie étendre cette notion de monopole de la violence légitime au droit de tuer les animaux par délégation. Or à quoi assiste-t-on ?
Avec d’un côté le halal généralisé et de l’autre côté les campagnes anti-chasse et anti- corrida il n’y aura bientôt plus que les mahométans qui auront le droit de tuer.
A l’exception notable de la fondation de Brigitte Bardot et de quelques rares autres organismes comme Vigilance halal, la plupart des associations de défense des animaux s’occupe principalement à faire interdire la corrida et la chasse ; un peu comme naguère de prétendus féministes, Les Chiennes de garde, s’activaient contres les propos mâles et rustiques de syndicalistes de France culture à l’encontre de leur directrice Laure Adler surnommée «la Pompadour», pendant que dans les territoires perdus de la République les mêmes prétendues féministes laissaient les jeunes filles se débattre entre viol et voile.
Dans ces conditions le végétarien que je suis se voit dans lʼobligation de passer outre ses choix éthiques personnels et de défendre et soutenir la chasse et la corrida, par loyauté envers la nation. Ne pas le faire reviendrait à la trahir.
Dans le même ordre d’idée je ne suis pas favorable aux menus de substitution végétarien dans les cantines et ailleurs tant que la dérogation à lʼétourdissement des bêtes pour l’abattage rituel subsistera. Le plus souvent il sʼagit de menus halal déguisés, de menus sans viande mais avec poisson appelés abusivement végétarien. Depuis quand les poissons appartiennent au règne végétal ou minéral ? Et même sʼil s’agissait dʼun véritable menu végétarien on sent bien qu’il sʼagit dʼun pis-aller pour temporiser, d’un marchepied, en attendant le halal généralisé dans les cantines.
En revanche lorsque l’abattage rituel aura disparu, il me semble que le menu de substitution végétarien pourra avantageusement remplacer, les menus sans porc, les menus sans viande, etc. Un menu de substitution laïque en quelque sorte, qui placerait le sacré républicain au-dessus des particularismes et qui tout en mettant fin aux chicanes, réclamations et surenchères communautaristes ferait droit à la question philosophique posée à l’homme depuis la nuit des temps et rendrait un peu ridicules ces misérables interdits et obligations eu égard à la gravité de la question.
Je finis avec une citation d’Elisabeth de Fontenay tiré de son livre Sans offenser le genre humain : « Il faut que la question animale redevienne une question sociale, comme elle l’était pour Michelet, pour Hugo qui, hommes de progrès, requéraient qu’on élargît la cité afin dʼy accueillir les bêtes (…) Ce que nous faisons à tous les vivants doués de sensibilité et porteurs de mondes, il faut en effet savoir que cʼest à nous-mêmes qu’en fin de compte nous le faisons. »
Merci de votre attention.
Pascal Olivier
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Le Yalta américano-salafiste a 70 ans

ObamaprosterneLa mondialisation sous égide américaine commence en 1945. Le 14 février, il y a tout juste 70 ans, est scellé sur le Quincy un Yalta américano-salafiste entre le roi Ibn Séoud et le président Franklin Roosevelt de retour de la conférence de Yalta.
La stabilité et le leadership régional de l’Arabie séoudite deviennent « intérêt vital » des Etats-Unis. L’Oncle Sam vient de sacrifier les chrétiens d’Orient sur l’autel de ses intérêts et réserve aux Européens un sort similaire. Le retour du califat n’est plus de l’ordre de la fiction. En 2005 le pacte est prolongé de soixante ans par George W. Bush.
Les Etats-Unis prennent ainsi le relais de l’hégémon de la première mondialisation, le Royaume-Uni, qui avait la fâcheuse habitude de jouer l’islam (ou des variantes comme les Druzes) contre la France et la Russie protectrices des chrétiens d’Orient.
Alors que nous avions définitivement gagné contre l’islam grâce à l’exportation de l’idée de nation (fin du califat en 1924), il a fallu que l’Oncle Sam fasse le coup de Jurassic Park avec les salafistes.
Il semblerait que le pacte ait pris un peu de plomb dans l’aile depuis qu’Obama a renoncé à attaquer la Syrie et depuis des efforts en vue d’un rapprochement irano-américain.
Aussi, les langues commencent à se délier aux Etats-Unis et certains commencent à demander des comptes à l’Arabie séoudite eu égard au 11 septembre. Chasser les alliés américains d’Arabie était le but de guerre du 11 septembre. Perpétré principalement par des Séoudiens, l’attentat intervient dix ans après l’installation des Américains en Arabie séoudite (toute entière assimilée à une grande mosquée). Dix ans est le maximum que la charia autorise pour une trêve avec des « mécréants », trêve qui peut être rompue à tout moment comme Mahomet l’a pratiqué. Traités de paix et traités d’amitié sont eux prohibés. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le Sénat afghan a demandé le retrait du mot amitié du traité de coopération avec la France. Les buts de guerre du 11 septembre ont été atteints. Le gros des troupes américaines s’est retiré d’Arabie Séoudite en 2003 (pour aller s’installer en Irak).
Pascal Olivier
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